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Canada-Québec/Orage et inondations: une femme prise dans sa voiture à Trois-Rivières

juin 9, 2021

Isabelle Provençal va se rappeler longtemps de l’orage qui s’est abattu sur Trois-Rivières mardi en fin de journée. Elle revenait chez elle tout bonnement quand, en passant sous le viaduc de la rue Père-Daniel, sa voiture s’est engorgée d’eau et a arrêté de fonctionner. «Je me suis mise à paniquer, je pensais vraiment rester là», raconte-t-elle.

Isabelle Provençal ne s’attendait pas à ce que la situation prenne une telle ampleur.

© COURTOISIE Isabelle Provençal ne s’attendait pas à ce que la situation prenne une telle ampleur.

«J’étais rendue avec de l’eau jusqu’aux épaules, j’étais prise dans mon auto, les fenêtres n’ouvraient pas, les portes non plus. Je ne cacherai pas que je commençais à paniquer. J’avais vraiment peur, je n’étais pas capable de sortir. Je faisais juste crier.»

La jeune femme était encore en état de choc lorsque jointe dans la soirée de mardi, alors que l’évènement l’a énormément ébranlée. «Je fais juste pleurer depuis que c’est fini», a-t-elle confié au téléphone avec Le Nouvelliste.

Écoutez cet article en version audio.

Ayant perdu la notion du temps durant l’évènement, elle ne peut dire combien de temps exactement tout cela a duré, mais elle rapporte que l’eau s’est mise à monter très rapidement dans le véhicule.

Elle a d'abord appelé les services d’urgence et a pu prendre des photos pendant que le policier et les gens de la Ville élaboraient un plan.

© ISABELLE PROVENÇAL, COURTOISIE Elle a d’abord appelé les services d’urgence et a pu prendre des photos pendant que le policier et les gens de la Ville élaboraient un plan.

«Sur le coup, j’ai vu qu’il y avait de l’eau sous le viaduc, mais je voyais que les voitures en face de moi passaient. Je me suis dit: il n’y a pas de trouble, tout le monde passe. Sauf que, quand je suis passée, mon char a éteint. Il avait trop pris l’eau.»

Quand l’accumulation dans l’habitacle a commencé, elle ne pensait pas que le tout allait prendre une telle ampleur. «Quand je prenais des photos au début, je ne m’attendais pas à ce que ça devienne aussi pire que ça. Pour vrai, je me suis mise à paniquer. Je pensais vraiment que je restais là. Personne ne bougeait, je faisais juste crier de me sortir et l’eau ne faisait que monter et monter», a émis la conductrice avec beaucoup d’émotion.

Son premier réflexe a été d’appeler le 911, mais seulement le temps de l’appel, le véhicule s’était déjà beaucoup rempli. «Je n’étais déjà plus capable de sortir.» Un policier qui était sur place à ce moment pour faire de la surveillance en raison des pluies torrides a tenté d’envoyer un camion de la Ville pour aider la femme de 26 ans, mais le temps qu’il s’y rende, la conductrice se faisait inonder de plus en plus.

Isabelle Provençal avait peine à croire ce qui lui était arrivé, mardi, comme le démontre cette publication faite sur ses réseaux sociaux peu de temps après les événements.Isabelle Provençal avait peine à croire ce qui lui était arrivé, mardi, comme le démontre cette publication faite sur ses réseaux sociaux peu de temps après les événements.

C’est finalement l’agent de la paix qui a aidé Mme Provençal à s’en sortir, voyant la situation s’empirer. «Il a eu le réflexe de partir à la nage pour venir me chercher. Il essayait de forcer ma porte en tirant et moi, je poussais avec mes pieds. [Quand la porte s’est ouverte] il m’a prise et m’a amenée à la nage. Il avait de l’eau au-dessus des épaules», a rapporté celle qui est originaire de Trois-Rivières.

