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A Saint-Martin, les assurances disent être face à « une situation inédite »

janvier 20, 2018

Des structures détruites par le passage de l’ouragan Irma à Orient Bay, sur l’île de Saint-Martin, le 7 septembre 2017 / © AFP/Archives / Lionel CHAMOISEAU

A Saint-Martin, les assureurs, critiqués pour les retards d’indemnisations après le passage de l’ouragan Irma en septembre, disent être « face à une situation inédite », avec à un montant des dommages qui s’élève à 1,8 milliard d’euros.

« Nous sommes conscients de l’impatience », a dit Arnaud Chneiweiss, le délégué général de la Fédération française de l’assurance de passage à Saint-Martin en fin de semaine dernière, accompagné de Stéphane Pénet, le directeur des assurances de dommages et de responsabilité.

« Il faut aussi comprendre que c’est une situation inédite et que la situation est difficile parce qu’il faut traiter chaque contrat au cas par cas », a déclaré M. Chneiweiss, espérant que les paiements seraient faits avant mi-février.

« Il faut avoir conscience que c’est un événement majeur dans l’histoire des assurances depuis l’existence du régime de catastrophe naturelle. Le montant des dommages assurés s’élève à 1,8 milliard d’euros », ont ajouté les représentants des assureurs.

En tout, 24.000 sinistres assurés ont été enregistrés sur les îles du nord. 16.000 sinistres à Saint-Martin pour 970 millions d’euros de dégâts et 8.000 sinistres à Saint-Barthélemy pour 830 millions d’euros.

Pour justifier les délais importants du traitement des dossiers, les assureurs évoquent d’abord le temps de mise en place du processus. Il a fallu environ 50 jours pour que la centaines d’experts arrivent à Saint-Martin. « Après Irma, il y avait un problème d’accès à l’île, d’électricité, d’internet, de logement. C’est un retard au départ qu’on a du mal à rattraper aujourd’hui », dit Arnaud Chneiweiss.

« l y a beaucoup de copropriétés à Saint-Martin. C’est assez inédit », affirme Stéphane Pénet. « On ne retrouvait pas certains propriétaires. Certains ont investi en défiscalisation et se désintéressent totalement du bien. C’est un facteur qui a rallongé le traitement des dossiers ».

Le troisième élément d’explication touche aux experts. « Toutes ces démarches de vérification des documents officiels et de négociations de devis expliquent le retard de transmission des rapports d’expertise aux assureurs. On constate aussi un important emploi des experts d’assurés. Certains d’ailleurs sont dans la démesure. Mais globalement, les litiges et négociations ralentissent le processus », disent les représentants des assureurs.

Enfin, le faible nombre d’artisans présents à Saint-Martin constitue un problème: « le volume des professionnels du BTP n’est pas calibré à l’importance des travaux à réaliser. Il y a une très forte demande, les artisans sont submergés de demandes et la constitution des devis prend du retard », affirment les assureurs. « Il faut que des artisans de Guadeloupe et de Martinique viennent modérer l’inflation. Parce que la demande est forte et les prix grimpent ».

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 12h14)                

L’ouragan Ophelia atteint la catégorie 3 au large des Açores

octobre 14, 2017

Lisbonne – L’ouragan Ophelia a atteint samedi la catégorie 3, montant d’un cran sur une échelle de 5 avant de passer au large des Açores pour se diriger ensuite vers l’Irlande, a annoncé le service météo de l’archipel portugais de l’Atlantique nord.

« Nous avons été informés par le Centre américain des ouragans qu’Ophelia est passée en catégorie 3, mais cela n’implique pas un changement de nos niveaux d’alerte », a indiqué Elsa Vieira, de la délégation régionale de l’Institut météorologique portugais (IPMA).

Le centre de l’ouragan devait passer à 150 km au sud de l’île de Santa Maria vers 18H00 locales et GMT, poursuivant ensuite vers le nord-est sans toucher terre, a-t-elle confirmé à l’AFP.

Sept des neuf îles de l’archipel ont été placées en « alerte rouge » par la protection civile régionale samedi entre 18H00 et 24H00, en raison des prévisions de précipitations supérieures à 40 millimètres par heure et de rafales de vent dépassant les 100 km/h.

La population locale a été appelée à limiter ses déplacements lors du passage de l’ouragan et la circulation sera limitée sur plusieurs voies routières des îles de Sao Miguel et Santa Maria, qui seront les plus touchées.

L’ensemble des 17 corporations de pompiers de l’archipel, qui compte 245.000 habitants, se tiennent prêtes à réagir en cas de besoin, ont précisé les services de secours.

Ophelia restera une tempête « puissante » lorsqu’elle atteindra l’Irlande lundi, selon le Centre américain des ouragans.

Les services météorologiques irlandais ont placé en « alerte rouge » cinq comtés de l’ouest du pays entre lundi matin et mardi à l’aube, appelant la population à prendre des mesures de protection contre les intempéries.

