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Mali : Gao sous le feu de la guérilla du Mujao

février 22, 2013
Des soldats maliens lors de combats à Gao, le 21 février 2013. Des soldats maliens lors de combats à Gao, le 21 février 2013. © Frederic Lafargue/AFP

Traqués dans leur refuge montagneux de l’Adrar des Ifoghas, les jihadistes du nord du Mali tentent de reprendre la main en contre-attaquant plus au sud dans la ville de Gao. Les assaillants ont été repoussés, jeudi 21 février, après avoir occupé la mairie et la résidence du gouverneur. Des combats ont repris vendredi matin.  

Gao sera-t-il un nouveau Kandahar ? Si les jihadistes du Mujao et d’Aqmi en rêvent, ils en sont encore loin. Mais la guérilla qu’ils mènent au nord du Mali commence à poser de gros problèmes aux armées coalisées. Jeudi 21 février, au moins une « quarantaine d’islamistes », selon une source militaire malienne, ont mené une violente offensive contre la cité des Askia, avant d’être repoussés. Deux militaires français ont été blessés dans les combats tandis que quatre maliens le seraient également, selon le ministère français de la Défense.

Les combats ont débuté dans la nuit de mercredi à jeudi à la périphérie de Gao, aux entrées nord et sud, impliquant des soldats nigériens, avant que les soldats maliens et français ne repoussent finalement les assaillants du centre-ville. « Il y a eu une offensive d’un groupe de jihadistes qui ont, à un moment donné, occupé la mairie de Gao et la résidence du gouverneur. Les forces maliennes appuyées par des forces françaises ont réagi et cinq jihadistes ont été tués. La situation est redevenue normale », a annoncé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en marge d’une réunion ministérielle de l’Otan à Bruxelles.

Un soldat français fouille des habitations après des combats dans la ville malienne de Gao, le 21 février 2013.

« Combat asymétrique »

 

Les combats ont pris fin dans l’après-midi, après l’intervention de deux hélicoptères Gazelle, selon une source militaire. Le palais de justice a en partie été incendié lors des combats, de même qu’une une station-service. Un homme portant une ceinture d’explosifs a également été maîtrisé. Mais la plupart des jihadistes se sont ensuite fondus dans la population. « Cela montre que nous sommes maintenant dans un combat asymétrique, cela montre que nous sommes dans une vraie guerre, qui a lieu au nord et autour des villes que nous avons libérées », a ajouté le ministre.

Parallèlement, à 300 km plus au nord, à Kidal, un attentat-suicide a eu lieu, ne tuant que ses auteurs. Un « véhicule est arrivé en filant vers le sud-ouest » de la ville et « a explosé à environ 500 mètres du camp occupé par les Français et les Tchadiens. Deux civils ont été blessés, ils sont à l’hôpital », a déclaré un élu de Kidal, une information confirmée de source sécuritaire malienne à Bamako.

« D’autres explosions »

Selon un fonctionnaire de Kidal, l’explosion a eu lieu « à moins d’un kilomètre du camp occupé par les Tchadiens [qui sont quelque 1 800, NDLR] et les Français », précisant que si le « kamikaze » visait probablement le camp, mais qui était « allé exploser avec sa voiture noire dans une cour ». « Le chauffeur du véhicule a été tué sur le coup », a déclaré l’élu. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), a revendiqué l’attentat.

« Nous sommes arrivés à rentrer sans aucun problème à l’intérieur de Kidal même pour faire exploser comme prévu un véhicule. (…) Nous allons avoir la victoire sur tous les ennemis. D’autres explosions auront lieu sur tout notre territoire » a affirmé le porte-parole du Muajo, Abu Walid Sahraoui.

Mardi, le président français François Hollande avait déclaré que l’opération Serval, lancée le 11 janvier, entrait dans sa « dernière phase ». Il s’agit d’aller « jusqu’au bout, c’est-à-dire l’arrestation des derniers chefs ou groupes terroristes qui demeurent à l’extrême nord du Mali », a-t-il précisé.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : des tirs à l’arme lourde à Gao et une voiture piégée à Kidal

février 21, 2013

 

Des soldats français à Gao, au Mali, le 10 février 2013 Des soldats français à Gao, au Mali, le 10 février 2013 © AFP

Deux villes au nord du Mali ont été les cibles d’attaques des jihadistes : des tirs à l’arme lourde ont été entendus dans la nuit du 20 au 21 février à Gao alors qu’à Kidal, un véhicule piégé a explosé près du camp où sont stationnés les soldats français et tchadiens.

