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Ouganda: 5 morts et des dizaines de disparus à la suite de glissements de terrain

juin 5, 2019

 

Cinq personnes et des dizaines de personnes sont portées disparues dans le district de Bududa, dans l’est de l’Ouganda, à la suite de glissements de terrain provoqués par de fortes pluies, a annoncé ce mercredi la Croix-Rouge locale. «Les premières informations qui nous parviennent font état d’environ 150 maisons qui pourraient avoir été détruites, de cinq personnes présumées mortes et d’environ 50 disparus», a indiqué la Croix-Rouge dans un communiqué.

Selon la porte-parole de la Croix-Rouge Irene Nakasiita, «la région (de Bududa) a connu de fortes pluies qui ont provoqué les glissements de terrain» et de nombreuses destructions. Le district de Bududa, au pied du mont Elgon, à la frontière entre l’Ouganda et le Kenya, est une zone à haut risque de glissement de terrain. En 2018, au moins 41 personnes ont été tuées à la suite du débordement d’un fleuve dans la région et en 2010 une centaine de personnes avaient été tuées lors d’un glissement de terrain. Le cabinet du premier ministre ougandais Ruhakana Rugunda a de son côté fait état de «glissements de terrain et de destructions de biens, ainsi que de personnes disparues».

«Au total, on estime que plus de 100.000 personnes vivant en précarité sur les pentes du mont Elgon sont en grand danger et doivent être relogées pour éviter le risque de glissements de terrain, a ajouté le cabinet du premier ministre. Le député local Godfrey Watenga», a déclaré à l’AFP que les glissements de terrain avaient eu lieu tard mardi soir. «C’est un événement tragique. Beaucoup de personnes seraient mortes et beaucoup seraient portées disparues, mais nous essayons d’obtenir des détails car les villages touchés sont très difficiles d’accès».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Rwanda – Ouganda : la tension monte après un nouvel incident à la frontière

mai 27, 2019

Le président ougandais Yoweri Museveni et le président rwandais Paul Kagame, à Kampala en 2012. ©

 

Kampala a accusé l’armée rwandaise d’avoir tué deux personnes près d’un poste frontière lors d’une incursion que les autorités qualifient de violation territoriale. Kigali conteste cette version de l’incident. Après plusieurs mois de crise, l’incident marque un nouveau regain de tension entre les deux pays.

Hasard du calendrier, le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni, en froid depuis plusieurs mois, se retrouvaient samedi côte-à-côte dans les tribunes du stade de Pretoria où Cyril Ramaphosa organisait sa cérémonie d’investiture. Au même moment la crise diplomatique que traversent leurs deux pays prenait un nouveau tournant suite à un incident près d’un poste frontière.

Version divergentes

Samedi , le ministère des Affaires étrangères ougandais a accusé l’armée rwandaise d’avoir violé l’intégrité de son territoire. Selon la version des faits relatée dans un communiqué de la police ougandaise diffusé samedi, l’incident s’est produit vendredi soir dans le village de Kiruhura, situé près d’un poste-frontière dans le sud-ouest de l’Ouganda. Un commerçant rwandais aurait tenté de traverser la frontière en direction du Rwanda à bord d’une moto chargée de marchandises et aurait fait demi-tour à la vue des soldats rwandais.

Ces derniers auraient alors pourchassé le commerçant en pénétrant d’environ « 80 mètres » sur le territoire ougandais avant d’abattre le jeune homme d’une balle dans la tête, après que celui-ci a résisté à son arrestation, précise le communiqué.

Toujours selon la version ougandaise, l’armée rwandaise aurait également tué un citoyen ougandais, qui aurait tenté de s’interposer, avant de battre en retraite, laissant les deux corps côté ougandais. « Le gouvernement ougandais proteste dans les termes les plus forts contre cette violation de son intégrité territoriale par des soldats rwandais ainsi que contre cet acte criminel, brutal et violent », ajoute le ministère des Affaires étrangères.

La version rwandaise de l’incident diffère. Selon la police, « l’incident s’est déroulé du côté rwandais », dans le district de Tabagwe. Une patrouille aurait alors intercepté un contrebandier présumé qui venait de traverser la frontière depuis l’Ouganda. Le contrôle aurait mal tourné. L’individu est, selon la police rwandaise, devenu « violent » et a été « rejoint par d’autres qui ont attaqué les agents avec des machettes tout en tentant de retourner en Ouganda ».

