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Tensions postélectorales au Niger : l’opposant Hama Amadou s’est rendu à la police

février 26, 2021
Mahamane Ousmane et Hama Amadou lors d’une rencontre de l’opposition à Niamey, le 5 octobre 2014.

Alors que les tensions se poursuivent après l’annonce des résultats de la présidentielle, Hama Amadou s’est présenté de lui-même à la police, à Niamey. Depuis le 23 février, 468 personnes ont été arrêtées et deux autres sont décédées dans des échauffourées dans la capitale.

Hama Amadou s’est rendu à la police, en début d’après-midi le 26 février. Soupçonné par les autorités d’incitation à la violence et d’avoir appelé ses partisans à manifester dans les rues de Niamey, l’opposant, principal soutien de Mahamane Ousmane, s’est présenté de lui-même à un commissariat de Niamey pour y être entendu, a appris Jeune Afrique. Il est accompagné de deux de ses avocats.

Depuis deux jours, les tensions se sont peu à peu intensifiées à Niamey, considérée comme un bastion de l’opposition. Les manifestations ont fait suite à l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle, lesquels ont donné Mohamed Bazoum vainqueur avec 55,75% des suffrages. Mais Mahamane Ousmane a rejeté ce verdict et revendique lui aussi la victoire, affirmant avoir comptabilisé 50,3 % des voix, selon les comptes de l’opposition.

Hama Amadou soupçonné d’ »appel au meurtre »

À Niamey, plusieurs bâtiments ont notamment été incendiés et les échauffourées entre les manifestants et la police – qui a répliqué à grand renfort de gaz lacrymogène – ont fait deux morts, selon le ministère de l’Intérieur. Ce dernier a également annoncé jeudi 25 février avoir procédé à 468 arrestations depuis le 23 février, « y compris certains hommes politiques », selon les mots du ministre Alkaché Alhada.

D’après les autorités, l’une des personnes décédées a été victime d’une crise d’épilepsie pendant une manifestation, l’autre, un garde de corps de l’ancien Premier ministre Seini Oumarou, ayant été tuée par balle. Il y a eu « des dégâts, destructions d’infrastructures, de biens publics et privés », a précisé le ministre de l’Intérieur, qui avait pointé du doigt Hama Amadou, « principal responsable » et coupable selon lui d’ »appel au meurtre, à la violence », de « propos racistes inacceptables » et de « xénophobie ».

La France, la Cedeao et l’ONU appelle au dialogue

Parmi les personnes arrêtées figure l’ancien chef d’état-major des armées Moumouni Boureima, proche de Amadou Hama, accusé d’être un des « meneurs » des troubles qui ont émaillé l’annonce des résultats. Le 25 février, le domicile du correspondant de RFI, a également été incendié. La direction de RFI a estimé que son correspondant « a été visé en tant que journaliste » et « condamne cet acte liberticide et continuera de défendre la liberté d’informer ».

La France, la Cedeao et l’ONU ont quant à elles appelé au dialogue. Condamnant ces violences, Paris a appelé l’ensemble des parties au « dialogue » et « à recourir aux voies légales pour régler tout différend ». Dans un communiqué commun, la Cedeao et l’ONU « condamnent fermement les actes de violence » et « appellent toutes les parties prenantes à la retenue ». Lors d’une rencontre à Niamey avec les diplomates étrangers et les représentants des organisations internationales, le Premier ministre nigérien Brigi Rafini leur a demandé d’aider son pays au dialogue avec l’opposition « pour un Niger uni et sans fractures ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Mali : Soumaïla Cissé est décédé

décembre 25, 2020
Soumaïla Cissé, le 15 juin 2018 à Bamako.

Évacué à Paris pour des soins médicaux, l’ancien chef de file de l’opposition malienne est décédé, ce vendredi 25 décembre, des suites du coronavirus.

Soumaïla Cissé, 71 ans, s’est éteint dans la capitale française, où il était hospitalisé depuis une dizaine de jours. Selon l’un de ses proches contacté par Jeune Afrique, il avait contracté le coronavirus.

Libéré le 8 octobre dernier alors qu’il avait été détenu pendant six mois par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), Soumaïla Cissé avait confié à Jeune Afrique qu’il souhaitait prendre le temps de « se reposer et se remettre à niveau » après cette longue captivité. Il s’était déjà rendu à Paris, fin octobre, pour y subir des contrôles médicaux.