Les autorités britanniques ont pour leur part placé certaines parties du Royaume-Uni en « alerte jaune » lundi et mardi. C’est le niveau d’alerte le plus faible, correspondant à un appel à la vigilance en raison de conditions météo jugées « sérieuses ».

Aucune mesure particulière n’a été prise mais le passage d’Ophelia interviendra 30 ans après « la Grande Tempête » d’octobre 1987, qui avait fait 18 morts et déraciné des centaines de milliers d’arbres au Royaume-Uni et dont les autorités avaient minimisé la force.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2017 18h59)                                            

« Tempête du siècle », Porto Rico, dévasté par Maria, se prépare à des inondations « catastrophiques »

septembre 21, 2017

Des parkings inondés après le passage de l’ouragan Maria à San Juan, le 20 septembre 2017 à Porto Rico / © AFP / HECTOR RETAMAL

Dévastée par l’ouragan Maria qui l’a touchée mercredi, l’île de Porto Rico se préparait jeudi à des inondations potentiellement « catastrophiques », avec des pluies torrentielles attendues dans les deux jours qui viennent.

L’ouragan a laissé derrière lui mercredi d’innombrables toitures arrachées, des immeubles détruits et des villes sous l’eau, obligeant des dizaines de milliers de personnes à se presser dans les refuges.

Et le centre américain des ouragans annonçait que l’île devait s’attendre à 50 à 75 cm de pluie d’ici samedi, voire 90 cm par endroits.

« Si vous le pouvez, montez vers les hauteurs MAINTENANT », lançait jeudi à l’aube dans un tweet le service météorologique national, parlant d’inondations « catastrophiques », et de risque de glissements de terrain.

L’ouragan, oscillant entre les catégorie 4 et 5 (le maximum) lorsqu’il a atteint Porto Rico, est « la tempête la plus dévastatrice qu’ait connue l’île en un siècle », a déclaré le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello.

L’ouragan le plus catastrophique à toucher l’île a été Okeechobee, connu aussi comme San Felipe Segundo, en 1928, qui avait tué 300 personnes.

« Il y a beaucoup d’inondations, beaucoup d’infrastructures endommagées, le système de télécommunications est partiellement détruit et l’infrastructure énergétique ne fonctionne plus du tout », a encore déclaré le gouverneur à CNN.

Celle-ci avait déjà été endommagée par Irma, et cette fois, « je crains que les dégâts ne soient très sévères », a ajouté M. Rossello. « Si c’est le cas, ça peut être une histoire de mois, et non de jours, pour tout remettre en ordre ». En attendant, l’ensemble de l’île est sans électricité.

– Dévastation ‘pratiquement absolue’ –

La dévastation est « pratiquement absolue », a témoigné en pleurs la maire de la capitale, Carmen Yulin Cruz, dans un refuge, ajoutant que « de nombreuses parties de San Juan sont complètement inondées ».

« Notre vie telle que nous l’avons connue a changé », a-t-elle assuré.

Un homme est mort à Bayamon, dans le nord-est de l’île, frappé par une planche qu’il avait utilisé pour bloquer une fenêtre et que le vent a arrachée, a annoncé le gouvernement.

Dans les refuges, chacun a son témoignage de la violence de Maria.

« Quand les vents ont commencé à souffler fort (…) nous avons dû monter aux deuxième et troisième étages avec toutes nos affaires et les chiots », a raconté par téléphone à l’AFP, Suzette Vega, une habitante de 49 ans qui a trouvé refuge avec 1.200 personnes dans une salle de concert de San Juan.

« Quand j’ai levé les yeux j’ai vu le toit trembler comme une feuille. J’ai demandé +Mais il est en carton?+. On m’a répondu +Non, c’est du ciment+ », a-t-elle ajouté.

Dans le centre de la capitale, Imy Rigau était prise au piège de l’eau dans son appartement, le plafond de celui du dessus s’étant envolé. « L’eau est descendue par les escaliers comme dans une cascade et toute cette eau est entrée chez moi », a raconté en pleurs cette femme de 53 ans. « Nous sommes bloqués », s’est-elle lamentée dans une conversation téléphonique avec l’AFP.

Les autorités ont instauré un couvre-feu de 18h à 06h, autant par sécurité que pour éviter les pillages dans les maisons que leurs habitants ont été forcés d’abandonner.

– ‘Conséquence du réchauffement climatique’ –

Comme Porto Rico, ce sont plusieurs îles des Caraïbes déjà mises à mal par Irma la semaine dernière qui doivent de nouveau faire face à leur lot d’inondations, de toits et d’arbres arrachés.

En Guadeloupe, au moins deux personnes sont mortes et deux autres sont portées disparues en mer après le passage de Maria mardi.

