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L’ONU assure que le Rwanda soutient militairement les rebelles du M23

août 29, 2013

NEW YORK – L’ONU a des informations crédibles et cohérentes sur un soutien de l’armée rwandaise aux rebelles du M23 dans les combats en République démocratique du Congo (RDC), ont déclaré jeudi des diplomates.

Ces troupes rwandaises se sont infiltrées en RDC durant ces derniers jours, ce qui a conduit le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à contacter le président rwandais Paul Kagame pour lui demander instamment de faire preuve de retenue, selon ces diplomates citant un compte-rendu d’un responsable de l’ONU.

Ce responsable, Edmond Mulet, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, s’adressait au Conseil de sécurité lors de consultations à huis clos sur la situation en RDC.

Toujours selon les diplomates, il a indiqué au Conseil que la Monusco (Mission de l’ONU) avait constaté des tirs d’artillerie du M23 sur le Rwanda, alors que Kigali accuse les forces de Kinshasa d’avoir tiré sur son territoire.

M. Mulet a en revanche précisé que la Monusco n’avait pas constaté de tirs sur le Rwanda de la part des forces gouvernementales congolaises (FARDC). Les tirs d’artillerie venaient de zones où les FARDC ne sont pas présentes, a-t-il expliqué. Il a qualifié d’intenable la situation dans le Nord-Kivu.

A l’issue de ces consultations, le Conseil a publié une déclaration condamnant dans les termes les plus fermes les attaques répétées et ciblées du M23 contre les civils et la Monusco, dont un Casque bleu a été tué mercredi et plusieurs autres blessés.

La déclaration unanime des 15 pays membres réclame le désarmement et le démantèlement des groupes armés, dont le M23. Elle qualifie également les attaques contre les Casques bleus de crime en droit international, et rappelle la menace du Conseil de prendre des sanctions ciblées supplémentaires contre ceux qui violent l’embargo sur les armes en RDC.

Selon l’ONU, le chef de la Monusco Martin Kobler se trouve actuellement à Kigali pour des entretiens avec les responsables rwandais, et l’envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands Lacs Mary Robinson a contacté des responsables rwandais, congolais et ougandais.

Kinshasa et l’ONU accusent le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux pays ont toujours démenti.

Le M23 accuse de son côté les forces armées de la RDC (FARDC) de combattre aux côtés des rebelles hutus rwandais du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), et affirme que des obus tirés par les FARDC tombent dans les quartiers populaires de Goma et Gisenyi au Rwanda.

Le vice-maire de Gisenyi, Ezechiel Nsengiyumva Buntu, a indiqué à l’AFP qu’une Rwandaise avait été tuée et son enfant grièvement blessé jeudi matin par un obus tiré volontairement de RDC.

Goma fait face à la ville de Gisenyi, qui la jouxte de l’autre côté de la frontière rwandaise.

Le représentant adjoint du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, s’est déclaré surpris par les accusations de l’ONU. Il a réaffirmé devant la presse que Kigali était certain que les obus tombés au Rwanda venaient des FARDC et a demandé une enquête internationale.

Selon des diplomates, le Rwanda a bloqué mardi une proposition franco-américaine de sanctions contre deux responsables du M23. Il s’est aussi opposé depuis une semaine à plusieurs projets de déclaration du Conseil sur la situation à l’est de la RDC, qui dénonçaient les tentatives du M23 pour avancer sur Goma et les attaques contre les Casques bleus de la Monusco.

Romandie.com avec (©AFP / 29 août 2013 21h26)

RDC : des drones pour surveiller la frontière avec le Rwanda ?

janvier 22, 2013
Un drone américain. Un drone américain. © AFP / Julianne Showalter

La mission des Nations unies en RDC songe à utiliser des drones pour surveiller l’Est du territoire. Le président rwandais Paul Kagamé a déclaré lundi 22 janvier ne pas s’y opposer.

Des drones pour surveiller l’est de la RDC, ce serait une première… Et c’est l’option pour laquelle a milité Hervé Ladsous, le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU, le 8 janvier, dans le huis clos du Conseil de sécurité. Ces avions sans pilote permettraient de mieux détecter les mouvements d’armes et de troupes, et de surveiller les frontières d’un territoire en partie contrôlé par les rebelles congolais du M23, que Kigali est accusé d’aider.