Elle tient d’ailleurs à remercier ce policier qui a pris l’initiative d’aller l’aider. «Je voudrais faire des remerciements au policier. C’est le seul qui a fait le move pour venir me chercher, parce que tout le monde était en train de penser à un plan. C’est le seul qui a plongé alors qu’il voyait que le véhicule se remplissait vite et que j’allais manquer d’espace», de conclure celle qui est finalement de retour chez elle, saine et sauve.

Avec Rosie St-André – Le Nouvelliste 

Québec: [En images] Un violent orage a frappé Trois-Rivières, un scénario qui pourrait se répéter

mai 26, 2021

Foudre, pluie forte, vents violents et grêle se sont abattus sur la région mardi soir durant un dizaine de minutes vers 20 h 30. Le météorologue d’Environnement Canada André Cantin affirme que des grêlons de un à deux centimètres de diamètre sont tombés à Trois-Rivières et que les vents ont atteint au moins 80 km/h.

De la grêle d'une grosseur de 1 à 2 centimètres a été observée.

© Marie-Claude Julien/ Facebook De la grêle d’une grosseur de 1 à 2 centimètres a été observée.

Une cellule orageuse a traversé le centre-ville de Trois-Rivières et une autre est passée plus à l’ouest, a expliqué le météorologue en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Les deux cellules orageuses ont ensuite traversé le fleuve pour aller sur la rive sud, notamment vers Bécancour. Elles seraient passées entre Thetford Mines et Vallée-Jonction, selon André Cantin. Personne n’aurait rapporté de grêle à ces endroits, mais le météorologue ne serait pas surpris que de tels témoignages surgissent au cours de la journée.

La police de Trois-Rivières a dû fermer une partie de la rue Champflour mardi soir, en raison de la présence d'une toiture qui s'était envolée d'un immeuble à logements.

© Courtoisie de Rémi Pothier La police de Trois-Rivières a dû fermer une partie de la rue Champflour mardi soir, en raison de la présence d’une toiture qui s’était envolée d’un immeuble à logements.

De la grêle encore aujourd’hui?

Le météorologue d’Environnement Canada André Cantin affirme qu’il faut possiblement s’attendre à recevoir de la grêle encore aujourd’hui et indique les rafales de vent pourrait atteindre jusqu’à 90 kilomètres à l’heure

La masse d’air demeure chaude et instable aujourd’hui», explique André Cantin. Il ajoute qu’un front froid est attendu en fin d’après-midi ou en début de soirée.

En fin de soirée mardi, Hydro-Québec faisait état de 14 pannes en Mauricie affectant plus de 1400 clients. Mercredi matin, le courant avait été rétabli.

Vos vidéos et photos de cet orange

  • L'orage a causé des dégâts à certains endroits à Trois-Rivières.
  • Exemple de dommages causés par la grêle dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap
  • L'orage survenu mardi soir a été court, mais a causé des dommages à Trois-Rivières.

L’orage a causé des dégâts à certains endroits à Trois-Rivières.Ecran suivantPlein écran1/4 DIAPOSITIVES © Gracieuseté de Jonathan Desrosiers

Avec Radio-Canada

Congo: une trentaine de morts dans l’accident d’avion de Brazzaville

décembre 1, 2012
Un avion-cargo en provenance de Pointe-Noire au Congo a raté son atterrissage à l'aéroport de Brazzaville faisant une vingtaine de morts parmi les habitants du quartier, a-t-on appris auprès des pompiers congolais.<br />(c) Afp
Un avion-cargo en provenance de Pointe-Noire au Congo a raté son atterrissage à l’aéroport de Brazzaville faisant une vingtaine de morts parmi les habitants du quartier, a-t-on appris auprès des pompiers congolais. (c) Afp

BRAZZAVILLE (AFP) – Un avion-cargo en provenance de Pointe-Noire au Congo a raté son atterrissage à l’aéroport de Brazzaville faisant une trentaine de morts parmi les habitants du quartier, a-t-on appris auprès des pompiers congolais.

