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Dengue, chikungunya: découverte d’une nouvelle espèce de moustique

septembre 11, 2013

Une nouvelle espèce de moustique susceptible de transmettre la dengue et le chikungunya a été découverte à Mayotte, selon une étude rendue publique jeudi. Il s’agit d’une espèce autochtone.

Baptisé Stegomyia pia, le nouveau moustique a été identifié par des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l’Agence régionale de santé de l’Océan Indien.

Il appartient au groupe d’espèces dont font partie deux autres moustiques particulièrement invasifs, Aedes albopictus, plus connu sous le nom de moustique tigre qui peut transmettre à la fois le chikungunya et la dengue, et Aedes egypti, le principal vecteur de la dengue et de la fièvre jaune.

« C’est une espèce dont on a de bonnes raisons de penser qu’elle pourrait être vectrice », relève Vincent Robert, directeur de recherche à l’IRD qui a mené l’étude publiée dans Parasite, la revue de la société française de parasitologie.

Espèce autochtone

Il souligne que le nouveau moustique est une espèce autochtone, non introduite à partir d’une autre région du monde, comme c’est le cas de son cousin, le moustique tigre, originaire du sud est asiatique, mais qu’on trouve désormais dans environ 80 pays dont le sud de la France.

Il a été identifié dans 6% des sites étudiés dans le département d’outremer, et retrouvé principalement dans les trous d’arbres et de bambous coupés.

Selon M. Robert, il est également « extrêmement proche » du moustique Aedes egypti, originaire d’Afrique et qu’on trouve aujourd’hui dans toutes les régions tropicales du monde.

Améliorer les connaissances

« La découverte de cette nouvelle espèce mahoraise permet de mieux connaître les moustiques à combattre, leurs particularités et leurs habitudes, notamment alimentaires. Elle pourra conduire à mieux prévenir le risque de transmission des maladies », conclut l’étude.

La dengue et le chikungunya se manifestent par une forte fièvre, des maux de tête, vomissements, douleurs articulaires et musculaires, voire des hémorragies. Il n’existe à ce jour pas de traitement ni de vaccin.

Romandie.com

Suisse: la mort des abeilles coûte 25 M€

mai 22, 2012

Près de la moitié des colonies d’abeilles suisses, soit 100.000 colonies, ont péri l’hiver dernier, un triste record, selon une étude publiée aujourd’hui par les autorités helvétiques, pour qui la douceur du printemps et de l’automne 2011 ont favorisé la multiplication du parasite Varroa destructor, principal responsable de ces pertes. « L’analyse des résultats montre une image bouleversante », indique ainsi l’Office fédéral de l’Agriculture (Ofag) qui suit depuis cinq ans la vie des abeilles. Selon les résultats de l’enquête, menée auprès de plus de 1000 ruchers de tous les cantons suisses et du Liechtenstein, près de 50% des colonies d’abeilles des apiculteurs ont péri.

Ce chiffre correspond au cumul des pertes avant la mise en hivernage début octobre 2011, les pertes hivernales jusqu’à la sortie de l’hivernage des colonies d’abeilles mi-avril 2012 ainsi que les colonies qui étaient trop faibles à la sortie de l’hivernage pour devenir une colonie de production. Tous les cantons ont été touchés par ces pertes dans une proportion plus ou moins forte. Ce sont les pertes les plus importantes enregistrées depuis que ces chiffres sont relevés systématiquement par les autorités suisses. Du point de vue financier, cela équivaut à une perte de près de 25 millions de francs suisses (20,8 millions d’euros) pour les apiculteurs.

Comme dans d’autres pays, le parasite Varroa destructor joue un rôle prépondérant dans ces pertes hivernales. L’action de cet acarien est triple : il prélève le sang de l’abeille, affaiblit le système immunitaire de l’abeille et agit comme vecteur d’autres agents pathogènes dont les virus. Selon les scientifiques, le parasite raccourcit la durée de vie des abeilles d’hiver de 5/6 mois à 2/3 mois, de sorte que la colonie ne survit pas à l’hiver. Or la douceur du printemps2011 a permis au Varroa de se multiplier rapidement, causant par la suite d’importantes pertes au sein des colonies d’abeilles. En outre, « l’automne 2011 particulièrement clément a aussi favorisé le transfert du parasite d’une colonie à une autre par la dérive d’abeilles ou par le pillage entre colonies », soulignent les chercheurs.

 Lefigaro.fr avec AFP