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Un prêtre autochtone participe à l’organisation de la visite du pape au Canada

juillet 9, 2022
Portrait du prêtre Cristino Bouvette.

M. Bouvette a été contacté dès les premières rumeurs voulant que le pape François allait se présenter au Canada. Photo: La Presse Canadienne/Jason Franson

Lorsque les responsables du Vatican se sont lancés à la recherche d’une personne au Canada pour coordonner la visite du pape au pays, dans deux semaines, ils avaient certains critères en tête.

Dans un monde idéal, cette personne aurait eu des racines autochtones, un lien particulier avec les pensionnats et parlerait couramment italien.

Leur liste a été réduite à un candidat : Cristino Bouvette.

Le prêtre catholique de 36 ans est né d’une mère italienne et a des origines Cries et Métis du côté de son père. De plus, sa grand-mère est une survivante des pensionnats.

Ce rôle était parfait pour moi, a affirmé M. Bouvette en entrevue. C’est quelque chose que Dieu a placé sur mon chemin et je suis honoré qu’on me l’ait confié.

Des cérémonies adaptées aux survivants

M. Bouvette devant l'Église du Sacré-Cœur des Premiers Peuples, à Edmonton.

M. Bouvette a été nommé directeur liturgique national pour la visite au Canada du pape François. Photo: La Presse Canadienne/Jason Franson

Sous le thème Marcher ensemble, la tournée papale est prévue du 24 au 29 juillet et doit mener le souverain pontife à Québec, à Edmonton et à Iqaluit. Le pape doit rencontrer des membres des Premières Nations et des survivants des pensionnats fédéraux.

Le rôle de M. Bouvette est de faire le lien entre les organisations locales et les responsables du Vatican pour assurer que les cérémonies qui auront lieu seront adaptées tant aux communautés qui les présenteront qu’à l’Église catholique.

Au départ, je ne voulais pas le faire, a avoué le prêtre de Calgary. C’est beaucoup de travail et je pensais que ce serait très compliqué. J’avais peur de faire des erreurs.

Déjà, être un prêtre autochtone amène son lot de pression, selon M. Bouvette. Il doit notamment représenter l’Église, tout en apportant du réconfort aux membres des Premières Nations qui ont toujours des séquelles de ce que les religieux leur ont fait vivre dans les pensionnats.

Environ 150 000 enfants autochtones ont été forcés de fréquenter les pensionnats fédéraux en l’espace de 100 ans. L’Église catholique était responsable de la gestion de près de 60 % des établissements.

Sa grand-mère a survécu aux pensionnats

Je sens qu’il y a beaucoup de gens qui attendent de moi que je fasse ou que je dise toujours la bonne chose au bon moment. C’est parfois lourd à porter, a reconnu M. Bouvette.

Il trouve toutefois de la force lorsqu’il pense à sa grand-mère.

À l’âge de sept ans, Amelia Mae Bouvette a été retirée de la garde de sa famille de la nation Crie, en Alberta, et a été envoyée dans un pensionnat d’Edmonton.

Malgré tout, elle n’a jamais abandonné sa foi chrétienne. Donc lorsque son petit-fils lui a annoncé qu’il voulait devenir prêtre, elle a rappelé qu’elle avait rencontré de bons prêtres dans sa vie.

Et elle espérait qu’il suive leurs traces.

Je peux voir encore voir son regard et sentir sa main dans ma main, a raconté M. Bouvette à propos de sa grand-mère, qui est décédée en 2019. Elle était un refuge pour moi. Je savais que peu importe ce que je faisais, elle me soutenait.

Les détails concernant les cérémonies prévues pendant la visite du pape ne sont pas encore connus, mais M. Bouvette a expliqué qu’il était important d’élaborer un programme dans lequel le pape François jouera un rôle de premier plan, tout en honorant les traditions et les coutumes autochtones.

J’espère que les personnes qui en attendent quelque chose obtiendront ce dont elles ont besoin et que, s’il y a des personnes qui ne pensent pas en avoir besoin ou qui n’en veulent pas, cela ne leur causera au moins aucun préjudice, a-t-il conclu.

