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Canada: un avion militaire fait demi-tour pour cause de coronavirus

juillet 5, 2020

 

Un avion militaire canadien, qui volait jeudi vers la Lettonie dans le cadre d’une mission de l’OTAN, a été forcé de faire demi-tour par crainte que les troupes à bord aient été exposées au Covid-19. La décision a été prise lorsque les forces armées canadiennes ont appris qu’un individu à la base militaire de Trenton (Ontario), d’où avait décollé l’avion, avait été testé positif au coronavirus, a expliqué dimanche 5 juillet Jessica Lamirande, une porte-parole du ministère de la Défense. L’individu en question aurait pu entrer en contact avec les 70 passagers et membres d’équipages qui se trouvaient à bord de l’avion, a-t-elle souligné.

«La santé et le bien-être de nos membres, et de nos alliés et partenaires en Lettonie, sont une priorité», a écrit Jessica Lamirande dans un e-mail envoyé à l’AFP. «La décision a été prise de faire demi-tour plutôt qu’atterrir en Lettonie pour éviter le risque de propager la maladie.» Les soldats vont devoir passer 14 jours en isolement à Trenton avant de pouvoir être à nouveau déployés, a-t-elle dit, précisant que l’incident n’aurait pas d’effet majeur sur la mission canadienne en Lettonie. Le Canada a environ 540 soldats déployés en Lettonie où ils dirigent, depuis 2017, un groupement tactique de l’OTAN.

Par Le Figaro avec AFP

L’Otan suspend la mission de formation que dirige le Canada en Irak

janvier 4, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
 

Le ministre canadien de la Défense nationale a indiqué samedi que la mission de formation de l’OTAN que dirige le Canada en Irak a été temporairement suspendue à la suite du meurtre du général iranien Ghassem Soleimani.

Harjit Sajjan a confirmé une déclaration de l’OTAN publiée plus tôt mentionnant que la sécurité du personnel était une question «primordiale».

Cette mission de formation, dirigée par la major générale Jennie Carignan, est sous le commandement canadien depuis le tout début en octobre 2018. Elle a été lancée à la demande du gouvernement irakien.

Le ministère de la Défense nationale a aussi fait savoir que la décision de suspendre les opérations s’appliquait aux 250 militaires canadiens travaillant au sein de la mission de formation et aux dizaines de membres des forces spéciales stationnées dans le nord du pays.

«Le mandat de la mission de l’OTAN et de l’Operation IMPACT reste le même, mais toutes les activités d’entraînement en Irak sont suspendues temporairement tandis que nous continuons d’évaluer la sécurité de l’environnement, a déclaré M. Sajjan. Nous prenons toutes les précautions nécessaires pour la sécurité de la population civile et du personnel militaire.»

«Nous continuons de prendre toutes les précautions nécessaires, a déclaré le porte-parole de l’OTAN, Dylan White. La mission de l’OTAN se poursuit, mais les activités de formation sont temporairement suspendues.»

La mission irakienne se compose de plusieurs centaines de membres du personnel des pays alliés et des pays non membres de l’OTAN. Parmi les autres pays qui y participent figurent l’Australie, la Finlande et la Suède.

Dans sa déclaration, le ministre Sajjan indique aussi que le Canada «continue de surveiller et d’évaluer la situation et nous sommes en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux».

Le général Soleimani était le chef des Forces al-Qods des gardiens de la révolution iraniens et le cerveau derrière la stratégie régionale du gouvernement iranien. Il a été tué vendredi près de l’aéroport international de Bagdad avec des militants irakiens de haut rang lors d’une frappe aérienne ordonnée par le président Donald Trump. L’attaque a fait monter les tensions régionales et mis à l’épreuve l’alliance des États-Unis avec l’Irak.

Il est parvenu à mobiliser des milices armées en Irak, en Syrie et au Liban. Les Américains le considéraient responsable des attaques commes des troupes américaines et alliées depuis plusieurs des décennies.

Les États-Unis ont placé al-Quods sur la liste des organisations terroristes en 2007. Le Canada les a imités en 2012, une décision que le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne a réitérée vendredi quelques heures après la mort du général Soleimani.

«Le Canada est depuis longtemps préoccupé par la Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique, dirigée par [Ghassem] Soleimani, dont les actions agressives ont eu un effet déstabilisateur dans la région et au-delà», avait déclaré M. Champagne.

