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L’Afrique réagit aux événements en cours entre Israël et le Hamas

mai 14, 2021

RÉACTIONS. Capitales et institutions africaines se sont émues de la situation qui prévaut actuellement entre l’État hébreu et le Hamas, ainsi que son cortège de morts.

Avec l'Afrique du Sud en tete, de nombreux pays africains ont reagi aux evenements actuellement en cours en Israel et a Gaza.
Avec l’Afrique du Sud en tête, de nombreux pays africains ont réagi aux événements actuellement en cours en Israël et à Gaza. © RODGER BOSCH / AFP

Les nouveaux affrontements entre Israël et les Palestiniens ont suscité indignation et protestations aux quatre coins du monde. En Afrique : l’Union africaine s’est empressée de réagir en demandant dans un communiqué une désescalade. En Afrique du Sud, la solidarité avec la Palestine s’est exprimée avec une vigueur particulière. En effet, aux yeux de nombreux Sud-Africains, la similitude est vivace entre la situation vécue par les Palestiniens et le régime de l’apartheid : une comparaison loin d’être anodine. Certains critiques, notamment l’ONG Human Rights Watch, ont accusé la politique israélienne à l’égard des Palestiniens d’être une forme d’apartheid, en référence à l’ancien système de gouvernement de la minorité blanche en Afrique du Sud. Une comparaison qu’Israël rejette.

En Afrique du Sud, des manifestants consternés

Mardi, le Cap, deuxième ville du pays, a accueilli une manifestation spontanée de plusieurs centaines de personnes, au lendemain de nouveaux affrontements sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Ils ont comparé l’occupation israélienne au régime honni qu’ils ont connu. Les manifestants ont aussi réclamé la « fin de l’occupation illégale de la Palestine ». Muni de drapeaux palestiniens, le cortège, emmené par une fanfare d’écoliers en uniforme bleu, a scandé « Libérez, libérez la Palestine », « À bas, à bas Israël », rapporte l’AFP.

Dans la foule, plusieurs figures politiques. Ainsi du député de l’ANC, par ailleurs petit-fils de l’ancien président Nelson Mandela, Mandla Mandela. Il a appelé à « la fermeture de l’ambassade d’Afrique du Sud à Tel-Aviv ». « Il a été choquant, mes frères et sœurs, d’être témoin de ce qui se passe à Sheikh Jarrah ainsi qu’à Al-Aqsa. Nous ne pouvons plus nous taire », a-t-il dit dans des propos rapportés par la presse nationale.

Si les Sud-Africains se mobilisent, c’est parce que « ça nous rappelle la brutalité de la police, ça nous rappelle le régime de l’apartheid », explique à l’AFP Kashiefa Achmat, 56 ans, militante associative. Quant à Kauthar Adams, étudiante de 21 ans, elle regarde le conflit israélo-palestinien « à la télé depuis toujours ». Les affrontements sur l’esplanade des Mosquées l’ont choquée : « Je me sens personnellement liée à tout ça. » « Des gens meurent, des gens sont déplacés, des gens sont blessés et sont traités injustement. Nous avons subi la même chose ici », a confié Tasneem Saunders, une prof de 31 ans. « Comment ne pas soutenir, comment ne pas avoir de sympathie pour ces gens ? » souffle Magamat Zain, musulman de 44 ans qui porte le drapeau palestinien autour du cou, précisant que les manifestants viennent d’horizons divers.

D’autres rassemblements, organisés par le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), ont eu lieu le même jour, notamment à Sandton, banlieue aisée de Johannesburg. Mercredi, même effervescence dans les rues du Cap. Cette fois, les partis politiques étaient largement représentés : ANC, le Good Party mais aussi le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF), ainsi que des organisations dont la fédération syndicale Cosatu, a constaté le journal Daily Maverick. « Nous sommes solidaires du peuple palestinien. Quand on se tait, on est complice. Quand nous sommes absents, nous sommes complices. Nous ne sommes pas prêts à être complices », a déclaré le député du Cap-Occidental et secrétaire général du Good Party, Brett Herron. « Nous appelons à des sanctions sévères et significatives contre le gouvernement israélien », a-t-il insisté. Quelques heures avant, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné, au nom du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, « les expulsions illégales de Palestiniens de leurs maisons » ainsi que « les attaques brutales contre les manifestants palestiniens » sur le dôme du Rocher.

