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Côte d’Ivoire : sous les braises, la paix

juillet 4, 2021
Laurent Gbagbo, le 20 juin, à la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan.

Le 17 juin, l’ex-président Gbagbo, acquitté par la justice internationale, est rentré dans son pays. L’événement, aussi historique soit-il, ne suffira pas à permettre la réconciliation nationale tant attendue. Les adversaires d’hier doivent faire leur aggiornamento.

En matière de trajectoires politiques nationales, le pire n’est jamais sûr et le meilleur rarement garanti. Ce n’est que bien après les événements – même censément historiques comme le retour d’un ex-président acquitté par la justice internationale – que l’on constate, avec le recul, si telle ou telle période remarquable fut un véritable point d’inflexion…

Enivrée ou traumatisée par le retour au pays natal du « Christ de Mama », la Côte d’Ivoire de 2021 inaugurera-t-elle « l’Éburnie d’après » ? Après le péché originel d’un balayeur balayé. Après le retour chaotique à l’autostrade démocratique. Après les 3 000 morts d’une crise post-électorale mal digérée. Après le jugement maladroit d’un clan et le bilan tronqué des responsabilités d’un autre. Après l’élection légale d’un président à un troisième mandat qui nie la légitimité de l’arithmétique. Après le sable imbibé d’hémoglobine de Grand-Bassam. Après la mise sur la touche de fils spirituels – Guillaume Soro et Blé Goudé. Après les décès surinterprétés de deux Premiers ministres en moins de neuf mois. Après le coronavirus…

Parler moins, écouter davantage

Vœu pieux ou condition sine qua non ? Comme de bien entendu, les adversaires d’hier appellent aujourd’hui à la « réconciliation nationale ». Si d’anciennes victimes des deux camps déclarent souffrir d’un manque de cette vérité que l’on dit indispensable au pardon – vérité notamment sur les commanditaires des violences –, les cravatés psalmodient leur absence de ressentiment et appellent de leurs vœux des amnisties pourtant peu originales.

La réconciliation n’est pas qu’une incantation et ne concerne pas que le tragique dérapage du fractionnement géographique des années 2000. C’est à tous les niveaux que les gestionnaires passagers de pouvoir doivent faire leur aggiornamento. Pas seulement les trois monopolisateurs de la politique qui sont tous âgés de plus de 75 ans. Pas seulement un bloc « pro-Ouattara » et un bloc « pro-Gbagbo ». Au fil du temps, l’opportunisme politicien ivoirien a tissé toutes les combinaisons possibles – RDR-FPI, FPI-PDCI/RDA ou RHDP – et rares sont les formations politiques qui ont échappé totalement à l’attraction militariste ou aux dissensions internes.

Les politiques devront moins parler et davantage écouter ce qu’il reste de plaies mal cicatrisées et de rancœurs citoyennes parfois compréhensibles. Et ceci en s’appuyant sur les relais sociaux traditionnels que ne peuvent impressionner le trompe-l’œil inabouti d’une trop ambitieuse Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) d’un Charles Konan Banny.

Que la richesse culturelle bigarrée des régions ivoiriennes, le talent satirique consensuel d’un Gbich !, « l’ambiance facile » conscientisée d’un Magic System ou le ressort économique manifeste du poumon économique d’Afrique de l’Ouest francophone président à l’esprit nouveau tant attendu. D’où il est, le « canonisé » Félix Houphouët-Boigny saura reconnaître les siens.

Avec Jeune Afrique par  Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Rencontre entre Charles Blé Goudé et Guillaume Soro à La Haye

novembre 25, 2019

 

 

Ivoirien, investis-toi dans la paix !

Ivoirien, investis dans la paix
Ivoirien, tu as besoin de la paix
Ivoirien, ton moteur c’est la paix

Refrain:
Aujourd’hui comme demain
Ton slogan de chaque matin
Sera toujours la paix du lendemain

Ivoirien, l’heure de la réconciliation
A sonné sur le carillon de la Côte d’Ivoire
Mets-toi debout car tu es la solution

Ta conscience de vivre ensemble est brisée
Comme les eaux paisibles de la Lagune Ébrié
Car tu es le grand héritier de ce beau pays

Ivoirien, hier tu étais plus fort dans l’unité
Car tu étais bien fier dans la fraternité
Il est temps de retrouver ton akwaba

Ivoirien, sors du sentier de l’inimitié
Prends ta daba et cultive bien l’amitié
Mais surtout sers-toi de la clef du pardon

Oh! Ivoirien, la patrie t’appelle ce jour
Fais-la confiance comme un bonjour
Que tu sais dire dans les pas de ta marche

Ivoirien, regarde ton frère dans la joie du coeur
Et prends courage de panser les plaies sans rancoeur
Essuies tes larmes et investis-toi dans le pardon.