Les forces de sécurité ont alors tiré et tué deux personnes, dont un ougandais. « Lorsque le gang est repassé du côté ougandais de la frontière, aucune autre action n’a été entreprise par la patrouille », précise-t-il.

L’incident a par la suite été discuté par les officiels des deux districts frontaliers, précise le ministère des Affaires étrangères rwandais.

Tensions récurrentes

Après plusieurs mois de mise en garde et d’accusations mutuelles entre les deux gouvernements, la mort des deux personnes jette un nouveau froid sur les relations entre Kigali et Kampala. Les différends qui opposent les deux voisins sont nombreux.

Fin février, la fermeture temporaire pour cause de travaux d’un des postes frontières entre les deux pays – celui de Gatuna dans le nord-ouest du Rwanda- a contribué a détériorer les relations entre les deux pays, l’Ouganda accusant son voisin de vouloir imposer un embargo commercial. Selon Kampala, 44 ressortissants rwandais ont été interceptés à la frontière et renvoyés au Rwanda.

Kigali a soulevé de son côté plusieurs problèmes dont des cas d’arrestations et de torture de ses ressortissants en Ouganda. Les autorités rwandaises accusent aussi certains officiels ougandais d’entretenir des liens – et de fournir un soutien – avec des groupes rebelles rwandais, dont le Rwanda National Congress (RNC) de l’ancien général Kayumba Nyamwasa.

Jeudi 23 mai, lors de sa première audition devant la justice rwandaise Callixte Nsabamina, disident du RNC et depuis porte-parole des FNL, branche armée du MRCD de Paul Rusesabagina, a lui-même évoqué des contacts avec les renseignements ougandais.

Jeuneafrique.com par Romain Gras

Ouganda: l’opposant Bobi Wine emmené par des policiers dès son retour (épouse)

septembre 20, 2018

Kampala – L’ex-chanteur et député ougandais d’opposition Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, a été emmené par des policiers jeudi dès son arrivée à l’aéroport international d’Entebbe, en provenance des Etats-Unis où il était parti se faire soigner, a indiqué son épouse à l’AFP.

« Peu après l’atterrissage à Entebbe, la sécurité l’a entouré et l’a emmené », a déclaré Barbie Kyagulanyi. « Nous ne sommes pas certains de l’endroit où ils l’ont emmené », a-t-elle ajouté.

Interrogé par l’AFP, le chef de la police ougandaise, l’inspecteur général Martin Okoth Ochola, a déclaré que le député n’était « pas en état d’arrestation ».

« Ce que nous avons fait, c’est l’escorter depuis l’aéroport d’Entebbe jusqu’à son domicile », a-t-il ajouté.

On ignorait jeudi en début d’après-midi si Robert Kyagulanyi serait ensuite assigné à résidence ou s’il serait libre de ses mouvements.

Le député avait quitté l’Ouganda le 31 août pour les Etats-Unis afin de s’y faire soigner, après avoir, selon lui, été battu et torturé en détention provisoire par la police, ce que les autorités démentent.

Depuis son élection à l’Assemblée nationale en 2017, M. Kyagulanyi, 36 ans, s’est imposé comme un porte-parole de la jeunesse ougandaise et un détracteur virulent du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Surnommé le « Président du ghetto » par ses admirateurs, reconnaissable à son béret rouge, l’ex-pop star avait été inculpée de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d’une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août, remportée par le candidat de son parti face à celui du pouvoir.

Lors de ses comparutions fin août, l’ex-chanteur avait semblé affaibli, utilisant parfois des béquilles pour se déplacer.

Les arrestation et inculpation en août de M. Kyagulanyi, dont le chauffeur avait été tué par les forces de l’ordre durant les échauffourées du 14 août, avaient entraîné des manifestations de protestation violemment réprimées par la police et l’armée.

Jeudi, la capitale ougandaise et l’aéroport d’Entebbe étaient placés sous haute sécurité dans l’attente du retour de l’opposant, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La nouvelle voie rapide d’environ 40 km reliant Kampala à l’aéroport d’Entebbe était complètement fermée à la circulation tandis que des barrages de police avaient été érigés sur l’ancienne route de l’aéroport, les forces de l’ordre fouillant les véhicules.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 12h33)                                                        

Tensions RDC/Ouganda: 12 pêcheurs congolais tués et des disparus

juillet 9, 2018

Goma (RD Congo) – Douze pêcheurs congolais ont été tués depuis jeudi et une dizaine d’autres sont portés disparus après des représailles lancées par des militaires ougandais sur le lac Édouard que la République démocratique du Congo et l’Ouganda se partagent, a annoncé lundi un responsable local congolais.