La libération de Soumaïla Cissé avait suscité de l’espoir dans sa famille politique. L’opposant n’avait pas encore formellement exprimé son intention de se lancer dans la course à la présidence, mais certains de ses partisans le voyaient déjà à Koulouba à l’issue des dix-huit mois que doit durer la transition dirigée par Bah N’Daw.

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2018, à l’issue de laquelle il était arrivé deuxième après Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), Soumaïla Cissé avait contesté les résultats et dénoncé des fraudes.

Ces dernières semaines, il avait effectué plusieurs voyages pour remercier les chefs d’États de la région qui se sont impliqués pour sa libération. Il avait notamment été reçu par le Sénégalais Macky Sall, par le Ghanéen Nana Akufo-Addo, par ailleurs président en exercice de la Cedeao,par le Togolais Faure Essozimna Gnassingbé et par le Nigérien Mahamadou Issoufou.

Par Jeune Afrique

Tunisie: polémique autour de l’incarcération de l’ex-opposant Taoufik Ben Brik

juillet 28, 2020

 

Déjà emprisonné sous Ben Ali, Taoufik Ben Brik vient d’être condamné à un an de prison ferme pour «diffamation» des magistrats.

Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik, connu pour s’être opposé au régime de Ben Ali, a été incarcéré en Tunisie pour des appels aux armes en faveur d’un politicien, déclenchant une polémique, dix ans après la révolution. Des poursuites avaient été lancées contre M. Ben Brik durant la campagne électorale de l’automne 2019, après qu’il a protesté à la télévision contre l’incarcération du candidat à la présidentielle Nabil Karoui. Il avait notamment lancé: «dans d’autres pays, on prend les armes et les gens descendent se battre pour ceux qu’ils soutiennent» et critiqué à l’époque les juges l’ayant incarcéré.

Sur la chaîne Nessma appartenant à M. Karoui, Ben Brik avait vivement soutenu cet «ami et frère», un homme d’affaires poursuivi pour blanchiment d’argent et en campagne contre le parti d’inspiration islamiste Ennahdha. M. Karoui avait été placé en détention préventive durant la quasi-totalité de la campagne dans le cadre d’une affaire remontant à plusieurs années, ce qui avait poussé nombre d’observateurs à déplorer une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Après cette émission, la Haica, instance de contrôle de l’audiovisuel tunisien, avait condamné une énième fois la chaîne, qui émet sans licence. M. Ben Brik, condamné pour ces propos à deux ans de prison par contumace en avril, a demandé à être rejugé lorsqu’il s’est rendu en Tunisie en juillet à l’occasion des funérailles de son frère.

À l’issue de ce nouveau procès, il a été condamné la semaine passée à un an de prison ferme pour «diffamation» des magistrats, et incarcéré sur le champ, bien qu’ayant fait appel, ont indiqué ses avocats, déplorant une arrestation «arbitraire». Selon l’Association des magistrats tunisiens, il est également condamné pour «incitation à la violence». La décision rendue par le tribunal n’a pas encore été transmise aux parties.

Harcelé par la police de l’ancien régime

Ses avocats ont dénoncé cette nouvelle incarcération du pamphlétaire, qui avait déjà fait de la prison en 2010 après avoir critiqué le régime de Zine el-Abidine Ben Ali. «Cette arrestation constitue un très mauvais signal», ont souligné dans un communiqué Me William Bourdon et Me Nabil Akrimi. «Dans une démocratie, si des propos excessifs peuvent être poursuivis (…), ils ne (…) doivent jamais faire l’objet d’une procédure expéditive, ni conduire à un placement en détention», ont ils fait valoir.

«L’histoire retiendra que mon mari a été emprisonné sous Ben Ali, puis de nouveau dix ans après sa chute», a déploré son épouse Azza Zarrad, jointe par l’AFP, soulignant que la prison pourrait lui être fatale en raison des dysfonctionnements de son système immunitaire.

Taoufik Ben Brik, 59 ans, connu pour ses écrits souvent satiriques ou ironiques dénonçant la dictature de Ben Ali, a été censuré en Tunisie et régulièrement harcelé par la police de l’ancien régime.

Par Le Figaro avec AFP

Zimbabwe: un journaliste et un opposant inculpés pour incitation à la violence

juillet 22, 2020

Un journaliste et le leader d’un parti d’opposition zimbabwéens, arrêtés cette semaine, ont comparu, ce mercredi 22 juillet, devant un tribunal d’Harare où ils ont été formellement inculpés d’incitation à la violence, a constaté une journaliste de l’AFP. Le journaliste Hopewell Chin’ono a révélé récemment des scandales de corruption dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe, scandales qui ont débouché sur le limogeage début juillet du ministre de la Santé Obadiah Moyo.

