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Congo/Législatives : Un journaliste candidat indépendant gardé à vue pour « trouble à l’ordre public »

juillet 19, 2012
BRAZZAVILLE, 18 juillet (Xinhua) — Le journaliste Michel Rodriguez Abiabouti, candidat indépendant dans la circonscription unique de Mbomo aux élections législatives de dimanche dernier, a été placé en garde à vue au commissariat central de Brazzaville, pour « trouble à l’ordre public », a annoncé mercredi à Xinhua le porte-parole de la police congolaise, le colonel Jean Aive Allakoua.

« Rodriguez Abiabouti, on lui reproche d’ être à l’origine des troubles à l’ordre public à Mbomo », a déclaré le colonel Allakoua, soulignant que « les incidents qui se sont produits à Mbomo, c’est lui qui est à l’ origine. Il sera entendu par la police ».

Il est placé en garde à vue depuis lundi dernier au commissariat central de Brazzaville.

Mercredi dernier à Mbomo, il y a eu des manifestations au cours desquelles les listes électorales ont été déchirées. Il y a eu également des marches de la population qui reprochait au candidat du Parti Congolais du Travail (PCT-au pouvoir), Léon Alfred Ompimbat, d’ avoir ajouté des noms fictifs sur les listes électorales.

A la suite de ces incidents, quatre des cinq candidats à Mbomo dont Abiabouti, s’étaient retirés et Opimbat s’est retrouvé seul candidat.

Contacté au téléphone, Michel Rodriguez Abiabouti a déclaré qu' »il n’a pas participé à ces manifestations et qu’il n’a jamais incité les gens à manifester ».

Agé d’environ 50 ans, Michel Rodriguez Abiabouti est journaliste à Radio-Congo et attaché de presse au ministère congolais des Finances.

French. News. Cn

Côte d’Ivoire – Affaire des déchets toxiques : Charles Koffi entendu par la police judiciaire

juin 8, 2012

Le président de l’association des victimes de l’affaire des déchets toxiques d’Abidjan, Charles Koffi, a été arrêté le 6 juin. Selon ses proches, il aurait été inculpé de divers chefs d’accusation, notamment dénonciation calomnieuse à l’encontre du Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio.

Le président du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-ci), Charles Koffi, a été interpellé mercredi à 10 heures 45 par la police ivoirienne. Charles Koffi était alors à la tête d’une manifestation, devant le Palais de justice d’Abidjan, et réclamait la démission du Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio, la réhabilitation du juge Juliette Dosso, qui aurait été dessaisie de l’affaire des déchets toxiques, et  l’arrestation de toutes les personnes accusées de détournements de fonds dans l’enquête menée par la police économique et financière.

Pour rappel, en juillet 2011, Charles Koffi a déposé une plainte devant le tribunal de première instance d’Abidjan pour ne pas avoir reçu l’intégralité des dédommagements des victimes accordés par Trafigura. Sur un total de 22, 5 milliards de F CFA, environ 4,65 milliards de FCFA ne sont jamais parvenus aux victimes – soit 7 millions d’euros.

Charles Koffi est accusé de plusieurs chefs d’inculpation dont l’atteinte à l’ordre public, menée d’activités subversives et  dénonciation calomnieuse à l’encontre du chef du gouvernement ».

Jean-François Koffi, frère de Charles Koffi et conseiller juridique du Renadvidet

Cette plainte a donné lieu à une enquête de la Direction de la police économique et financière qui recommande des poursuites pour « faux, usage de faux, détournements de fonds, recel et complicité » à l’encontre de trois personnalités : Claude Gohourou, un leader estudiantin pro-Gbagbo aujourd’hui en exil, Cheick Oumar Kone, le patron du célèbre club de football de l’Africa Sports et du groupe Koneco (transferts d’argent, sécurité, tourisme), et Adama Bictogo, le ministre de l’Intégration africaine. Ce dernier a été démis de ses fonctions par décret le 22 mai dernier.

Jeannot Ahoussou Kouadio à la manoeuvre

Charles Koffi est détenu depuis mercredi au siège de la police judiciaire à Abidjan. « Nous avions reçu toutes les autorisations nécessaires du ministère de l’Intérieur, indique Jean-François Koffi, frère de Charles Koffi et conseiller juridique du Renadvidet. L’ordre de son arrestation est venu de la Primature. Il est accusé de plusieurs chefs d’inculpation dont l’atteinte à l’ordre public, menée d’activités subversives et dénonciation calomnieuse à l’encontre du chef du gouvernement ».

Selon nos informations, Charles Koffi pourrait être transféré dans les prochains jours à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Ses soutiens tentent actuellement d’intercéder auprès du président de la république pour obtenir sa libération.

Jeuneafrique.com