Posts Tagged ‘ouagadougou’

Ouagadougou: 3 morts dans une opération contre des jihadistes présumés

mai 22, 2018

Ouagadougou – Au moins trois personnes ont été tuées mardi dans une opération contre des jihadistes présumés à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a constaté un journaliste de l’AFP.

Un officier de gendarmerie sur place a déclaré sous couvert d’anonymat que « trois gendarmes ont été blessés au cours de cette opération qui a duré de 3 heures à 7 heures du matin ».

Un journaliste de l’AFP a vu deux corps devant une villa et un troisième dans la cour de la maison criblé de balles.

Cette opération s’est déroulée dans un quartier de la périphérie sud-ouest de Ouagadougou où la procureur du Burkina s’est rendue sur place sans faire de déclarations. Le ministre burkinabé de la Sécurité devait s’exprimer dans une conférence de presse.

Un riverain, Issiaka Ilboudo, dont la maison se situe en face de la villa où étaient logés les jihadistes présumés a fait part de « tirs intenses ».

« C’est autour de trois heures du matin (03H00 GMT)que nous avons entendu des bruits, des personnes couraient sur le toit des maisons. Ensuite, on a entendu des tirs qui duraient parfois 30 à 45 minutes avant de s’arrêter et de reprendre »

Un autre riverain, Pascal Lengani, a déclaré que la villa est « une nouvelle construction qui a été mise en location en juillet dernier », mais personne, selon lui, ne connaît les habitants de la villa.

« On ne connaît pas le nombre de personnes qui habitaient la villa. Personne n’a dormi de la nuit à cause des tirs intenses. Le quartier (Rayongo) a été bouclé donc impossible d’aller au travail », a-t-il dit.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Le préfet de Oursi, une localité du Burkina Faso frontalière du Mali, a été abattu à la mi-mai devant sa résidence par des jihadistes présumés. Un bilan officiel a fait état de 133 morts dans 80 attaques dans cette région du nord-ouest. A quoi s’ajoutent trois attaques jihadistes qui ont frappé la capitale, et qui ont fait au total près de 60 morts.

Ces derniers mois, une centaine de personnes ont été interpellées et des engins explosifs découverts au cours d’opérations de ratissage dans l’est et le nord du pays.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 11h37)                                                        

Le Burkina Faso rend hommage à ses militaires tués dans les attentats de Ouagadougou

mars 7, 2018

Une femme rend hommage à un soldat tué dans les attaques contre l’ambassade de France et l’état-major général des armées, le 4 mars 2018 à Ouagadougou, au Burkina Faso / © AFP / Ahmed OUOBA

Le Burkina Faso a rendu mercredi un hommage national aux huit militaires tués dans les attentats de Ouagadougou il y a cinq jours, alors que l’enquête laisse toujours apparaître des zones d’ombre.

Un millier de personnes, familles des victimes, autorités civiles et militaires, et soldats étaient réunies dans l’après-midi pour la cérémonie au camp militaire Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, en périphérie de la capitale burkinabè, a constaté un journaliste de l’AFP.

« C’est un jour douloureux pour nous la famille parce que nous avons perdu un fils, qui (…) est mort en se sacrifiant pour son pays », a confié Souleymane Nikiema, oncle d’un soldat. « On espère au moins un suivi et un soutien (de l’armée) pour ses parents ».

Les huit militaires, dont les cercueils alignés étaient recouverts du drapeau national, ont été décorés à titre posthume, devant une assistance silencieuse à l’émotion contenue.

Une bonne partie du gouvernement burkinabè a assisté à l’hommage qui a duré une heure, dont les ministres de la Sécurité Clément Sawadogo et de la Défense Jean-Claude Bouda. Le chef d’état-major général des armées Oumarou Sadou était présent ainsi que l’ambassadeur de France, Xavier Lapeyre de Cabanes.

Les militaires défunts ont ensuite été inhumés au cimetière municipal de Gounghin, situé non loin, où une nouvelle cérémonie s’est déroulée devant une foule nombreuse.

Adama Dyandeba, proche d’une des victimes a confié à l’AFPTV être venu pour « montrer à ces gens-là qu’on n’a pas peur, vous voyez on est nombreux ici, il ne nous empêchent pas de vivre, il n’y a que les lâches qui tuent ».