« Dans des représailles de l’armée ougandaise sur des pêcheurs non armés, le bilan provisoire est de douze morts et des disparus », a déclaré au téléphone à l’AFP le secrétaire exécutif adjoint du gouvernement provincial du Nord-Kivu (est), Muhindo Kyakwa.

« Les douze corps de nos compatriotes flottent encore sur les eaux du lac Édouard. Nous ne pouvons pas les récupérer car les patrouilles ougandaises tirent sur tout ce qui bouge sur le lac », a-t-il ajouté. Il y a en outre « plus d’une dizaine des pêcheurs disparus », a déclaré le responsable sans donner d’autres précisions.

En début d’après-midi, une délégation congolaise est arrivée à Kampala pour négocier avec des autorités ougandaises afin de faire cesser ces tensions sur le lac Édouard. M. Muhindo fait partie de cette délégation.

A la mi-juin, l’association des pêcheurs de Kyavinyonge avait régulièrement dénoncé des arrestations de ses membres par des patrouilles ougandaises qu’ils croisent sur le lac Édouard et qui leur font payer de fortes sommes avant toute libération.

Jeudi, dans des affrontements entre des patrouilles congolaise et ougandaise, quatre militaires et trois civils ougandais avaient trouvé la mort. En représailles, des militaires ougandais ont tiré samedi « à bout portant » sur des pêcheurs congolais qui se trouvaient sur le lac Édouard, selon un responsable officiel congolais et l’Association des pêcheurs de Kyavinyonge, village congolais de la rive du lac.

Les relations entre la RDC et l’Ouganda sont problématiques, les deux pays étant en désaccord sur le partage des ressources énergétiques du lac Édouard notamment où des accrochages se sont multipliés depuis le début de cette année.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2018 19h45)                                                        

RDC: affrontements entre patrouilles congolaise et ougandaise sur le Lac Édouard, 7 morts

juillet 5, 2018

Goma (RD Congo) – Quatre militaires ougandais et trois civils ont été tués jeudi dans un affrontement entre des patrouilles congolaise et ougandaise sur les eaux du lac Édouard que se partagent la République démocratique du Congo et l’Ouganda, a annoncé un responsable local congolais.

Cet affrontement, ainsi que d’autres violences dans la région, ont fait au total 15 morts.

Des combats ont opposé le même jour l’armée congolaise aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) et aussi à une milice locale, faisant huit autres morts, selon l’armée.

Une patrouille militaire navale de la RDC a été « attaquée ce matin (jeudi) par un convoi de patrouilleurs ougandais dans les eaux congolaises » du lac Édouard, a déclaré à l’AFP M. Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni, dans le Nord-Kivu (est). « Le navire ougandais a chaviré, quatre militaires et trois civils ougandais sont morts » et « côté congolais, un militaire et un civil ont été blessés », a-t-il dit.

L’engagement a eu lieu à la hauteur du village congolais de Kyavinyonge, situé sur les rives du lac Édouard.

Depuis le début de l’année, des accrochages entre les forces de sécurité congolaises et ougandaises se sont multipliés, selon M. Kibwana.

Mercredi, une patrouille ougandaise avait pris en otage 18 pêcheurs congolais alors qu’ils installaient leurs filets.

La force navale congolaise a pour mission de dissuader l’activité des groupes armés actifs aux abords du lac Édouard, dont plusieurs milices locales Maï-Maï et des rébellions venues du Rwanda et de l’Ouganda voisins.

– Miliciens et rebelles tués –

Jeudi également à Kanyihunga, localité située à une cinquantaine de km au nord du lac Édouard, trois Maï-Maï ont été tués lors d’une attaque de ces miliciens contre une position de l’armée, a déclaré à l’AFP le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l’armée dans la région.

Selon l’officier, des combats entre l’armée congolaise et des rebelles ougandais ADF ont fait « cinq morts côté rebelles » à Mwalika, une localité de la province troublée du Nord-Kivu.

Officiellement opposés au pouvoir du président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont des rebelles musulmans à l’idéologie méconnue. Ces rebelles vivent repliés sur eux-mêmes.