Selon le responsable des services de secrours, Georgelin Massemba, une trentaine de personnes habitant le quartier de La Poudrière, situé au bout de la piste de l’aéroport, ont été tuées lorsque l’appareil est sorti de la piste avant de s’écraser dans un ravin. L’équipage dont on ignore la composition exacte a également péri dans l’accident.

De nombreux blessés, une vingtaine, selon des témoins, ont été transportés à l’hôpital de Makélékélé, au Centre hospitalier universitaire et à l’hôpital militaire.

L’avion, un gros porteur Iliouchine, transportait des voitures et d’autres marchandises pour le compte de la compagnie locale Aero-services.

Selon un journaliste présent sur les lieux, l’accident semble être dû à un violent orage qui s’abattait sur la région. L’avion, qui n’a pas pu freiner suffisamment, est sorti de la piste, a rasé une quinzaine d’habitations, dont un bar, avant d’aller s’écraser dans un ravin et de prendre feu.

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Deux heures après l’accident les pompiers fouillaient les décombres dans le quartier de La Poudrière pour tenter de dénombrer les victimes. Cet appareil, théoriquement utilisé pour le fret, est susceptible d’avoir transporté d’autres personnes que les membres d’équipage.

Le NouvelObs.com

Pakistan: un avion s’écrase avec 127 passagers à bord

avril 21, 2012

L’appareil d’une compagnie privée pakistanaise s’est écrasé près de la capitale, Islamabad. Il n’y a aucun espoir de retrouver un survivant parmi les passagers et membres d’équipage, selon un responsable de la police.

Pris dans un violent orage, un Boeing 737 de la compagnie pakistanaise Bhoja s’est écrasé vendredi en début de soirée alors qu’il était en phase d’atterrissage. L’avion, qui effectuait la liaison Karachi-Islamabad, transportait 121 passagers et six membres d’équipage.

«Il n’y a aucune chance qu’il y ait des survivants, sauf miracle. L’avion est totalement détruit», a commenté la police locale. Selon l’armée pakistanaise, «le temps était très mauvais, il y avait de la grêle et des éclairs. Le pilote a perdu le contrôle de l’avion, qui a percuté le sol. L’appareil a explosé sous le choc et s’est transformé en une boule de feu».

Des débris à deux kilomètres à la ronde

 


Crédits photo : ATHAR HUSSAIN/REUTERS

 

L’avion devait atterrir à 18h50 à l’aéroport d’Islamabad. La tour de contrôle a perdu le contact avec l’appareil à 18h40. Le Boeing «s’est écrasé dans un énorme fracas», a déclaré un témoin des faits. Selon lui, «le pilote a peut-être tenté d’atterrir dans un champ», mais «l’avion a percuté des arbres et a explosé». «Je me suis enfui en courant. Lorsque je me suis retourné, l’avion était en feu».

À l’aéroport d’Islamabad, les familles des victimes sont effondrées. «J’étais venu chercher mon fils Sajjad et ma belle-fille Sania, qui se sont mariés il y a dix jours», a raconté un vieil homme secoué par des sanglots.

L’armée a bouclé la zone afin que les autorités puissent effectuer leurs opérations de recherche et de collectes des débris. Signe de la violence de l’impact, des effets personnels des passagers ont été retrouvés dans un rayon de deux kilomètres. «Nous allons continuer notre travail dans la nuit et espérons en avoir terminé d’ici vingt-quatre heures», a déclaré un général de l’armée.

Après douze ans d’interruption, la compagnie Bhoja Air avait repris en mars ses vols intérieurs entre Islamabad et Karachi, et prévoyait d’ouvrir de nouvelles lignes entre d’autres grandes villes du pays. Elle ne disposait que de trois Boeing 737. Le Boeing détruit avait été construit en 1980.

