Posts Tagged ‘Pakistan’

Pakistan: leurs familles refusaient leur union, ils meurent électrocutés

septembre 12, 2017

Des militants de la société civile au Pakistan manifestent le 18 juillet 2016 à Islamabad après le meurtre d’une starlette des réseaux sociaux par son propre frère. / © AFP/Archives / AAMIR QURESHI

Au Pakistan, pour punir deux adolescents qui s’étaient mariés sans leur consentement, leurs proches les ont attachés à un lit et les ont tués, en les électrocutant. La police était mardi à la recherche du chef tribal qui a ordonné ce crime dit d' »honneur ».

La jeune fille, âgée de 15 ou 16 ans, et le garçon de 18 ans, selon la police, étaient membres de la communauté pachtoune et vivaient à Karachi. Ils étaient en froid avec leurs proches depuis qu’ils avaient fugué ensemble le mois dernier.

Selon la police, la famille du jeune homme les avaient persuadés de revenir chez eux pour se marier.

Mais une jirga, conseil tribal s’attribuant le pouvoir de faire justice, qui avait été saisie par les deux familles, avait ordonné que le couple soit mis à mort.

« La (jirga) a décidé que la jeune fille serait électrocutée par son père et son oncle, et le garçon le serait par son propre père et son oncle », a déclaré à l’AFP l’officier de police Amanullah Marwat, ajoutant que les familles avaient ensuite secrètement enterré les corps.

Face à un système judiciaire défaillant, les jirgas sont souvent saisies lors de différends notamment dans les zones rurales, mais elles sont plus rares en ville.

La police a arrêté les membres de la famille soupçonnés d’avoir participé aux meurtres, inculpés pour homicide et dissimulation de preuves. Mais le chef de la jirga ayant ordonné le crime est toujours en fuite.

Des centaines de Pakistanaises sont tuées par leurs proches chaque année sous le prétexte qu’elles ont souillé l’honneur familial.

Jusqu’il y a peu, les coupables — le plus souvent des hommes — pouvaient échapper au châtiment en obtenant le pardon des autres membres de la famille.

Mais en juillet 2016, l’assassinat très médiatisé d’une starlette des réseaux sociaux, Qandeel Baloch, dont le frère a avoué le meurtre, avait relancé le débat.

Depuis, le Parlement a voté une loi visant à empêcher que les meurtriers agissant au nom de l’honneur puissent être graciés par la famille. Mais les critiques soulignent que des failles subsistent.

Romandie.com avec(©AFP / 12 septembre 2017 16h38)                

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Pakistan: au moins 15 morts dans un attentat dans le sud-ouest

août 12, 2017

Un volontaire achemine une civière sur le lieu d’un attentat à Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan le 12 août 2017 / © AFP / BANARAS KHAN

Au moins 15 personnes, dont sept civils, sont mortes dans un attentat samedi soir au Baloutchistan, une province instable du sud-ouest du Pakistan, a annoncé l’armée.

L’attaque visait un véhicule militaire et a été menée au moyen « d’explosifs incendiaires », provoquant un incendie d’autres voitures à proximité, a indiqué un porte-parole de l’armée.

Vingt-cinq personnes ont également été blessées, a-t-il précisé. L’armée s’est déployée sur les lieux et a établi un cordon de sécurité autour du site. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital.

La déflagration s’est produite à un arrêt de bus à Quetta, la capitale provinciale, avaient auparavant indiqué les autorités locales.

« Jusqu’à maintenant nous avons reçu huit cadavres et 17 blessés », a déclaré à l’AFP le Dr. Fareed Sumalani, directeur médical de l’hôpital public local.

« Nous essayons de transférer les blessés dans des hôpitaux au plus vite. Les secours sont en train d’éteindre l’incendie », a indiqué sur la chaîne Dunya TV Sarfraz Bugti, le secrétaire aux affaires intérieures de la province.

Aucun groupe armé n’avait revendiqué l’explosion dans l’immédiat, mais les rebelles talibans ainsi que le groupe Etat islamique ont déjà ciblé Quetta par le passé.

