Posts Tagged ‘otages’

RDC: libération de 22 otages enlevés lors d’une attaque revendiquée par le groupe EI

mai 28, 2019

 

Vingt-deux personnes ont été libérées cinq jours après avoir été enlevées lors d’un raid revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) dans l’est de la République démocratique du Congo, a appris l’AFP mardi de sources locales.

«Ils sont au total 22 personnes – 16 hommes, cinq femmes et une fillette. Ils ont été enlevés à Samboko-Tchani Tchani lors de l’attaque de la semaine passée», a déclaré l’administrateur du territoire de Beni dans le Nord-Kivu, Donat Kibwana, à un correspondant de l’AFP. Ce correspondant a pu parler en swahili avec un rescapé qui a préféré garder l’anonymat, affirmant craindre pour des enfants encore captifs : «Ils (les ravisseurs) gardent les gens dans un grand trou. Ils parlent un bon swahili comme celui de l’Afrique de l’est (Tanzanie) (…) et une autre langue que je n’ai pas pu identifier».

«Ce sont des gens de physionomie différente. Ils nous ont dit qu’ils veulent que tout le monde soit musulman. Ils ne veulent pas de  »kafir » (mécréant)», a ajouté le rescapé. «Après trois jours de marche, ils nous ont dit que nous les adultes, nous allions rentrer mais que les jeunes resteront avec eux», a-t-il poursuivi. «Nous avons laissé là-bas six personnes, dont cinq sont d’une même famille de Samboko-Tchani Tchani».

Le groupe EI avait revendiqué la semaine dernière deux attaques dans le territoire de Beni sur Telegram. Le nom «Chianchiani» apparaît dans l’un des deux communiqués diffusés par l’EI, d’après la traduction en anglais de SITE Intelligence group, spécialiste des mouvements islamistes. Dans cette localité, l’EI revendique «un assaut contre des casernes de l’armée congolaise». «Une dizaine de personnes ont été emportées par ces assaillants», avait alors déclaré l’administrateur du territoire (responsable administratif) de Beni, sans précision sur l’identité des ravisseurs.

L’EI avait également revendiqué une attaque contre «des éléments croisés de l’armée congolaise dans le village de Kumbwa à Kamango». Kamango se trouve tout près de la frontière avec l’Ouganda. L’armée congolaise n’avait pas confirmé l’attaque. Les enlèvements dans le territoire de Beni sont généralement attribués aux miliciens des Forces démocratiques alliés (ADF). Les ADF sont historiquement des rebelles musulmans ougandais installés dans l’est du Congo depuis 20 ans. Ils sont tenus responsables du massacre de plusieurs centaines de civils depuis octobre 2014 dans la région de Beni.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina : les deux otages français enlevés au Bénin libérés au cours d’une opération militaire

mai 10, 2019

Des soldats français sécurisent une zone près de Gao, au Mali, en 2013 (photo d’illustration). © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Quatre otages, dont les deux touristes français enlevés au Bénin le 1er mai, ont été libérés au cours d’une opération militaire française menée dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burkina Faso. Deux soldats français ont été tués, a annoncé la présidence française.

L’opération militaire a été « conduite par les forces françaises dans la nuit de jeudi à vendredi, au nord du Burkina Faso ». Elle a permis de libérer quatre otages, « dont Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, enlevés le 1er mai dernier au Bénin », a annoncé l’Élysée dans son communiqué. « Une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont également été libérées », précisent les services de la présidence française.

Deux soldats français tués

Deux militaires français ont été tués au cours de cette intervention, « le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales », a précisé l’Élysée.

Dans son communiqué, le président français « remercie les autorités béninoises et burkinabè pour leur parfaite coopération » et « les assure de l’entière volonté de la France à les aider dans leur lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Dans un communiqué de presse, Florence Parly, la ministre française des Armées, a par ailleurs salué « le précieux soutien [des] alliés américains [de la France] dans la conduite de cette opération ».

L’état-major des armées a apporté plusieurs précisions sur la manière dont cette opération visant un « campement » où se trouvaient les otages a été conduite. Saluant « l’engagement exemplaire des forces spéciales françaises », le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées, insiste également sur « le concours direct de l’opération Barkhane, des forces armées burkinabè et le soutien américain en renseignements ».