Des tirs à l’arme lourde ont été entendus dans la nuit du 21 février à Gao, la plus grande ville du nord du Mali, selon des sources concordantes rapportées par l’AFP. « Nous avons entendu dans la nuit de mercredi à jeudi matin des tirs à l’arme lourde d’origine indéterminée, à au moins deux entrées de Gao. Nous cherchons des précisions », a confirmé un sous-officier de l’armée malienne, interrogé par téléphone depuis Bamako. Des tirs ont été également entendus par d’autres témoins.

Selon une source militaire malienne, des combats se poursuivent entre les soldats maliens et une quarantaine d’islamistes venus de villages proches de Gao. Ces affrontements ont lieu aux entrées Nord et Sud de la ville mais aussi près de la mairie et du palais de justice qui serait même en flammes.

La ville de Gao, située à 1 200 km au nord-est de Bamako, reprise aux islamistes armés liés à Al-Qaïda, le 26 janvier, par les soldats français et maliens, a connu déjà deux attentats-suicides, les 8 et 9 février. Ils avaient été commis par deux kamikazes qui s’étaient faits exploser contre un poste de contrôle de l’armée malienne. Au lendemain, de violents combats de rue ont eu lieu au centre-ville de Gao entre des combattants jihadistes et les soldats français et maliens. Ces affrontements ont fait cinq morts et 17 blessés.

Nouvel attentat

Au nord-est du pays, à Kidal, au moins deux civils ont été blessés le 21 février dans l’explosion d’un véhicule apparemment piégé près du camp où sont stationnés des militaires français et tchadiens. Selon un élu de Kidal, le véhicule est arrivé en filant vers le sud-ouest de la ville avant d’exploser à environ 500 mètres du camp occupé par les Français et les Tchadiens. Deux civils ont été blessés, ils sont à l’hôpital. Personne n’a encore approché le véhicule pour savoir si le conducteur vivait toujours.

Pour l’instant, « personne n’a encore approché le véhicule pour savoir si le conducteur était encore en vie », a déclaré à l’AFP un élu de Kidal, information confirmée de source sécuritaire malienne à Bamako. Un fonctionnaire du gouvernorat de Kidal a, de son côté, précisé que l’explosion du véhicule avait eu lieu à moins d’un kilomètre du camp occupé par les Tchadiens et les Français. Selon lui, le conducteur du véhicule était sans doute un kamikaze qui visait le camp. Mais il est allé exploser avec sa voiture noire dans une cour. Il y a eu un grand bruit.

Les forces françaises ont repris dans la nuit du 29 au 30 janvier le contrôle de l’aéroport de Kidal, à 1 500 km au nord-est de Bamako, ancien bastion islamiste, où quelque 1 800 soldats tchadiens sont entrés depuis pour sécuriser la ville.

Jeuneafrique.com avec AFP

Un détenu se suicide au palais de justice

décembre 20, 2012

Un détenu de 28 ans est mort aujourd’hui à Nancy, deux jours après s’être étranglé dans une cellule du palais de justice de la ville où il avait été placé le temps du délibéré du tribunal correctionnel devant lequel il comparaissait pour violences, a-t-on appris de source judiciaire.

« Il a succombé des suites de ses blessures », a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. « Il avait annoncé qu’il allait se suicider. Déjà, il y a trois semaines, lors d’une première comparution, il avait tenté » de mettre fin à ses jours. « Or, le temps de ce délibéré, on l’a laissé seul, sans surveillance, dans sa cellule », avait déploré mardi soir auprès de l’AFP son avocat, Me Alexandre Gantois.

Le jeune homme était déjà détenu pour des faits dont la peine se terminait mercredi.
Le 21 novembre, alors qu’il bénéficiait d’un régime de semi-liberté, il avait commis un vol, puis s’était battu avec des policiers lors de son interpellation.

Jugé mardi selon la procédure de comparution immédiate, il avait été placé dans une cellule du palais de justice après l’audience, le temps que les magistrats statuent sur son cas.

Il s’était alors étranglé avec des bandages qu’il portait au poignet. Après ce geste désespéré, et alors que le jeune homme se trouvait en service de réanimation, les magistrats avaient tout de même rendu leur jugement, le condamnant à 3 ans d’emprisonnement, dont un avec sursis. Une information judiciaire a été ouverte.

Lefigaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire : un militaire avoue avoir tué le général Adama Dosso en 2011

octobre 4, 2012
Le général Brunot Dogbo Blé arrive à Abidjan, le 2 octobre. Le général Brunot Dogbo Blé arrive à Abidjan, le 2 octobre. © AFP

Deux des cinq militaires qui comparaissent pour enlèvement, séquestration, assassinat, ou complicité d’enlèvement et d’assassinat du colonel-major à la retraite Adama Dosso, ont avoué leur culpabilité mercredi 3 octobre, lors de la deuxième journée du premier grand procès lié à la crise ivoirienne de 2010-2011.

