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Jérusalem: veto américain à une condamnation voulue par 14 pays à l’ONU

décembre 18, 2017

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU votent une résolution condamnant la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël, à New-York, le 18 décembre 2017 / © AFP / KENA BETANCUR

Les États-Unis ont mis lundi leur veto à une résolution de l’ONU condamnant leur reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël, un texte approuvé par leurs quatorze partenaires au Conseil de sécurité.

Ce vote en faveur formulé par quatorze des quinze membres du Conseil de sécurité, dont les plus proches alliés européens de Washington, Londres et Paris, représente un camouflet pour la diplomatie américaine.

Présenté par l’Égypte, qui a dénoncé les « graves répercussions » de la décision américaine, le texte réclamait que la décision annoncée il y a une dizaine de jours par le président républicain Donald Trump soit révoquée. La reconnaissance a déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations dans le monde musulman et une réprobation quasi unanime de la communauté internationale.

Le statut de Jérusalem « doit être résolu par la négociation », soulignait le texte, évoquant de « profonds regrets concernant les récentes décisions sur Jérusalem », sans toutefois mentionner les États-Unis.

Il affirmait que « toute décision ou action visant à altérer le caractère, le statut ou la composition démographique » de Jérusalem « n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et devait être révoquée ».

Pendant une semaine, la rédaction du texte a donné lieu à d’intenses négociations –parfois lors de réceptions ou même au bar de l’ONU– entre la représentation diplomatique palestinienne, ayant rang d’observateur, et plusieurs délégations de pays arabes ou européens.

L’objectif était « d’avoir quatorze votes pour » face aux États-Unis, ont expliqué à l’AFP des diplomates.

Pour cela, certaines ardeurs des Palestiniens à un premier texte plus fort et datant du 11 décembre, qui citait nommément les États-Unis, ont dû être réfrénées.

– ‘Droits’ –

Avec ce processus, même sanctionné au final par un veto, il s’agissait aussi de faire pression sur l’administration américaine et ses futures discussions avec les deux parties afin que les droits des Palestiniens soient davantage pris en compte, ont ajouté des diplomates.

Il fallait enfin souligner qu’avec leur récente décision, les États-Unis bafouaient une série de résolutions sur le conflit au Proche-Orient.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël? « Nous avons tous les droits de le faire », a asséné lundi l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, qui juge les États-Unis incontournables pour un accord de paix.

Elle a accusé les Nations unies d’avoir fait « obstacle » à la recherche d’un accord de paix. L’ONU « s’est placée entre les deux parties » et « a rejeté la faute sur les Israéliens ». « Israël a fait l’objet d’un parti pris aux Nations unies », a insisté la diplomate en assurant que Washington continuait à chercher « un accord de paix durable » au Proche-Orient.

Après le vote, elle a affirmé qu’il représentait une « insulte et un camouflet que nous n’oublierons pas ».

Le 8 décembre, deux jours après l’annonce américaine sur Jérusalem, le Conseil de sécurité avait déjà montré l’isolement des États-Unis lors d’une réunion convoquée en urgence. Tous leurs partenaires avaient critiqué la reconnaissance américaine avec plus ou moins de vigueur.

Après le vote lundi, les Palestiniens ont annoncé leur volonté de demander un autre scrutin à l’Assemblée générale de l’ONU (193 pays). A la différence du Conseil de sécurité, il n’y a pas dans cette enceinte de droit de veto et ses textes sont sans valeur contraignante.

– ‘Clé’ –

Le texte soumis lundi commençait par un paragraphe rappelant dix résolutions de l’ONU adoptées entre 1967 et 2016 et affirmant que la question de Jérusalem devait faire partie d’un accord de paix final.

Celle approuvée en 1980, visant la colonisation de territoires, déclarait que « toutes les mesures et actions législatives et administratives prises par Israël, puissance occupante, qui visent à modifier le caractère et le statut de la ville sainte de Jérusalem n’ont aucune validité juridique ».

Les États-Unis s’étaient alors abstenus, permettant l’adoption.

La France et le Royaume-Uni ont rappelé lundi que Jérusalem était « une clé » pour la solution à deux États, israélien et palestinien, vivant en paix côte à côte.

