Posts Tagged ‘Otage’

Nigeria: des djihadistes exécutent un humanitaire retenu en otage

septembre 25, 2019

 

Un travailleur humanitaire enlevé avec cinq autres personnes par un groupe djihadiste dans le nord-est du Nigeria en juillet a été exécuté, a annoncé mercredi l’ONG française Action contre la faim (ACF).

«Le groupe armé retenant captifs une salariée d’Action contre la faim, deux chauffeurs et trois personnels du ministère de la Santé a exécuté un otage», affirme un communiqué qui «condamne (…) cet assassinat». Les cinq autres otages sont aussi de nationalité nigériane.

L’ONG se dit «particulièrement inquiète» et «totalement mobilisée pour s’assurer qu’ils puissent être en sécurité rapidement et retrouver leurs familles». Ils avaient été enlevés lors de l’attaque de leur convoi le 18 juillet, sur la route entre la capitale du Borno, Maiduguri, et la ville de Damasak. Un des chauffeurs avait été tué pendant l’embuscade.

L’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), affilié au groupe Etat islamique (EI), a publié peu après l’enlèvement une vidéo de l’employée d’ACF demandant la libération des otages avec les cinq autres otages – des hommes – se tenant derrière elle. Iswap est particulièrement actif dans cette région reculée proche du lac Tchad et frontalière avec le Niger, où il mène depuis un an des attaques répétées contre les forces de sécurité nigérianes.

Les humanitaires sont régulièrement pris pour cible par les djihadistes, qui pratiquent les enlèvements contre rançon pour financer leurs opérations ou pour échanger avec le gouvernement nigérian leurs captifs contre des membres de leur groupe faits prisonniers, menaçant de tuer leurs victimes si leurs revendications sont pas satisfaites.

La semaine dernière, l’armée nigériane avait obligé ACF à évacuer ses bureaux de Maiduguri (Etat du Borno) et Damaturu, dans l’Etat voisin de Yobe, accusant l’organisation humanitaire «d’aider et d’encourager les terroristes» en leur fournissant nourriture et médicaments. Une source humanitaire basée dans la région avait alors confié à l’AFP que ces fermetures soudaines pouvaient être liées avec les négociations menées pour faire libérer les otages.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina: Washington remercie Paris pour la libération d’une otage américaine

mai 10, 2019

 

Les Etats-Unis ont adressé ce vendredi leurs «remerciements» à la France pour la libération «sains et saufs» de quatre otages, dont une américaine, lors d’une opération au Burkina Faso. «Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des soldats français tués pendant l’opération», a ajouté sur Twitter le responsable du département d’Etat américain chargé de l’Afrique, Tibor Nagy.

«Nos remerciements à la France, au Burkina Faso et au Bénin pour leurs partenariats forts dans la lutte contre le terrorisme», a ajouté le haut responsable américain. Les forces spéciales françaises ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne dans le nord du Burkina Faso, lors d’une intervention au cours de laquelle deux militaires français ont été tués.

Les deux Français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, avaient été enlevés le 1er mai lors d’un séjour touristique au Bénin. L’identité des deux autres otages libérés n’était pas connue dans l’immédiat.

Par Lefiogaro.fr avec AFP

Un otage britannique au Nigeria tué, trois autres libérés

novembre 6, 2017

Un Britannique, Ian Squire, retenu en otage au Nigeria a été tué, tandis que trois autres ont été libérés et ont pu rentrer chez eux, a annoncé lundi le ministère britannique des Affaires étrangères. / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Un Britannique, Ian Squire, retenu en otage au Nigeria a été tué, tandis que trois autres ont été libérés et ont pu rentrer chez eux, a annoncé lundi le ministère britannique des Affaires étrangères.

« Nous sommes enchantés et soulagés qu’Alanna, David et Shirley soient rentrés sains et saufs. Nos pensées vont à la famille et aux amis de Ian », ont déclaré les familles des otages libérés dans un communiqué diffusé par le Foreign Office. Ian Squire, Alanna Carson, David Donovan et Shirley Donovan, avaient été enlevés le 13 octobre dans le sud du Nigeria.

