Posts Tagged ‘otages’

France: un ou des hommes armés retranchés avec des otages à Roubaix

novembre 24, 2015

Lille – Un ou des hommes armés étaient retranchés mardi soir avec des otages dans une maison de Roubaix (nord de la France), a-t-on appris de sources concordantes, la police évoquant un cambriolage et la mairie un braquage.

De source policière, le ou les auteurs se sont retranchés dans une habitation qui serait habitée par un couple, qu’ils s’apprêtaient à cambrioler.

Des échanges de coup de feu ont eu lieu à l’arrivée de policiers de la brigade anti-criminalité, qui a été alertée de cette tentative de cambriolage. Le ou les auteurs auraient alors pris les occupants en otage.

La mairie de Roubaix a fait état d’un braquage.

Une unité d’élite de la police, le Raid, est attendue sur place et un périmètre de sécurité a été établi, ont ajouté la mairie et la source policière.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2015 20h53)

Fin de la prise d’otages à Bamako: 27 morts

novembre 20, 2015

Une prise d’otages dans un grand hôtel de Bamako a fait au moins 27 morts vendredi après l’assaut donné par les forces spéciales pour libérer 170 personnes, dont de nombreux étrangers. Ces otages étaient détenus depuis l’aube par un groupe d’islamistes armés.

« La prise d’otages est terminée. Nous sommes actuellement en train de sécuriser l’hôtel », a déclaré une source militaire sous le couvert de l’anonymat, soulignant que « au moins trois terroristes ont été tués ». Des journalistes ont vu des agents de la protection civile en sortir des corps dans des sacs mortuaires orange sur des brancards.

« Dix-huit corps ont été retrouvés », a affirmé une source de sécurité étrangère sous le couvert de l’anonymat. Des sources de sécurité maliennes ont ensuite fait état d’au moins 27 morts parmi les clients et employés.

Dans la matinée, le ministère malien de la Sécurité intérieure avait parlé de « deux ou trois » assaillants. « Ca se passe au 7e étage, des djihadistes sont en train de tirer dans le couloir », avait alors déclaré une source de sécurité.

Les auteurs de l’attaque « n’ont plus actuellement d’otage entre leurs mains et les forces sont en train de les traquer », avait assuré peu avant 17h00 (en Suisse) le ministre de la Sécurité intérieure, le colonel Salif Traoré, après plusieurs heures d’assaut.

Revendiqué
Le groupe djihadiste Al-Mourabitoune a revendiqué la prise d’otages, selon un document sonore diffusé en soirée par la chaîne qatarie Al-Jazeera.

Le groupe « est sans doute à l’origine » de l’attentat avait déclaré plus tôt le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Forces spéciales
Les forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, se trouvaient à l’intérieur de l’hôtel. Elles « participaient aux opérations aux côtés des Maliens », a souligné la source de sécurité étrangère.

Par ailleurs, dans la matinée, la France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, a envoyé une quarantaine de membres du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) au Mali.

Pays amis remerciés
Immédiatement après la fin de l’assaut, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta -qui a écourté son séjour au Tchad où il était pour un sommet des cinq pays du Sahel-, a salué sur son compte Twitter « le professionnalisme des forces de défense et de sécurité du Mali ». Il a aussi remercié les pays amis pour leur assistance.

Outre des policiers et militaires maliens, des forces spéciales de la gendarmerie étaient déployées, ainsi que des membres de la Minusma et de la force française Barkhane, avec un appui des forces américaines.

Quatorze nationalités
Des étrangers d’au moins 14 nationalités faisaient partie des quelque 140 clients de l’hôtel Radisson Blu, selon le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités ou employeurs des pays concernés.

Y étaient présents des ressortissants d’Algérie, d’Allemagne, de Belgique, du Canada, de Chine, de Côte d’Ivoire, d’Espagne, des Etats-Unis, de France, d’Inde, du Maroc, de Russie, du Sénégal et de Turquie.

