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Côte d’Ivoire: Attaque Djihadiste à Grand-Bassam au moins 22 morts dont six assaillants

mars 13, 2016

 

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© Autre presse par DR 2 individus armés attaquent des hôtels situés sur la place de Grand Bassam Dimanche 13 mars 2016. 2 individus armés attaquent des hôtels situés sur la plage de Grand Bassam. Les forces de sécurité déployées sur le terrain

Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), 13 mars 2016 (AFP) – Des assaillants lourdement armés ont attaqué dimanche un hôtel de la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam, fréquentée par les Occidentaux et située à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, ont déclaré des témoins à l’AFP, sans préciser les motifs de l’attaque.

« Le bilan est lourd, les terroristes ont réussi à tuer quatorze civils et nous avons perdu deux membres des forces spéciales », a par la suite déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara qui s’est rendu sur les lieux. Il a ajouté que six « terroristes » avaient été « neutralisés » et tués.

D’après un officier des forces de sécurité ivoiriennes, au moins quatre Européens ont été tués dans cette station qui abrite plusieurs hôtels fréquentés par une clientèle d’expatriés et des membres de la « bonne société » ivoirienne. La France a confirmé qu’au moins un de ses ressortissants figure parmi les victimes de cette attaque.

Le président François Hollande a condamné « avec force (ce) lâche attentat ». « La France apporte son soutien logistique et de renseignement à la Côte d’Ivoire pour retrouver les agresseurs. Elle poursuivra et intensifiera sa coopération avec ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Revendiqué par AQMI
L’attaque a été revendiquée par le groupe Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), selon le service SITE de surveillance des sites islamistes. Selon un témoin, un des assaillants criait « Allah Akbar » (Dieu est grand en arabe).

Ces assaillants – entre quatre et six – « puissamment armés et portant des cagoules ont tiré sur les occupants de L’Etoile du sud, un grand hôtel pris d’assaut par les expatriés en cette période de canicule, » a expliqué un témoin joint par l’AFP. «Nous avons été surpris par les tirs et nous sommes maintenant cloitrés chez nous», a dit un autre témoin. Des touristes sur une plage auraient également été pris pour cible. Cette attaque a fait au moins vingt deux morts, dimanche après-midi, dans une tentative de prises d’otages à l’hôtel Sud de Grand-Bassam en bordure de mer.

Plusieurs blessés sont également dénombrés.

Le témoin a également filmé des grenades et des chargeurs apparemment laissés derrière eux par les assaillants. Abbas El-Roz, un ressortissant libanais qui séjournait à l’Etoile du Sud, a lui aussi raconté qu’un des assaillants portait un fusil d’assaut Kalachnikov et une ceinture de grenades.

Scènes de panique
L’attaque a provoqué des scènes de cohue sur le pont séparant la zone touristique visée, le Quartier de France, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. L’ambassade de France à Abidjan a demandé pour sa part à ses ressortissants à ne pas se déplacer dans la zone « pour ne pas gêner l’action des forces de l’ordre ».

Une vidéo diffusée par un témoin sur internet montre au moins plus de sept corps couchés sur le sol. Pour le site local Connexion ivoirienne, les tirs se sont fait entendre à l’hôtel Koral Beach et auraient continué dans les établissements environnants, dont L’Etoile du sud. «Ça tire sur tout le monde sans tri. Ils avancent d’hôtel en hôtel», aurait indiqué un témoin.

Ville historique et ancienne capitale de la Côte d’Ivoire sur la côte du Golfe de Guinée, Grand-Bassam abrite plusieurs hôtels fréquentés par une clientèle d’expatriés.

Plusieurs centaines de gens attendaient à l’entrée du quartier France, qui marque l’entrée de la vieille ville, séparée de la partie moderne par un pont.

Une dizaine d’ambulances étaient également stationnées. Un journaliste de l’AFP a vu une dizaine de personnes, dont une occidentale blessée, évacués dans un camion militaire.

Des véhicules militaires, transportant des mitrailleuses lourdes, et des chasseurs traditionnels dozo armés se dirigeaient également vers le lieu de la fusillade.

