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France: un responsable d’une prison pris en otage par un détenu dangereux

septembre 9, 2015

Lille – Le responsable d’une prison du nord de la France était retenu en otage mercredi à la mi-journée par un détenu particulièrement dangereux et armé, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Vers 11H00 (09H00 GMT), un détenu particulièrement dangereux a pris en otage le directeur adjoint de la maison centrale de Vendin-le-Vieil, a indiqué à l’AFP la préfecture du Pas-de-Calais (nord).

L’individu serait armé et retient le directeur adjoint dans la salle des audiences située dans le quartier d’isolement, a ajouté cette source.

Selon un responsable syndical, il s’agit d’une arme artisanale dont la nature n’est pas connue.

Des équipes d’intervention et de sécurité se sont rendues sur place, a précisé la préfecture. Des négociations ont commencé, selon un syndicaliste.

Toujours selon des responsables syndicaux de l’administration pénitentiaire, joints par l’AFP, le preneur d’otage s’appelle Fabrice Boromée et est très connu sur le circuit pénitentiaire, où il a fréquenté plus de dix établissements.

Originaire de l’île française de la Guadeloupe, dans les Caraïbes, il est condamné à 28 ans de prison. Il est responsable de plusieurs agressions et prises d’otage contre le personnel pénitentiaire, notamment en 2013 dans une prison de l’Orne (ouest) qui ont eu pour conséquence d’aggraver ses condamnations de 8 à 28 ans.

Il purge sa peine dans l’Hexagone depuis 2011 et a régulièrement exprimé son souhait d’être emprisonné en Guadeloupe, témoignant même par téléphone à ce propos en juillet 2015 dans une émission de télévision.

Il était arrivé en mai dans la prison de dernière génération de Vendin-le-Vieil, ouverte au printemps dernier. A cette occasion, compte tenu de sa dangerosité, les agents chargés de sa surveillance avaient reçu des équipements de protection. Mais ceux-ci leur avaient été retirés il y a un mois, selon ce témoignage. Son comportement ne nécessitait plus d’équipements de protection, a ajouté le syndicaliste, qui a parlé d’un homme très manipulateur.

La prison de Vendin-le-Vieil, située à quelques kilomètres au nord de Lens et à une trentaine de km au sud de Lille, est destinée à accueillir des détenus difficiles ou condamnés à des longues peines.

Ce centre pénitentiaire est très récent, puisque la prison a fini d’être construite en septembre 2014, avec une capacité d’environ 250 détenus et de 22.000 m2, selon le site de l’Agence publique pour l’immobilier de la Justice. Il abrite actuellement 51 détenus.

En prévision de l’arrivée des personnes détenues condamnées à de longues peines, des dispositifs de sûreté très perfectionnés ont été installés à Vendin-le-Vieil, peut-on lire sur le site internet.

Selon une source syndicale, cet établissement dispose d’un effectif renforcé chargé de surveiller les détenus les plus difficilement gérables. C’est le premier incident de ce type depuis l’ouverture de la prison le printemps dernier, a-t-elle précisé.

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2015 13h34)

Un otage britannique libéré au Yémen

août 23, 2015

Abou Dhabi – Un otage britannique enlevé en 2014 a été libéré au Yémen à la suite d’une opération militaire menée par les forces émiraties, ont annoncé dimanche les autorités de Londres et d’Abou Dhabi.

Selon l’agence officielle émiratie WAM, il s’agit d’un ingénieur de 64 ans qui travaillait dans le secteur pétrolier et qui avait été enlevé en février 2014 par l’organisation terroriste Al-Qaïda dans la province du Hadramout (sud-est du Yémen).

L’otage, identifié par la WAM comme étant Douglas Robert Semple, a été libéré par des forces émiraties lors d’une opération de renseignement dans un lieu non précisé et emmené ensuite à Aden, ville du sud du Yémen d’où il a été évacué à bord d’un avion militaire vers Abou Dhabi, a ajouté l’agence.

Je me réjouis de confirmer qu’un otage britannique détenu au Yémen a été libéré par les forces des Emirats arabes unis, a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique, Philip Hammond, dans un communiqué.