Plus au sud, sur l’île de la Dominique elle aussi totalement ravagée mardi par Maria, sept personnes ont perdu la vie, mais les autorités ont prévenu que le bilan pourrait encore s’alourdir, les vents violents rendant difficiles et parfois impossibles les opérations de secours.

Des images aériennes de l’AFP montrent une partie de la Dominique jonchée de débris, notamment de toitures arrachées. Un vol de reconnaissance a permis au Centre des situations d’urgence des Caraïbes (CDEMA) d’estimer les dommages à « 70-80% des constructions » selon son directeur, Ronald Jackson.

« Le pays est complètement assommé », a déclaré un conseiller du Premier ministre de la Dominique. « Il n’y a plus d’électricité, plus d’eau courante, plus de téléphones ni fixes ni cellulaires, et tout ça risque de durer un bon moment », a-t-il expliqué dans un communiqué.

Les Iles Vierges américaines ont elles aussi pâti du passage de l’ouragan, mais sans qu’aucune victime soit recensée à ce stade, alors qu’Irma y avait fait 9 morts. Maria semble aussi avoir épargné l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, où Irma avait fait 15 morts.

L’ouragan, qui après être descendu en catégorie 2, vient de repasser en catégorie 3, devrait passer à une centaine de kilomètres au nord de la République dominicaine jeudi, et continuer sa route vers les îles britanniques de Turques-et-Caïques.

Le président français Emmanuel Macron avait déclaré mardi que ces ouragans étaient « une des conséquences directes du réchauffement climatique », déplorant la décision américaine de sortir de l’accord de Paris sur le climat.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2017 14h19)

Maria, ouragan « potentiellement catastrophique », touche les Caraïbes

septembre 18, 2017

Image satellite de l’ouragan Maria, le 18 septembre 2017 / © NOAA/RAMMB/AFP / HO

Maria, désormais ouragan de catégorie maximale 5, a commencé à toucher la Martinique lundi, placée comme la Guadeloupe en alerte violette cyclonique, une dizaine de jours après le passage ravageur d’Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

L’ouragan Maria s’est renforcé lundi en catégorie 5, devenant « potentiellement catastrophique », selon le Centre national des ouragans (NHC) américain.

En Martinique, 33.000 foyers ont été privés d’électricité à 18H00 locales (minuit à Paris), selon la préfecture, qui n’a pas relevé de dégât significatif à ce stade avec une quarantaine d’interventions des pompiers.

Selon Christian Massip, prévisionniste à Météo-France, l’oeil du cyclone est passé à 50 km des côtes du nord de la Martinique et le mur de l’oeil du cyclone, qui concentre des vents très forts, est passé à 25 km et n’a pas touché l’île.

L’ensemble des services de sécurité et de secours est « prêt à intervenir », a assuré la préfecture. L’activité économique a été « stoppée », les transports en commun « interrompus ». Les établissements scolaires et les crèches ont été fermés.

« J’ai des bougies, des lampes et à manger. J’ai des légumes en boîte et du gaz. S’il n’y a plus d’électricité, ça ira. Les fenêtres sont fermées, tout est cloué déjà », a témoigné à l’AFP Anne-Marie, 84 ans, habitante de Rivière-Salée, au sud de la Martinique.

Maria devait se diriger vers la Guadeloupe, placée comme la Martinique en alerte maximale violette, entraînant le confinement des populations dans l’attente de l’arrivée de Maria. Le préfet de région a ordonné l’évacuation des zones à risque.

– Du scotch sur les vitres –

« Les cyclones, ça fait toujours un peu peur, même si, quand on a connu Hugo (ouragan qui avait fait plus d’une dizaine de morts en Guadeloupe en 1989, ndlr), rien ne peut être pire », a souligné Eric, la quarantaine, habitant du Gosier, en Guadeloupe.

« On va mettre du scotch sur les vitres, ranger la terrasse. Je ne sais pas si nous allons devoir évacuer, mais j’ai lu qu’une montée des eaux est probable jusqu’à 4 mètres, ce qui pourrait inonder mon appartement », a précisé Elodie Corté, 37 ans, cheffe d’entreprise d’une société de menuiserie alu, au Gosier.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy, les deux îles où Irma a fait 11 morts et des centaines de millions d’euros de dégâts, ont été placés en alerte rouge.

Le gouvernement, accusé par une partie de l’opposition et des habitants sur place d’avoir tardé à envoyer secours et renforts policiers.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a déclaré depuis la Guyane qu’elle restait « en lien permanent » avec les élus des Antilles qui « sont aujourd’hui satisfaits des moyens qui ont été mis en place ».

« Il ne nous reste malheureusement qu’à attendre le passage pour espérer que les dégâts soient le moins possibles importants », a ajouté la ministre qui a assuré que « toutes les mesures de sécurité sont au rendez-vous ».

