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Des ossements relancent l’une des plus mystérieuses disparitions d’Italie

octobre 31, 2018

Le drapeau du Vatican flotte sur l’ambassade du Saint-Siège en Italie le 31 octobre 2018 / © AFP / Alberto PIZZOLI

La famille d’une jeune fille disparue mystérieusement voici 35 ans a réclamé mercredi des clarifications au Vatican après la découverte d’ossements humains dans l’une de ses propriétés.

Ces restes ont été trouvés lundi par des ouvriers effectuant des travaux de terrassement dans un petit bâtiment d’accueil situé dans l’immense parc de l’ambassade du Saint-Siège auprès de l’Italie.

La macabre découverte a immédiatement relancé les enquêtes sur Emanuela Orlandi et Mirella Gregori, deux mineures disparues séparément à Rome en 1983. Ces faits divers non résolus défraient régulièrement la chronique italienne, sur fond de théories du complot impliquant parfois la pègre et le Vatican.

« Au cours de travaux de restauration dans une annexe de la nonciature apostolique des fragments d’ossements humains ont été retrouvés », a précisé mardi soir le Vatican dans un communiqué, sans toutefois faire de lien avec les disparues.

La somptueuse ambassade, entourée d’un grand parc, fut donnée au Saint-Siège en 1949 par un industriel et sénateur juif, qui s’était inscrit au parti national fasciste (PNF) en 1925 avant la promulgation de lois raciales en Italie, puis s’était converti au catholicisme.

Un ouvrier travaille dans l’enceinte de l’ambassade du Saint-Siège en Italie à Rome, le 31 octobre 2018 / © AFP / Alberto PIZZOLI

La police italienne tente actuellement d’établir l’âge et le sexe des ossements retrouvés, ainsi que la date du décès. Et elle vérifiera si l’ADN correspond à celui de l’une des deux mineures.

« Nous allons demander aux enquêteurs et au Saint-Siège comment ces ossements ont été trouvés et pourquoi leur découverte a été liée à la disparition d’Emanuela Orlandi ou Mirella Gregori, » a commenté devant la presse Laura Sgro, l’avocate de la famille Orlandi, se plaignant d’informations succinctes du Vatican.

Emanuela Orlandi, fille d’un employé de la Préfecture de la maison pontificale, vivant dans la Cité du Vatican, avait été vue la dernière fois le 22 juin 1983 alors qu’elle sortait d’un cours de musique.

– Thèses multiples –

Vue de l’ambassade du Vatican en Italie à Rome le 31 octobre 2018 / © AFP / Alberto PIZZOLI

Selon certains, la jeune fille de 15 ans aurait été enlevée par un groupe criminel pour faire pression en vue de recouvrer un prêt auprès de l’ancien président américain de la banque du Vatican (IOR), Paul Marcinkus.

D’autres affirment qu’elle aurait été kidnappée pour arracher la libération de Mehmet Ali Agca, le Turc qui avait tenté d’assassiner le pape Jean Paul II en 1981. L’implication de services secrets a aussi été mentionnée. Mais rien n’a jamais été prouvé.

Son frère Pietro, qui mène depuis des décennies une campagne pour résoudre le mystère, a régulièrement dénoncé le silence du Vatican et même sa complicité.

Mirella Gregori avait pour sa part disparue 40 jours exactement avant Emanuela Orlandi. Selon sa mère, la jeune fille avait répondu à l’interphone, affirmant à ses parents qu’il s’agissait d’un camarade d’école et qu’elle allait lui parler brièvement avant de remonter chez elle. Elle n’est jamais réapparue.

Vue de l’ambassade du Vatican en Italie à Rome, le 31 octobre 2018 / © AFP / Alberto PIZZOLI

Ce n’est pas la première fois que la police italienne suit une piste pour retrouver le corps d’Emanuela Orlandi, qui aurait aujourd’hui 50 ans.

En 2012, le parquet de Rome avait ainsi donné son feu vert à l’ouverture de la tombe d’un criminel italien, Enrico de Pedis. La tombe de cet ancien chef de la bande de la Magliana, qui a terrorisé Rome dans les années 1970 et 1980, avait été ouverte dans la basilique Saint-Apollinaire à Rome. Elle ne contenait toutefois que la dépouille de l’homme tué en 1990 dans un règlement de comptes.

Pour des raisons inexpliquées, la sépulture de ce « boss », soupçonné d’être lié à la fois à la mafia, la loge maçonnique P2 et des secteurs de la finance du Vatican, avait été transférée la même année dans la basilique, un privilège rare.

Une ex-maîtresse du malfrat avait notamment affirmé aux enquêteurs qu’il avait enlevé la jeune fille et que le corps aurait été coulé dans du béton.

