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Côte d’Ivoire : le dialogue entre le pouvoir et l’opposition suspendu sans accord

décembre 30, 2020
Hamed Bakayoko, en janvier 2020 à Abidjan.

Le dialogue politique en Côte d’Ivoire a été suspendu mardi sans qu’un accord formel n’ait été trouvé. Seule certitude : les législatives se tiendront en mars prochain.

Après une semaine de discussions, le dialogue politique a été suspendu, mardi, sans qu’un accord formel n’ait été atteint entre le pouvoir et l’opposition. Dans son discours concluant les pourparlers, le Premier ministre Hamed Bakayoko a cependant salué un « consensus pour la poursuite du dialogue », en vue d’une « décrispation du climat politique ».

« Les problèmes qui restent en suspens feront l’objet de prochaines séances, le processus reste ouvert », a estimé de son côté Koffi Niamkey, principal négociateur du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, premier parti d’opposition).

« Une dynamique »

Au lendemain d’une présidentielle boycottée par une partie de l’opposition qui a appelé à une campagne de désobéissance civile, et marquée par des violences électorales qui ont fait 85 morts et 500 blessés entre août et novembre, plusieurs responsables jugeaient nécessaire d’instaurer un dialogue direct entre les chefs des trois grands partis ivoiriens, le président Alassane Ouattara et les ex-présidents Henri Konan Bédié (actuel leader de l’opposition), et Laurent Gbagbo.

« La plateforme de l’opposition a des réserves mais ne s’est pas retirée du dialogue, c’est une dynamique », a jugé Adama Bictogo, numéro deux du parti au pouvoir, assurant que « les élections législatives auront bel et bien lieu en mars 2021 ». « Le plus important c’est que l’opposition aille à ces élections », a-t-il ajouté. Le pouvoir avait évoqué jusqu’à présent un scrutin au « premier trimestre ».

Aucune date pour une reprise du dialogue politique n’a été avancée. Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ex-président Gbagbo, a déjà annoncé la semaine dernière sa participation aux législatives. Le PDCI, lui, ne s’est pas encore prononcé.

Lors de son investiture le 14 décembre,  Alassane Ouattara avait appelé à relancer le dialogue politique pour sortir de la crise en Côte d’Ivoire, à la suite de Henri Konan Bédié, quelques jours plus tôt.

Plusieurs responsables de l’opposition, dont son porte-parole, l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan – qui doit être présenté ce mercredi 30 décembre devant un juge – , sont poursuivis par la justice et écroués après avoir proclamé un régime de « transition » censé remplacer le président Ouattara, dont ils n’avaient pas reconnu la réélection pour un troisième mandat.

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle en Centrafrique : l’opposition demande l’annulation du scrutin

décembre 30, 2020
Une femme vote à l’occasion des élections présidentielle et législatives, au Lycée Boganda à Bangui, en Centrafrique, le 27 décembre 2020.

Quatre jours après un premier tour perturbé par les groupes rebelles, la coalition de l’opposition a demandé mercredi « l’annulation pure et simple » de la présidentielle et des législatives.

La Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), regroupant les plus importants partis et mouvements de l’opposition au président Faustin Archange Touadéra « constate que les élections groupées n’ont pas été justes et inclusives et ne sont nullement l’expression de la volonté du peuple centrafricain », a-t-elle fait savoir ce mercredi.  

« La COD-2020 rend responsable de cette mascarade électorale l’Autorité nationale des élections (ANE), le régime de Touadéra, le G5+ [qui compte notamment la France, la Russie, l’ONU, l’Union européenne et la Banque mondiale, ndlr], plus particulièrement le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye », ajoute encore la coalition dans un communiqué.

Des élections « crédibles », selon le gouvernement

La COD-2020 dénonce par ailleurs l’impossibilité de voter dans plusieurs régions, affirme avoir constaté « des bourrages massifs des urnes » et évoque « un nombre de votants qui dépasse celui des inscrits » dans certains bureaux de vote.