« Nous sommes reconnaissants pour l’aide que nous avons reçue de la part du Haut Commissariat britannique (représentation diplomatique britannique présente dans plusieurs pays, dont le Nigeria) et des autorités nigérianes, dans la négociation de leur libération », ont-elles ajouté.

Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a également exprimé sa « reconnaissance » aux autorités nigérianes.

Les quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été capturés près de Warri, dans l’État du Delta, où ils étaient engagés dans des actions humanitaires depuis trois ans.

Les circonstances de la mort de Ian Squire n’ont pas été communiquées.

Les enlèvements pour rançon sont très fréquents dans le sud du Nigeria, où des personnalités fortunées et leurs familles sont généralement ciblées par des gangs criminels. Les victimes sont souvent libérées après quelques jours, une fois le versement de la somme effectué.

Romandie.com avec(©AFP / 06 novembre 2017 15h44)

Un ex-otage suédois au Mali critique le paiement des rançons

août 10, 2017

L’ex otage suédois au Mali Johan Gustafsson, lors d’une conférence de presse à Stockholm, le 10 août 2017 / © TT News Agency/AFP / Vilhelm STOCKSTAD

Un ex-otage suédois, détenu par Al-Qaïda au Mali pendant plus de cinq ans avant d’être libéré en juin, a dénoncé jeudi le versement de rançons dans les affaires d’enlèvement.

Johan Gustafsson, 42 ans, a déclaré ignorer les raisons pour lesquelles ses ravisseurs avaient décidé de le libérer après cinq ans et sept mois de détention, mais espérer que le gouvernement suédois dise vrai quand il affirme son refus de payer des rançons pour libérer des otages.

« Personnellement, je pense que c’est pas bien (de payer une rançon, NDLR). Cela met d’autres personnes en danger (…) Ce sont d’importantes sommes qui (…) ont un impact énorme sur la guerre. (Les groupes jihadistes) peuvent utiliser cet argent dans leur machinerie de guerre », a déclaré l’ex-otage lors de sa première conférence de presse depuis son retour en Suède, le 26 juin.

Le 25 novembre 2011, Johan Gustafsson avait été enlevé à Tombouctou par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en même temps que le Sud-Africain Stephen McGown et un Néerlandais, Sjaak Rijke. Un quatrième homme – un Allemand – avait été tué en tentant de résister à ses ravisseurs.

Le Néerlandais avait été libéré par les forces françaises en 2015.

Le Sud-Africain a quant à lui été libéré le 29 juillet dernier. Interrogé sur les conditions de la libération de Stephen McGown, le ministre sud-africain de la Sécurité intérieure David Mahlobo avait assuré que son gouvernement n’avait payé « aucune rançon ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Aqmi publie régulièrement des vidéos de ses otages, sans revendications claires de la part des ravisseurs.

Peu de détails sont connus sur la façon dont Stockholm a assuré la libération de M. Gustafsson.

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, a déclaré le 26 juin que cette libération était le résultat de « plusieurs années d’efforts » de la part de la police, des politiciens, des diplomates et des autorités suédoises et internationales.

De son côté, M. Gustafsson a simplement dit avoir été chassé du désert par ses ravisseurs pour être remis à des policiers suédois qui avaient « les larmes aux yeux » et l’ont ensuite accompagné en Suède.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2017 13h28)                

RDC-France : allô Joseph Kabila ? Ici Emmanuel Macron

juin 7, 2017

Emmanuel Macron attend le début d’un meeting à Saint Denis, le 30 mars 2017. © Christophe Ena/AP/SIPA

Le 28 mai, Emmanuel Macron a téléphoné à Joseph Kabila. Le président français a félicité son homologue pour « la mobilisation et l’efficacité des autorités congolaises » dans la libération, la veille, d’un otage français dans l’est de la RDC.