Les forces spéciales et plusieurs autres unités de l’armée ivoirienne sont arrivées sur le terrain, a constaté APA sur place.

Cette attaque fait écho à celles perpétrées dans d’autres villes africaines ces derniers mois. Le 15 novembre, un attentat avait visé un café-restaurant de Ouagadougou, faisant 30 morts, en majorité étrangers et revendiqué par AQMI.

Le Mali a également été touché par une attaque djihadiste le 20 novembre contre un grand hôtel de Bamako, qui avait fait 20 morts, dont 14 étrangers, outre les deux assaillants. L’attaque de dimanche rappelle aussi celle d’un hôtel dans la station balnéaire tunisienne de Sousse, qui a fait 38 morts le 26 juin.

Apanews.net avec Abidjan.net et AFP

Prague a payé six millions de dollars pour la libération de deux Tchèques au Pakistan

février 7, 2016

Prague – Prague a versé une rançon de six millions de dollars pour la libération de deux jeunes femmes tchèques enlevées en mars 2013 au Pakistan et relâchées deux ans plus tard, a révélé l’hebdomadaire pragois Respekt dans son numéro à paraître lundi.

Hana Humpalova et Antonie Chrastecka, deux étudiantes en psychologie âgées alors de 24 ans, avaient été kidnappées par des hommes armés le 13 mars 2013 dans la province du Baloutchistan (sud-ouest du Pakistan), frontalière de l’Afghanistan et de l’Iran.

Entrées au Baloutchistan en tant que touristes en provenance d’Iran, elles avaient été enlevées à environ 550 kilomètres à l’ouest de Quetta, la principale ville de cette province pakistanaise.

Le gouvernement du Premier ministre Bohuslav Sobotka a annoncé leur libération et leur retour à Prague le 28 mars 2015, saluant dans ce contexte l’importance de l’action menée par l’organisation humanitaire turque Insani Yardim Vakfi (IHH).

Le débat sur le versement de la rançon exigée par les ravisseurs a eu lieu au niveau du Conseil de sécurité de l’Etat, selon Respekt.

Le débat n’a pas été simple. Mais à la fin, personne d’entre nous n’a voulu assumer la responsabilité de la mort des deux jeunes filles. La décision sur le versement de la rançon a été prise à l’unanimité, a révélé à l’hebdomadaire l’un des participants à ces discussions, sous le couvert de l’anonymat.

Le Premier ministre ne commentera pas cette information, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Martin Ayrer, interrogé par l’AFP.

Respekt publie cette information trois jours seulement après la remise en liberté à Prague d’un ressortissant libanais, Ali Taan Fayyad, en détention depuis 2014 à la demande des Etats-Unis, qui a aussi permis la libération de cinq Tchèques enlevés en juillet dernier au Liban.

Cet échange a suscité une réaction indignée de l’ambassade des Etats-Unis selon laquelle la décision de Prague va encourager les terroristes et les criminels.

Ali Taan Fayyad a été accusé aux Etats-Unis de préparation d’assassinat d’employés du gouvernement américain et de tentative d’utiliser un missile antiaérien, a fait savoir la représentation diplomatique américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2016 19h00)

Niger: Libération de l’otage australienne Jocelyn Elliot

février 7, 2016

 

L’Australienne Jocelyn Elliot, prise en otage en compagnie de son mari à Djibo (Sahel du Burkina Faso) le 15 janvier dernier par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a été libérée au Niger, a appris APA dimanche, de sources médiatiques.

Selon les médias nationaux et internationaux qui ont donnée l’information, ‘’c’est le président du Niger Mahamadou Issoufou qui a annoncé la nouvelle à la presse samedi soir, lors d’un déplacement à Dosso ».

Le président Issoufou aurait déclaré que Jocelyn Elliott est libre et désormais sous la protection des autorités nigériennes.

Agée de plus de 80 ans, cette dame avait été kidnappée le mois dernier en compagnie de son mari, Kenneth Elliot (82 ans), le jour-même de l’attaque terroriste qui a frappé Ouagadougou.

