Posts Tagged ‘Pain’

Congo: Le poids du pain considérablement réduit à Brazzaville et Pointe-Noire

août 9, 2022

L’Observatoire congolais des droits des consommateurs fustige le non-respect de la règlementation du prix et du poids du pain par les patrons des boulangeries à Brazzaville et Pointe-Noire.

Pour le secrétaire exécutif de l’Observatoire congolais des droits des consommateurs, Mermans Babounga, le pain vendu à 50fcfa ne représente que 60g, celui de 100fcfa pèse à peine 120g et la baguette de 150fcfa un poids moins que celui qui est homologué.

Il en appelle à la responsabilité des autorités du ministère du Commerce pour faire respecter les mesures édictées par le gouvernement dans son Plan de résilience sur la crise alimentaire 2022-2023.

En raison de la volatilité du marché de la farine de blé observée depuis le début de l’année, le gouvernement congolais a décidé de renforcer la règlementation des prix et poids du pain qui figure parmi les produits de grande consommation au Congo.

Par exemple, la baguette de 90g est fixée à 50fcfa, celle de 110g est à 75fcfa, celle de 180g est à 100fcfa et celle de 220g coûte 150fcfa.

Sur le terrain le rapport prix/poids du pain n’est toujours pas respecté par les boulangeries. Pour contourner la règlementation en vigueur, les boulangeries se sont lancées dans la fabrication de différentes formes de pain, on y trouve des pains à 300fcfa ou 400fcfa.

Le gouvernement a accepté de rembourser aux minotiers le montant au-dessus du prix d’achat. La somme correspondant au dernier stock s’élève à 2 204 000 000 FCFA.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

L’Ukraine, le blé et votre pain quotidien

mars 5, 2022
Le rayon du pain tranché d'une épicerie.

Le rayon du pain tranché d’une épicerie pourrait subir les conséquences de l’invasion en Ukraine par la Russie au cours des prochains mois. Photo : La Presse Canadienne/Kelly Clark

Si vous percevez déjà les effets collatéraux de la guerre en Ukraine à la pompe, les prochains mois vous réservent d’autres surprises… dans votre assiette. Le prix du blé a augmenté de près de 20 % depuis une semaine.

Bien que le Canada fasse partie des dix plus grands producteurs de blé de la planète, avec la Russie et l’Ukraine, les prix sont déterminés par les marchés mondiaux.

Le blé de printemps, celui qu’on consomme majoritairement au Canada, s’achète maintenant pour le mois de mai à 11,47 $ US le boisseau. C’est un bond de 19 % depuis une semaine.

Le courtier et directeur général du Groupe Prestige, Denis Landry, négocie du blé pour des transformateurs alimentaires québécois en boulangerie et en pâtisserie. Il explique avoir pris lundi une décision pour ses membres très rapidement et a réussi à assurer des approvisionnements à bon prix pour les prochains mois.

« Aujourd’hui, ça apparaît comme une bonne décision parce que je me suis dit que le conflit ne se réglait pas. Mais dans trois semaines, ce sera quoi? S’il ne se règle pas, l’incertitude va rester et les prix risquent de rester élevés. »— Une citation de  Denis Landry, directeur général, Groupe Prestige

Hausse du prix de l’action de Nutrien

Les prix de toutes les céréales subissent des appréciations considérables sur les marchés des contrats à terme. L’invasion en Ukraine fait craindre un déséquilibre dans l’offre et la demande. La production et le transport risquent aussi de coûter plus cher en raison de la hausse vertigineuse des valeurs non seulement du pétrole mais aussi des fertilisants.

La Russie est, après le Canada, le deuxième producteur mondial de potasse, un minerai essentiel à la composition des engrais. Depuis le premier jour de la guerre, l’Indice Green Markets des prix des fertilisants nord-américains a grimpé de 10 %, tandis que le prix de l’action de Nutrien, une entreprise saskatchewanaise spécialisée dans la production d’engrais, a progressé de 26 %.

Denis Landry soutient que tout le monde est nerveux et veut acheter à n’importe quel prix présentement. Il reste que, selon lui, si la Russie devait exporter ses productions chez d’autres partenaires comme la Chine, les Chinois risqueraient tout simplement d’importer moins de l’Occident, ce qui équilibrerait l’offre et la demande. Ce sont des vases communicants, rappelle-t-il.

Les prix pourraient chuter aussi rapidement qu’ils ont grimpé.

Des rôties que vous ne voudrez pas faire brûler

Statistique Canada indique que le prix du pain de 675 grammes a augmenté de 6 % en janvier sur une année à 2,95 $.