Le Baloutchistan, qui borde l’Iran et l’Afghanistan, est une province riche en ressources naturelles mais secouée par une insurrection séparatiste et des violences islamistes.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 22h31)                

Viol sur ordonnance dans un tribunal du Pakistan

août 6, 2017

Vue sur la chambre où une adolescente pakistanaise a été violée sur ordonnance des anciens du village à Raja Ram, au Pakistan, le 26 juillet 2017 / © AFP / SS MIRZA

L’adolescente a été violée sur autorisation du conseil des anciens du village pour venger le crime commis par son frère: dans cette région reculée du Pakistan, la sentence a conduit les habitants à s’interroger sur la validité de la justice traditionnelle.

L’assemblée de vieux « sages », également connue comme le panchayat, ou la jirga, a ordonné à la mi-juillet à un homme de violer cette jeune fille de 16 ans pour réparer l’outrage infligé à sa soeur, âgée de 12 ans.

« Que Dieu la prenne en pitié, quelle étrange journée et quelle énorme injustice », résume Amina Bibi, une habitante de Raja Jam, en écho au trouble qui s’est emparé de cette petite localité de 3.000 âmes depuis le double viol.

« Dans notre région, on n’a ni école ni hôpital, la pauvreté et l’ignorance règnent en maîtres… Cette incident porte la marque de l’ignorance », renchérit Imtiaz Matila, 46 ans.

« C’est une tache sur le nom de ce panchayat, » affirme un sexagénaire, Manzoor Hussain.

Depuis, les deux filles ont été emmenées dans un foyer pour femmes ouvert cette année grâce à une législation progressiste adoptée en 2016 par la province, qui garantit de nouveaux droits et une meilleure protection aux femmes.

Le foyer est situé à Multan, la cinquième ville du Pakistan, à quelques kilomètres seulement de Raja Ram. Mais cette nouvelle loi et la ville paraissent à mille lieues du village.

A Raja Jam, les hommes sont assis sur les charpoy, ces banquettes traditionnelles de bois et de cordes tressées, cherchant à s’abriter de la chaleur. Les femmes sont gommées du paysage, abritées des regards par les murs de pierres qui enserrent chaque maison.

– ‘Rien de plus déshonorant’ –

Dans les villages comme Raja Ram, les panchayat sont toujours considérés comme le système de justice authentique alors que les cours pakistanaises, largement calquées sur le système britannique, sont perçues comme un ensemble exogène.

« Du temps de nos ancêtres déjà nous avions des conseils de villages », remarque Manzoor Hussain.

Les cours pakistanaises peuvent mettre des années à juger une affaire criminelle, quand les conseils villageois règlent l’affaire immédiatement.

Mais ils sont récemment devenus l’objet de critiques en raison de leurs décisions controversées concernant les femmes en particulier.

« Tout repose sur l’honneur dans ce système, or il n’y a rien de plus déshonorant pour une famille que le viol d’une fille », explique une militante féministe, Aisha Sarwari.

« Les hommes de la famille de l’agresseur doivent donc subir le même déshonneur que celui des proches de la victime ».

« C’est l’idée d’équité (ente victimes et bourreaux) dans ces communautés, qui fait que les femmes se retrouvent à servir de caution en quelque sorte », ajoute-t-elle.

Une jirga est restée dans les annales de l’infamie pour avoir ordonné en 2002 le viol collectif d’une femme nommée Mukhtar Mai dont le frère avait été, à tort, été accusé de viol.

Mukhtar Mai, qui vit dans le Pendjab (centre) à quelques heures au nord de Multan avait alors, de façon très inhabituelle, décidé de poursuivre ses violeurs en justice.

Mais ces derniers avaient été exonérés et le recours aux panchayats a continué dans la région, même si Mukhtar Mai est devenue une championne du droit des femmes.

– La loi des Jirga –

La Cour Suprême a essayé d’en finir avec ces assemblées traditionnelles, déclarées illégales en 2006.