Bernard NKOUNKOU

 

Communiqué final de la rencontre entre Blé GOUDE et SORO Guillaume à la Haye

 

Avec IvoirTV.net

Côte d’Ivoire: l’ONU appelle à une présidentielle « synonyme de paix » en 2020

juin 27, 2019

Alassane Dramane Ouattara, le président ivoirien, le jour du vote pour le référendum constitutionnel, le 30 octobre 2016 à Abidjan. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

L’émissaire du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a appelé mercredi les Ivoiriens à « redoubler d’efforts » pour que la présidentielle de 2020, qui s’annonce tendue selon de nombreux observateurs, « soit synonyme de paix ».

« Tout le monde doit redoubler d’efforts pour que le prochain scrutin présidentiel soit synonyme de succès, de paix pour tout le peuple ivoirien », a déclaré l’émissaire du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, à l’issue d’une entretien avec le président Alassane Ouattara. « L’élection est une étape majeure dans la consolidation de la démocratie et le développement », a-t-il ajouté.

Les Nations unies avaient déployé une force (UNOCI) en 2004 lors de la décennie de crise ivoirienne. Sa mission a pris fin en 2017.

Le pays a connu une décennie de troubles entre 2002 et 2011 avec un pays coupé en deux entre pouvoir et rebelles. Les tensions ont culminé avec la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, qui a fait 3000 morts.

« Paix et sécurité régionale »

Beaucoup craignent une présidentielle difficile en 2020. La coalition, qui avait permis l’élection du président Ouattara en 2010 et sa réélection en 2015, a volé en éclats.
Âgé 77 ans, le président entretient le mystère quant à une éventuelle candidature. S’il aura déjà accompli deux mandats en 2020, il estime avoir le droit de se représenter en raison d’un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l’opposition.

L’ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999), 85 ans, ancien allié de Ouattara, laisse lui aussi planer le doute sur sa candidature.

Lors de son entretien avec le président, Mohamed Ibn Chambas a aussi évoqué « la sécurité régionale et la nécessité de renforcer la coordination entre acteurs et partenaires régionaux pour faire face aux défis liés à la sécurité et au développement ».

Les deux homme ont également « fait le point de la coopération entre les Nations unies et l’Union du Fleuve Mano (Liberia, Sierra Leone, Guinée, Côte d’Ivoire) car « la Côte d’Ivoire joue un rôle très vital dans la consolidation de la paix et la sécurité dans la sous-région. »

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Corée du Nord: Pompeo admet « un risque » de ne pas parvenir à la paix

juin 14, 2018

Pékin – Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a reconnu jeudi qu’il subsistait un « risque » de ne pas parvenir à la paix en Corée du Nord, deux jours après le sommet historique entre Kim Jong Un et Donald Trump à Singapour.

Alors que le président américain avait déclaré mardi à l’issue du sommet que la dénucléarisation de la Corée du Nord allait démarrer « très rapidement », son ministre a paru moins catégorique jeudi à Pékin à l’issue d’un entretien avec son homologue chinois Wang Yi.

« Nous pensons vraiment que nous pouvons enfin avancer, après tant d’années, sur la voie de la paix dans la péninsule (coréenne) », a déclaré M. Pompeo. « Mais il y a toujours un risque de ne pas y parvenir », a-t-il ajouté.

M. Wang a de son côté salué les efforts des Etats-Unis pour aboutir à un rapprochement avec Pyongyang, estimant que le sommet de Singapour contribuerait à « parvenir à la dénucléarisation de la péninsule et à lui apporter ainsi qu’à la région une paix durable et véritable ».

M. Pompeo devait dans la soirée être reçu par le président chinois Xi Jinping pour lui rendre compte du sommet de mardi.

La rencontre de mardi à Singapour –la première entre un dirigeant nord-coréen et un président américain en exercice– a eu un énorme retentissement médiatique, mais ses résultats tangibles, notamment sur le thème-clé de la dénucléarisation, suscitent des interrogations.

La formulation de la déclaration commune signée par MM. Trump et Kim, dans laquelle Pyongyang s’engage en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », reste en effet vague. Elle a été critiquée par de nombreux experts car elle ne mentionne pas deux autres conditions-clés de Washington, à savoir que la dénucléarisation soit aussi « vérifiable et irréversible ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2018 11h36)                                                        

Les opposants à la paix au Mali menacés de sanctions à l’ONU

avril 11, 2018

L’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre, le 16 mai 2017 au siège de l’ONU à New York / © AFP/Archives / JEWEL SAMAD

L’ONU va entreprendre prochainement d’identifier les Maliens qui font obstruction à la paix dans leur pays en vue de leur imposer des sanctions, ont affirmé mercredi la France et les États-Unis, mais la Russie a mis en garde contre toute précipitation.

