Posts Tagged ‘oscar pistorius’

Pistorius était sur internet la nuit où il a tué son amie

février 22, 2014

La nuit de la Saint-Valentin 2013 où il a tué sa petite amie, l’athlète paralympique sud-africain Oscar Pistorius a eu des activités sur internet, ce qui contredit sa version d’une soirée en amoureux sans nuage, rapporte samedi la presse sud-africaine.

Le Saturday Star cite les réponses en 13 points du parquet à la défense précisant la façon dont il entend prouver que Pistorius est coupable de meurtre prémédité et qu’il avait une raison et l’intention directe de tuer son amie Reeva Steenkamp.

« Le quatrième point de cette liste indique: +Les activités sur le web de l’accusé sont en contraste direct avec celle d’un couple aimant passant du temps ensemble+ », écrit le journal.

Selon lui, le parquet a aussi obtenu des éléments à charge auprès d’amis de la victime sur « la conduite de la défunte durant la relation », et le témoignage de deux voisins ayant entendu des cris de femme avant les coups de feu, tout comme une première voisine demeurant à une centaine de mètres, déjà citée dans l’enquête.

Le parquet pointe aussi le fait que Pistorius n’a pas appelé la police ou les vigiles de sa résidence, ni demandé d’aide, mais appelé ses amis avant d' »inventer une ligne de défense », selon le journal.

Pistorius, 27 ans, amputé des deux jambes et surnommé « Blade Runner » à cause des prothèses de carbone qu’il utilise sur les pistes d’athlétisme, habitait dans une résidence haut de gamme sécurisée de la capitale sud-africaine.

Il ne nie pas avoir tué son amie, mais explique qu’il a tiré sur la porte fermée des WC de sa chambre après avoir entendu du bruit et cru à un cambriolage.

« Comme je n’avais pas mes prothèses et que je me sentais extrêmement vulnérable, j’ai pensé que je devais nous protéger Reeva et moi », a-t-il exposé dans la déposition lue par son avocat l’an dernier.

Auparavant, selon sa déposition, le couple avait passé une soirée tranquille.

« Elle faisait des exercices de yoga et je regardais la télévision au lit. Mes prothèses jambières étaient ôtées. Nous étions très amoureux et je ne pouvais pas être plus heureux. Je sais qu’elle ressentait la même chose. Elle m’avait donné un cadeau pour la Saint-Valentin mais demandé de ne l’ouvrir que le lendemain », a-t-il dit.

Le parquet affirme, selon le Saturday Star, que sa ligne de défense « ne peut raisonnablement pas être vraie ». Et ce, même s’il a quand même pu attester certains éléments, notamment le fait que Pistorius était « très probablement » sur ses moignons quand il a tiré, selon le dossier d’accusation ébruité jeudi par la chaîne sud-africaine eNCA.

Le procès doit débuter le 3 mars à Pretoria.

Jeuneafrique.com avec AFP

Afrique du Sud: une chaîne 24h/24 pour suivre le procès Pistorius

janvier 30, 2014

Une chaîne d’information continue 24 heures sur 24 sera entièrement dédiée au procès du champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, accusé du meurtre de sa petite amie. Elle commencera à émettre à partir du 2 mars, la veille du procès.

Dans un communiqué, le bouquet satellite payant Multichoice a précisé que la chaîne « donnerait aux téléspectateurs une couverture approfondie du procès d’Oscar Pistorius avec une riche variété de contenus et une intégration aux réseaux sociaux ».

Elle est destinée aux téléspectateurs d’Afrique subsaharienne, mais des extraits seront aussi mis à disposition sur YouTube ou d’autres portails Internet.

La réalisation a été confiée aux producteurs d’une émission d’enquête à succès, « Carte blanche » diffusée sur la chaîne payante sud-africaine M-Net.
Juge impitoyable

Le procès sera présidé par la juge sud-africaine Thokozile Matilda Masipa, qui comme l’ensemble des protagonistes du procès, est d’ores et déjà soumise à une intense pression médiatique.

