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Egypte: L’ONG des Frères musulmans menacée de dissolution

septembre 2, 2013

La justice égyptienne a recommandé lundi la dissolution des Frères musulmans en tant qu’organisation non gouvernementale (ONG), a-t-on appris de sources judiciaires. Un tribunal se prononcera le 12 novembre sur le dossier.

L’organisation islamiste, fondée en 1928 et officiellement interdite depuis 1954, s’est constituée en ONG pour répondre à ceux qui l’accusent de n’avoir aucun statut légal.

La confrérie a fonctionné dans une illégalité formelle jusqu’à la chute du régime d’Hosni Moubarak en février 2011, à la suite de laquelle le courant islamiste a remporté une série de succès électoraux qui ont porté ses partisans au pouvoir.

Les partisans du président égyptien déchu Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, ont quant à eux appelé à des manifestations à l’échelle nationale mardi, deux mois jour pour jour après sa destitution par l’armée. Ils souhaitent « une participation active dans ces manifestations et autres activités visant à obtenir le retour » de M. Morsi.

Deux semaines de répression sanglante

Les partisans du président islamiste déchu n’avaient rassemblé que quelques milliers de manifestants vendredi dernier, signe que leur capacité à mobiliser a été réduite par deux semaines de répression sanglante et l’arrestation de leurs dirigeants.

Premier président élu démocratiquement en Egypte, M. Morsi a été destitué et arrêté le 3 juillet par l’armée. Le 14 août, le gouvernement mis en place par l’armée a ordonné la dispersion par la force de tous les rassemblements pro-Morsi, provoquant un bain de sang, en particulier au Caire.

Plus d’un millier de personnes ont été tuées en une semaine, des manifestants pour l’essentiel, et plus de 2000 Frères musulmans ont été arrêtés, dont la quasi-totalité des dirigeants de la confrérie.

Au Caire, une bombe artisanale a explosé dans un poste de police du centre, blessant deux employés, rapporte l’agence de presse égyptienne Mena. L’engin explosif a été lancé par trois personnes circulant à moto, précise l’agence.

Romandie.com

RDC: vol du dossier « Chebeya » chez l’un des avocats des parties civiles

mai 31, 2013
RDC: vol du dossier 'Chebeya' chez l'un des avocats des parties civiles RDC: vol du dossier « Chebeya » chez l’un des avocats des parties civiles © AFP

Le dossier de l’affaire Floribert Chebeya, un militant des droits de l’Homme assassiné en juin 2010 à Kinshasa, a été volé chez l’un des avocats des parties civiles, a annoncé dans un communiqué l’ONG congolaise Voix des Sans Voix (VSV) qu’avait fondée la victime.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont introduits dans le cabinet de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga et ont pris « un poste téléviseur, une somme d’argent, des ouvrages, un sac contenant le dossier de l’affaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana » (le chauffeur, disparu), affirme l’organisation non gouvernementale.

Avant ce « vol visiblement planifié », l’avocat avait « reçu des appels anonymes ». « Les correspondants au bout du fil ne disaient mot, et ce, curieusement au moment où Me Ilunga voulait entrer ou sortir de son cabinet », poursuit le texte, qui précise que Me Kabengela traite de plusieurs dossiers sensibles.

La VSV « réitère une fois de plus ses vives préoccupations consécutivement à l’insécurité récurrente qui pèse sur les avocats des parties civiles dans l’affaire du double assassinat » de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana, indique le communiqué.

Floribert Chebeya, 47 ans, avait été convoqué le 1er juin 2010 à l’Inspection générale de la police à Kinshasa pour rencontrer son responsable, le général John Numbi – qui nie avoir donné ce rendez-vous et est suspendu depuis l’affaire.

Son corps avait été retrouvé le lendemain dans sa voiture, les poignets portant des traces de menottes. Celui de Fidèle Bazana n’a jamais été retrouvé. La mort du militant a suscité de nombreuses interrogations et interpellations, notamment des pays occidentaux.

Le 23 juin 2011, en première instance, la cour militaire de Kinshasa avait condamné à mort le colonel Mukalay, numéro 2 des services spéciaux de la police, ainsi que trois policiers jugés par contumace car en fuite. Un autre avait été condamné à la prison à perpétuité et trois avaient été acquittés.

Tous sont rejugés depuis le 19 juin 2012 devant la Haute cour militaire mais le procès a subi de longues interruptions. Le 7 mai, le procès a été suspendu jusqu’à ce qu’une décision de la Cour constitutionnelle statue sur une exception d’irrégularité soulevée par les parties civiles.

Jeuneafrique.com avec AFP