Deux attaques simultanées par deux commandos jihadistes ont frappé vendredi dernier l’état-major général des armées, en plein centre de Ouagadougou, et l’ambassade de France. Outre les huit morts, 61 membres des forces de l’ordre et 24 civils ont été blessés. Huit jihadistes ont été tués.

L’opération été revendiquée par une coalition de groupes jihadistes sahéliens, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, disant agir en représailles à une opération militaire française antijihadiste dans le nord du Mali, mi-février.

– complicité ou coïncidence? –

Les autorités n’ont donné mercredi aucune information nouvelle sur la progression de l’enquête, après la conférence de presse de la procureure du Faso Maïza Sérémé la veille.

Plusieurs zones d’ombres apparaissent toujours dans cette enquête, en particulier sur la possibilité de complicités dans l’armée qui auraient facilité l’attaque contre l’état-major général.

Selon la procureure, les quatre assaillants, des hommes « jeunes » s’exprimant « en bambara et en arabe », venus en moto et en voiture, ont forcé l’entrée du complexe en tirant à la Kalachnikov et en lançant des grenades, puis ont « ouvert le portail de l’extérieur ».

Or les journalistes de l’AFP n’ont vu aucun impact de balles ou d’explosion sur le portail.

Autre indice d’une possible complicité, l’un des jihadistes a fait exploser sa voiture à côté d’un bâtiment où devait se tenir une réunion de l’état-major burkinabè de la force antijihadiste du G5 Sahel, finalement déplacée au dernier moment.

Le kamikaze avait-il « des renseignements, ou est-ce une coïncidence? L’enquête le dira », a déclaré la procureure, concédant qu' »on ne peut exclure aucune complicité ».

Enfin le doute plane sur la tenue vestimentaire du commando jihadiste de l’état-major. Selon la procureure, ils étaient tous habillés en civil, mais plusieurs sources ont déclaré auparavant à l’AFP qu’ils portaient des treillis militaires.

Les enquêteurs ont interpellé et placé en garde à vue huit personnes, dont deux militaires en activité et un autre radié, a indiqué la procureure.

C’est la troisième fois en deux ans que Ouagadougou est frappé par des attaques jihadistes, après des attentats contre des restaurants et des hôtels en janvier 2016 puis août 2017, mais l’opération de vendredi a atteint un niveau d’organisation sans précédent.

Le nord de Burkina Faso, frontalier du Mali, connaît des accrochages meurtriers récurrents depuis 2015.

Selon le consultant en géopolitique Paul Koalaga, « les autorités burkinabè n’ont pas encore pris la mesure de la menace » jihadiste, au molment où « la radicalisation prend racine chez les jeunes » Burkinabè.

Le Burkina Faso, le Tchad, le Niger, le Mali et la Mauritanie ont lancé en 2017 le G5 Sahel, doté d’une force militaire commune en cours de constitution, pour tenter d’éradiquer les groupes jihadistes sahéliens.

(©AFP / 07 mars 2018 23h10)                

Attaques au Burkina: le Premier ministre décrit des « scènes apocalyptiques »

mars 3, 2018

Des militaires sont postés devant le quartier général des forces armées à Ouagadougou, le 3 mars 2018 / © AFP / Ahmed OUOBA

Le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba a décrit samedi des « scènes apocalyptiques », au lendemain de la double attaque menée contre l’état-major des forces armées du Burkina Faso et l’ambassade de France à Ouagadougou qui ont fait 8 morts parmi les militaires.

« Ce que j’ai vu ici, c’était vraiment des scènes apocalyptiques et je voudrai dans un premier temps m’incliner devant la mémoire de nos braves soldats tombés (…) les armes à la main » a déclaré M. Thiéba après une visite au siège de l’État major visé par une attaque à la voiture piégée.

Le Premier ministre burkinabè a « condamné avec la dernière rigueur cet attentat terroriste, lâche, qui s’attaque à notre pays, encore une fois et qui sème la mort, la désolation inutilement ».

Huit membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués et 12 blessés sont en état d’urgence absolue, selon les bilans officiel et de source française. Aucun ressortissant français n’a été tué ou blessé.

