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RDC : la police reporte la convocation de l’opposant Martin Fayulu

mai 5, 2019

Martin Fayulu, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le 8 janvier 2019. © AP/SIPA/Jerome Delay

 

La police a annoncé samedi avoir reporté, pour des raisons de « sérénité », la convocation de l’opposant Martin Fayulu à la suite d’une plainte déposée contre lui. Aucune date n’a été fixée pour une nouvelle audition.

La police judiciaire avait « invité » jeudi 2 mai Martin Fayulu à se présenter à la police lundi. Objectif : fournir « des renseignements utiles » après le dépôt d’une plainte déposée contre lui auprès du procureur général près de la Cour de cassation de la RDC par un membre de la communauté luba (l’ethnie du président Tshisekedi), qui accuse l’opposant d’incitation à la haine tribale, de massacres des Balubas, et de pillage.

Les proches du candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre, qui revendique toujours la victoire, avaient affirmé le même jour que l’opposant répondrait lundi à cette convocation de la police.

Report à une « date ultérieure »

Sa convocation a finalement été reportée. « Pour éviter que la sérénité de la population ne soit rompue, des instructions précises viennent d’être données à la police judiciaire de décaler l’audition de M. Fayulu pour une date ultérieure », écrit dans un communiqué le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise.

La police dit regretter que certaines personnes aient donné à « cette invitation de la police un caractère politique », poursuit le texte.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Venezuela: suicide d’un opposant selon les autorités, assassinat pour l’opposition

octobre 9, 2018

Des Vénézuéliens opposés au président Nicolas Maduro manifestent devant le siège des services de renseignement où, selon les autorités, l’opposant Fernando Alban s’est suicidé, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

L’ONU a réclamé mardi une « enquête transparente » sur les circonstances de la mort de l’opposant vénézuélien emprisonné Fernando Alban, un suicide selon les autorités, un assassinat pour l’opposition.

Fernando Alban, emprisonné dans l’affaire de l’attaque présumée aux drones explosifs contre le président Nicolas Maduro, s’est suicidé lundi au siège des services de renseignement, a affirmé le procureur général Tarek William Saab, qui a annoncé une « enquête complète ».

Le parti de Fernando Alban, Primero Justicia (La justice d’abord), a pour sa part évoqué un « assassinat », indiquant dans un communiqué: « nous tenons pour responsable Maduro et son régime tortionnaire ».

Constatant des «  »informations contradictoires sur ce qui s’est passé », le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a réclamé mardi une « enquête transparente pour clarifier les circonstances de sa mort ».

« Fernando Alban était détenu par l’Etat. L’Etat avait l’obligation d’assurer sa sécurité, son intégrité personnelle », a justifié une porte-parole du HCR, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

Lundi soir, des dizaines de personnes avaient participé avec des bougies à une veillée devant le siège des services de renseignement (Sebin), en criant, sous l’oeil des policiers: « ce n’est pas un suicide, c’est un homicide ».

Manifestation devant le siège des services de renseignement au Venezuela après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban,, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

Selon le procureur général, qui s’exprimait par téléphone à la télévision d’Etat VTV, Fernando Alban « a demandé à aller aux toilettes et une fois là-bas, il s’est jeté dans le vide depuis un dixième étage ».

Le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Nestor Reverol, a déclaré que Fernando Alban s’était suicidé alors qu’il allait être déféré devant un tribunal et affirmé qu’il était « impliqué dans des actes de déstabilisation dirigés depuis l’étranger ».

– Arrêté vendredi –

Fernando Alban, conseiller municipal d’un arrondissement de Caracas, avait été arrêté vendredi. Il était accusé d’avoir participé à une attaque présumée aux drones explosifs, le 4 août, alors que le chef de l’Etat socialiste prononçait un discours lors d’un défilé militaire.

L’opposition, qui dénonce une mise en scène, conteste cette version de ce que les autorités appellent un « attentat ». Plus d’une vingtaine de personnes, dont des militaires en activité, ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Un participant à une manifestation devant le siège des services de sécurité au Venezuela après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

Selon le gouvernement, le fondateur de Primero Justicia, Julio Borges, une figure de l’opposition qui vit en exil en Colombie, est le commanditaire de cette attaque présumée.