Le couple, très connu dans la zone de leur enlèvement, dirigeait un dispensaire à Djibo, dans la région du Sahel, au Nord du Burkina Faso, depuis plus de 40 ans.

On ignore encore les circonstances exactes de la libération de Mme Elliot, ainsi que le rôle joué par le Niger dans les négociations.

Quant à son mari, l’on est sans nouvelle de lui.
Son pays d’origine, l’Australie, rapporte les médias, s’est félicité de la nouvelle relative à la libération de Jocelyn.

‘’Je lui ai parlé ce matin. Elle est en forme et soulagée, bien que très fatiguée. Notre souci principal désormais est son mari, Kenneth Elliott, qui n’a pas encore été libéré », a déclaré, sur cette radios internationales, Julie Bishop, Premier ministre australien qui a remercié le Burkina Faso et le Niger pour leurs efforts.

Apanews.net

L’armée camerounaise aurait tué 100 islamistes et libéré 900 otages

décembre 2, 2015

L’armée camerounaise a tué en 3 jours « une centaine » d’islamistes nigérians de Boko Haram lors d’une opération dans l’Extrême-Nord du Cameroun, a affirmé mercredi le ministère camerounais de la Défense. Elle a aussi libéré 900 otages et saisi des drapeaux de l’EI.

« Une opération spéciale de ratissage menée du 26 au 28 novembre contre les combattants » de Boko Haram dans les localités frontalières avec le Nigeria « a permis de neutraliser plus d’une centaine de djihadistes », affirme dans un communiqué le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo.

D’après le texte, cette opération a aussi permis de « libérer près de 900 otages, de saisir une importante cargaison d’armes et de munitions, ainsi que des drapeaux blancs et noirs de l’Etat islamique ». Aucune précision n’a été fournie sur le profil de ces « otages ».

Ce bilan de l’opération militaire n’a pas pu être confirmé de source indépendante. Jointes par téléphone dans la région inaccessible à la presse, certaines sources sécuritaires ont confirmé l’opération, sans être en mesure de fournir un bilan précis recoupant celui du gouvernement camerounais.

Double attentat-suicide
Au moins quatre civils ont par ailleurs été tués mardi soir par un double attentat-suicide à Waza, dans l’extrême-nord du Cameroun, a-t-on appris mercredi de source sécuritaire. Cette attaque a été attribuée à Boko Haram.

« Deux kamikazes se sont fait exploser dans deux quartiers de Waza », a affirmé une source sécuritaire s’exprimant sous couvert d’anonymat. La radio d’Etat a confirmé l’information, expliquant que les « deux kamikazes » ont actionné leur charges explosives « en tuant six personnes, dont elles-mêmes ».

Un troisième kamikaze, une femme, a été abattue par les forces de l’ordre avant de pouvoir activer sa charge, a-t-on appris auprès des autorités.

Attaques fréquentes
Le nord du Cameroun est fréquemment le théâtre d’attaques menées par Boko Haram, dont la présence, d’abord cantonnée au Nigeria, s’est étendue aux Etats voisins, également au Niger et au Tchad.

Mais c’est la première fois que Waza est visée par des attentats-suicide. Ville touristique autrefois fréquentée par des voyageurs occidentaux, cette localité n’attire plus de touristes depuis que la région de l’Extrême-Nord subit régulièrement des raids de Boko Haram.

Le Cameroun a renforcé sa présence militaire au long de la frontière nigériane, dans le cadre de la coalition régionale militaire (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad) qui combat les attaques de Boko Haram.

Romandie.com

France: un ou des hommes armés retranchés avec des otages à Roubaix

novembre 24, 2015

Lille – Un ou des hommes armés étaient retranchés mardi soir avec des otages dans une maison de Roubaix (nord de la France), a-t-on appris de sources concordantes, la police évoquant un cambriolage et la mairie un braquage.

De source policière, le ou les auteurs se sont retranchés dans une habitation qui serait habitée par un couple, qu’ils s’apprêtaient à cambrioler.