« M. Philippe » (son nom d’emprunt, destiné à protéger son identité) travaillait pour la société canadienne Banro dans une mine d’or du Sud-Kivu. Il avait été enlevé le 1er mars, en compagnie de quatre autres employés – un Tanzanien et trois Congolais. Selon un proche de l’Élysée, le coup de fil du 28 mai – le premier entre les deux chefs d’État – a été « chaleureux ».

Jeuneafrique.com

Libération d’un Français enlevé début mars en RD Congo

mai 28, 2017

Paris – Le président Emmanuel Macron a annoncé dimanche la libération d’un Français qui avait été « enlevé le 1er mars dans l’est de la République démocratique du Congo » (RDC), dans un communiqué de l’Elysée.

Le chef de l’Etat a félicité l’ensemble des acteurs qui ont oeuvré à sa libération, « en particulier les autorités de la République démocratique du Congo pour leur mobilisation et l’efficacité de leur action ».

L’Elysée, interrogé par l’AFP, n’a pas fourni de précisions sur son identité.

Une source diplomatique a indiqué de son côté que l’otage libéré était un Français qui figurait parmi cinq employés de la société minière canadienne Banro enlevés dans l’est de la RDC, un rapt dont le ministère français des Affaires étrangères avait fait état le 2 mars. Banro exploite deux mines d’or, à Twangiza et Namoya, et mène des travaux d’exploration aurifère dans le pays.

« Nous n’avons à ce stade aucune information concernant les auteurs de l’enlèvement. Nous sommes mobilisés, en lien avec les autorités congolaises pour faire toute la lumière sur ces faits et parvenir à la libération de notre compatriote », avait alors déclaré le Quai d’Orsay.

Le 8 mai, un Français travaillant pour une organisation américaine spécialisée dans le secteur de l’environnement avait été libéré trois jours après son enlèvement dans le secteur de Mwenga par des hommes armés appartenant à un groupe d’autodéfense dans l’est de la République démocratique du Congo.

Il avait été libéré « après des tractations avec ses ravisseurs et sans versement d’une caution », avait alors affirmé à l’AFP Dominique Bofondo, administrateur du territoire de Walungu dans le Sud-Kivu (Est).

L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

Les enlèvements d’humanitaires et d’autres Congolais sont fréquents dans la région.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mai 2017 13h31)                                            

Colombie: la guérilla de l’ELN libère un nouvel otage civil

octobre 10, 2016

Bogota – L’ELN, deuxième guérilla plus importante de Colombie, a libéré lundi un nouvel otage civil qui a été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a annoncé l’organisme humanitaire quelques heures avant une annonce importante de ce groupe armé.

Un civil qui se trouvait aux mains de l’Armée de libération nationale (ELN) a été remis aujourd’hui au CICR dans la zone rurale de Fortul, dans le département d’Arauca, à la frontière du Venezuela, annonce le communiqué sans préciser son identité.

C’est le troisième otage libéré en deux semaines sur les quatre que l’ELN détenait auparavant, selon les estimations officielles.

Le gouvernement colombien et l’ELN, qui ont convenu en mars d’entamer des négociations de paix dont la date n’a pas été encore fixée, doivent faire lundi soir une annonce importante depuis Caracas, selon des sources officielles.

Des sources proches des deux parties ont précisé à l’AFP que cette annonce serait en relation avec une avancée dans les dialogues de paix avec l’ELN.

L’ELN, qui compte encore 1.500 combattants, est issue comme les Farc – première guérilla du pays – d’une insurrection paysanne en 1964.

Cette annonce de la part de l’ELN et du gouvernement colombien interviendrait une semaine après le rejet par référendum de l’accord signé avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), principale et plus ancienne rébellion du pays.

