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Centrafrique : Luanda annonce la participation des troupes angolaises à la Minusca

septembre 30, 2014

Les troupes angolaises participeront à la Minusca.
Les troupes angolaises participeront à la Minusca. © AFP

Un officiel de la diplomatie angolaise a annoncé lundi que Luanda enverra ses troupes en Centrafrique pour prendre part à la Minusca. Ce sera la première participation de l’Angola dans une opération de maintien de la paix des Nations unies.

« Ce sera une participation avec l’envoi d’une force significative sur le terrain en réponse à une demande du gouvernement de transition de la République centrafricaine et des Nation unies, notamment des États-Unis ». Le 29 septembre, Joaquim do Espirito Santo, le directeur Afrique du ministère angolais des Relations extérieures, a ainsi annoncé la participation des troupes angolaises dans la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca).

« Nous devons donner l’exemple et renforcer la présence de la mission afin d’assurer la paix dans le pays », a ajouté Joaquim do Espirito Santo, précisant que les troupes pourraient être sur place en décembre. Mais aucune précision sur l’effectif du contingent angolais n’a été communiquée.

Vendredi déjà, Manuel Vicente, vice-président angolais, qui représente son pays à la 69e Assemblée générale des Nations unies organisée jusqu’au 3 octobre à New-York, avait fait des déclarations dans ce sens. Et le 29 septembre, dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, il a même promis une « contribution effective à la paix et à la sécurité dans le monde » si son pays était élu membre non-permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, une position convoitée depuis longtemps par l’Angola.

Changement de cap

Il s’agit là d’un changement de cap dans la politique extérieure pratiquée par l’Angola ces dernières années. Jusqu’à présent, le pays, deuxième producteur de pétrole du continent derrière le Nigeria, limitait son action à une aide humanitaire, financière, voire de la formation militaire, refusant catégoriquement l’envoi de troupes.

La participation à la Minusca constituera donc une première dans l’histoire de l’Angola qui n’avait pas, jusqu’ici, pris part à aucune opération de maintien de la paix de l’ONU dans le monde.

Même si dans le passé, l’armée angolaise était déjà intervenue hors de ses frontières, notamment au Zaïre devenu la RDC. En 1997, le président angolais avait en effet envoyé des troupes pour aider la rébellion qui marchait sur Kinshasa afin de renverser le maréchal Mobutu et ainsi favoriser l’accession au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. L’année suivante, il renvoyait un contingent pour soutenir Kabila menacé par les forces rwandaises qui, pourtant, l’avait aidé l’année précédente à renverser Mobutu au sein d’une coalition régionale qui, outre l’Angola, comptait notamment l’Ouganda et le Zimbabwe.

En 1997, l’Angola avait également envoyé au Congo-Brazaville des forces en soutien aux miliciens de Denis Sassou Nguesso, entrainant le renversement de Pascal Lissouba, président élu en 1992 après l’instauration du multipartisme.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique : pourquoi les Américains sont réticents à l’envoi de Casques bleus

février 26, 2014

Au Conseil de sécurité, il existe encore des réticences américaines à l’envoi d’une opération de maintien de la paix (OMP) en Centrafrique, mais elles sont essentiellement financières.

Sur le plan politique, Washington est sur la même longueur d’onde que Paris : il faut des Casques bleus à Bangui. Problème : le Congrès a institué un plafond de dépenses qui ne permet pas actuellement à l’administration de financer une nouvelle opération. Or les États-Unis contribuent à hauteur de 28 % à ce genre de mission (7 % pour la France).

De leur côté, les Africains du Conseil de sécurité (Tchad, Rwanda et Nigeria) sont aujourd’hui favorables à une OMP. François Hollande devrait profiter de sa visite officielle au Nigeria, à la fin de ce mois, pour convaincre ses pairs africains (ils devraient être une vingtaine) de soutenir cette mission, qui devrait compter environ 12 000 hommes.

Jeuneafrique.com

Centrafrique – France : l’opération Sangaris prolongée

février 25, 2014

L’Assemblée nationale française a voté mardi la prolongation de l’opération militaire en Centrafrique. Certains groupes parlementaires ont tout de même émis des doutes et demandé un passage de relais accéléré à une opération de maintien de la paix de l’ONU.

Le Parlement français a donné son feu vert mardi 25 février à la prolongation de l’opération militaire en Centrafrique. Une décision quasi-unanime puisque 426 députés ont voté pour, 14 contre. Certains groupes parlementaires ont pourtant exprimé des tiraillements et des doutes, réclamant notamment un passage de relais accéléré à une force de maintien de la paix des Nations unies.