Des échanges de coup de feu ont eu lieu à l’arrivée de policiers de la brigade anti-criminalité, qui a été alertée de cette tentative de cambriolage. Le ou les auteurs auraient alors pris les occupants en otage.

La mairie de Roubaix a fait état d’un braquage.

Une unité d’élite de la police, le Raid, est attendue sur place et un périmètre de sécurité a été établi, ont ajouté la mairie et la source policière.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2015 20h53)

Fin de la prise d’otages à Bamako: 27 morts

novembre 20, 2015

Une prise d’otages dans un grand hôtel de Bamako a fait au moins 27 morts vendredi après l’assaut donné par les forces spéciales pour libérer 170 personnes, dont de nombreux étrangers. Ces otages étaient détenus depuis l’aube par un groupe d’islamistes armés.

« La prise d’otages est terminée. Nous sommes actuellement en train de sécuriser l’hôtel », a déclaré une source militaire sous le couvert de l’anonymat, soulignant que « au moins trois terroristes ont été tués ». Des journalistes ont vu des agents de la protection civile en sortir des corps dans des sacs mortuaires orange sur des brancards.

« Dix-huit corps ont été retrouvés », a affirmé une source de sécurité étrangère sous le couvert de l’anonymat. Des sources de sécurité maliennes ont ensuite fait état d’au moins 27 morts parmi les clients et employés.

Dans la matinée, le ministère malien de la Sécurité intérieure avait parlé de « deux ou trois » assaillants. « Ca se passe au 7e étage, des djihadistes sont en train de tirer dans le couloir », avait alors déclaré une source de sécurité.

Les auteurs de l’attaque « n’ont plus actuellement d’otage entre leurs mains et les forces sont en train de les traquer », avait assuré peu avant 17h00 (en Suisse) le ministre de la Sécurité intérieure, le colonel Salif Traoré, après plusieurs heures d’assaut.

Revendiqué
Le groupe djihadiste Al-Mourabitoune a revendiqué la prise d’otages, selon un document sonore diffusé en soirée par la chaîne qatarie Al-Jazeera.

Le groupe « est sans doute à l’origine » de l’attentat avait déclaré plus tôt le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Forces spéciales
Les forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, se trouvaient à l’intérieur de l’hôtel. Elles « participaient aux opérations aux côtés des Maliens », a souligné la source de sécurité étrangère.

Par ailleurs, dans la matinée, la France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, a envoyé une quarantaine de membres du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) au Mali.

Pays amis remerciés
Immédiatement après la fin de l’assaut, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta -qui a écourté son séjour au Tchad où il était pour un sommet des cinq pays du Sahel-, a salué sur son compte Twitter « le professionnalisme des forces de défense et de sécurité du Mali ». Il a aussi remercié les pays amis pour leur assistance.

Outre des policiers et militaires maliens, des forces spéciales de la gendarmerie étaient déployées, ainsi que des membres de la Minusma et de la force française Barkhane, avec un appui des forces américaines.

Quatorze nationalités
Des étrangers d’au moins 14 nationalités faisaient partie des quelque 140 clients de l’hôtel Radisson Blu, selon le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités ou employeurs des pays concernés.

Y étaient présents des ressortissants d’Algérie, d’Allemagne, de Belgique, du Canada, de Chine, de Côte d’Ivoire, d’Espagne, des Etats-Unis, de France, d’Inde, du Maroc, de Russie, du Sénégal et de Turquie.

Romandie.com

Hollande appelle les Français à la prudence, une quarantaine de gendarmes d’élite envoyés au Mali

novembre 20, 2015

Paris – Le président François Hollande a appelé vendredi les Français se trouvant dans des pays sensibles à prendre leurs précautions et une quarantaine de gendarmes d’élite français sont partis dès vendredi au Mali après l’attaque de l’hôtel Radisson de Bamako.

Je demande à nos ressortissants dans des pays sensibles de prendre leurs précautions, a déclaré M. Hollande en marge d’une réunion sur la conférence climat de l’ONU à Paris (COP21), qui débutera le 30 novembre, en présence de plus de 120 dirigeants étrangers.