En Guadeloupe, l’oeil de l’ouragan devrait passer à moins de 50 km du sud de la Basse-Terre et encore plus près des Saintes, qui devraient être les régions les plus exposées, selon Météo France qui prévoit « des conditions de vent beaucoup plus sévères que ce qui était anticipé » avec des vents moyens de 150 km/h et des rafales à 200 km/h. « Les précipitations cumulées sur 24 heures pourraient être comprises entre 200 et 400 mm et la houle approcher les 8 à 10 mètres », a précisé le ministère de l’Intérieur.

Le préfet a là aussi ordonné la fermeture des écoles et des administrations et entreprises.

– Vols annulés –

Air France, Air Caraïbes et Corsair ont reporté des vols à destination ou en provenance de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France lundi. Tous les vols sont annulés dans les deux aéroports de Guadeloupe et Martinique.

« Nous aurons des difficultés importantes », a reconnu le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, rappelant que « la Guadeloupe était le centre logistique à partir duquel nous pouvions alimenter l’île de Saint-Martin et organiser l’ensemble des rotations aériennes et des approvisionnements ».

Le ministère de l’Intérieur a précisé que 668 personnels de la sécurité civile et près de 3.000, tous services confondus, étaient déployés dans la zone Antilles.

Des alertes ouragan ont également été déclenchées dimanche dans les îles de Saint Kitts et Nevis et Montserrat (Royaume-Uni) et à la Dominique.

Ont également été placées en état d’alerte les Iles Vierges britanniques et américaines, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, ainsi que Saint-Eustache et Saba (Antilles néerlandaises).

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2017 03h16)                

Ouragan Maria: la Martinique et la Guadeloupe en alerte rouge

septembre 18, 2017

Pluie à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 5 septembre 2017 / © AFP/Archives / Helene Valenzuela

La Martinique est passée lundi en alerte rouge cyclonique et la Guadeloupe s’apprêtait à l’être à la mi-journée (18H00 à Paris), en prévision de l’arrivée de l’ouragan Maria, une dizaine de jours après le passage ravageur d’Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Le gouvernement, accusé par une partie de l’opposition et des habitants sur place d’avoir tardé à envoyer secours et renforts policiers dans les deux îles où Irma a fait 11 morts et des centaines de millions d’euros de dégâts, a annoncé l’envoi de 110 militaires de la protection civile en Guadeloupe.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy, qui devraient voir passer Maria entre 100 et 150 km au sud de leurs côtes « dans la nuit de mardi à mercredi », selon Météo France, ont été placées en vigilance jaune.

A 05H00 heure locale (11h00 de Paris), l’ouragan, de catégorie 1 sur une échelle de 5, se trouvait à 161 km de la Martinique, et 286 km de la Guadeloupe. Il « devrait passer plus près de la Martinique à la mi-journée ou en début d’après-midi de lundi » (heure locale), et « à proximité de la Guadeloupe dans la nuit de lundi à mardi ».

Météo France a placé la Martinique en vigilance rouge cyclone lundi matin. « Maria sera au plus près de nos côtes vers la mi-journée », a indiqué la préfecture, précisant que « l’activité économique doit être stoppée », les transports en commun « interrompus », et les grands rassemblements « annulés ». Elle avait déjà décidé la fermeture de tous les établissements d’enseignement (dont l’université) et des crèches lundi.

Maria pourrait se renforcer à l’approche des terres et atteindre « la catégorie 3 à son passage au plus près de la Guadeloupe », a alerté Météo France qui prend cette menace « très au sérieux ».

Pour la Guadeloupe, l’organisme prévoit « des creux pouvant aller jusqu’à 10 mètres, des vents violents de 150 km/h à 180 km/h, avec des rafales jusqu’à 200 km/h, de fortes pluies pouvant aller jusqu’à 400 mm par endroit et qui se poursuivront sur toute la journée de mardi », a prévenu la préfecture.

Le préfet a aussi ordonné la fermeture des écoles à partir de lundi matin et des administrations et des entreprises à partir de 12H00. Il a demandé « à chacun de ne plus se déplacer, de se mettre à l’abri, soit dans son habitation, soit dans un abri sûr ». A cela s’ajoutent des consignes usuelles d’autonomie pour plusieurs jours: préparer des réserves d’eau, de nourriture…

– vols reportés –

Air France, Air Caraïbes et Corsair ont reporté des vols à destination ou en provenance de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France prévus lundi. A l’aéroport de Pointe-à-Pitre, tous les vols sont suspendus au départ ou à l’arrivée de lundi 14H00 (heure locale) jusqu’à mardi 14H00 « au plus tôt ».

Depuis la Guyane, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s’est dite dans un tweet « inquiète et vigilante ».

« Nous aurons des difficultés importantes », a reconnu le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, rappelant que « la Guadeloupe était le centre logistique à partir duquel nous pouvions alimenter l’île de Saint-Martin et organiser l’ensemble des rotations aériennes et des approvisionnements ».

« De nouveaux moyens de la protection civile » sont partis samedi et dimanche soir, « 110 militaires de la protection civile » sont partis sur zone, a annoncé M. Collomb, rappelant qu' »environ 3.000″ renforts se trouvaient déjà sur place.