La « cruauté de la dictature a mis fin aux jours de Fernando Alban », a réagi Julio Borges sur Twitter, ajoutant: « sa mort ne restera pas impunie ».

L’ex-candidat à l’élection présidentielle Henrique Capriles, également membre de Primero Justicia, a également dénoncé « la pleine responsabilité du régime ».

« Ceux d’entre nous qui connaissaient Fernando savent qu’il n’aurait JAMAIS pu agir contre sa propre vie », a tweeté M. Capriles.

Le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro, a condamné le décès de l’opposant, incriminant sur Twitter « la responsabilité directe d’un régime tortionnaire et meurtrier ».

Manifestation au Venezuela devant le siège des services de renseignement après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

L’avocat de Fernando Alban, Joel Garcia, a déclaré à la presse qu’il était trop tôt pour confirmer s’il s’agissait d’un suicide ou pas.

En visite à Caracas, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Bob Corker, a jugé perturbant le décès de Fernando Alban. « Le gouvernement a la responsabilité de garantir que tous comprennent ce qui s’est passé », a-t-il tweeté.

Le corps de Fernando Alban a été remis à sa famille lundi soir et transféré au cimetière de l’Est à Caracas.

En septembre 2017, un autre membre de Primero Justicia, Carlos Garica, maire de Guasdualito (ouest), était décédé à l’hôpital où il avait été transféré deux semaines après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral en prison où il était détenu depuis dix mois par les services de renseignement.

L’ONG Foro Penal décompte quelque 236 prisonniers politiques au Venezuela. Le HCR s’est par ailleurs dit mardi « profondément préoccupé par le maintien en détention de 59 ressortissants colombiens qui sont détenus sans charge au Venezuela depuis plus de deux ans », dans des « conditions lamentables ». Lors de leur arrestation, Caracas les accusait d’être des paramilitaires colombiens « mais à ce jour, aucune preuve ni accusation n’ont été portées à leur encontre », rappelle le HCR.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 14h07)

Congo: Paulin Makaya, l’homme solitaire

septembre 30, 2018

 

Il y a une constance dans l’homme, ancien proche collaborateur de feu Bernard Kolélas, sa vision solitaire du pouvoir alors qu’en l’état actuel des choses dans notre pays toute l’opposition concoure au départ du tyran à bout de souffle qui humilie à longueur de journée les congolais qui n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins fondamentaux.

Nul besoin de revenir sur les épisodes postérieurs de son équipée solitaire qui avait conduit à son injuste incarcération. Le loup Sassou voyant une brebis égarée hors du troupeau, une proie facile, n’a pas hésité à s’en emparer pour montrer ses muscles et terroriser l’opposition républicaine.

La rhétorique actuelle du Président de l’UPC (Unis pour le Congo), Paulin Makaya « sur la promotion des compétitions des talents » est une lubie dans le contexte actuel. Un talent est une combinaison rare de compétences rares, d’où sa rareté. Le Congo a besoin de liberté et d’une union de compétences qui sortira notre pays du marasme dans lequel il se trouve. Il en sortira forcément un leader que le peuple aura choisi démocratiquement. Comme dans tout projet, il n’y a qu’un seul responsable et beaucoup d’acteurs. Et chacun de nous en fonction de son expertise y trouvera sa place. Actuellement l’opposition congolaise a besoin de rassemblement, d’union, et de projet de société alternatif qui tarde à sortir car nous sommes une opposition pour gouverner.

Les humiliations infligées à Paulin Makaya et à un nombre d’entre nous qui les subissent encore sont intolérables dans une démocratie. Mais le Congo est une dictature. Combien de Congolais ont passé, parfois de très proches, des années de détention arbitraire dans les geôles de cette même dictature sans en faire un label de respectabilité politique. Au Congo nous sommes dans l’irrationnel du fait d’un pouvoir aveugle qui frappe sans discernement dans le seul but d’humilier ses adversaires politiques.

Après l’épisode malheureux du Pasteur Ntumi flatté par des rencontres avec les sbires de la dictature et son passage de terroriste à homme de la paix, Paulin Makaya doit se recentrer sur l’essentiel de notre combat qui est celui de la restauration de la démocratie au Congo avec le départ sans condition de Sassou qui est incapable de respecter ses propres serments. L’homme ne change pas au fil des années, nourri avec sa clique au lait et au miel à la sueur des travailleurs congolais. La valeur travail ne fait pas partie de son vocabulaire.