Mais pour tenter d’accélérer le rythme de la justice, le gouvernement est revenu sur cette décision par une loi qui autorise de nouveau les jirga pour régler des conflits de villages.

La « loi des jirga » comme l’appellent les féministes, a évidemment suscité l’inquiétude compte tenu de leur passif.

« Les décisions des jirgas ont toujours un impact négatif sur la vie des femmes », estime une militante du droit des femmes, Samar Minallah, qui s’était mobilisée devant la Cour suprême en 2006 pour la loi anti-jirga.

Au moins, l’émoi suscité par la décision de Raja Ram a convaincu la justice de demander une enquête sur l’affaire.

Malgré son inquiétude, Samar Minallah compte sur cette affaire pour « rappeler à l’Etat que ces jirgas vont à l’encontre de la Constitution et de l’humanité ».

Et quoi qu’il advienne, la confiance populaire dans le système traditionnel a été ébranlée, tout au moins à Raja Ram.

« Autrefois les anciens savaient prendre de bonnes décisions », se souvient Matila. « Ils connaissaient les réalités du village. Mais maintenant, avec ces panchayat… »

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2017 12h27)                

Pakistan: l’ex-ministre Abbasi élu Premier ministre

août 1, 2017

L’ex-ministre du Pétrole Shahid Khaqan Abbasi (au centre), choisi par le parti au pouvoir comme Premier ministre intérimaire, avec des chefs du PLM-N après une réunion au Parlement à Islamabad, le 1er août 2017 / © AFP / AAMIR QURESHI

Le Parlement du Pakistan a élu mardi Premier ministre l’ex-ministre et homme d’affaires Shahid Khaqan Abbasi en remplacement de Nawaz Sharif, destitué vendredi par la Cour suprême à la suite d’une affaire de corruption.

Le résultat du scrutin a été annoncé solennellement par le président de l’Assemblée Sardar Ayaz Sadiq. Le nouveau chef du gouvernement a obtenu 221 voix en sa faveur, bien plus que les 172 requises. Il doit prêter serment plus tard dans la soirée.

L’issue du vote ne faisait guère de doute, M. Abbasi ayant reçu le soutien de M. Sharif lui-même et de son parti, le PML-N, majoritaire au Parlement.

« Je suis reconnaissant à tous ceux qui ont participé à ce processus démocratique », a déclaré M. Abbasi, fines lunettes et barbe poivre et sel. « Ceux qui étaient pour, ceux qui étaient contre. C’est la procédure en démocratie. Et je suis aussi reconnaissant au PML-N de m’avoir nominé à ce poste. Et surtout, je suis très reconnaissant à Nawaz Sharif », a-t-il dit.

L’opposition, dont le parti de l’ex-champion de cricket Imran Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), s’était pour sa part présentée divisée avec trois candidats différents dont aucun n’avait la moindre chance de l’emporter.

M. Abbasi, qui occupait depuis 2013 le poste de ministre du Pétrole et des ressources naturelles dans le gouvernement de M. Sharif, a également été président de la compagnie aérienne publique Pakistan International Airlines (PIA) et a créé en 2003 une compagnie concurrente privée, Air Blue.

Son passage à la tête du gouvernement pakistanais pourrait toutefois être bref, Nawaz Sharif ayant déjà fait savoir qu’il entendait confier sa succession politique à son frère cadet Shahbaz Sharif.

Mais celui-ci, qui occupe actuellement le poste de chef du gouvernement provincial du Pendjab, doit encore se faire élire au Parlement fédéral s’il veut devenir à son tour Premier ministre.

Il devrait prochainement présenter sa candidature dans la circonscription électorale laissée vacante par son frère à la suite de la décision de la Cour suprême. Le processus pourrait prendre jusqu’à 45 jours.

– « Route chaotique »

La Cour suprême a rendu vendredi un arrêt controversé « disqualifiant » M. Sharif de son poste de député, le jugeant coupable de n’avoir pas déclaré un salaire de 10.000 dirhams (2.300 euros) attribué par une entreprise détenue par l’un de ses fils aux Emirats arabes unis.