Créés en 1989 pour défendre les droits de musulmans qui s’estimaient bafoués par le régime de Kampala, ces rebelles ont été progressivement repoussés vers l’ouest par l’armée ougandaise et se sont installées dans l’est de la RDC, une région riche en ressources naturelles et en proie à de nombreux conflits armés.

Ils sont accusés par les autorités congolaises et la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) d’avoir tué plusieurs centaines de civils depuis 2014 dans la région de Beni.

Cette version a été remise en cause en 2015 par le Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New York, selon lequel les responsabilités sont partagées entre les ADF et d’autres éléments armés, dont des membres de l’armée congolaise.

Les ADF sont également accusés de la mort de quinze Casques bleus tanzaniens dans la région de Beni en décembre 2017.

Les relations entre la RDC et l’Ouganda sont complexes, sur fond de partage des ressources énergétiques des lacs Albert et Édouard.

Kampala a soutenu en 1997 le renversement du maréchal Mobutu Sese Seko par Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président congolais Joseph Kabila) avant un retournement d’alliance.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2018 19h06)                                                        

Ouganda: assassinat d’un célèbre député du parti présidentiel

juin 8, 2018

Kampala – Le député ougandais Ibrahim Abiriga, figure connue du grand public qui avait milité en faveur d’une loi controversée supprimant la limite d’âge pour devenir président, a été assassiné vendredi avec son garde du corps par des « assaillants inconnus », a annoncé la police.

Renommé pour ses vêtements et sa voiture Volkswagen Beetle jaunes vifs, en hommage à la couleur du parti présidentiel, le Mouvement de résistance nationale (NRM), le député « a été assassiné ce soir près de sa demeure à Kawanda », au nord de la capitale Kampala, a tweeté le chef de la police ougandaise, Okoth Ochola.

Ce dernier n’a pas précisé les circonstances de l’assassinat, commis par des « assaillants inconnus ».

Des médias locaux ont eux rapporté que le député, 62 ans, avait été abattu par des hommes à bord de motos, un modus operandi déjà utilisé à plusieurs reprises par le passé en Ouganda pour des assassinats de personnalités haut placées.

Le président ougandais Yoweri Museveni a immédiatement réagi à l’annonce, évoquant un « meurtre insensé » et souhaitant à M. Abiriga que son « âme repose en paix ». « J’ai donné comme instruction aux agences de sécurité de trouver très vite ces tueurs », a-t-il déclaré sur Twitter.

Ancien rebelle opposé à Museveni lors de ses premières années à la tête de l’Ouganda, M. Abiriga est ensuite devenu un des alliés les plus fidèles du président, au point d’être considéré comme un « fanatique » du chef de l’Etat.

Député d’une circonscription du nord-ouest du pays, proches des frontières congolaise et sud-soudanaise, M. Abiriga avait été un des plus fervents défenseurs de la réforme adoptée en décembre 2017 et supprimant la limite d’âge de 75 ans pour devenir président.

Cette réforme constitutionnelle controversée, dont l’examen par le Parlement avait dégénéré en pugilat entre députés, réintroduit une limite au nombre de mandats présidentiels qui avait été supprimée en 2005.

Mais cette limite, fixée à deux mandats de cinq ans, n’entrera en vigueur qu’après la prochaine élection, ce qui pourrait permettre à M. Museveni, 73 ans et au pouvoir depuis 1986, de se présenter à nouveau à deux reprises.

Le meurtre du député Abiriga, un ancien rebelle, n’est pas le premier d’un haut responsable en Ouganda.

En mars 2017, le porte-parole de la police ougandaise Andrew Kaweesi avait été abattu devant son domicile à Kampala à bord de son véhicule, avec deux autres policiers, par des hommes lourdement armés installés à l’arrière de deux motos et qui avaient criblé de balles son véhicule.

En novembre 2016, le commandant Sulaiman Kiggundu, intégré à l’armée ougandaise après avoir quitté la rébellion des Forces démocratiques Alliées (ADF) qui opèrent en République démocratique du Congo voisine, avait également été tué dans des circonstances similaires.

En mars 2015, Joan Kagezi, directrice adjointe du ministère public ougandais en charge du dossier sur le double attentat jihadiste qui avait fait 76 morts à Kampala en 2010, avait été abattue par des hommes à moto alors qu’elle rentrait à son domicile.