La Presse canadienne

Otan: pressés par Trump, les alliés réaffirment leur engagement à payer plus

juillet 12, 2018

Le président américain Donald Trump au côté de son secrétaire d’Etat Mike Pompeo, lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet de l’Otan à Bruxelles le 12 juillet 2018. / © AFP / LUDOVIC MARIN

Donald Trump a obtenu jeudi l’engagement des Alliés des Etats-Unis d’accélérer la cadence pour augmenter leurs dépenses militaires, se déclarant « très content » des résultats obtenus à l’issue des deux journées d’un sommet de l’Otan sous tension à Bruxelles.

« Ils ont accepté de payer et de payer plus rapidement », a annoncé M. Trump au cours d’un conférence de presse non programmée avant de quitter Bruxelles.

L’engagement souscrit en 2014 de consacrer 2% de leur PIB aux dépenses de défense pour 2024 demeure. Il est inscrit noir sur blanc dans la déclaration commune agréée mercredi par les dirigeants des 29 pays membres de l’Alliance.

Mais une quinzaine de pays, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, l’Espagne et la Belgique sont encore très loin de l’objectif, avec moins de 1,4% de leur PIB pour la Défense en 2018, et certains se disaient incapables de respecter leur parole en 2024, ce qui a ulcéré le président américain.

Donald Trump était arrivé à Bruxelles mardi soir décidé à leur forcer la main. Il a mis le sommet sous pression à coup de messages sur son compte Twitter et de déclarations peu amènes à l’adresse des mauvais payeurs.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 29 pays de l’Otan lors d’un dîner de travail au parc du Cinquantenaire à Bruxelles le 11 juillet 2018. / © POOL/AFP / YVES HERMAN

Cible privilégié de sa vindicte: l’Allemagne qui a été accusée de débourser des milliards pour des achats de gaz et de pétrole à la Russie au lieu de contribuer aux dépenses de défense.

– « Je crois en l’Otan » –

M. Trump a renouvelé ses exigences jeudi au début de la seconde journée du sommet et le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a été contraint de convoquer en urgence une réunion extraordinaire pour désamorcer une menace de crise.

« Les Alliés pouvaient être inquiets, car hier j’étais extrêmement insatisfait de ce qui se passait et ils ont considérablement renforcé leurs engagements. Maintenant, nous sommes très heureux d’avoir une Otan très puissante, très forte, beaucoup plus forte qu’il y a deux jours », s’est félicité le président américain.

Dépenses militaires des Etats de l’Otan / © AFP / Gillian HANDYSIDE

« J’aurais pu utiliser la menace (de quitter l’Otan) mais cela n’a pas été nécessaire », a-t-il assuré en réponse à une question en ce sens.

« J’ai obtenu des progrès extraordinaires par rapport à mes prédécesseurs », a-t-il soutenu. « L’Allemagne a accepté d’accélérer le tempo pour augmenter ses dépenses militaires », a expliqué Donald Trump.

La chancelière Merkel a néanmoins rétorqué que les Allemands savaient que « nous devons faire plus et que nous le faisons depuis un certain temps ».

« Je crois en l’Otan. L’Otan est plus fort qu’il y a deux ans », a lancé le président américain.

Angela Merkel et Donald Trump, à Bruxelles le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Un sentiment partagé par le chef de l’Etat Français: « L’Otan sort plus fort » de son sommet, s’est réjoui Emmanuel Macron.

La France respectera ses engagements pour parvenir à consacrer 2% de son PIB à ses dépenses militaires. « Nous y serons en 2025 », a affirmé la ministre des Armées Florence Parly, présente à Bruxelles avec ses homologues des 28 autres pays membres.

« Nous sommes pleinement en ligne avec ce qui a été acté dans la déclaration finale qui a été adoptée mercredi de manière consensuelle », a-t-elle précisé.

– Poutine à Helsinki –

Les 29 de l’Otan arrivent au deuxième jour du sommet / © OTAN TV/AFP / –

Le président américain est attendu jeudi au Royaume-Uni pour une visite officielle, au cours de laquelle il rencontrera la reine Elizabeth II et la Première ministre Theresa May.

Il se rendra ensuite pour un sommet bilatéral historique avec le président russe Vladimir Poutine lundi à Helsinki.

Il a assuré qu’il évoquerait avec M. Poutine l’interférence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

Vladimir Poutine « n’est pas mon ennemi (…) En fin de compte, c’est un concurrent, il représente la Russie, je représente les États-Unis », a-t-il souligné.