Radio-Canada avec La Presse canadienne

Mali : la Cedeao maintient la pression, Bamako sort les muscles

décembre 13, 2021
Des partisans du président de la transition malienne, Assimi Goïta, défilent à Bamako le 7 juin 2021. Photo d’illustration. © ANNIE RISEMBERG/AFP

Alors que la Cedeao a décidé dimanche 12 décembre de maintenir l’obligation pour le Mali d’organiser des élections en février, des manifestations ont eu lieu à Bamako durant trois jours d’affilée. Des mobilisations pour soutenir les autorités de la transition et affirmer un certain ras-le-bol à l’égard de la communauté internationale.

Alors qu’à Abuja, les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) étaient réunis pour statuer sur la situation au Mali, à Bamako, la rue continuait à gronder. Depuis vendredi 10 décembre, le mouvement Yerewolo – Debout sur les remparts avait appelé les Maliens à manifester. « Non aux élections imposées », « Non aux élections précipitées », scandaient les manifestants ce week-end.

Il s’agissait de mettre la pression sur les présidents ouest-africains, mais aussi de protester contre une décision finale que tous avaient anticipé. Malgré la volonté d’Assimi Goïta de reporter les élections, la Cedeao a choisi de camper sur ses positions et d’exiger le maintien de la date du 27 février 2022. « Les chefs d’État, après de longs échanges, ont décidé de maintenir la date du 27 février 2022 pour l’organisation des élections au Mali. Ils ont décidé de l’entrée en vigueur de sanctions additionnelles en janvier 2022 », a fait savoir l’instance régionale dans un communiqué.

Goïta « espoir du Mali »

Une décision qui va à l’encontre de la volonté de certains Bamakois, descendus le clamer dans la rue. Si l’appel à la mobilisation a été beaucoup moins suivi que de récents rassemblements « anti-impérialistes » dont les habitants de la capitale sont désormais coutumiers, la place de l’Indépendance a accueilli quelques centaines de manifestants, venus scander leur soutien au gouvernement en place. Au-dessus d’une foule agitée, flottaient des drapeaux tricolores russes et des pancartes arborant une tête de mort ainsi qu’un message : « À mort la France ».

D’un côté, des slogans encensant Assimi Goïta comme « l’espoir du Mali » et appelant à l’aide la Russie. De l’autre, de vivaces « À bas la France, à bas la Cedeao, à bas la Minusma ». À l’initiative de la mobilisation, Adama « Ben » Diarra, leader du mouvement Yerewolo, membre du Conseil national de transition (CNT), et connu pour être l’un des principaux relais du soft-power russe au Mali. « Le seul ressort que les autorités de Bamako peuvent agiter aujourd’hui face à la communauté internationale, c’est de dire “on a le soutien du peuple”, décrypte Lamine Savané, enseignant-chercheur en sociologie politique à l’université de Ségou. Le timing n’est certainement pas fortuit. »

Dans les jours qui ont précédé les manifestations, les rues de Bamako donnaient déjà le ton du ras-le-bol. « Cela fait huit ans que la force française Barkhane est ici, voyez-vous le moindre changement ? Le seul changement, c’est que la situation sécuritaire s’est propagée », peste Mr Coulibaly, commerçant de Bamako qui prend régulièrement part aux manifestations. Assis à ses côtés, Boubacar Thiam souffle sur les braises chargées de réchauffer le thé. Pour lui aussi, « Barkhane a échoué ». Il croit fermement que la Russie « peut faire mieux » et qu’elle offrira un « partenariat gagnant-gagnant », sans ingérence dans les affaires politiques du pays.

Épreuve de force entre Bamako et la Cedeao

L’épreuve de force entre les manifestants et la communauté internationale est loin d’être terminée. La Cedeao exige que la transition n’excède pas dix-huit mois, malgré les demandes répétées de report d’Assimi Goïta. Le président de transition a tenté des donner des gages à ses homologues ouest-africains. Dans un courrier adressé à l’organisation, dont le contenu a été révélé par l’Agence France-Presse, Assimi Goïta s’est engagé à fournir un chronogramme électoral au plus tard le 31 janvier 2022. Une feuille de route censée être pensée et actée lors des Assises nationales de la refondation, qui se sont ouvertes samedi 11 décembre et qui doivent se tenir jusqu’au 30 décembre.

En guise de réponse, l’instance régionale, soutenue par l’Union européenne, a brandi la menace de nouvelles sanctions. Le 7 novembre, elle imposait déjà une interdiction de voyager et le gel des avoirs financiers de l’ensemble des membres des autorités de la transition, à l’exception du président et du chef de la diplomatie. Des sanctions sur lesquelles l’Union européenne vient de décider de s’aligner.