Romandie.com

Hollande appelle les Français à la prudence, une quarantaine de gendarmes d’élite envoyés au Mali

novembre 20, 2015

Paris – Le président François Hollande a appelé vendredi les Français se trouvant dans des pays sensibles à prendre leurs précautions et une quarantaine de gendarmes d’élite français sont partis dès vendredi au Mali après l’attaque de l’hôtel Radisson de Bamako.

Je demande à nos ressortissants dans des pays sensibles de prendre leurs précautions, a déclaré M. Hollande en marge d’une réunion sur la conférence climat de l’ONU à Paris (COP21), qui débutera le 30 novembre, en présence de plus de 120 dirigeants étrangers.

Dans l’hôtel pris pour cible par des assaillants lourdement armés à Bamako, il y a des touristes ou des responsables d’entreprises de nombreuses nationalités, a déclaré le chef de l’Etat.

Il n’a pas précisé si des Français se trouvaient dans l’hôtel, mais il a demandé à ceux se trouvant au Mali de contacter l’ambassade de France à Bamako pour être protégés.

Selon la direction d’Air France, douze employés de la compagnie se trouvaient dans l’hôtel au moment de l’attaque, mais ils sont désormais en lieu sûr.

Une quarantaine de gendarmes du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), spécialisés dans les prises d’otages, sont en route pour Bamako, a annoncé de son côté le ministère français de l’Intérieur.

Les gendarmes du GIGN vont être envoyés vendredi en mission de conseil et de soutien à l’intervention aux forces de sécurités maliennes et dix gendarmes de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) les accompagneront, a précisé le porte-parole du ministère.

Une semaine après les pires attentats commis en France, une nouvelle attaque terroriste meurtrière s’est produite vendredi, avec la prise d’otages massive dans un grand hôtel de Bamako.

Prisé de la clientèle internationale, l’hôtel Radisson a été attaqué vendredi matin par des assaillants qui retenaient au départ 170 personnes en otages.

Au moins trois d’entre elles ont été tuées.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2015 13h46)

Attaque à Bamako: le président malien quitte N’Djamena pour le Mali

novembre 20, 2015

N’Djamena – Le président malien Ibrahim Boubakar Keita, qui se trouvait à N’Djamena pour une réunion régionale consacrée au terrorisme dans le Sahel a quitté vendredi la capitale tchadienne à la suite de l’attaque d’un grand hôtel de Bamako, a constaté un journaliste de l’AFP.

Je déplore ce qui se passe au Mali. Les forces maliennes se sont déployées pour libérer les otages, a-t-il déclaré à la presse avant son départ pour l’aéroport. Déjà quelques otages ont été libérés. Je lance un appel au calme et à la sérénité au peuple malien, a-t-il ajouté.

Le président IBK est parti après des entretiens à huis clos avec ses homologues du Tchad, de Mauritanie, du Niger et du Burkina Faso, réunis en session ordinaire du G5-Sahel consacrée à la situation sécuritaire dans la région.

Vendredi matin, l’hôtel Radisson à Bamako, prisé par la clientèle internationale, a été attaqué par des assaillants lourdement armés qui retenaient au départ 170 personnes. Au moins trois d’entre elles ont été tuées.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2015 13h24)

Mali/Bamako: ce que l’on sait de l’attaque de l’hôtel Radisson

novembre 20, 2015

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Une fusillade a eu lieu ce vendredi dans un hôtel de Bamako (photo d’illustration). afp.com/Habibou Kouyate

MALI – Au moins trois personnes ont été tués lors d’une prise d’otages dans un hôtel de Bamako, fréquenté par de nombreux étrangers. Près de 170 personnes, dont plusieurs Français, seraient détenues par les assaillants.

Une « prise d’otages » est en cours ce vendredi à l’hôtel Radisson de Bamako au Mali, avec « 140 clients et 30 employés » retenus par deux ou trois assaillants, a annoncé le groupe hôtelier Rezidor. L’assaut des forces de l’ordre a débuté. Au moins trois otages sont morts.