Le projet de doublement du gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne devrait être discuté au cours de cette réunion, a indiqué le président américain.

Donald Trump a demandé son abandon au cours du sommet de l’Otan. L’attaque lui a permis d’enfoncer un coin dans l’unité des Européens, car ce dossier les divise.

La Pologne estime ainsi que l’Europe n’a pas besoin de Nord Stream 2.

« C’est un exemple de pays européens qui fournissent des fonds à la Russie, lui donnent des moyens qui peuvent être utilisés contre la sécurité de la Pologne », a soutenu le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juillet 2018 15h00)

Trump cible l’Allemagne au sommet de l’Otan

juillet 11, 2018

Angela Merkel et Donald Trump parlent à la presse à l’issue d’un entretien en tête-à-tête au premier jour du sommet de l’Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Donald Trump a lancé mercredi, au premier jour du sommet de l’Otan, une attaque frontale contre l’Allemagne, accusée d' »enrichir » la Russie en lui achetant du gaz et de ne pas contribuer suffisamment aux efforts militaires de l’Alliance.

Très remonté, le président américain est resté sourd aux tentatives d’explications du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg qu’il a rencontré avant l’ouverture officielle de la réunion à Bruxelles.

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie (…), elle est prisonnière de la Russie », a-t-il martelé dans une diatribe contre la première puissance économique de l’UE.

« Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ? Ce n’est pas juste », a-t-il encore asséné.

L’Allemagne prend ses décisions de manière « indépendante », a rétorqué mercredi la chancelière allemande Angela Merkel.

Donald Trump et Angela Merkel ont eu l’occasion de s’expliquer au cours d’un tête-à-tête après la première séance de travail. Le président américain a alors changé de ton, assurant avoir de « très bonnes relations » avec la chancelière.

Il a précisé avoir discuté du projet de doublement du gazoduc Nord Stream entre la Russie et l’Allemagne, auquel il est fortement opposé, mais il s’est refusé à entrer dans les détails de l’entretien.

Angela Merkel s’est dite « contente d’avoir l’occasion d’un échange de vues » avec le président américain sur les migrations et l’avenir des relations commerciales. « Nous sommes des partenaires, nous sommes de bons partenaires et nous souhaitons continuer à coopérer à l’avenir », a-t-elle simplement commenté.

Donald Trump est accueilli par le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, au premier jour du sommet à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

De son côté, le président français Emmanuel Macron a exhorté les membres de l’Otan à « ne pas fragiliser » l’Alliance atlantique, avant de s’entretenir à son tour avec Donald Trump.

Le président américain a dénoncé à plusieurs reprises le projet de doublement du gazoduc Nord Stream reliant directement la Russie à l’Allemagne et exige son abandon.

L’attaque lui permet d’enfoncer un coin dans l’unité des Européens, car ce dossier les divise.

La Pologne estime ainsi que l’Europe n’a pas besoin de Nord Stream 2 : c' »est un exemple de pays européens qui fournissent des fonds à la Russie, lui donnent des moyens qui peuvent être utilisés contre la sécurité de la Pologne », a soutenu le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz à son arrivée au siège de l’Otan.

Les pays de l’UE importent les deux tiers du gaz qu’ils consomment, ce qui a représenté en 2017 une facture totale de 75 milliards d’euros, selon les statistiques européennes. A ce jour, un gros tiers du gaz acheté est russe, mais les Européens cherchent à briser cette dépendance.

Les États-Unis sont engagés dans une stratégie de conquête de marchés pour leur gaz naturel. Ils en ont exporté 17,2 milliards de m3 en 2017, dont 2,2% par méthaniers vers les terminaux de l’Union européenne.

– « Langage très direct » –

Emmanuel Macron et Donald Trump arrivent au sommet de l’Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © POOL/AFP / Tatyana ZENKOVICH

M. Trump s’en est aussi pris plus généralement aux membres de l’Otan qui « ne payent pas ce qu’ils devraient » pour leurs dépenses militaires.

Le secrétaire général de l’Otan a reconnu que le président américain avait utilisé un « langage très direct » mais a assuré que les Alliés étaient d’accord sur les dossiers cruciaux : la nécessité de renforcer la résilience de l’Organisation, la lutte antiterroriste et le partage plus équitable du fardeau financier.

De fait, les Européens appréhendaient une réunion difficile.