L’ex-otage, dont le ministre n’a pas donné l’identité, pas plus qu’il n’a fourni de détails sur sa détention ou sa libération, est sain et sauf, a-t-il assuré.

Nous sommes très reconnaissants aux Emirats arabes unis pour leur aide, a ajouté le chef de la diplomatie britannique, qui se trouvait dimanche à Téhéran pour rouvrir l’ambassade de son pays, fermée depuis quatre ans.

Selon l’agence WAM, l’ex-otage a pu parler à son épouse et pourra retourner dans son pays une fois tous les examens médicaux effectués à Abou Dhabi.

Des centaines de personnes ont été enlevées au Yémen au cours des quinze dernières années, notamment par des tribus qui utilisent les personnes kidnappées comme monnaie d’échange dans leurs conflits avec le gouvernement. Pratiquement toutes les personnes enlevées ont été libérées saines et sauves. Certains otages sont cependant morts, alors qu’ils étaient détenus par Al-Qaïda.

L’an dernier, un instituteur britannique enlevé dans le pays en février avait été relâché sain et sauf à la suite de négociations menées par le gouvernement à Sanaa.

Romandie.com avec(©AFP / 23 août 2015 11h15)

L’EI affirme avoir décapité l’otage croate en Egypte

août 12, 2015

Le Caire – L’organisation Etat islamique (EI) a dit mercredi avoir décapité le Croate enlevé en Egypte il y a trois semaines, publiant ce qu’elle affirme être une photo de son cadavre sur des comptes jihadistes sur Twitter.

Employé d’une société française, Tomislav Salopek, 31 ans et père de deux enfants, avait été enlevé le 22 juillet par des hommes armés sur une route à 22 km au sud-ouest du Caire. Vendredi, la branche égyptienne de l’EI avait menacé de le tuer dans les 48 heures si Le Caire ne libérait pas les femmes musulmanes emprisonnées en Egypte.

La photo publiée sur des sites jihadistes, et dont l’authenticité n’a pu être vérifiée dans l’immédiat, montre le corps d’un homme surmonté d’une tête, à côté d’un drapeau de l’EI et d’un poignard plantés dans le sable.

Si la mort de l’otage se confirme, ce serait la première fois qu’un Occidental est enlevé et tué par des jihadistes en Egypte.

Exécution d’un prisonnier de Croatie –pays qui participe à la guerre contre l’Etat islamique– après expiration de l’ultimatum, lit-on dans un court texte sous la photo.

Les autorités égyptiennes craignaient que la décapitation d’un Occidental effraie encore un peu plus les touristes, qui boudent le pays des Pharaons depuis la révolte populaire ayant chassé du pouvoir Hosni Moubarak en 2011, mais également les nombreuses entreprises étrangères présentes dans le pays, dans un contexte économique morose.

M. Salopek travaillait depuis quelques mois pour la société Ardiseis, filiale de la Compagnie Générale de Géophysique (CGG), une firme française spécialisée dans l’exploration des sous-sols. Il avait été recruté en tant qu’analyste sismique.

Le jour de son enlèvement, c’était son dernier jour de travail pour la société française. Il s’apprêtait à rentrer à la maison le lendemain, avait déploré son père Zlatko en Croatie, suppliant ses ravisseurs de l’épargner. La seule et unique raison de son séjour dans votre patrie était de gagner de quoi nourrir ses enfants, rien de plus, avait-il ajouté.

Les jihadistes de Province du Sinaï, la branche égyptienne de l’EI basée dans la province du même nom et située dans l’est de l’Egypte, ont multiplié les attentats visant essentiellement les soldats et les policiers depuis deux ans en Egypte.

Ils assurent vouloir venger les victimes de la sanglante répression qui s’est abattue sur les partisans du président islamiste élu Mohamed Morsi, destitué par l’armée en 2013 et condamné à mort en première instance en mai.