Ancienne journaliste et travailleuse sociale, elle est devenue la deuxième juge noire d’Afrique du Sud, nommée en 1998 et selon la presse locale, elle s’est montrée, en plusieurs occasions, impitoyable en matière de violence faite aux femmes.

Oscar Pistorius a été inculpé du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, commis le jour de la Saint-Valentin 2013. Il est également poursuivi pour infraction à la législation sur les armes, pour avoir tiré avec une arme à feu à deux occasions, avant la mort de Mlle Steenkamp.
Thèse du cambrioleur

Surnommé « Blade Runner » en raison de ses prothèses de carbone, le sportif était un passionné d’armes à feu. Lors de ses premières comparutions, M. Pistorius a expliqué avoir tiré à plusieurs reprises à travers la porte verrouillée en croyant à la présence d’un cambrioleur.

Le drame a porté un coup d’arrêt brutal à sa carrière, et Oskar Pistorius ne s’est plus aligné dans aucune course depuis, bien qu’il ait obtenu la permission de quitter le territoire sud-africain.

Romandie.com

Afrique du Sud: Pistorius propose un accord financier aux parents de sa victime

août 20, 2013

JOHANNESBURG (Gauteng) – Le champion paralympique Oscar Pistorius cherche à trouver un arrangement financier à l’amiable avec les parents de sa petite amie Reeva Steenkamp, qu’il a tuée le jour de la Saint-Valentin 2013, pour éviter un procès au civil, rapporte mardi un quotidien sud-africain.

Contacté par l’AFP, l’un des avocats d’Oscar Pistorius cité par le quotidien The Times, Kenny Oldwage, a refusé de confirmer l’information et s’est abstenu de tout commentaire.

Mais l’avocat de la famille de la victime, Petrus de Bruyn, a affirmé que des discussions étaient en cours, refusant toutefois de donner plus de précisions.

Chacune des deux parties a reconnu être en pourparler avec l’autre et c’est tout ce que l’on peut dire, a déclaré M. de Bruyn à l’AFP.

Selon le journal, les avocats du sportif veulent que l’affaire soit réglée avant l’ouverture du procès au pénal, qui doit se tenir en mars 2014. Ils proposent de dédommager la perte de revenus et le préjudice moral.

L’éventuelle conclusion d’un accord financier au civil n’aurait aucune conséquence sur la procédure pénale et la tenue du procès, les deux étant bien distinctes dans le système judiciaire sud-africain.

Reeva Steenkamp, qui aurait fêté ses 30 ans le 19 août, était un top-modèle connu en Afrique du Sud et disposait de revenus confortables. Avec son demi-frère, elle aidait financièrement ses parents, retraités.

La presse sud-africaine affirme que les parents demandent au civil trois millions de rands (220.000 euros) de dommages et intérêts.

Le mannequin a été tué dans la nuit du 13 au 14 février de plusieurs balles tirées par Pistorius à travers la porte des toilettes fermée, dans sa résidence hyper-sécurisée de Pretoria.

L’athlète, âgé de 26 ans, plaide la thèse de l’accident, affirmant avoir cru qu’un cambrioleur s’était introduit dans la maison par la fenêtre des toilettes.

Lors d’audiences préliminaires, le parquet a tenté de démontrer au contraire que le multiple champion paralympique avait assassiné sa compagne à la suite d’une dispute.

Amputé des deux jambes au niveau du genou, Pistorius s’est fait une célébrité en parvenant à participer aux jeux Olympiques de Londres 2012 avec les valides, atteignant les 1/2 finales du 400 m et la finale du relais 4×400.

Romandie.com avec (©AFP / 20 août 2013 14h15)

Oscar Pistorius, sa petite amie le fuyait

mars 12, 2013

Reeva Steenkamp revoyait son ex

 
Oscar Pistorius, sa petite amie le fuyait
  • Oscar-Pistorious-drameOscar-Pistorious-courseReeva-Steenkamp

Un mois après la terrible disparition de Reeva Steenkamp, probablement tuée par Oscar Pistorius, la BBC diffuse un documentaire choc sur l’athlète handisport et sa compagne.