Un assaut mené à l’aube

La prise d’otage aurait commencé entre 6h et 7h du matin, selon un employé d’une ONG américaine située dans le quartier de l’hôtel Radisson. Deux ou trois assaillants sont rentrés dans l’enceinte de l’hôtel au même moment qu’une voiture munie d’une plaque diplomatique, sur laquelle ils ont ouvert le feu, et non à bord de ce véhicule, selon le ministère de la Sécurité malien, rectifiant une précédente information. Ils seraient « lourdement armés », rapporte Jeune Afrique, qui cite le propriétaire de l’établissement.

Des tirs d’armes automatiques ont été entendus de l’extérieur de l’hôtel, situé dans le centre de la capitale. « Ça se passe au septième étage, des djihadistes sont en train de tirer dans le couloir », a déclaré dans la matinée une source de sécurité.

Un témoin, présent sur place au moment des faits, raconte à RFI ce qu’il a vu les gardiens de l’hôtel se faire tuer par les auteurs de l’attaque. Selon Reuters, les assaillants auraient crié « Allahu Akbar » (« Dieu est grand » en arabe) lors de leur entrée dans l’hôtel. Pour l’heure, leur identité n’est pas encore connue avec précision.

Lexpress.fr

L’EI annonce avoir exécuté deux otages chinois et norvégien

novembre 18, 2015

 
Beyrouth – Le groupe Etat islamique (EI) a annoncé l’exécution de deux otages chinois et norvégien, deux mois après avoir réclamé une rançon pour leur libération, selon la dernière édition du magazine de propagande de l’organisation jihadiste publiée sur internet mercredi.

Dans son numéro 12, le magazine Dabiq publie les photos des corps des deux otages présumés au visage ensanglanté, frappées d’un grand bandeau en jaune sur lequel est écrit: Exécutés après avoir été abandonnés par les nations et les organisations infidèles.

Sous le titre le sort de deux prisonniers, il montre l’image de deux hommes les yeux bandés et la tête ensanglantée, visiblement tués par balles.

Le Premier ministre norvégien, Mme Erna Solberg, a condamné une attaque révulsante et barbare.

Nous n’avons à ce stade aucune raison (…) de douter du contenu de la photo, a-t-elle dit lors d’une conférence de presse à Oslo, indiquant que son authenticité était en cours de vérification.

Sur la foi de photos et vidéos envoyées par l’EI pour appuyer ses demandes de rançon, le chef de la diplomatie norvégienne Børge Brende a précisé que l’otage, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, avait subi de mauvais traitements pendant sa détention.

Le 10 septembre, le groupe ultra-radical avait annoncé pour la première fois détenir les deux otages, sans préciser quand et où ils avaient été enlevés.

Le groupe jihadiste s’était, sur deux pages du magazine Dabiq, adressé à toute personne qui voudrait payer une rançon pour la libération et le transfert des deux hommes à vendre, en publiant leur photo.

La Norvège avait alors confirmé l’enlèvement de M. Grimsgaard-Ofstad, peu après son arrivée en Syrie, mais avait exclu de payer une rançon.

Âgé de 48 ans, le Norvégien avait annoncé le 24 janvier sur Facebook être arrivé à Idleb (nord-ouest de la Syrie). On ignorait les raisons de sa présence là-ba.

La Chine avait elle aussi admis en septembre qu’un de ses ressortissants était probablement aux mains de l’EI, qui avait présenté l’otage comme étant Fan Jinghui, un consultant de 50 ans.

Le groupe jihadiste sévit surtout en Syrie et en Irak, et a proclamé un califat sur les larges pans de territoires conquis dans ces deux pays, où il multiplie les atrocités: enlèvement, viols, meurtres, décapitations…

L’EI, qui utilise les images de ses exactions comme élément de propagande, a par le passé diffusé des vidéos montrant la décapitation d’otages notamment occidentaux, soigneusement mise en scène par les bourreaux.

