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Congo: Agression crapuleuse contre le neveu de Monseigneur Abagna, évêque d’Owando, monsieur Séverin Abagna Olando

février 6, 2021

La chasse aux évêques est ouverte pour les hommes de main du régime autocratique de Brazzaville. Après le lancement de la campagne de haine en ligne contre les évêques Abagna et Mizonzo, le passage à l’agression physique contre les proches n’a pas tardé. C’est la consécration du tryptique : manipulation, complot, violence !

Photo de BrazzaNews.

Severin Abagna Olando, neveu de Monseigneur Abagna a été victime d’une agression à son domicile mercredi 3 février dernier. Ce dernier a eu la vie sauve grâce à l’intervention des voisins mais dans l’attaque, un voisin a été malheureusement mortellement blessé. Il est courant de voir les auxiliaires de Jean-Francois Ndenguet déguisés en délinquant s’autoriser ce type d’opération crapuleuse facile ensuite à démentir pour le pouvoir. On blâmera ensuite l’insécurité galopante. Cette agression a fait deux morts et un blessé.

L’intimidation par agression des membres de la famille est une pratique criminelle courante quand le pouvoir veut faire taire quelqu’un.

Nous considérons le pouvoir responsable de ce qui pourrait arriver à Monseigneur Abagna et ses parents.

Dans ce pays où le PCT a enterré vivant un cardinal, nous condamnons cette violence gratuite contre la famille de Monseigneur Abagna Mossa.

Avec Brazzanews par Guy M .

Congo: Homélie de la messe des obsèques du Général Jacques Joachim Yhomby-Opango.

novembre 6, 2020

 

Excellence Mr le Président de la République et Madame

Excellence Mgr Victor Abagna Mossa Archevêque D’Owando

Chers Frères et Sœurs, en vos rangs, grades et fonctions

Le Général Jacques Joachim Yhomby Opango dans le silence de la mort reste miséricordieux et intercède pour nous comme Jésus dans l’évangile que nous venons d’entendre. 

Les premières paroles de Jésus sur la croix furent : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Dans ces premières paroles, Jésus intercède en faveur de ceux qui l’ont crucifié et ouvre grand les portes au voleur repentant. « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Un simple acte de confiance en Jésus, un simple regret profond de ses actes mauvais, et ce malfaiteur obtient l’assurance de la vie éternelle. En somme, Jésus sur la croix a changé la plus grande douleur, injustement infligée à l’unique homme vraiment innocent de toute l’histoire, dans le grand amour. 

« Ils ne savent pas ce qu’ils font » Voilà qui rejoint tous nos péchés, notre aveuglément quand nous pensons qu’un mal pourra nous faire du bien.

Quand nous n’avons pas toujours conscience de toutes les conséquences désastreuses de nos agissements

« Ils ne savent pas ce qu’ils font », quand du fond de nos cœurs, nous nous réjouissons en disant : « Nous avons traqué le juste, car sa vie condamnait nos œuvres »

Parce qu’il n’est pas de notre obédience, de notre ethnie. Nous préférons les bricoleurs, les théoriciens et les affinités autrement dit le « moro oboso » à la place des gens compétents et pragmatiques.

« Ils ne savent pas ce qu’ils font » Quand la voix du peuple s’est portée sur le criminel Barrabas plutôt que sur le Messie. Cette voix illustre également notre attrait malsain à l’hypocrisie, notre tendance aux changements d’avis au gré de nos intérêts du moment, et notre propension plus ou moins consciente à suivre celui qui semble le plus fort.

« Ils ne savent pas ce qu’ils font » condamner le juste ou les gens capables de faire avancer les choses et laisser les délinquants jouir de leur liberté et continuer à commettre de plus bel des actes de vandalismes, de barbaries et de vols ne leur pose aucun problème de conscience et ne touche en rien leur sommeil. Mais, « il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent ». disait Voltaire

Oui, sur la croix le témoignage de Jésus est celui de l’innocent qui répond à la violence par la douceur, à la haine par la bonté, à l’agression par le pardon.

Sur la croix, Jésus a subi la trahison du disciple qui l’a vendu et du disciple qui l’a renié. (adouhi ilengui).Il a été trahi par les gens qui l’acclamaient et qui ensuite ont crié « Qu’il soit crucifié ! » Leboma wa ! Mt 27,22

Il a été trahi par l’institution religieuse qui l’a condamné injustement et par l’institution politique qui s’est lavé les mains.

« La chose la plus douloureuse c’est d’être trahi par celui qui a promis de vous être loyal et proche » Pape François 

Dans l’épaisseur du silence de la croix, le bruit des armes cesse. C’est le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de l’amour qui triomphe du mal, de la paix qui est parlé. C’est l’amour qui ouvre la voie de l’unité en écartant toute forme de discorde. 