Dans un premier temps, des sources sécuritaires françaises avaient avancé vendredi un bilan d’au moins 28 morts.

Huit assaillants ont été tués au cours des attaques.

Les autorités burkinabè tentaient samedi d’établir qui est à l’origine de la double attaque, pour l’heure non revendiquée.

La piste jihadiste semblait la plus évidente, mais le gouvernement n’exclut pas une responsabilité de personnes liés au putsch manqué de 2015 contre les successeurs de l’ancien dirigeant Blaise Compaoré.

« Il s’agit d’une attaque terroriste, liée à un courant ou un autre (…) des mouvements terroristes dans le Sahel », « ou à d’autres acteurs qui sont pour une déstabilisation ou une situation de blocage de notre avancée démocratique », a déclaré samedi matin Remis Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement burkinabè.

Un régime plus démocratique a remplacé le gouvernement de l’ex président Compaoré chassé par un soulèvement populaire en octobre 2014 après 27 ans de pouvoir sans partage.

Selon un correspondant de l’AFP, des commerces ont rouvert dans la capitale. Des militaires sont présents autour des lieux des attaques mais on ne note pas de déploiement particulier de forces de sécurité ailleurs en ville, Des badauds se sont rassemblés près de l’état-major, tenus à bonne distance par des soldats.

– Interpellations –

Deux personnes ont été interpellées près de l’état-major, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire sans plus de précisions.

Vendredi soir, le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, avait déclaré que l’attentat visait « peut-être » une réunion militaire de la force multinationale antijihadiste du G5-Sahel (Mali, Burkina, Niger, Tchad et Mauritanie), qui devait se tenir dans une salle été dévastée par l’explosion d’une voiture piégée.

Cette réunion entre le chef d’état-major et des officiers a été changée de salle au dernier moment, évitant un carnage.

Le bilan officiel de la double attaque est de huit morts parmi les forces de l’ordre : « deux gendarmes devant l’ambassade de France et six militaires au niveau de l’état-major ».

Les huit assaillants « ont été tous abattus » : « quatre à l’ambassade de France, en dehors des locaux » et quatre à l’état-major, selon une source sécuritaire burkinabè.

– ‘crescendo’ –

Le Burkina Faso est depuis 2015 la cible d’attaques jihadistes, qui ont déjà frappé sa capitale, sans jamais toutefois atteindre un tel niveau d’organisation avec deux groupes d’hommes armés opérant simultanément dans deux endroits du centre-ville de Ouagadougou et utilisant un véhicule piégé avant de lancer l’assaut à l’état-major.

Les attaques ont commencé vers 10H (locales et GMT) vendredi, et se sont terminées entre 14H et 15H.

« Le mode opératoire des attaques évolue crescendo. Après des cibles molles, comme des hôtels et restaurants, cette attaque a visé des cibles dures, des symboles forts », a jugé un consultant burkinabè en sécurité, Paul Koalaga, qui évoque aussi « un problème au niveau du renseignement ».

Selon un témoin, les assaillants qui ont attaqué l’ambassade étaient armés de Kalashnikov et « habillés en civil, même pas cagoulés ».

A l’inverse, le commando qui a attaqué l’état-major portait l’uniforme de l’armée de terre bukinabè, selon une source sécuritaire.

Le parquet de Ouagadougou a lancé un appel à témoins « pour aider à la recherche et l’identification des complices, des hôtes et de tous facilitateurs éventuels des faits ».

C’est la troisième fois en deux ans que la capitale du Burkina est la cible d’attaques visant des cibles fréquentées par les Occidentaux. 19 personnes avaient été tuées dans un café le 13 août 2017, dans un attentat non revendiqué. Et le 15 janvier 2016, 30 personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, avaient été tuées lors d’une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Selon un rapport de l’ONU publié vendredi, la montée en puissance de la force du G5-Sahel va de pair avec des « menaces terroristes croissantes de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (ISGS) et de Ansar al-Islam », notamment aux confins des Burkina Faso, Mali et Niger.

– G5 Sahel –

Cette zone est au coeur de l’action de la force du G5-Sahel. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à un « effort urgent et concerté » de la communauté internationale pour aider à stabiliser la région, y compris à travers « la pleine opérationnalisation » de la force du G5-Sahel.