Le président des États-Unis avait quitté Washington d’humeur belliqueuse, déclarant, avec le goût de la provocation qui est le sien, que sa rencontre avec le président Russe Vladimir Poutine prévue pour lundi à Helsinki pourrait être « plus facile » que le sommet de l’Otan.

Ce comportement exaspère sur le Vieux continent.

Rompant avec le ton policé de ses prédécesseurs, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, l’a interpellé mardi pour lui dire combien ses critiques presque quotidiennes étaient déplaisantes et l’a invité à « mieux considérer » ses alliés « car l’Amérique n’en a pas tant que ça ».

– L’Allemagne doit payer –

Affrontement Trump-Merkel au sommet de l’Otan / © OTAN TV/AFP / –

Les Alliés se sont engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB à leur défense en 2024, mais une quinzaine d’Etats membres, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, sont sous la barre de 1,4% en 2018 et seront incapables de respecter leur parole, ce qui ulcère Donald Trump.

Sa tirade contre Berlin mercredi matin s’est inscrite dans cette logique.

« L’Allemagne est un pays riche. Elle peut augmenter sa contribution dès demain sans problème », a-t-il affirmé.

Les Alliés souhaitent avoir des éclaircissements sur les intentions du président américain avant sa rencontre avec son homologue russe.

« Nous serons en mesure de discuter avec lui pendant le sommet de la relation entre l’Otan et la Russie. Il est important que l’Otan reste unie », a plaidé M. Stoltenberg.

Toutes les décisions qui seront avalisées pendant le sommet visent à renforcer la capacité de dissuasion de l’Alliance, selon le chef de l’Otan.

« Les Alliés ne doivent pas augmenter leurs dépenses pour plaire aux États-Unis, mais parce que c’est dans leur intérêt », a-t-il estimé.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2018 18h00)

Des pays de l’Otan devraient « rembourser » des arriérés aux États-Unis (Trump)

juillet 10, 2018

Washington – Le président américain Donald Trump a accusé mardi des pays de l’Otan d’être défaillants depuis des années dans leurs dépenses militaires et a suggéré que ces pays « remboursent » aux États-Unis des arriérés.

« De nombreux pays de l’Otan, que nous sommes censés défendre, non seulement ne tiennent pas leur engagement de 2% (ce qui est bas), mais depuis des années sont défaillants dans leurs paiements qu’ils ne versent pas. Vont-ils rembourser les Etats-Unis ? », a tweeté M. Trump, qui n’a de cesse de réclamer aux Européens d’accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB en 2024.

Donald Trump a rédigé ce tweet à bord de l’avion présidentiel Air Force One alors qu’il se rendait précisément à un sommet de l’Otan à Bruxelles qui se tiendra mercredi et jeudi.

Les 29 membres de l’Otan se sont engagés à consacrer 2% de leur PIB à leurs dépenses pour la Défense en 2024.

Quatre sont déjà à ce niveau –Etats-Unis, Royaume-Uni, Grèce et Estonie– et quatre autres –Lituanie, Lettonie, Pologne et Roumanie– le seront pour la fin de l’année, a assuré mardi Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance.

Ce déséquilibre mécontente M. Trump, qui considère notamment anormal que les dépenses de défense de l’Allemagne, la première économie européenne, ne représentent que 1,24% de son PIB.

Le président américain a prévenu que le sommet transatlantique mercredi et jeudi à Bruxelles risquait d’être tendu. Il a même estimé que sa rencontre avec Vladimir Poutine à Helsinki le 16 juillet pourrait être plus facile que cette réunion.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2018 17h50)                               

L’armée russe expose ses forces aux portes de l’Otan

septembre 14, 2017

Le président russe Vladimir Poutine, le 5 septembre 2017 à Xiamen, en Chine / © POOL/AFP/Archives / WU HONG

La Russie a lancé jeudi aux portes de l’Union européenne de vastes manœuvres militaires conjointes avec le Bélarus, assurant qu’elles n’étaient dirigées « contre aucun pays » malgré les craintes de certains alliés de l’Otan.

Moscou s’efforce de rassurer sur ces exercices, nommés Zapad-2017 (« Ouest-2017 »), et qui doivent impliquer selon elle près de 12.700 soldats pendant une semaine près de la frontière avec la Lituanie et la Pologne, bien plus selon certains pays voisins qui crient à la provocation.

Dans le communiqué annonçant le début des manœuvres jeudi, le ministère de la Défense a souligné qu’elles présentaient « un caractère purement défensif et (n’étaient) dirigées contre aucun pays en particulier ».