Prochainement, aux dires du courtier Denis Landy, il faudrait s’attendre encore à une augmentation de 5 à 6 % du coût du pain. La sécheresse de la dernière saison agricole au Canada ainsi que de récentes augmentations de salaire de 15 à 18 % chez des transformateurs contribueront à cette flambée sur les tablettes. Viendront ensuite les effets du conflit russo-ukrainien.

Lorsqu’on achète comme transformateur, ça risque de coûter plus cher d’ici quelques mois, rapporte Sylvain Charlebois, professeur de l’Université Dalhousie. Les produits à base de grain vont passer en premier, comme le pain et les pâtes, soit les produits qu’on trouve au milieu de l’épicerie. Dans six à neuf mois, ce sera au tour du comptoir des viandes, puis du comptoir des produits laitiers.

Un certain délai doit donc être compté entre les prix engagés sur les contrats à terme et ceux payés par les consommateurs. Des négociations doivent notamment avoir lieu avec les grandes enseignes. La récente dispute entre Frito-Lay et Loblaw montre bien qu’elles peuvent parfois

Avec Radio-Canada par Mathieu Dion

Après une nuit harassante

avril 9, 2021

Après avoir conduit sa remorque toute la nuit

Et livré joyeusement à temps son pain de la vie

Il rentre chez lui rejoindre sa tendre femme

Celle qui depuis des lustres entretient son âme

Racontant les péripéties de ses absences

Loin de l’amour de son cœur d’enfance

La dégustation de son café au lait préféré

Lui redonne l’énergie au volant dépensée

Le regard sollicité par un beau soleil luisant

Il enfonce sa casquette pour retourner au vent

Marchant dans les rues de son vieux quartier

Pour goûter aux nombreuses salutations de l’amitié

Sillonnant des pâtés de maisons en levant sa main

Sa silhouette s’allonge comme une baguette de pain

Chargée de levure durant la cuisson au four industrielle

Il retourne après cette promenade dans sa belle coquille

Bernard NKOUNKOU

France: une baguette de pain à base de farine… d’insectes

mai 30, 2018

 

 

Une partie de la farine du pain provient de vers torréfiés et écrasés. (Illustration/CCO)

Devrons-nous bientôt tous manger des insectes pour préserver la planète et ses ressources ? L’idée n’est pas nouvelle, mais elle fait son chemin. La preuve, des étudiants de Nancy ont récemment proposé des baguettes de pain réalisées à partir de farine de vers d’élevage.

On ne sait pas trop quoi en penser, mais il semble que le résultat soit plutôt convaincant. C’est ce qu’affirment les personnes ayant déjà goûté à la baguette à la farine d’insectes créé par des étudiants de l’école de commerce de Nancy, l’ICN Business school, et présentée à la Foire de Nancy. Oui vous avez bien lu, une baguette à la farine d’insectes ! Le « pourquoi ? » de leur création, Lucile, Victor et Ludovic l’expliquent à l’Est Républicain. « Ça donne un pain riche en protéines, en vitamines en oméga 3. Il y a un réel apport énergétique. Nous avons travaillé en collaboration avec une nutritionniste pour mettre au point cette baguette aux insectes », affirment-ils.

S’ils ont choisi de travailler des vers d’élevage grillés et réduits en poudre, ça n’est pas pour rien. La consommation d’insectes pourrait, selon des médecins et nutritionnistes, et même la FAO, l’agence des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture, devenir essentielle dans un avenir pas si lointain.  D’ici 2050, les projections de populations indiquent qu’il devrait il y avoir entre 9 et 10 milliards d’humains sur Terre, sans que les ressources pour produire suffisamment de viande « classique », source de protéines, ne puisse suivre.

La multiplication des élevages géants, trop grands consommateurs d’eau ou encore de terrains, est donc impensable. À l’inverse, les élevages d’insectes s’avèrent être d’une sobriété remarquable. Selon les chiffres de la FAO, un élevage de grillons comestibles demande six fois moins de nourriture, et donc autant d’eau et de surface agricole, que son équivalent en bovins, ou encore quatre fois fois qu’un élevage de moutons. Élever des insectes est aussi beaucoup moins polluant.

Si nous ne sommes pas encore accoutumés à en manger, la visibilité de ces nouveaux produits augmente. D’ailleurs, pour réaliser leur baguette innovante, nos étudiants nancéens ont utilisé de la farine d’insectes en provenance d’un élevage de Clermont-Ferrand. Il existe également désormais de nombreux produits disponibles dans le commerce, allant des gâteaux apéritifs aux pâtes, réalisés à bas d’insectes. À vos fourneaux !

Par Akhillé Aercke avec TWC France