Interrompu mercredi 3 octobre en fin de journée, le premier grand procès lié à la crise ivoirienne de 2010-2011 doit reprendre jeudi 4 octobre. Mercredi, deux des cinq militaires qui comparaissent depuis le 2 octobre pour enlèvement, séquestration, assassinat, ou complicité d’enlèvement et d’assassinat du colonel-major à la retraite Adama Dosso, proche d’Alassane Ouattara, en mars 2011, ont avoué leur culpabilité.

Le sergent Jean Noël Lago Léo, un militaire fidèle de Laurent Gbagbo a ainsi avoué être le meurtrier. Le militaire a demandé d’emblée « pardon » à la famille du défunt et révélé avoir tué la victime en lui tirant dessus à la kalachnikov. L’exécution a eu lieu vers un village proche d’Abidjan, a-t-il raconté.

Un autre prévenu, premier accusé entendu, le sergent Noël Toualy, a reconnu avoir arrêté le gradé à un barrage situé près du « Golf » et affirmé l’avoir conduit jusqu’à certains de ses supérieurs. Le colonel-major avait été arrêté alors qu’il sortait du Golf Hôtel, quartier général du président élu Alassane Ouattara, engagé à cette époque dans un bras de fer sanglant avec le président sortant Laurent Gbagbo.

Inculpation de génocide

L’audience, au palais de justice du Plateau (centre) placé sous bonne garde, avait commencé par le rejet par le tribunal des exceptions en annulation introduites à l’ouverture du procès par la défense, qui reproche au procureur militaire d’avoir endossé une instruction menée par un magistrat civil.

Le général Brunot Dogbo Blé, l’un des principaux piliers sécuritaires de l’ancien régime, n’a pas encore été entendu. Il est également inculpé de génocide et d’autres crimes commis durant la crise postélectorale. L’Ancien chef de la Garde républicaine est aussi, avec deux autres officiers, inculpé de complicité d’assassinat du général Robert Gueï. Principal accusé, le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », l’ex-chef de la sécurité rapprochée de l’ancienne Première dame Simone Gbagbo, a été inculpé de l’assassinat du général Gueï.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Côte d’Ivoire : le général Dogbo Blé ouvre le premier des grands procès de la crise postélectorale

octobre 2, 2012
Le général Brunot Dogbo Blé lors de son arrestation, le 15 avril 2011, à abidjan. Le général Brunot Dogbo Blé lors de son arrestation, le 15 avril 2011, à abidjan. © AFP

Une quarantaine de militaires pro-Gbagbo doivent être jugés dans les prochains mois pour leur participation présumée à des crimes commis pendant la crise postélectorale ivoirienne. Le premier de ces procès s’est ouvert le 2 octobre. Il concerne l’ancien chef de la Garde républicaine, Brunot Dogbo Blé.

Depuis mardi 2 octobre, ils sont cinq militaires à affronter leurs juges dans ce qui s’annonce comme le premier des grands procès de la crise postélectorale qui a conduit à la chute de l’ancien président Laurent Gbagbo, en avril 2011. Parmi eux, le général Brunot Dogbo Blé fait figure de l’un des principaux piliers sécuritaires de l’ancien régime. Habillé en civil, l’ex-chef de la très redoutée Garde républicaine est entré dans une salle bondée du palais de justice du Plateau, un quartier d’Abidjan, pour y être jugé en compagnie d’un autre officier et de trois sous-officiers ivoiriens.

Un important dispositif de sécurité était déployé autour du palais pour une audience qui a débuté avec plusieurs heures de retard. Défendus par dix-sept avocats, les cinq hommes sont inculpés de l’assassinat, de l’enlèvement ou de complicité dans l’assassinat du colonel-major à la retraite Adama Dosso, en mars 2011. Celui-ci avait été arrêté alors qu’il sortait du Golf Hôtel, à l’époque quartier général du président élu, Alassane Ouattara, dont il était proche.

Une quarantaine de militaires visés

En tout, selon le procureur militaire Ange Kessi, une quarantaine de militaires pro-Gbagbo seront prochainement jugés dans une série de procès, notamment pour séquestrations suivies de meurtres, viols et vols. Si Dogbo Blé est inculpé de plusieurs crimes par la justice militaire, le chef de génocide a également été retenu contre lui par la justice civile.