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé « la détermination (…) de la France, aux côtés de ses partenaires du G5-Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes ».

Le président du Niger et président en exercice de cette force, Mahamadou Issoufou, lui a fait écho en assurant que les attaques « ne feront que renforcer la détermination du G5-Sahel et de ses alliés dans la lutte contre le terrorisme ».

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2018 15h39)

Burkina Faso: une trentaine de morts dans des attaques coordonnées à Ouagadougou

mars 2, 2018

Un épais nuage de fumée noire pendant des attaques armées dans le centre de Ouagadougou, le 2 mars 2018 au Burkina / © AFP / Ahmed OUOBA

Une trentaine de personnes ont été tuées vendredi dans des attaques coordonnées associant voiture piégée et tirs nourris qui ont visé simultanément l’état-major des forces armées du Burkina Faso et l’ambassade de France, à Ouagadougou.

L’opération menée dans la matinée par au moins deux groupes d’hommes armés dans le centre-ville n’avait pas encore été revendiquée en début de soirée, mais le Burkina Faso est depuis 2015 la cible d’attaques jihadistes, qui ont déjà frappé sa capitale, sans jamais toutefois atteindre un tel niveau d’organisation.

« Notre pays a été de nouveau la cible ce vendredi de forces obscurantistes », a dénoncé vendredi soir le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, son gouvernement avait évoqué une « attaque terroriste perpétrée (…) par des hommes lourdement armés non identifiés ».

Huit membres des forces de l’ordre ont été tués, et plus de 80 blessés, selon un bilan dans la soirée du ministre burkinabè de la Sécurité Clément Sawadogo, qui a précisé que huit assaillants avaient été abattus.

Mais selon plusieurs sources sécuritaires interrogées par l’AFP, au moins 28 personnes ont été tuées dans l’attaque contre l’état-major. Aucun Français n’a été tué ou blessé dans l’attaque contre l’ambassade de France, a-t-on appris de source diplomatique française.

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé « la détermination et le plein engagement de la France, aux côtés de ses partenaires du G5 Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes ».

Le président du Niger et président en exercice de la force régionale antijihadiste G5-Sahel, Mahamadou Issoufou, lui a fait écho en assurant que les attaques « ne feront que renforcer la détermination du G5-Sahel et de ses alliés dans la lutte contre le terrorisme ».

« Plus que jamais l’Afrique et la communauté internationale doivent se mobiliser pour faire front commun contre cette barbarie qu’il faut définitivement neutraliser », a renchéri le président guinéen Alpha Condé dans un communiqué.

Le gouvernement Ivoirien a adressé « au peuple frère du Burkina Faso toute sa solidarité et sa compassion », selon un communiqué de son ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakite.

– Première voiture piégée –

« Aux environs de 10h, des assaillants ont commencé à tirer sur l’ambassade de France et presqu’au même moment un autre groupe, de manière coordonnée s’attaquait à l’état-major général des armées », a détaillé lors d’un point de presse le ministre de la Sécurité.

Une voiture piégée a ensuite explosé près de l’état-major burkinabè, un mode opératoire inédit au Burkina. « Les assaillants ont fait usage d’un véhicule bourré d’explosifs dont la charge était énorme », a souligné Clément Sawadogo.

Des photos postées par des habitants de la capitale sur Twitter montraient d’épaisses colonnes de fumée noire s’élevant de plusieurs bâtiments, dont celui de l’état-major.

La situation n’a été maîtrisée que vers 15h, selon les autorités burkinabè, qui ont laissé entendre que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd: une réunion entre le chef d’état-major et des officiers à propos de la force antijihadiste G5 Sahel, qui devait se tenir dans une salle, a été déplacée.

« La salle initialement désignée (…), qui était peut-être ciblée, a été littéralement détruite par l’explosion », selon Clément Sawadogo.

A environ un kilomètre de là, cinq hommes armés sont sortis d’une voiture et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l’ambassade de France où ils échangé des coups de feux avec les gendarmes et policiers français qui gardaient l’ambassade, selon des témoins.

Ils ont été « neutralisés », selon les autorités bukinabè.