L’enquête autour du meurtre de Reeva Steenkamp est loin d’être finie. Presque un mois après sa disparition, de nouveaux éléments viennent expliquer le contexte de sa disparition ainsi que les raisons qui ont poussé Oscar Pistorius à commettre l’irréparable. Dans un documentaire exclusif, diffusé par le BBC ce soir, on y apprend que le top sud-africain aurait revu son ex-petit ami deux jours avant le drame.

Reeva Steenkamp et Warren Lahoud se sont aimés pendant cinq ans. Quelques heures avant sa mort, le jeune homme explique avoir «bu un café avec Reeva qui ne semblait pas malheureuse». Seul ombre au tableau de ces retrouvailles amicales «les deux appels d’Oscar Pistorius à Reeva Steenkamp» pendant cette rencontre. Inquiet de cet empressement, Warren Lahoud a demandé à son ex girlfriend si tout allait bien et celle-ci lui a simplement répondu «il n’y a pas de problème». Reeva Steenkamp et Warren Lahoud ont ensuite préféré l’un et l’autre changer de sujet.

Oscar Risorius aurait-il mal pris, ou mal interprété, cette volonté de sa petite amie de revoir son ex? Le caractère sanguin du champion paralympique se dessine un peu plus au fil de l’enquête. L’un de ses oncles, Mike, parle de son neveu dans les médias comme un « homme brisé, au bord du suicide ». Une analyse aussitôt réfutée par le cercle rapproché du champion.

 Gala.fr par Laure Costey

Oscar Pistorius : il va organiser une cérémonie de commémoration privée pour celle qu’il a tuée !

février 27, 2013
 
  • Abaca

    Public/Public.fr – Abaca

Les funérailles du mannequin Reeva Steenjamp ont eu lieu il y a quelques jours alors qu’Oscar Pistorius, l’homme qui l’a tuée le jour de la Saint Valentin était détenu en prison. Depuis l’athlète a été libéré sous caution et il voudrait maintenant rattraper le retard vis-à-vis de sa petite amie. Il aurait planifié un service commémoratif en son honneur. Le porte-parole d’Oscar a déclaré : « Oscar a spécifiquement demandé un service commémoratif car il continue de pleurer et reste en grand deuil pour la perte de sa partenaire Reeva. Comme il s’agit d’une question aussi sensible, Oscar a demandé un service privée avec des personnes qui partagent sa perte, y compris des membres de sa famille qui connaissaient et aimaient Reeva et la considéraient comme l’une des leurs. »

Oscar continue de clamer qu’il s’agissait d’un accident. La justice tranchera lors de son futur procès .

Public.fr  par ABB

L’Afrique du Sud malade de ses viols

février 26, 2013
L'Afrique du Sud malade de ses viols L’Afrique du Sud malade de ses viols © AFP

Le viol collectif particulièrement sauvage d’une adolescente sud-africaine, abandonnée mourante après avoir été éventrée, a rappelé à l’Afrique du Sud qu’elle détenait le triste record mondial du nombre de viols, des mouvement de protestation récurrents n’y changeant pas grand-chose.

Deux des auteurs présumés de ce « viol en réunion » devaient comparaître mardi pour demander une libération sous caution.

Le calvaire d’Anene Booysen, le 2 février dans la petite ville de Bredasdorp (sud-ouest), a écoeuré le pays.

Cette jeune fille de 17 ans a été violée en sortant d’un pub par un groupe d?hommes ? dont faisait partie son ex-petit ami, selon l’accusation -, éventrée, éviscérée. La victime a été découverte agonisante par des agents de sécurité et elle est morte à l’hôpital quelques heures plus tard, après avoir dénoncé l’un de ses agresseurs.