Dans l’hôtel pris pour cible par des assaillants lourdement armés à Bamako, il y a des touristes ou des responsables d’entreprises de nombreuses nationalités, a déclaré le chef de l’Etat.

Il n’a pas précisé si des Français se trouvaient dans l’hôtel, mais il a demandé à ceux se trouvant au Mali de contacter l’ambassade de France à Bamako pour être protégés.

Selon la direction d’Air France, douze employés de la compagnie se trouvaient dans l’hôtel au moment de l’attaque, mais ils sont désormais en lieu sûr.

Une quarantaine de gendarmes du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), spécialisés dans les prises d’otages, sont en route pour Bamako, a annoncé de son côté le ministère français de l’Intérieur.

Les gendarmes du GIGN vont être envoyés vendredi en mission de conseil et de soutien à l’intervention aux forces de sécurités maliennes et dix gendarmes de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) les accompagneront, a précisé le porte-parole du ministère.

Une semaine après les pires attentats commis en France, une nouvelle attaque terroriste meurtrière s’est produite vendredi, avec la prise d’otages massive dans un grand hôtel de Bamako.

Prisé de la clientèle internationale, l’hôtel Radisson a été attaqué vendredi matin par des assaillants qui retenaient au départ 170 personnes en otages.

Au moins trois d’entre elles ont été tuées.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2015 13h46)

Attaque à Bamako: le président malien quitte N’Djamena pour le Mali

novembre 20, 2015

N’Djamena – Le président malien Ibrahim Boubakar Keita, qui se trouvait à N’Djamena pour une réunion régionale consacrée au terrorisme dans le Sahel a quitté vendredi la capitale tchadienne à la suite de l’attaque d’un grand hôtel de Bamako, a constaté un journaliste de l’AFP.

Je déplore ce qui se passe au Mali. Les forces maliennes se sont déployées pour libérer les otages, a-t-il déclaré à la presse avant son départ pour l’aéroport. Déjà quelques otages ont été libérés. Je lance un appel au calme et à la sérénité au peuple malien, a-t-il ajouté.

Le président IBK est parti après des entretiens à huis clos avec ses homologues du Tchad, de Mauritanie, du Niger et du Burkina Faso, réunis en session ordinaire du G5-Sahel consacrée à la situation sécuritaire dans la région.

Vendredi matin, l’hôtel Radisson à Bamako, prisé par la clientèle internationale, a été attaqué par des assaillants lourdement armés qui retenaient au départ 170 personnes. Au moins trois d’entre elles ont été tuées.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2015 13h24)

Mali/Bamako: ce que l’on sait de l’attaque de l’hôtel Radisson

novembre 20, 2015

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Une fusillade a eu lieu ce vendredi dans un hôtel de Bamako (photo d’illustration). afp.com/Habibou Kouyate

MALI – Au moins trois personnes ont été tués lors d’une prise d’otages dans un hôtel de Bamako, fréquenté par de nombreux étrangers. Près de 170 personnes, dont plusieurs Français, seraient détenues par les assaillants.

Une « prise d’otages » est en cours ce vendredi à l’hôtel Radisson de Bamako au Mali, avec « 140 clients et 30 employés » retenus par deux ou trois assaillants, a annoncé le groupe hôtelier Rezidor. L’assaut des forces de l’ordre a débuté. Au moins trois otages sont morts.

Un assaut mené à l’aube

La prise d’otage aurait commencé entre 6h et 7h du matin, selon un employé d’une ONG américaine située dans le quartier de l’hôtel Radisson. Deux ou trois assaillants sont rentrés dans l’enceinte de l’hôtel au même moment qu’une voiture munie d’une plaque diplomatique, sur laquelle ils ont ouvert le feu, et non à bord de ce véhicule, selon le ministère de la Sécurité malien, rectifiant une précédente information. Ils seraient « lourdement armés », rapporte Jeune Afrique, qui cite le propriétaire de l’établissement.

Des tirs d’armes automatiques ont été entendus de l’extérieur de l’hôtel, situé dans le centre de la capitale. « Ça se passe au septième étage, des djihadistes sont en train de tirer dans le couloir », a déclaré dans la matinée une source de sécurité.