La Colombie est déchirée depuis plus d’un demi-siècle par un conflit armé complexe qui, au fil des décennies, a impliqué plusieurs guérillas d’extrême gauche, des milice paramilitaires d’extrême droite et les forces armées, faisant plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2016 21h29)

Un otage canadien exécuté par ses ravisseurs aux Philippines

avril 25, 2016

Ottawa – Le Canadien John Ridsdel, enlevé en septembre aux Philippines, a été exécuté par ses ravisseurs, le groupe islamiste Abu Sayyaf, a annoncé lundi le Premier ministre Justin Trudeau en se déclarant outré.

La responsabilité de ce meurtre commis de sang froid revient entièrement au groupe terroriste qui a pris la victime en otage, a-t-il déploré lors d’une brève déclaration télévisée.

Un autre Canadien, Robert Hall, enlevé avec M. Ridsdel le 21 septembre dernier en compagnie de sa conjointe philippine dans la marina d’un complexe hôtelier, est toujours détenu et des efforts pour sa libération sont en cours, a précisé M. Trudeau.

Le Canada condamne sans réserve la brutalité des ravisseurs du groupe Abu Sayyaf, a ajouté le chef du gouvernement canadien.

Plus tôt dans la journée, la police philippine avait indiqué avoir retrouvé la tête décapitée d’un étranger sur l’île de Jolo (1.000 km au sud de Manille), quelques heures après l’expiration d’un ultimatum fixé par Abu Sayyaf.

En mars, MM. Hall et Ridsdel étaient apparus émaciés sur une vidéo diffusée par le groupe jihadiste, aux côtés d’un Norvégien, Kjartan Sekkingstad, enlevé en même temps qu’eux. Ils déclaraient qu’ils seraient exécutés si une rançon de plusieurs millions d’euros n’était pas versée.

Dans une vidéo précédente, les ravisseurs exigeaient un milliard de pesos (20 millions d’euros) pour chacun des trois otages étrangers.

Le groupe Abu Sayyaf a prêté allégeance à l’organisation extrémiste sunnite Etat islamique qui contrôle des pans de territoire en Irak et en Syrie.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2016 20h43)

Libération d’un Canadien, enlevé il y a cinq ans en Afghanistan

janvier 11, 2016

Ottawa – Un Canadien enlevé en Afghanistan il y a cinq ans par les talibans, qui l’accusaient d’espionnage, a été libéré, a annoncé lundi le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, remerciant le Qatar pour son aide.

Les circonstances et la date exacte de l’enlèvement de Colin Rutherford n’ont jamais été clairement précisées. Sa disparition dans la province de Ghazni, largement infiltrée par les insurgés islamistes dans le centre du pays, a seulement été révélée en février 2011.

A l’époque, le gouvernement canadien avait indiqué que Colin Rutherford, alors âgé de 26 ans, visitait l’Afghanistan en guerre comme simple touriste.

Dans une vidéo diffusée en mai 2011 par les talibans, le jeune homme natif de Toronto disait être venu étudier l’histoire, les sites historiques, les ruines, les tombeaux et niait tout lien avec son gouvernement.

Le Canada faisait alors partie de la coalition internationale combattant les talibans, avec près de 3.000 soldats déployés dans le pays. Les derniers soldats canadiens ont quitté l’Afghanistan en 2014.

En juin 2015, un soldat des forces spéciales américaines avait révélé à un comité du Congrès américain que le jeune Canadien se trouvait au Pakistan, détenu avec un autre Canadien et une Américaine.

Le Canada est très heureux que les efforts déployés pour obtenir la libération de Colin Rutherford aient été fructueux, s’est réjoui dans un communiqué le ministre Dion.

Il n’a pas été précisé où le Canadien se trouvait actuellement mais M. Dion a souligné que son gouvernement allait l’aider à retourner chez lui en toute sécurité.

Je remercie sincèrement le gouvernement du Qatar de son aide dans cette affaire, a ajouté le chef de la diplomatie canadienne, sans préciser la nature de l’aide apportée par l’émirat.