« Ces facteurs ont été essentiels pour le succès de l’opération, garantissant la réactivité dès l’annonce de la disparition des deux Français, la mise à disposition de moyens et la cohérence d’ensemble de l’opération », précise encore l’état-major français.

Les deux touristes français étaient en vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin, lorsqu’ils ont disparu avec leur guide près de la frontière avec le Burkina Faso. Un corps, celui de leur guide, avait été découvert le 4 mai.

Par Jeune Afrique

Prise d’otages à Paris: l’auteur interpellé, les otages sains et saufs

juin 12, 2018

Paris – L’homme qui retenait deux personnes depuis le milieu d’après-midi mardi à Paris pour des motivations indéterminées a été interpellé et ses otages ont été libérés « sains et saufs », a annoncé la préfecture de police.

« Deux otages, dont un était aspergé d’essence », ont été libérés, a précisé la préfecture de police. Le forcené était retranché depuis 16H00 dans un immeuble de la rue des Petites écuries, une rue animée du centre de Paris (Xe arrondissement), et les policiers de la brigade anticriminalité (BRI) ont donné l’assaut peu avant 20H00.

« Selon les premiers éléments de l’enquête, il pourrait s’agir d’un déséquilibré aux motivations encore floues », avaient indiqué auparavant des sources policières.

Un homme retenu par le forcené avait réussi à se sauver avant l’intervention de la police. Il a été légèrement blessé au cours d’un échange de coups, a précisé à l’AFP une autre source policière.

Un important périmètre de sécurité avait été mis en place autour de la rue des Petites écuries, fréquentée notamment pour ses bars et ses restaurants.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis le début d’une vague d’attentats jihadistes en 2015, qui a fait 246 morts.

Lors de la dernière attaque en date, le mois dernier, un Français de 20 ans né en Tchétchénie a attaqué au couteau des passants dans le quartier parisien de l’Opéra, tuant un homme, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juin 2018 18h20)                                                        

France/attentat de l’Aude: Arnaud Beltrame, le gendarme qui avait remplacé les otages, est mort

mars 24, 2018

VIDÉO – Le lieutenant-colonel du groupement local de gendarmerie de l’Aude, âgé de 45 ans, a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi. Il avait négocié avec le terroriste pour prendre la place des otages dans le Super U de Trèbes. Emmanuel Macron a déclaré que l’officier méritait «respect et admiration de la nation tout entière».

Il s’était livré au ravisseur en échange de la libération des otages: le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. «Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame nous a quittés. Mort pour la patrie. Jamais la France n’oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice. Le cœur lourd, j’adresse le soutien du pays tout entier à sa famille, ses proches et ses compagnons de la @Gendarmerie de l’Aude», écrit le ministre dans un Tweet.

Le chef de l’État a salué «le courage, le sang-froid et l’abnégation exceptionnels» d’Arnaud Beltrame. «Au cœur de l’action, le lieutenant-colonel Beltrame […] a illustré les vertus militaires d’une manière éclatante, qui mérite respect et admiration de la nation tout entière», a ajouté dans un communiqué Emmanuel Macron, appelant «chaque Français à honorer la mémoire» du disparu.

De son côté, le directeur général de la gendarmerie nationale a exprimé sa «très vive émotion». Le général Richard Lizuret a souhaité «rendre solennellement hommage à l’héroïsme de notre camarade» et «s’incliner devant le courage, le sens du sacrifice et l’exemplarité de cet offficier qui a donné sa vie pour la liberté des otages». Il a ajouté que les drapeaux et étendards de la gerndarmerie seraient mis en berne ce samedi.

Blessé grièvement par le terroriste

Le militaire avait fait preuve d’héroïsme pendant la prise d’otages de Trèbes et luttait contre la mort, vendredi soir, après avoir été blessé par balles par l’assaillant. Il «a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays», avait salué vendredi Emmanuel Macron en rendant un hommage appuyé à son «courage». François Molins, le procureur de la République de Paris, avait souligné, un peu plus tard dans la soirée, «l’héroïsme du gendarme qui, au péril de sa vie, a fait le choix de prendre la place des otages».