Pour l’instant, rien n’est vraiment fait. Le Rwanda, qui est depuis le 1er janvier et pour deux ans un membre non permanent du Conseil de sécurité, a immédiatement évoqué « les problèmes légaux et de financement » que poserait le recours à des drones. « Il n’est pas avisé d’utiliser un équipement sur lequel nous n’avons pas suffisamment d’informations, a d’abord assuré le numéro deux de la délégation rwandaise à l’ONU, Olivier Nduhungirehe. L’Afrique ne deviendra pas un laboratoire de surveillance étranger. »

Changement de tonalité, lundi 22 janvier. L’utilisation de drones « ne me pose aucun problème. S’ils pensent que cela peut aider (…), c’est à eux de voir », a déclaré Paul Kagame lors d’une conférence de presse. « Je n’ai pas le pouvoir d’empêcher que cela soit fait », a-t-il ajouté, non sans demander qu’on lui explique toutefois « comment ces drones vont contribuer au maintien de la paix ? » Quant au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il milite pour le renforcement de la mission onusienne déployée en RDC.

Sur la sellette

Le M23, qui campe toujours à une vingtaine de kilomètres de Goma (Nord-Kivu), a lui déclaré un cessez-le-feu unilatéral, le 8 janvier, avant la reprise des pourparlers de paix avec le gouvernement congolais à Kampala. Il pourrait en profiter pour se réorganiser. Son chef militaire demeure Sultani Makenga, mais son coordonnateur politique, Jean-Marie Runiga, serait sur la sellette : à son tour placé, le 31 décembre 2012, sur la liste noire des Nations unies, il est sous le coup d’une interdiction de voyager et n’a pas pu faire le déplacement jusqu’en Ouganda. Makenga, qui l’apprécie peu, tente du coup de l’écarter de la direction de la rébellion. 

Jeuneafrique.com avec AFP

Armées africaines : pourquoi sont-elles si nulles ?

janvier 15, 2013
 

Des soldats de l'armée régulière congolaise. Des soldats de l’armée régulière congolaise. © AFP

Les crises actuelles au Mali et en RDC le confirment une nouvelle fois. Mal équipées, mal commandées, mal entraînées et… mal aimées, la plupart des forces de sécurité subsahariennes sont dans un piteux état. Enquête.

Le patron d’Africom – le commandement militaire américain pour l’Afrique – est allé droit au but lors d’un briefing accordé le 3 décembre au Homeland Security Policy Institute, un think-tank réputé de Washington. Prié de s’exprimer sur les chances de réussite d’une opération militaire au Nord-Mali, le général Carter F. Ham s’est dit très sceptique sur les capacités d’une force conjointe africaine à mener seule une telle action. Depuis des années, a-t-il expliqué, les rares armées opérationnelles du continent ont été entraînées et équipées pour participer à des opérations de maintien de la paix, mais elles sont incapables de mener une guerre offensive.

En d’autres termes : si nous, Occidentaux, ne prenons pas les choses en main – ce qui, en l’état, n’est ni envisageable ni souhaitable -, il ne se passera rien. Le diagnostic est cruel, mais il est juste. Et ce qui vaut pour l’armée malienne en déroute, chassée de Kidal, Gao et Tombouctou en moins de trois mois après avoir abandonné armes, bagages et munitions aux mains des insurgés, vaut aussi pour une bonne partie de l’Afrique francophone : cinquante ans après les indépendances, aucune armée ou presque n’est en mesure de défendre son propre territoire national. Comme d’habitude, c’est de ce révélateur des crises africaines qu’est la RDC que nous viennent les images les plus choquantes de cette faillite. La chute de Goma, le 20 novembre, a jeté sur la route de Bukavu un troupeau informe d’hommes en uniforme de l’armée congolaise, officiers en tête, comme aspirés par le siphon de la débâcle. Une masse à la fois folle et molle soldant au fil des kilomètres ce qui lui restait de dignité dans l’allure comme dans la tenue, les bras chargés du butin des pillages, souvent abrutie par l’alcool et le chanvre, délivrée de toute discipline. Ces naufragés débraillés aux visages hébétés de fatigue, raclant le sol de leurs godillots, de leurs baskets ou de leurs tongs, le casque sur l’oreille, constituent pour les civils réfugiés auxquels ils se mêlent une menace latente.

Des soldats de parade, aussi remarquables les jours de défilé qu’inaptes sous le feu.

Derrière ce défilé pathétique des chemineaux de la défaite, c’est toute une nation qui s’effondre. De Bamako à Kinshasa, quand une armée en déroute ne suscite plus de la part des citoyens que colère, amertume, sarcasmes et parfois terreur au passage de la cohorte chancelante et prédatrice de ces silhouettes avachies qui se nourrissent sur la bête, c’est le pays tout entier qui subit une sorte de castration symbolique.