Bien que M. Sharif n’ait pas perçu le salaire en question, les cinq juges de la Cour suprême ont estimé que le Premier ministre ne s’était pas comporté en « membre honnête du Parlement », comme le requiert la Constitution, d’où leur verdict.

Ce jugement a divisé au Pakistan. Pour nombre d’observateurs, le motif avancé par la Cour relève de la « technicité » et prouve le caractère « politique » du verdict, voire relève du « coup d’Etat judiciaire ».

Pour l’analyste politique Imtiaz Gul, du Centre for Research and Security Studies, il s’agit au contraire « d’un grand moment pour la transition du Pakistan vers une vraie démocratie fonctionnelle. Je pense que c’est très bien pour le processus de responsabilité et l’Etat de droit. Espérons que la disqualification de Nawaz servira de catalyseur », dit-il à l’AFP.

C’est la troisième fois que Nawaz Sharif est empêché de terminer un mandat, la première fois – déjà – suite à un scandale de corruption, la deuxième en raison d’un coup d’Etat.

« Il y a actuellement beaucoup d’incertitude et la route risque d’être chaotique, surtout pour les Sharif et ce serait un miracle qu’ils (y) survivent malgré toutes les poursuites engagées contre eux. Le parti et la famille n’en sortiront pas indemnes », prévient encore M. Gul.

Imran Khan, le charismatique leader de l’opposition, qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, espère pour sa part surfer sur le scandale pour rallier des suffrages en vue des prochaines élections législatives au Pakistan, prévues en juin 2018.

Cependant, Imran Khan est lui-même poursuivi en justice pour corruption: il a notamment omis de déclarer des biens et des sociétés offshore, soit les mêmes charges que celles qui ont conduit à la déposition de M. Sharif. Ses avocats ont démenti et assuré que sa richesse provenait de sa carrière de champion.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2017 14h39)                

Pakistan: au moins 25 morts dans une explosion sur un marché de Lahore

juillet 24, 2017

Au moins quinze personnes ont été tuées et 20 blessées dans une explosion d’origine inconnue à Lahore, la capitale culturelle du Pakistan,le 24 juillet 2017 / © AFP / ARIF ALI

Au moins vingt-cinq personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées lundi dans une explosion d’origine inconnue sur un marché de légumes de Lahore, la capitale culturelle du Pakistan.

La puissante déflagration, qui a soufflé de nombreuses fenêtres à la ronde, « ressemble à une attaque-suicide visant la police, mais nous sommes encore en train de vérifier sa nature », a déclaré un haut responsable municipal, Abdullah Khan Sumbul.

Un porte-parole de la police de Lahore, Syed Hammad Shah, a fait état d’un bilan de 25 morts et 40 blessés. Un autre responsable administratif, Sumair Ahmad Syed, a pour sa part avancé un total de 25 morts et 35 blessés.

Le ministre de l’Intérieur Chaudhry Nisar Ali Khan avait prévenu auparavant lors d’un point presse que le bilan pourrait augmenter, mais est lui aussi resté prudent quant à la cause de l’explosion: « On ignore pour le moment s’il s’agit d’un acte de terrorisme ou d’une explosion accidentelle », a-t-il dit. La plupart des victimes sont des policiers et des passants, a-t-il ajouté.

– Explosion assourdissante –

Le ministre provincial de la Justice, Rana Sanaullah, a précisé de son côté que l’explosion s’était produite sur un marché de légumes bondé.

Nombre de policiers avaient été déployés sur le site pour en chasser des vendeurs à la sauvette et 10 membres des forces de l’ordre figurent parmi les victimes, selon un haut responsable de la police, Haider Ashraf.

« Je me trouvais dans mon bureau quand ça s’est produit. Une explosion assourdissante, qui a secoué tout le complexe de tours Arfa Karim », où se trouve son bureau, a indiqué à l’AFP Sher Dil, un employé d’une compagnie privée. Les fenêtres du bâtiment ont volé en éclats, a-t-il ajouté.

Lahore a souvent été le théâtre de sanglantes attaques insurgées dans le passé, mais elles se sont raréfiées ces dernières années, tandis que la situation sécuritaire au Pakistan s’est globalement améliorée.