Avec deux autres officiers, il est en particulier inculpé de complicité dans l’assassinat du général Robert Gueï, ex-chef de la junte tué le 19 septembre 2002, jour du coup d’État raté contre Gbagbo. Le principal accusé dans ce dossier est le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », l’ex-chef de la sécurité rapprochée de l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le producteur de « L’Innocence des musulmans » arrêté à Los Angeles

septembre 28, 2012
Des policiers du département de la sécurité intérieure attendent le transfert de Nakoula Basseley Nakoula, à proximité du palais de justice de Los Angeles, le 27 septembre 2012.
Des policiers du département de la sécurité intérieure attendent le transfert de Nakoula Basseley Nakoula, à proximité du palais de justice de Los Angeles, le 27 septembre 2012. | AFP/KEVORK DJANSEZIAN

Nakoula Basseley Nakoula, le producteur présumé du film islamophobe L’Innocence des musulmans, a été arrêté, jeudi 27 septembre, à Los Angeles. Le « cinéaste » avait déjà été brièvement entendu par la police le 15 septembre. Depuis il se cachait et n’avait plus été vu. La police avait aidé sa famille à le rejoindre deux jours plus tard.

 Nakoula Basseley Nakoula, 55 ans, avait déjà été condamné en 2010 à 21 mois de prison pour escroquerie bancaire. En février 2009, la justice l’avait accusé d’avoir utilisé illégalement – avec des complices – les identités de clients de plusieurs agences de la banque Wells Fargo en Californie et d’avoir récupéré avec elles plusieurs centaines de milliers de dollars.

Nakoula Basseley Nakoula escorté par la police le samedi 15 septembre
Nakoula Basseley Nakoula escorté par la police le samedi 15 septembre | REUTERS/BRET HARTMAN

Le régime de probation qui lui a été imposé à sa remise en liberté en 2011 stipulait, notamment, l’interdiction d’utiliser Internet ou de se servir de pseudonymes sans l’accord préalable de son officier de probation. Le procureur Robert Dugdale a affirmé que M. Nakoula avait enfreint les conditions de sa liberté conditionnelle à huit reprises. Il a par exemple fait de fausses déclarations à son officier de probation et a utilisé trois noms différents. Pour le fim dont il est le producteur, il a utilisé le pseudonyme de « Sam Bacile ».

La juge Suzanne Segal a ainsi décidé que M. Nakoula, qui se cachait depuis le début de la vague de violences provoquées par son film, devait être emprisonné sans possibilité de libération sous caution car il risque de s’enfuir et il est un représente un danger pour la communauté. « La cour n’a pas confiance dans l’accusé », a-t-elle dit. La sécurité même du producteur a été mise en avant après que sa tête a été mise à prix par un ministre pakistanais.

Sa brève comparution devant un tribunal du centre de Los Angeles a été très encadrée par la police. L’audience était interdite au public mais il était possible de suivre les débats par vidéo-conférence dans un bâtiment proche du tribunal.

L’Innocence des musulmans dépeint le prophète Mahomet comme un voyou aux pratiques déviantes. Il est à l’origine de violentes manifestations à travers le monde arabo-musulman. Au moins 50 personnes ont été tuées lors de ces manifestations.

Lemonde.fr

Côte d’Ivoire/Accusée de trouble à l’ordre public: la fille de Douaty a été libérée

août 25, 2012

Le premier verdict est tombé, hier, dans l’affaire Douaty et sa famille arrêtés. Le tribunal des flagrants délits a décidé de remettre en liberté Désirée Makoura Douaty, fille d’Alphonse Douaty, et quatre autres personnes. Ce sont notamment Rémi Figon Beugré (le fiancé de la fille), Aïté Kouassi, Kono Boka. Les deux dernières personnes citées sont respectivement directeur et chef de cabinet d’Odette Lorougnon, présidente de l’Organisation des femmes du Front populaire ivoirien (OfFpi). Et, Armand Koko chef de cabinet de Miaka Ouretto, président par intérim de l’ex-parti au pouvoir. Tous arrêtés dimanche, ils étaient accusés de «troubles à l’ordre public, incitation à la violence, et d’appel à manifestation».