Quoi qu’il en soit, Sassou est le problème du Congo. En cela, il ne peut pas faire partie de la solution. Il est temps après avoir échoué qu’il tire sa révérence et qu’on l’oublie dans les profondeurs de l’histoire car le mal qu’il nous aura causé est incommensurable.

Le moment du pardon et de la réconciliation arrivera car aucun congolais ne veut marcher sur les cadavres de ses concitoyens pour accéder à la magistrature suprême. Le temps de la compétition arrivera, mais il ne faut jamais mettre la charrue avant les bœufs. Notre peuple souffre depuis plus de 40 ans alors que nous avons des hommes compétents pour le sortir de cette mauvaise passe.

La lutte continue et ne sera totale que lorsqu’il n’y aura plus de prisonniers politiques au Congo, à l’instar des plus emblématiques d’entre-eux que nous n’oublions jamais tels que Mokoko, Okombi Salissa et bien d’autres aussi talentueux.

Il est bien qu’après avoir été privé de liberté de faire la tournée des popotes, mais la cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique.

Le massacre du Pool s’est soldé par un accord paraphé sur le coin de la table avec comme revendication un statut politique, la reconstruction d’une maison et des moyens financiers pour le ramassage des armes. Tout ceci est pitoyable au regard du nombre des congolais morts pour le caprice du Prince et des déplacés du Pool qui ont tout perdu. Il est temps de changer la façon de faire la politique au service du peuple et non pour se faire applaudir par des illuminés. Nul n’est essentiel sans les autres et l’union fait la force.

Pour rappel, sans la conscience de Bowao, d’Okombi Salissa, de Mokoko et bien d’autres congolais épris de démocratie de la partie Nord du pays, le dictateur aura eu beau jeu d’ethniciser le débat et d’incriminer les Sudistes comme il aime les appeler d’en vouloir à son pouvoir qu’il croit détenir de Dieu. Le Congo est un et indivisible. Nul ne peut plus tolérer la dérive totalitaire d’un homme d’où qu’il vienne. Trop c’est trop. Le patriotisme des Congolais de tout bord a montré l’incapacité de ce système à bout de souffle de régler les problèmes basiques des Congolais. La corruption et la concussion sont érigées en normes sociales acceptables au vu et au su de tout le monde. Il est temps de nettoyer les écuries d’Augias.

A Paulin Makaya, l’union fait la force. La visite de courtoisie conduite à votre domicile par madame Claudine Munari, Présidente de la fédération de l’opposition congolaise, est une main tendue pleine d’humilité. Vous faites partie des nôtres et nous ne l’oublions pas car nous partageons les mêmes idéaux. Le moment venu, le peuple choisira en fonction de la capacité des uns et des autres à diriger et non en fonction des cicatrices corporelles ou mentales subies.

Nous avons tous soufferts de votre privation de liberté que nous n’avons cessé de dénoncer à notre humble niveau. Votre attitude sans concession avec la machine à broyer en place fait de vous un acteur politique de notre pays. Vous avez cru en quelque chose même si cela pour vous a signifié perdre votre liberté et enduré des souffrances inutiles.

C’est Zig Ziglar qui disait : « C’est votre attitude, plus que votre aptitude qui détermine votre altitude. » Toute cette expérience ne doit pas être un coup d’épée dans l’eau sinon votre combat aura été vain. Et comme toujours nous devrons apprendre de nos erreurs.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA avec Zenga-mambu.com by Laurent

Projet d’assassinat d’un opposant congolais: deux Français inculpés

septembre 13, 2018

Ferdinand Mbaou

 

Lyon – Deux Français d’une cinquantaine d’années, soupçonnés d’avoir projeté l’assassinat d’un opposant congolais, ont été inculpés à Lyon (centre-est), a-t-on appris jeudi de source proche de l’enquête.

Les deux hommes, nés en 1961 et 1967, ont été inculpés mercredi pour « participation à une association de malfaiteurs » et « détention d’explosif » et placés sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet qui a fait appel, a-t-on précisé.

Un troisième homme, né en 1962, a été placé sous le statut de témoin assisté.

Deux des trois personnes interpellées sont d’anciens agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les renseignements extérieurs français, a indiqué une source proche du dossier sans préciser s’il s’agissait des deux inculpés.