Avec Jeune Afrique par Manon Laplace

Et si la CAN avait lieu tous les quatre ans ?

décembre 12, 2021
Le trophée de la Coupe africaine des nations. © Giuseppe Cacace/AFP

La Confédération africaine de football (CAF) apporte son soutien au projet de la FIFA d’organiser la Coupe du monde tous les deux ans, ce qui pourrait changer la périodicité de la Coupe d’Afrique des nations. Pour le meilleur, ou pour le pire ?

La FIFA et son président, Gianni Infantino, vont-ils bouleverser les habitudes ? Ils disent en tout cas souhaiter organiser la Coupe du monde tous les deux ans, ce qui constituerait une véritable révolution footballistique.

Le projet, dirigé par le Français Arsène Wenger, ancien entraîneur de l’AS Monaco et d’Arsenal, est déjà bien avancé. Il a reçu le soutien de plusieurs confédérations (Asie, Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes) et, le 26 novembre dernier, au Caire, celui du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF).

Une question, qu’Infantino avait posée en mars 2020, taraude toutefois le monde du football africain. À l’occasion d’un séminaire qui s’était tenu à Salé, au Maroc, le Suisse s’était interrogé sur un changement calendaire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

« Plus viable et plus attrayante »

« Je propose d’organiser la CAN tous les quatre ans, afin de la rendre plus viable  commercialement et plus attrayante sur le plan mondial », avait-il lancé devant les dirigeants des fédérations africaines.

Jamais à court d’arguments financiers, le patron du football mondial avait ajouté : « La CAN génère vingt fois moins de revenus financiers que l’Euro. Est-ce bien, au niveau commercial, qu’elle ait lieu tous les deux ans ? Cela a-t-il développé les infrastructures ? Réfléchissez à la possibilité de l’organiser tous les quatre ans ».

Les revenus de la CAN sont d’environ 45 millions d’euros. À titre de comparaison, ceux de l’Euro 2016, en France, ont avoisiné 1,9 milliard d’euros.

La proposition d’Infantino avait provoqué un certain nombre de réactions, majoritairement hostiles en Afrique. Le Sud-Africain Patrice Motsepe, président sud-africain de la CAF, avait rappelé son attachement au calendrier en vigueur, sans pour autant prendre le risque de froisser son ami européen en lui opposant une fin de non-recevoir. Et, jusqu’au dernier Comité exécutif de l’instance, le 26 novembre, le sujet n’avait plus été abordé.

Mais dans l’hypothèse, désormais de plus en plus probable, que le Mondial se jouerait tous les deux ans, la CAN pourrait par ricochet voir sa périodicité remise en cause.

Pour Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football (FBF), une réflexion s’impose. « Si la Coupe du monde devenait biennale, il faudrait réfléchir à une harmonisation des calendriers internationaux. Des aménagements seront probablement nécessaires, notamment pour les confédérations qui organisent, comme l’Afrique, leur tournoi continental tous les deux ans. Personnellement, je suis attaché à une CAN disputée tous les deux ans, mais je ne suis pas opposé à des évolutions, puisque je considère que la Coupe du Monde biennale constitue une réelle opportunité pour le football africain. »

Attachement viscéral

Un avis que ne partage pas son homologue togolais, Guy Kossi Akpovy, qui souhaite que la CAN continue de se disputer au rythme qui est le sien depuis 1963. « C’est une compétition très attendue par les Africains qui aiment le football, qu’ils soient directement concernés par la phase finale ou non. Pour les joueurs et les sélectionneurs qui y participent, c’est un moment particulier. »

Outre l’attachement viscéral de l’Afrique à sa compétition phare, Akpovy met en avant les conséquences sportives d’une organisation quadriennale. « L’Afrique perdrait en visibilité au niveau international. Le fait que la CAN ait lieu tous les deux ans permet à des joueurs de se faire remarquer. Elle permet également à des équipes modestes ou moyennes d’avoir des chances de participer à une grande compétition, car la Coupe du monde semble inaccessible à beaucoup. »

Sans les citer, Akpovy pense notamment à la Guinée-Bissau, à la Mauritanie, au Burundi, à Madagascar, au Malawi ou à la Sierra Leone, qui ont réussi à se qualifier pour les phases finales de 2019 et/ou de 2022.