Malgré des trajectoires opposées en apparence, l’Afrique du Sud et Israël ont à certains moments de l’histoire tissé des liens étroits malgré la présence dans le régime raciste du Parti national sud-africain d’antisémites notoires. À ces nombreuses voix s’est aussi ajoutée celle de la Fondation Desmond Tutu. Dans un communiqué, celle-ci a appelé à mettre fin à des décennies de soutien au régime israélien de l’apartheid. « Le gouvernement israélien doit être obligé de respecter le droit international et de cesser immédiatement les expulsions illégales, l’annexion et l’oppression contre le peuple palestinien », peut-on lire dans le texte.

L’Union africaine « condamne fermement »

La réaction est aussi ferme au sein de l’Union africaine, dont le président de la commission, Moussa Faki Mahamat, a « condamné fermement » dès mardi soir les « bombardements » dans la bande de Gaza. « Le président de la Commission réaffirme que les actions de l’armée israélienne, y compris les évictions illégales, continues et par la force de Palestiniens de leurs foyers à Jérusalem-Est sont en flagrante violation du droit international », indique le communiqué. Le chef de l’exécutif de l’organisation continentale « réaffirme le fort soutien de l’UA au peuple palestinien dans sa quête légitime d’un État indépendant et souverain avec Jérusalem-Est comme capitale ». Le diplomate tchadien a également appelé « à des efforts internationaux renouvelés et sincères pour trouver une solution juste et durable au conflit, une solution fondée sur l’existence de deux États, Israël et la Palestine ».

Par Le Point

Plusieurs commandants du Hamas tués dans des frappes israéliennes

mai 12, 2021

Le Hamas a annoncé dans un communiqué publié ce mercredi la mort de « nombreux » autres hauts responsables militaires après des frappes de l’armée israélienne.

Le bilan mortel du conflit entre Israël et les Palestiniens s’alourdit. Le mouvement islamiste armé Hamas a annoncé, dans l’après-midi de ce mercredi 12 mai, la mort de plusieurs de ses commandants dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza. Dans un communiqué, le Hamas a annoncé la mort de Bassem Issa, chef de sa branche militaire pour la ville de Gaza, chef-lieu de ce territoire palestinien, et de « nombreux » autres hauts responsables militaires de l’organisation dans des frappes de l’armée israélienne.

La brigade Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, n’a pas nommé les autres membres de l’organisation tués dans les frappes israéliennes, mais a salué dans un communiqué le « courage » des « chefs » et des « combattants » qui se sont levés pendant l’agression des forces d’occupation, nom donné par le Hamas à Israël, contre les positions du mouvement. Plus tôt dans l’après-midi, le Shin Beth, service de renseignements intérieur israélien, avait annoncé la mort de Bassem Issa mais aussi de trois autres leaders de l’organisation dans des frappes contre l’enclave palestinienne de 2 millions d’habitants.

Le Shin Beth a indiqué que les forces israéliennes avaient ainsi tué Jamaa Tahla, bras droit de Mohammed Deif, le numéro un de la branche armée du mouvement, Gamal Zabda, chef du développement des capacités technologiques du mouvement, et Khazem Khatib, patron du département d’ingénierie du Hamas. Au total, les services israéliens affirment avoir tué une « dizaine » d’autres responsables du Hamas, mais aussi des cadres du djihad islamique, second groupe islamiste armé de la bande de Gaza, dans une série de frappes menées depuis lundi soir.

Un soldat israélien tué dans une frappe du Hamas

Ces frappes, qui se poursuivaient mercredi, sont menées en représailles à des barrages de roquettes du Hamas et du djihad islamique dirigées depuis lundi soir vers le territoire israélien. Selon l’armée israélienne, plus de 1 000 roquettes ont été tirées vers Israël depuis lundi soir.

De son côté, l’armée israélienne a annoncé mercredi la mort d’un de ses soldats dans un tir de missile antichar effectué par le Hamas depuis la bande de Gaza. « Le sergent-chef Omer Tabib a été tué ce matin par des tirs antichars lors d’une opération visant à protéger des villages (israéliens) près de la bande de Gaza », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.