La libération de Colin Rutherford intervient le jour de la reprise des pourparlers à Islamabad entre Afghanistan, Pakistan, Chine et Etats-Unis visant à relancer le dialogue entre les talibans et les autorités de Kaboul.

A en croire le témoignage sous serment devant un comité du Congrès américain du lieutenant-colonel Jason Amerine, membre des forces spéciales, la libération du Canadien aurait pu intervenir bien plus tôt si l’administration américaine avait été mieux coordonnée.

Chargé en 2013 de retrouver le sergent Bowe Bergdahl capturé en 2009, le lieutenant-colonel Amerine avait découvert que des otages civils au Pakistan, que personne ne cherchait à libérer, venaient de s’ajouter à (sa) mission.

Deux Canadiens et une Américaine sont toujours otages au Pakistan … et j’ai échoué à les libérer, avait-il expliqué en juin dernier.

Les otages civils ont été oubliés pendant la négociation avec les talibans qui a abouti à la libération du sergent Bergdhal, avait-t-il ajouté en attribuant cet échec misérable à une série de dysfonctionnements au sein de l’administration américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 12 janvier 2016 00h13)

L’EI affirme détenir un Chinois et un Norvégien, réclame une rançon

septembre 9, 2015

Dubaï – Le groupe jihadiste État islamique (EI) a affirmé mercredi détenir en otage un Norvégien et un Chinois et réclamé une rançon contre leur libération, selon la dernière édition de son magazine de propagande Dabiq.

Les autorités norvégiennes ont confirmé l’enlèvement d’un de leurs ressortissants mais ont exclu d’accéder aux demandes avancées par l’EI. La Norvège ne paie pas de rançon, a dit le Premier ministre, Erna Solberg, lors d’un point de presse à Oslo.

Sur deux pages du magazine, l’EI s’adresse à toute personne qui voudrait payer une rançon pour la libération et le transfert des deux hommes à vendre, en publiant leur photo et en donnant un numéro de téléphone à contacter, dont l’indicatif est irakien.

Il n’est pas précisé quand et où ces ressortissants ont été enlevés.

Selon Mme Solberg, le Norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, a été enlevé peu après son arrivée en Syrie fin janvier.

Âgé de 48 ans, cet homme affilié à l’Université norvégienne de sciences et de technologie de Trondheim (ouest) avait annoncé le 24 janvier sur Facebook être arrivé à Idleb (nord-ouest de la Syrie). On ignore à ce stade les raisons de sa présence là-bas.

L’autre otage a été identifié par l’EI comme étant Fan Jinghui, un consultant de 50 ans.

Les deux hommes sont photographiés sous différents angles et vêtus d’une combinaison jaune.

C’est un dossier extrêmement difficile, a souligné Mme Solberg, dont le gouvernement a mis en place un cabinet de crise.

Le groupe ultraradical EI sévit surtout en Syrie et en Irak, proclamant un califat sur les larges pans de territoires conquis dans ces deux pays où il multiplie les atrocités: enlèvement, viols, meurtres, décapitations…

Les jihadistes de l’EI, qui utilisent les images de leurs exactions comme élément de propagande, ont par le passé diffusé des vidéos montrant la décapitation de plusieurs otages, soigneusement mise en scène par les bourreaux.

Le reporter américain James Foley enlevé en Syrie par l’EI a été exécuté le 19 août 2014. Deux semaines plus tard, c’est Steven Sotloff, un autre journaliste américain, qui a été tué avec la même chorégraphie macabre, par le même bourreau à l’accent britannique.

Quelques semaines plus tard, David Haines et Alan Henning, deux travailleurs humanitaires britanniques ont été tués eux aussi. Peter Kassig, un troisième Américain, avait été exécuté peu après. D’autres otages, dont deux Japonais, ont connu le même sort.

L’EI sème aussi la terreur dans des régions de Libye et d’Égypte où il a affirmé en août avoir décapité un otage croate.

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2015 23h13)