» LIRE AUSSI – EN DIRECT – Au moins deux morts dans une prise d’otages à Trèbes près de Carcassonne

Alors que le terroriste venait d’abattre deux personnes dans le Super U de Trèbes, «le lieutenant-colonel a pris la place des otages au terme de négociations avec l’auteur des faits», avait précisé François Molins. Le procureur avait expliqué que l’assaillant avait ensuite ouvert le feu à plusieurs reprises sur le gendarme, le blessant grièvement.

Le gendarme «avait laissé son téléphone ouvert sur la table (…) et c’est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu» et a abattu l’auteur de l’attaque, qui se réclamait du groupe djihadiste État islamique, avait détaillé le ministre de l’Intérieur. Le ministre avait également souligné «un acte d’héroïsme comme en sont coutumiers les gendarmes, les policiers qui s’engagent au service de la nation».

Chef de la compagnie d’Avranches dans la Manche

Né à Etampes, dans l’Essonne, Arnaud Beltrame était marié et n’avait pas d’enfant. Après Saint-Cyr et l’École des officiers de la Gendarmerie nationale, il a d’abord été nommé dans un peloton de véhicules blindés à Satory (de 2002 à 2006), puis a rejoint le premier régiment d’infanterie (RI) de la Garde républicaine (en charge de la protection du président de la République), jusqu’en 2010.

De 2010 à 2014, il a été chef de la compagnie d’Avranches dans la Manche, puis officier d’état major auprès du ministère de l’Écologie et du Développement durable à Paris de 2014 à 2017. Il a accédé au rang de lieutenant-colonel en 2016. Le 1er août 2017, il est devenu officier adjoint de commandement (OAC) au groupement de gendarmerie de l’Aude.

Arnaud Beltrame est décoré de l’ordre national du Mérite. En décembre 2017, il avait participé à un exercice simulant une tuerie de masse dans un supermarché de la région, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi. Les forces de l’ordre procèdent régulièrement à ce type d’entraînement pour améliorer leur mode d’intervention en cas d’attentat.

Figaro.fr par Yohan Blavignat avec AFP agence

Prise d’otages en Arménie : un policier tué par balles

juillet 30, 2016

Erevan – Un policier a été tué samedi en Arménie par l’un des opposants armés qui occupent depuis deux semaines un commissariat à Erevan, a annoncé la police, qui avait menacé auparavant de lancer l’assaut pour mettre fin à cette crise qui agite cette ex-république soviétique.

Un tireur embusqué a ouvert le feu depuis le commissariat et a tué un policier (…) qui était assis dans une voiture stationnée à 350-400 mètres de là, a annoncé le porte-parole de la police Achot Aharonian sur Facebook.

Peu avant, quelques tirs avaient pu être entendus depuis la zone, bouclée par la police, avant que le calme revienne.

Une vingtaine d’hommes armés, partisans de l’opposant emprisonné Jiraïr Sefilian, avaient fait irruption dans le commissariat le 17 juillet, tuant un policier et prenant plusieurs personnes en otage, réclamant la démission du président prorusse Serge Sarkissian.

Ils ont, depuis, libéré tous les policiers mais détenaient depuis mercredi trois membres du personnel médical, entrés dans le bâtiment pour soigner les blessés. L’un deux a été libéré depuis.

Dans la nuit de vendredi à samedi, une manifestation de soutien aux preneurs d’otages a donné lieu à des heurts qui ont fait plus de 70 blessés et provoqué des dizaines d’interpellations.

Les forces de l’ordre avaient donné aux occupants jusqu’à 13H00 GMT pour se rendre, menaçant d’ouvrir le feu dans le cas contraire. Les tirs ont été entendus peu après l’expiration de cet ultimatum.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2016 17h35)

Vol égyptien détourné: le pirate de l’air retient 7 personnes, dont 3 passagers

mars 29, 2016

Le Caire – Le pirate de l’air qui a détourné lundi vers Chypre un avion d’EgyptAir retenait toujours à bord à la mi-journée trois membres de l’équipage, un officier de sécurité et trois passagers, a annoncé le ministre égyptien de l’Aviation civile Cherif Fathy.

Il s’agit du commandant de bord, de son second, d’une hôtesse de l’air, d’un officier de sécurité d’EgyptAir et de trois passagers, a détaillé le ministre lors d’une conférence de presse.