Quant à Jacob Ngarivhume, à la tête du petit parti Transformer le Zimbabwe, il avait appelé à des manifestations le 31 juillet pour protester contre la corruption au sein de l’Etat et contre la détérioration de la situation économique dans le pays. Les deux hommes, interpellés à leur domicile lundi à Harare, ont été formellement inculpés mercredi.

Le procureur Whisper Mabhaudhi a accusé le journaliste d’avoir également incité les Zimbabwéens à participer aux manifestations prévues le 31 juillet, ne faisant preuve d’«aucun respect pour la vie humaine». Il s’est opposé à sa demande de libération conditionnelle, compte tenu de «la probabilité qu’il s’enfuit».

Un couvre-feu contre le Covid-19 instauré juste avant les manifestations

Les avocats du journaliste ont de leur côté dénoncé les conditions de son arrestation et de sa garde à vue. Selon eux, les forces de l’ordre ont brisé une baie vitrée au domicile de Hopewell Chin’ono pour entrer chez lui. L’audience consacrée à la demande de libération conditionnelle des deux hommes doit reprendre jeudi.

Les manifestations prévues le 31 juillet ont de fait été annulées avec l’établissement mardi d’un couvre-feu et de mesures strictes de confinement pour tenter d’endiguer la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe. Au cours de la dernière semaine, le nombre de cas confirmés dans ce pays d’Afrique australe a quasiment triplé, avec 1.713 cas enregistrés à ce jour, dont 26 morts.

Cette pandémie survient alors que le Zimbabwe est englué depuis le début des années 2000 dans une grave crise économique et financière. Après un relatif répit il y a une décennie, la situation a de nouveau empiré depuis deux ans avec le retour de pénuries (liquidités, carburants, denrées de base, électricité…), sur fond d’inflation galopante et de dépréciation du dollar zimbabwéen.

Par Le Figaro avec AFP

Togo : un mandat d’arrêt international émis contre l’opposant Agbéyomé Kodjo

juillet 16, 2020

L'opposant togolais Agbéyomé Kodjo, le 24 février à Lomé.

L’opposant togolais Agbéyomé Kodjo, le 24 février à Lomé. © Sunday Alamba/AP/SIPA

 

La justice togolaise a émis un mandat d’arrêt international contre Agbéyomé Kodjo, arrivé deuxième à la présidentielle de février remportée par le chef de l’État sortant, Faure Essozimna Gnassingbé. L’opposant vit désormais dans la « clandestinité au Togo ».

« Un mandat d’arrêt international a été délivré contre Agbéyomé Kodjo. Nous l’avions appris hier auprès du juge instructeur », a déclaré jeudi sur une radio privée Me Darius Kokou Atsoo, son principal avocat. « C’est un acte d’acharnement de plus contre Agbéyomé Kodjo, qui n’entame en rien notre détermination à faire éclater la vérité juridique dans cette affaire », a-t-il souligné.

L’opposant avait refusé de se présenter à une convocation de la justice le 10 juillet, assurant dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux qu’il « craignait pour sa vie ».  Le procureur de la République du Togo, Essolissam Poyodi, a confirmé qu’un « mandat d’arrêt international » avait été lancé à l’encontre de l’opposant depuis cette date.

« Clandestinité »

Il reste depuis introuvable, mais il assuré, dans un message envoyé à l’AFP, être resté au Togo « dans la clandestinité », car sa vie « est en danger ». L’opposant est placé sous contrôle judiciaire depuis le 24 avril, après avoir passé quatre jours à la gendarmerie nationale. Le doyen des juges d’instruction lui avait interdit de quitter le Togo sans autorisation.

Candidat du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo a obtenu 19,46% des suffrages le 22 février, contre 70,78% pour Faure Essozimna Gnassingbé, selon les résultats officiels que l’opposant conteste fermement.

Son immunité parlementaire avait été levée en mars, à la demande du parquet de Lomé, pour s’être « autoproclamé » président de la République. Il s’est également présenté comme « prétendu chef de l’État et chef suprême des Armées », appelant la Nation et les forces armées à se mobiliser contre le pouvoir, des propos et agissements relevant « des qualifications de troubles aggravés à l’ordre public (…) et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État », selon le procureur.