Les trois hommes ont été arrêtés en Corse, une île française de la Méditerranée, en Haute-Savoie (est) et à Orléans (centre), a précisé cette source.

La justice leur reproche d’avoir projeté d’assassiner « dans les prochaines semaines » un opposant au régime du Congo-Brazzaville, domicilié en région parisienne. L’identité de cette « cible » n’a pas été divulguée, pas plus que le mode opératoire des auteurs présumés du complot.

Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire.

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2018 20h20)                                                        

Congo: L’opposant Paulin Makaya recouvre sa liberté

septembre 13, 2018

Paulin Makaya


Le président de Unis pour le Congo ( UPC), jugé depuis juillet pour  » complicité d’évasion de prisonniers » à la Maison d’arrêt de Brazzaville, fin 2016,  a été reconnu coupable, le 13 septembre, des faits qui lui sont reprochés puis condamné à un an d’emprisonnement, selon le verdict de son procès.

Cependant, pour avoir déjà purgé sa peine, la troisième chambre correctionnelle de la Cour d’appel a ordonné sa mise en liberté et la levée du mandat de dépôt. Paulin Makaya a été condamné à payer un franc symbolique à l’Etat à titre de dommages et intérêts pour préjudice subi.
Le président de l’UPC, une jeune formation politique proche de l’opposition, était incarcéré depuis 2015, peu avant sa seconde inculpation.

L’opposant congolais Paulin Makaya, emprisonné à Brazzaville depuis fin 2015, a été condamné à un an de prison, jeudi 13 septembre, mais a été libéré pour avoir déjà purgé sa peine. La troisième chambre correctionnelle de la cour d’appel a reconnu M. Makaya coupable de « complicité d’évasion », a déclaré son président, Dan Dé Ibara Ibombo, au cours d’une audience publique.

Président de l’Union pour le Congo (UPC, petite formation d’opposition), M. Makaya avait dans un premier temps été accusé d’avoir organisé, en octobre 2015, une manifestation non autorisée contre le référendum constitutionnel ayant permis au chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, de se représenter à la présidentielle de mars 2016, qu’il a remportée.

M. Makaya avait été condamné à deux ans de prison en première instance, une peine confirmée en appel en mars 2017. Il avait fini de purger sa peine en novembre de la même année, mais n’avait pas été relaxé. En janvier 2017, il avait été inculpé pour une nouvelle infraction de « complicité d’évasion » liée à une fusillade, en décembre 2016, à la maison d’arrêt de Brazzaville. Au moins quatre personnes, dont un gendarme, avaient été tuées lors de cette évasion.

Sacer-infos.com

L’opposant russe Alexeï Navalny condamné à 30 jours de prison

août 27, 2018

L’opposant numéro un du Kremlin Alexeï Navalny (à gauche) sort d’un commissariat de police de Moscou le après avoir été interpellé le 25 août 2018n / © AFP / Maxim ZMEYEV

Le principal opposant au Kremlin Alexeï Navalny a été condamné lundi à Moscou à 30 jours de détention pour une manifestation non autorisée en janvier, à deux semaines d’une vague de manifestations annoncée contre un projet de réforme des retraites.

M. Navalny « est reconnu coupable de violation de la loi en vertu de l’article 20.2 du Code pénal (violations répétées des dispositions sur l’organisation de manifestations publiques) et condamné à 30 jours de détention administrative », a déclaré le juge Alexeï Stekliev.

Samedi, l’opposant avait été arrêté devant son domicile moscovite et conduit à un poste de police, puis à l’hôpital, pour une fracture du doigt infligée au moment de son arrestation.

« C’est une procédure étrange avec un seul objectif : m’empêcher de participer aux préparatifs de la vague de protestation nationale contre la hausse de l’âge du départ à la retraite », s’est défendu M. Navalny au cours de l’audience.

Son interpellation a eu lieu dans le cadre du dossier ouvert après la manifestation du 28 janvier, pendant laquelle l’opposant avait appelé à boycotter l’élection présidentielle du 18 mars. Aucun procès n’avait eu lieu à l’époque.

« En tant que citoyen russe, j’ai bien évidemment le droit d’organiser, de participer et d’appeler à des manifestations. Je le fais et continuerai de le faire », a-t-il ajouté.