L’armée russe organise tous les ans à cette période des exercices d’ampleur dans une région différente de Russie. Cette année, elles ont lieu au Bélarus, pays allié, dans l’enclave russe de Kaliningrad et dans plusieurs régions du nord-ouest de la Russie.

Autrement dit, près de la Pologne et des pays baltes qui, depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et l’éclatement du conflit dans l’est de l’Ukraine, ont été plus prompts à dénoncer Moscou comme une menace potentielle à leur souveraineté.

« Le scénario des exercices prouve que la Russie a l’intention de menacer et d’intimider. La concentration excessive de forces armées à nos frontières augmente également le risque d’incidents », a déclaré à l’AFP la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite.

Le ministre des Affaires étrangères letton, Edgars Rinkevics, a indiqué pour sa part ne pas y voir de « menace militaire directe » ou de « provocation », mais dit craindre des « tentatives de tester les défenses de l’Otan d’une manière non militaire, comme par exemple notre cyberdéfense ».

– Guerre des chiffres –

Certains pays, la Lituanie et l’Estonie en tête, doutent des chiffres avancés par l’état-major russe pour ses exercices militaires et évoquent plus de 100.000 soldats mobilisés du 14 au 20 septembre.

Selon le cabinet spécialisé dans les questions de défense IHS Jane’s, « les chiffres réels sont probablement plus élevés » que les chiffres officiels, car les manœuvres impliquent non seulement des militaires mais aussi des membres des services de renseignement, de la Garde nationale, des services de secours et autres, susceptibles de faire monter le nombre de personnes impliquées autour de « 80.000 à 100.000 ».

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a balayé les critiques jeudi, assurant que la Russie avait fait preuve « du niveau maximum de transparence possible » pour ces exercices, menés « en accord avec le droit international et les normes en vigueur ».

La Russie revendique son droit à mener des exercices militaires sur son territoire et dénonce en retour l’expansion de l’Otan à ses frontières, l’Alliance disposant désormais de plus de 4.000 soldats déployés dans les pays baltes et en Pologne.

Dans un entretien à l’agence russe Ria-Novosti publié jeudi, Jens Stoltenberg, s’est montré conciliant: « L’Otan ne veut pas d’une nouvelle Guerre froide, ni d’une nouvelle course aux armements », a assuré le secrétaire général de l’Alliance atlantique, promettant de « continuer à s’efforcer d’améliorer les relations avec la Russie ».

Alimentant le climat de tensions, les exercices russes se déroulent en outre au même moment que des exercices en Ukraine impliquant l’armée américaine — dont des soldats avaient déjà défilé en août pour la première fois à Kiev — et des manœuvres en Suède mobilisant près de 19.000 soldats et simulant une attaque fictive venue d’un « opposant plus grand et sophistiqué ».

Le scénario des manœuvres russes implique quant à lui de lutter contre des « groupes extrémistes » ayant infiltré le Bélarus et Kaliningrad depuis trois pays imaginaires mais aisément identifiable comme la Lituanie, la Lettonie et la Pologne.

« Tous les exercices russes travaillent sur le même scénario: le déploiement rapide de troupes », censé démontrer la détermination de l’armée à repousser l’ennemi mais sans envisager une attaque initiée par la Russie, explique l’expert militaire Alexandre Golts.

Au delà des exercices Zapad-2017, l’armée russe et l’Alliance s’accusent mutuellement régulièrement de surenchère et de manœuvres dangereuses entre leurs navires et leurs avions en Méditerranée et dans la Baltique.

Dès la fin 2014, le président russe Vladimir Poutine avait entériné une nouvelle doctrine militaire qui faisait figurer l’Otan comme menace fondamentale pour son pays.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2017 15h24)                

Manœuvres russes: l’Otan aux aguets pour jauger la démonstration de force

septembre 7, 2017

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, le 7 septembre 2017 à Tallinn, en Estonie / © AFP / RAIGO PAJULA

L’Otan prévient qu’elle va surveiller « de très près » les grandes manoeuvres russes prévues à sa frontière orientale dans une semaine, qui donnent des sueurs froides à certains pays de l’Est.

Depuis des mois, cette démonstration de force de l’armée russe répondant au nom de code Zapad-2017 (« Ouest-2017 ») fait l’objet de spéculations et de craintes chez les pays baltes et la Pologne, certains allant jusqu’à prédire qu’elle servira de couverture à une invasion.