« Nous avons eu des élections crédibles, engagées et populaires », avait au contraire assuré le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui, lors d’une conférence de presse, mardi. Les autorités ont néanmoins reconnu que le vote avait été empêché dans 29 des 71 sous-préfectures, le rapporteur général, Momokoama Théophile, précisant à l’AFP que « dans six autres sous-préfectures, il n’y a eu qu’un vote partiel ».

« Certains avaient estimé que ces élections ne devaient pas avoir lieu et qu’il fallait tout faire pour effrayer et décourager les Centrafricains. Malgré cela, ils ont marqué leur volonté ferme d’aller voter, en dépit de tous les dangers », a insisté Ange-Maxime Kazagui. 

« Félicitations » de la Ceeac et de l’OIF

La mission d’observation de la Communauté des États de l’Afrique centrale (Ceeac) a pour sa part « félicité le peuple centrafricain pour sa maturité politique et sa détermination à faire barrage aux forces négatives qui menaçaient la tenue des élections » et adressé des félicitations à l’ANE pour avoir « relevé le défi de l’organisation des ces élections dans un contexte particulièrement difficile ».

Dans un communiqué daté du 29 décembre, signé de la main de Sylvestre Ntibantunganya, chef de la mission d’observation de la Ceeac, la mission d’observation enjoint également les candidats à « recourir aux voies constitutionnelles et légales pour des contestations éventuelles ».

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui avait également déployé des observateurs, a quant à elle salué la « participation massive des électeurs le jour du scrutin, dans les bureaux de vote visités à Bangui » où « les électeurs ont accompli leur devoir citoyen, dans le calme et la discipline »

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan remis en liberté provisoire

décembre 30, 2020
Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, lors d’une conférence de presse le 1er novembre au domicile d’Henri Konan Bédié à Abidjan.

La justice a prononcé la remise en liberté provisoire de l’opposant ivoirien, qui avait été arrêté le 7 novembre dernier. Le président du Front populaire ivoirien (FPI) reste cependant toujours poursuivi pour « atteinte à l’autorité de l’État ».

Pascal Affi’N’Guessan va recouvrer sa liberté, mais sera soumis à un contrôle judiciaire. L’opposant, qui avait été arrêté dans la nuit du 6 au 7 novembre dernier, a été présenté ce mercredi devant un juge de la cellule judiciaire spéciale mise en place fin novembre par décret présidentiel pour traiter les dossiers relatifs à la crise pré et postélectorale.

À l’issue de l’audition, le magistrat a prononcé la remise en liberté provisoire du président officiellement reconnu du Front populaire ivoirien (FPI). Ce dernier, qui a co-fondé avec Henri Konan Bédié le Conseil national de transition (CNT), dont il fut le porte-parole, reste cependant sous le coup de poursuites pour « atteinte à l’autorité de l’État », a précisé une source judiciaire à Jeune Afrique.

Contrairement aux autres personnalités incarcérées dans le cadre des enquêtes en cours concernant la crise électorale, Pascal Affi N’Guessan n’était pas détenu à la prison de la Maca, mais était à l’isolement dans une villa de l’École de gendarmerie, dans le quartier de Cocody, à Abidjan.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu

Opposition congolaise

décembre 22, 2020

Le Conseil fédéral de la Fédération de l’Opposition Congolaise acte l’éviction de Mme Claudine Munari de la Présidence du FROCAD

C’est un coup dur pour la Présidente du MUST, Mme Claudine Munari, dans le bras de fer qui l’oppose à Clément Mierassa au sein du FROCAD.

Prévue par elle-même début décembre, la session extraordinaire du Conseil fédéral de la Fédération de l’Opposition Congolaise s’est tenue lundi 21 décembre 2020, avec les délégations des trois composantes à savoir IDC, CJ3M et FROCAD.
En l’absence non justifiée de la Présidente Claudine Munari, c’est Michel Mampouya, le premier Vice-Président (issu de l’IDC) qui a présidé les travaux.

La délégation des cinq membres du FROCAD était conduite par Clément Mierassa et celle de la Composante J3M par le Professeur Albert Makita-Mbama.