Un témoin, présent sur place au moment des faits, raconte à RFI ce qu’il a vu les gardiens de l’hôtel se faire tuer par les auteurs de l’attaque. Selon Reuters, les assaillants auraient crié « Allahu Akbar » (« Dieu est grand » en arabe) lors de leur entrée dans l’hôtel. Pour l’heure, leur identité n’est pas encore connue avec précision.

Lexpress.fr

L’EI annonce avoir exécuté deux otages chinois et norvégien

novembre 18, 2015

 
Beyrouth – Le groupe Etat islamique (EI) a annoncé l’exécution de deux otages chinois et norvégien, deux mois après avoir réclamé une rançon pour leur libération, selon la dernière édition du magazine de propagande de l’organisation jihadiste publiée sur internet mercredi.

Dans son numéro 12, le magazine Dabiq publie les photos des corps des deux otages présumés au visage ensanglanté, frappées d’un grand bandeau en jaune sur lequel est écrit: Exécutés après avoir été abandonnés par les nations et les organisations infidèles.

Sous le titre le sort de deux prisonniers, il montre l’image de deux hommes les yeux bandés et la tête ensanglantée, visiblement tués par balles.

Le Premier ministre norvégien, Mme Erna Solberg, a condamné une attaque révulsante et barbare.

Nous n’avons à ce stade aucune raison (…) de douter du contenu de la photo, a-t-elle dit lors d’une conférence de presse à Oslo, indiquant que son authenticité était en cours de vérification.

Sur la foi de photos et vidéos envoyées par l’EI pour appuyer ses demandes de rançon, le chef de la diplomatie norvégienne Børge Brende a précisé que l’otage, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, avait subi de mauvais traitements pendant sa détention.

Le 10 septembre, le groupe ultra-radical avait annoncé pour la première fois détenir les deux otages, sans préciser quand et où ils avaient été enlevés.

Le groupe jihadiste s’était, sur deux pages du magazine Dabiq, adressé à toute personne qui voudrait payer une rançon pour la libération et le transfert des deux hommes à vendre, en publiant leur photo.

La Norvège avait alors confirmé l’enlèvement de M. Grimsgaard-Ofstad, peu après son arrivée en Syrie, mais avait exclu de payer une rançon.

Âgé de 48 ans, le Norvégien avait annoncé le 24 janvier sur Facebook être arrivé à Idleb (nord-ouest de la Syrie). On ignorait les raisons de sa présence là-ba.

La Chine avait elle aussi admis en septembre qu’un de ses ressortissants était probablement aux mains de l’EI, qui avait présenté l’otage comme étant Fan Jinghui, un consultant de 50 ans.

Le groupe jihadiste sévit surtout en Syrie et en Irak, et a proclamé un califat sur les larges pans de territoires conquis dans ces deux pays, où il multiplie les atrocités: enlèvement, viols, meurtres, décapitations…

L’EI, qui utilise les images de ses exactions comme élément de propagande, a par le passé diffusé des vidéos montrant la décapitation d’otages notamment occidentaux, soigneusement mise en scène par les bourreaux.

Le reporter américain James Foley enlevé en Syrie par l’EI a été exécuté le 19 août 2014. Deux semaines plus tard, c’est Steven Sotloff, un autre journaliste américain, qui a été tué avec la même chorégraphie macabre.

Quelques semaines plus tard, David Haines et Alan Henning, deux travailleurs humanitaires britanniques ont été tués eux aussi. Peter Kassig, un troisième Américain, avait été exécuté peu après. D’autres otages, dont deux Japonais, ont connu le même sort.

L’EI sème aussi la terreur dans des régions de Libye et d’Égypte où il a affirmé en août avoir décapité un otage croate.

Une coalition internationale menée par les Etats-Unis mène des frappes aériennes en Syrie et en Irak contre l’EI. La Russie a également débuté des raids aériens fin septembre contre le groupe jihadiste en Syrie, pays ravagé par la guerre.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2015 20h21)