« Nous ferons appel », a pour sa part réagi Ivan Jdanov, un avocat du Fonds de lutte contre la corruption, une organisation dirigée par M. Navalny.

Me Jdanov a par ailleurs affirmé devant la presse que l’équipe de l’opposant poursuivrait l’organisation de manifestations contre la réforme des retraites.

Alexeï Navalny a prévu d’organiser des manifestations dans de nombreuses villes russes le 9 septembre – qui également le jour des élections régionales et municipales en Russie – contre ce projet de loi très impopulaire, actuellement en lecture au Parlement.

Il y est prévu d’augmenter progressivement l’âge de départ à la retraite à 63 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes, contre 55 et 60 actuellement.

M. Navalny, 42 ans, a également annoncé lundi sur son site internet que l’enregistrement de son parti « Russie du futur » avait été rejeté par le ministère de la Justice. C’est la troisième fois en six ans qu’il échoue dans ses tentatives de faire enregistrer un parti.

Dans une vidéo diffusée lundi, M. Navalny s’en est pris directement à Vladimir Poutine.

« Cet hypocrite se plaint constamment que nous ne proposions pas d’ordre du jour constructif et que nous ne fassions que manifester », a affirmé l’opposant. « Mais que pouvons-nous faire d’autre ? Il n’y a pas de médias, nous n’avons pas de partis et le système politique est gelé ».

Le 15 mai dernier, l’opposant avait été condamné pour avoir organisé une manifestation deux jours avant l’investiture de Vladimir Poutine, puis libéré après 30 jours de détention.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 17h35)

L’opposant russe Navalny interpellé et blessé légèrement

août 25, 2018

L’opposant numéro un du Kremlin Alexeï Navalny (à gauche) sort d’un commissariat de police de Moscou le après avoir été interpellé le 25 août 2018n / © AFP / Maxim ZMEYEV

L’opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, a été interpellé samedi devant son domicile, à deux semaines de manifestations contre une réforme du système de retraites à laquelle auxquelles il avait appelé, et blessé au doigt, a annoncé sa porte-parole.

« Navalny a été arrêté par cinq policiers de l’OMON (anti-émeute, NDLR) alors même qu’il quittait Moscou pour rendre visite à sa famille », a écrit la porte-parole, Kira Iarmych, sur son compte Twitter, précisant que son téléphone portable avait été saisi.

Cette interpellation, survenue en milieu de journée, a eu lieu « sous prétexte de procédures dans le cadre du dossier ouvert à la suite de la manifestation du 28 janvier », à laquelle l’opposant avait appelé pour boycotter l’élection présidentielle, a-t-elle précisé, affirmant qu' »aucun procès n’avait eu lieu à l’époque ».

Selon la porte-parole, cela a eu lieu « dans le but unique de lui causer des problèmes avant la manifestation du 9 septembre. Pouvez-vous vous imaginer de plus grands lâches que (ceux au) pouvoir? »

Alexeï Navalny voulait organiser des manifestations dans de nombreuses villes russes le 9 septembre contre le très impopulaire projet de réforme du système de retraites.

A la suite de son interpellation, Alexeï Navalny a été brièvement hospitalisé avant d’être de nouveau emmené au poste, a-t-elle déclaré. « On lui aurait cassé le petit doigt lors de l’interpellation ».

La date du procès a été provisoirement fixée à lundi, a-t-elle précisé, et Alexeï Navalny devrait rester en détention d’ici là.

L’opposant n’a pu pour l’instant voir son avocat, les autorités invoquant des motifs de sécurité particuliers au poste de police.

« L’avocat de Navalny rédigera une plainte », a assuré sa porte-parole.

Quelques heures avant son arrestation, Alexeï Navalny avait annoncé sur son compte Twitter qu’il ferait des « annonces intéressantes » dans son émission retransmise en direct sur les réseaux sociaux et prévue à 13H00 (heure locale), à peu près l’heure à laquelle l’interpellation a eu lieu.

L’opposant a durement critiqué le projet de faire augmenter l’âge de départ à la retraite.

L’opposition inhabituelle à une mesure soutenue par le président Vladimir Poutine s’est aussi exprimée à travers une pétition en ligne demandant l’annulation de la réforme, qui a recueilli 2,9 millions de signatures.