Le Conseil fédéral a pris acte de l’éviction de Mme Claudine Munari à la tête du FROCAD où elle a été remplacée par Clément Mierassa. Comme le mandat à la tête de la Fédération de l’Opposition Congolaise incombe au FROCAD, Clément Mierassa devient automatiquement Président de la Fédération de l’Opposition Congolaise jusqu’à la tenue de la prochaine convention en janvier. On en saura plus prochainement, sur cette circonvolution qui vient de changer la physionomie de la Fédération de l’Opposition Congolaise!

Avec Congo Tribune

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara prête serment et invite l’opposition au dialogue

décembre 14, 2020
Le président ivoirien Alassane Ouattara prête serment pour un troisième mandat le 14 décembre 2020 à Abidjan.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a prêté serment ce lundi à Abidjan, moins de deux mois après son élection. Il a annoncé la création d’un ministère de la Réconciliation nationale et appelé à la reprise du dialogue avec l’opposition en vue des élections législatives.

C’est au cours d’une cérémonie sobre et brève – moins de deux heures – que le président ivoirien Alassane Ouattara, réélu à un troisième mandat avec 94,27% des voix le 31 octobre, a prêté serment sur la Constitution, ce lundi matin au palais présidentiel d’Abidjan. Une première dans l’Histoire du pays.

« C’est avec beaucoup d’honneur et de responsabilité que j’ai prêté serment, je mesure l’ampleur de cette charge. Je prends à nouveau l’engagement de l’assumer pleinement au service de mes compatriotes, de tous mes compatriotes. C’est ensemble que nous devons construire un avenir plus radieux pour tous nos concitoyens et pour les générations futures », a déclaré Alassane Ouattara en introduction d’un discours d’une trentaine de minutes, se posant ainsi en rassembleur d’un pays affecté par de vives tensions.

La cérémonie a en effet été organisée au terme d’un processus électoral marqué par le boycott de l’opposition, qui ne reconnaît toujours pas le scrutin, l’arrestation de certains de ses leaders, ainsi que des violences meurtrières, notamment dans le centre du pays.

Le chef de l’État a ensuite dressé la liste de ses priorités pour les cinq prochaines années. Parmi elles : l’éduction, la formation et l’emploi des jeunes. « À compter de janvier 2021, le gouvernement et les collectivités locales prendront en charge les frais COGES, ces frais des comités de gestion des établissements scolaires supportés par les parents d’élèves », a-t-il promis.

Et d’égrainer les autres grands chantiers de son nouveau mandat : la multiplication des centres de formation professionnelle « pour garantir une seconde chance aux jeunes sortis trop tôt du système scolaire », le soutien à l’emploi des femmes, la vaccination contre le Covid-19 à partir d’avril 2021, la généralisation de la Couverture maladie universelle (CMU), l’amélioration de la qualité de l’offre des soins, le recul de la pauvreté « à travers l’émergence d’une classe moyenne » ou encore le renforcement du lien avec le secteur privé et une répression plus sévère de la corruption qui « sape les fondements même de l’état de droit et de la démocratie ».

Des violences « intolérables »

Alassane Ouattara a par ailleurs annoncé la création « dans les prochains jours » d’un ministère de la Réconciliation nationale, dont l’objectif sera « le renforcement de la cohésion nationale et la réconciliation des fils et des filles de Côte d’Ivoire ».

« L’élection présidentielle a donné lieu à des violences intolérables », a regretté le président ivoirien, les condamnant « avec la plus grande fermeté ». « Ces actes graves ne doivent pas rester impunis, il faut mettre fin à l’impunité dans notre pays, c’est une exigence pour le respect des droits humains, nul n’est au-dessus de la loi. Je veux que cela soit clair. »

Début décembre, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé le gouvernement ivoirien à « enquêter de toute urgence sur les meurtres de plus de 50 personnes lors des violences politiques et intercommunautaires ».

Pas de réconciliation sans dialogue, a affirmé le président ivoirien. « J’ai instruit le Premier ministre, Hamed Bakayoko, de reprendre les discussions avec les partis politiques pour mettre en œuvre les recommandations de la Cedeao relatives à la Commission électorale indépendante (CEI) dans la perspective de la tenue des élections législatives dans le courant du premier trimestre 2021, a-t-il déclaré. J’invite l’ensemble des partis politiques à saisir cette nouvelle opportunité qui s’offre à tous pour aboutir à une décrispation du climat par le dialogue, afin de renforcer la paix et la stabilisé de notre pays ».