Au cours de l’audience qui a duré plus d’une heure au palais de justice, au Plateau, les cinq prévenus ont tour à tour nié les faits qui leur sont reprochés. Chacun d’eux a expliqué qu’il a été arrêté dans les environs de la Direction de la surveillance du territoire (Dst), à Cocody, alors qu’il se rendait en ces lieux pour s’enquérir des nouvelles de leur proche, Alphonse Douaty. Ce dernier est le secrétaire général adjoint du Fpi. Il a été arrêté samedi à 20 h30 à son domicile pour atteinte à la sûreté de l’Etat et placé, lundi, sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

Le procureur a rappelé que c’est dans le contexte des récentes attaques contre les positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) que M. Douaty a été arrêté. Me Marcel Gawa, l’un des avocats de la défense s’est dit écœuré qu’un fait naturel comme celui de chercher à avoir des nouvelles d’un parent arrêté, de surcroît son père, soit répréhensible. Il conclura qu’il n’y a pas d’infraction avant de taxer le procès de politique. Les autres avocats de la défense ont chargé l’accusation, allant jusqu’à dénoncer l’absence d’un rapport détaillé sur les circonstances de l’arrestation de leurs clients. «Nous devons, a repris l’un des avocats, travailler à construire un Etat de droit. Il faut que les détentions et les arrestations arbitraires cessent», a-t-il plaidé. «Désirée Makoura Douaty, Remis Beugré Figon, Noël Aïté Kouassi, Armand Koko Konan, Kono Boka sont déclarés non coupables des faits qui leur sont reprochés», a tranché le président du tribunal, Casimir Vaha. «Nos clients ne sont pas coupables et le droit a été dit. Je salue surtout la sagesse du président et du procureur», s’est réjoui Me Marcel Gawa.
Nord-Sud par Ténin Bè Ousmane

Sénégal : l’ex-ministre de l’Intérieur de Wade, Ousmane Ngom, interpellé à Kolda (Sud)

juin 20, 2012

Les poursuites contre d’anciens responsables du pouvoir de l’ex-président Abdoulaye Wade s’accélèrent-elles ? L’ancien ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom a été interpellé ce mercredi en pleine campagne électorale à Korda, au sud du Sénégal.

Les raisons de l’interpellation de Ousmane Ngom, ne sont pas encore connues officiellement. « Des policiers sont venus le prendre à Kolda », a simplement affirmé une source policière sans plus de précisions. Mais pour la presse locale, l’arrestation de l’ex-ministre de l’Intérieur de Abdoulaye Wade, alors qu’il était en campagne pour les législatives du 1er juillet, ne fait pas de doute : il s’agit d’une conséquence des audits sur la gestion du PDS commandés par le nouveau président sénégalais Macky Sall.

De fait, il avait récemment été convoqué par la justice pour être entendu dans le cadre des audits lancés par le nouveau pouvoir. Mais il avait prétexté une longue attente pour justifier sa décision de quitter le Palais de justice de Dakar sans être auditionné. Selon la même source policière, Ousmane Ngom a été interpellé par la Brigade d’intervention polyvalente (BIP), unité d’élite de la police, et la Division des investigations criminelles (DIC), la police judiciaire, mais il n’a pas été brutalisé par les policiers, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

Ministre controversé

Ousmane Ngom est l’un des principaux responsables du PDS. En tant que ministre de l’Intérieur, il avait en particulier organisé les élections de 2007, lorsque l’opposition avait crié à la fraude. Il avait été maintenu à son poste mais déchargé de ses attributions électorales en juillet 2011 quand le directeur général des élections, Cheikh Guèye, avait été nommé au poste nouvellement créé de ministre chargé des Élections. Puis il avait été très critiqué pour la répression des manifestations de l’opposition pendant la campagne de la présidentielle.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire – Affaire des déchets toxiques : Charles Koffi entendu par la police judiciaire

juin 8, 2012

Le président de l’association des victimes de l’affaire des déchets toxiques d’Abidjan, Charles Koffi, a été arrêté le 6 juin. Selon ses proches, il aurait été inculpé de divers chefs d’accusation, notamment dénonciation calomnieuse à l’encontre du Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio.

Le président du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-ci), Charles Koffi, a été interpellé mercredi à 10 heures 45 par la police ivoirienne. Charles Koffi était alors à la tête d’une manifestation, devant le Palais de justice d’Abidjan, et réclamait la démission du Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio, la réhabilitation du juge Juliette Dosso, qui aurait été dessaisie de l’affaire des déchets toxiques, et  l’arrestation de toutes les personnes accusées de détournements de fonds dans l’enquête menée par la police économique et financière.

Pour rappel, en juillet 2011, Charles Koffi a déposé une plainte devant le tribunal de première instance d’Abidjan pour ne pas avoir reçu l’intégralité des dédommagements des victimes accordés par Trafigura. Sur un total de 22, 5 milliards de F CFA, environ 4,65 milliards de FCFA ne sont jamais parvenus aux victimes – soit 7 millions d’euros.

Charles Koffi est accusé de plusieurs chefs d’inculpation dont l’atteinte à l’ordre public, menée d’activités subversives et  dénonciation calomnieuse à l’encontre du chef du gouvernement ».