Mais comme à chaque fois qu’un viol particulièrement affreux suscite l’indignation, le soufflé est vite retombé. Les médias et le public se sont passionnés pour l’affaire du champion handisport Oscar Pistorius, accusé du meurtre de sa petite amie, et ont oublié le drame de Bredasdorp.

« Je crois que l’indignation publique a été largement conduite par les médias, ce qui est aussi un problème car ils ne se concentrent que peu de temps sur un sujet », juge Lucy Holborn, chercheuse à l’Institut sud-africain des relations entre les races (SAIRR).

Dans la tempête de réactions qui a suivi le drame, le président Jacob Zuma a condamné un crime « choquant, cruel et inhumain ». L’opposition a organisé une (petite) manifestation devant le Parlement, la Ligue des femmes de l’ANC (le parti au pouvoir) a « appelé à l’action » et la fédération syndicale Cosatu a lancé un vaste brainstorming pour trouver des solutions.

Mais la tâche est rude.

« De nombreux Sud-Africains sont victimes de leur histoire et de leur situation économique. Le chômage et l’abus de drogues ajoutent un ennui enivré à une culture sociale qui semble donner aux hommes un droit aux corps des femmes. Rien de tout ça ne peut être changé du jour au lendemain », s’est désolé dans un éditorial le journaliste Stephen Grootes.

« La brutalité et la cruauté contre des femmes sans défense est inacceptable et n’a pas sa place dans notre pays », a déclaré le président Zuma devant le Parlement le 14 février, appelant à « une unité d’action pour éradiquer ce fléau ».

Mais le chef de l’Etat n’a pas annoncé de mesures concrètes. Lui-même a déjà été jugé pour viol, et acquitté. Il a nommé à la tête de la Cour constitutionnelle un juge qui avait réduit les peines de violeurs. Et le centre d’assistance aux victimes a failli fermer il y a quelques mois, faute de moyens.

Toutes les quatre minutes

Des radios ont diffusé pendant quelques heures un « bip » toutes les quatre minutes – soit la fréquence des viols dans le pays – pour sensibiliser la population. Mais certaines statistiques montrent qu’une femme serait violée toutes les 17 secondes en Afrique du Sud. Surtout dans les townships et les zones rurales où certains croient, par exemple, que violer une jeune vierge guérit du sida.

De fait, les statistiques sont effrayantes: 40% des Sud-Africaines seront violées dans leur vie (de même que 3,5% des hommes), plus du quart des hommes admettent avoir déjà commis un viol et le quart des violeurs sont séropositifs.

Les chiffres varient selon les sources, car la majorité des cas ne sont pas rapportés à la police. Seuls 14% des violeurs passeraient en jugement.

La loi prévoit bien la perpétuité pour les viols en réunion ou de mineurs ? ce qui n’a pas empêché Jacob Zuma de demander « les plus dures sentences » pour les agresseurs d’Anene Booysen -, mais cette perspective ne semble pas calmer les pulsions de nombreux Sud-Africains.

Dans les jours qui ont suivi le calvaire d’Anene Booysen, une autre adolescente a été violée en réunion et tuée près du Cap, et la police a arrêté dans le Nord-Ouest le violeur et meurtrier présumé d’une « gogo » (grand-mère) de 98 ans.

Pas plus tard que vendredi, un homme a violé un bébé de 2 ans dans le nord du pays. Il était en liberté sous caution après avoir forcé deux femmes, dont une « gogo ».

« L’indignation fait quelque chose, elle permet d’attirer l’attention sur le problème, mais ça peut passer très vite », regrette la sociologue Lucy Holborn, estimant que le pays aurait surtout besoin d’une police et d’une justice efficaces, ainsi que de programmes d’éducation dignes de ce nom.

Jeuneafrique.com avec AFP

Afrique du Sud : Oscar Pistorius « va souffrir », selon la famille de la victime

février 24, 2013
L'athlète Oscar Pistorius au tribunal de Pretoria le 22 février 2013. L’athlète Oscar Pistorius au tribunal de Pretoria le 22 février 2013. © AFP

Désormais seul face à sa conscience, l’athlète handisport Oscar Pistorius « va souffrir », estime le père de sa victime Reeva Steenkamp, alors que l’intéressé essaie de passer un week-end aussi paisible que possible.

