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Quand les Européens mangeaient des humains

août 4, 2019

MEC

Alors que les Européens partaient à la conquête de ce qui est aujourd’hui le continent américain, les conquistadors et autres explorateurs revenaient chez eux avec de terribles récits sur le cannibalisme, pratique de certaines tribus en Amazonie par exemple (Tupinamba et Wari). Les choses n’étaient cependant pas très différentes en Europe à l’époque. Les Européens, surtout aux XVIe et XVIIe siècles, avaient également un goût prononcé pour l’Homme, notamment sous forme d’os, de graisse et de sang!

L’Histoire de la médecine est entachée de pratiques bizarres. Par conséquent, bien que cela ne soit pas une surprise, le cannibalisme était en réalité beaucoup plus répandu en Europe que vous ne le pensez. Cela soulève la question: les Européens étaient-ils des cannibales? Au sens strict du terme, oui, semble-t-il.

Médecine et cannibalisme

Le recours aux membres du corps humains en tant que remèdes médicinaux fut particulièrement populaire en Europe durant la période de la Renaissance

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Médecine et cannibalisme

Aux 16e et 17e siècles en particulier, les Européens ont commencé à utiliser le sang humain, les os et les graisses en tant qu’ingrédients essentiels pour la guérison de nombreuses maladies

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Moyen Âge

Mais la relation entre le cannibalisme et l’Europe est ancienne, les famines du Moyen Âge ayant été un facteur déterminant. Les croisés affamés étaient également connus pour manger leurs ennemis une fois morts. Et en Égypte, pour citer un autre exemple, la chair humaine était même marinée et mise en conserve.

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Par Stars Insider

Magie noire et superstitions ouvrent de nouvelles routes au trafic d’espèces en Afrique

juin 17, 2016

Deux braconniers tanzaniens devant le cadavre d’une girafe.

Deux braconniers tanzaniens devant le cadavre d’une girafe. Crédits : Big Life Foundation
Ils n’ont pas la notoriété des icônes de la savane et ne figurent pas sur les listes internationales des espèces sauvages menacées d’extinction : les ânes africains sont néanmoins devenus en l’espace de quelques mois l’objet d’un nouveau trafic à destination de la Chine. Leur tort ? Posséder une peau qui, selon la rumeur, contiendrait une gélatine aux vertus anti-vieillissement. Fin février, à Molepole, au Botswana, la police a saisi 1 200 peaux dans un entrepôt et arrêté plusieurs personnes travaillant pour une société d’exportation chinoise, installée en Afrique du sud.

Quelques semaines auparavant, un réseau avait également été identifié au Burkina Faso. Dans ce pays, « les vols d’ânes se multiplient au point de contraindre les habitants à construire des enclos », rapporte le correspondant du journal Le Pays en s’interrogeant sur ce boom de la peau d’âne dont le prix varierait entre 27 et 61 dollars l’unité.

En Afrique, les rumeurs et les superstitions sont parmi les pires ennemis de la faune. Or, selon l’inventaire minutieux réalisé par Robin des bois, celles-ci se multiplient. Depuis trois ans, l’association de défense de l’environnement publie A la trace, un bulletin trimestriel dans lequel elle restitue le fruit d’une veille quotidienne des saisies douanières d’espèces sauvages à travers le monde et une revue de presse des journaux locaux.

Moelle épinière de girafe

Comme l’âne et après le rhinocéros ou le pangolin, la girafe émerge comme une nouvelle victime de ce commerce construit sur des croyances. « Le braconnage et l’influence de la médecine traditionnelle sont stimulés par des stratèges du marketing qui font naître des rumeurs comme celle de la moelle épinière de girafe susceptible de prévenir ou de guérir le sida », explique Jacky Bonnemains, le fondateur de Robin des bois. « Le braconnage de la girafe jusqu’alors financé par les filières de la décoration et de la viande de brousse trouve grâce à cette rumeur une troisième voie de rentabilité. Un kilo d’os de girafe se vend entre 120 et 150 dollars. Les populations de girafe diminuent dangereusement. Elles seraient moins de 80 000 sur tout le continent et certaines sous-populations de l’Afrique de l’Est sont sur la voie de la disparition. »

Dans le parc national de la Garamba, en République démocratique du Congo, il ne resterait plus que 38 girafes contre 350 il y a vingt ans. Le commerce reste dans ce cas interne au continent où 26 millions de personnes sont affectées par le VIH.

Flux financiers

« Au terme de trois ans de veille, notre bilan montre qu’aujourd’hui les activités de braconnage sont soutenues par deux flux financiers. Le premier concerne les matières à haute valeur ajoutée comme les cornes de rhinocéros, les défenses d’éléphant, les peaux de félin et les écailles de pangolin qui sont exportées ; le deuxième concerne les sous-produits du braconnage comme les organes, les œufs, les os qui restent sur le marché africain et alimentent le marché de la médecine traditionnelle », poursuit Jacky Bonnemains.

La farine d’os de chimpanzé aurait ainsi la faculté de « renforcer la virilité et de consolider une croissance » et les os broyés de la main droite de gorille mélangés à des graines de maniguette renforceraient la santé des bébés. La tête et le cerveau des vautours sont prescrits pour guérir les migraines et l’épilepsie… L’engouement pour ces remèdes accroît la pression sur toutes ces espèces. Au Nigeria par exemple, sur 51 espèces animales utilisées dans la pharmacopée, 21 sont inscrites sur les listes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).