M. Navalny a multiplié ces derniers mois les manifestations pour faire pression sur le Kremlin, après avoir été déclaré inéligible à l’élection présidentielle du 18 mars, remportée sans surprise par Vladimir Poutine.

Le 15 juin, l’opposant de 42 ans avait été arrêté pour avoir organisé une manifestation deux jours avant l’investiture de Vladimir Poutine à un quatrième mandat présidentiel, et pour avoir désobéi aux forces de l’ordre.

Il avait purgé 30 jours de détention et a été libéré le jour du début de la Coupe du monde de football en Russie.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h28)

L’opposant russe Oudaltsov, en grève de la faim, hospitalisé

août 19, 2018

L’opposant russe d’extrême gauche Sergueï Oudaltsov, à Moscou, le 8 mai 2018 à l’occasion d’une rencontre avec le dirigeant de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon / © AFP/Archives / Alexander NEMENOV

L’opposant russe d’extrême gauche Sergueï Oudaltsov, qui a entamé une grève de la faim après avoir été emprisonné pour une peine de 30 jours, a été hospitalisé, a indiqué dimanche un militant russe des droits de l’Homme.

M. Oudaltsov, qui a été condamné pour avoir brûlé des portraits de dirigeants russes lors d’une manifestation contre le relèvement de l’âge de la retraite, « a été hospitalisé pour des raisons médicales », a indiqué le militant Ivan Melnikov, cité par l’agence officielle TASS.

« Un médecin lui a mesuré la tension en notre présence, fait une analyse de sang (…) et a décidé de l’hospitaliser d’urgence », a précisé M. Melnikov, membre d’une commission publique de surveillance des prisons, qui a pu rendre visite à l’opposant dimanche dans sa cellule.

« Il a été aussitôt emmené par une ambulance », a-t-il ajouté.

M. Oudaltsov, déjà emprisonné de 2012 à 2016 à la suite de manifestations anti-Poutine, a été interpellé mardi puis jugé et condamné à 30 jours de détention.

L’opposant, qui a qualifié d' »arbitraires » les poursuites à son encontre, a ensuite entamé une grève de la faim, en refusant de manger et de boire.

Les faits reprochés à Sergueï Oudaltsov remontent au 28 juillet, quand des dizaines de milliers de Russes ont manifesté dans toute la Russie à l’appel du Parti communiste contre un projet de hausse de l’âge du départ à la retraite.

Sergueï Oudaltsov a été libéré en août 2017 après avoir purgé une peine de quatre ans et demi de prison pour avoir organisé des « troubles massifs » lors des manifestations du 6 mai 2012, à la veille de l’investiture de Vladimir Poutine pour un troisième mandat présidentiel.

Sa formation, le Front de gauche, peine à se faire entendre au sein de l’opposition ces dernières années. Celle-ci a notamment soutenu l’annexion de la Crimée par la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / (19 août 2018 17h36)

Guinée équatoriale: un opposant demande le départ du gouvernement en plein dialogue

juillet 17, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – Un dirigeant de l’opposition en Guinée équatoriale a réclamé, mardi, en plein « dialogue national » à Malabo, la démission du gouvernement qui n’a pas respecté la promesse du président Teodoro Obiang Nguema de libérer les prisonniers politiques.

« Ce gouvernement est incapable d’appliquer et de respecter les lois, il doit démissionner », a déclaré au deuxième jour du « dialogue national » Andres Esono Ondo, secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale.

Il a noté que « treize jours après » un décret présidentiel du 4 juillet portant sur une amnistie totale des prisonniers politiques, « aucun n’a été libéré ».

« Le gouvernement est parfaitement légitime », a rétorqué Eugenio Nze Obiang, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement. « Et ce n’est pas à ce forum (du dialogue national) que sa continuité doit être questionnée ».

M. Nze Obiang a ensuite assuré à l’AFP que « le gouvernement a instruit au parquet (…) qu’il appelle les personnalités judiciaires indiquées pour libérer les bénéficiaires de cette amnistie ».

A la surprise générale, le président avait décrété, le 4 juillet, avant l’ouverture du « dialogue politique », une « amnistie totale » en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d’activité.

Cette amnistie était l’une des principales conditions posées par l’opposition de l’intérieur et de la diaspora pour prendre part à ce dialogue national.