Ces trois meurtres n’ont à ce jour pas été résolus.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juin 2018 19h57)                                                        

Ouganda: un accident impliquant un autocar, un tracteur et un camion fait des dizaines de morts

mai 26, 2018

Kampala – Quarante-huit personnes selon la Croix-Rouge ougandaise, et 22 selon la police, ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi en Ouganda dans un accident impliquant un tracteur roulant feux éteints, un autocar et un camion.

En raison du mauvais état des véhicules et des routes, ainsi que de conduites dangereuses, l’Ouganda affiche un des pires bilans au monde en termes de sécurité routière.

L’accident, un des plus meurtriers en Ouganda ces dernières années, a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi vers 20H30 (18H30 GMT) dans le district de Kiryandongo, à environ 220 kilomètres au nord de la capitale Kampala, a indiqué un porte-parole de la police, Emilian Kayima.

Peu de détails sur l’accident ont pour l’heure été communiqués, en raison de l’éloignement avec Kampala et le fait que ce dernier ce soit déroulé de nuit.

Selon des sources concordantes, l’autocar, qui avait quitté la ville de Lira plus tôt dans la soirée, a touché l’arrière du tracteur, qui roulait feux éteints, en essayant de le dépasser.

Renversé, le car a ensuite glissé sur la route pour aller percuter de face un camion transportant des casiers de bière et qui arrivait dans l’autre sens.

« Le bilan est désormais de 48 morts, dont 16 enfants », a déclaré à l’AFP Irene Nakasiita, une porte-parole de la Croix-Rouge ougandaise. « Nos volontaires ont aidé la police à évacuer les victimes ».

M. Kayima, qui conteste le bilan de la Croix-Rouge, a, lui, fait état d’un bilan de 22 morts, dont quatre enfants, ainsi que de 14 personnes blessées qui ont été transportées par hélicoptère vers Kampala.

Il a précisé que les chauffeurs des véhicules sont tous les trois décédés dans l’accident.

Plus de 9.500 personnes sont mortes dans des accidents de la route en Ouganda de 2015 à 2017, estime le ministère des Transports, selon lequel la situation empire chaque année.

Un rapport de l’ONU publié début 2018 estime que 10 personnes meurent chaque jour sur les routes ougandaises, et que les accidents de la route coûtent chaque année 1,2 milliard de dollars (1,03 milliard d’euros) à l’Ouganda, soit l’équivalent de 5% de son produit intérieur brut (PIB).

En 2015, les 900 employés du département chargé de la construction et de l’entretien des routes avaient tous été licenciés par le président Yoweri Museveni en personne, qui les tenait pour responsables du piteux état du réseau routier ougandais.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mai 2018 14h48)                                                        

Ouganda: deux morts lors de la découverte par la police d’un « centre de radicalisation »

avril 28, 2018

Kampala – La police ougandaise a abattu deux hommes, en a arrêté plusieurs dizaines et a libéré une centaine de femmes et d’enfants semblant venir de plusieurs pays africains lors de la découverte d’un « centre de radicalisation » dans une mosquée de Kampala, ont annoncé samedi des responsables de la sécurité.

Les policiers sont tombés par hasard sur ce centre vendredi en poursuivant un individu soupçonné d’être impliqué dans un enlèvement et un meurtre commis cette année, jusque dans la mosquée Usafi, située dans un quartier pauvre de Kampala.

Une fusillade a éclaté au cours de laquelle deux hommes ont été tués, 36 arrêtés, accusés d’avoir stocké des armes, et un policier a été blessé, a indiqué la police. Dix-huit femmes et 94 enfants étaient retenus à l’intérieur de la mosquée, selon la police.

« Un certain nombre d’enfants et de femmes, sans doute enlevés ou retenus en otages, ont été sauvés », a déclaré un porte-parole de la police, Emilian Kayima, au cours d’une conférence de presse.

« Deux des preneurs d’otages ont été abattus après avoir violemment attaqué et grièvement blessé l’un des agents de sécurité », a-t-il précisé.

L’homme que la police a pourchassé dans la mosquée a été arrêté et placé en détention.

Les liens éventuels entre ce suspect et ceux qui se trouvaient dans la mosquée continuent à faire l’objet d’investigations.