« Sans accord sur Jérusalem, il n’y aura pas d’accord de paix », a fait valoir l’ambassadeur français, François Delattre, rappelant le « consensus international » sur « une solution à deux États ». « Les États-Unis continueront à jouer un rôle extrêmement important dans la recherche de la paix au Proche-Orient », a estimé son homologue britannique, Matthew Rycroft.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a « vivement condamné » le texte. Les juifs fêtent actuellement Hanouka qui porte « sur la libération de Jérusalem ».

« Les membres du Conseil peuvent voter et encore voter –des centaines de fois. Cela ne changera pas le fait que Jérusalem est, a été, et sera toujours la capitale d’Israël », a-t-il dit.

Israël a annexé la partie orientale de Jérusalem, dont elle a pris le contrôle pendant la guerre de 1967, puis voté une loi faisant de la Ville sainte sa capitale « indivisible ». Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale et les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État.

Romandie.com ave(©AFP / 18 décembre 2017 19h02)                

Le chef du Hamas appelle à de nouvelles manifestations pour Jérusalem

décembre 14, 2017

Les partisans du Hamas marquent le 30e anniversaire de la création du mouvement islamiste palestinien, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2017 / © AFP / MOHAMMED ABED

Le chef du mouvement palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé à des manifestations tous les vendredis dans les pays musulmans et les Territoires palestiniens pour protester contre la décision des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Nous appelons la nation à faire de chaque vendredi une journée de colère et de révolution dans toutes les capitales et villes jusqu’à ce nous obtenions l’annulation de la décision de (Donald) Trump », a-t-il lancé devant des dizaines de milliers de sympathisants rassemblés jeudi à Gaza pour marquer le 30e anniversaire de la création du Hamas.

« Nous demandons aux églises, au Pape et à nos frères chrétiens de consacrer leurs prières du dimanche à Jérusalem », a ajouté le chef du mouvement islamiste armé qui contrôle l’enclave palestinienne de Gaza.

Depuis l’annonce le 6 décembre du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, des manifestations –relativement limitées dans l’ensemble– ont quotidiennement lieu dans les Territoires palestiniens. D’autres manifestations ont eu lieu dans plusieurs pays musulmans et dans certaines capitales occidentales.

Durant la même période, au moins 12 roquettes et obus ont été tirés de la bande de Gaza vers Israël. En réponse, l’armée israélienne a frappé 10 cibles dans la bande de Gaza, pour la plupart des positions du Hamas tuant deux membres du mouvement. Deux autres Palestiniens ont péri lors des heurts avec des soldats israéliens à la frontière de Gaza.

Les dirigeants du Hamas et des représentants d’autres mouvements palestiniens, y compris le Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ont participé au rassemblement à Gaza.

Le Hamas et le Fatah ont signé un accord de réconciliation en vertu duquel le Hamas était censé rétrocéder le 1er décembre le pouvoir dans la bande de Gaza à l’Autorité palestinienne, dominée par le Fatah et internationalement reconnue comme représentant du peuple palestinien. Mais cela n’a pas été fait en raison de divergences persistantes.

Considéré comme une organisation « terroriste » par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, le Hamas a pris le pouvoir à Gaza en 2007 après une épreuve de force avec le Fatah.

Romandie.com avec(©AFP / 14 décembre 2017 17h22)                

Jérusalem: le pape renouvelle son appel à la « sagesse »

décembre 10, 2017

Le pape François, le 10 décembre 2017 au Vatican / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François a renouvelé dimanche, dans un communiqué, son appel à la « sagesse » et à la « prudence de tous » après la décision controversée des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Le Saint Père renouvelle son appel à la sagesse et la prudence de tous et forme de ferventes prières afin que les responsables des nations, dans ce moment particulièrement grave, s’engagent à prévenir une nouvelle spirale de violence », a précisé ce communiqué du Vatican.

Le pape François avait déjà manifesté sa préoccupation en appelant mercredi au « respect du statu quo » en conformité avec les résolutions des Nations unies.

Le Vatican indique dimanche suivre avec « grande attention » la situation au Moyen-Orient, et en particulier à Jérusalem, « ville sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans du monde entier ».

Jorge Bergoglio demande également que les responsables internationaux « répondent avec des actes et des paroles aux désirs de paix, de justice et de sécurité des populations de ces terres martyrisées ».