C’EST À LA CAF, ET À ELLE SEULE, DE DÉCIDER DE L’AVENIR DU FOOTBALL AFRICAIN

La Coupe du monde permet actuellement la participation de cinq sélections africaines. À partir de 2026, quand le Mondial réunira 48 équipes (au lieu de 32 actuellement), le quota réservé aux Africains passera à 9 ou 10. « On devrait cependant presque toujours retrouver les mêmes sélections, les plus fortes, même si, ponctuellement, certaines sélections dites moyennes parviendront à créer la surprise en se qualifiant. En se jouant tous les deux ans, la CAN conservera toute son attractivité et sa mission de promotion des talents africains, notamment ceux qui évoluent sur notre continent », estime Akpovy.

Les sélectionneurs sont, eux aussi, plutôt favorables au maintien du format actuel. « L’Afrique a besoin de cette compétition tous les deux ans. Le football de ce continent se doit d’être en éveil et de travailler pour continuer à progresser. À cet égard, une CAN biennale est un élément incontournable », plaide le Français Patrice Neveu, sélectionneur du Gabon.

Le Malien Mohamed Magassouba partage cet avis, et, au passage, égratigne la FIFA. « Elle donne l’impression de décider ce qui est bon ou pas pour le football africain. Elle ne se permettrait de faire la même chose avec l’Europe ou l’Amérique du Sud, deux puissantes confédérations ! C’est à la CAF, et à elle seule, de décider de l’avenir du football africain. »

Le calendrier de la CAN ne bougera pas avant quelques années, puisque les éditions 2023 et 2025 auront lieu, respectivement, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Mais le débat est clairement lancé.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

L’armée russe organisera en septembre ses plus grandes manœuvres depuis la Guerre froide

août 28, 2018

Moscou – La Russie organisera le mois prochain ses plus grandes manœuvres militaires depuis les années 1980, avec la participation d’environ 300.000 soldats et 1.000 avions ainsi que d’unités de l’armée chinoise, a annoncé mardi le ministre russe de la Défense.

« Il y aura comme un air de Zapad-81 (Ouest-81, ndlr), mais en plus imposant d’une certaine manière », a commenté Sergueï Choïgou, cité par les agences de presse russes, faisant référence aux exercices de 1981 en Europe orientale, les plus importants jamais organisés par l’URSS et ses alliés.

Les exercices Vostok-2018 (Est-2018) auront lieu du 11 au 15 septembre en Sibérie orientale et en Extrême Orient, a-t-il précisé, soulignant qu’outre des détachements chinois, des unités de l’armée mongole y prendraient part.

Selon M. Choïgou, les manœuvres impliqueront « plus de 1.000 avions et quelque 300.000 militaires, soit pratiquement toutes les forces des districts militaires Centre et Ouest ».

« Imaginez 36.000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d’infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d’une situation de combat que possible », s’est-il enthousiasmé.

Un porte-parole de l’Otan, Dylan White, estime de son côté que ces manœuvres militaires « démontrent que la Russie se focalise sur l’entraînement à un conflit de grande ampleur ».

« Cela s’inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d’elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire », a-t-il ajouté.

Selon M. White, des représentants de l’Alliance atlantique ont été invités à assister en tant qu’observateurs à ces exercices russes. Cette invitation « est à l’étude », a-t-il dit.

Les manœuvres Zapad-2017 avaient réuni l’année dernière 12.700 militaires en Russie et au Bélarus, selon Moscou.

Mais, selon l’Otan, la taille de ces exercices avait été largement minimisée, des membres de l’Alliance en Europe de l’Est affirmant que plus de 100.000 hommes avaient alors été déployés.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 15h57)                                                        

RDC : proposition de loi fixant les modalités d’organisation du référendum

septembre 26, 2015

Kinshasa – Le Parlement de Kinshasa pourrait étudier dans les mois qui viennent une proposition de loi fixant les modalités d’organisation du référendum en République démocratique du Congo, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

La révélation de l’existence de ce texte a suscité dans l’opposition la crainte qu’un tel projet, s’il venait à être voté, puisse être utilisé pour permettre une modification de la Constitution susceptible d’autoriser le président congolais Joseph Kabila à briguer un nouveau mandat en novembre 2016, sur le modèle de ce qui se profile au Congo-Brazzaville voisin.