Le Pakistan a été frappé il y a près de deux ans par une autre catastrophe aérienne. En juillet 2010, un Airbus A321 de la compagnie Airblue s’était écrasé sur une colline à proximité d’Islamabad, tuant 152 personnes. Là encore, le mauvais temps était en cause.

Lefigaro.fr

Explosions au Congo: la vie des sinistrés encore plus précaire avec les pluies

mars 13, 2012

« Nos enfants ont pleuré toute la nuit »: comme Estelle, des  milliers de sans-abri depuis les explosions meurtrières du 4 mars à Brazzaville  ont été effrayés dans la nuit lundi à mardi par un violent orage, au début de  pluies faisant craindre une détérioration de conditions de vie déjà précaires.

« J’aurais voulu rentrer chez moi, mais je ne peux pas le faire parce que  toute notre maison est par terre », raconte à l’AFP Estelle Wanangouti, 25 ans,  hébergée dans la cour de la cathédrale Sacré Coeur comme quelque 6. 500 autres  sinistrés, selon la Croix-Rouge.

Ce site, un marché couvert et deux stades, entre autres, accueille au total  plus de 14. 000 sans-abri.  Ils ont tout perdu lors des explosions d’un dépôt de  munitions dans l’est de la capitale du Congo, qui ont fait 223 personnes morts  et plus de 2. 300 blessés.

« Ni moi, ni mon enfant, ni les amis que vous voyez à mes côtés, personne n’a  fermé l’oeil de toute la nuit.  La pluie qui s’est abattue sur la ville a tout  mouillé », explique la jeune femme.

A la cathédrale, à moins de 3 kilomètres de l’épicentre de l’explosion, une  vingtaine de tentes ont été dressées dans le jardin recouvert de gazon, mais de  nombreuses familles sont toujours installées à même le sol et dorment à la belle  étoile.

Défaisant les cheveux de sa fille de 3 ans, Estelle prie que son matelas  détrempé sèche avant la nuit.  Bien d’autres sinistrés sont dans le même cas et  ont étendu leurs vêtements et leur matelas sur le toit des tentes, notamment.

« La plupart des sinistrés que nous avons ici dorment à la belle étoile.  Avec  les pluies, il faut craindre l’apparition des épidémies », s’inquiète Martin  Bouiti, responsable du site.  Des eaux de lessive et de vaisselle ruissellent.

« L’eau potable manque.  Il faut en apporter et sensibiliser les occupants des  sites », avait déjà prévenu il y a peu le ministre de la Santé, Georges Moyen,  craignant une épidémie de maladies hydriques, comme le choléra.

Au milieu de la cour, une bâche à eau d’ordinaire alimentée par les  humanitaires est vide et les sinistrés s’approvisionnent dans les environs en  attendant qu’elle soit de nouveau remplie.  Ailleurs, des fontaines sont en  construction pour d’autres centres d’accueil.

Derrière le bâtiment où les repas sont distribués, les enfants font leurs  besoins à l’air libre.  « Nous demandons à tout le monde d’essayer de s’organiser  en attendant que les latrines soient prêtes, mais chacun se soulage où il peut »,  déplore Leonel Omi, de la Croix rouge congolaise.

La situation des enfants devient préoccupante.  « Depuis hier (lundi), nous  avons recensé plus de dix enfants malnutris.  Ce ne sont pas des cas graves », a  indiqué à l’AFP Flora Pouela-Pouela de l’ONG Médecins d’Afrique (MDA).

L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a critiqué mercredi la  gestion de la crise par les autorités « à tous les niveaux », déplorant notamment  l’insuffisance des mesures d’accompagnement des sinistrés.

Dans le quartier de la cathédrale, une équipe du Centre de santé intégré  (CSI) a commencé à vacciner contre la rougeole les enfants de 6 mois à 15 ans.   Les moins de cinq ans reçoivent aussi de la vitamine A.