Le reporter américain James Foley enlevé en Syrie par l’EI a été exécuté le 19 août 2014. Deux semaines plus tard, c’est Steven Sotloff, un autre journaliste américain, qui a été tué avec la même chorégraphie macabre.

Quelques semaines plus tard, David Haines et Alan Henning, deux travailleurs humanitaires britanniques ont été tués eux aussi. Peter Kassig, un troisième Américain, avait été exécuté peu après. D’autres otages, dont deux Japonais, ont connu le même sort.

L’EI sème aussi la terreur dans des régions de Libye et d’Égypte où il a affirmé en août avoir décapité un otage croate.

Une coalition internationale menée par les Etats-Unis mène des frappes aériennes en Syrie et en Irak contre l’EI. La Russie a également débuté des raids aériens fin septembre contre le groupe jihadiste en Syrie, pays ravagé par la guerre.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2015 20h21)

Burkina Faso: Le président et le Premier ministre pris en otage par des soldats

septembre 16, 2015

Le président intérimaire du Burkina Faso Michel Kafando ainsi que le Premier ministre Isaac Zida et deux ministres étaient retenus mercredi au Palais présidentiel à Ouagadougou. Ils étaient détenus par la garde prétorienne de l’ex-président Blaise Compaoré.

Les militaires ont fait « irruption dans la salle du Conseil des ministres à 14h30 et ont pris en otage le président du Faso Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida » et deux ministres (Fonction publique Augustin Loada, Urbanisme René Bagoro) », selon le président du Conseil national de la transition (assemblée de transition) Cheriff Sy.

« Le devoir nous appelle car la nation burkinabè est en danger. (…) Nous en appelons au devoir de solidarité des forces vives, des forces politiques, de la société civile et de la communauté internationale avec tout le peuple burkinabé pour faire échec à cette opération », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Discussion lancée avec les soldats
Cette irruption du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) est « une atteinte grave à la République et ses institutions. J’appelle tous les patriotes à se mobiliser pour défendre la mère patrie », a-t-il aussi ajouté. Les chefs de l’armée tentent désormais de négocier avec les militaires, a-t-il encore affirmé.

Le mouvement « Balai citoyen », qui avait été à la pointe dans la contestation contre l’ex-président Compaoré, a appelé au rassemblement pour « dire non au coup d’Etat en cours », un appel largement relayé sur les réseaux sociaux. Un journaliste de l’AFP a vu 300 à 400 personnes se diriger vers un rond-point à environ deux km du palais présidentiel.

Le Burkina Faso est dirigé depuis la chute de Blaise Compaoré en octobre 2014 par des autorités intérimaires, menées par le président Michel Kafando et le Premier ministre Zida. Elles doivent rendre le pouvoir à l’issue d’élections présidentielle et législatives en octobre. Le premier tour de ces scrutins est prévu le 11 octobre.

Premier ministre ciblé auparavant
Le RSP, garde prétorienne de l’ancien président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue après avoir voulu modifier la Constitution pour faire sauter la limitation des mandats présidentiels, a déjà à plusieurs reprises perturbé la transition en cours au Burkina.

Lundi, la Commission nationale de réconciliation et des réformes (CRNR) avait d’ailleurs recommandé la dissolution de cette unité de quelque 1300 hommes, considérée comme la troupe la mieux formée de l’armée burkinabè.

Fin juin, le RSP avait provoqué une brève crise politique en exigeant la démission du Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, également numéro 2 de ce régiment et qui avait demandé publiquement la dissolution « pure et simple » du régiment avant d’y renoncer.
Romandie.com

Prise d’otages dans un hôtel au Mali: 12 morts dont cinq militaires maliens

août 8, 2015

Bamako – Douze personnes, dont cinq militaires maliens, ont été tuées lors de la prise d’otages dans un hôtel de Sévaré, dans le centre du Mali, selon un nouveau bilan communiqué samedi à l’AFP par des responsables de l’armée malienne.