Enième rebondissement en septembre 2017, un journaliste d’investigation italien avait rendu public un document signé par un cardinal pouvant accréditer la thèse que le Saint-Siège avait dépensé des millions pour cacher la jeune fille dans des instituts religieux à Londres jusqu’en 1997… Le Vatican avait démenti.

Romandie.com avec(©AFP / (31 octobre 2018 15h50)

Génocide en Namibie: Berlin fait un pas vers la réconciliation

août 28, 2018

Esther Utjiua Muinjangue (à gauche), présidente de la Fondation Ova Herero Genocide, pose le 27 août 2018 devant le ministère de la Justice à Berlin, avant la restitution le 29 août d’ossements de victimes du génocide en Namibien / © dpa/AFP / Kay Nietfeld

L’Allemagne remet mercredi à la Namibie des ossements de membres des tribus Herero et Nama exterminés durant la période coloniale, dans un geste de réconciliation jugé toutefois très insuffisant par leurs descendants qui attendent des excuses.

Lors d’une cérémonie religieuse à Berlin, une délégation namibienne conduite par la ministre de la Culture, Katrina Hanse-Himarwa, va recevoir 19 crânes, des ossements divers et un scalp pris par les forces coloniales allemandes il y a plus d’un siècle.

La plupart des dépouilles proviennent de la collection anthropologique de la clinique universitaire berlinoise Charité.

Cette manifestation irrite fortement les représentants des deux ethnies, victimes de ce que les historiens considèrent comme le premier génocide du XXe siècle.

Le comportement de l’Allemagne est « choquant », a dénoncé à Berlin Esther Utjiua Muinjangue, présidente de la fondation Ova Herero Genocide, pour qui cette remise aurait dû être l’occasion pour le pays de présenter enfin officiellement des excuses, à même de « guérir les blessures émotionnelles ».

– « Fort à faire » –

L’Allemagne a « encore fort à faire » pour assumer son passé colonial sur ce territoire africain (1884-1915), a reconnu cette semaine la secrétaire d’Etat pour la politique culturelle internationale au ministère des Affaires étrangères, Michelle Müntefering, maîtresse de la cérémonie.

Le sénateur de Berlin Dirk Behrendt (3e à gauche) pose avec Esther Utjiua Muinjangue (à gauche), présidente de la Fondation Ova Herero Genocide avec d’autres membres de la délégation de Namibie à Berlin le 27 août 2018n / © dpa/AFP / Kay Nietfeld

Mercredi, il s’agit uniquement d’une remise d’ossements – deux avaient déjà eu lieu en 2011 et 2014 – mais pas le cadre adéquat pour des excuses, a-t-elle argumenté.

Le gouvernement allemand a reconnu sa responsabilité dans les massacres et indiqué en 2016 qu’il prévoyait des excuses officielles dans le cadre de négociations avec la Namibie.

Mais les discussions sont toujours en cours, et les excuses en suspens.

« Des réparations, une reconnaissance et des excuses » sont les conditions d’une normalisation des relations diplomatiques entre l’Allemagne et la Namibie, a rappelé à cet égard la ministre Katrina Hanse-Himarwa lors d’une conférence de presse commune avec Mme Müntefering lundi soir.

Berlin a jusqu’ici refusé de payer des réparations financières, préférant des compensations sous forme d’aide au développement. L’Allemagne dit avoir déjà versé dans ce cadre des centaines de millions d’euros à la Namibie depuis son indépendance de l’Afrique du sud en 1990.

– Shark Island –

Des écolières de Namibie passent le 20 juin 2017 devant un monument à la mémoire des victimes du génocide contre les Herero et les Nama en 1904n / © AFP/Archives / GIANLUIGI GUERCIA

Mais c’est tout le pays qui en profite. Or, les seules victimes sont les tribus Herero, qui représentent environ 7% de la population namibienne contre 40% au début du XXe siècle, et les Nama. Leurs représentants ont lancé une procédure judiciaire à New York pour exiger des réparations directement aux descendants des deux ethnies exterminées.

Privés de leurs terres et de leur bétail, les Herero s’étaient révoltés en 1904 contre les colons allemands, faisant une centaine de morts parmi les colons.

Envoyé pour mater la rébellion, le général allemand Lothar von Trotha avait ordonné leur extermination. Les Nama s’étaient soulevés un an plus tard et subirent le même sort.

Au total, au moins 60.000 Herero et environ 10.000 Nama perdirent la vie entre 1904 et 1908. Les forces coloniales allemandes avaient employé des techniques génocidaires: massacres de masse, exil dans le désert où des milliers d’hommes, femmes et enfants sont morts de soif, et camps de concentration comme celui tristement célèbre de Shark Island.