L’opposition réclame une refonte de la CEI, qu’elle estime inféodée au pouvoir. Officiellement, les négociations entamées le 11 novembre au Golf-hôtel d’Abidjan entre Alassane Ouattara et l’ancien président et opposant Henri Konan Bédié sont rompues. Le 9 décembre, ce dernier a annoncé la fin du Conseil national de transition (CNT) et appelé lui aussi à un dialogue national réunissant les forces vices de la nation sous l’égide de facilitateurs indépendants. Il maintient cependant une condition : la libération des opposants.

Un parterre de chefs d’État

Alassane Ouattara a prêté serment devant un parterre de chefs d’État de « pays frères », membres de la Cedeao, qu’il a remerciés de leur présence en les désignant chacun par des surnoms « affectueux ». « Mon jeune frère » pour Patrice Talon, Macky Sall et George Weah ; « mon neveu » pour le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré ; « l’empereur » pour le Congolais Denis Sassou Nguesso ; « ma chère sœur » concernant la présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde ; « double excellence » à propos de Nana Akufo-Addo, fraîchement réélu au Ghana ; « mon fils » pour le président de la transition malienne, Bah N’Daw ; « l’émir du Sahel » au sujet du Nigérien Mahamadou Issoufou et enfin « notre jeune doyen » pour le Togolais Faure Gnassingbé.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat et l’ancien président français Nicolas Sarkozy avaient aussi fait le déplacement. La France était officiellement représentée par son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

« J’ai une pensée toute particulière pour celui que j’aurais tant souhaité voir à ma place aujourd’hui, mon fils, feu le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly (décédé le 8 juillet 2020), candidat désigné le 12 mars 2018 par le RHDP pour l’élection présidentielle », a enfin souligné Alassane Ouattara à la fin de cette longue séquence de remerciements.

Par Florence Richard – à Abidjan

Présidentielle 2021 : la concertation politique de Madingou consolide la démocratie congolaise

novembre 25, 2020

Le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique et du Travail, Firmin Ayessa, a présidé, le 25 novembre à Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, la cérémonie d’ouverture  de la concertation politique placée sur le thème : « Consolidons les acquis de la démocratie par les élections libres, transparentes et apaisées ».

Photo de famille des délégués à la concertation politique de Madingou

Dans son discours d’ouverture, le vice-Premier a appelé les participants à faire des scrutins des actes citoyens qui ne doivent pas faire déchainer des passions. « L’élection constitue un haut moment de débats d’idées, de discussions et d’expressions démocratiques libres. Elle ne doit pas être l’occasion de déchirement politique, de discorde du peuple, de désunion nationale et de violence civile », a-t-il indiqué.

C’est, a-t-il renchéri, l’enjeu essentiel de la présente concertation politique  qui doit être, selon lui, l’expression forte de la volonté partagée des Congolais. Cette volonté exige, a-t-il poursuivi, d’échanger et de communiquer librement, de discuter et de débattre sans passion, en ayant pour seul point de mire : l’intérêt commun.

Par ailleurs, l’orateur a rappelé aux participants l’intérêt des précédentes concertations qui ont balisé la voie aux  différents scrutins et posé les bases de la consolidation de la démocratie. Pour l’orateur, cette tradition de dialogue consistant à organiser à la veille de chaque consultation électorale politique une table ronde, bien que l’élection elle-même soit encadrée par la loi, devrait unir les acteurs politiques et ceux de la société civile dans le but de faire le point des recommandations antérieures et envisager des perspectives nouvelles.

En outre, le vice-Premier ministre a déclaré que sans le dialogue il n’y a pas de démocratie vivante et efficace. « Nous avons besoin de la concertation pour prévenir les tensions et les conflits qui, inexorablement, conduisent au délitement de la société. Nous avons besoin du dialogue et de la concertation parce qu’ils sont les plus sûres garanties de paix et de l’unité ; parce qu’ils sont les moyens les plus efficaces de règlement des différends, de résolution des incompréhensions et des malentendus », a-t-il noté.