Et avant l’ouverture de réunions convoquées par la Ligue arabe et l’Organisation pour la coopération islamique, le Vatican « rappelle sa position bien connue en ce qui concerne le caractère unique de la Ville Sainte (Jérusalem) et la nécessité absolue de respecter le statu quo, en conformité avec les décisions de la communauté internationale ».

Le Saint-Siège rappelle également que « seule une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens peut apporter une paix stable et durable et garantir une co-existence pacifique entre deux Etats à l’intérieur de frontières reconnues internationalement ».

La décision unilatérale mercredi de M. Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël a provoqué des condamnations internationales. Des heurts ont eu lieu samedi dans les Territoires palestiniens pour le troisième jour consécutif.

Le pape François a fait part à cet égard de sa « douleur » après ces affrontements.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 15h02)                

Ismaïl Haniyeh élu chef du mouvement palestinien Hamas

mai 6, 2017

Ismaïl Haniyeh (g) à Gaza, le 27 mars 2017 / © AFP/Archives / MAHMUD HAMS

Le dirigeant palestinien Ismaïl Haniyeh a été élu samedi à la tête du bureau politique du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, ont annoncé les médias du mouvement islamiste.

« Le conseil de la Choura du Hamas a élu ce samedi Ismaïl Haniyeh comme chef du bureau politique du mouvement », ont rapporté ces médias.

Né en 1963, M. Haniyeh succède à Khaled Mechaal qui a effectué les deux mandats maximum autorisés par le mouvement.

Il a remporté cette élection face à Moussa Abou Marzouk et Mohamed Nazzal à l’issue d’un vote par videoconférence des membres de la Choura à Gaza, en Cisjordanie, et hors des territoires palestiniens.

Un porte-parole du Hamas à Doha, où est exilé Khaled Mechaal, a confirmé l’élection de M. Haniyeh.

Contrairement à son prédécesseur, M. Haniyeh restera dans la petite enclave, sous blocus israélien depuis plus d’une décennie, pour diriger le Hamas.

L’annonce de la nouvelle direction du Hamas est intervenue quelques jour seulement après que le mouvement a annoncé, pour la première fois de son histoire, la modification de son programme politique, disant notamment accepter un Etat palestinien limité aux frontières de 1967.

Selon des experts, ce groupe, en amendant ses textes fondateurs, dénoncés par beaucoup comme « antisémites », tente de revenir dans le jeu des négociations internationales.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2017 15h00)                

États-Unis: Pour Trump, le développement des colonies israéliennes pas « bon pour la paix » (interview)

février 10, 2017

Jérusalem – Le président américain Donald Trump a déclaré dans le journal Israel Hayom ne pas croire que le développement des colonies israéliennes soit « bon pour la paix », dans sa déclaration la plus explicite sur le sujet depuis son investiture.

Quelques jours avant de recevoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu, M. Trump dit ne pas être « quelqu’un qui pense que le développement des colonies soit bon pour la paix », dans un entretien publié vendredi en ligne et en hébreu par le quotidien gratuit israélien.

M. Trump dit en outre réfléchir « très sérieusement » sur le transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

« J’étudie le sujet, et nous verrons ce qui se passera », déclare-t-il.

M. Trump avait promis pendant sa campagne de transférer la représentation américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Il s’agirait d’une rupture avec la politique historique des Etats-Unis, qui est aussi celle de la grande majorité de la communauté internationale, et selon laquelle le statut de Jérusalem, également revendiquée par les Palestiniens comme capitale de de l’Etat auquel ils aspirent, doit se régler par la négociation.

En cas de transfert, le président palestinien Mahmoud Abbas a menacé de revenir sur la reconnaissance d’Israël par l’Organisation de libération de la Palestine, considérée par la communauté internationale comme représentant tous les Palestiniens. Une telle mesure de la part des Palestiniens renverrait l’effort de paix plus de 20 ans en arrière.

Romandie.com avec(©AFP / 10 février 2017 11h46)             

Le pape reçoit Abbas qui inaugure l’ambassade palestinienne au Vatican

janvier 14, 2017

Cité du Vatican – Le pape François a reçu samedi en audience privée au Vatican le président palestinien Mahmoud Abbas qui a ensuite inauguré l’ambassade palestinienne auprès du Saint-Siège.

La représentation diplomatique palestinienne se trouve dans un immeuble face au Vatican qui abrite déjà les ambassades du Pérou et du Burkina Faso auprès du Saint-Siège.