La brigade Ezzedine al-Qassam avait annoncé mercredi matin avoir tiré un missile sur une jeep de l’armée israélienne puis confirmé dans la journée la mort de plusieurs de ses commandants dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza.

Par Le Point avec AFP

Virus: les Palestiniens appellent Israël à fermer les accès à la Cisjordanie

juillet 6, 2020

Le gouvernement palestinien a appelé lundi Israël à fermer tous les points de passage avec la Cisjordanie occupée pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, après une recrudescence du nombre de cas de chaque côté.

L’Autorité palestinienne avait déjà décidé la semaine dernière de boucler pendant cinq jours, à partir du 3 juillet, les zones qu’elle gouverne en Cisjordanie, mais sa décision n’a pas d’effet sur les parties de ce territoire qui sont sous contrôle israélien. L’Etat hébreu occupe depuis 1967 la Cisjordanie, territoire palestinien dont il contrôle toutes les entrées.

«Les taux de contamination ont atteint des niveaux sans précédent en Palestine pour plusieurs raisons, notamment le fait que nous ne contrôlions pas nos points de passages et nos frontières», a affirmé le premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, avant la réunion hebdomadaire du gouvernement. «Nous demandons à Israël de fermer tous les points de passages et aux Palestiniens travaillant en Israël de rester sur leurs lieux de travail et de ne pas revenir dans les territoires palestiniens», a-t-il ajouté.

16 morts en Cisjordanie

Selon le dernier bilan du ministère de la Santé palestinien, plus de 4200 personnes ont été contaminées par la pandémie de Covid-19 en Cisjordanie, dont 16 en sont décédées. Il y a une semaine, le nombre de cas s’y élevait à 2015. La plupart des personnes contaminées l’ont été après avoir assisté à des mariages et des enterrements, et les autres sont des Palestiniens qui se sont déplacés en Israël, a précisé Mohammed Shtayyeh.

A la mi-juin, la ministre de la Santé palestinienne, Mai al-Kaila, avait fait état d’une deuxième vague de contaminations, «plus dangereuse que la première». Côté israélien, les autorités ont officiellement recensé plus de 30.000 cas de coronavirus, dont plus de 330 sont décédés.

Constatant une hausse importante du nombre des malades consécutive au déconfinement, Israël a annoncé lundi de nouvelles restrictions: les bars, boîtes de nuit et salles de sport vont refermer, tandis que les restaurants ne pourront accueillir que 20 personnes contre 30 précédemment.

Par Le Figaro avec AFP

Les Palestiniens confirment qu’ils n’iront pas à la conférence de Manama

mai 22, 2019

 

La direction palestinienne a confirmé mercredi soir qu’elle ne participerait pas à la conférence organisée à Manama en juin sur les aspects économiques du futur plan de paix américain.

La Maison Blanche a annoncé dimanche la tenue de cette conférence sur les aspects économiques du plan, co-organisée avec Manama les 25 et 26 juin. Les Emirats arabes unis ont confirmé leur participation, mais les Palestiniens avaient indiqué n’avoir «été informés par aucune partie de la réunion annoncée à Bahreïn». Dans un communiqué mis en ligne mercredi soir, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a indiqué que «la Palestine ne participera pas à la conférence de Manama».

«Ceci est la position commune des Palestiniens, depuis le président Mahmoud Abbas et le Comité exécutif de l’OLP jusqu’aux mouvements et aux groupes politiques, personnalités nationales, secteur privé et société civile», a détaillé le communiqué. Les Palestiniens boycottent l’administration américaine depuis que le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017. Ils considèrent également Jérusalem comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Cette conférence doit réunir des dirigeants de plusieurs gouvernements, de la société civile et du monde des affaires. Il s’agit d’une «opportunité charnière» pour «partager des idées, évoquer des stratégies et encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix», a estimé dimanche la présidence américaine dans un communiqué commun avec Bahreïn. Les Palestiniens y voient une contrepartie financière en échange de l’acceptation de l’occupation israélienne.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Inutile de discuter avec les Palestiniens, estime le ministre de la Défense israélien

septembre 3, 2018

Photo du ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman prise sur le plateau du Golan annexé par Israël, le 7 août 2018 / © AFP/Archives / JALAA MAREY

Le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a estimé lundi que négocier avec les Palestiniens, à propos de Gaza ou de la Cisjordanie occupée, était inutile, l’Etat hébreu devant agir unilatéralement.