« Il n’y a que deux personnes qui savent réellement ce qui s’est passé, Oscar Pistorius et le Seigneur », a déclaré au quotidien en afrikaans Beeld Barry Steenkamp, le père de la petite amie du sportif, que ce dernier a tuée le 14 février.

A propos du petit-ami de sa défunte fille, il est amer: « Sa richesse et la qualité de son équipe juridique n’ont pas d’importance. Il aura du mal à vivre en paix avec sa conscience s’il laisse son équipe juridique mentir pour lui. »

« S’il dit la vérité, je lui pardonnerai un jour. (…) Si ça ne s’est pas passé comme il le décrit, il devrait souffrir. Et il va souffrir. Lui seul sait », a ajouté M. Steenkamp.
Le sportif sud-africain est sorti libre vendredi après-midi du tribunal d’instance de Pretoria où il comparaissait depuis quatre jours, après avoir accepté de payer une caution d’un million de rands (85.000 euros).

Il aura à nouveau rendez-vous avec la justice le 4 juin pour une audience au cours de laquelle devrait être fixée la date de son procès pour le meurtre de sa petite amie, sur laquelle il a tiré quatre balles de 9 mm aux premières heures de la Saint-Valentin.

L’athlète, double amputé, qui s’est entouré d’une équipe de juristes de choc, plaide l’accident.

Il dit qu’il a pris Reeva pour un cambrioleur caché dans les toilettes.

Sa famille, très unie, ne cesse d’envoyer des messages de sympathie aux Steenkamp depuis le drame.

Elle a notamment envoyé des fleurs et une carte aux Steenkamp, mais « ça veut dire quoi? Rien », a regretté June Steenkamp, la mère de Reeva.

La victime, qui avait 29 ans, était un mannequin connu en Afrique du Sud. Elle a été incinérée mardi.

« La famille veut juste passer du temps ensemble »

Reeva Steenkamp est la vedette posthume d’une émission de téléréalité à succès dont le premier épisode a été diffusé le 16 février, deux jours après sa mort.

L’histoire ne dit pas si son ami a regardé le deuxième épisode, samedi soir. Oscar Pistorius devait en tous cas récupérer en famille.

« Je voudrais qu’Oscar puisse se ressaisir, et avoir un jour normal. Nous allons essayer de tout éteindre et de n’avoir aucun contact avec aucun média, et nous allons juste prendre un jour de récupération », a déclaré Arnold Pistorius, porte-parole de la famille de l’athlète, à la radio 702.

« La famille veut juste passer du temps ensemble », a ajouté à l’AFP une source proche des Pistorius.

Le père du sportif, Henke Pistorius, a tout de même décroché quand l’AFP l’a appelé au téléphone samedi matin, mais il n’a pas voulu dire où son fils avait passé la nuit ni faire aucun commentaire.

La quiétude familiale a été troublée dans l’après-midi, quand un tweet de remerciement a été envoyé du compte de Carl Pistorius –le grand frère d’Oscar–, qui aurait pu être écrit par l’athlète lui-même, dont il se serait agi de la première réaction publique.

Il disait: « Merci à chaque personne qui prie pour les deux familles, Osca. »

Les Pistorius ont vite fait savoir que le compte Twitter de Carl avait été piraté. Le message a été supprimé avant que le compte ne soit fermé, tandis que celui de la petite soeur Aimée devait subir le même sort.

Et la famille a publié un autre communiqué, dans lequel elle fait par de son « immense soulagement » que le sportif ait échappé à la prison.

« Nous sommes extrêmement reconnaissants qu’Oscar soit maintenant à la maison », y a déclaré Arnold Pistorius.