Auparavant, le ministère avait assuré que quatre passagers étrangers étaient restés à bord avec l’équipage après que le pirate a libéré la plupart des 55 passagers que transportait l’avion reliant la ville d’Alexandrie au Caire, corrigeant un précédent chiffre évoquant 81 personnes en plus de l’équipage.

Le ministère avait également assuré que 21 passagers étrangers –8 Américains, 4 Britanniques, 4 Néerlandais, deux Belges, un Français, un Italien et un Syrien– étaient à bord quand l’Airbus A-320 avait décollé de l’aéroport Borg al-Arab d’Alexandrie, dans le nord, pour Le Caire.

Le pilote avait annoncé à la tour de contrôle qu’un homme menaçait de faire détonner une ceinture bourrée d’explosifs, le forçant à se dérouter sur Larnaca à Chypre.

Il n’avait ni pistolet ni aucune arme. Nous ne savons pas encore si sa ceinture d’explosifs est réelle mais nous avons considéré qu’elle l’était pour la sécurité des passagers, a déclaré le ministre Fathy.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2016 11h55)

Côte d’Ivoire: Attaque Djihadiste à Grand-Bassam au moins 22 morts dont six assaillants

mars 13, 2016

 

aBIDJANBASSAM

© Autre presse par DR 2 individus armés attaquent des hôtels situés sur la place de Grand Bassam Dimanche 13 mars 2016. 2 individus armés attaquent des hôtels situés sur la plage de Grand Bassam. Les forces de sécurité déployées sur le terrain

Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), 13 mars 2016 (AFP) – Des assaillants lourdement armés ont attaqué dimanche un hôtel de la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam, fréquentée par les Occidentaux et située à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, ont déclaré des témoins à l’AFP, sans préciser les motifs de l’attaque.

« Le bilan est lourd, les terroristes ont réussi à tuer quatorze civils et nous avons perdu deux membres des forces spéciales », a par la suite déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara qui s’est rendu sur les lieux. Il a ajouté que six « terroristes » avaient été « neutralisés » et tués.

D’après un officier des forces de sécurité ivoiriennes, au moins quatre Européens ont été tués dans cette station qui abrite plusieurs hôtels fréquentés par une clientèle d’expatriés et des membres de la « bonne société » ivoirienne. La France a confirmé qu’au moins un de ses ressortissants figure parmi les victimes de cette attaque.

Le président François Hollande a condamné « avec force (ce) lâche attentat ». « La France apporte son soutien logistique et de renseignement à la Côte d’Ivoire pour retrouver les agresseurs. Elle poursuivra et intensifiera sa coopération avec ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Revendiqué par AQMI
L’attaque a été revendiquée par le groupe Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), selon le service SITE de surveillance des sites islamistes. Selon un témoin, un des assaillants criait « Allah Akbar » (Dieu est grand en arabe).

Ces assaillants – entre quatre et six – « puissamment armés et portant des cagoules ont tiré sur les occupants de L’Etoile du sud, un grand hôtel pris d’assaut par les expatriés en cette période de canicule, » a expliqué un témoin joint par l’AFP. «Nous avons été surpris par les tirs et nous sommes maintenant cloitrés chez nous», a dit un autre témoin. Des touristes sur une plage auraient également été pris pour cible. Cette attaque a fait au moins vingt deux morts, dimanche après-midi, dans une tentative de prises d’otages à l’hôtel Sud de Grand-Bassam en bordure de mer.

Plusieurs blessés sont également dénombrés.

Le témoin a également filmé des grenades et des chargeurs apparemment laissés derrière eux par les assaillants. Abbas El-Roz, un ressortissant libanais qui séjournait à l’Etoile du Sud, a lui aussi raconté qu’un des assaillants portait un fusil d’assaut Kalachnikov et une ceinture de grenades.

Scènes de panique
L’attaque a provoqué des scènes de cohue sur le pont séparant la zone touristique visée, le Quartier de France, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. L’ambassade de France à Abidjan a demandé pour sa part à ses ressortissants à ne pas se déplacer dans la zone « pour ne pas gêner l’action des forces de l’ordre ».