Depuis des semaines, l’ONU et l’Egypte tentent de négocier un cessez-le-feu durable entre Israël et le Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza, après des mois de tensions et de violences.

« Je suis au courant de toutes les négociations, je connais tous les médiateurs et tout ce qui s’y passe », a affirmé M. Lieberman, lors d’une conférence à Jérusalem, selon les propos rapportés par son bureau.

« Ces négociations, qu’elles portent sur Ramallah ou Gaza, ne nous conduiront nulle part », a-t-il ajouté.

« Toutes les négociations nous ont mené dans l’impasse, donc sur la question palestinienne – concernant Ramallah et Gaza – nous devons agir de manière unilatérale, et définir la réalité de manière unilatérale, selon notre propre compréhension », a estimé le ministre.

Avigdor Lieberman a réitéré que si le calme revenait dans la bande de Gaza, Israël était prêt à autoriser davantage d’échanges avec l’enclave, soumise à un strict blocus israélien depuis plus d’une décennie.

« Le Gazaoui moyen, qui s’inquiète pour ses moyens de subsistance et ceux de sa famille, doit comprendre que quiconque participe à des actions terroristes détériore ses conditions de vie », a-t-il expliqué.

Depuis le 30 mars, des milliers de Gazaouis manifestent le long de la barrière avec Israël pour demander la levée du blocus et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont été chassés ou ont fui de leurs terres à la création d’Israël en 1948.

Au moins 172 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens depuis cette date. Un soldat israélien a également été tué.

Plusieurs escalades de violence entre le Hamas et Israël ces derniers mois ont ravivé le spectre d’une nouvelle guerre mais un calme relatif semble revenu ces dernières semaines.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008.

Romandie.com avec(©AFP / (03 septembre 2018 14h15)

Heurts à la frontière Gaza-Israël, deux Palestiniens tués

avril 6, 2018

/ © AFP / MAHMUD HAMS

Deux Palestiniens ont été tués et quelque 250 blessés par des tirs de soldats israéliens lors de protestations vendredi près de la frontière entre Gaza et Israël, une semaine après une journée particulièrement meurtrière lors de manifestations similaires.

Le 30 mars, au début d’une série de manifestations palestiniennes pour réclamer le retour des réfugiés et la fin du blocus de Gaza par Israël, les violences ont coûté la vie à 19 Palestiniens et blessé quelque 1.400, la journée la plus sanglante depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas palestinien.

Vendredi, des milliers de Palestiniens se sont à nouveau rassemblés près de la barrière de sécurité séparant le territoire israélien de l’enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, ennemi juré de l’Etat hébreu.

Des affrontements ont éclaté en plusieurs lieux longeant la barrière. Des manifestants ont incendié des pneus et lancé des pierres sur les soldats israéliens, provoquant des champignons de fumée au dessus de la barrière de sécurité, selon des correspondants de l’AFP sur place. Les militaires ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

Selon le ministère de la Santé à Gaza, deux Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens à l’est de la ville de Gaza et à l’est de celle de Khan Younès, et quelque 250 blessés.

En prévision des protestations, de jeunes Palestiniens avaient collecté des pneus pour les faire brûler et empêcher ainsi les tireurs israéliens de les voir distinctement. Mais les soldats ont installé d’énormes ventilateurs avec l’objectif apparent de dissiper la fumée. Ils ont également utilisé des canons à eau.

L’armée a affirmé que ses forces ripostaient « avec les moyens anti-émeutes et par balles, conformément aux règles d’engagement ».

Dès jeudi, Israël a prévenu que les consignes de tir resteraient les mêmes que celles données le 30 mars, malgré les critiques de l’ONU et de l’Union européenne sur l’usage par Israël de balles réelles.

« S’il y a des provocations, il y aura une réaction des plus dures comme la semaine dernière. Nous n’avons pas l’intention de changer les consignes de tir », a prévenu le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman.