Les ossements, en particulier les crânes de victimes, furent envoyés en Allemagne pour des expériences scientifiques à caractère racial. Le médecin Eugen Fischer, qui a officié à Shark Island et dont les écrits ont influencé Adolf Hitler, cherchait à prouver la « supériorité de la race blanche ».

L’historien Christian Kopp, de l’ONG Pas de prescription pour les génocides, a exigé que la lumière soit enfin faite sur le nombre d’ossements en provenance de Namibie et d’autres anciennes colonies allemandes encore présents sur le sol allemand. Il n’y a « aucune transparence à ce sujet », a-t-il indiqué à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / (29 août 2018 04h35)

Des ossements découverts en Croatie sont ceux d’une Française disparue en 2014

janvier 16, 2018

Zagreb – Des ossements humains découverts le 7 janvier en Croatie sont bien ceux d’une étudiante française qui avait disparu en 2014 dans le même secteur, a annoncé mardi le parquet de la ville de Karlovac (centre).

Selon un communiqué, « les procureurs n’ont pas encore reçu les résultats de l’autopsie » susceptibles de révéler les causes de la mort d’Anne-Cécile Pinel, qui avait 23 ans au moment de sa disparition.

Originaire du centre-est de la France, Anne-Cécile Pinel avait été vue la dernière fois le 21 juillet 2014 à 1,5 kilomètre de l’endroit où des chasseurs ont découvert les ossements.

Elle était en Croatie pour assister à un festival de musique électronique qui avait attiré quelque 2.000 personnes, des étrangers pour la plupart.

Anne-Cécile Pinel a disparu au dernier jour du festival. Elle avait dit à une amie qui l’accompagnait qu’elle allait faire une promenade, selon les médias croates.

A l’époque, la police, assistée par des chasseurs et des membres des services de sauvetage en montagne ainsi que des volontaires, avait procédé à une opération de recherche d’envergure, sans résultats.

Romandie.com avec(©AFP / 16 janvier 2018 15h05)                                            

Burkina: des « ossements » exhumés de la tombe supposée de Sankara

mai 26, 2015

Des « ossements » ont été exhumés de la tombe supposée contenir la dépouille de l’ex-président burkinabé Thomas Sankara, a affirmé l’avocat de sa famille à l’AFP. Il avait été assassiné en 1987 lors d’un coup d’État.

« Je peux certifier que dans la tombe supposée être celle de Thomas Sankara, des restes ont été exhumés. En tant qu’avocat représentant la famille, nous avons constaté aux environs de 8h35, à 45 cm de profondeur les premiers ossements », a déclaré Me Benwendé Stanislas Sankara. Il assiste à l’exhumation dans le cimetière de Dagnoën, un quartier de Ouagadougou.

Thomas Sankara avait été enterré à la sauvette le soir du 15 octobre 1987, après son assassinat lors du coup d’État qui porta Blaise Compaoré au pouvoir. Il aurait été inhumé au cimetière de Dagnoën, mais sa famille et ses nombreux partisans doutent que son corps s’y trouve réellement.

Les restes qui ont été retirés de la poussière sont constitués de « quelques ossements, de tissus au fond rouge avec des traits noirs », a détaillé l’avocat. « Nous pensons que les restes qui ont été totalement enlevés aux environs de 11 heures pourront permettre aux experts de faire leur travail scientifique et de produire le rapport que nous attendons », a poursuivi Me Sankara.

Avec douze compagnons
La gendarmerie a empêché tout attroupement autour de l’endroit, mais quelques curieux se sont réunis à plus de 500 mètres de là.

L’exhumation des corps censés être ceux de Sankara et de douze de ses compagnons a démarré lundi. Les tombes de deux de ses compagnons d’infortune de l’ex-président avaient été alors ouvertes.

« Ils ont trouvé des restes de survêtement dans la première tombe. Dans la deuxième tombe, ils ont trouvé deux dents, une partie de la mâchoire et d’autres restes de survêtement », avaient indiqué à l’AFP des proches de victimes.

Au passage du corbillard transportant les « caisses contenant ces restes », et escorté par la gendarmerie, la foule amassée aux abords du cimetière avait entonné l’hymne national.

Enquête

L’opération d’exhumation est conduite par trois médecins, un Français et deux Burkinabé, en présence du commissaire du gouvernement et d’un juge d’instruction.

Le régime de M. Compaoré avait toujours refusé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de l’assassinat de Sankara. Début mars, le gouvernement de transition mis en place après la chute en octobre du président Compaoré a finalement autorisé l’exhumation du corps de Sankara dans le but de l’identifier formellement.