Fin juin, le MPDD a également demandé la libération de 16 de ses militants incarcérés depuis le 21 avril. Ces derniers avaient été condamnés à quatre mois de prison ferme, pour « flagrant délit, rébellion et complicité de rébellion.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: décès de Paul Marie MPOUELE

juillet 1, 2020
Décès à Brazzaville, ce 1er Juillet 2020, de Mr Paul Marie MPOUELE, président du Parti les Républicains, membre du groupement mené par le Chef de fil de l’opposition Pascal TSATY MABIALA, ancien membre du FROCAD !

La veillée est à MFILOU (Brazzaville ) vers le Camp Soprogie

 

Photo de BrazzaNews.
Paul Marie MPOUELE: Repose en paix !
Avec Brazzanews

Décès de Pierre Lumbi en RDC : hommage unanime de la classe politique au « stratège »

juin 15, 2020

 Pierre Lumbi, lors d'une conférence de presse de Ensemble, en juin 2018.

Pierre Lumbi, lors d’une conférence de presse de Ensemble, en juin 2018. © DR / Ensemble pour la République 

Pierre Lumbi, décédé le 14 juin à Kinshasa, aura occupé un rôle central sur la scène politique de son pays. Personnage clé du dispositif de Moïse Katumbi, il fut également directeur de campagne de Martin Fayulu lors de la présidentielle de décembre 2018, après avoir été le conseiller de Joseph Kabila et collaborateur d’Étienne Tshisekedi.

Sénateur, secrétaire général d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, Pierre Lumbi s’est éteint le 14 juin à Kinshasa, a annoncé l’ancien député Francis Kalombo, dimanche soir. Pierre Lumbi, touché par le coronavirus, avait été hospitalisé il y a plusieurs jours.

Les hommages, unanimes, saluent la mémoire d’un homme de conviction, qui aura marqué de son empreinte la vie politique de son pays. Conseiller spécial en matière de sécurité de Joseph Kabila, avant de passer à l’opposition en 2016, il fut aussi collaborateur d’Étienne Tshisekedi, directeur de campagne de Martin Fayulu, et, enfin, secrétaire général du parti de Moïse Katumbi… Pierre Lumbi, plusieurs fois ministre, connaissait en effet bien les arcanes du pouvoir et ses hommes les plus influents.

« Un grand frère, un ami, un sage »

Aujourd’hui, c’est l’ensemble de la classe politique et de la société civile qui lui rend hommage. « Nous perdons plus qu’un secrétaire général. Nous perdons un grand frère, un ami, un sage », regrette ainsi Moïse Katumbi dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux. « De la solidarité paysanne jusqu’à la lutte pour l’alternance démocratique, tu as été de tous les combats », poursuit l’opposant dans son hommage à celui qu’il qualifie de « véritable stratège ».

Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila, s’est dit « consterné » par la disparition de Pierre Lumbi, adressant ses condoléances « à la famille biologique et politique » du défunt. « Consterné » par l’annonce du décès, également, Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui dit garder de Lumbi, « le souvenir d’un homme engagé et épris de voir un Congo nouveau. »

« Nous avons milité ensemble à l’époque de la Conférence nationale souveraine il y a 30 ans… Je garde en mémoire son sérieux, la finesse de ses analyses et son sens de l’organisation », a pour sa part écrit sur Twitter Martin Fayulu. Un épisode qu’a également souligné Vital Kamerhe qui, depuis sa cellule de la prison de Makala, a voulu saluer « le rôle important qu’il avait joué dans l’organisation de la marche des chrétiens du 16 février 1992, et dans le déblocage de la  Conférence nationale souveraine ».

La société civile n’est pas en reste. « Pierre Lumbi était un pionniers de la lutte post-independance pour la liberté, la démocratie et la dignité. Sans être parfait, il avait néanmoins le courage de ses convictions », salut notamment le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha). Georges Kapiamba, coordinateur de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), évoque un « vaillant combattant de l’Etat de Droit démocratique qui a inspiré beucoup de jeunes ». « Je garde de bons souvenirs d’échanges fructueux avec lui », a pour sa part réagit Ida Sawyer, de Human Rights Watch.

De Kabila à Katumbi

Personnage-clé du dispositif électoral de l’ex-gouverneur du Katanga, Pierre Lumbi, ancien membre influent de la société civile, avait fait ses preuves sur le terrain électoral avec le Mouvement Social pour le Renouveau (MSR).