« Les retards conséquents » dans l’application de l’accord de paix de 2015 « nous conduisent à devoir aller plus loin », a résumé l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur le Mali.

« Aucun progrès substantiel n’a été réalisé dans l’application de l’accord et nous souhaitons travailler avec nos partenaires pour identifier les responsables et prendre les mesures qui s’imposent », a abondé Amy Tachco, diplomate américaine.

L’ambassadrice britannique Karen Pierce a apporté son « soutien » à l’identification de « ceux qui font obstruction, retardent ou menacent l’application de l’accord de paix, afin de leur imposer des sanctions ».

« La France engagera avec ses partenaires dès les prochaines semaines (…) un travail visant à identifier ceux qui font obstruction à la mise en oeuvre de l’accord de paix », a précisé M. Delattre.

L’objectif, selon lui, est de viser « dans un premier temps une série de responsables qui nuisent à l’application de l’accord sur le terrain, notamment par leur collusion avec des groupes terroristes ou des activités de trafic ».

Lors d’une rencontre ultérieure avec des médias, l’émissaire de l’ONU au Mali Mahamat Saleh Annadif a précisé que des sanctions étaient « un levier extrêmement important » pour pousser le Mali à la paix. A l’origine, c’est le Mali qui a demandé à l’ONU de prévoir un régime général de sanctions, a-t-il rappelé.

Selon lui, si des sanctions étaient imposées, elles pourraient viser des individus figurant dans les trois parties signataires de l’accord de paix: le gouvernement malien, la Plateforme des mouvements d’auto-défense et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

« L’utilisation directe de sanctions doit être une mesure de dernier recours », a estimé lors de la réunion de l’ONU l’ambassadeur russe adjoint, Dimitri Polyanski, mettant en garde contre toute « hâte ». « Il est de l’intérêt des parties maliennes d’appliquer l’accord de paix » et « le maintien de la sécurité est prioritaire », a-t-il dit.

Présent au Conseil de sécurité, le ministre malien des Affaires étrangères Tieman Hubert Coulibaly a défendu l’action de son gouvernement, assurant que « les petits pas » accomplis pour « rétablir la confiance entre les acteurs » étaient « des pas sûrs ».

– « Progrès trop lents » –

Il est « temps de passer des promesses aux actes en respectant les échéances convenues », a souligné devant le Conseil de sécurité Mahamat Saleh Annadif.

L’opération de paix au Mali (quelque 13.000 militaires et policiers) est l’une des plus meurtrières pour l’ONU dans le monde. Depuis le déploiement des Casques bleus en juillet 2013, l’organisation déplore 102 morts dans ses rangs, victimes d’actes hostiles.

Plusieurs pays, comme l’Éthiopie ou la Suède, ont aussi affiché leur insatisfaction. La Chine a appelé « à un rôle constructif du comité de sanctions » de l’ONU, tout en demandant « à la communauté internationale de respecter la souveraineté du Mali ».

Les Pays-Bas ont relevé que « les progrès étaient bien trop lents et depuis trop longtemps ». « Nous ne devons pas reculer devant l’application des sanctions », a estimé l’ambassadeur néerlandais Karel Van Oosterom.

En janvier, l’ONU avait accordé jusqu’à fin mars aux parties maliennes pour montrer des avancées dans l’application de l’accord de paix signé en 2015 faute de quoi elles s’exposeraient à des sanctions pour obstruction.

En septembre, à la suite d’une demande de Bamako, le Conseil de sécurité avait adopté un régime général de sanctions face au risque d’effondrement de l’accord de paix. Parmi les sanctions éventuelles, l’ONU peut décréter des interdictions de visas et geler des avoirs.

L’accord de paix de 2015 a été signé par le gouvernement malien avec des coalitions de groupes armés. Il était destiné à mettre fin aux combats mais les rebelles et des groupes jihadistes (comme Al-Qaïda au Maghreb islamique), déjà visés par des sanctions, restent très actifs.

Des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de la Minusma.

Un scrutin municipal est prévu en avril, puis une élection présidentielle le 29 juillet suivie de législatives. Le chef de la diplomatie malienne a promis des élections « transparentes » et « inclusives ».