Jean-François Koffi, frère de Charles Koffi et conseiller juridique du Renadvidet

Cette plainte a donné lieu à une enquête de la Direction de la police économique et financière qui recommande des poursuites pour « faux, usage de faux, détournements de fonds, recel et complicité » à l’encontre de trois personnalités : Claude Gohourou, un leader estudiantin pro-Gbagbo aujourd’hui en exil, Cheick Oumar Kone, le patron du célèbre club de football de l’Africa Sports et du groupe Koneco (transferts d’argent, sécurité, tourisme), et Adama Bictogo, le ministre de l’Intégration africaine. Ce dernier a été démis de ses fonctions par décret le 22 mai dernier.

Jeannot Ahoussou Kouadio à la manoeuvre

Charles Koffi est détenu depuis mercredi au siège de la police judiciaire à Abidjan. « Nous avions reçu toutes les autorisations nécessaires du ministère de l’Intérieur, indique Jean-François Koffi, frère de Charles Koffi et conseiller juridique du Renadvidet. L’ordre de son arrestation est venu de la Primature. Il est accusé de plusieurs chefs d’inculpation dont l’atteinte à l’ordre public, menée d’activités subversives et dénonciation calomnieuse à l’encontre du chef du gouvernement ».

Selon nos informations, Charles Koffi pourrait être transféré dans les prochains jours à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Ses soutiens tentent actuellement d’intercéder auprès du président de la république pour obtenir sa libération.