En s’adressant brièvement aux journalistes devant l’immeuble, M. Abbas a réitéré son opposition au transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

« On ne peut encore rien dire car cela ne s’est pas encore produit, mais si cela se produisait, ça n’aiderait pas le processus de paix. J’espère que cela ne se produira pas », a déclaré M. Abbas qui s’exprimait en arabe.

Le président élu américain Donald Trump a promis durant sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Il romprait ainsi avec la politique historique des Etats-Unis qui est aussi celle de la très grande majorité de la communauté internationale, pour qui le statut de Jérusalem, également revendiquée par les Palestiniens comme capitale de leur futur Etat, doit se régler par la négociation.

M. Abbas avait rencontré auparavant pendant une vingtaine de minutes le pape François qui l’a accueilli chaleureusement.

Parmi les cadeaux échangés, Mahmoud Abbas a offert au pape une pierre venant de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, selon Greg Burke, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

Un communiqué du Vatican a par la suite « exprimé l’espoir que des négociations directes entre les deux parties puissent reprendre afin de mettre un terme à la violence qui cause des souffrances inacceptables aux populations civiles et de parvenir à une solution juste et durable ».

« Il est souhaitable de prendre des mesures, avec le soutien de la communauté internationale, favorisant la confiance réciproque et contribuant à créer un climat permettant de prendre des décisions courageuses en faveur de la paix », selon la même source.

Cette audience privée représentait la troisième rencontre entre le pape et M. Abbas après la visite de 2014 du souverain pontife en Israël et dans les Territoires occupés et la venue du dirigeant palestinien au Vatican en 2015 pour la canonisation de deux religieuses palestiniennes.

Les relations entre le Vatican et les autorités palestiniennes avaient franchi une nouvelle étape en 2015 avec la signature d’un accord qui a abouti à la création d’une ambassade palestinienne auprès du Vatican.

Cet accord, qui est intervenu deux ans après la reconnaissance par le Vatican de la Palestine en tant qu’Etat, a provoqué la colère d’Israël, qui a aussi peu apprécié que le pape ait qualifié M. Abbas d' »ange de la paix » lors de leur rencontre en mai 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2017 13h39)             

Avec Trump, l’idée d’un Etat palestinien est révolue

novembre 9, 2016

Jérusalem – Le ministre israélien de l’Education Naftali Bennett, chef de file du lobby colon, a déclaré mercredi que l’idée de créer un Etat palestinien coexistant avec Israël était révolue avec l’élection de Donald Trump.

La victoire de Trump offre à Israël la chance de renoncer immédiatement à l’idée de création d’un Etat palestinien, a dit dans un communiqué M. Bennett, partenaire essentiel de la coalition gouvernementale et connu pour son opposition à un Etat palestinien.

Telle est la position du président élu Donald Trump et telle devrait être notre politique, tout simplement (…) L’époque de l’Etat palestinien est révolue, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’avait toujours pas réagi, plus de deux heures après, à la victoire de M. Trump. M. Netanyahu soutient officiellement la solution dite à deux Etats, c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien coexistant en paix avec l’Etat d’Israël. Une telle perspective paraît cependant plus éloignée que jamais.

En l’absence de réaction de M. Netanyahu, plusieurs responsables israéliens ont salué la victoire de M. Trump et l’ont appelé à tenir sa promesse très controversée de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Un tel transfert romprait avec la politique historique des Etats-Unis: le statut de Jérusalem reste en effet une des querelles les plus centrales du conflit israélo-palestinien et les Etats-Unis ne reconnaissent pas Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Le maire de Jérusalem Nir Barkat, la ministre adjointe des Affaires étrangères Tzipi Hotovely et la ministre de la Justice Ayelet Shaked ont tous appelé M. Trump à tenir cette promesse faite pendant sa campagne.

L’élection de M. Trump symbolise un avenir fait de nouvelles opportunités pour Israël, a dit Mme Hotovely, membre du parti de M. Netanyahu, dans un communiqué, le meilleur départ que pourraient prendre les relations avec la nouvelle administration (américaine) consisterait à tenir la promesse de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem.

Romandie.com avec(©AFP / 09 novembre 2016 11h26)

Afrique du sud: Nelson Mandela en Palestine pour y rester, tout un symbole !

avril 26, 2016

Les Palestiniens ont inauguré, mardi, 26 avril, une statue géante de Nelson Mandela, défunt président de l’Afrique du Sud et figure de proue de la lutte contre l’apartheid, un régime que les Palestiniens accusent Israël de leur imposer.