« Dans les prochaines heures nous projetons de pouvoir envoyer jusqu’à 400 à 500 personnes pour venir encore en renfort » si besoin, a-t-il ajouté.

Une cellule interministérielle de crise est prévue lundi et une réunion interministérielle mercredi.

« Nous sommes rodés à la préparation », a déclaré la présidente du conseil départemental de la Guadeloupe, Josette Borel-Lincertin. « Nous avons une culture du risque, nous savons ce qu’il y a à faire. »

Des alertes ouragan ont également été déclenchées dimanche dans les îles de Saint Kitts et Nevis et Montserrat (Royaume-Uni), et à la Dominique.

Ont également été placées en état d’alerte les Iles Vierges britanniques et américaines, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, ainsi que Saint-Eustache et Saba dans les Antilles néerlandaises.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2017 14h09)                

Cuba: aide d’urgence de 5,7 millions de dollars du PAM après Irma

septembre 17, 2017

La quartier de Cojimar à La Havane, à Cuba, dévasté par l’ouragan Irma, le 10 septembre 2017 / © AFP/Archives / YAMIL LAGE

Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a annoncé samedi qu’il allait accorder une aide d’urgence de 5,7 millions de dollars à Cuba, très affecté par le passage de l’ouragan Irma.

Au cours d’une visite samedi à La Havane, le directeur exécutif du PAM David Beasley a annoncé l’octroi d’une aide immédiate de 1,5 million de dollars en aide alimentaire, dans le cadre d’un « soutien logistique » de quatre mois d’une valeur totale de 5,7 millions de dollars.

Le PAM « est au côté des victimes de l’ouragan Irma à Cuba et prêt à soutenir le gouvernement cubain dans ses efforts de redressement », a-t-il ajouté.

« L’opération débutera immédiatement avec la distribution gratuite de rations de riz et de haricots dans les zones prioritaires » à quelque 664.000 personnes, a indiqué par ailleurs un communiqué de cet organisme des Nations unies.

Le bilan des dommages causés par le passage d’Irma à Cuba il y a une semaine est encore en cours d’évaluation, mais ONG et agences onusiennes prédisent déjà des mois délicats pour l’île, qui aura besoin de l’aide internationale pour s’en sortir. L’ouragan a fait dix morts sur la grande île caribéenne, dont 13 des 15 provinces et été affectées.

« L’importance de la dévastation provoquée par Irma requiert que nous travaillions ensemble pour garantir un redressement immédiat et que la population puisse à nouveau disposer d’eau, d’aliments et d’un toit, et que l’économie puisse repartir », a ajouté M. Beasley.

Romandie.com avec(©AFP / 17 septembre 2017 09h22

États-Unis: en Floride, les Keys paradisiaques bouleversées par le passage d’Irma

septembre 14, 2017

Daniel Drum devant sa maison sur l’île de Cudjoe, la plus dévastée dans l’archipel des Keys au passage de l’ouragan sur la Floride, le 13 septembre 2017 / © AFP / Gaston De Cardenas

Irma a plongé « en enfer » la maison de Daniel Drum sur l’île de Cudjoe, la plus dévastée dans l’archipel enchanteur des Keys au passage de l’ouragan sur la Floride. Ce retraité a vécu quatre jours dans un tas de débris, sans eau ni nourriture, jusqu’à ce que les secours arrivent enfin.

En caleçon et sandales, Daniel Drum, âgé de 67 ans, descend à l’aide d’une échelle du premier étage de ce qui était sa maison. Le rez-de-chaussée n’est plus qu’un tas de décombres. Les murs ont disparu, la fenêtre gît au milieu du salon.

Presque toutes les habitations de Cudjoe Key sont dans le même état, retournées, comme soufflées par une force dévastatrice. Des panneaux se sont écrasés près des pompes d’une station-services et une odeur fétide d’eau croupissante flotte dans l’air.

« Tout est parti en enfer. J’avais deux sacs d’affaires propres et ils se sont envolés. Et mon pantalon, mon téléphone, mon porte-monnaie, tout est parti », se lamente-t-il.

Depuis l’impact brutal d’Irma qui a frappé les Keys à l’aube dimanche avec des bourrasques à plus de 215km/h, il erre dans les décombres, tentant de reconnaître parmi les gravats et débris détrempés des objets lui ayant appartenu.

L’avenir, il n’y pense pas, attendant simplement à court terme que les autorités rétablissent l’électricité et l’eau pour pouvoir commencer à reconstruire sa vie. « Je tente encore de voir ce qui me reste », dit-il.

– Des milliers de secouristes –

Iles coralliennes reliées par 42 ponts enjambant l’océan, les Keys s’étendent sur quelque 180 kilomètres à la pointe sud de la Floride. Célèbre destination balnéaire huppée à la végétation luxuriante, la dernière île de l’archipel, Key West, abrite aussi l’ancienne maison d’Ernest Hemingway et sa cinquantaine de chats à six doigts, qui ont survécu au passage de l’ouragan.