« Nous sommes préoccupés par la nature et le manque de transparence de cet exercice », s’est inquiété mercredi le Premier ministre estonien Jüri Ratas en recevant le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, à Tapa (nord), sur une base militaire où s’entraînent des troupes de l’Alliance.

« Nous allons surveiller ces activités de très près. Nous sommes vigilants, mais également calmes car nous ne voyons pas de menace imminente contre un allié de l’Otan », a voulu rassurer le chef de l’Alliance.

M. Stoltenberg a rappelé qu’en raison de la crise ukrainienne et face à « une Russie plus assertive », l’Otan a renforcé sa présence militaire à l’Est comme jamais depuis la fin de la Guerre froide, déployant au printemps 4 bataillons à l’Est, soit plus de 4.000 soldats.

– Frappe nucléaire –

Quelque 12.700 militaires bélarusses et russes doivent participer à Zapad-2017 entre le 14 et le 20 septembre, selon Moscou, mais la Lituanie et l’Estonie affirment que l’exercice mobilisera en fait 100.000 soldats.

Selon les Occidentaux, en 2009 et 2013, les manoeuvres Zapad ont notamment simulé une invasion de la Pologne par des dizaines de milliers de soldats russes et une frappe nucléaire contre Varsovie.

En raison de ces précédents, « nous avons toutes les raisons de croire que le nombre de troupes sera substantiellement plus élevé que ce qui a été annoncé officiellement », avait estimé M. Stoltenberg en juillet.

L’Otan appelle depuis des mois Moscou à la « transparence » et demande que ses observateurs –trois d’entre eux ont été invités aux « journées visiteurs »– puissent assister aux phases cruciales de l’exercice, notamment aux briefings sur son scénario et sa progression, comme le prévoit le document de Vienne –cosigné par Moscou– pour des manoeuvres mobilisant plus de 13.000 soldats.

Car les Occidentaux ne croient en rien les Russes qui affirment que Zapad-2017 sera « purement défensif » et simulera la réponse de l’armée russe à des attaques « terroristes ».

Le chef d’état-major du Bélarus, Oleg Belokonev, a d’ailleurs assuré que l’exercice répondrait à une tentative de « déstabilisation » de la part d’une « coalition de pays à l’Ouest (…) là où se trouvent la Pologne, la Lituanie et la Lettonie ».

– Radars et drones –

Même s’ils ne veulent pas donner de détails, les Alliés ne resteront pas les bras croisés. « Des moyens seront évidemment mis en oeuvre par l’Otan pour voir ce qui se passe. C’est de bonne guerre », explique un diplomate sous couvert d’anonymat.

Ils disposent notamment de puissants radars de surveillance terrestre, montés sur des drones, « qui traquent en temps réel le mouvement de camions, tanks etc… » à une distance de 200, voire 300 km, ce qui permet ensuite à leurs « planificateurs militaires de faire une analyse déductive » sur le scénario de l’exercice, souligne Brooks Tigner, correspondant à Bruxelles de la publication de défense IHS Jane’s.

Sur la base de Tapa, « l’exercice (Zapad) ne changera pas l’entraînement » conjoint des troupes britanniques, françaises, danoises et estoniennes qui a démarré au printemps, explique le colonel français Olivier Waché: « On a les moyens de réagir (…) si maintenant il y avait vraiment une envie des Russes de franchir la frontière. Mais ce n’est pas du tout ce qui est envisagé ».

« Je ne pense pas que les Russes projettent de franchir la frontière avec l’Otan », insiste également M. Tigner, « ce serait une folie (…) car l’Otan répliquerait immédiatement ».

Le « vrai but » de ces manoeuvres, « c’est de montrer que la Russie dispose toujours des forces militaires considérables », et « qu’elle puisse dire: +Nous sommes toujours une superpuissance », selon l’expert.

« Il y a une vraie inquiétude des Alliés que ces exercices servent à réaffirmer une posture plus agressive, voire qu’ils servent à installer du matériel militaire russe encore plus près de certains pays de l’Otan », relève le diplomate.

« Combien de troupes, d’armes, la Russie laissera-t-elle au Bélarus ou dans l’enclave de Kaliningrad ? C’est la question qui rend tout le monde nerveux », abonde M. Tigner.