Depuis juillet 2013, plus de 1.400 manifestants pro-Morsi ont été tués par les policiers et les soldats, plus de 15.000 partisans du chef de l’Etat déchu ont été emprisonnés et des centaines condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2015 14h05)

Turquie: un procureur pris en otage par des hommes armés au tribunal d’Istanbul

mars 31, 2015

Istanbul – Des hommes armés ont pris mardi en otage dans un tribunal d’Istanbul le procureur en charge d’une enquête ouverte après la mort d’un jeune homme blessé par la police lors des manifestations antigouvernementales de 2013, ont rapporté les médias.

Des coups de feu ont été entendus lors de la prise d’otage, qui se déroule dans le palais de justice de Caglayan, sur la rive européenne d’Istanbul, ont précisé certains médias.

La presse turque a attribué l’opération au groupe marxiste clandestin Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), connu pour avoir mené de nombreux attentats en Turquie depuis les années 1990.

Une photo d’origine inconnue a été publiée sur le réseau Twitter et montre le procureur, Mehmet Selim Kiraz, assis dans un fauteuil et un pistolet braqué sur la tempe par un homme dont le visage ne figure pas sur le cliché, tandis qu’un autre homme présente à l’objectif la carte d’identité du magistrat.

D’importants effectifs de police ont été déployés autour du tribunal, selon les médias.

Selon les médias turcs citant une déclaration publiée sur un site internet proche du DHKP-C, le commando a menacé de tuer l’otage d’ici 12h35 GMT si les policiers responsables de la mort du jeune homme ne faisaient pas d’ici là de confession publique.

Le procureur Kiraz a été chargé d’enquêter sur les circonstances de la mort de Berkin Elvan, mort le 11 mars 2014 après 269 jours d’un coma provoqué par le tir d’une grenade lacrymogène de la police à Istanbul lors d’une manifestation en juin 2013.

L’annonce de décès de cet adolescent de 15 ans avait fait spontanément descendre dans les rues de toutes les grandes villes de Turquie des centaines de milliers de personnes.

De nombreux manifestants ont encore commémoré sa disparition le 11 mars dernier.

Le cas de Berkin Elvan est devenu un symbole de la violente répression exercée par le pouvoir en 2013 et celui de la dérive autoritaire que lui reprochent ses détracteurs. M. Erdogan l’avait publiquement qualifié de terroriste.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2015 13h45)

Un otage sud-africain au Yémen tué lors d’une tentative pour le libérer

décembre 6, 2014

Johannesburg – Pierre Korkie, un enseignant sud-africain retenu en otage au Yémen depuis mai 2013, a été tué samedi lors d’une tentative de l’armée américaine pour libérer des otages, a annoncé l’ONG qui tentait de négocier sa libération.

Nous avons reçu avec tristesse la nouvelle que Pierre a été tué dans une tentative des forces spéciales américaines aux premières heures de la matinée pour libérer des otages au Yémen, a indiqué l’association Gift of the Givers dans un communiqué.

Pierre Korkie, un enseignant à la santé fragile originaire de Bloemfontein, dans le centre de l’Afrique du Sud, avait été enlevé le 27 mai 2013 en même temps que son épouse Yolande. Cette dernière avait été libérée le 10 janvier 2014.

Ses ravisseurs, liés à Al-Qaïda, réclamaient le versement d’une rançon de 3 millions de dollars mais avaient récemment envisagé de réduire leur prétention. L’ONG négociait par l’intermédiaire de bédouins yéménites.

Yolande et sa famille sont psychologiquement et émotionnellement d’autant plus anéantis qu’ils savaient que Pierre allait être libéré par Al-Qaïda demain dimanche, a affirmé Gift of Givers.

Il y a trois jours, nous lui avions dit (à Yolande, ndlr) que Pierre serait à la maison pour Noël, a indiqué l’association humanitaire. Toute l’organisation logistique était en place pour le faire voler sain et sauf hors du Yémen sous couverture diplomatique, et rencontrer ensuite les membres de sa famille dans un pays +sûr+.

M. et Mme Korkie étaient enseignants au Yémen depuis quatre ans quand ils ont été enlevés dans la ville de Taëz (sud-ouest) par des membres d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Les contacts ont été interrompus à plusieurs reprises avec les ravisseurs, qui avaient menacé à plusieurs reprises d’exécuter leur otage.