La dernière attaque de grande ampleur à Lahore remonte à mars 2016, lorsque 75 personnes avaient péri et des centaines d’autres avaient été blessées par une bombe visant la communauté chrétienne dans un parc le dimanche de Pâques.

Lahore, forte d’environ 6 millions d’habitants et la capitale de la province du Pendjab, la plus riche et la plus peuplée du Pakistan, a depuis été la cible d’autres attaques à la bombe moins meurtrières.

Les explosions de citernes de gaz, utilisées par les Pakistanais pour faire la cuisine et par certains véhicules, sont elles aussi fréquentes dans le pays. Une forte explosion en février dernier à Lahore, initialement mise sur le compte d’une bombe, avait finalement été attribuée par les autorités à une explosion due au gaz.

Le président, le Premier ministre et le chef d’Etat-major du Pakistan ont présenté leur condoléances pour les pertes humaines provoquées par l’explosion de lundi.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2017 16h02)

États-Unis: le Pentagone bloque des paiements à l’armée pakistanaise

juillet 21, 2017
Le chef du Pentagone Jim mattis lors d’une conférence de presse au Pentagone à Washington DC le 19 mai 2017 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le ministère américain de la Défense a bloqué des paiements à l’armée pakistanaise, le chef du Pentagone Jim Mattis étant parvenu à la conclusion qu’Islamabad n’agissait pas suffisamment pour combattre le réseau Haqqani, affilié aux talibans, a indiqué vendredi un porte-parole.

« Le ministre Mattis a informé les commissions de la Défense du Congrès qu’il n’était pas en mesure de certifier que le Pakistan avait pris suffisamment de mesures contre le réseau Haqqani pour permettre un versement total des fonds de soutien de la coalition pour l’année fiscale 2016 », a fait savoir Adam Stump.

Les Etats-Unis avaient alloué 900 millions de dollars d’aide militaire au Pakistan au titre de 2016 à travers un fonds spécial. Islamabad en a déjà reçu 550 mais la décision du ministre a entraîné le blocage d’un versement de 50 millions.

Les 300 millions manquants avaient été annulés auparavant par le Congrès dans le cadre de coupes plus larges.

« Cette décisions ne minimise pas l’importance des sacrifices accomplis par l’armée pakistanaise ces dernières années », a relevé le porte-parole. « Le Pakistan a encore le temps d’agir contre le réseau Haqqani de façon à influencer la décision du ministre pour l’année fiscale 2017 », a-t-il poursuivi.

Le Pakistan est en effet supposé recevoir cette année 900 millions de dollars.

Le réseau Haqqani est basé dans des régions frontalières entre l’Afghanistan et le Pakistan. Ce groupe armé allié des talibans est à l’origine de nombreuses attaques contre les forces étrangères et locales en Afghanistan.

Le Pakistan a reçu des milliards de dollars d’aide américaine depuis l’invasion de l’Afghanistan en 2001 sous la conduite des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2017 16h57)

Pakistan: un camion de carburant s’enflamme, au moins 139 morts

juin 25, 2017

Des équipes de secours près de l’épave calcinée d’un camion-citerne qui s’est enflammé, le 25 juin 2017 à Ahmedpur East, au Pakistan / © AFP / STR

Au moins 139 personnes ont été tuées et une centaine blessées par un incendie dimanche au Pakistan, lorsqu’un camion citerne d’hydrocarbures s’est renversé et que des riverains se sont précipités pour récupérer le carburant répandu sur la chaussée.

Cette tragédie intervient alors que nombre de Pakistanais sont sur les routes pour rejoindre leur famille à l’occasion des festivités d’Aid-al-Fitr, fête musulmane majeure marquant la fin du mois sacré du ramadan.

Des riverains déambulaient parmi des dizaines de corps et véhicules carbonisés, après la catastrophe qui a eu lieu près de la ville d’Ahmedpur East, à 500 km au sud de Lahore.