Il y a eu 12 morts au total durant les opérations liées à l’attaque de l’hôtel Byblos par un commando armé, qui a retenu plusieurs personnes, a affirmé un des responsables.

Les douze tués sont cinq Fama (membres des Forces armées maliennes), cinq terroristes et deux Blancs dont les identités et nationalités étaient en cours de vérification, a-t-il indiqué.

Selon lui, parmi ces deux Blancs, il y en a un dont le corps est resté longtemps devant l’hôtel, il y était visible depuis vendredi matin.

Une deuxième source militaire jointe dans la région de Mopti, couvrant Sévaré, a fait état à l’AFP de 12 morts, en déclinant tout détail. Un porte-parole de l’armée malienne, sollicité sur le bilan a simplement répond: Affirmatif, douze morts.

Une source au ministère malien de la Défense a de son côté soutenu que pour ce qui concerne les militaires maliens, le bilan des morts n’a pas changé depuis ce qui a été dit hier (vendredi), soit cinq décès.

Vendredi soir, le gouvernement malien avait annoncé un bilan provisoire comprenant cinq morts, deux blessés du côté des forces armées maliennes (Fama) et deux tués dans le camp des assaillants ainsi que l’arrestation de sept suspects, sans plus de détails.

Auparavant, une des sources militaires maliennes avait parlé à l’AFP de huit morts: trois militaires, deux terroristes et trois corps visibles devant l’hôtel à côté d’un minibus calciné, dont celui d’un homme à la peau blanche.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) avait fait part de la mort dans l’attaque d’un membre du personnel international associé de la Minusma.

Les assaillants, non identifiés de source officielle, avaient fait irruption vendredi vers 07H00 (locales et GMT) à l’hôtel Byblos de Sévaré, où séjournent régulièrement des expatriés, selon le gouvernement malien et des sources militaires.

D’après des sources militaires maliennes interrogées par l’AFP vendredi, au moins cinq étrangers – trois Sud-Africains, un Français et un Ukrainien – y étaient enregistrés avant l’assaut.

Une source diplomatique russe au Mali avait indiqué qu’un Russe employé d’une compagnie aérienne s’y trouvait également. De source militaire malienne, un Ukrainien avait pu s’échapper vendredi de l’hôtel et fait état de la présence avec lui à l’hôtel, avant l’attaque, de trois Sud-Africains, un Russe comme expatriés.

Romandie.com avec (©AFP / 08 août 2015 13h58)

Prise d’otages au Mali: huit morts, un Ukrainien a réussi à s’échapper de l’hôtel

août 7, 2015

Bamako – La prise d’otages par des hommes armés dans un hôtel de Sévaré, dans le centre du Mali, se poursuivait vendredi soir, après avoir fait au moins huit morts, a indiqué une source militaire, selon laquelle un ressortissant ukrainien a réussi à échapper aux assaillants.

La prise d’otages se poursuit à Sévaré, ville située à plus de 620 km au nord-est de Bamako, a indiqué cette source militaire malienne jointe vers 18H00 locales (et GMT), sans être en mesure de préciser le nombre de personnes retenues par les assaillants.

Le bilan est maintenant de trois morts et quatre blessés du côté des Fama (Forces armées maliennes), deux terroristes ont été tués et il y a actuellement trois corps visibles devant l’hôtel à côté d’un minibus calciné, a-t-elle dit.

Le précédent bilan communiqué à l’AFP par la même source vendredi après-midi était de quatre morts: deux militaires, un assaillant portant une ceinture d’explosif abattu par les militaires et le corps d’une personne à la peau blanche devant l’hôtel.

D’après des sources militaires maliennes, les assaillants ont fait irruption tôt vendredi matin à Sévaré et se sont infiltrés dans l’hôtel Byblos. Selon l’une de ces sources, au moins cinq étrangers – trois Sud-Africains, un Français et un Ukrainien – y étaient enregistrés avant l’assaut.