Romandie.com avec(©AFP / 06 décembre 2014 11h47)

Kenya/Attaque de Nairobi : la plupart des otages ont été secourus

septembre 22, 2013

NAIROBI – La plupart des otages détenus par un commando islamiste dans le centre commercial Westgate de Nairobi ont été secourus, a affirmé dimanche soir l’armée kényane, précisant que les forces de sécurité avaient repris le contrôle de la plus grande partie du bâtiment.

La plupart des otages ont été secourus et les forces de sécurité ont pris le contrôle de presque tout le bâtiment, a affirmé l’armée kényane sur Twitter.

Tous les efforts sont en cours pour apporter une conclusion rapide à cette affaire, a-t-elle ajouté.

Une vingtaine de minutes après la diffusion de ces messages sur Twitter, les journalistes présents à un poste de secours mis en place près du centre commercial pour traiter les blessés n’avaient cependant encore vu aucun des otages arriver.

Les secouristes présents sur le poste de secours avancé à Westgate même disaient n’avoir pas non plus accueilli d’otage.

L’attaque du centre commercial, revendiquée par les insurgés islamistes somaliens shebab et en cours depuis samedi, a fait au moins 68 morts, selon la Croix-Rouge kényane.

Les forces de l’ordre kényanes ont lancé dimanche en début de soirée un assaut contre le commando, qui détient un nombre indéterminé d’otages, pour tenter d’en venir à bout dans la nuit.

Romandie.com avec (©AFP / 22 septembre 2013 23h14)

L’otage français Philippe Verdon assassiné d’une balle dans la tête

juillet 18, 2013

PARIS (France) – L’otage français Philippe Verdon, qui avait été enlevé en novembre 2011 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et dont le corps a été retrouvé au début du mois dans le nord du Mali, a été assassiné d’une balle dans la tête, a annoncé jeudi le parquet de Paris.

Après rapatriement de la dépouille en France, l’autopsie pratiquée hier (mercredi) -17 juillet 2013- a été complétée aujourd’hui (jeudi) par un examen anthropologique toujours en cours qui permet dès à présent d’établir que Philippe Verdon est mort assassiné d’une balle dans la tête, a précisé le parquet.

Philippe Verdon avait été enlevé avec un autre Français, Serge Lazarevic, dans la nuit du 24 novembre 2011 dans un hôtel à Hombori (nord-est du Mali). Le 19 mars, Aqmi avait annoncé que Philippe Verdon avait été exécuté, mais Paris n’avait jamais confirmé.

Son comité de soutien avait émis l’hypothèse que l’otage, qui souffrait en partant pour le Mali d’un ulcère et de tachycardie pouvait être mort à cause de ses pathologies et qu’Aqmi s’en serve pour une mise en scène.

Son corps a été retrouvé dans la nuit du 6 au 7 juillet dans le massif de l’Adrar des Ifoghas, à proximité de Tessalit, dans le nord du Mali, selon le parquet.

Le président François Hollande avait confirmé lundi sa mort, et affirmé que les responsables devront être identifiés et traduits devant la justice.

Après l’enlèvement de M. Verdon et de Serge Lazarevic en novembre 2011, une enquête préliminaire avait été ouverte pour enlèvement en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste.

Cette enquête a été élargie jeudi aux chefs d’enlèvement et séquestration suivie de mort, en bande organisée, en lien avec une entreprise terroriste et assassinat en lien avec une entreprise terroriste, annonce le parquet.

Quatre autres Français, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, avaient été enlevés le 16 septembre 2010 au Niger par Aqmi.

Deux autres Français sont otages dans la région: Gilberto Rodriguez Leal, enlevé le 20 novembre 2012 au Mali, et Francis Collomp, enlevé le 19 décembre 2012 au Nigeria.

Romandie.com avec (©AFP / 18 juillet 2013 15h31)

Un corps découvert récemment serait celui d’un otage français

juillet 14, 2013

Un corps découvert récemment dans le nord du Mali serait, selon « une très forte probabilité », celui de l’otage français Philippe Verdon, a annoncé dimanche soir le ministère français des Affaires étrangères. L’otage avait été enlevé par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en novembre 2011.