Une vue des participants dans la salle à l’ouverture des assises de Madingou, le 25 novembre 2020/ Adiac

Pour sa part, le préfet du département de la Bouenza, Jules Monkala Tchoumou, a félicité les pouvoirs publics pour avoir porté leur choix sur  Madingou d’abriter les présentes assises. Le département de la Bouenza, a-t-il dit, offre son hospitalité et sa disponibilité aux hôtes  qui y sont conviés. Il s’est réjoui de l’attention que le gouvernement a accordée ces cinq dernières années à Madingou en y organisant des cérémonies d’intérêt national.

De son côté, la maire de la ville de Madingou, Simone Bakoumina, à qui revenait la charge de parler au nom des populations de cette ville, a salué la libéralité des pouvoirs publics en  inscrivant  le chef-lieu du département de la Bouenza dans l’histoire politique  du Congo par l’organisation de cette concertation politique.

Prenant la parole à leur tour, les sages et notabilités du département de la Bouenza  ont sollicité,  à travers la voix de Samuel Mouandza,  la clémence des mânes et des anciens de la contrée afin que les travaux de la concertation se déroulent dans la tranquillité.

Notons que la presque totalité des acteurs politiques et de la société civile y sont représentés, précisément  plus de cent cinquante délégués, dont les plus en vue sont : Claudine Munari (Must) ; Guy Brice  Parfait Kolelas (UDH-Yuki) ;  Anné Biby (CNR de Ntumi) ; Elo Dacy (UPRN de Mathias Dzon) ; Benjamin Boukoulou (Ur) ; Joseph Kignoumbi Kia Mboungou  (La Chaine) ; Pascal Tsaty Mabiala (Upads) ; Joseph Kinfoussia et Prosper Dihoulou (UDR-Mwinda), etc.

La cérémonie a été rehaussée de la présence de quelques membres du gouvernement, notamment  Raymond Zéphirin Mboulou ;  Pierre Mabiala ; Anatole Collinet Makosso, Charles Gamfouomo et Antoine Nicéphore Fylla Saint-Eudes.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

Congo/Vie des partis : le RDD suspend sa participation à l’opposition

novembre 24, 2020

A la faveur d’une conférence de presse animée le 24 novembre à Brazzaville, le président du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango a annoncé la suspension de son parti à l’opposition politique congolaise, dirigée par Pascal Tsaty-Mabiala.

Photo : Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango devant le presse

Parmi les raisons de cette suspension Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango a évoqué la marginalisation du RDD par la plateforme de l’opposition politique congolaise lors de la tenue de plusieurs réunions techniques préparatoires à la concertation politique de Madingou.

La dernière en date est la rencontre des partis de l’opposition politique congolaise avec l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies François Loucény Fall. Le non rendu de manière claire des rencontres que le chef de file de l’opposition organise avec d’autres formations politiques.

« Le RDD n’est pas arrivé à l’opposition pour être un faire-valoir. On ne peut pas travailler avec quelqu’un qui ne nous respecte pas », a déclaré Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango.

Concernant la participation du RDD à la concertation de Madingou, il a dit reconsidérer sa décision après avoir annoncé dans un communiqué publié la veille sa non-participation à cette rencontre. Ainsi, conformément au texte publié par le ministère de l’Intérieur sur la répartition des membres des délégations à ladite concertation, le RDD va avec un quota de deux délégués.

« Le RDD va à Madingou en tant que RDD. Nous allons pour faire entendre notre voix. Le parti va avec ses propres propositions. Après la concertation, le RDD se réservera le droit de collaborer avec d’autres partis défendant les valeurs et les principes de la social-démocratie », a indiqué Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo: Concertation politique de Madingou, suspendue

novembre 23, 2020

Des soucis quant au démarrage des travaux !