Une vidéo diffusée par un témoin sur internet montre au moins plus de sept corps couchés sur le sol. Pour le site local Connexion ivoirienne, les tirs se sont fait entendre à l’hôtel Koral Beach et auraient continué dans les établissements environnants, dont L’Etoile du sud. «Ça tire sur tout le monde sans tri. Ils avancent d’hôtel en hôtel», aurait indiqué un témoin.

Ville historique et ancienne capitale de la Côte d’Ivoire sur la côte du Golfe de Guinée, Grand-Bassam abrite plusieurs hôtels fréquentés par une clientèle d’expatriés.

Plusieurs centaines de gens attendaient à l’entrée du quartier France, qui marque l’entrée de la vieille ville, séparée de la partie moderne par un pont.

Une dizaine d’ambulances étaient également stationnées. Un journaliste de l’AFP a vu une dizaine de personnes, dont une occidentale blessée, évacués dans un camion militaire.

Des véhicules militaires, transportant des mitrailleuses lourdes, et des chasseurs traditionnels dozo armés se dirigeaient également vers le lieu de la fusillade.

Les forces spéciales et plusieurs autres unités de l’armée ivoirienne sont arrivées sur le terrain, a constaté APA sur place.

Cette attaque fait écho à celles perpétrées dans d’autres villes africaines ces derniers mois. Le 15 novembre, un attentat avait visé un café-restaurant de Ouagadougou, faisant 30 morts, en majorité étrangers et revendiqué par AQMI.

Le Mali a également été touché par une attaque djihadiste le 20 novembre contre un grand hôtel de Bamako, qui avait fait 20 morts, dont 14 étrangers, outre les deux assaillants. L’attaque de dimanche rappelle aussi celle d’un hôtel dans la station balnéaire tunisienne de Sousse, qui a fait 38 morts le 26 juin.

Apanews.net avec Abidjan.net et AFP

Prague a payé six millions de dollars pour la libération de deux Tchèques au Pakistan

février 7, 2016

Prague – Prague a versé une rançon de six millions de dollars pour la libération de deux jeunes femmes tchèques enlevées en mars 2013 au Pakistan et relâchées deux ans plus tard, a révélé l’hebdomadaire pragois Respekt dans son numéro à paraître lundi.

Hana Humpalova et Antonie Chrastecka, deux étudiantes en psychologie âgées alors de 24 ans, avaient été kidnappées par des hommes armés le 13 mars 2013 dans la province du Baloutchistan (sud-ouest du Pakistan), frontalière de l’Afghanistan et de l’Iran.

Entrées au Baloutchistan en tant que touristes en provenance d’Iran, elles avaient été enlevées à environ 550 kilomètres à l’ouest de Quetta, la principale ville de cette province pakistanaise.

Le gouvernement du Premier ministre Bohuslav Sobotka a annoncé leur libération et leur retour à Prague le 28 mars 2015, saluant dans ce contexte l’importance de l’action menée par l’organisation humanitaire turque Insani Yardim Vakfi (IHH).

Le débat sur le versement de la rançon exigée par les ravisseurs a eu lieu au niveau du Conseil de sécurité de l’Etat, selon Respekt.

Le débat n’a pas été simple. Mais à la fin, personne d’entre nous n’a voulu assumer la responsabilité de la mort des deux jeunes filles. La décision sur le versement de la rançon a été prise à l’unanimité, a révélé à l’hebdomadaire l’un des participants à ces discussions, sous le couvert de l’anonymat.

Le Premier ministre ne commentera pas cette information, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Martin Ayrer, interrogé par l’AFP.

Respekt publie cette information trois jours seulement après la remise en liberté à Prague d’un ressortissant libanais, Ali Taan Fayyad, en détention depuis 2014 à la demande des Etats-Unis, qui a aussi permis la libération de cinq Tchèques enlevés en juillet dernier au Liban.

Cet échange a suscité une réaction indignée de l’ambassade des Etats-Unis selon laquelle la décision de Prague va encourager les terroristes et les criminels.

Ali Taan Fayyad a été accusé aux Etats-Unis de préparation d’assassinat d’employés du gouvernement américain et de tentative d’utiliser un missile antiaérien, a fait savoir la représentation diplomatique américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2016 19h00)

Niger: Libération de l’otage australienne Jocelyn Elliot

février 7, 2016

 

L’Australienne Jocelyn Elliot, prise en otage en compagnie de son mari à Djibo (Sahel du Burkina Faso) le 15 janvier dernier par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a été libérée au Niger, a appris APA dimanche, de sources médiatiques.