La statue en bronze, haute de six mètres et pesant deux tonnes, est un cadeau de la municipalité de Johannesburg à Ramallah, le siège de l’Autorité palestinienne, en Cisjordanie, territoire occupé depuis près d’un demi-siècle par Israël. Elle représente le défunt prix Nobel de la paix, le poing levé (notre photo).

« Je suis sûr que Nelson Mandela serait extrêmement fier de ce que nous avons fait aujourd’hui », a affirmé Parks Tau, le maire de Johannesburg avec laquelle Ramallah est jumelée.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a assisté à l’inauguration de cette statue, installée sur une place baptisée, à cette occasion, Place Nelson Mandela, dans le très cossu quartier d’Al-Tireh, où vivent, notamment, nombre de dignitaires palestiniens et de diplomates.

Nelson Mandela, mort, en 2013, a été le premier président de l’Afrique du Sud post-Apartheid, un régime de ségrégation que les Palestiniens accusent Israël de leur imposer.

Dans Ramallah, la municipalité avait installé, depuis plusieurs jours, d’immenses panneaux célébrant Nelson Mandela, reprenant, notamment, une citation de lui affirmant, il y a une vingtaine d’années, « notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ».

Cette statue, a, d’ailleurs, assuré le maire de la ville Moussa Hadid, « symbolise la souffrance partagée » des deux peuples sud-africain et palestinien.

La statue, partie d’Afrique du Sud, a, d’abord, dû passer entre les mains des autorités israéliennes, comme tout objet envoyé dans les Territoires palestiniens dont l’Autorité ne contrôle aucune frontière. Les douanes israéliennes l’ont conservée 30 jours.

« Nelson Mandela, qui avait déjà passé 28 ans dans les geôles du régime d’Apartheid en Afrique du Sud, a été de nouveau retenu 30 jours par les autorités israéliennes », a fustigé M. Hadid. En outre, a renchéri M. Tau, les douanes israéliennes ont réclamé des droits de douane « équivalents à dix fois le prix de la statue ». Des droits qui n’ont, finalement, pas dû être acquittés.

Avec cette statue, a poursuivi M. Hadid, Ramallah entend envoyer « un message clair au colonisateur et à l’occupant israélien : nous sommes bien plus proches de la liberté que vous ne le pensez ».

Afriqueeducation.com avec AFP

CPI : les Palestiniens soumettent un premier dossier contre Israël

juin 25, 2015

La Haye – Les Palestiniens ont soumis jeudi un premier dossier de documents à la Cour pénale internationale (CPI) en vue de la convaincre d’ouvrir une enquête sur d’éventuels crimes de guerre israéliens.

L’Etat de Palestine a promis de coopérer avec la Cour, notamment en lui fournissant des informations pertinentes, et c’est ce qu’elle fait aujourd’hui, a déclaré le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, aux journalistes devant le bâtiment de la CPI, à La Haye. Les informations fournies par l’Etat de Palestine ne peuvent que mener à l’ouverture d’une enquête dans les plus brefs délais, a assuré le ministre.

La procureure Fatou Bensouda avait ouvert en janvier un examen préliminaire afin de déterminer si elle disposait d’assez d’éléments pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés dans la bande de Gaza à l’été 2014.

Le dossier déposé jeudi porte sur deux affaires. La première concerne des crimes présumés commis à Gaza lors du conflit, qui a tué 2.200 Palestiniens, des civils pour la plupart, et 73 Israéliens, principalement des soldats. La deuxième porte sur la colonisation israélienne de la Cisjordanie occupée.

Obtenir justice est essentiel pour les victimes palestiniennes, mortes ou vivantes, a affirmé M. El-Malki : la Palestine a choisi de chercher à obtenir justice et non la vengeance.

Le porte-parole du ministre des Affaires étrangères israélien a de son côté accusé les Palestiniens d’essayer de manipuler la CPI : nous espérons que le procureur ne tombera pas dans le piège, a déclaré Emmanuel Nahshon dans un communiqué.