Le compte n’y est pas encore et on ne peut pas commencer. Prévus pour démarrer lundi 23, puis mardi 24 novembre, les travaux de la concertation politique de Madingou, qui seront présidés par le Vice-Premier Ministre Firmin Ayessa, sont renvoyés au mercredi 25 novembre.

Alors, il a fallu changer les quelques banderoles déployées à Madingou, puisque la date a changé. On est en plein dans la navigation à vue. C’est la culture de gestion que d’ailleurs les politiques congolais affectionnent: la navigation à vue (pas de planification, pas d’ordre du jour, tout est déterminé séance tenante). Et voilà que les organisateurs sont débordés par une arrivée massive de gens qui, s’ils ne participent pas, veulent au moins suivre l’événement.

Pour ce qui est des participants, tout le monde n’est pas encore là. Si du côté de la Majorité présidentielle, du centre et de la société civile, les délégations invitées affichent complet à Madingou, il y a encore des tractations du côté de l’opposition. La délégation de la COPAR (Convention des Partis Républicains), en tant qu’opposition républicaine dirigée par Nick Fylla et Chrys Walembaud, est déjà à Madingou. Mais, les autres sont toujours attendues.

L’Opposition politique congolaise, du chef de file Pascal Tsaty-Mabiala, est encore dans les tractations à Brazzaville. Les quatre têtes d’affiche de cette opposition ne parlent pas le même langage: Pascal Tsaty-Mabiala, qui a été récemment reçu par le Président de la République, tente de convaincre les autres leaders d’y aller. Mais, ceux-ci disent que sans ordre du jour et sans la direction des débats par Martin Mbéri qui a constitutionnellement la responsabilité du dialogue politique dans le pays, ils ne mettront pas pied à Madingou. En tout cas, Anguios Nganguia-Engambé et Mboussi-Ngouari posent des conditions. Quant à Guy-Brice Parfait Kolélas, le candidat sorti deuxième lors de l’élection présidentielle anticipée de 2016, il n’y sera pas présent personnellement. Et les autres, l’opposition dite radicale (avec les Dzon, Moukouéké, Itadi, Munari, Michel Mampouya, etc), n’aurait pas été invitée.

A Madingou, où des journalistes sont déjà sur place, l’ambiance est à l’attente. On ne sait pas ce qui va sortir réellement de cette concertation, pourtant événement national, mais qui semble revêtir un caractère sectaire où certaines institutions de la République et d’autres forces vives de la Nation n’ont même pas été invitées. Il se dit qu’il est question de parler entre acteurs politiques choisis, de l’organisation de l’élection présidentielle de 2021.

Par Brazzanews avec Congo tribune

Présidentielle en Côte d’Ivoire: l’opposition appelle à «l’ouverture d’une transition civile»

novembre 1, 2020
Au lendemain du scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire, l’opposition annonce qu’elle ne reconnaît pas cette élection et constate la fin du mandat du président Ouattara.

Le porte-parole de l'opposition ivoirienne, Pascal Affi N'Guessan, lors de sa conférence de presse, à Abidjan, le 1er novembre 2020.

© RFI/Romain Ferré Le porte-parole de l’opposition ivoirienne, Pascal Affi N’Guessan, lors de sa conférence de presse, à Abidjan, le 1er novembre 2020.
Avant l’annonce des résultats partiels, qui devraient être annoncés dans les prochaines heures, le porte-porte de la coalition d’opposition, Pascal Affi N’Guessan, a lu une déclaration devant une nuée de journalistes nationaux et internationaux, depuis la résidence du président du PDCI, Henri Konan Bédié. Aux côtés d’Affi N’Guessan, d’autres présidents de partis, notamment Albert Mabri Toikeusse, dont le dossier de candidature avait été jugé irrecevable par le Conseil constitutionnel. En revanche Henri Konan Bédié, lui, n’a pas assisté à la lecture du communiqué. Les journalistes l’ont cependant aperçu faire un geste de la main quelques minutes plus tôt.Sans surprise, l’opposition annonce ne pas « reconnaître l’élection présidentielle », par conséquent elle « constate la fin du mandat du président Ouattara » et « appelle à l’ouverture d’une transition civile afin de créer les conditions d’une élection présidentielle juste et transparente ».