Irma a fait 20 morts en Floride, dont huit dans le comté de Monroe où se trouvent les Keys. Sur l’archipel, 85% des habitations ont été détruites ou endommagées, et 40 personnes blessées, selon les autorités.

Sur l’île de Marathon, à mi-chemin entre la terre ferme et Key West, des milliers d’employés publics s’affairent frénétiquement dans le Centre d’opérations des services d’urgence. Le vrombissement des avions et hélicoptères de l’armée emplit les airs tandis que sur la route, des véhicules militaires Humvee croisent bulldozeurs, ambulances, fourgons de police, camions de pompiers, ambulances et camionnettes chargées de vivres.

Sur Key West, les secouristes distribuent quatre cartons de nourriture par personne, chacun censé couvrir les besoins d’une journée.

Dans la queue longue d’une centaine de personnes, Julia Corrales, femme au foyer de 57 ans, raconte qu’elle est descendue du nord de la Floride jusqu’à Key West avant l’ouragan pour être au côté de son fils qui refusait d’évacuer malgré l’ordre des autorités.

« Je ne pouvais pas le laisser seul (…) Il a 41 ans mais c’est mon petit », explique-t-elle. « Grâce à Dieu, il ne nous est rien arrivé ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2017 17h44)                

Le cœur de l’ouragan Irma frappe le sud de la Floride

septembre 10, 2017

L’ouragan arrive à Islamorada en Floride le 9 septembre 2017 / © AFP / Gaston De Cardenas

Le coeur de l’ouragan Irma a frappé de plein fouet dimanche l’archipel des Keys dans le sud de la Floride, apportant des vents de 215km/h et une mer déchaînée, après avoir fait 25 morts et des dégâts considérables dans les Caraïbes.

Le mur de l’oeil de l’ouragan est la partie où le vent et les précipitations sont les plus intenses.

Irma s’est renforcé dans la nuit en catégorie 4 et se déplace lentement vers la côte ouest de la Floride continentale à 15 km/h, a précisé le Centre américain des ouragans dans un communiqué à 11H00 GMT (7H00 locale).

Les autorités de Floride appellent depuis plusieurs jours les habitant de ce chapelet d’îles, très basses sur l’eau, à évacuer en raison de la marée de tempête que ne manquera pas de créer Irma à son passage et qui risque de noyer les langues de terre sous des masses d’eau.

« Ceci est une situation extrêmement dangereuse et mortelle », a martelé le centre météo de Key West, enjoignant ceux qui n’avaient pas évacué de se mettre à l’abri « maintenant pour sauver votre vie ».

« (Les Keys) sont en train d’être pilonnées (…) Cela va aller sur ma ville de Naples, Floride, et remonter tout le long de la côte ouest », a indiqué le gouverneur de Floride Rick Scott sur la chaîne Fox News, disant craindre par-dessus tout les marées de tempête, une montée brutale des eaux provoquée par la dépression.

L’oeil d’Irma devrait traverser les Lower Keys dans les heures qui viennent puis se diriger « près ou le long » de la côte ouest de la Floride, selon le NHC avertissant que les vagues pourraient dépasser 4,6 mètres, suffisamment pour recouvrir une maison.

L’archipel des Keys avait déjà été aux trois-quarts détruit par l’ouragan Donna il y a 57 ans jour pour jour, le 10 septembre 1960.

Des centaines de milliers d’habitants de la Floride se sont réfugiés dans des abris ou ont pris la route pour fuir vers le nord. Au total, 6,3 millions d’habitants – plus du quart de la population – du « Sunshine State » ont eu l’ordre d’évacuer.

Plus de 430.000 foyers et entreprises en Floride sont privés d’électricité, selon la compagnie Florida Power and Light.

Sur la côte ouest de la Floride, les personnes évacuées attendaient dans l’angoisse l’arrivée de cette dépression de la taille du Texas. Dans un refuge près de la ville de Naples (sud-ouest), on priait: « tout ce que nous voulons, c’est de rester sains et saufs », a confié Viviana Serra.

– Centcom et Kennedy Space Center –

Des ordres d’évacuation avaient été donnés pour la base aérienne de MacDill, quartier général du commandement central américain au Moyen-Orient (Centcom), située à Tampa que l’ouragan devrait frôler ou frapper tôt lundi. A Orlando, le centre spatial Kennedy était fermé.

A Cuba, où l’ouragan est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi en catégorie 5 –la plus élevée– avant d’être rétrogradé en catégorie 4 puis 3, Irma a provoqué des inondations jusqu’à La Havane à Cuba et semé de nombreuses destructions dans le centre et l’est de l’île mais sans décès recensé officiellement dans l’immédiat.