– « N’approchez pas de la barrière » –

S’inquiétant de nouvelles victimes, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé les forces israéliennes à la « retenue maximale » et les Palestiniens à éviter les frictions.

L’émissaire du président américain Donald Trump pour le Proche-Orient, Jason Greenblatt, a lui demandé aux manifestants de ne « pas s’approcher de la barrière ». « Nous condamnons les leaders et les manifestants qui appellent à la violence ou envoient des manifestants -y compris des enfants- vers la barrière, sachant qu’ils pourraient être blessés ou tués ».

Les manifestations de vendredi étaient néanmoins moins importantes que celles d’il y a une semaine, selon des correspondants de l’AFP sur place.

Le 30 mars, des dizaines de milliers de Palestiniens avaient afflué près de la barrière de sécurité, la plupart de manière pacifique, au premier jour de « la marche du retour ».

Même si la majorité des manifestants se sont rassemblés de manière pacifique, des heurts ont éclaté dès son lancement entre de petits groupes de Palestiniens jetant des pierres et des soldats israéliens tirant à balles réelles.

Israël avait alors affirmé que ses soldats avaient tiré contre ceux qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov ou tentaient d’endommager la clôture et de s’infiltrer en Israël.

– Transfert ambassade américaine –

La protestation inédite de « la marche du retour » prévoit des rassemblements et campements durant six semaines à la frontière Israël-Gaza pour réclamer « le droit au retour » de quelque 700.000 Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui lors de la guerre qui a suivi la création d’Israël le 14 mai 1948.

La désespérance dans la bande de Gaza, éprouvée par les guerres, le blocus, la réclusion, la pauvreté et les pénuries, alimente la forte tension et le ressentiment.

Parmi les autres périodes à hauts risques entre Israéliens et Palestiniens figure à la mi-mai le transfert prévu de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

Cette décision annoncée en décembre par le président Donald Trump et qui va coïncider avec le 70e anniversaire de la création d’Israël, a ulcéré les Palestiniens. Ces derniers veulent faire de Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. L’ONU ne reconnaît pas l’annexion de Jérusalem-Est par Israël.

La proclamation de l’Etat hébreu le 14 mai 1948 est considérée comme une « Nakba » (« catastrophe » en arabe) par les Palestiniens.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 15h39)                

Les Palestiniens enterrent leurs morts après une journée sanglante

mars 31, 2018

Le 31 mars 2018 à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, des Palestiniens accompagnent le cercueil d’un manifestant tué la veille lors d’affrontements avec l’armée israélienne / © AFP / SAID KHATIB

Des milliers de Gazaouis ont pris part samedi aux funérailles de manifestants tués la veille lors d’affrontements avec l’armée israélienne qui ont fait 16 morts côté palestinien, la journée la plus sanglante depuis la guerre de 2014.

Malgré la colère qui monte depuis vendredi, seuls quelques centaines de manifestants sont retournés samedi sur plusieurs zones près de la frontière entre Gaza et Israël pour poursuivre « la marche du retour ».

Ce mouvement de protestation appelé à durer six semaines prévoit des rassemblements le long de la barrière de sécurité pour exiger le « droit au retour » des réfugiés palestiniens et dénoncer le strict blocus imposé par l’Etat hébreu à Gaza.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, 35 personnes ont été blessées samedi lors de heurts le long de la frontière, mais leurs vies ne sont pas en danger.

Dans plusieurs villes de la bande de Gaza, une foule compacte a accompagné les cercueils de manifestants tués la veille. « Arabes, musulmans, où êtes-vous? », ont scandé les participants, certains brandissant des drapeaux palestiniens ou appelant à la « vengeance ».

Une grève générale est en cours dans l’enclave –« au bord de l’effondrement » selon l’ONU– ainsi qu’en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de cinquante ans.

Des affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes ont également éclaté samedi à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, tandis qu’une petite manifestation a eu lieu à Naplouse, plus au nord.

– « Enquête indépendante » –

La tension est vive depuis vendredi, lorsque l’armée israélienne a ouvert le feu sur des Palestiniens qui s’étaient approchés à quelques centaines de mètres de la barrière ultra-sécurisée séparant l’Etat hébreu de la bande de Gaza.