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 22h53)                

Congo: la paix des belligérants dans le Pool

janvier 27, 2018

 

 

 

Les conclusions des travaux de la commission ad hoc paritaire rendues publiques le 20 janvier 2018 par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou font hurler dans les chaumières, notamment la veuve et l’orphelin. Le landernau politique du Congo-Brazzaville est sans voix. Les leaders politiques ont perdu la langue. Le communiqué de Jean-Luc Malékat, organisateur du colloque de Nice « Nouveau Temps, Nouvelle vision », publié le 22 janvier 2018 est l’exception qui confirme la règle.

Des absences sans sens

Où sont passés les Mathias Dzon, Claudine Munari Mabondzo, Clément Miérassa, Guy Brice Parfait Kolelas, Guy Romain Kinfoussia, Jean Itadi, Serge Blanchard Oba, Christophe Moukouéké, Charles Zacharie Bowao, Tamba Tamba …

Que pensent-ils de cet accord paritaire qui consacre l’impunité et banalise les tueries dans le Pool ?

Quelle est la réaction du chef de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala ?

Claude Alphonse Nsilou et Joachim Banza, candidat à la députation dans la circonscription de Mbanza Ndounga, se murent dans le silence. Bernard Tchibambeléla et Théodorine Kolelas, députés du Pool sont aphones. Le député de Kindamba, Isidore Mvouba, a juste maugréé que le Pool était victime du messianisme politico-religieux oubliant d’indexer Sassou Nguesso comme le grand responsable du drame de la région du Pool. Aimé Emmanuel Yoka, député de Vinza, est aux abonnés absents. Il est surprenant que les émissaires triés sur le volet de l’ancien commissaire du gouvernement chargé de la réparation des séquelles de guerre n’aient pas posé sur la table des négociations la question de l’indemnisation des victimes et la construction des villages détruits par les miliciens cobras de Sassou Nguesso.

Echappée solitaire de Ntoumi

Comment expliquer cette omission ? Y avait-il des sujets tabous qu’il ne fallait pas aborder ? Dans un article prémonitoire, Patrick Césaire Miakassissa avait alerté sur le danger de l’échappée solitaire de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi. Les négociations étaient-elles circonscrites à certaines questions et pas à d’autres ? Quels sont les commentaires et les réactions de Massengo Tiassé et Gaston Nitou Samba qui étaient tombés à bras raccourci sur Gustave Ntondo qui n’avait pas soumis au Pasteur Mtoumi les conclusions avant leur publication ? Alors, cette fois-ci, le Pasteur Mtoumi a-t-il lu et corrigé les conclusions de la commission ad hoc avant qu’elles soient rendues publiques par Raymond Zéphirin Mboulou ? Pourquoi se terre-t-il dans le mutisme ? Franck Euloge Mpassi, Ané Philippe Bibi, Gustave Ntondo, Massengo Tiassé, Gaston Nitou Samba se satisfont-ils du rôle d’ambassadeur de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi de ces accords auprès des ninjas/nsiloulous et des populations du Pool ? Tout ça pour ça. Un nouveau job qui rappelle la fonction de commissaire du gouvernement chargé de la réparation des séquelles de guerre.

En dehors de la levée du mandat d’arrêt contre le Pasteur Mtoumi, qu’est-ce qu’il y a de nouveau sous le soleil? Le silence de Monseigneur Anatole Milandou, Monseigneur Portela Mbuyu, Monseigneur Mizonzo, président de la Conférence épiscopale du Congo-Brazzaville, de l’Eglise protestante, des Eglises de réveil, de l’Islam du Congo-Brazzaville, de la société civile et des ONG est assourdissant, une semaine après. La communauté internationale qui a bouché les oreilles et voilé la face au plus fort des bombardements des populations du Pool par les hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens s’est manifestée par l’arrivée à Brazzaville de Claudia Boyer, experte de l’ONU en désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), au lendemain de la clôture des négociations entre les émissaires du Pasteur Ntoumi et le gouvernement représenté par Raymond Zéphirin Mboulou. Simple coïncidence du calendrier ? Décidément, Denis Sassou Nguesso est le maître des horloges au Congo-Brazzaville. Aussitôt, Claudia Boyer a eu une séance de travail avec le ministre de la Formation qualifiante et de l’emploi, Nicéphore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes.

Déjà, Sassou Nguesso assure la promotion des accords de Kinkala. Il en a parlé à Monrovia au Libéria à l’investiture de Georges Weah, nouveau président élu. En passant, Sassou a avalé des couleuvres à l’intronisation de Georges Weah où il était considéré comme un intrus.