Jeuneafrique.com

Drame de Mpila : Fin de la Pseudo Enquête, Place à la justice injuste

mai 12, 2012

 
L’étau s’est desserré autour de Lékana, alors que le colonel Ntsourou et autres prévenus ont été déférés. Le lundi 7 mai 2012 vers 10 heures, les hommes de Jean François NDENGUET avec des blindés, placés sous le contrôle des colonels EPELI, nouvellement intronisé dans ses fonctions de maintien d’ordre, et BOUITY, ont été positionnés à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), afin de conduire les colonels Marcel NTSOUROU, Germain IKONGA AKINDOU, INGANI, SAHOUS, et bien d’autres prévenus devant le procureur de la République au Palais de justice.
C’est finalement sous le coup de 12 heures 30 minutes que les colonels précités et quelques sous-officiers sans oublier les deux civils sur les 23 personnes qui étaient placés précédemment en garde à vue élastique et hors normes, soi-disant pour des besoins d’enquête administrative, pour emprunter les termes du coordonnateur du pôle de la souveraineté, ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, Maître Aimé Emmanuel YOKA, ont été conduits au Palais de justice de Brazzaville et présentés au procureur de la République, puis au doyen des juges d’instruction dans le cadre de la notification de l’inculpation. Cette garde à vue est dénoncée par beaucoup d’organisations nationales de défense des droits de l’homme qui la qualifie d’arbitraire.
Six jours avant, comme l’affirment des sources dignes de foi, les militaires bérets noirs qui avaient été dépêchés par le haut commandement des Forces armées congolaises (FAC) à Lékana via Gamboma, le village d’origine du colonel Marcel NTSOUROU et d’André OKOMBI SALISSA, pour ne citer que ceux-là, afin de rechercher des armes de guerre et les soi-disant 2. 000 éléments qui auraient été recrutés pour subir au niveau de ce district une formation militaire dans des prétendus camps d’entraînement, ont finalement décampé. Selon les mêmes sources, aucun camp d’entraînements et aucune arme de guerre n’ont été trouvés.
Comme il fallait s’y attendre, ces armes et ces prétendus 2.000 éléments en formation militaire dans ce district en vue de renverser les institutions de la République, ne gravitent que dans les cerveaux des éternels envoyés du diable sur terre.
L’arrivée au Parquet de la République des officiers supérieurs et autres incarcérés à la DGST pendant deux mois, en violation flagrante de la loi, fait penser que le peuple pourrait bientôt assister au procès sur le drame du 4 mars 2012, survenu à la Direction Centrale des Armes et Munitions (DCAM) à Brazzaville, suite aux explosions de munitions et d’armes de guerre non conventionnelles, dit-on, ayant occasionné plusieurs pertes en vies humaines, des dégâts matériels importants, avec des milliers de personnes blessées.
La manifestation de la vérité sur cette catastrophe, mais aussi sur les soi-disant tentatives de déstabilisation des institutions de la République est réclamée par toutes les forces vives de la nation. Les partis et les plates-formes politiques, la société civile, la communauté internationale, sans oublier la presse, tout le monde attend la manifestation de la vérité afin que les responsabilités soient clairement établies. Ce qui permettra de punir, sans complaisance et arrangements, les coupables, mais aussi d’acquitter, sans autre forme de procès ou manipulation, les pauvres innocents,
incarcérés injustement et maladroitement.
Comme cela aurait été fait à la DGST, d’après plusieurs témoignages, quelques jours avant la catastrophe du 4 mars 2012, une salle dite d’informatique aurait été aménagée et climatisée. C’est cette salle qui a servi de cellule aux officiers supérieurs interpellés.
De même, une semaine avant la notification de leur inculpation, les magistrats Emmanuel YOKA, AKIERA, OKO NGAKALA et ESSAMI-NGATSE auraient aménagé une cellule à la Maison d’arrêt de Brazzaville et réhabilité les bureaux du Procureur de la République et du Doyen des juges. Si cela s’avère juste, est-ce une simple coïncidence ? Le temps nous le dira, n’est-ce pas ?
Inculpation et détention préventive par le procureur et le doyen des Juges
Commencées le lundi 7 mai 2012 à 13h, les inculpations des 23 prévenus par le procureur de la république ESSAMI-NGATSE, c’est finalement à 24h qu’il a orienté les dossiers de ces derniers au doyen des Juges OKO NGAKALA qui à son tour a pris le relais de 24h30 jusqu’à 8h40 pour instruction. C’est à l’issue de cette première comparution devant le juge que la mise en dépôt à la maison d’arrêt des 23 prévenus a été décidé.
Parmi les chefs d’accusation de ces prévenus, on peut citer entre autres, le Colonel Marcel NTSOUROU qui a été sérieusement chargé comme le démontre son mandat de dépôt :
NTSOUROU Marcel : Atteinte à la sûreté de l’Etat, détention illégale d’armes de guerre, contrefaçon des billets de banque, arrestation, détention, séquestration arbitraire, complicité CBV.
IKONGA germain : Complicité et blessure involontaire, détournement des deniers publics.
SAOUSSE André Joseph : Homicide et blessures involontaires.
MOPITA Jean Claude : Homicide et blessure involontaire.
ATIPO KAPA Jean : Homicide et blessure involontaire.
Caporal-chef, KAKOME KOUVACK Blood : Incendie involontaire, destruction de la propriété immobilière d’autrui et assassinat. C’est sur ce dernier que pèserait l’incendie de la DCAM.
L’appel à l’apaisement du Colonel Marcel NTSOUROU dans les couloirs du palais de justice
Vers 22 heures 30, le Colonel Marcel NTSOUROU, mains libres, mais accompagné d’un gendarme qui longeait le couloir au bord duquel se trouvent, au rez-de-chaussée, les bureaux du Procureur de la République et du Doyen des juges d’instruction, a levé la main droite pour saluer au passage, les parents, amis et connaissances, sans oublier les journalistes qui s’étaient amassés dans le hall. Cette salutation s’accompagnait d’un sourire. L’homme était serein ! Il a lâché :