Le dépôt des documents s’inscrit dans le contexte de la confrontation diplomatique et judiciaire que les Palestiniens, exaspérés d’attendre la fin de l’occupation et l’Etat indépendant auquel ils aspirent, ont engagée devant les institutions internationales.

Les Palestiniens sont membres de la CPI depuis le 1er avril. L’examen préliminaire avait été ouvert en janvier après que l’Autorité palestinienne eut autorisé la CPI à enquêter sur des crimes présumés commis dans les territoires palestiniens depuis le 13 juin 2014.

L’examen concerne aussi bien les agissements palestiniens que ceux d’Israël, qui n’est pour sa part pas membre de la CPI et conteste les démarches en cours devant cette Cour.

Un des événements les plus controversés de la guerre à Gaza est le bombardement par Israël d’écoles de l’ONU utilisées comme refuge par les déplacés. Israël affirme que le Hamas utilisait ces écoles pour stocker des armes ou tirer des missiles.

Créée en 2002, la CPI a pour vocation de poursuivre les plus hauts responsables de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Une commission d’enquête de l’ONU a conclu lundi à de possibles crimes de guerre commis tant par Israël que par les groupes armés palestiniens lors de ce conflit.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2015 18h47)

Jimmy Carter appelle à une réconciliation palestinienne

mai 2, 2015

Ramallah (Territoires palestiniens) – L’ancien président américain Jimmy Carter a appelé samedi les Palestiniens à organiser des élections pour mettre fin à la division de fait entre la Cisjordanie occupée, où siège l’Autorité du président Mahmoud Abbas, et la bande de Gaza, tenue par le Hamas islamiste.

A l’issue d’une visite dans les Territoires palestiniens et en Israël, M. Carter et Gro Harlem Brundtland, ex-Premier ministre norvégienne, ont en outre dénoncé la politique de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre sortant qui pourrait dévoiler dans les jours à venir la composition du futur gouvernement d’Israël, que les commentateurs annoncent encore plus à droite que le précédent.

Le Premier ministre Netanyahu a été clair durant sa campagne: il ne veut pas d’une solution à deux Etats israélien et palestinien, une solution pourtant prônée par l’ONU et toutes les nations, a accusé M. Carter lors d’une conférence de presse à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël.

Mme Gro Harlem Brundtland et M. Carter ont rencontré M. Abbas à Ramallah, en Cisjordanie occupée, ainsi que des acteurs de la société civile israélienne, mais aucun dirigeant de l’Etat hébreu.

Lors des précédentes visites, le président, Shimon Peres à l’époque, avait rencontré les délégations des Elders (anciens) –des personnalités œuvrant au règlement des conflits comme Kofi Annan ou Desmond Tutu. Cette fois, le président Reuven Rivlin a décidé de ne pas nous recevoir pour des considérations politiques, a affirmé M. Carter. Les dirigeants israéliens ne veulent pas entendre des avis qu’ils ne partagent pas, a renchéri Mme Harlem Brundtland.

Depuis Ramallah, M. Carter a dit espérer voir bientôt des élections dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem-Est, à Gaza et en Cisjordanie, alors qu’aucun scrutin n’a été organisé dans les Territoires occupés depuis près d’une décennie.

Le mandat de M. Abbas a expiré en 2009 mais se poursuit faute d’élections tandis que le Parlement ne s’est pas réuni depuis 2007. En 2006, un an après l’élection de M. Abbas, le Hamas a remporté les législatives. Fatah et Hamas se sont ensuite livrés une quasi-guerre civile qui a mené à la division.

Aujourd’hui, un an après un accord de réconciliation entre les deux rivaux, le Hamas rechigne à remettre le pouvoir à Gaza au gouvernement d’indépendants qu’ils ont formé ensemble.

Les deux membres des Elders, qui avaient prévu de se rendre à Gaza mais ont annulé la visite pour des raisons de sécurité sur lesquelles M. Carter a refusé de s’étendre ont plaidé pour une mise en œuvre concrète de cet accord.

Mme Harlem Brundtland a toutefois assuré qu’ils avaient pu discuter avec des gens qui connaissent les problèmes dans la bande de Gaza, notamment la question de la reconstruction de l’enclave palestinienne qui n’a toujours pas été entamée huit mois après la fin de la guerre de l’été avec Israël, la troisième en six ans.

Sans un changement complet de paradigme (…) un nouveau conflit est inévitable, a-t-elle encore estimé.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2015 20h29)