Existe-t-il des chances d’apporter des améliorations à ce texte dont le khalife d’Oyo assure le service après-vente à l’international ?

Que Sassou ne se méprenne pas. Les crimes commis dans le Pool ne doivent pas rester impunis sur l’autel de la politique.

Les trois bandits

La résolution de la crise du Pool laissée et abandonnée aux seuls soins de Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi suscite l’impression d’une démission générale et d’une connivence généralisée. Entre Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi, c’est : «  je te tiens par la barbichette, tu me tiens par la barbichette.  » Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou, faiseurs de guerre et faiseurs de paix ? Avant de mourir, Willy Matsanga lâcha : « Au Congo-Brazzaville, il y a trois bandits : Denis Sassou Nguesso, Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi et Anicet Pandzou alias Willy Mantsanga. » Un bandit est décédé. Deux sont encore en vie. Feu Matsanga, député de Kinsoundi, ancien chef de guerre, savait de quoi il parlait.

Les conclusions de la commission ad hoc ont été rédigées sous la dictée et les conditions de Denis Sassou Nguesso. Personne ne dit rien même si ces accords ne disent rien sur l’essentiel. Le deuxième bandit, Ntoumi, ne dit plus rien alors qu’il avait posé plusieurs conditions avant d’entériner l’accord. Le chef rebelle exige, entre autres revendications, la libération des prisonniers politiques et la levée de l’interdiction du CNR, son parti politique.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, lorsqu’il y a un bandit de trop, il y a guerre de chefs. Serge Armand Zanzala a prévenu : « le risque d’un troisième épisode existe  ». Pour notre plus grand malheur.

Zenga-mambu.com par Benjamin BILOMBOT BITADYS

Trump, de la paix au Vatican au terrorisme à l’Otan

mai 24, 2017

Le président américain Donald Trump (c), son épouse Melania (g) et le pape François (d), le 24 mai 2017 au Vatican / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Le président américain a rencontré mercredi le populaire pape François au Vatican, un face-à-face insolite conclu sur un appel à la paix, avant d’atterrir à Bruxelles pour un sommet jeudi à l’Otan, où il devrait évoquer la lutte antiterroriste.

« C’est l’honneur d’une vie de rencontrer sa sainteté le pape François. Je quitte le Vatican plus déterminé que jamais à œuvrer pour la paix dans notre monde », a twitté Donald Trump juste avant de s’envoler pour Bruxelles.

Le président américain a atterri à 16H15 (14H15 GMT) dans la capitale belge – une ville qu’il qualifia un jour de « trou à rat » – placée sous haute sécurité.

Il y rencontrera jeudi matin les dirigeants de l’Union européenne, puis participera à sa première réunion de l’Otan. Des rencontres attendues avec fébrilité par les Européens, qui espèrent qu’elles permettront de dissiper les désaccords. Ses critiques contre l’Alliance atlantique, qu’il avait jugée « obsolète » avant de se rétracter, ont semé le doute à Bruxelles.

– ‘La paix dans le monde’ –

Au Vatican, le milliardaire et le « pape des pauvres », deux hommes aux antipodes, d’abord un peu tendus, sont apparus plus à l’aise à l’issue de leur entretien d’une demi-heure dans la somptueuse bibliothèque des appartements pontificaux.

« Merci, merci, je n’oublierai pas ce que vous avez dit », a lancé Donald Trump en prenant congé de son hôte. Plus tard, en marge d’une rencontre avec le gouvernement italien, il s’est exclamé: « C’est vraiment quelqu’un! ».

Pour sa part, le Vatican n’est pas sorti d’un bref communiqué au langage très policé, évoquant des « discussions cordiales » et « la satisfaction de bonnes relations bilatérales ».

Et le pape a voulu pointer un « engagement commun en faveur de la vie et de la liberté religieuse et de conscience ».

M. Trump a autorisé des entreprises à refuser de financer la prise en charge de la contraception de leurs employés, bloqué le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement et nommé à la Cour suprême un juge conservateur étiqueté anti-avortement.

De quoi faire plaisir à la moitié conservatrice de l’électorat catholique qui a voté pour lui, mais aussi au pape. Car malgré son image de « révolutionnaire », François reste un strict gardien de la tradition sur les questions éthiques.

Mercredi, les deux hommes ont aussi échangé sur « la promotion de la paix dans le monde », dont « le dialogue interreligieux » au Moyen-Orient.

Le Saint-Siège s’est permis seulement une vague allusion aux barrières à l’immigration, point de discorde le plus flagrant entre Trump et le pape, en souhaitant une « collaboration sereine » entre la Maison Blanche et l’Eglise catholique américaine dans son service pour la santé, l’éducation et les migrants.