Pour reloger durablement les sinistrés, dont beaucoup ont aussi été  accueillis chez des proches, le gouvernement a notamment promis la construction  d’un « quartier d’habitation moderne de 5. 000 maisons », en banlieue de  Brazzaville, promettant « un achèvement rapide des travaux ».

Jeuneafrique.com  avec AFP

A Pukkelpop, « on aurait vraiment dit la fin du monde »

août 19, 2011

Des spectateurs présents jeudi 18 août au festival de Pukkelpop décrivent pour LeMonde.fr le soudain et violent orage qui s’est abattu brutalement sur la foule et a causé la mort d’au moins cinq personnes.

• »Les tables de camping comme bouclier contre la grêle », par Sylvester P.

Nous étions sous une tente, en fait une bâche tendue. Au début, nous étions content d’être au sec et on se disait que ça allait passer très vite. La pluie a continué de plus en plus fort, Skunk Anasie jouait encore, de plus en plus de personnes couraient vers la tente. Les drapeaux que l’on pouvait voir au loin se déchiraient, le vent et la pluie étaient de plus en plus forts. Nous étions toujours au sec. Soudain la bâche s’est déchirée et tout le monde a couru dans tous les sens. Le pylone qui soutenait la bâche est tombé. Puis la grèle s’est mise à tomber.

Nous nous somme servis des tables de camping comme boucliers contre la grêle et autres objets. A ce moment, le vent et la grêle étaient de plus en plus forts. Après peut-être cinq ou dix minutes, les choses sont redevenues plus normales, on a regardé autour de nous et il y avait deux personnes alongées par terre à côté du pylone tombé. Quelqu’un essayait un massage cardiaque sur l’un deux… On a essayé de trouver les secours. Partout, des branches arrachées par terre, un arbre abattu, une autre tente à plat, il fallait franchir plusieur mares de boue de vingt centimètres de profondeur. En vingt minutes, le site s’est transformé en champ de bataille.

• »La fin du monde en dix minutes », par Angèle S.

J’étais sous le chapiteau  »Dancehall » avec mes amis, tout le monde dansait, il faisait une chaleur insoutenable et d’un coup nous avons commencé à recevoir de l’eau qui passait au travers du chapiteau. Nous avons levé les yeux au « plafond » et nous avons vu que les structures métalliques bougeaient beaucoup ainsi que les boules à facettes et autres décorations. J’ai compris tout de suite que quelque chose n’allait pas, un chapiteau aussi énorme ne se met pas à vaciller comme ça pour une petite pluie. J’ai saisi le bras d’une amie et nous avons couru vers la sortie, et tous les spectateurs ont fait de même. Je voulais sortir mais c’était impossible, les gens ont stoppé quand ils ont vu la tempête et le ciel noir dehors.

Pourtant il me semblait moins dangereux d’être sous la pluie que sous un chapiteau qui menaçait de s’écrouler. Nous avons attendu puis avons fini par sortir, les dégâts étaient considérables, des chapiteaux écroulés, des structures métalliques pliées. Nous avons mis une heure pour retourner au camping : le déluge, complètement inondé à certains endroits. Nous avons attendu que la pluie se calme dans nos tentes puis sommes allés chercher des informations : des morts, des blessés, on nous parle d’un bras coupé. Le choc. L’impression d’avoir échappé à la fin du monde. Je n’ai jamais été aussi heureuse d’être en vie et même si je ne connaissais aucun des morts, je penserai à eux toute ma vie.

• »Un énorme carnage », par Fleur L.

Vers 18 h 20, alors que nous étions dans le « Dancehall » du Pukkelpop, mon frère et moi avons vu qu’il commençait à pleuvoir de façon très violente. Puis, d’un coup, le ciel est devenu jaune, la tente s’est mise à bouger dans tous les sens. Nous avons eu le réflexe de ne pas rester en dessous des structures métalliques et de ne pas suivre le mouvement de foule. Au début, les gens n’avaient pas l’air trop perturbés, ce qui fut également notre cas jusqu’à ce que nous soyons témoins de l’effondrement de la structure voisine, à dix mètres de nous.