« Restez calmes, Restez calmes, restez calmes ! Ne Réagissez pas aux provocations ! ». Avant d’ajouter : « Laissons le temps au temps ». Le moins que l’on puisse dire est que Marcel NTSOUROU qui a affiché bonne mine, ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés.
Pour une information équilibrée, étant donné que nous avons fait le déplacement au palais de justice pour les besoins de la cause, nous avons insisté afin de rencontrer le procureur de la République, malheureusement peine perdue !
Un procureur de la République indigne qui divise la presse
Nous ne saurions terminer sans dénoncer le comportement du Procureur de la République vis-à-vis de la presse qui s’était rendue au Palais de Justice le 7 mai 2012.
Cet homme de droit a dit, par la voix du gendarme responsable de la sécurité des lieux, le Lieutenant MOKEKO : « le Procureur n’a besoin que de l’équipe de Télé-Congo pour l’interviewer. Un point c’est tout ! Les journalistes des autres organes de presse, ne sont pas les bienvenus ».
A noter que, parmi ces autres organes se trouvaient « Talassa », « Canal FM« , « Metropolis », etc….
Ce comportement est franchement blâmable car, il traduit une attitude sélective d’un Procureur d’une autre République, la République divisionniste, vis-à-vis de la presse.
Pourtant, la presse est une corporation où tous les animateurs sont régis par la même déontologie et chargés des mêmes missions : informer obligatoirement, éduquer et distraire.
Les missions de Télé-Congo, sont les mêmes que ceux de la Radio, de la presse écrite et de la presse en ligne ; mais Télé-Congo ne peut pas informer seule le peuple congolais, surtout que l’électricité du Chemin d’Enfer est distribuée très sélectivement.
Généralement, lorsque quelqu’un procède par une sélection de journalistes, c’est qu’il voudrait les subjuguer, les soumettre à sa dévotion, les diriger, leur proposer des arrangements, les orienter et les soumettre à une censure. Bon Dieu ! La censure n’existe plus depuis 1990 ! Le Président de la République peut le confirmer.
Monsieur le Procureur, reproche souvent à la presse de ne pas chercher l’information à la source. Et quand elle vient la chercher, vous lui fermez la porte au nez !… Dur, dur d’être journaliste au Congo.
Le procès NTSOUROU aura lieu ou non ?
Cette question qui est importante, ne cesse de revenir sur la bouche de nombreux Congolais qui veulent la transparence dans le cadre de la gestion du drame du 4 mars 2012 afin que le droit, le vrai droit, soit dit. Tout le monde espère que cela sera possible dans les tout prochains jours.
Depuis belle lurette, des soupçons de tentative de coup d’Etat contre le président SASSOU NGUESSO avaient été attribués au colonel Marcel NTSOUROU, qui avait toujours nié ces allégations mensongères. Ceux-ci se sont surtout ravivés avec la catastrophe du 4 mars 2012. En témoigne l’ordre de perquisition de ses résidences, daté bien avant le 4 mars 2012. C’est dans ce cadre aussi qu’une mission avait été dépêchée dans son village natal à Lékana.
A quand le procès public ou la libération des Maîtres Ambroise Hervé MALONGA et Gabriel HOMBESSA ?
Voilà également une interrogation qui taraude les esprits des Congolais ces derniers temps. Maître Ambroise Hervé MALONGA et son collègue Gabriel HOMBESSA seront-ils sacrifiés à l’autel du jusqu’au-boutisme ou de l’extrémisme ?
La présence de ces deux avocats à la barre pour un éventuel procès sur l’affaire du 4 mars 2012 ne serait-elle pas une façon de brouiller les cartes afin d’incriminer des innocents et d’acquitter les vrais coupables, s’il y en a, comme on l’a toujours vu pendant les précédents procès ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays ? Au Congo Brazzaville les exemples sont légion.
Il sied de rappeler que ces deux avocats du colonel Marcel NTSOUROU avaient été arrêtés par les éléments armés en uniformes, puis jetés à la Maison d’arrêt de Brazzaville pour soi-disant « atteinte à la sécurité d’Etat ».
On leur reproche d’avoir tenu une conférence de presse au domicile de fonction de leur client situé dans un camp militaire, après que celle-ci a été interdite à l’hôtel Saphir où les sbires du pouvoir diabolique de Brazzaville avaient pris position, empêchant ainsi la tenue de cette conférence de presse. Au cours de cette rencontre qui a eu lieu à la résidence officielle de Marcel NTSOUROU pendant moins d’une heure, ils avaient dénoncé le caractère arbitraire de la garde à vue dont faisait l’objet Marcel NTSOUROU à la DGST. Les deux avocats ont été entendus par le Procureur de la République et le Doyen des juges. Et, le peuple souhaiterait là aussi, qu’un procès s’ouvre, en vue de leur condamnation ou leur acquittement pur et simple.
Prélude d’y revenir, il sied de dire haut et fort, que cette affaire vient d’ouvrir la Boite de Pandore à beaucoup de situations notamment comme celle de justice à deux vitesses.
A propos des arrestations, plus d’une personne se demande, pourquoi Jean Jacques BOUYA, Délégué Général aux Grands Travaux et Jean Dominique OKEMBA, patron des Services spéciaux n’ont pas été inquiétés ?
Parce que l’Institution que dirige Jean Jacques BOUYA est chargée des travaux dont les coûts sont supérieurs à 500 millions de F CFA. Ce qui revient à dire que la construction de nouvelles casernes militaires par des entreprises déjà identifiées, et sur les sites choisis, « depuis deux ans et demi », dont parlait le Président de la République, est placée sous sa supervision. Mais, curieusement, il n’est pas inquiété. De même, Jean Dominique OKEMBA, le grand patron de tous les Services spéciaux du Congo Brazzaville se la coule douce.
Ces deux personnes bénéficient, semble-t-il, de la complaisance des enquêteurs, à défaut de celle de la Présidence de la République. Il ne faut pas se leurrer, JDO et OBA Pierre qui a un œil sécuritaire sont des frères. Les loups ne se bouffent pas entre-eux ! De sa visite médicale où il se trouve en France depuis trois semaines, il ne disconviendra pas à nos propos.

Par Ghys Fortune DOMBE BEMBA