(Cliquez sur l’image pour agrandir la carte)

Ce mauvais film où une soldatesque en fuite dépouille ceux qu’elle est censée protéger, les habitants des deux Kivus ne l’ont que trop vu depuis quinze ans. Mais ils ne sont pas les seuls. En 1996 et 1997, ce sont toutes les villes traversées lors de leur retraite éperdue que les ex-FAZ, ces Forces armées zaïroises dont Mobutu était si fier, ont soumises à la loi du racket. En Centrafrique, le moindre coup de boutoir d’une rébellion de coupeurs de route fait reculer la Garde présidentielle jusqu’aux portes de la capitale. En Ouganda, les tueurs de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) et leur chef Joseph Kony se jouent depuis des années des bataillons de l’armée régulière lancés à leur poursuite. En Côte d’Ivoire, les Forces de défense et de sécurité de Laurent Gbagbo ne sont jamais parvenues à reprendre le contrôle de la moitié nord du pays et la nouvelle armée de son successeur Alassane Ouattara n’a de républicaine que le nom, tant sa composition et son comportement sur le terrain paraissent unilatéraux. Au Congo-Brazzaville, cinq mois de guerre civile en 1997 n’ont même pas permis à l’armée loyaliste de s’emparer des quartiers nord de la capitale, avant de se faire balayer par les miliciens Cobras. L’on pourrait multiplier les exemples de ces armées de parade, aussi remarquables les jours de défilé qu’inaptes sous le feu, aussi redoutables dès qu’il s’agit de taxer les véhicules qui s’aventurent aux abords de leurs barrages qu’incapables de tenir leurs positions sous la mitraille, souvent contraintes par carence et aboulie de sous-traiter les lignes de front à des supplétifs incontrôlés : Maï-Maï en RDC, Ganda-Koy et Ganda-Izo au Mali, Libériens et Dozos en Côte d’Ivoire, Djandjawid au Soudan.

Peur

Les raisons de cet échec collectif ne tiennent évidemment pas à la qualité intrinsèque des hommes de troupe, ni à la formation des officiers (tout au moins les officiers supérieurs), issus souvent des meilleures écoles. Outre la logistique et les moyens adéquats, ce qui manque le plus à ces armées en gestation sont la motivation et le sens de la mission qui leur est confiée. Se battre sans savoir pourquoi on se bat et avec l’impression constante de ne pas être respecté ni soutenu par un pouvoir politique fort et un leadership uni sont des handicaps rédhibitoires. Au Mali comme en RDC, les militaires ont eu la conviction d’avoir été trahis par l’arrière, au point de développer une obsession de la cinquième colonne comme syndrome compensatoire à leur propre humiliation. Ils se méfient de l’État et l’État se méfie d’eux, au point qu’aujourd’hui encore certains chefs d’état-major, voire certains présidents, ne distribuent armes et cartouches qu’avec une extrême parcimonie, de peur qu’elles ne se retournent contre eux. Tout en somme est affaire de gouvernance. Et sur ce point, l’Afrique a encore un long chemin devant elle…

Malgré tout, quelques bons élèves

Les problèmes structurels dont souffrent les armées subsahariennes ne doivent pas occulter leurs qualités, ou les progrès accomplis au cours des dix dernières années par certaines d’entre elles. Après avoir contribué avec succès à la transition de l’apartheid à la démocratie, l’armée sud-africaine reste ainsi l’une des plus puissantes du continent, en particulier grâce à son aviation de combat et de transport… En outre, elle déploie un peu plus de 1 000 hommes au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

Le Kenya compte parmi les autres armées bien notées : ses troupes s’entraînent régulièrement, y compris avec les Britanniques et les Américains. Les bénéfices sont là, comme en témoigne le bon comportement des soldats kényans engagés contre les Shebab à travers la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Même si son matériel est vieillissant, il reste tout à fait opérationnel. Cette efficacité se traduit par les déploiements à l’étranger : observateurs en RD Congo, importants contingents en Somalie et au Soudan du Sud, instructeurs en Ouganda…

Toujours en Somalie, les 5 000 soldats ougandais engagés ont fait preuve d’une certaine efficacité en dépit de lourdes pertes, tandis que le pays modernise son arsenal et que les États-Unis pourraient transférer des appareils de surveillance et de reconnaissance. Accusé par l’ONU de soutenir les rebelles du M23 en RD Congo, le pouvoir de Kampala a fait savoir qu’il pouvait envisager un retrait de Somalie. S’il survenait, l’Éthiopie enverrait alors une dizaine de milliers d’hommes. Ses militaires connaissent déjà bien le terrain pour y avoir affronté et battu les Shebab.

Également accusé de soutien au M23, le Rwanda dispose de forces efficientes, surtout dans le domaine des opérations d’infanterie légère et de lutte antiguérilla. Déployées notamment au Darfour, ces troupes sont reconnues aux Nations unies pour leurs compétences, en particulier dans les actions civilo-militaires.