La tente sous laquelle on était souffrait de plus en plus, je ne pense pas qu’elle aurait tenu le coup plus longtemps. Au final, quand la pluie et le vent ont cessé, on a pu constater les dégâts. Des lacs d’eau et de boue, des gens trempés et choqués et le décor du festival complètement dévasté. Il y avait des arbres partout, des scènes effondrées, etc. Les communications impossibles nous on empêchés de retrouver nos amis pendant deux heures. Il y avait des ambulances et des policiers partout, c’était un énorme carnage. Mais au final, nous concernant, plus de peur que de mal. Même nos tentes au camping ont tenu le coup. Mais d’autres ont été beaucoup moins chanceux…

• »Les cris d’excitation se sont vite transformés en cris de panique », par Mathieu D.

C’était la troisième fois que nous assistions au Pukkelpop avec mon ami. Après s’être promenés sur le site, nous avions décidé de rejoindre l’énorme chapiteau Marquee pour voir le groupe Explosions in the Sky. Nous étions juste à côté lorsque nous avons vu le ciel s’assombrir au loin. Nous sommes rentrés sous la structure pour nous protéger des quelques gouttes qui tombaient. Puis nous avons vu la pluie devenir une averse, puis rapidement on ne voyait plus à deux mètres au-delà de la cascade de pluie formée tout autour du chapiteau.

Tout le monde attendait néanmoins l’arrivée sur la scène du groupe suivant, Panic! At The Disco. Mais les cris d’excitation se sont vite transformés en cris de panique. Le toit de cet énorme chapiteau était très violemment secoué. Nous nous sommes demandé quoi faire, s’il fallait quitter les lieux, mais la foule était très dense. Nous avons donc envisagé de sauter par dessus les crash-barrières qui encerclent la régie en cas de mouvement de foule ou de chute de la structure. Soudain un grand cri s’est fait entendre, on n’a compris ce que c’était que quelques minutes après en nous retournant : le chapiteau voisin, baptisé « le Chateau », s’était effondré. Quand la tempête s’est calmée, nous sommes sortis et avons constaté l’ampleur des dégâts : arbres déracinés, dont un gigantesque tombé sur la tente d’un sponsor, structures à terre, un site devenu une piscine de boue, beaucoup de gens choqués, au téléphone, drapés dans des couvertures de survie.

• »Nuit en plein jour d’été », par Quentin C.

Nous étions en plein concert de Skunk Anansie, aux alentours de 18 h 20. Derrière nous se trouvaient des nuages très menaçants, et la fine pluie qui tombait nous faisait un bien fou, après l’après-midi étouffante que nous avions eue. Soudain, les nuages noirs sont arrivés, il a fait nuit en plein jour d’été, et la pluie a commencé à nous couper, tant la vitesse était impressionnante. Les grêlons sont arrivés quelques secondes plus tard, et nous avons décidé de partir nous abriter. Nous avons traversé la foule, qui s’agitait, et courait dans tous les sens, pour finalement nous abriter à coté des stands, où de nombreuses personnes se tenaient.

Tout les gens étaient collés et les sacs en l’air, pour se protéger de grêlons de plus d’un centimètre de long ! J’ai regardé la scène, où un nuage de petits blocs blancs, mêlés à des vagues volantes et d’énormes feuilles (ou branches très certainement ) déferlaient. C’était très impressionnant. Sur le coup j’ai cru que j’allais mourir ; on aurait vraiment dit la fin du monde… Face au danger, la raison nous a gagnés, et nous sommes partis, il était environ 18 h 45. Nous avons dû traverser le site, dans dix centimètres d’eau. Les dégâts étaient très impressionnants. Nous sommes retournés trempés dans la voiture, pour rentrer chez nous. La pluie a continué à tomber. Il nous a fallu trois fois plus de temps pour rentrer…

LeMonde.fr