Selon les médias nationaux et internationaux qui ont donnée l’information, ‘’c’est le président du Niger Mahamadou Issoufou qui a annoncé la nouvelle à la presse samedi soir, lors d’un déplacement à Dosso ».

Le président Issoufou aurait déclaré que Jocelyn Elliott est libre et désormais sous la protection des autorités nigériennes.

Agée de plus de 80 ans, cette dame avait été kidnappée le mois dernier en compagnie de son mari, Kenneth Elliot (82 ans), le jour-même de l’attaque terroriste qui a frappé Ouagadougou.

Le couple, très connu dans la zone de leur enlèvement, dirigeait un dispensaire à Djibo, dans la région du Sahel, au Nord du Burkina Faso, depuis plus de 40 ans.

On ignore encore les circonstances exactes de la libération de Mme Elliot, ainsi que le rôle joué par le Niger dans les négociations.

Quant à son mari, l’on est sans nouvelle de lui.
Son pays d’origine, l’Australie, rapporte les médias, s’est félicité de la nouvelle relative à la libération de Jocelyn.

‘’Je lui ai parlé ce matin. Elle est en forme et soulagée, bien que très fatiguée. Notre souci principal désormais est son mari, Kenneth Elliott, qui n’a pas encore été libéré », a déclaré, sur cette radios internationales, Julie Bishop, Premier ministre australien qui a remercié le Burkina Faso et le Niger pour leurs efforts.

Apanews.net

L’armée camerounaise aurait tué 100 islamistes et libéré 900 otages

décembre 2, 2015

L’armée camerounaise a tué en 3 jours « une centaine » d’islamistes nigérians de Boko Haram lors d’une opération dans l’Extrême-Nord du Cameroun, a affirmé mercredi le ministère camerounais de la Défense. Elle a aussi libéré 900 otages et saisi des drapeaux de l’EI.

« Une opération spéciale de ratissage menée du 26 au 28 novembre contre les combattants » de Boko Haram dans les localités frontalières avec le Nigeria « a permis de neutraliser plus d’une centaine de djihadistes », affirme dans un communiqué le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo.

D’après le texte, cette opération a aussi permis de « libérer près de 900 otages, de saisir une importante cargaison d’armes et de munitions, ainsi que des drapeaux blancs et noirs de l’Etat islamique ». Aucune précision n’a été fournie sur le profil de ces « otages ».

Ce bilan de l’opération militaire n’a pas pu être confirmé de source indépendante. Jointes par téléphone dans la région inaccessible à la presse, certaines sources sécuritaires ont confirmé l’opération, sans être en mesure de fournir un bilan précis recoupant celui du gouvernement camerounais.

Double attentat-suicide
Au moins quatre civils ont par ailleurs été tués mardi soir par un double attentat-suicide à Waza, dans l’extrême-nord du Cameroun, a-t-on appris mercredi de source sécuritaire. Cette attaque a été attribuée à Boko Haram.

« Deux kamikazes se sont fait exploser dans deux quartiers de Waza », a affirmé une source sécuritaire s’exprimant sous couvert d’anonymat. La radio d’Etat a confirmé l’information, expliquant que les « deux kamikazes » ont actionné leur charges explosives « en tuant six personnes, dont elles-mêmes ».

Un troisième kamikaze, une femme, a été abattue par les forces de l’ordre avant de pouvoir activer sa charge, a-t-on appris auprès des autorités.

Attaques fréquentes
Le nord du Cameroun est fréquemment le théâtre d’attaques menées par Boko Haram, dont la présence, d’abord cantonnée au Nigeria, s’est étendue aux Etats voisins, également au Niger et au Tchad.

Mais c’est la première fois que Waza est visée par des attentats-suicide. Ville touristique autrefois fréquentée par des voyageurs occidentaux, cette localité n’attire plus de touristes depuis que la région de l’Extrême-Nord subit régulièrement des raids de Boko Haram.

Le Cameroun a renforcé sa présence militaire au long de la frontière nigériane, dans le cadre de la coalition régionale militaire (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad) qui combat les attaques de Boko Haram.

Romandie.com