Selon un membre du conseil municipal, Hassan Kiberu, le dirigeant de la mosquée a été arrêté il y a un mois, après des plaintes de voisins qui le soupçonnaient de diffuser des messages extrémistes. « Je pense qu’ils formaient les enfants à quelque chose », a-t-il dit sans autre précision.

Selon la police, qui a bouclé les lieux, les hommes arrêtés vendredi en possession de 23 machettes, 60 balles, d’un arc et d’une flèche, sont soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement et la détention illégale de femmes et d’enfants originaires de divers pays d’Afrique de l’Est.

En février, le corps d’une femme appartenant à une influente famille ougandaise, Susan Magara, avait été trouvé trois semaines après son enlèvement et une série de demandes de rançon.

Le crime avait choqué le pays et le président Yoweri Museveni avait confié la direction de l’enquête aux agences de renseignement.

Les forces de sécurité pensent qu’un des principaux suspects, qu’il surveillaient vendredi, s’est rendu compte qu’il était suivi et s’est réfugié dans la mosquée.

Les policiers ont poursuivi le suspect dans la mosquée et la découverte des armes, des femmes et des enfants n’était « ni planifiée ni intentionnelle », a assuré le ministre de l’Intérieur, Jeje Odong. « Si le suspect n’avait pas pénétré dans la mosquée, nous n’aurions eu aucune raison d’y entrer ».

Selon le ministre, les enfants « paraissaient effrayés et traumatisés » et semblaient provenir du Burundi, du Rwanda, du Kenya et d’Ouganda.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2018 18h07)                                            

Israël: l’Ouganda « envisage » d’accueillir des migrants africains

avril 13, 2018

Kampala – L’Ouganda « envisage » d’accueillir sur son sol quelque 500 migrants érythréens et soudanais en situation irrégulière en Israël, et que l’Etat hébreu entend expulser, a assuré vendredi le secrétaire d’Etat ougandais en charge des Réfugiés.

« Le gouvernement (…) envisage positivement la requête » israélienne d’accueillir ces migrants, a déclaré le secrétaire d’Etat Musa Ecweru, après plusieurs mois durant lesquels son pays a démenti tout accord sur la question.

M. Ecweru a assuré qu’Israël ne payera pas l’Ouganda pour accueillir ces migrants, assurant que les motivations ougandaises sont « purement humanitaires », et que les migrants ne seraient pas déportés de force.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu, le plus à droite de l’histoire d’Israël, veut expulser des milliers d’Erythréens et de Soudanais entrés illégalement dans le pays et qui n’ont pas de demande d’asile en cours d’instruction. Le gouvernement leur propose de partir « volontairement » avec une somme de 3.500 dollars (2.800 euros), sous peine d’être arrêtés et détenus jusqu’à ce qu’ils acceptent de quitter le pays.

Les autorités n’ont toutefois pas indiqué vers quels pays les migrants pourraient être expulsés, sachant qu’Israël reconnaît tacitement qu’ils ne peuvent être renvoyés au Soudan ou en Erythrée sans mettre leur vie en danger.

Des ONG israéliennes assurent depuis plusieurs mois que des accords ont été passés avec l’Ouganda et le Rwanda, ce que les intéressés ont démenti à plusieurs reprises.

Le plan d’expulsion du gouvernement israélien a suscité de nombreuses critiques, notamment du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, mais aussi en Israël de certains survivants de la Shoah et d’une partie de la société civile.

Début avril, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait accepté d’annuler ce programme d’expulsions, assurant qu’un accord avec l’ONU allait permettre de transférer les migrants concernés vers « des pays développés comme le Canada, l’Allemagne ou l’Italie ». Mais M. Netanyahu avait fait volte-face quelques heures plus tard, et annulé l’accord avec l’ONU.

Selon les autorités israéliennes, 42.000 migrants africains vivent actuellement en Israël. Les femmes et les enfants n’étaient pas menacés par le plan initial d’expulsions.

Ces migrants sont arrivés majoritairement après 2007, à partir du Sinaï. La frontière à l’époque poreuse avec l’Egypte a depuis été rendue quasiment hermétique. Ils se sont installés en nombre dans des quartiers pauvres de Tel-Aviv, la grande ville côtière.