De prime abord, pourtant, les sujets de dissension sont innombrables.

Le pape, pourfendeur de la prolifération des armes et du libéralisme qui exclut les plus faibles, a-t-il évoqué les contrats de 110 milliards de dollars de vente d’armement signés samedi à Ryad ou les coupes budgétaires prévues aux Etats-Unis dans les programmes sociaux ? Ou encore la question du changement climatique ? Mystère.

Le président républicain a offert au pape les cinq livres écrits par Martin Luther King, dont l’un signé de la main du prix Nobel de la paix.

François a pour sa part remis à M. Trump un médaillon symbole de paix. « Je vous le donne pour que vous soyez un instrument de paix », a-t-il expliqué.

– Les Européens dans l’expectative –

Immédiatement après la rencontre, François est allé tenir sa traditionnelle audience hebdomadaire du mercredi, sans faire aucune allusion à son rendez-vous matinal.

M. Trump a pour sa part eu le privilège d’une visite privée de la chapelle Sixtine et de la célèbre basilique, chef-d’oeuvre de Michel-Ange et du Bernin.

Avec ce rendez-vous, le président américain clôture son tour des trois grandes religions monothéistes, après un discours sur l’islam en Arabie saoudite et une visite au mur des Lamentations à Jérusalem.

A Bruxelles, où il doit passer une trentaine d’heures, il enchaînera les tête-à-tête avec les dirigeants européens, notamment le président du Conseil européen, Donald Tusk, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le nouveau président français Emmanuel Macron.

Jeudi près-midi, il est attendu par les 27 autres chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan, institution que M. Trump a sévèrement critiquée, au nouveau siège de l’Alliance atlantique.

Ses alliés attendent de ce sommet qu’il soit l’occasion pour lui de leur assurer l’engagement sans faille des Etats-Unis en faveur de la sécurité de l’espace euro-atlantique.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2017 17h11)                

Le pape et Trump au Vatican, sourires et appel à la paix

mai 24, 2017

Le pape François et le président américain Donald Trump se serrent la main lors d’une rencontre, le 24 mai 2017 au Vatican, à Rome / © OSSERVATORE ROMANO/AFP /

Le pape François a appelé mercredi Donald Trump à oeuvrer pour la paix, à l’issue d’un face-à-face au Vatican où les deux dirigeants, que tout ou presque sépare, étaient tout sourire, au moins devant les caméras.

A l’issue de leur entretien d’une demi-heure dans la bibliothèque des appartements pontificaux, le président milliardaire et le « pape des pauvres » sont apparus relativement détendus devant la presse du monde entier qui étudiait leur moindres battements de cils.

« Merci, merci, je n’oublierai pas ce que vous avez dit », a lancé Donald Trump en prenant congé de son hôte, avant de s’entretenir plus longuement avec le numéro deux du Vatican.

Plus tard, en marge d’une rencontre avec le gouvernement italien, Donald Trump s’est exclamé en parlant du pape: « C’est vraiment quelqu’un! ».

« Nous avons eu une rencontre fantastique », a-t-il ajouté, soulignant aussi à quel point il aimait l’Italie.

Pour sa part, le Vatican n’est pas sorti d’un bref communiqué au langage très policé, évoquant des « discussions cordiales » et « la satisfaction de bonnes relations bilatérales » entre la première puissance mondiale et le plus petit Etat du monde.

Le pape a voulu pointer un « engagement commun en faveur de la vie et de la liberté religieuse et de conscience ».

M. Trump a autorisé des entreprises à refuser de financer la prise en charge de la contraception de leurs employés, bloqué le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement et nommé à la Cour suprême un juge conservateur étiqueté anti-avortement.

De quoi faire plaisir à la moitié conservatrice de l’électorat catholique qui a voté pour lui, mais aussi au pape. Car malgré son image de « révolutionnaire », François reste un strict gardien de la tradition sur les questions éthiques.

Mercredi, les deux hommes ont échangé sur « la promotion de la paix dans le monde », dont « le dialogue interreligieux » au Moyen-Orient.

Le Saint-Siège s’est permis seulement une vague allusion aux barrières à l’immigration, point de discorde le plus flagrant entre Trump et le pape.

Il a souhaité une « collaboration sereine » entre la Maison Blanche et l’Eglise catholique américaine, « impliquée au service de la population dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’assistance aux migrants ».

De prime abord, pourtant, les sujets de dissension sont innombrables.