[…] 

Pierre qui a renié Jésus, nous renvoie à notre manque de courage quand il s’agit de témoigner.

Pilate à notre lâcheté quand nos intérêts passent avant la justice et la vérité.

Hérode et Pilate, un couple qui symbolise notre complicité dans le mal et très souvent pour condamner les innocents. Pour faire le mal, Hérode et Pilate devinrent amis et complices. Alors qu’auparavant il y avait l’hostilité entre eux

 Joseph d’Arimathie est l’icône des courageux de l’histoire, des incompris de la vie, de ceux qui sortent de l’ordinaire quand il faut oser prendre le risque. Le risque de faire du bien lorsque personne d’autre n’ose le faire ou lever le petit doigt à cause de la peur de César. Joseph d’Arimathie un homme courageux qui alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Nous sommes arrivés à un tel affadissement des consciences que nous ne réalisons plus ce que signifie « témoigner de la vérité devant César ». Notre Seigneur nous jugera pour avoir été obéissants ou en complicités avec César dans le mal, alors que cela signifie désobéir à Dieu.

[…] 

Le chemin de la réconciliation ne nous demande pas d’oublier le passé ni d’ignorer, la souffrance et le mal fait, car pardonner ce n’est pas oublié, mais ouvrir à soi-même et à l’autre une possibilité d’aimer, de vivre, de faire un bout de chemin ensemble. 

Le caractère particulier du chemin de la réconciliation est qu’il rapproche et rassemble ce qui était divisé. Il réunit ce qui était séparé. Il remet en lien ce qui était désuni. Il est indispensable à la mise en chantier de toute construction physique, psychique ou spirituelle.

L’effort à entreprendre vers le chemin de la réconciliation ou du pardon consiste à ne plus s’habituer à entretenir pendant longtemps l’appétit de vengeance, la rancune, « EKIBA », car c’est une bombe à retardement. C’est un sentiment qui nous détruit et ne nous grandit pas.

Il est impérieux d’ouvrir nos cœurs sans hypocrisie à « Otweré » dans son sens noble et non pas comme il est galvaudé aujourd’hui, vidé de son humanité, son « Omoro » ou 

« Okani-à-ndzoro » la dignité. En dépit de ce qu’actuellement le monde entier est perturbé à cause de l’argent, pour en avoir plein les poches, un vrai « tweré » ne devrait pas pour autant vendre son âme au diable à cause de la mendicité, « Otema » et de la lâcheté « Obolo ou Oguendze »..

« Otweré » invite à la sagesse, à la tolérance, à savoir se taire quand c’est utile, parler pour ne pas être complice du mal, convaincre et rassurer à coup d’argument et non par l’argument de la force. Les kouyou disent : « Ondzanga Ali’Ikabi »

Tous, nous devons envisager le processus de réconciliation ; car il est très mal de voir comment, les filles et fils du même pays donnent de la place à diverses formes de haine, de division et de vengeance. 

Le processus de réconciliation ou du pardon, « n’est pas un oubli du passé, il est risque d’un avenir autre que celui imposé par le passé ou la mémoire » disait en substance le Père Jean Mombourquette.

[…]

Bien-chers Frères et Sœurs,

Le testament spirituel que l’illustre disparu laisse à sa famille et à son pays, le Congo, est essentiellement basé sur l’unité et la réconciliation.

Dans mes dernières conversations avec lui, sachant que son heure était proche bien que rien ne présageait encore le pire, il insistait sur l’unité dans sa famille et dans le pays.

À l’endroit de sa famille, il me confia, comme une prière, le vœu qu’il chérissait après son départ de ce monde : « Que chacun de mes enfants, disait-il, évite de poser des actes susceptibles de briser l’unité de la famille. Qu’ils évitent toute discorde et que l’amour, l’entente et l’unité règnent entre eux ».

Car la division est un piège pour détruire le tissu familial et une aubaine pour convoquer les forces du mal.