Joints au téléphone par l’AFP, les deux auteurs de la proposition de loi, Lucain Kasongo et Simplice Ilunga, ont indiqué avoir déposé leur proposition vers le mois de juin.

En RDC, une loi électorale fixe les modalités d’organisation des élections mais il n’existe pas de texte similaire pour la tenue d’un référendum.

MM. Kasongo et Ilunga ont expliqué à l’AFP qu’ils voulaient remédier à cette lacune, en rappelant que la Constitution congolaise impose le recours à un référendum en cas de déplacement de la capitale, de cession d’une partie du territoire national ou de révision constitutionnelle.

Pour l’heure, la proposition suit le cours normal, a dit M. Kasongo. Selon une source gouvernementale, le Premier ministre Augustin Matata a transmis mardi, pour avis et commentaire, la proposition de loi au ministre de l’Intérieur, Évariste Boshab, conformément à la procédure.

Membres de la majorité et élus du Katanga (sud-est de la RDC), la province d’origine du chef de l’État, les deux auteurs du texte ont dit espérer que celui-ci puisse être étudié lors de la session ordinaire de mars.

M. Ilunga est entré samedi au gouvernement à l’occasion d’un remaniement ministériel attendu après la démission de plusieurs ministres du G7.

Ce groupe de sept partis avait appelé M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, à ne pas céder à la tentation de s’accrocher à son poste au-delà de ce que lui permet la Constitution. Faisant référence au projet de MM. Kasongo et Ilunga, le G7 a diffusé un court message sur Twitter affirmant Le peuple n’est pas dupe.

Sami Badibanga, président du premier groupe parlementaire d’opposition à la Chambre basse (UDPS et alliés), a estimé que le moment était mal venu pour étudier un tel texte.

Ça peut être très mal vu du fait qu’on aura l’impression qu’on est tenté de baliser la voie pour toucher la Constitution, voire changer de Constitution, a-t-il déclaré à l’AFP.

La RDC traverse une crise politique depuis la réélection de M. Kabila lors d’élections entachées de fraudes massives en 2011.

Depuis des mois, les différents partis d’opposition soupçonnent le chef de l’État de chercher par tous les moyens à contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

Le 8 septembre, un arrêt de la Cour constitutionnelle a rendu caduc le calendrier électoral prévoyant une succession de scrutins devant mener, à partir de la fin du mois d’octobre, à la présidentielle et aux législatives de novembre 2016.

La communauté internationale appelle toutes les parties congolaises à se mettre d’accord sur un calendrier consensuel permettant d’organiser à temps, et dans des conditions transparentes et démocratiques, ces deux dernières élections.

Pour M. Badibanga, l’examen éventuel de la proposition de MM. Kasongo et Ilunga serait le meilleur moyen de renforcer le climat de méfiance actuel et d’éliminer toute possibilité de pourparlers entre les acteurs concernés.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2015 22h44)

Arrestation de 13 Israéliens proches d’une organisation anti-arabe

décembre 21, 2014

La police israélienne a arrêté treize membres et sympathisants de l’organisation raciste anti-arabe Lehava, a-t-elle annoncé dimanche. Leur chef, Benzi Gopstein, avait été interpellé le 16 décembre dernier après l’incendie d’une école bilingue arabe-hébreu de Jérusalem.

Depuis samedi soir, « huit membres de l’organisation Lehava suspectés d’incitation à la violence et au terrorisme pour des motifs racistes ont été arrêtés pour être interrogés », a indiqué la police dans un communiqué.

Elle a par ailleurs arrêté cinq personnes connues pour avoir participé à des manifestations de Lehava. Ces « cinq personnes, dont quatre mineurs, ont été arrêtées à Jérusalem avec des couteaux, un tournevis et de la drogue », précise le communiqué.

Le nom de Lehava a récemment été lié à l’incendie fin novembre de la seule école bilingue arabe-hébreu de Jérusalem. Trois jeunes arrêtés et soupçonnés d’avoir allumé cet incendie sont membres de cette organisation extrémiste, selon le Shin Beth, le service de sécurité intérieure.

Inspiré par Meir Kahana
Les suspects ont été inculpés après avoir avoué leur participation à cet incendie dans la Ville sainte, où les tensions entre Palestiniens et Israéliens ont atteint un niveau rarement égalé.