Des vagues de sept mètres ont été enregistrées sur la côte nord. La Havane, où vivent deux millions d’habitants, a été placée en « alerte » cyclonique face au risque d’inondations.

Un sort similaire attend maintenant une bonne partie de la Floride. L’ouragan est si gigantesque que les autorités se préparent à des dégâts des deux côtés de la péninsule. Les agglomérations ressemblaient à des villes-fantômes. Magasins et restaurants étaient fermés.

Sur l’autoroute 75 le long de la côte ouest de la Floride, un flot ininterrompu de voitures filait samedi vers le nord emportant des réfugiés de dernière minute.

Certains refusaient pourtant de partir, comme Scott Abraham, un agent immobilier qui compte rester avec sa femme et ses deux enfants dans son appartement, au 5e étage d’un immeuble donnant sur la plage. « Si j’habitais dans une maison, je serais parti », a-t-il expliqué. « Mais si on est inondés ici, ça va nous prendre au moins une semaine avant de pouvoir revenir, c’est hors de question ».

Plusieurs villes ont instauré un couvre-feu nocturne à partir de samedi soir, pour réduire les pertes humaines et empêcher les éventuels pillages. Le gouverneur de Floride a averti qu’Irma serait pire que l’ouragan Andrew qui avait tué 65 personnes en 1992 et demandé que les 20,6 millions d’habitants de la Floride se préparent à partir.

« C’est une tempête d’une énorme puissance destructrice, et je demande à tous ceux qui se trouvent sur le passage de la tempête de suivre TOUTES les consignes des responsables du gouvernement », a tweeté le président américain Donald Trump.

Il passe le week-end dans la résidence présidentielle de Camp David avec son cabinet et a été dûment informé de l’avancée d’Irma et des préparatifs des secours.

– Dévastation dans les Caraïbes –

L’ouragan Irma a dévasté auparavant plusieurs des Caraïbes, faisant au moins 25 morts: dix dans la partie française et deux dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, quatre dans les îles Vierges américaines, six dans les Iles Vierges Britanniques et l’archipel d’Anguilla, deux à Porto-Rico, un à Barbuda.

Les îles ravagées de Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont vu avec soulagmeent un deuxième ouragan attendu, José (catégorie 4), passer samedi finalement plus loin que prévu.

Confusion, désarroi et tensions régnaient toutefois chez les habitants de Saint-Martin après le passage d’Irma. Un chaos profitant aux pilleurs, qui se sont rués dans les magasins pour emporter frigos ou téléviseurs.

Ailleurs dans les Caraïbes, les 1.600 habitants de l’île de Barbuda, dévastée par Irma en milieu de semaine et également menacée par José, avaient été évacués vers Antigua.

Romandie.com avec(©AFP / 10 septembre 2017 14h29)

A Barbuda, Irma laisse misère et désolation

septembre 9, 2017

Destructions à Codrington à Antigua et Barbuda, le 8 septembre 2017 / © AFP / Gemma HANDY

Maisons rasées, magasins éventrés, palmiers déracinés: après avoir survécu à l’ouragan Irma qui a devasté Barbuda, les habitants devaient évacuer samedi l’île face à la tempête Jose qui menace les Caraïbes.

Avec ses vents de près de 300 km/h, Irma n’a fait qu’une bouchée de la petite île paradisiaque. Selon le gouvernement, près d’un tiers des maisons ont été totalement détruites et les infrastructures, les bâtiments gouvernementaux, les hôpitaux et les écoles ont été endommagés par l’ouragan qui n’a fait qu’un seul mort.

Le long des 20 km de la plage de Pink Sand qui bordent la côte ouest, les maisons en bois n’ont pas résisté et se sont écroulées comme des châteaux de cartes. Celles en béton ont parfois eu plus de chance, seul le toit s’est envolé. Le toit en tôle de l’entrepôt d’une station service est aussi éventré. Les rues sont jonchées de débris.

« Terrifiant, Horrible, le pire jamais vu »: sous le choc, les habitants peinent à décrire les scènes de désolation laissées par Irma, le plus fort ouragan a jamais avoir frappé la région.

Sira Berzas, 40 ans, a vu le toit de sa maison s’envoler face à la force de l’ouragan. Elle s’est réfugiée plus d’une heure dans un placard avec son amie Jackie en attendant une accalmie.

– Evacuation générale –

« Je n’ai jamais eu si peur de ma vie. Jackie et moi on s’accrochait l’une à l’autre et, en fait, on se disait adieu », dit-elle à l’AFP. Une fois dans l’oeil de l’ouragan, « en sous-vêtements, nous avons couru hors de la maison en criant au secours. Heureusement, il y avait un camion de police qui nous a emmenés dans un lieu plus sûr ».

– Houdini est sauf –

Sira Berzas a perdu sa maison, son café-restaurant. Son amie Jackie a laissé derrière elle son chaton. Le bien-nommé Houdini a finalement été retrouvé, trempé et apeuré mais bien vivant dans un coin de la maison.