Selon le ministère de la Santé dans l’enclave, 16 Palestiniens ont été tués et plus de 1.400 blessés, dont 758 par des tirs à balles réelles. Aucun mort ni blessé n’ont été signalés côté israélien.

L’armée a affirmé avoir tiré par nécessité contre les manifestants qui lançaient des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats. Selon elle, certains ont également tenté d’endommager la clôture et de s’infiltrer en Israël.

Mais les Palestiniens accusent Israël d’usage disproportionné de la force et des organisations de défense des droits de l’Homme ont questionné la nécessité de ces tirs à balles réelles. Selon les organisateurs de la manifestation, les Palestiniens ont été touchés alors qu’ils ne représentaient pas de menace immédiate.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a décrété samedi jour de deuil national et tenu Israël pour seul responsable des morts.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a en revanche félicité l’armée « pour avoir protégé les frontières du pays ».

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini ont réclamé une « enquête indépendante ».

« L’usage de munitions réelles doit faire l’objet d’une enquête indépendante et transparente », a déclaré Mme Mogherini.

« Je ne comprends pas le choeur d’hypocrites qui veulent une commission d’enquête », a rétorqué le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman sur son compte Twitter.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné une attaque israélienne « inhumaine ».

– « Choquant » –

La journée de vendredi a été la plus meurtrière depuis 2014, date de la dernière guerre entre Israël et le Hamas, qui observent depuis un cessez-le-feu tendu.

Un porte-parole de l’armée israélienne a qualifié samedi les événements de la veille d' »activité terroriste organisée », accusant le Hamas d’être derrière ces manifestations.

« Si cela continue, nous n’aurons d’autre choix que de répondre à l’intérieur de la bande de Gaza contre les cibles terroristes (…) », a déclaré le général de brigade Ronen Manelis.

Les Etats-Unis, régulièrement accusés ces derniers mois de parti pris pro-israélien, se sont dits « profondément attristés par les pertes humaines à Gaza », appelant à « des mesures pour faire diminuer les tensions ».

Des organisations de défense des droits de l’Homme se sont pour leur part interrogées sur la réaction des forces de sécurité israéliennes.

« Les allégations israéliennes de violences par certains manifestants ne changent rien au fait que l’utilisation de la force meurtrière est interdite par le droit international, sauf pour faire face à une menace imminente », a affirmé l’ONG Human Rights Watch, jugeant le nombre de morts et de blessés « choquant ».

La « grande marche du retour » a été lancée à l’occasion de la « Journée de la Terre », qui marque chaque 30 mars la mort en 1976 de six Arabes israéliens lors de manifestations contre la confiscation de terrains par Israël. Les Arabes israéliens sont les descendants de Palestiniens restés sur place à la création de l’État d’Israël en 1948.

Tandis que l’Etat d’Israël célèbrera en mai ses 70 ans, les Palestiniens attendent toujours la création de leur Etat, qui a rarement paru plus incertaine.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2018 20h40)                

Palestiniens : manifestations contre le clergé à l’occasion du Noël orthodoxe

janvier 6, 2018

Des Palestiniens protestent contre le convoi du Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem Théophile III à Bethléem, en Cisjordanie occupée, le 6 janvier 2018, avant les célébrations de Noël. / © AFP / Musa AL SHAER

Des Palestiniens ont manifesté samedi à Bethléem, en Cisjordanie occupée, pour protester contre la vente par l’Église grecque-orthodoxe de biens fonciers à Israël, à l’occasion du Noël orthodoxe que les chrétiens de tradition orientale fêtent dimanche.

Les municipalités de Bethléem et celles voisines de Beit Sahour et Beit Jala, toutes en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis 50 ans, ont appelé au boycott des célébrations de Noël.

Le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem a souvent été accusé par les Palestiniens de vendre ou louer ses biens fonciers à Israël.

Les manifestants ont tenté samedi de bloquer le convoi du Patriarche grec-orthodoxe, Théophile III de Jérusalem, qui se rendait à l’église de la Nativité à l’occasion des célébrations de Noël.

Des affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité palestiniennes mais le patriarche a pu rejoindre en toute sécurité l’église de la Nativité, construite à l’endroit où le Christ est né selon la tradition biblique, pour la traditionnelle veillée de Noël.