« Le bilan des morts est monté à 139 et la plupart des blessés sont dans un état grave », a déclaré l’AFP le ministre de la Santé de la province du Pendjab Salman Rafiq, soulignant que le bilan pourrait s’alourdir.

Le camion, qui transportait 40.000 litres de carburant du port de Karachi jusqu’à Lahore, s’est couché tôt dimanche matin sur l’autoroute reliant ces deux métropoles.

La police routière, arrivée sur place immédiatement après l’accident, a tenté en vain d’éloigner la population accourue pour profiter de l’aubaine, a indiqué son porte-parole Imran Shah.

« Les habitants du village voisin de Ramzanpur Joya se sont précipités sur le site avec des seaux et d’autres contenants et de nombreuses personnes à moto se sont arrêtées pour récupérer le carburant », a indiqué à l’AFP le chef de la police régionale, Raja Riffat.

« Dix minutes plus tard, le camion citerne a explosé, créant une énorme boule de feu qui a englouti tous ceux qui récupéraient le carburant ».

Le feu s’est très vite propagé à une vaste portion de route, où de nombreuses personnes étaient piégées dans l’embouteillage déclenché par l’accident.

Plus de 100 carcasses de véhicules carbonisés, voitures, minibus et motos, jonchaient la chaussée où étaient éparpillées gamelles, casseroles, jerrycans et seaux que les victimes avaient apportés pour collecter le carburant.

Après l’incendie, des dizaines de riverains se sont rassemblés près du site, se lamentant sur le sort de leur proches.

« Nous sommes sous le choc », a déclaré Hafiz Sohail, en attendant le corps de son oncle et de son cousin de 13 ans, tous les deux décédés en tentant de récolter un peu d’or noir.

« Qu’est ce qu’on va faire de cete essence, maintenant? A quoi ça servait de faire ça? » déplorait un autre habitant, Sohail, pointant du doigt un seau, et racontant avoir vu le chauffeur crier aux gens de s’éloigner, en vain.

Parmi la centaine de blessés hospitalisés, nombre étaient très grièvement brûlés, à plus de 80%, a indiqué un médecin local sous couvert d’anonymat.

– Mauvais élève –

Les hôpitaux de la région ont été placés en état d’alerte et des blessés ont été évacués par hélicoptère.

L’armée a mobilisé un avion de transport C-130 pour en transporter certains jusqu’à Lahore.

Le Premier ministre et le président ont fait part de leur profonde tristesse.

Le conducteur, placé en garde à vue, a indiqué que le camion s’était renversé après qu’un pneu eut éclaté, a indiqué le ministre de la Justice du Pendjab, Rana Sanaullah, précisant que des analyses ADN seront menées pour identifier les corps.

Le Pakistan est un très mauvais élève en matière de sécurité routière, en raison du mauvais état des routes, du manque d’entretien des véhicules et de l’imprudence des conducteurs.

En 2015, au moins 62 personnes dont nombre d’enfants et de femmes avaient péri dans le sud du pays, lorsque leur bus était entré en collision avec un camion citerne de pétrole, déclenchant un puissant incendie.

La fin du ramadan a déjà été endeuillée par une série d’attentats qui ont fait au moins 65 morts à travers le pays, déclenchant des mesures de sécurité supplémentaires.

Le bilan d’un double attentat vendredi contre un marché bondé d’une localité majoritairement chiite près de la frontère afghane est passé à 51 morts dimanche. Le même jour, un attentat visant la police avait fait 14 morts à Quetta (sud ouest) et quatre policiers avaient été abattus à Karachi.

Sur les réseaux sociaux dimanche, des internautes faisaient part de leur solidarité avec les victimes de l’incendie du camion ainsi que celles des attentats de vendredi, priant pour célébrer Aid en paix lundi.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2017 18h48)                

Le Pakistan ensanglanté par des attentats à l’approche de l’Eid

juin 23, 2017

Une ambulance emmènent des victimes des doubles attentats à Parachinar, le 23 juin 2017 au Pakistan / © AFP / STR

Des attentats ont ensanglanté le dernier vendredi du mois sacré du ramadan au Pakistan, l’un faisant 13 morts au Baloutchistan, province instable du sud-ouest, et l’autre 11 morts sur un marché bondé de Parachinar, à la frontière afghane.