Le pape, pourfendeur de la prolifération des armes et du libéralisme qui exclut les plus faibles a-t-il évoqué les coupes budgétaires prévues aux Etats-Unis dans les programmes sociaux ? Ou encore la question du changement climatique ? Mystère.

– Livres de Martin Luther King –

Le président républicain a offert au pape les cinq livres écrits par Martin Luther King, dont l’un signé de la main du prix Nobel de la paix.

François a pour sa part remis à M. Trump un médaillon symbole de paix. « Je vous le donne pour que vous soyez un instrument de paix », a-t-il expliqué.

« On a bien besoin de paix », a glissé le président septuagénaire.

En recevant les textes du pape, dont son encyclique sur la défense de l’environnement, le président américain a promis de les lire.

Immédiatement après la rencontre, François est allé tenir sa traditionnelle audience hebdomadaire du mercredi devant des milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre, où il n’a fait aucune allusion à son rendez-vous matinal.

M. Trump a pour sa part eu le privilège d’une visite privée de la chapelle Sixtine et de la célèbre basilique, chef-d’oeuvre de Michel-Ange et du Bernin.

Son épouse Melania s’est rendue auprès d’enfants malades, sa fille et conseillère Ivanka dans une communauté catholique oeuvrant pour la lutte contre le trafic de migrants.

Avec ce rendez-vous, le président américain clôture son tour des trois grandes religions monothéistes, après un discours sur l’islam en Arabie saoudite et une visite au mur des Lamentations à Jérusalem.

Même si le ton s’était récemment adouci, la rencontre n’allait pas de soi après la mémorable pique du pape au candidat Trump en février 2016. François avait alors lancé: « Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne ».

Le milliardaire avait jugé « honteux » qu’un responsable religieux « mette en doute la foi d’une personne », mais n’a pas abandonné son projet de mur le long de la frontière avec le Mexique.

L’avion présidentiel Air Force One devait quitter Rome en milieu d’après-midi pour rejoindre Bruxelles, où M. Trump doit rencontrer le roi et le Premier ministre belges avant de participer jeudi à un sommet de l’Otan.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2017 14h09)                

Vatican: Le pape implore Dieu pour la paix en Syrie et dans le monde

avril 16, 2017

 

Le pape François lors de sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, le 16 avril 2017 Place Saint-Pierre à Rome / © AFP / Tiziana FABI

Le pape François a imploré Dieu dimanche, dans sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, pour qu’il ramène la paix au Moyen-Orient, particulièrement en Syrie, pays martyrisé et victime d’un conflit qui sème « horreur et mort ».

Devant 60.000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, selon la gendarmerie vaticane, à l’occasion de la messe de Pâques et de la bénédiction à la ville et au monde (Urbi et Orbi), le pape argentin a réclamé l’aide de Dieu pour en finir avec les conflits et les guerres dans le monde, le trafic d’armes et les souffrances endurées par les plus faibles.
« Qu?il donne la paix à tout le Moyen-Orient, à commencer par la Terre sainte, comme aussi en Irak et au Yémen », a-t-il lancé, après avoir une nouvelle fois dénoncé le drame de la Syrie où la population civile est la « victime d?une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort ».

Jorge Bergoglio a dénoncé à cette occasion « l’ignoble attaque » qui a eu lieu samedi dans la région d’Alep en Syrie, « contre des réfugiés en fuite », dont le bilan est d’au moins 110 morts.

Le pape François lors de sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, le 16 avril 2017 Place Saint-Pierre à Rome / © OSSERVATORE ROMANO/AFP /

Il a encore imploré Dieu pour qu’il « donne aux responsables des nations le courage d?éviter l?expansion des conflits et d?arrêter le trafic des armes ». Dans sa bénédiction, retransmise en mondovision par près de 160 chaînes de télévision, le pape a rappelé que pour les chrétiens, le « Christ ressuscité » se fait « compagnon de route de tous ceux qui sont contraints de laisser leur terre à cause de conflits armés, d’attaques terroristes, de famines, de régimes oppressifs ». Le pape argentin a aussi espéré que Dieu « aide l?Ukraine, encore affligée par un conflit sanglant, à retrouver la concorde ».

– Haute surveillance –

Il a formulé le même voeu pour plusieurs conflits dans le monde, « à commencer par la Terre sainte », au Sud Soudan, au Yemen, en Irak ou en République démocratique du Congo.

Le pape François dans sa papamobile salue la foule de fidèles réunis place Saint-Pierre, le 16 avirl 2017 à Rome / © AFP / Filippo MONTEFORTE

Avant cette bénédiction, le pape avait célébré la traditionnelle messe de Pâques sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, placé sous haute surveillance.