« Les forces françaises au Burkina sont intervenues en soutien à l’action de l’armée burkinabé, elles n’ont pas pris part directement à l’action », a affirmé à l’AFP le porte-parole de l’état-major de l’armée française, le colonel Patrick Steiger. La France dispose de forces spéciales sur une base militaire à Ouagadougou.

Le parquet de Paris a de son côté ouvert une enquête pour tentative d’assassinats terroriste.

– ‘Cibles dures, symboles forts’ –

L’un de témoins interrogé par l’AFP a raconté avoir vu les assaillants armés de fusils d’assaut Kalachnikov qui, « ont commencé à ouvrir le feu sur les gendarmes qui étaient dans la guérite » devant l’ambassade. Ils étaient « habillés en civil, même pas cagoulés, à visage découvert ».

A l’inverse, le commando qui a attaqué l’état-major portait l’uniforme de l’armée de terre bukinabè, selon une source sécuritaire.

Les établissements scolaires français et l’Institut français de Ouagadougou seront fermés jusqu’à mercredi inclus.

« Le mode opératoire des attaques évolue crescendo. Après des cibles molles, comme des hôtels et restaurants, cette attaque a visé des cibles dures, des symboles forts », a jugé un consultant burkinabè en sécurité, Paul Koalaga.

La capitale du Burkina a été ces dernières années à plusieurs reprises la cible d’attaques jihadistes visant des cibles fréquentées par les Occidentaux.

Le 13 août 2017, deux assaillants avaient ouvert le feu sur un café-restaurant, le Aziz Istanbul, situé sur la principale avenue de la capitale, faisant 19 morts et 21 blessés. L’attaque n’avait pas été revendiquée.

Le 15 janvier 2016, trente personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, avaient été tuées lors d’un raid contre l’hôtel le Splendid et le restaurant Cappuccino dans le centre de Ouagadougou. L’attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali, est aussi le théâtre d’attaques jihadistes depuis 2015, qui ont fait 133 morts, selon un bilan officiel.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mars 2018 23h20)                                           

Cinéma: le réalisateur burkinabé Idrissa Ouédraogo est mort

février 18, 2018

Ouagadougou – Le réalisateur et producteur burkinabè Idrissa Ouédraogo est décédé dimanche à Ouagadougou à l’âge de 64 ans, a annoncé l’Union nationale des cinéastes du Burkina dans un communiqué transmis à l’AFP.

Figure emblématique du cinéma africain des années 1980-2000, auteur d’une quarantaine de films, Idrissa Ouédraogo a été récompensé dans les plus grands festivals, obtenant le Grand Prix du Jury à Cannes pour « Tilaï » en 1990.

Il est mort « ce matin à 5h30 (locales et GMT) des suites de maladie » dans une clinique de Ouagadougou, précise le communiqué de l’Union des cinéastes.

Idrissa Ouédraogo avait débuté sa carrière cinématographique en 1981 avec une fiction intitulée « Poko » qui avait obtenu, la même année, le prix du meilleur court-métrage au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Après avoir complété sa formation à l’Institut des hautes études cinématographiques (Idhec) de Paris et à la Sorbonne, il réalise en 1986 son premier long métrage « Yam daabo » (Le choix), suivi deux ans plus tard de « Yaaba » (Grand-mère).

En 1990, il sort « Tilaï », transposition d’une tragédie grecque dans l’Afrique contemporaine, qui triomphe au festival de Cannes et au Fespaco, qui le récompense de l’Étalon de Yennenga.

Il présidera le jury du fespaco en 2003.

Idrissa Ouédraogo s’est aussi essayé au théâtre. En 1991, il avait mis en scène « La Tragédie du roi Christophe » d’Aimé Césaire à la prestigieuse Comédie-Française à Paris.

« Le Burkina Faso vient de perdre un réalisateur à l’immense talent », qui « aura beaucoup oeuvré au rayonnement du cinéma burkinabè et africain hors de nos frontières », a réagi le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré, dans un communiqué dimanche.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 12h31)                                            

Burkina: les habitants de Ouagadougou sous le choc après l’attaque du café Aziz Istanbul

août 14, 2017

 

L’attaque qui a visé le café-restaurant Aziz Istanbul, à Ouagadougou, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 août a plongé la capitale burkinabè dans une « tristesse totale ». Nous sommes allés à leur rencontre au lendemain du drame qui a fait 18 morts.