D’après nos informations, un Ukrainien a pu s’échapper cet après-midi de l’hôtel. Selon les mêmes informations, il a confié qu’il y avait avec lui à l’hôtel, avant l’attaque, trois Sud-Africains, un Russe comme expatriés, a précisé la première source militaire.

L’Ukrainien a également fait état de quatre ou cinq terroristes dans l’hôtel au moment de sa fuite, a-t-elle encore dit.

Aucune indication n’était disponible sur le nombre de Maliens – clients ou personnels de l’hôtel – présents sur place au moment de l’attaque.

Auparavant, une porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Mariana Betsa, avait évoqué une prise d’otages au Mali, au nombre desquels un Ukrainien. Il y a un Ukrainien parmi les otages. Avec nos partenaires étrangers, nous prenons des mesures d’urgence en vue de la libération de notre citoyen, a-t-elle écrit sur Twitter.

Le ministère sud-africain des Affaires étrangères a simplement déclaré: Nous sommes au courant de la situation au Mali. L’ambassade sud-africaine est en contact avec les autorités. Il n’y aucun autre détail à ce stade.

Sollicitée plusieurs fois par l’AFP, l’ambassade de France à Bamako a finalement répondu vendredi soir qu’elle ne souhaitait pas communiquer sur le sujet.

Romandie.com avec(©AFP / 07 août 2015 21h20)

Ces otages occidentaux que les forces spéciales étrangères n’ont pas réussi à libérer en Afrique

avril 8, 2015

L'ancien agent français Denis Allex, mort le 11 janvier 2013 en Somalie.
L’ancien agent français Denis Allex, mort le 11 janvier 2013 en Somalie. © AFP

Avant ce week-end et la libération réussie de l’otage néerlandais Sjaak Rijke, détenu depuis plus de trois ans par Aqmi au Mali, plusieurs Occidentaux ont perdu la vie en Afrique dans ou à cause d’opérations de sauvetage ratées menées par les forces spéciales de leurs pays respectifs.

Florent Lemaçon, Somalie, 2009

Florent Lemaçon et sa famille sur le « Tanit », encore aux mains des pirates, le 10 avril 2009. © AFP

Florent Lemaçon part en juillet 2008 de Vannes, dans l’ouest de la France, avec sa femme Chloé et son fils Colin à bord de leur voilier, le Tanit, pour un grand voyage à destination de Madagascar. Après avoir embarqué un couple d’amis à Hugharda, en Égypte, l’équipage français passe le golfe d’Aden.

Le 4 avril 2009, un groupe de pirates attaque et prend possession du bateau au large des côtes de la Somalie. Après deux jours de négociations infructueuses, les ravisseurs se rapprochent dangeureusement des côtes et de leurs bastions réputés impénétrables. Le 10 avril, les commandos marines de l’armée française décident de lancer l’assaut sur le Tanit pour tenter de neutraliser les pirates somaliens. Ils en tuent deux et en arrêtent trois, mais une des balles française touche mortellement Florent Lemaçon. Les autres membres d’équipage sont eux sains et saufs.

Michel Germaneau, Mali, 2010

Michel Germaneau était au Niger pour un projet humanitaire lorsqu’il a été enlevé. © DR

Le Français Michel Germaneau, 78 ans, est enlevé le 19 avril 2010 dans le nord du Niger par des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le 11 juillet, le groupe jihadiste publie un ultimatum dans lequel il menace de tuer l’otage si Paris ne répond pas à ses revendications d’ici quinze jours. Le lendemain, alors que le président Nicolas Sarkozy évoque « une inquiétude brûlante » pour Germaneau, détenu « quelque part dans le Sahel », une intervention des forces spéciales françaises se prépare en coulisses.