Le président palestinien Mahmoud Abbas doit assister à la messe de minuit célébrée samedi soir par le patriarche, a indiqué son bureau à l’AFP.

Les municipalités ont appelé au boycott par les fidèles des célébrations pour protester contre la vente controversée de biens fonciers de l’Église grecque-orthodoxe à des groupes oeuvrant à la colonisation israélienne à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte occupée et annexée par Israël.

Le patriarche a été accueilli dans l’église par des responsables palestiniens, notamment le gouverneur de Bethléem Jibrine Bakri, a indiqué l’agence officielle WAFA.

– ‘La pratique continue’ –

Le maire de la ville chrétienne de Beit Jala, a réclamé la mise à l’écart du patriarche.

« Notre action aujourd’hui vise à protester contre le patriarche en raison de la vente de terres de (l’Eglise) orthodoxe », a précisé le maire Nicola Khamis à l’AFP.

En 2004, trois entreprises liées à l’association juive israélienne Ateret Cohanim, oeuvrant pour la colonisation juive de Jérusalem-Est, ont acquis dans le cadre d’un bail emphytéotique trois bâtiments de l’Eglise grecque-orthodoxe dont l’hôtel Petra et l’Imperial Hotel ainsi qu’un immeuble résidentiel dans la Vieille ville de Jérusalem dans le secteur de la Porte de Jaffa.

Ces acquisitions avaient provoqué la colère parmi les Palestiniens, qui considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent, et entraîné la destitution en 2005 du patriarche Irénéos Ier, prédécesseur de Théophile III.

Mais selon M. Khamis, la pratique continue.

« Théophile III a ignoré toutes (nos) demandes et continué à vendre cette terre en dépit de l’opposition de la majorité (des chrétiens) », a-t-il dit.

En août, le patriarche avait lui-même dénoncé une décision de la justice israélienne donnant le droit à Ateret Cohanim d’acquérir les biens appartenant à l’Église.

Il avait assuré que l’Église ferait appel devant la Cour suprême israélienne de ce jugement qu’elle considère « partial » et « politique ».

L’Église avait engagé des poursuites contre Ateret Cohanim, affirmant que ces acquisitions avaient été conclues illégalement et sans son autorisation. La bataille en justice a duré plusieurs années et le jugement rendu en août était le dernier rebondissement de longs démêlés politico-religieux et financiers qu’a connus le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem.

L’Église grecque orthodoxe compte près de 200 millions de membres à travers le monde. Ses fidèles en Israël et dans les Territoires palestiniens sont estimés à quelque 90.000 et elle constitue la principale communauté chrétienne en Terre sainte.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 17h03)                

États-Unis: Trump menace de couper l’aide financière aux Palestiniens

janvier 2, 2018

Washington – Le président américain Donald Trump a menacé mardi de couper l’aide financière des Etats-Unis aux Palestiniens, qui s’élève jusqu’à présent à plus de 300 millions de dollars par an.

« Nous payons les Palestiniens DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS par an sans reconnaissance ou respect » de leur part, a tweeté Donald Trump.

« Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l’avenir? », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis avaient menacé de prendre des mesures de rétorsions après un vote à l’Assemblée générale de l’ONU, le mois dernier, condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution » financière à l’ONU, avait lancé l’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley.

Se faisant la porte-voix du président américain, elle avait déploré devoir « payer pour le privilège douteux d’être méprisés », menaçant à nouveau de « mieux dépenser » l’argent des Américains à l’avenir.

Donald Trump a rompu, le 6 décembre, avec la position de ses prédécesseurs et avec le consensus international en faisant son annonce controversée sur Jérusalem.

La vision internationale largement répandue reste celle de Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’un Etat palestinien indépendant.

Romandie.com avec(©AFP / 02 janvier 2018 23h18)

Deux palestiniens tués dans des raids israéliens, nouveaux heurts

décembre 9, 2017

Un Palestinien jette des pierres vers les forces de sécurité israéliennes lors de heurts à Naplouse, en Cisjordanie occupée le 9 décembre 2017 / © AFP / JAAFAR ASHTIYEH

Deux Palestiniens ont péri samedi dans des raids aériens israéliens sur Gaza en riposte à des tirs de roquettes, et des heurts ont éclaté dans les Territoires palestiniens pour le troisième jour consécutif, après la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

En signe de protestation contre cette décision, le président palestinien Mahmoud Abbas a décidé de ne pas recevoir le vice-président américain Mike Pence lors d’une visite prévue mi-décembre en Israël et en Cisjordanie, a indiqué à l’AFP son conseiller Majdi al-Khalidi.