Poursuite du blocage politique

Par la voix de Pascal Affi N’Guessan, l’opposition a aussi appelé à « la mobilisation générale » pour faire « barrage à la dictature du président Alassane Ouattara », sans toutefois donner plus d’information ou de précisions sur les modalités de cette mobilisation. Le blocage politique est donc loin d’être réglé malgré les troubles importants qui ont secoué le pays ce samedi. L’opposition déplore d’ailleurs désormais 30 personnes victimes pour la seule journée d’hier.  De son côté, le gouvernement n’a donné aucun bilan officiel à ce jour.

L’opposition a avancé d’autres chiffres : le taux de participation notamment, qu’elle estime à moins de 10%.

Par RFI avec son correspondant à AbidjanFrançois Hume-Ferkatadji

Présidentielle en Côte d’Ivoire : le gouvernement fait un pas vers l’opposition

octobre 22, 2020
Des véhicules de la police anti-émeute lors de heurts à Abidjan, le 19 octobre 2020.

À moins de dix jours du scrutin, le gouvernement promet « d’examiner favorablement » les requêtes de l’opposition sur la réforme de la commission électorale et ouvre la porte à une rencontre entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié.

La restructuration de la Commission électorale indépendante (CEI) avec un siège de plus pour l’opposition, l’octroi d’un poste de vice-président au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA, d’Henri Konan Bédié) dans le bureau de l’institution électorale et la recomposition des commissions électorales locales. Mercredi, le gouvernement ivoirien a décidé de faire un pas vers l’opposition.­

Dans un communiqué signé de la main de Sidiki Diakité, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, l’exécutif promet « d’examiner favorablement et dans les meilleurs délais » les requêtes formulées par Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan auprès de la délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui a rencontré les deux opposants lors de sa mission les 18 et 19 octobre.

Affi réclame « un cadre de facilitation internationale »

Cette annonce intervient au terme d’un « dialogue politique » qui s’est tenu à la Primature, sous la direction du Premier ministre, Hamed Bakayoko, et en présence d’une délégation d’observateurs de la Cedeao, précise le gouvernement ivoirien. La réforme de la CEI est l’une des revendications majeures de la coalition de l’opposition, dont les principaux représentants étaient cependant absents de cette rencontre.

Le gouvernement fait également part de la « disponibilité du chef de l’État » à rencontrer le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié. Si ce dernier n’a pas, pour l’heure, réagi à cette invitation, Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), a réaffirmé lors d’une conférence de presse qu’il rejetait tout dialogue direct avec le gouvernement, réclamant « un cadre de facilitation internationale ».

Il a aussi appelé à une intensification de la désobéissance civile « de façon pacifique » pour « contraindre Alassane Ouattara à mettre fin au coup d’État constitutionnel qu’il s’apprête à perpétuer ». La coalition de l’opposition considère en effet que la candidature du président sortant à un troisième mandat n’est pas constitutionnelle.

Au moins 9 morts à Dabou

Ces annonces interviennent dans un climat sécuritaire tendu en Côte d’Ivoire. Le bilan des violences qui ont éclaté au début de la semaine à Dabou, une ville située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest d’Abidjan, a été revu à la hausse dans la nuit de mercredi à jeudi. Au moins neuf personnes ont été tuées et une quarantaine d’autres blessées dans ces affrontements, selon le maire Jean-Claude Yede Niangne, joint jeudi par Jeune Afrique. « Nous avons retrouvé un nouveau corps ce matin », a précisé l’élu, qui craint que le bilan ne s’alourdisse encore dans les heures à venir.

La localité a été placée sous couvre-feu jusqu’à dimanche et des renforts de gendarmerie sont arrivés de la capitale économique pour sécuriser la zone. Si la situation était calme, jeudi matin, « dans la ville et dans les villages », le maire n’en demeure pas moins inquiet, craignant de nouveaux pillages et d’affrontements entre jeunes, sur fonds de rivalités politiques et communautaires, mais aussi de délinquance.

Avec Jeune Afrique par Florence Richard – à Abidjan