2 000 soldats français sont présents en RCA en soutien d’une force africaine (Misca) composée de 6 000 hommes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: la présidente appelle la France à ne pas « abandonner »

février 21, 2014
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Centrafrique: la présidente appelle la France à ne pas « abandonner » © AFP

La présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza a appelé vendredi la France à ne pas « abandonner » la Centrafrique, à trois jours d’un vote au parlement français sur la prolongation au-delà d’avril de l’intervention militaire française dans le pays.

« Ce n’est pas le moment d’abandonner la République centrafricaine. J’ose espérer que les décisions qui vont être prises très prochainement à l’Assemblée nationale (française) vont aller dans le sens des attentes de la population, qui continue de compter beaucoup sur l’appui de la communauté internationale et notamment de la France », a déclaré la présidente dans un entretien à l’AFP et à la radio France Inter.

Ce vote, que prévoit la Constitution française, se tiendra mardi à l’Assemblée nationale.

Les troupes françaises sont intervenues en Centrafrique le 5 décembre, lançant l' »opération Sangaris » pour restaurer la sécurité dans ce pays.

Un premier débat, sans vote, s’était déroulé à l’Assemblée française le 10 décembre, au cours duquel la plupart des forces politiques avait soutenu l’intervention, seul le Front de gauche faisant part de son malaise. Depuis, face aux violences sur le terrain et aux risques d’enlisement, les doutes et interrogations ont crû dans l’opposition.

La présidente centrafricaine a également renouvelé sa demande « d’une opération de maintien de la paix » en Centrafrique.

« J’ai demandé qu’une opération de maintien de la paix soit déployée. La durée de cette opération sera fonction de l’évolution de la sécurité sur le terrain » pour un temps « le plus long possible, au moins jusqu’aux élections » prévues au plus tard en mars 2015, a déclaré Mme Samba Panza dans son bureau du palais présidentiel.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a réclamé jeudi devant le Conseil de sécurité le déploiement rapide « d’au moins 3. 000 soldats et policiers supplémentaires » en République centrafricaine (RCA) pour rétablir l’ordre et protéger les civils.

Pour M. Ban, ce renfort serait une étape intermédiaire avant le déploiement de Casques bleus en RCA. Rappelant qu’il doit remettre fin février un rapport à ce sujet, il a souligné que « le déploiement d’une opération de maintien de la paix, si elle est autorisée, prendra des mois ».

Jeuneafrique.com

Mali: Le Pentagone juge les troupes de la Cédéao « totalement incapables »

avril 9, 2013
Mali: Le Pentagone juge les troupes de la Cédéao 'totalement incapables' Mali: Le Pentagone juge les troupes de la Cédéao « totalement incapables » © AFP

Les contingents des pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest envoyés au Mali constituent une « force totalement incapable » qui « n’a pas été à la hauteur », a déclaré mardi un haut responsable du Pentagone, Michael Sheehan.

« A ce stade, la force de la Cédéao n’est capable de rien. C’est une force totalement incapable, ça doit changer », a critiqué le conseiller du secrétaire à la Défense pour les opérations spéciales et conflits de basse intensité lors d’une audition au Sénat.

La force africaine est constituée d’environ 4. 300 soldats de pays membres de la Cédéao, notamment du Togo, du Sénégal, du Bénin, du Ghana, du Niger, de la Sierra Leone, de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, auxquels s’ajoutent 2. 000 militaires tchadiens (non membres de la Cédéao) et quelque 4. 000 soldats français.

Le responsable du Pentagone a en revanche salué l’opération française, qui a été selon lui « absolument excellente ». « Les Français ont réagi très vite et ont très rapidement repoussé Aqmi au-delà du fleuve Niger, repris le contrôle des villes du Nord », a salué M. Sheehan.

« Maintenant la France est en train de se concentrer sur la traque des membres d’Aqmi et leur élimination du champ de bataille », a-t-il observé.

La force africaine est appelée dans les mois à venir à laisser sa place à une opération de maintien de la paix de l’ONU qui prendrait partiellement le relais. Une des options évoquée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est de déployer 11. 200 Casques bleus aux côtés d’une « force parallèle » chargée de combattre les extrémistes islamistes.

Pour Michael Sheehan, la Somalie fournit un bon exemple de ce qu’il faut faire au Mali: une force de l’ONU chargée d’une « mission raisonnable » épaulée par des forces « plus capables » comme le Kenya et l’Ethiopie dans le cas somalien.

« Débusquer Aqmi des montagnes et attaquer leur leadership est un boulot pour une force bien plus capable. L’ONU ne peut faire cela et nous ne devons pas attendre d’elle qu’elle le fasse. Ce sera aux Français, peut-être avec notre soutien » de s’en occuper, a estimé le responsable américain.