Il a un temps été proche de l’ancien président Joseph Kabila, dont il a notamment été le conseiller sécurité. Il a alors été parmi les principaux acteurs du rapprochement économique entre Kinshasa et Pékin, qui a notamment abouti au lancement des « Cinq chantiers » pendant le dernier mandat de Kabila.

En 2016, Pierre Lumbi claque la porte de la majorité présidentielle et rejoint la fronde du « G7 », qui se forme autour de Moïse Katumbi pour s’opposer à un troisième mandat de Kabila. En mars 2017, un mois après le décès d’Étienne Tshisekedi, il devient président du Conseil des sages de la plateforme du Rassemblement, la plateforme de l’opposition que le père de l’actuel chef de l’Etat dirigeait jusque-là. Félix Tshisekedi, lui, en devient le président.

Rallié par la suite à Moïse Katumbi, empêché de se présenter à la présidentielle, il rejoindra l’équipe de campagne de Martin Fayulu, avant de reprendre une place centrale au sein du dispositif de l’ancien gouverneur du Katanga.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

Congo-Diaspora: Hommage du Ministre MARIOTTI OUABARI à Marc MAPINGOU

mai 6, 2020

 

Photo de BrazzaNews.

Marc Mapingou

« Adieu Marc. Triste, je mêle mes larmes de peine qui n’arrêtent pas de couler aux milliers d’accents qui s’élèvent au Congo, en Europe et ailleurs, dans le monde, pour rendre hommage à mon Frère Marc Mapingou qui nous a quittés, ce 5 mai 2020, dans un hôpital parisien.
Malade, depuis près de deux mois, nos vœux pour son rétablissement n’ont pu détourner le coup fatal qui l’a frappé.

Marc Mapingou s’en est allé. Trop tôt, trop vite. Sa disparition nous rappelle une évidence que nous sommes, finalement, bien peu de chose, sur terre. Elle nous convainc davantage du néant des grandeurs humaines, du vide des honneurs que l’ambition recherche et dont la vanité s’enivre.

Il était un grand esprit, Marc Mapingou. Une figure bien connue qui privilégiait les idées positives et faciles à comprendre. Ne s’amarrant qu’à ce qui est conforme à la raison, au bon sens, à la droiture et au cri de la conscience.

Là où le mensonge, la ruse et la violence primaient, Marc Mapingou savait s’en éloigner. « Tous les hommes sont nés pour la vérité et la lumière. Mais, tous ne sont pas préparés à la recevoir, ni, par conséquent, à en faire bon usage », aimait il répéter.

Militant des causes justes, combattant de la liberté, homme de solides convictions, Marc Mapingou laisse, derrière lui, l’image d’un politique engagé, attaché aux valeurs de la République.

Par son expertise dans la communication, Il a assumé, avec adresse et patriotisme, pour le compte du Congo, son pays, deux missions, tout à fois, ardues et nobles.

En 1992, Marc Mapingou contribue à l’éclatante victoire de Pascal Lissouba aux élections présidentielles démocratiques congolaises, en qualité de Directeur de campagne.

Puis, en 2016, depuis Paris, comme son Représentant Personnel, Marc Mapingou accompagne le candidat Jean Marie Michel Mokoko, au scrutin présidentiel anticipé du mois de mars. Une tâche qu’il endosse, jusqu’à ses derniers jours, en s’associant, parallèlement, à la diaspora congolaise, combattante de Paris, dans sa lutte légitime, pour une alternative nouvelle au Congo, au lendemain de la victoire contestée de Mr Sassou Nguesso.

De là où il est injustement détenu, à Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, le cœur serré, a les pensées tournées vers son ami Marc Mapingou qu’il ne reverra plus, lui qui avait, encore, tant de projets à construire avec Marc Mapingou.

Dans les mêmes lieux où est placé Jean Marie Michel Mokoko, son frère André Okombi Salissa est inconsolable. Tant la disparition de Marc Mapingou l’a foudroyé.

De par sa formation, sa culture, ses idées, ses croyances, ses relations affectives, les valeurs qu’il défendait, Marc Mapingou avait donné un sens à sa vie.

C’était un humaniste, un pacifiste. Il ne s’en cachait pas. il avait confiance en la nature humaine et travaillait à son épanouissement. Toujours penché, vers les autres, à l’écoute de ceux ci.

Ses qualités humaines et son altruisme faisaient que sa compagnie, à Paris, était recherchée et appréciée. D’où la belle aura qu’il s’est bâtie, en milieu jeune de la diaspora congolaise, grâce à son ouverture d’esprit, la facilité de le rencontrer, son humilité et sa générosité.