Les célébrations de Pâques, qui ont débuté jeudi avec une messe et la cérémonie du lavement des pieds par le pape, ont donné lieu à d’importantes mesures de sécurité, après les attentats il y a une semaine ayant frappé des églises chrétiennes coptes en Egypte.

Tout le quartier autour de la basilique Saint-Pierre avait été bouclé dimanche matin, avec plusieurs points d’accès ouverts pour permettre une première vérification des sacs. L’accès à la place elle-même n’a été rendu possible qu’après le passage sous un portique de détection, à l’instar des mesures de sécurité prises dans les aéroports. Près d’une trentaine de portiques ont ainsi été disposés tout autour de la célèbre colonnade du Bernin entourant la place.

Des centaines de policiers et membres des forces de sécurité surveillaient les alentours, comme ils l’avaient déjà fait samedi pour la messe de la veillée pascale et pour le chemin de croix vendredi près du Colisée.

Lors de cette messe de Pâques, temps fort du calendrier chrétien, le pape a reconnu, dans une homélie improvisée, la difficulté d’associer Dieu et la souffrance dans le monde. Il a ainsi raconté avoir téléphoné samedi à un jeune homme atteint d’une grave maladie pour lui rapporter le message d’espoir de « Jésus ressuscité ». « Il n’y a pas d’explications à ce qui t’arrive, mais regarde Jésus sur la croix, Dieu a fait cela avec son fils », a raconté le pape. Le jeune homme lui a alors répondu: « Oui, mais il a demandé à son fils et il a dit oui. A moi, on ne m’a pas demandé si je voulais ça ». « Cela nous émeut », a alors reconnu le pape, pour qui il faut néanmoins « parier » sur le « Christ ressuscité » même si on ne comprend pas toujours comment va le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 16 avril 2017 13h26)

Mozambique: reprise des négociations de paix sans les médiateurs internationaux (président)

février 3, 2017

Maputo – Le président mozambicain Filipe Nyusi a annoncé vendredi le début d’une nouvelle phase des négociations visant à mettre fin au conflit entre son gouvernement et l’opposition armée, sans la supervision des médiateurs internationaux.

« J’ai adressé des lettres à tous les médiateurs internationaux qui ont participé au processus de paix. Le peuple mozambicain est véritablement reconnaissant et apprécie leurs efforts, qui ont permis de rapprocher les positions du gouvernement et de la Renamo », a indiqué M. Nyusi devant la presse.

« Cette phase peut être considérée comme terminée. Une nouvelle étape du processus du paix va être initiée », a-t-il poursuivi en marge des commémorations du Jour des héros mozambicains.

Dans son discours, le président a expliqué s’être directement mis d’accord avec Afonso Dhlakama, le chef du principal parti d’opposition, la Renamo, sur la création de deux groupes de travail pour poursuivre les discussions.

L’un portera sur les questions militaires, l’autre la décentralisation.

« J’aurai le plaisir d’annoncer dans les prochains jours les prochaines étapes », a précisé M. Nyusi.

« A partir de lundi, nous allons créer deux nouveaux groupes de travail qui reprendront le dialogue à Maputo », a confirmé M. Dhlakama vendredi à la radio nationale, Radio Mocambique.

« Le travail des médiateurs est terminé, maintenant c’est le temps des spécialistes. Mais à n’importe quel moment si nous avons besoin d’eux, ils seront prêts à nous aider », a-t-il ajouté.

Les médiateurs internationaux – six organisations internationales dont l’Union européenne (UE) – encadraient les pourparlers dans la capitale mozambicaine depuis juillet 2016.

Mi-décembre, ils avaient quitté le pays sans parvenir à arracher un accord de cessation des hostilités.

Au lendemain de Noël, M. Dhlakama avait néanmoins annoncé une trêve militaire unilatérale jusqu’au 4 mars.

Si la trêve a globalement été observée dans tout le pays, le chef de la Renamo a toutefois accusé les troupes gouvernementales de violations, la semaine dernière dans un entretien à l’AFP.

C’est la première fois depuis le début des négociations que la Renamo accepte l’absence des médiateurs dans les pourparlers.

Interrogé sur la perspective de prolonger le cessez-le-feu, Afonso Dhlakama est resté évasif.

« Tout va dépendre de mon frère le président Nyusi et de l’avancée des choses. Je ne peux pas promettre que nous allons prolonger la trêve mais je souhaite que nous terminions tout ça au plus vite », a-t-il indiqué.

L’ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992), a repris les armes en 2013 pour contester la mainmise du Frelimo, parti au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1975.

Romandie.com avec(©AFP / 03 février 2017 13h30)