Après une longue nuit d’affrontement entre les forces spéciales burkinabè et les hommes armés ayant attaqué le café-restaurant Aziz Istanbul, en plein centre-ville de Ouagadougou, la capitale burkinabè s’est réveillée ce lundi sous le choc. Le bilan officiel communiqué par le gouvernement fait état de 18 victimes. On compte aussi une vingtaine de blessés. Selon nos information, trois gendarmes des forces spéciales ayant mené l’assaut ont également été blessés.

Alors qu’un impressionnant cordon sécuritaire quadrille la zone pour faciliter les investigations de la police judiciaire, dépêchée sur place, quelques badauds, massés aux alentours, observaient la scène, visiblement choqués par le drame. Vingt mois après l’attaque du Cappuccino, qui avait fait 30 morts, Ouagadougou est à nouveau la cible d’attaque terroriste, du moins selon les termes de Rémi Dandjinou, le porte-parole du gouvernement.

C’est la tristesse totale, on ne sait pas où va le Burkina

Vigile près des lieux de l’attaque, Rodrigue Yameogo témoigne : « Quand les tirs ont retenti, je suis allé me cacher derrière notre boutique. De là, je voyais les balles sortir du restaurant. »De son côté, Abdoulaye Cissé, 37 ans, se dit « choqué par l’horreur de ce qui s’est passé à Aziz Istanbul ». Discutant avec ses camarades devant la scène de l’attaque, Omer Bere, un entrepreneur de 35 ans ne peut retenir sa colère : « C’est la tristesse totale, on ne sait pas où va le Burkina. Chaque fois, on vient tuer nos frères. » Et d’ajouter d’un amer : « Ce sont deux restaurants prisés des Burkinabè qui ont été visés… »

À côté de lui, Ouangrawa Bassirou réplique : « En tant que Burkinabè, nous ne sommes pas fier de ces attaques. Nous sommes touchés en plein cœur ». Non loin de lui, Chérif Ousmane dénonce carrément : « Les djihadistes sont calés parmi nous. C’est ici qu’il faut sécuriser. »

Les tirs ont semé la panique, les gens couraient partout

Plusieurs témoins interrogé par Jeune Afrique racontent que les terroristes sont arrivés à bord d’un véhicule. Abdoulaye Cissé, est l’un d’entre eux. Ce vendeur d’objets d’art évoque une nuit effroyable. « Hier, vers 21 h 30, j’étais assis au niveau de la Résidence Aziz [un immeuble en face du café attaqué] quand un véhicule de type 4×4 s’est arrêté devant le café. J’ai vu trois personnes en descendre. Ils ont ouvert le feu sur les clients assis à la terrasse du café. Les tirs ont semé la panique, les gens couraient partout. Après 20 minutes, la sécurité est arrivée et on a nous repoussés », se souvient-il.

Jeuneafrique.com par

Valls qualifie d »’exemple pour l’Afrique » l’élection de Marc Christian Kaboré

février 20, 2016

 

cartevoeu

Le Premier ministre français, Manuel Valls, s’est réjoui, samedi à Ouagadougou, de la manière dont s’est déroulée l’élection au Burkina Faso sanctionné par la victoire Roch Marc Christian Kaboré, soulignant qu’un tel procédé était ‘’un exemple pour l’Afrique’’.
« L’élection du nouveau président avait été un exemple pour l’Afrique de l’Ouest et pour l’Afrique, c’est-à-dire l’élection préparée par une transition démocratique et par des élections libres qui n’ont pas donné lieu à des contestations », a déclaré Manuel Valls, au sortir d’une audience avec le président burkinabè.

Selon le locataire de Matignon, arrivé à Ougadougou pour une visite de quelques heures. « les défis du Burkina sont majeurs. Il y a le développement économique où beaucoup de retard a été pris ces derniers temps, de l’agriculture, de l’éducation et de la santé, d’eau et d’assainissement »

‘’Toutes ces questions, a-t-il souligné, attendent le gouvernement de ce pays avec malheureusement un préalable, la sécurité ».