A Quetta, capitale du Baloutchistan, un véhicule de police a été pris pour cible par un attentat revendiqué à la fois par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et par Jamaat-ul-Ahrar, une faction du mouvement taliban pakistanais (TTP).

Les deux organisations ont donné des détails divergents, selon SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne des mouvances extrémistes.

L’EI Province de Khorasan, la branche du groupe au Pakistan et en Afghanistan, a revendiqué plusieurs attentats ces derniers mois au Baloutchistan, parfois en alliance avec des groupes islamistes locaux, dont le Jamaat-ul-Ahrar.

L’explosion devant les bureaux du chef de la police a fait 13 morts et une vingtaine de blessés, touchés par des schrapnels, a indiqué le docteur Fareed Ahmed, médecin en chef de l’Hôpital civil.

Parmi les victimes, neuf policiers ont été tués, selon le chef de la police de la ville, Abdul Razzak Cheema.

La police a été prise pour cible, a indiqué un autre responsable policier, sans pouvoir préciser la nature exacte de l’explosion.

A l’hôpital, des enfants s’inquiétaient au chevet de leurs proches allongés sur des civières souillées de sang.

« J’étais assis quand il y a eu l’explosion, je suis tombé », a raconté à l’AFP une victime, Gulzar Ahmad, trop hébété pour donner davantage de détails.

Cette province frontalière de l’Iran et de l’Afghanistan est la plus vaste du Pakistan, mais ses quelque sept millions d’habitants se plaignent d’être marginalisés et spoliés de leurs riches ressources gazières et minières.

Elle est secouée depuis plus d’une décennie par une insurrection séparatiste et des violences islamistes.

Des opérations militaires et de développement ont permis de faire nettement diminuer les violences ces dernières années, mais des attentats meurtriers s’y produisent toujours sporadiquement.

La région est stratégique car c’est là que débouche le corridor économique sino-pakistanais (CPEC), un ambitieux projet de liaison routière, énergétique et de télécommunications ralliant la Chine à la mer d’Arabie via le port en eaux profondes de Gwadar au Baloutchistan.

– – marchés ciblés – –

Beaucoup plus au nord, un attentat contre un marché bondé à l’approche des festivités de l’Eid el-Fitr a fait au moins 11 morts dans une localité principalement chiite des Zones tribales.

La première explosion a eu lieu à l’heure de pointe sur un marché de Parachinar, capitale de la Zone tribale de Kurram, a indiqué Nasrullah Khan, un haut responsable local.

« Quand les secours se sont précipités sur le site pour aider les blessés, il y a eu une deuxième explosion », a-t-il précisé, faisant état de plus de 24 blessés, et d’un bilan qui pourrait encore grimper.

Un autre responsable local a confirmé le bilan.

Ils n’ont pas pu préciser la nature de l’explosion, qui n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Les marchés de cette ville reculée, proche de la frontière afghane, ont déjà été visés par deux attentats majeurs cette année, qui avaient fait 22 et 24 morts.

Depuis, « les bazars sont protégés par des barrières, et les véhicules n’y sont pas autorisés », a indiqué Sajid Hussain Turi, un élu local propriétaire du marché visé vendredi.

L’agence de Kurram, connue pour les heurts récurrents entre chiites et sunnites, est l’une des sept Zones tribales qui sont gouvernées selon des lois et coutumes spécifiques.

Les musulmans chiites, représentant environ 20% de la population pakistanaise, sont considérés comme des hérétiques par nombre de groupes armés pakistanais d’obédience sunnite, qui les prennent régulièrement pour cible.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2017 16h48)

L’EI affirme avoir tué deux Chinois enlevés en mai au Pakistan

juin 8, 2017

Islamabad – Le groupe jihadiste Etat islamique a affirmé jeudi avoir tué deux Chinois enlevés par des hommes armés le 24 mai au Baloutchistan, province instable du sud-ouest du Pakistan, où ils travaillaient.