Paris a proposé de maintenir un millier d’hommes à terme au Mali « équipés pour lutter contre le terrorisme ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Burundi: des troupes du pays « bientôt au Mali », selon le président

mars 12, 2013
Burundi: des troupes du pays 'bientôt au Mali', selon le président Burundi: des troupes du pays « bientôt au Mali », selon le président © AFP

Des soldats burundais seront « bientôt » déployés au Mali, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) ou de la future opération de maintien de la paix de l’ONU, a affirmé mardi à Paris le président burundais Pierre Nkurunziza.

« (. . . ) Mon pays participe activement à des missions de maintien de la paix en Afrique et dans le monde, en Somalie, au Darfour (Soudan), en Côte d’Ivoire, en Haïti et bientôt au Mali », a déclaré le chef de l’Etat burundais lors d’une conférence à l’Institut français des relations internationales (Ifri).

« Le Burundi a été approché au niveau de l’Union africaine mais aussi au niveau de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) pour apporter notre contribution, compte tenu de notre expérience, et pour aider le Mali à avoir la paix », a-t-il ajouté. Le président n’a pas donné de précision sur le nombre de soldats qu’il pourrait envoyer.

Le président français François Hollande avait remercié lundi son homologue burundais pour s’être déclaré disposé à participer à la Misma.

« Le Burundi a été sollicité. Si c’est dans le cadre de la Misma, pas de problème, si ce sont les Nations unies qui transforment cette mission en mission onusienne, pas de problème. L’essentiel, c’est qu’on doit être présent aux côtés de notre frère et voir comment le Mali peut avoir la paix », a poursuivi le président burundais.

Selon une source diplomatique européenne, l’opération de maintien de la paix de l’ONU qui pourrait être mise en place à l’été après un vote au Conseil de sécurité en avril, pourrait compter jusqu’à 10. 000 hommes, avec notamment le Burundi et la Mauritanie, en plus des soldats africains de la Misma.

 Jeuneafrique.com  avec AFP

Les dons internationaux pour le Mali atteignent 455,53 millions de dollars

janvier 29, 2013
Lors de la conférence des donateurs pour le Mali, au siège de l'UA à Addis Abeba, le 29 janvier. Lors de la conférence des donateurs pour le Mali, au siège de l’UA à Addis Abeba, le 29 janvier. © AFP

Mardi 29 janvier, au siège de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, les donateurs internationaux ont promis 455,53 millions de dollars pour le Mali. De nombreux pays d’Afrique, mais aussi l’Europe, le Japon, les États-Unis, ou encore les Nations unies étaient présents.

Mardi, réunie au siège de l’UA à Addis-Abeba, la communautée internationale a répondu présente pour soutenir au Mali. À l’issue de la conférence des donateurs internationaux, 455, 53 millions de dollars ont été récoltés pour financer les besoins militaires et humanitaires du pays. À cette aide financière s’ajouteront des soutiens matériels, par exemple en équipements d’entraînement militaire.

Lundi, les responsables de l’UA avait estimé à 460 millions de dollars le budget du déploiement de Mission internationale de soutien au Mali (Misma). L’organisation panafricaine a promis d’y contribuer à hauteur de 10%. C’est une première : jamais l’Union africaine n’avait jusqu’ici financé une opération de maintien de la paix. De son côté, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a annoncé qu’elle allait contribuer aux besoins d’urgence de déploiement à hauteur de 10 millions de dollars.

L’Union européenne a promis 50 millions d’euros, auxquels s’ajouteront une aide logistique séparée de la France estimée à quelque 47 millions d’euros et, peut-être aussi, une aide logistique britannique. Le Japon prévoit un soutien indirect, via un don de 120 millions de dollars à des organisations internationales qui travaillent à la stabilisation du Mali et du Sahel.

« Trust funds »

Les besoins financiers pour la restructuration des forces maliennes sont encore flous. Des diplomates estimaient ces derniers jours à 700 millions de dollars le besoin total en financement de la Misma et de l’armée malienne. Ce matin, à la tribune de l’UA, le président ivoirien Alassane Ouattara a estimé que 950 millions de dollars étaient nécessaires à la reconstruction du Mali.

Les Nations unies ont mis en place deux Trust Funds, des fonds fiduciaires, pour recueillir les dons. L’un a été établi au bénéfice de la Misma, les troupes de la Cedeao et leurs renforts tchadiens et burundais. L’autre bénéficiera à l’armée malienne. Ce montage va permettre aux États dont les lois prohibent le soutien aux régimes qui se sont installés au pouvoir à l’issue d’un putsch, comme c’est le cas de l’actuel régime de transition malien, d’apporter leur aide à la Misma.

Jeuneafrique.com avec AFP