C’est avec compassion que je présente mes condoléances les plus attristées à son épouse, à ses enfants et au reste de sa famille. Leur témoignant, par ailleurs, l’expression de ma solidarité, en ces moments d’intense douleur.
Là bas, à l’Orient Éternel, repose en paix, Marc.

Je te sens vivant, dans mon cœur, et au travers de nos souvenirs communs. La vie ne dure qu’un instant. Par contre, l’amour pour les défunts est éternel. Nous ne t’oublierons jamais. Toi qui savais cultiver l’amour et l’amitié. Ta mémoire sera gravée en nous.

Par ta façon d’être, ton rapport aux autres et ta conception de l’existence, faite de sagesse et de respect, tu as réussi ta vie, quand bien même, elle aura été très courte. Je la salue, à titre posthume.

Adieu Marc.

Avec Brazzanews par Ouabari Mariotti. Membre de l’UPADS, Paris le 5 mai 2020.

Congo-Diaspora: Marc Mapingou Mitoumbi est mort ce mardi à l’âge de 63 ans

mai 5, 2020

 

Marc Mapingou Mitoumbi

 

Affaibli depuis quelques semaines par le coronavirus, celui qui fut ancien directeur de campagne du Professeur Pascal Lissouba à la présidentielle de 1992, la voix officielle du Général Jean-Marie Michel Mokoko à l’étranger depuis 2016, s’est éteint très tôt ce mardi à Paris en France. Marc Mapingou Mitoumbi consultant international en communication, avait 63 ans.

Les congolais de tout bord ne tarissent pas d’éloges à l’endroit de Marc Mapingou Mitoumbi. Plusieurs années de vie politique avaient fait de l’homme au verbe direct et sans fioritures un visage familier.

Et que nous partagions ou non ses idées, ses combats, Marc Mapingou Mitoumbi était un grand Congolais libre, épris de notre terre, pétri de notre histoire et amoureux taiseux de notre culture. Il aimait les congolais de France pour les saluer, leur parler, leur sourire…les embrasser.

Les plus humbles, les plus fragiles, les plus faibles furent sa grande cause. Si longtemps, nous n’avons osé l’aimer pour finalement concevoir pour lui un attachement affectueux, quasi filial.

Le faiseur des rois eut aussi des drames intimes que sa pudeur toujours entoura de silence. Ce silence, dans lequel ces dernières semaines il s’était réfugié. Aussi parce qu’il est des blessures dont un homme ne peut se remettre. Son regard, les traits de son visage disaient encore un peu de lui à la famille et aux amis qui le visitaient encore.

Nous avons pour Marc Mapingou Mitoumba ce mardi 5 mai 2020, de la reconnaissance. Il eut notre République du Congo chevillée au corps tout au long de sa vie.

Nous nous souvenons avec émotion et affection de sa liberté et de sa personnalité, de ce talent qu’il eut de réconcilier simplicité et grandeur, proximité et dignité, amour de la patrie et ouverture à l’universel.

Portons en nous désormais cette part de notre histoire qui l’accompagne, conscients de notre dette à son égard, forts de ce qu’il nous a légué comme par exemple ces propos, lors d’une interview exclusive accordée à nos confrères de Zenga-Mambou, en février 2019 : « L’espérance est le maître mot de tous ceux qui croient à la vie. Ne jamais laisser tomber, car le combat que nous menons n’est pas seulement courtermiste, il est pour éclairer l’avenir même quand nous ne serons plus de ce monde ».

Adieu Marc !

Les Echos du Congo-Brazzaville présentent ses condoléances les plus attristées aux familles biologique et politique de l’illustre disparu.

Avec Les Echos du Congo-Brazzaville par Jean-Jacques Jarele SIKA

RDC: Arrestation de Ne Muanda Nsemi à Kinshasa par la police après une brève résistance

avril 25, 2020

Après une courte résistance, Ne Mouanda Nsemi a été arrêté avec ses milices, le vendredi 24 avril 2020, par la police, puis conduit à la prison de Makala pour rejoindre Vital Kamerhe. Les deux hommes – l’un critiquant l’autre, il y a peu – tandis que Vital était en posture silencieuse muet comme carpe – auront du bon temps pour discuter politique et se partager un peu de Mpadi (foufou ya ma sangu) dit farine de maïs avec un peu de Matembele, feuilles de patates douces, afin de tenir le coup dans cette détention.

 

Avec Congofrance