Selon la presse sud-africaine, Oscar Pistorius, qui n’a pas le droit de rentrer chez lui, aurait élu domicile –au moins provisoirement– chez cet oncle, dans un quartier cossu de Pretoria.

« Nous sommes tout à fait conscients que ce n’est que le commencement d’une longue route pour prouver que, comme nous le savons, Oscar n’a jamais eu l’intention de faire de mal à Reeva, encore moins de la tuer », a encore dit l’oncle Arnold.

Le Parquet maintient que c’est très volontairement qu’Oscar Pistorius a tué sa petite amie, évoquant notamment une violente dispute entre les deux amants juste avant le drame.

« Comme il s’agissait d’une demande de libération sous caution, il ne s’agit pas d’un acquittement. Il nous reste à traiter cette affaire » sur le fond, a souligné son porte-parole Medupe Simasiku. « Nous sommes confiants. »

Jeuneafrique.com avec AFP

Pistorius: le frère Carl inculpé pour homicide volontaire, selon une radio

février 24, 2013
Pistorius: le frère Carl inculpé pour homicide volontaire, selon une radio Pistorius: le frère Carl inculpé pour homicide volontaire, selon une radio © AFP

Carl Pistorius, le frère du champion handisport sud-africain Oscar Pistorius, est sous le coup d’une inculpation pour homicide volontaire après avoir renversé et tué une motarde en 2010, a rapporté dimanche l’agence d’information radio EWN.

Il devait passer en jugement jeudi, au moment où Oscar Pistorius comparaissait devant un tribunal de Pretoria pour demander sa libération sous caution après avoir tué sa petite amie le matin de la Saint-Valentin, mais l’audience a été remise au mois prochain, selon EWN.

Son avocat Kenny Oldwage a dit qu’il était certain que son client serait acquitté, selon l’agence.

Ni l’avocat, ni la famille, ni le Parquet, n’étaient joignables dimanche matin.

Oscar Pistorius est sorti libre vendredi après-midi du tribunal d’instance de Pretoria où il comparaissait depuis quatre jours, après avoir accepté de payer une caution d’un million de rands (85. 000 euros).

Il reste inculpé du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, sur laquelle il a tiré quatre balles de 9 mm aux premières heures du 14 février, et a été convoqué devant la justice le 4 juin.

Jeuneafrique.com avec AFP

Oscar Pistorius: nouveau rebondissement dans l’affaire

février 21, 2013

L’enquêteur principal dessaisi

 
Oscar Pistorius: nouveau rebondissement dans l’affaire

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Accusé d’avoir tué sa petite-amie, Oscar Pistorius est actuellement à son troisième jour d’audience devant le tribunal de Pretoria. Surprise du jour: l’enquêteur principal a été dessasi de l’affaire.

Une situation quasi rocambolesque.  L’enquêteur principal, Hilton Botha, (notre deuxième photo ci-dessus)auquel a été confronté Oscar Pistorius accusé d’avoir tué sa petite-amie, a lui-même été poursuivi pour sept tentatives de meurtre.

«Nous n’avons été informés qu’hier (mercredi) que les accusations de tentatives de meurtre avaient été rétablies contre Hilton Botha.» a indiqué le porte-parole de la police de Pretoria. Considéré comme un vétéran, un policier expérimenté, Botha était sans doute sous l’emprise de l’alcool lorsqu’il a tiré sur un minibus pour tenter de l’arrêter.

Le Parquet national a donc décidé de lui enlever l’affaire, comme l’indique l’agence radio EWN.

Après la batte ensanglantée et les stéroïdes retrouvés chez Oscar Pistorius, la suspension d’Hilton Botha est une première «bonne nouvelle» pour la défense. Et ce, alors que le tribunal de Pretoria tente d’établir si oui ou non le champion a prémédité le meurtre de sa petite-amie, Reeva Steenkamp, la nuit de la Saint-Valentin.

Au troisième jour des audiences, Hilton Botha, maintenant discrédité, déclarait devant les juges qu’Oscar Pistorius avait déjà été arrêté pour agression et que plusieurs incidents avaient été répertoriés à son domicile.