Mais le calvaire des 1.600 habitants n’est pas terminé. Le gouvernement a ordonné une évacuation générale de Barbuda face à la menace de l’ouragan José, positionné sur l’Atlantique. Dès vendredi, plusieurs centaines de personnes ont été transférées sur l’île d’Antigua dans un avion militaire vénézuélien.

Si beaucoup d’entre elles ont de la famille pour les héberger, d’autres ne savent pas où aller.

« Je préfèrerais rester, je ne trouve ça pas bien de m’en aller. Il faudrait plutôt reconstruire », explique Beautymey John, qui attend avec ses cinq enfants un bateau pour être évacuée.

Maurice George, un enseignant de 30 ans, n’a pris que le strict nécessaire pour son séjour à Antigua et compte revenir sur Barbuda dès que son collège rouvrira.

« Ça me fend le coeur de voir notre île dans cet état, dit-il. Mais quand certains voient la désolation, d’autres voient une occasion de reconstruire ».

Samedi, la trajectoire de José semblait toutefois s’éloigner pour passer au nord de Barbuda et le gouvernement a relégué l’alerte « ouragan » en alerte « tempête tropicale ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2017 19h19)

Cuba: la ville côtière de Caibarién émerge de l’enfer d’Irma

septembre 9, 2017

Des habitants de Caibarien se préparent à évacuer avant le passage de l’ouragan Irma, le 8 septembre 2017 / © AFP / Adalberto ROQUE

Des vents déchaînés, des averses torrentielles et d’irrésistibles pénétrations maritimes: Caibarién, ville de pêcheurs du centre de Cuba, a subi samedi à l’aube la furie de l’ouragan Irma.

« Mon Dieu, la ville ne va jamais s’en remettre! », s’exclame la jeune Francis, 19 ans, une des premières à venir constater, dans la matinée, les ravages de l’ouragan qui sème mort et désolation depuis plusieurs jours dans les Caraïbes.

Vivant près de l’avenue de bord de mer, le « Malecon », Francis a dû se réfugier chez sa grand-mère, et elle entretient peu d’illusions sur l’état de son foyer. « L’eau était déjà au coin de ma maison (quand je suis partie), maintenant elle doit être inondée », se lamente-t-elle.

La mer a pénétré dans les rues de cette ville dépourvue d’égoûts sur une longueur d’environ 400 mètres, et certaines maisons du littoral baignent dans plus d’un mètre d’eau, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les médias d’Etat affirment que Caibarién fait partie des localités les plus affectées par Irma.

L’ouragan a commencé à balayer en pleine nuit cette ville de 40.000 habitants située à 330 km à l’est de La Havane, avec des rafales atteignant 215 km/h et de fortes pluies qui ont provoqué une soudaine montée de la mer.

Une fois retombés les vents les plus violents en fin de matinée, quelques imprudents ont bravé les avertissements de la radio locale.

Ils s’aventurent à pied où à vélo en quête de proches ou pour constater les dégâts dans des rues jonchées de gravats, de morceaux de tôle et de tuiles arrachés des toits, de poteaux électriques, de branches et d’arbres déracinés.

– Tympans endoloris –

« Le toit de Ronaldo s’est envolé! Le pauvre, ça faisait à peine un mois qu’il l’avait installé », déplore Rosa, 64 ans, en désignant la modeste maison de son voisin.

Non loin de là, ambulances et camions de pompiers tentent de se frayer un chemin au milieu des décombres pour prendre en charge d’éventuels blessés et évacuer les occupants de maisons en mauvais état.

La famille Pacheco, réfugiée toute la nuit à l’étage dans leur maison proche du rivage, a fait ses valises pour évacuer, « car l’eau a déjà atteint la quatrième marche de leur escalier », commente une voisine.

Dans un parc à proximité, le vent a arraché plusieurs bancs pourtant solidement fixés sur des socles de ciment. Les arbres qui n’ont pas été déracinés ont été complètement dénudés et pelés par les rafales et les projections.

Les tympans encore meurtris par une nuit d’enfer, les plus de 40 ans revivent les scènes de cauchemar de 1985, lorsque l’ouragan Kate avait ravagé la ville.

Mais cette fois les autorités ont pris soin d’organiser l’évacuation de 6.250 personnes et ont adopté des mesures pour prévenir les éventuels pillages.

La maison de Rosa et de son époux Ramon Comas, 72 ans, est l’une des plus solides de la ville. Six membres de leur famille y ont passé la nuit, écoutant nerveusement les fragments de tôle, verre et autres débris frapper la paroi de la maison.

« Ici le pire peut arriver, un ouragan de cette force peut provoquer d’énormes dégâts, jusqu’à détruire cette maison », souffle Rosa, finalement soulagée, mais certaine que les rafales d’Irma étaient plus fortes que celles de Kate.

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2017 18h36)