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Écrasement d’un avion en Russie: 15 parachutistes meurent

octobre 10, 2021

MOSCOU — Un avion transportant des parachutistes s’est écrasé dimanche peu après son décollage dans le centre de la Russie, tuant 15 des 22 personnes à bord.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le L-410, un biturbopropulseur de fabrication tchèque, s’est écrasé près de la ville de Menzelinsk, à environ 960 kilomètres à l’est de Moscou.

Le ministère des Urgences a déclaré que sept personnes avaient été extraites vivantes de l’épave, dont au moins une qui est gravement blessée.

La cause de l’accident n’a pas été déterminée dans l’immédiat.

By The Associated Press

Deux cents parachutistes américains participeront aux manœuvres en Ukraine

septembre 3, 2014

Washington – Deux cents parachutistes américains participeront à un exercice militaire international ce mois-ci dans l’ouest de l’Ukraine, dont la partie orientale est touchée par un conflit armé, a annoncé le Pentagone mercredi.

Il s’agit de parachutistes de la 173e brigade aéroportée de combat, basée en Italie, a indiqué le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone, à la veille du sommet de l’Otan au Pays de Galles.

C’est un exercice de maintien de la paix, a-t-il déclaré.

Des forces navales américaines doivent en outre participer à un autre exercice qui se déroulera en mer Noire la semaine prochaine avec des effectifs ukrainiens, a encore souligné le colonel Warren.

C’est la première fois que des troupes américaines seront envoyées dans le pays depuis le début de la crise qui met aux prises Kiev et des séparatistes prorusses.

Washington et les pays européens ont pris plusieurs séries de sanctions à l’encontre de Moscou, accusé de violer l’intégrité territoriale de l’Ukraine en envoyant des troupes et du matériel militaire.

Mais, comme l’a rappelé le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel mercredi sur CNN: nous n’allons pas aller jusqu’à l’affrontement militaire avec la Russie.

L’exercice militaire, annoncé plus tôt mercredi par le ministère polonais de la Défense, doit se dérouler du 13 au 26 septembre à Yavoriv, à environ 60 kilomètres de Lviv, selon le porte-parole du Pentagone.

Les manœuvres Rapid Trident 14, prévues de longue date, se dérouleront en coopération avec des unités ukrainiennes et réuniront, entre autres, des soldats polonais, roumains, moldaves, bulgares, espagnols, estoniens, britanniques, allemands, lituaniens et norvégiens.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2014 21h51)

Mali : Abidine Guindo, dernier baroud d’un fidèle d’ATT

mai 2, 2012

Des combattants d'Abidine Guindo capturés par l'ex-junte malienne (images de l'ORTM). Des combattants d’Abidine Guindo capturés par l’ex-junte malienne (images de l’ORTM). © Capture d’écran/J.A.

À la tête des commandos parachutistes Bérets rouges de la garde présidentielle, Abidine Guindo a tenté le tout pour le tout en attaquant frontalement les militaires putschistes qui ont renversé le président ATT, le 22 mars. Les raisons de son passage à l’acte restent obscures.

Bamako le disait téméraire. Abidine Guindo l’a prouvé en jouant et en perdant gros lundi après-midi, en lançant avec ses Bérets rouges une attaque ratée contre l’aéroport, le siège de la télévision nationale malienne et le QG de l’ex-junte, le camp militaire de Kati.

De fière allure et plutôt bel homme, cet ancien chef d’état-major particulier du président renversé le 22 mars, Amadou Toumani Touré (ATT), était rentré au régiment des Commando parachutistes de Bamako – communément appelé Camp paras de Djicoroni – au milieu des années 1970 en tant que soldat 2e classe. Il scellera là une relation des plus solides avec ATT, alors capitaine. Les deux hommes ont en commun d’être tous les deux originaires de la région de Mopti et d’aimer le saut.

En 1979, le caporal Guindo est nommé moniteur spécialisé dans le largage, ce qui n’est pas un mince titre chez les commandos-paras. Il fait partie du petit cercle de la dizaine de parachutistes auxquels leur chef ATT, méfiant et exigeant, voue une confiance totale. Au point que le 26 mars 1991, le futur président le choisit avec onze autres camarades pour une mission spéciale : arrêter le chef de l’État, le général Moussa Traoré dans son palais de Koulouba. La suite – les premières élections libres et l’avènement de la démocratie – est connue.

Cavale

Abidine Guindo passe sous-lieutenant et aide de camp d’ATT durant la transition de 1991, une fonction qu’il occupe pendant toute la décennie où celui-ci, en réserve de la République, met en œuvre son programme humanitaire à travers la Fondation pour l’enfance. Une fois ATT revenu au pouvoir en 2002 par la voie des urnes, le fidèle collaborateur devient colonel et chef du camp où il était entré jeune recrue, trois décennies plus tôt. Après une brève parenthèse au nord du pays dont il dut se replier début mars sous la poussée de la rébellion touarègue, puis ce que la junte a appellé un « contre-coup d’État manqué », Abidine Guindo est désormais un officier en cavale.

Pour certains, ATT lui doit une fière chandelle : on dit que c’est lui l’artisan de l’exfiltration épique de l’ancien président dans la nuit du 21 au 22 mars. Pour d’autres, il est le faux-frère qui aurait demandé à son patron, la nuit fatidique, de se rendre aux mutins pour éviter le carnage. Récemment, il se disait persécuté par l’ex-junte pour l’exfiltration d’ATT. Selon ses proches, « il changeait constamment de cachette ».

Que s’est-il donc passé ce lundi pour qu’Abidine Guindo décide de passer à l’action, avec pas plus de trois cents hommes, contre la plus grande garnison du pays ?

Le mythe des Bérets rouges

« Qu’il sorte, je garantis sa liberté », affirmait pourtant le capitaine Amadou Haya Sanogo. De source judiciaire, le chef des putschistes était même intervenu récemment pour aider l’épouse du colonel dans une affaire civile. Que s’est-il donc passé ce lundi pour qu’Abidine Guindo décide de passer à l’action, avec pas plus de trois cents hommes, contre la plus grande garnison du pays qui, de surcroît, est bien équipée d’armement lourd ?

L’exaspération de quelqu’un qui se disait harcelé ? La révolte devant le sort infligé à ATT par des officiers peu gradés ? Le mythe de la supériorité des commando-paras face à l’infanterie ? L’illusion de force donné par des « mercenaires » que la junte affirme avoir arrêtés, et qui ont été exhibés sous les caméras de télévision ? En tout cas, le drame est bien réel. Les combats auraient fait au moins soixante-dix morts, selon des indiscrétions militaires, même si les sources hospitalières n’en mentionnent que quatorze. Et le Mali semble aujourd’hui plus que jamais au bord du gouffre.

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Jeuneafrique.com par Adam Thiam, à Bamako