L’EI a revendiqué, dans un communiqué via l’agence Amaq, l’assassinat des deux Chinois « détenus dans le canton de Mastuq », dans cette province.

Ni les autorités chinoises, ni les autorités pakistanaises, n’ont pour l’heure confirmé les décès.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué qu’il cherchait « à vérifier des informations pertinentes par des canaux divers, y compris avec les autorités pakistanaises ».

« Nous avons pris note de différents rapports et nous exprimons notre profonde préoccupation. Nous avons essayé de libérer les deux otages au cours des derniers jours », a déclaré une porte-parole du ministère, Hua Chunying, citée par l’agence de presse chinoise Xinhua.

Quelques heures auparavant, l’armée pakistanaise avait annoncé avoir mené une opération contre le groupe jihadiste plus tôt en juin, dans laquelle jusqu’à 15 membres du groupe Lashkar-e-Jhangvi Al-Almi (LeJA), qui discutait avec l’EI de l’établissement d’une base au Baloutchistan, avaient été tués.

Les deux travailleurs chinois avaient été enlevés à Quetta, capitale du Baloutchistan. Le numéro deux de l’ambassade de Chine au Pakistan, Lijian Zhao, avait indiqué à l’AFP que les deux victimes étudiaient l’ourdou, langue nationale pakistanaise, dans un centre linguistique.

Les investissements chinois se développent au Pakistan voisin dans le cadre du CPEC, une ambitieuse liaison routière et de télécommunications annoncée en 2015 qui vise à relier l’ouest de la Chine à la mer d’Arabie en traversant le Pakistan du nord au sud.

Cela comprend la construction de routes, d’installations énergétiques, d’un important port à Gwadar sur la côte du Baloutchistan et d’autres infrastructures dont Islamabad espère qu’elles relanceront son économie.

Conséquences: le nombre de Pakistanais cherchant à apprendre le mandarin a beaucoup augmenté ces dernières années, dans la perspective de l’arrivée de milliers d’expatriés chinois supplémentaires et d’emplois dans des entreprises chinoises.

Le Baloutchistan, région riche en ressources minières, est secoué depuis 2004 par une insurrection séparatiste et des violences islamistes, qui ont fait des centaines de morts.

Frontalière de l’Iran et de l’Afghanistan, c’est la plus vaste mais aussi la plus pauvre des provinces pakistanaises. Ses quelque sept millions d’habitants se plaignent d’être marginalisés, et spoliés de la part des ressources naturelles leur revenant.

Avec la multiplication des opérations militaires et des projets de développement, la violence y a néanmoins beaucoup baissé ces dernières années.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juin 2017 01h27)                                            

Une Saint-Valentin sans les femmes du Pakistan et de l’Indonésie

février 14, 2017

Baisers de fennecs

 

 

 

 

Un couple de Fennecs

 

 

Femmes dociles du Pakistan et de l’Indonésie

Privées de la Saint-Valentin comme une hérésie

Par la justice respective de vos chers pays

Sous l’œil hypocrites et complices de vos maris

Qui vous maltraitent impunément au lit

Sans une infraction de leurs crimes et délits

Si vous étiez libres comme les albatros hurleurs

Se donnant les baisers avec bonheur en toute heure

Vous jalouserez la liberté des sternes arctiques

Se suçant la langue d’une joie sympathique

Les pattes posées sur la glace d’une éclatante beauté

Savourant les délices de la Saint-Valentin avec bonté

Comme des fennecs qui de leur museau goûtent aux câlins

Dégagent un brin de parfum fruité de ces moments coquins

Que procurent la Saint-Valentin interdite de fête catholique

Dans un monde où les femmes ne sont plus des bourriques

Mais plutôt de sujets de droits pouvant exprimer leur liberté

Sans être inquiétées, menacées, flagellées,  privées et martyrisées.

 

Bernard NKOUNKOU

AlbatrosCoupl de sternes

Couple des albatros ci-dessus et de sternes ci-dessous