Arrivé ce samedi aux environs de 9h à l’aéroport international de Ouagadougou, Valls a été accueilli par son homologue burkinabè, Paul Kaba Thiéba, accompagné du premier vice-président de l’Assemblée nationale burkinabè, Stanislas Sankara, du ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, et du ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry.

C’est la première fois que Valls effectue une visite officielle au Burkina Faso.

Apanews.net

 

Burkina Faso/Attentat de Ouagadougou : le cauchemar des employés rescapés du Cappuccino

janvier 19, 2016

cappuccino_ouaga

L’entrée du salon de thé le Cappuccino, dimanche 17 janvier à Ouagadougou, deux jours après l’attaque terroriste. © Sunday Alamba / AP / SIPA

Les employés du Cappuccino, l’un des deux établissements pris pour cible par les auteurs de l’attaque terroriste de Ouagadougou vendredi dernier, restent traumatisés par ce qu’ils ont vécu. Témoignages.

Le Cappuccino, ce salon de thé et restaurant fréquenté par des expatriés et les hommes d’affaires de Ouagadougou a été totalement dévasté par l’attaque terroriste du 15 janvier, qui a fait 30 morts.

Pris d’assaut par le commando qui a également attaqué l’hôtel Splendid à Ouagadougou, l’établissement compte cinq morts parmi son personnel ou des proches : un employé, Mamadou Sigue, et quatre membre de la famille du propriétaire italien, Gaetano Santomenna, dont son épouse et son fils de 9 ans.

J’ai senti que mon bras tremblait et que du sang en coulait

Un bandage recouvre son bras droit qu’il tend péniblement. Jacques Rigobert Bationo, serveur stagiaire, prenait les commandes des clients au bar du restaurant quand le commando terroriste a fait irruption. « J’ai d’abord entendu du bruit. Quand je me suis retourné, les détonations se sont intensifiées. Là, j’ai senti que mon bras tremblait et que du sang en coulait. J’ai couru vers le couloir menant du Cappuccino au ShowBiz et une voix à dit : ‘couchez-vous!’.

Puis, un vigile du ShowBiz a ouvert le portail et on a pu s’échapper », explique-t-il. Le jeune homme a ensuite attendu avec ses collègues survivants près du périmètre de sécurité formé par les forces de l’ordre pour récupérer ce qu’il restait de ses effets personnels. « Je suis secoué moralement. Parfois je sursaute sans raison à la maison », dit-il.

J’ai marché sur des cadavres pour me sauver

Le personnel rescapé évoque une autre scène tragique. Emmanuel Nikiema, un serveur de 35 ans, a eu la vie sauve en s’enfermant dans les toilettes. »J’ai marché sur des cadavres pour me sauver. Mon collègue qui était enfermé avec moi dans les toilettes, a été brûlé par les flammes. J’ai eu la plus grande peur de ma vie. Dans ma tête, tout était fini. Je me disais : ‘je vais mourir, je vais mourir’, raconte-t-il en sanglots. Il explique que les assaillants ont exécuté les clients qui étaient face contre terre à l’intérieur du salon de thé avant de l’incendier.

« C’est quand ils ont fini de les tuer qu’ils ont mis le feu. Et comme on étouffait dans les toilettes, j’ai décidé de défoncer la porte. Mais la salle était en flamme, on ne voyait presque rien. C’est ma connaissance des lieux qui m’a guidé », confie-t-il, visiblement submergé par l’horreur de ses souvenirs. Et d’ajouter : « Notre chance a été que les terroristes n’ont pas su que nous étions dans les toilettes ». Une collègue d’Emmanuel, Sali Kondia, qui était sur la terrasse lors de l’attaque, est quant à elle toujours effondrée. « Je me sens désespérée. Les patrons sont… ». À ces mots, la jeune fille fond en larmes avant de se reprendre : « Je n’arrive plus à dormir. Je suis stressée et j’ai peur ».

Jeuneafrique.com par Nadoun Coulibaly

Attaque de Ouagadougou : au moins 14 étrangers sur les 29 victimes

janvier 17, 2016

Ouagadougou – Quatorze ou quinze étrangers figurent parmi les 29 victimes de l’attaque jihadiste de Ouagadougou, selon des bilans différents donnés dimanche par un ministre burkinabè et le procureur du Faso, sept corps restant non-identifiés.