D’autres pays entrent également dans cette catégorie des élèves en net progrès : le Ghana et la Tanzanie participent à plusieurs opérations de maintien de la paix des Nations unies ; le Tchad et la Mauritanie, avec leurs unités spécialisées, sont considérés par les experts militaires comme les seuls pays de la sous-région à vraiment pouvoir faire la différence face aux jihadistes dans le nord du Mali. Laurent Touchard

Jeuneafrique.com par François Soudan

 

RDC: Obama met en garde le Rwanda, la Monusco en alerte au Nord-Kivu

décembre 19, 2012

Lors d’un appel téléphonique, mardi 18 décembre, le président américain, Barack Obama, a mis en garde son homologue rwandais, Paul Kagamé, contre « tout soutien au groupe rebelle M23 » qui est « incompatible avec le désir de stabilité et de paix » de Kigali, selon un communiqué de la Maison Blanche.

La Maison Blanche a communiqué, mardi 18 décembre, au sujet d’une conversation entre le président américain et son homologue rwandais Paul Kagamé. « Lors d’un appel téléphonique, Barack Obama a souligné que tout soutien au groupe rebelle M23 était incompatible avec le désir de stabilité et de paix du Rwanda », affirme la Maison Blanche dans un communiqué.

Les deux chefs d’Etat ont également discuté des problèmes de gouvernance de la République démocratique du Congo (RDC), selon la Maison Blanche. « Le président Obama a salué l’engagement du président Kagame à promouvoir la recherche d’une solution pacifique dans l’est de la RDC », ajoute-t-on de même source.

Le président américain a lancé un appel en faveur d’un accord politique en RDC et adressé le même message à son homologue congolais Joseph Kabila. Le Rwanda est accusé par l’ONU de soutenir les rebelles, ce que Kigali dément.

Pourparlers directs

Le Mouvement du 23-Mars s’est emparé de la ville de Goma, le 20 novembre, avant de se retirer de la capitale du Nord-Kivu, le 2 décembre, en échange de négociations avec le gouvernement congolais. Ces discussions, qui ont débuté à Kampala il y a plus de dix jours, ont été prolongées jusqu’au 31 décembre.

Malgré la tenue de ces pourparlers directs, les rebelles effectuent des déplacements « erratiques mais inquiétants » autour de Goma et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) est en alerte, selon le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous. Ce dernier a indiqué mardi être « prêt à envoyer des renforts ».

Tensions accrues

« Il est prévu que les renforts soient en mesure d’être acheminés très très vite à Goma si les circonstances l’exigent », a-t-il déclaré. M. Ladsous a également fait part au Conseil de sécurité de ses observations quant à des tensions accrues dans la région.

Un peu plus tôt mardi, le porte-parole de l’ONU, Martin Nesirky, avait indiqué qu’une enquête de la Monusco avait permis de « confirmer au moins 126 cas de viols », commis en novembre par des soldats gouvernementaux, et les meurtres de deux civils dans cette partie est de la RDC.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC: les Casques bleus en alerte, l’ONU « prête à envoyer » des renforts

décembre 19, 2012

Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU Hervé Ladsous a indiqué mardi être « prêt à envoyer des renforts » en République démocratique du Congo (RDC), en réaction aux mouvements des rebelles dans la région de Goma (est)

M. Ladsous a fait part de tensions accrues dans la région au Conseil de sécurité et a indiqué ensuite à la presse que des centaines de rebelles du M23, soutenus par le Rwanda selon des experts de l’ONU, avaient été repérés à l’intérieur d’une zone de cessez-le-feu à quelque 20 km de la capitale provinciale du Nord-Kivu.

« Il est prévu que les renforts soient en mesure d’être acheminés très très vite à Goma si les circonstances l’exigent », a-t-il déclaré.

Les rebelles effectuent des déplacements « erratiques mais inquiétants » autour de Goma et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) est en alerte, patrouillant constamment la région, y compris dans le ciel, a-t-il précisé. Selon lui, l’agitation du M23 pourrait être due aux négociations menées par ses chefs et le gouvernement à Kampala, dans l’Ouganda voisin.

La Monusco est la plus importante mission de l’ONU, avec plus de 17. 000 Casques bleus.

Un peu plus tôt mardi, le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky avait indiqué qu’une enquête de la Monusco avait permis de « confirmer au moins 126 cas de viols », commis en novembre par des soldats gouvernementaux, et les meurtres de deux civils dans cette partie est de la RDC.

Plusieurs attaques à main armée et assassinats ont été recensés depuis que la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) a officiellement quitté Goma le 1er décembre, après 11 jours d’occupation. Les rebelles avaient accepté ce retrait en échange de discussions avec le gouvernement de Kinshasa, actuellement en cours dans la capitale ougandaise.

Le M23 est essentiellement formé d’ex-rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l’armée congolaise, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l’armée régulière dans la région du Kivu.

Deux pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, sont accusés par l’ONU de soutenir les rebelles, ce qu’ils démentent.

Jeuneafrique.com avec AFP