Lehava, qui dit lutter contre ce qu’elle appelle la perte de l’identité juive en particulier à travers le mariage entres Juifs et Arabes, s’inspire de l’idéologie de Meir Kahana, fondateur du mouvement raciste anti-arabe Kach, assassiné en 1990.

Le chef de l’organisation, Benzi Gopstein, qui avait été arrêté la semaine dernière à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, a été libéré et assigné à résidence avec deux autres membres de Lehava.

Sept autres militants arrêtés le 16 décembre ont également été libérés. « Un acte d’accusation devrait être déposé contre eux dans les jours à venir », a précisé une porte-parole de la police.

Romandie.com

Présidentielle en RDC : la course contre la montre est engagée

octobre 10, 2011

Des élections de la démesure… Organiser une présidentielle et des législatives sur toute l’étendue du territoire de la RDC pour le 28 novembre est un véritable casse-tête logistique !

« S’il n’y a pas d’urnes, il n’y a pas d’élections. » Avant de s’envoler, le 22 septembre, pour l’Allemagne, où il a passé commande d’environ 62 000 urnes, soit le nombre de bureaux de vote, Daniel Ngoy Mulunda, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a eu le mérite de la clarté. Problème, les élections présidentielle et législatives sont fixées au 28 novembre, dans moins de deux mois ! Même en misant sur le savoir-faire industriel germanique, ce délai est serré. Et le défi logistique ne s’arrête pas là.

Dans un pays grand comme quatre fois la France, comptant de nombreuses localités reculées, uniquement accessibles à pied ou en bateau, organiser ce double scrutin est un casse-tête à la dimension du « Grand Congo » : démesuré et gigantesque. Surtout que le législateur siégeant à Kinshasa semble s’être donné une règle : pourquoi faire simple et peu coûteux quand on peut faire cher et compliqué. Pour la présidentielle comme pour les législatives, les bulletins de vote devront mentionner le nom, la photo, l’appartenance politique et le numéro d’identification de chaque candidat, sans compter la case vide sur laquelle chacun des 32 millions d’électeurs signifiera son choix. Les bulletins seront donc forcément imprimés sur du papier grand format !

Quelque 14 000 candidats pour 500 députés

Si 11 candidats briguent la magistrature suprême, pour l’élection des 500 députés, l’imprimeur sud-africain est prié de ne pas se tromper dans la programmation de ses rotatives : les 11 provinces ont été morcelées en 169 circonscriptions, soit, au final, 14 000 candidats ! Du coup, l’isoloir en taille XL fabriqué au Liban doit naturellement offrir l’espace requis, tout comme l’urne made in Germany.

À l’aéroport Ndjili de Kinshasa, le ballet des avions-cargos a débuté. La réception du matériel est une chose. Mais il faut ensuite le répartir sur l’ensemble du territoire. Nouveau casse-tête. « La logistique est un goulet d’étranglement et les moyens aériens sont insuffisants », estime Thierry Vircoulon, directeur Afrique centrale d’International Crisis Group (ICG).

D’abord étrangement silencieuse devant l’étendue de ce chantier hors norme, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC, la Monusco, a musclé sa communication. Pour apaiser la colère sourde de l’opposition qui dénonce l’opacité du fichier électoral ? Sans doute. Pour rassurer les bailleurs de fonds qui financent à hauteur de 84 millions de dollars un processus électoral chaotique ? Certainement.

Des tonnes de matériel

« La température monte dangereusement ; l’opposition radicalise son discours et prépare le terrain pour éventuellement contester le déroulement du scrutin et les résultats s’ils sont défavorables. La tentation d’envoyer ses militants dans la rue, notamment à Kinshasa, est déjà perceptible », prévient un expert international. « Tout est fait pour que le calendrier électoral soit respecté. […] Des centaines de tonnes de matériel sont convoyées à l’intérieur du pays. Malgré quelques difficultés, tout se déroule de manière rassurante », a déclaré Roger Meece, le chef de la mission onusienne, le 22 septembre, lors d’une rencontre avec la presse.

La Monusco dispose déjà de 50 avions et hélicoptères. Et prévoit de porter sa flotte à 75 appareils. La course contre la montre ne fait que commencer.

Jeuneafrique.com par Philippe Perdrix