Romandie.com avec(©AFP / 07 septembre 2017 14h23)                

Trump, de la paix au Vatican au terrorisme à l’Otan

mai 24, 2017

Le président américain Donald Trump (c), son épouse Melania (g) et le pape François (d), le 24 mai 2017 au Vatican / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Le président américain a rencontré mercredi le populaire pape François au Vatican, un face-à-face insolite conclu sur un appel à la paix, avant d’atterrir à Bruxelles pour un sommet jeudi à l’Otan, où il devrait évoquer la lutte antiterroriste.

« C’est l’honneur d’une vie de rencontrer sa sainteté le pape François. Je quitte le Vatican plus déterminé que jamais à œuvrer pour la paix dans notre monde », a twitté Donald Trump juste avant de s’envoler pour Bruxelles.

Le président américain a atterri à 16H15 (14H15 GMT) dans la capitale belge – une ville qu’il qualifia un jour de « trou à rat » – placée sous haute sécurité.

Il y rencontrera jeudi matin les dirigeants de l’Union européenne, puis participera à sa première réunion de l’Otan. Des rencontres attendues avec fébrilité par les Européens, qui espèrent qu’elles permettront de dissiper les désaccords. Ses critiques contre l’Alliance atlantique, qu’il avait jugée « obsolète » avant de se rétracter, ont semé le doute à Bruxelles.

– ‘La paix dans le monde’ –

Au Vatican, le milliardaire et le « pape des pauvres », deux hommes aux antipodes, d’abord un peu tendus, sont apparus plus à l’aise à l’issue de leur entretien d’une demi-heure dans la somptueuse bibliothèque des appartements pontificaux.

« Merci, merci, je n’oublierai pas ce que vous avez dit », a lancé Donald Trump en prenant congé de son hôte. Plus tard, en marge d’une rencontre avec le gouvernement italien, il s’est exclamé: « C’est vraiment quelqu’un! ».

Pour sa part, le Vatican n’est pas sorti d’un bref communiqué au langage très policé, évoquant des « discussions cordiales » et « la satisfaction de bonnes relations bilatérales ».

Et le pape a voulu pointer un « engagement commun en faveur de la vie et de la liberté religieuse et de conscience ».

M. Trump a autorisé des entreprises à refuser de financer la prise en charge de la contraception de leurs employés, bloqué le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement et nommé à la Cour suprême un juge conservateur étiqueté anti-avortement.

De quoi faire plaisir à la moitié conservatrice de l’électorat catholique qui a voté pour lui, mais aussi au pape. Car malgré son image de « révolutionnaire », François reste un strict gardien de la tradition sur les questions éthiques.

Mercredi, les deux hommes ont aussi échangé sur « la promotion de la paix dans le monde », dont « le dialogue interreligieux » au Moyen-Orient.

Le Saint-Siège s’est permis seulement une vague allusion aux barrières à l’immigration, point de discorde le plus flagrant entre Trump et le pape, en souhaitant une « collaboration sereine » entre la Maison Blanche et l’Eglise catholique américaine dans son service pour la santé, l’éducation et les migrants.

De prime abord, pourtant, les sujets de dissension sont innombrables.

Le pape, pourfendeur de la prolifération des armes et du libéralisme qui exclut les plus faibles, a-t-il évoqué les contrats de 110 milliards de dollars de vente d’armement signés samedi à Ryad ou les coupes budgétaires prévues aux Etats-Unis dans les programmes sociaux ? Ou encore la question du changement climatique ? Mystère.

Le président républicain a offert au pape les cinq livres écrits par Martin Luther King, dont l’un signé de la main du prix Nobel de la paix.

François a pour sa part remis à M. Trump un médaillon symbole de paix. « Je vous le donne pour que vous soyez un instrument de paix », a-t-il expliqué.

– Les Européens dans l’expectative –

Immédiatement après la rencontre, François est allé tenir sa traditionnelle audience hebdomadaire du mercredi, sans faire aucune allusion à son rendez-vous matinal.

M. Trump a pour sa part eu le privilège d’une visite privée de la chapelle Sixtine et de la célèbre basilique, chef-d’oeuvre de Michel-Ange et du Bernin.

Avec ce rendez-vous, le président américain clôture son tour des trois grandes religions monothéistes, après un discours sur l’islam en Arabie saoudite et une visite au mur des Lamentations à Jérusalem.

A Bruxelles, où il doit passer une trentaine d’heures, il enchaînera les tête-à-tête avec les dirigeants européens, notamment le président du Conseil européen, Donald Tusk, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le nouveau président français Emmanuel Macron.