« Tout royaume, toute ville, ou toute famille qui a des conflits en son sein s’auto détruira, elle ne peut subsister » Mt 12,25

Aussi, conscient de ce que l’unité des filles et fils du Congo se révèle davantage profondément affectée, il n’a pas manqué à plusieurs reprises de souligner l’urgente nécessité de la réconciliation. Avec beaucoup de regret et un brin d’espoir il souhaitait « que s’ouvrent les voix du dialogue sincère entre les ennemis, que les adversaires se tendent la main, que s’exprime et se renforce tant de sollicitude envers le patrimoine commun que nous avons, le Congo ; Que ceux qui s’opposaient, acceptent de faire ensemble une partie du chemin » 

Seul le Seigneur peut évaluer les fruits de la vie du général sur terre. Mais pour le peu que notre illustre disparu a eu la possibilité de faire, avec toutes ses limites humaines ceux qui l’ont connu et apprécié s’accordent à reconnaitre en lui une icône de l’excellence, de l’unité, de la rigueur au travail, de l’ordre et de la discipline. Un homme humble, simple, généreux et accueillant dans son intimité. Il y ‘avait chez lui, cet homme chaleureux, caressant le gout du luxe et du bien-vivre, une propension objectivement diversement appréciée.

[…]

Oui, mon Général, « tout est accompli », Désormais comme pour paraphraser Mario : vous n’aurez plus le temps pour des réunions sans fin où l’on discute de lois, des règles, des procédures et des règlements, en sachant que cela n’aboutira à rien.

Vous n’aurez plus le temps pour supporter l’indécence, les humiliations, la mauvaise foi et de vous baigner dans la médiocrité ambiante.

Vous ne serez plus présent dans des réunions où défilent des egos agrandis, les manipulateurs et les opportunistes, qui ne discutent pas du contenu, seulement les titres.

Vous n’aurez plus à souffrir de la ruse des jaloux qui cherchent à nuire aux plus compétents, d’usurper leurs places, leurs talents et leurs réalisations.

Vous allez maintenant retrouver des gens, qui ne se gonflaient pas de leurs triomphes, qui ne se sentaient pas élus avant l’heure ;

Des gens qui ont rêvé une nation congolaise unie, travailleuse et prospère.

Votre objectif est d’être enfin satisfait de reposer dans la paix du Seigneur avec vos proches et votre conscience dans un monde où il n’y a ni haine, ni division, ni calomnie, ni diffamation, ni vengeance, ni  jalousie, ni désir de s’imposer aux autres à n’importe quel prix

Un monde sans douleur, sans souffrance, sans injustice et sans méchanceté.

          Que le Seigneur vous accueille dans les noces éternelles.

                            Père Urbain Braginel lkonga

Congo-Religion: Mgr Abagna Mossa sanctifié pour le sacerdoce métropolitain à Owando

août 10, 2020

 

L’imposition du pallium au tout premier archevêque métropolitain de la province ecclésiastique de la zone septentrionale du pays, Mgr Victor Abagna Mossa, a eu lieu le 9 août à la place mariale de la cathédrale Christ-Roi d’Owando.

 

Photo 1 : Imposition du pallium au nouvel archevêque métropolitain d’Owando

Sur délégation du pouvoir du pape François, le nonce apostolique du Congo et du Gabon, Mgr Francisco Escalante Milona a procédé à l’imposition du pallium au nouvel archevêque métropolitain Mgr Victor Abagna Mossa nommé à ce titre par le souverain pontife, le 30 mai dernier.

Le pallium qui marque cette consécration est un ornement liturgique symbolisant un lien spécial de communion avec le Saint-Siège, de l’unité de l’église du Christ. A la tête de cette province ecclésiastique, Victor Abagna Mossa aura sous sa responsabilité, entres autres diocèses celui d’Impfondo et de Ouesso.

Photo 2 : Le nouvel archevêque métropolitain d’Owando

En rappel, Mgr Victor Abagna Mossa est né le 18 juin 1946 à Makoua dans le département de la Cuvette. Il a fait des études de philosophie et de théologie puis il est ordonné prêtre à Owando, le 29 décembre 1974. En 1999, il arrive à Namur, en Belgique. Il est nommé aumônier du centre hospitalier régional de cette ville, responsable des paroisses du Sacré-Cœur de Saint-Servais, du Sacré-Cœur et Saint-Charles des Comognes et Notre-Dame du Mont-Carmel…

Au pays, le nouvel archevêque métropolitain d’Owando a successivement assumé plusieurs fonctions, entre autres, directeur du petit séminaire de Makoua, vicaire général du diocèse d’Owando, curé de la paroisse Saint-Jean-Marie-Vianney d’Ewo puis de Boundji. Le 11 février 2011, Victor Abagna Mossa est nommé évêque d’Owando par le pape Benoît XVI.

La consécration épiscopale est faite par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa le 26 mars 2011, avec comme co-consécrateurs Stanislas Lalanne, évêque de Coutances-Avranches et Jan Romeo Pawłowski, l’archevêque titulaire de Sejny (Pologne).

 

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo: André Okombi Salissa à Owando et Boundji

mars 13, 2016
Auteur: AOS

Ci-dessous les images:

Arrivée à Boundji

Avec Zenga-mambu.com