Selon M. Netanyahu, ces migrants ne sont pas des réfugiés, mais des « infiltrés illégaux ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 avril 2018 13h56)                                            

Ouganda: enquête sur des accusations de fraudes massives liées à l’aide humanitaire

février 5, 2018

Une réfugiée sud-soudanaise transporte de l’eau dans un camp de réfugiés en Ouganda, le 26 novembre 2017 / © AFP/Archives / Isaac Kasamani

L’Ouganda a annoncé lundi une enquête sur des allégations de fraudes massives liées à l’aide humanitaire, l’ONU ayant également alerté les autorités sur des accusations de trafic d’êtres humains dans des camps de réfugiés dans ce pays.

« Le bureau du Premier ministre a reçu des informations alléguant des actes de mauvaise gestion de fonds et d’autres ressources destinées aux réfugiés et aux communautés accueillies dans le pays », a indiqué Musa Ecweru, ministre d’État notamment en charge des questions liées aux réfugiés, dans un communiqué.

« Le gouvernement a pris des mesures pour enquêter sur ces informations en vue d’agir à l’encontre des coupables, s’il y en a », a ajouté la même source, assurant travailler à cet égard en collaboration avec l’ONU, mais sans préciser la nature des allégations et quand l’enquête a été ouverte.

Interrogés par l’AFP, des responsables d’ONG ont indiqué soupçonner depuis plusieurs années que les chiffres officiels sur le nombre de réfugiés en Ouganda ont été gonflés artificiellement, notamment dans le but de détourner massivement des fonds et autres ressources humanitaires.

« Si vous dites qu’il y a 1.000 réfugiés alors qu’il y en a 800, et bien vous gardez pour vous l’aide destinée aux 200 réfugiés » qui n’existent pas, a expliqué un de ces responsables, sous couvert de l’anonymat.

L’Ouganda, un des pays les plus pauvres au monde, est depuis longtemps considéré comme l’un de ceux offrant l’environnement le plus favorable aux réfugiés. Officiellement, il accueille 1,4 million de réfugiés, dont environ un million de Sud-Soudanais. Jeudi, le Haut-Commissaire de l’ONU aux réfugiés, Filippo Grandi, avait encore salué « une des politiques les plus progressistes pour les réfugiés, pas seulement en Afrique, mais aussi dans le monde ».

Selon des sources diplomatiques, au moins un important donateur a suspendu, à la lumière de ces allégations, la majeure partie de l’aide humanitaire qu’il fournit, dans l’attente de la mise en place d’un système d’identification biométrique des réfugiés. D’autres donateurs ont menacé de lui emboîter le pas.

Un document interne au bureau du Premier ministre ougandais, daté du 29 janvier, évoque par ailleurs des allégations de corruption de fonctionnaires ougandais réclamant de l’argent à des réfugiés souhaitant s’enregistrer en Ouganda, un service censé être gratuit.

La coordinatrice résidente de l’ONU en Ouganda, Rosa Malango, a précisé à l’AFP qu’un audit interne était en cours au sein du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) en Ouganda, en lien avec les allégations de corruption et de fraude.

– ‘Femmes et filles vendues’ –

L’annonce de l’ouverture de l’enquête fait suite à l’envoi par Mme Malango d’un courrier au bureau du Premier ministre, le 26 janvier. Mme Malango a assuré lundi à l’AFP s’être inquiétée auprès des autorités ougandaises d’allégations « allant de la corruption à la fraude, en passant par le trafic de femmes et filles ainsi que par l’intimidation et le harcèlement du personnel de l’ONU ».

« A partir du moment où quelqu’un, qui qu’il soit, évoque quelque chose qui ressemble à de l’exploitation ou des abus sexuels, je me dois de demander une enquête (…), et c’est ce que j’ai fait », a affirmé Mme Malango, ajoutant que les autorités ougandaises lui ont assuré qu’une enquête serait ouverte à ce sujet.

Les autorités ne se sont toutefois pas exprimées lundi sur cette éventuelle enquête, se contentant de mentionner dans le document interne daté du 29 janvier que « le trafic de filles mineures et de femmes est une question que (le bureau du Premier ministre) prend très au sérieux ».

Une source diplomatique sous couvert d’anonymat a précisé que ces accusations portent sur des femmes et filles sud-soudanaises se trouvant dans des camps de réfugiés dans le nord de l’Ouganda, qui seraient vendues comme « épouses » à des combattants sud-soudanais et donc renvoyées dans leur pays en guerre. Des fonctionnaires ougandais chargés de la protection des réfugiés pourraient être impliqués, selon la même source.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 15h32)