« Des vérifications complémentaires sont en cours », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot, qui a précisé que son ministère était en contact avec la famille de l’otage.

Plus tôt dans la journée, le président François Hollande dans son entretien télévisé du 14 juillet avait déclaré avoir « des informations des plus mauvaises sur Philippe Verdon ». « Hélas, tout indique qu’il serait mort il y a déjà plusieurs semaines », a-t-il déclaré, sans évoquer toutefois le corps retrouvé au Mali.

Les radios RTL et RFI avaient annoncé la découverte du corps début juillet. Une source proche de l’enquête a précisé qu’un prélèvement avait été effectué sur la dépouille pour vérifier qu’il s’agissait bien du Français, dont le décès avait déjà été annoncé en mars par Aqmi mais jamais formellement confirmé par les autorités françaises.

Cette source n’a pas précisé si le résultat des analyses génétiques était connu.

Voyage d’affaires

M. Verdon et un autre Français, Serge Lazarevic, ont été enlevés le 24 novembre 2011 dans leur hôtel à Hombori, dans le nord-est du Mali. Ils étaient en voyage d’affaires pour un projet de cimenterie, selon leurs proches, qui ont démenti tout lien avec des mercenaires ou des services secrets. Serge Lazarevic reste détenu par Aqmi.

Âgé de 53 ans, Philippe Verdon souffrait en partant pour le Mali d’un ulcère et de tachycardie. « Pour nous, il est possible qu’il soit mort à cause de ses pathologies et qu’Aqmi s’en serve pour une mise en scène », avait déclaré en mars dernier Pascal Lupart, qui dirigeait le comité de soutien en faveur de l’otage.

Quatre autres Français ont été enlevés en septembre 2010 au Niger, également par Aqmi, ainsi que deux autres Français enlevés à la fin de l’année dernière, l’un au Mali et l’autre au Nigeria.

L’Etat français « fait tout » pour ramener les otages retenus au Sahel, a assuré dimanche le président François Hollande. Ce dernier a également évoqué le sort de deux journalistes français disparus en juin dernier en Syrie. Il a assuré que Paris faisait également tout pour les localiser et « connaître les intentions de leurs ravisseurs ».

Romandie.com

Le suspect de l’attentat de Boston inculpé sur son lit d’hôpital

avril 22, 2013

Le suspect de l’attentat de Boston, Djokhar Tsarnaev, toujours dans un « état grave », a été mis en accusation lundi sur son lit d’hôpital, a indiqué le ministère américain de la Justice. Les habitants de la ville ont repris une activité presque normale depuis l’arrestation du jeune homme.

D’origine tchétchène, ce jeune de 19 ans encourt la peine de mort. Les charges comprennent l’utilisation d' »armes de destruction massives » ayant entraîné la mort, en l’occurence des cocottes-minutes transformées en bombes, a indiqué le ministère. Une première audience a été fixée au 30 mai devant le tribunal fédéral de Boston.

Dans le procès verbal joint au communiqué du ministère, il est précisé que l’un des deux frères Tsarnaev avait déclaré jeudi soir à un automobiliste, en s’emparant de son véhicule et en le prenant en otage: « Tu as entendu parler de l’explosion de Boston? C’était moi ».

Son inculpation signifie qu’il « ne sera pas traité en ennemi combattant » et donc pas traduit devant un tribunal militaire d’exception, a affirmé la Maison Blanche. Elle a ainsi rejeté les demandes en ce sens de plusieurs élus républicains.

Le suspect restait lundi dans un « état grave », a indiqué sans plus de précision le FBI. Selon plusieurs médias, il serait intubé mais conscient. Une blessure à la nuque laisse penser qu’il a cherché à se suicider avant sa capture en se tirant une balle dans la bouche.

Interrogé par écrit

Ces blessures l’empêcheraient de parler mais les policiers antiterroristes ont commencé à l’interroger, ont rapporté les médias américains. Le jeune homme répond « sporadiquement » par écrit, selon ABC. Les enquêteurs le questionnaient notamment sur d’éventuels complices et bombes non déclenchées.