Le 22 juillet, à l’aube, une trentaine d’éléments du Commandement des opérations spéciales (COS) participent à un raid de l’armée mauritanienne contre un camp d’Aqmi en territoire malien. Bilan : six jihadistes tués, mais pas de traces de Germaneau. Trois jours plus tard, Abdelmalek Droukdel, l’émir d’Aqmi, annonce dans un enregistrement sonore diffusé par Al-Jazira que l’otage français a été exécuté en représailles de ce raid. Si Paris confirme son décès, les circonstances de sa mort (maladie, assassinat…) n’ont jamais été élucidées et son corps jamais retrouvé.

Antoine de Léocour et Vincent Delory, Niger, 2011

Antoine de Léocour (g) et Vincent Delory (d). © Reuters

Le 7 janvier 2011, Antoine de Léocour et Vincent Delory, deux jeunes Français de 25 ans, fêtent leurs retrouvailles et le futur mariage du premier dans un restaurant du centre de Niamey fréquenté par les expatriés occidentaux. Vers 23h00 débarque un groupe d’hommes armés qui les force à monter dans un pick-up. Le convoi des ravisseurs, composé de trois véhicules, file ensuite à toute vitesse vers le Mali voisin, base arrière des groupes jihadistes de la région.

Le lendemain, après plusieurs accrochages meurtriers avec l’armée nigérienne, les forces spéciales françaises tentent d’intercepter les terroristes en territoire malien. L’opération est un fiasco. Antoine de Léocour est exécuté d’une balle dans la tête par un de ses ravisseurs pendant l’assaut. Vincent Delory est lui abandonné dans un des pick-up qui s’embrase sous les échanges de tirs. Il meurt brûlé. Depuis le décès des deux jeunes hommes, leurs familles se battent pour connaitre la vérité et savoir qui a donné l’ordre d’attaquer aux soldats français.

Chris McManus et Franco Lamolinara, Nigeria, 2012

Le Britannique Chris McManus est mort le 8 mars 2012 au Nigeria. © DR

Le Britannique Chris Mc Manus, 28 ans, et l’Italien Franco Lamolinara, 47 ans, tous deux ingénieurs pour une entreprise italienne de construction, ont été enlevés le 12 mai 2011 sur leur base de travail à Birnin Kebbi, dans l’État de Sokoto, par des jihadistes d’Ansaru.

Moins d’un an plus tard, le 8 mars 2012, les forces spéciales britanniques et l’armée nigériane tentent une opération pour libérer les deux otages. Cette tentative est un échec : les deux captifs sont exécutés par leurs ravisseurs avant même que les militaires aient pu pénétrer dans le bâtiment où ils étaient détenus. Validée par le Premier ministre britannique David Cameron, cette opération ratée déclenchera la colère du chef du gouvernement italien Mario Monti, mis au courant seulement une fois que l’assaut avait été lancé.

Denis Allex, Somalie, 2013

Denis Allex, dans une vidéo diffusée le 9 juin 2010 par ses ravisseurs. © Sipa

Denis Allex – il s’agit d’un pseudonyme et non de sa réelle identité – était un agent français de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets français. Le 14 juillet 2009, il est kidnappé avec son collègue Marc Aubrière dans leur hôtel de Mogadiscio par des insurgés islamistes Shebab. Les deux Français, qui s’étaient présentés comme des reporters, était en mission officielle en Somalie pour former des policiers locaux et la garde présidentielle.

Alors que Marc Aubrière parvient à s’échapper, Denis Allex reste lui plus de trois ans en détention. Les services français finissent par le localiser dans une maison de la ville somalienne de Buulo Mareer. Le 11 janvier 2013, une opération est lancée pour tenter de le libérer. Une cinquantaine de commandos du Service Action de la DGSE et du COS sont déposés en hélicoptère à trois kilomètres du lieu de détention de l’otage. Repérés par des Shebab, leur effet de surprise est nul et ils se retrouvent rapidement en difficulté sous le feu ennemi. Après 45 minutes d’intenses combats, ils sont contraints de se replier, tandis que Denis Allex est exécuté par ses ravisseurs. 17 jihadistes, 2 militaires français et plusieurs civils sont aussi tués dans cette opération manquée.

Jeuneafrique.com par Benjamin Roger