Selon le décompte du ministre de la Sécurité Intérieure Simon Compaoré, 4 Canadiens, 3 Ukrainiens, 2 Français, 2 Suisses, 2 Portugais et un Néerlandais ont été tués -soit 14 étrangers-, ainsi que 8 Burkinabè.

D’après le décompte du procureur Maïza Sereme, 4 Canadiens, 2 Ukrainiens, une Franco-Ukrainienne, 2 Français, 2 Suisses, un Portugais, un Néerlandais, un Américain et un Libyen ont péri -soit 15 étrangers-, ainsi que 7 Burkinabè.

Parmi les sept victimes encore non-identifiées, on dénombre 3 Blancs et 4 Noirs, a précisé le procureur.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait affirmé samedi soir que 6 Canadiens avaient été tués mais il est possible que parmi ces 6 morts certains figurent parmi les non-identifiés ou aient une double nationalité.

Les Etats-Unis ont annoncé dans la matinée la mort d’un de leurs ressortissants.

En outre, trois jihadistes, deux à la peau blanche et un à la peau noire ont aussi été tués, selon le ministre.

Au stade actuel de l’enquête, on ne peut pas savoir le nombre exact de jihadistes, a souligné Simon Compaoré, interrogé sur les témoignages faisant état d’un nombre plus important que trois. Le ratissage continue, 129 hôtels ont été fouillés, a-t-il ajouté.

Concernant l’enquête, les jihadistes sont allés prier dans une mosquée derrière l’hôtel, une mosquée communément appelée Wahabiya, a-t-il déclaré, évoquant la possibilité que les jihadistes aient procédé à un repérage des lieux peut-être avec des complicités.

Le café Cappuccino, où il y a eu le plus de victimes, est un coin fréquenté par des étrangers. Si l’intention était de faire suffisamment mal aux étrangers, c’est là où on peut en trouver un nombre conséquent, a-t-il poursuivi.

Les jihadistes sont arrivés avec trois véhicules. Et ce sont eux qui y ont mis feu pour brouiller les indices, a-t-il ajouté.

Douze enquêteurs français – six gendarmes et six policiers – sont arrivés dimanche pour aider à mener l’enquête, selon une source diplomatique.

L’attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui l’a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, selon SITE, une organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2016 17h21)

Burkina: six Canadiens tués dans l’attaque de Ouagadougou

janvier 17, 2016

Ottawa – Six Canadiens ont été tués dans l’attentat de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a annoncé samedi le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le Canada condamne au plus haut point les attentats terroristes meurtriers survenus à Ouagadougou (…) au cours desquels plusieurs personnes ont été tuées, dont six citoyens canadiens a déclaré Justin Trudeau, après l’attaque jihadiste qui a fait au moins 29 morts, dont une majorité d’étrangers.

Le Canada a offert aux autorités burkinabè de les assister au cours de l’enquête sur ce crime terrible, a ajouté le chef du gouvernement canadien dans un communiqué.

Au nom des Canadiens, Justin Trudeau a adressé ses plus profondes condoléances aux familles, aux amis et aux collègues de toutes les personnes tuées, ainsi qu’un prompt rétablissement à toutes celles qui ont été blessées. Une trentaine de personnes ont été blessées, selon les autorités.

L’attaque de Ouagadougou a débuté par l’irruption vendredi soir de jihadistes dans un hôtel de luxe en plein centre-ville, fréquenté par des Occidentaux et des employés des Nations unies. Les forces de l’ordre burkinabè ont donné l’assaut samedi, appuyées par les forces spéciales françaises. Des militaires Américains ont apporté un soutien.

L’attaque a été revendiquée par le groupe Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi).

Pour la deuxième fois cette semaine, le Canada doit déplorer des morts hors de ses frontières au cours d’attaques.

Jeudi, un Canadien, originaire de la banlieue de Montréal, avait été tué dans les attentats suicide de Jakarta, la capitale indonésienne.

Le Premier ministre Trudeau a déploré ces gestes insensés de violence contre des civils innocents.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2016 00h23)