En 2014, le pouvoir avait également annoncé une amnistie mais tous les prisonniers n’avaient pas été libérés, selon Amnesty International.

Lundi, un « dialogue national » voulu par le président Teodoro Obiang Nguema s’est ouvert à Malabo en l’absence des principaux leaders de l’opposition.

Ni Gabriel Nse Obiang, chef du principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) dissous en février, ni Severo Moto Nsa, chef d’un gouvernement en exil, n’étaient présents.

« Ce dialogue ne doit pas seulement nous servir pour voir d’où on vient, mais aussi de regarder vers où on va », avait déclaré le président Obiang Nguema en ouvrant les travaux de ce dialogue qui doit s’achever vendredi.

Lors du dialogue doivent être abordés « des sujets tels que la démocratie, les droits de l’homme », selon le ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Les ONG et la communauté internationale ne cessent de s’inquiéter du non-respect des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique centrale, malgré les démentis des autorités.

L’opposition dénonce régulièrement les exactions dont sont victimes ses militants emprisonnés.

CI a récemment dénoncé, pour la deuxième fois en 2018, le décès d’un de ses militants « des suites de tortures ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2018 21h56)                                                        

Mauritanie: un opposant au régime visé par une plainte en France

juillet 11, 2018

Paris – Des associations ont déposé une plainte à Paris pour des soupçons de blanchiment en France visant un homme d’affaires mauritanien et opposant au régime de Nouakchott qui l’accuse de corruption, ont-elles annoncé mercredi dans un communiqué.

Homme d’affaires et mécène franco-mauritanien, Mohamed Ould Bouamatou est accusé par le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz d’avoir financé en 2017 un groupe de sénateurs qui a mené une fronde contre le référendum constitutionnel ayant mené à la suppression du Sénat.

Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités mauritaniennes après avoir été inculpé pour corruption dans ce pays en août 2017.

Les associations plaignantes – l’ONG Avocats sans frontières, l’Observatoire mauritanien de lutte contre la corruption et la Coalition contre la corruption en Mauritanie – suspectent que des « opérations d’investissements mobiliers et immobiliers » réalisés en France par M. Bouamatou sont « susceptibles de caractériser des opérations de blanchiment et de recel », compte tenu de « l’existence de sérieuses présomptions de corruption, fraude fiscale et d’abus de biens sociaux », selon cette plainte dont l’AFP a eu connaissance.

La plainte déposée le 29 juin par les avocats Sébastien Journé, Gilles-William Goldnadel et Mohamed Ould Sid Ahmed, s’appuie notamment sur des données recueillies par les autorités mauritaniennes à partir d’ordinateurs, téléphones et documents abandonnés par un des plus proches collaborateurs de M. Bouamatou, Mohamed Debagh, lors de son interpellation à la frontière avec le Sénégal le 25 avril 2017.

Mohamed Ould Bouamatou, fondateur du groupe BSA et de la banque GBM, est depuis plusieurs années en rupture avec le dirigeant mauritanien – son cousin – qu’il avait soutenu durant sa campagne présidentielle de 2009. Il a quitté la Mauritanie en 2011 et vivrait désormais en France, selon la plainte.

« La dureté des conclusions du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, s’agissant de l’enquête pour corruption en Mauritanie visant notamment M. Bouamatou, disqualifie totalement toutes les investigations menées dans ce pays », a réagi auprès de l’AFP son avocat William Bourdon.

En avril, le groupe onusien avait demandé à la Mauritanie de « prendre les mesures qui s’imposent pour remédier sans tarder à la situation » de Mohamed Ould Ghadde, meneur de la fronde au Sénat, dont elle qualifie la détention d' »arbitraire ».

« Qu’un avocat du barreau de Paris, en utilisant l’ONG Avocats sans frontières, qui n’est que son instrument, agisse comme un pur lobbyste au service d’un État étranger est ahurissant », a estimé Me Bourdon.

« Personne n’instrumentalise plus une ONG que ce qu’il fait avec Sherpa », l’association anticorruption que préside William Bourdon, lui a répondu Me Goldnadel.

« Cette plainte fera évidemment long feu et ses inspirateurs devront s’expliquer dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite de la plainte que j’ai déposée pour +violation du secret des correspondances+ », a ajouté Me Bourdon.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2018 18h04)