Gala.fr par Camille Choteau

Oscar Pistorius : une batte de base-ball ensanglantée retrouvée à son domicile

février 17, 2013
Le domicile d'Oscar Pistorius à Pretoria, le 14 février 2013. Le domicile d’Oscar Pistorius à Pretoria, le 14 février 2013. © AFP

La police sud-africaine s’interroge sur l’usage qu’aurait fait le champion handisport Oscar Pistorius d’une batte de base-ball, retrouvée chez lui couverte de sang, lors du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp , tuée jeudi à son domicile de Pretoria, rapporte dimanche l’hebdomadaire City Press.

« Il y avait plein de sang sur la batte, la police scientifique dira de quel sang il s’agit », a indiqué une source proche de l’enquête au journal, qui ajoute que la tête de Reeva a été « écrasée ». Les policiers ont établi trois hypothèses, selon City Press qui dit tirer ses informations de trois sources concordantes: Pistorius aurait agressé sa petite amie avec la batte, celle-ci l’aurait utilisée pour se défendre, ou l’athlète s’en serait servi pour défoncer la porte de la salle de bain où elle s’était réfugiée.

Oscar Pistorius, 26 ans, aurait tiré la première balle depuis la chambre, avant que son amie ne réussisse à s’enfermer dans la salle de bain attenante. Elle a été abattue de quatre balles de 9mm, dont deux reçues à la tête. « Nous soupçonnons que le premier coup de feu, dans la chambre, l’a frappée à la hanche. Elle a ensuite couru pour se cacher dans les toilettes. Elle était pliée en deux à cause de la douleur. Il a tiré trois coups de feu de plus. Elle s’est probablement protégée la tête, si bien que la balle lui a aussi traversé la main », a indiqué un policier.

Selon City Press –dont les sources ont confirmé certaines informations de presse précédentes–, Pistorius a appelé son père vers 03H20 (01H20 GMT) jeudi matin, lui demandant de venir au plus vite. Mais il n’a appelé ni la police, ni une ambulance. C’est le père d’une amie à qui Pistorius a aussi demandé d’accourrir qui a appelé les secours, selon le Sunday Times. Quand sa famille et cette voisine sont arrivés, il descendait l’escalier portant le corps de la jeune femme dans ses bras, tremblant.

Reeva Steenkamp, 29 ans, respirait encore et il a essayé de la ranimer. Elle portait un déshabillé, et les inspecteurs ont trouvé son sac et un iPad par terre dans la chambre d’Oscar. Les draps du lit étaient défaits. Il aurait dit à sa soeur Aimée que quelque chose de terrible s’était passé et qu’il avait pris Reeva Steenkamp pour un cambrioleur. Mais les trois sources de City Press excluent cette possibilité –rejetée par la police dès jeudi–, notant notamment qu’il n’y avait pas eu trace d’effraction.

Nouvelle comparution mardi

Selon des voisins cités par le Sunday Times, les deux amants se disputaient depuis le début de la soirée de mercredi. Des gardiens du domaine fortifié de la banlieue de Pretoria où Pistorius habitait sont même intervenus. Les enquêteurs ont un dossier « solide comme un roc » contre l’athlète, selon City Press, qui ajoute qu’ils ont demandé une prise de sang pour déceler une éventuelle prise de drogues et de stéroïdes. Interrogée par l’AFP, la police s’est refusée à tout commentaire. Oscar Pistorius a été formellement inculpé de meurtre et le Parquet a indiqué vendredi lors d’une première audience qu’il voulait qu’il soit condamné pour « meurtre avec préméditation », un crime passible de la réclusion à perpétuité en Afrique du Sud.

Pistorius rejette fermement ces accusations. L’athlète doit à nouveau comparaître mardi devant un tribunal de Pretoria où ses avocat demanderont sa libération sous caution, tandis que Reeva sera inhumée à Port Elizabeth (sud).

Jeuneafrique.com avec AFP