Samedi, des Palestiniens sont de nouveau descendus dans les rues à Jérusalem-Est ainsi qu’en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis 50 ans, et dans la bande de Gaza, pour protester contre la décision du président américain Donald Trump. L’armée a évoqué des « émeutes violentes dans une vingtaine de localités ».

Les protestataires ont lancé des pierres sur les soldats qui ont riposté en tirant des balles en caoutchouc ou réelles et des gaz lacrymogènes, blessant trois personnes légèrement, selon l’armée.

A Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, la police a dispersé des manifestants avec des grenades assourdissantes. Selon le Croissant-Rouge, 12 Palestiniens ont été blessés.

Après la « journée de colère » vendredi où deux Palestiniens ont été tués et des dizaines blessés dans des heurts, deux activistes du Hamas ont péri samedi dans des raids aériens israéliens après des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, limitrophe d’Israël, contre le territoire israélien. Les tirs de roquettes n’ont pas fait de victimes.

L’aviation israélienne a visé des cibles « militaires » dans la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme une organisation « terroriste » par Israël.

Samedi, un haut responsable militaire israélien a mis en garde contre la poursuite des tirs depuis l’enclave palestinienne.

Elle provoquera « une réponse dure et douloureuse » de la part d’Israël, a déclaré le général Yoav Mordechaï dans un communiqué en arabe publié sur Facebook.

– ‘Escalade violente’ –

Cet accès de violences est survenu après la décision mercredi de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et de transférer à l’avenir l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers la Ville sainte, un geste rompant avec des décennies de diplomatie américaine et internationale.

Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, constitue un sujet passionnel. Depuis la création d’Israël en 1948, la communauté internationale n’a jamais reconnu cette ville comme capitale. Elle considère que son « statut final » doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens.

Après l’annexion de Jérusalem-Est, Israël a proclamé toute la ville comme sa capitale « éternelle et indivisible ». L’ONU n’a jamais reconnu cette annexion alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

En solidarité avec les Palestiniens, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi dans plusieurs pays.

Sans être pour l’instant massive, la mobilisation nourrit les craintes « d’une escalade violente », selon les termes de Nickolay Mladenov, coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix.

La décision de M. Trump « ne favorise pas la perspective de paix dans la région », ont affirmé vendredi les ambassadeurs de France, Royaume-Uni, Italie, Suède et d’Allemagne à l’ONU.

– ‘Sermons et leçons’ –

Rejetant « les sermons et les leçons », l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a répété que M. Trump n’avait « pas pris position sur les limites ou les frontières ». Elle a assuré que les Etats-Unis restaient engagés dans le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis 2014.

Pour les dirigeants palestiniens, la reconnaissance par M. Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël préempte les négociations sur le statut de la ville et empêche les Etats-Unis d’assumer leur rôle historique de médiateur dans le processus de paix.

Elle aura probablement un impact positif sur les relations entre le Fatah de M. Abbas et le Hamas, engagés dans une fragile réconciliation après une décennie de dissensions.

M. Abbas « tiendra bientôt une ligne plus dure concernant le processus de paix et une ligne plus souple à l’égard du Hamas », analyse Ghaith al-Omari, expert au Washington Institute of Near East Policy.

En annonçant sa décision, M. Trump a dit qu’il envoyait prochainement son vice-président Mike Pence au Proche-Orient.

Mais le grand imam d’Al-Azhar, influente institution de l’islam basée au Caire, a annulé sa rencontre avec M. Pence prévue en Egypte le 20 décembre. Le pape des coptes d’Egypte Tawadros II a aussi indiqué samedi qu’il refusait de recevoir M. Pence, comme Mahmoud Abbas.

Une réunion ministérielle de la Ligue arabe était prévue en fin de journée au Caire pour discuter de l’annonce américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 18h44)