La vie reprend

Pendant ce temps, la vie a commencé à reprendre à Boston, même si le quartier de Back Bay, là où les deux bombes ont explosé, restait fermé sur près de six pâtés de maison. Les enquêteurs poursuivent leur inspection des lieux de l’attentat.

Romandie.com

Cameroun : le retour en France de la famille Moulin-Fournier

avril 20, 2013
François Hollande accueille l'ex-otage Tanguy Moulin-Fournier, en provenance de Yaoundé. François Hollande accueille l’ex-otage Tanguy Moulin-Fournier, en provenance de Yaoundé. © AFP

Les sept Français d’une même famille, dont quatre enfants, libérés après avoir été retenus en otages par le groupe islamiste Boko Haram au Nigeria, sont arrivés le 20 avril matin à Paris, deux mois après leur enlèvement au Cameroun.

« Aujourd’hui, c’est la vie qui a gagné », a déclaré devant la presse le président François Hollande, venu accueillir les anciens otages au petit matin du 20 avril à leur arrivée à l’aéroport d’Orly, en provenance de Yaoundé, après leur libération dans la nuit de 18 au 19 avril.

Le père de famille Tanguy Moulin-Fournier à ses côtés, le chef de l’Etat français a souligné que « les autorités françaises [avaient] fait leur devoir, dans la discrétion ». Il a « remercié aussi bien le Cameroun que le Nigeria », avec une « pensée particulière pour le président [camerounais] Biya, qui dans ces derniers jours a eu un rôle important ».

« C’est fini, on en est sortis »

Les otages « ont souffert de la chaleur et du manque d’eau, mais ont été correctement traités », a ensuite confié à des journalistes François Hollande, « impressionné » par les enfants, quatre garçons de 5 à 12 ans.» lls ont été des appuis solides. S’ils ont pu retrouver leur liberté, les enfants y sont pour beaucoup », a ajouté le président français.

Les anciens otages sont arrivés à 6 heures (heure de Paris), à bord du Falcon du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui avait fait un aller-retour au Cameroun pour aller les chercher. Sur le tarmac attendaient une dizaine de membres de leur famille, frères, sœurs et grands-parents, et une soixantaine de journalistes.

Des couvertures sur les épaules pour se protéger du froid, ils sont tombés dans les bras de leurs proches, avant de s’acheminer vers le pavillon d’honneur où ils sont restés un moment, à l’écart de la presse. Tanguy Moulin-Fournier, visage amaigri, épaisse barbe, a ensuite fait part de son « immense émotion », de son « immense bonheur ». « C’est fini, on en est sortis… », a-t-il déclaré. « Je suis très heureux d’être de retour en France, c’est un grand moment. Après, on retournera également au Cameroun, qui est un très beau pays où on se plaît beaucoup », a-t-il ajouté.

La famille est ensuite partie dans un véhicule monospace, sous escorte policière. Les enfants, en short, avaient les yeux cernés mais le sourire aux lèvres. Les trois adultes et quatre enfants – Clarence, 5 ans, Maël, 8 ans, Andeol, 10 ans, et Eloi, 12 ans – avaient été enlevés le 19 février alors qu’il étaient en vacances dans un parc national dans l’extrême nord du Cameroun.

Le père, la mère et leurs quatre garçons résidaient depuis 2011 à Yaoundé, où Tanguy Moulin-Fournier est employé comme expatrié par GDF Suez. Cyril Moulin-Fournier, le frère de Tanguy, qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances. Le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, était présent à leur arrivée à Orly.

« Non versement de rançon »

Les autorités françaises et camerounaises ont indiqué que la famille avait été libérée dans la nuit de jeudi à vendredi à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Très peu d’informations ont filtré sur les conditions de cette libération, annoncée par la présidence camerounaise dès vendredi matin.

François Hollande avait alors remercié les autorités camerounaises et nigérianes, faisant valoir que « c’est en étant le plus discret possible que nous pouvons être les plus efficaces ». Il avait également assuré que la France ne changeait pas son « principe », qui est « le non versement de rançons ». L’Elysée a également affirmé que la libération des otages n’était pas « une action de force » mais le fruit de « contacts multiples ».

Jeuneafrique.com avec AFP