Jeudi près-midi, il est attendu par les 27 autres chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan, institution que M. Trump a sévèrement critiquée, au nouveau siège de l’Alliance atlantique.

Ses alliés attendent de ce sommet qu’il soit l’occasion pour lui de leur assurer l’engagement sans faille des Etats-Unis en faveur de la sécurité de l’espace euro-atlantique.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2017 17h11)                

Missile nord-coréen: « une menace pour la paix internationale » (UE et Otan)

mai 14, 2017

Bruxelles – Le tir d’un nouveau missile balistique par la Corée du Nord constitue une « menace pour la paix et la sécurité internationales », se sont inquiétés dimanche l’UE et l’Otan.

« Ce tir et les tirs précédents constituent une menace pour la paix et la sécurité internationales et ils aggravent encore davantage les tensions dans la région, à un moment où une désescalade est au contraire nécessaire », a déclaré une porte-parole de l’Union européenne dans un communiqué.

L’UE n’a pas, dans cette première réaction, évoqué de nouvelles sanctions contre Pyongyang, alors que la Maison Blanche a estimé que cette « nouvelle provocation » constituait un « appel (…) pour mettre en œuvre des sanctions bien plus fortes ».

De son côté, une porte-parole de l’Alliance de l’Atlantique nord, Oana Lungescu, a condamné une « nouvelle violation flagrante d’une série de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, qui constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales ».

« Nous sommes à un moment où une désescalade est nécessaire, pas une provocation », a ajouté cette porte-parole de l’Otan, dont le siège se trouve à Bruxelles, dans un communiqué.

L’UE a, à ce jour, mis en œuvre la totalité des lourdes sanctions décrétées contre la Corée du Nord dans le cadre des résolutions des Nations unies. Ses 28 pays membres ont également décrété des sanctions supplémentaires en réponse à la douzaine d’essais effectués par le régime de Kim Jong-Un depuis début 2016.

Le tir de dimanche a été effectué depuis la base de l’armée nord-coréenne à Kusong, dans la province du Nord Pyongan, vers 05h30 (20h30 GMT samedi), et le projectile a parcouru environ 700 km, selon un communiqué de l’armée sud-coréenne.

Lors du précédent tir réussi par le régime de Pyongyang, en février, depuis la même base de Kusong, le missile avait parcouru la distance de 500 km.

L’UE note que ce tir « viole sérieusement de multiples résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies » et réclame à la Corée du Nord de « respecter ses obligations internationales ».

Pyongyang « doit cesser ces tirs et abandonner ses programmes de missiles balistiques d’une façon complète, vérifiable et irréversible. Cela vaut également pour ses programmes d’armes nucléaires et tous ses autres programmes d’armes de destruction massive », insiste la porte-parole, en appelant la Corée du Nord à engager « un dialogue crédible et significatif » avec la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 15h57)                                            

Rencontre Trump-Macron le 25 mai à Bruxelles

mai 8, 2017

 

Photomontage créé le 8 mai 2017 de portraits du président élu français Emmanuel Macron et du président américain Donald Trump / © AFP/Archives / STEPHANE DE SAKUTIN, MANDEL NGAN

Donald Trump va rencontrer pour la première fois le président élu français Emmanuel Macron en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles le 25 mai, a annoncé lundi la Maison Blanche après une conversation téléphonique entre les deux hommes.

« Le président Trump a fait part de son souhait de travailler étroitement avec le président élu Macron pour faire face à des défis communs et il a souligné la longue et solide tradition de coopération entre les Etats-Unis et son plus vieil allié, la France », a poursuivi le compte-rendu de la Maison Blanche.

Dès dimanche, le président américain avait félicité M. Macron pour sa « large victoire », dans un tweet.

Le magnat de l’immobilier n’avait pas directement pris position dans l’élection présidentielle française, mais il avait laissé entendre que la récente attaque terroriste perpétrée à Paris profiterait à la candidate d’extrême droite Marine Le Pen.

Nombre de ses partisans ont pour leur part soutenu activement Mme Le Pen, qui affrontait M. Macron au second tour.

L’ancien président démocrate Barack Obama avait, lui, apporté très clairement son soutien à Emmanuel Macron.

« Il a défendu des valeurs progressistes, il a mis en avant le rôle important que la France joue dans l’Europe et dans le monde », avait-il souligné dans une vidéo s’achevant par ces mots en français: « En marche! Vive la France! ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 mai 2017 21h43)