Les tombes ont été mises sous scellés début avril par la justice militaire du Burkina qui enquête depuis mars sur les circonstances de la disparition du « père de la révolution burkinabé ».

Romandie.com

Cocody: des ossements humains découverts dans l’ex-résidence de Gbagbo

août 19, 2011

Une macabre découverte a été faite à Cocody, dans l`enceinte de l`ex-résidence présidentielle de l`ancien Chef de l`État Laurent Gbagbo.

Des ossements humains y ont été, en effet, découverts. Mais il faut préciser, pour éviter des interprétations tendancieuses, que ces ossements humains n`étaient pas enterrés dans cette résidence. Cela pour ne pas laisser croire que l`on a affaire à un probable sacrifice humain. Sacrifice humain qu`on pourrait alors imputer aux anciens occupants des lieux.

De fait, à en croire les renseignements, ce sont les agents de la police, saisis de la présence de ces ossements par un tiers, qui, le jeudi 11 août 2011, se sont rendus dans les locaux de l`ex-résidence présidentielle. Une résidence littéralement transformée en ruines à la suite, on s`en souvient, des frappes aériennes qui ont conduit à l`arrestation des principaux occupants des lieux que sont Laurent et Simone Gbagbo.

Sur les lieux, nos sources avancent qu`il est découvert, étendu sur le dos, non loin de l`espace servant essentiellement, à l`époque, à la cuisine africaine, un squelette humain. Celui-ci, vêtu d`un pantalon Jeans de couleur bleu et d`une chemise noire, est sans chaussures. Ce squelette, celui d`un homme d`environ 1m70, est composé du crâne, des vertèbres, des os du bassin, des membres inférieurs, etc.

Le constat fait, par ailleurs, état d`un impact de balle sur le côté gauche du défunt, avancent toujours nos sources, avec une probable traversée à hauteur de l`abdomen et une sortie par le flanc droit. Ce qui peut laisser penser que cet homme est mort par balle.

Le constat effectué en présence d`un médecin légiste, les ossements sont plus tard enlevés et conservés en lieu sûr. L`enquête, immédiatement ouverte, permettra d`identifier le défunt et de situer sur les circonstances exactes de la mort de cet individu, pour l`heure, sans « visage ».

KIKIE Ahou Nazaire

Exclusif – Côte d’Ivoire : les ossements repêchés sont ceux d’Yves Lambelin

juin 10, 2011

Selon l’expertise française des ossements retrouvés à Abidjan, c’est bien le corps de Yves Lambelin qui a été identifié et non celui de Stéphane Frantz di Rippel. Le témoignage des supects arrêtés dans cette affaire fait état de l’exécution des quatre expatriés enlevés au Novotel en avril par des hommes en armes.

Les ossements repêchés à Abidjan le 31 mai dernier ne sont pas ceux de à Stéphane Frantz di Rippel, comme la plupart des médias – dont jeuneafrique.com – l’avaient annoncé. Selon des sources proches du dossier de l’enquête sur le rapt de quatre expatriés au Novotel d’Abidjan le 4 avril dernier, les expertises françaises menées à Bordeaux du ou des dépouilles retrouvées ont permis d’identifier avec certitude les restes du corps de Yves Lambelin, président français de la société ivoirienne Sifca.

Les expertises menées du côté ivoirien ne sont pas encore connues et les recherches des corps des trois autres personnes kidnappées continuent. Il s’agit du Français Stéphane Frantz di Rippel, le directeur du Novotel, du Malaisien Chelliah Pandian, directeur général de Sania, filiale du groupe Sifca, et du Béninois, Raoul Adeossi, assistant de M. Lambelin. Selon l’enquête menée en Côte d’Ivoire, leur piste s’arrêterait « aux portes de la présidence » qu’occupait Laurent Gbagbo, a déclaré le 29 mai le nouveau président Alassane Ouattara, dimanche dernier.

Exécutés le jour de leur enlèvement

« Certaines personnes ont été arrêtées : des miliciens qui ont été en contact avec ces quatre personnes. Leurs interrogatoires se poursuivent et nous continuons d’espérer », avait ajouté Ouattara. Apparemment les suspects ont avoué, selon une source proche de l’enquête : les quatre victimes auraient été exécutées par la même personne vers 18 heures le jour même de leur enlèvement.

C’est grâce à un pêcheur, qui, par hasard, a vu des hommes en armes jeter des sacs dans la lagune d’Abidjan et a aussitôt donné l’alerte, que le ou les corps sans vie ont été retrouvés, le 31 mai. Selon son témoignage, la scène s’est déroulée quelques jours après l’enlèvement, le 4 avril.

Jeuneafrique.com avec Beaudelaire Mieu