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RDC : le parcours d’obstacles de Félix Tshisekedi pour 2023

août 23, 2021
Kash

À mi-mandat, le président Félix Tshisekedi a déjà clairement la prochaine élection présidentielle en ligne de mire.

Arrivé au pouvoir en 2019 avec l’étiquette « pieds et poings liés », le président Félix Tshisekedi partait avec un handicap évident. Il ne détenait pas le contrôle de l’appareil sécuritaire et ne disposait de la majorité ni au sein du Parlement ni au sein du gouvernement. Il n’avait pas non plus la main sur les assemblées provinciales… Autrement dit, à Kinshasa et dans les chancelleries, on ne donnait pas cher de son avenir politique.

Deux ans après son investiture, il est parvenu à retourner la situation de manière spectaculaire en écartant Joseph Kabila, son prédécesseur et encombrant allié, et en prenant le contrôle de l’essentiel des institutions via sa nouvelle coalition, l’Union sacrée. Mais cette victoire, arrachée au terme d’une véritable guerre des tranchées, ne lui garantit pas un second mandat.

Pour être réélu en 2023, le président va en effet devoir faire des avancées sur le front social et sur le front sécuritaire, en particulier dans l’Est.

Renforts

Aidé de son nouveau gouvernement, dirigé par Sama Lukonde Kyenge, et du désormais célèbre inspecteur général des finances, Jules Alingete, Félix Tshisekedi s’est engagé dans la lutte contre la fraude et la corruption. Si l’on en juge par les chiffres qu’ont avancés les régies financières, cette stratégie est pour l’instant sur la bonne voie. Le gouvernement tente aussi, depuis plusieurs mois, de faire baisser les prix des produits de première nécessité et celui des billets d’avion – avec un succès jusque-là mitigé.

Sur le plan sécuritaire, le chef de l’État a, depuis le mois de mai, décrété l’état de siège dans deux des provinces le plus touchées par les violences armées : le Nord-Kivu et l’Ituri. Trois mois plus tard, difficile de dire si la mesure produit réellement des résultats. Les avis sur la question sont partagés. Malgré la récente purge d’officiers jugés corrompus (une grande première) et les succès que l’armée revendique sur le terrain, la société civile demande plus, surtout aux regard des nombreux massacres qui continuent d’être recensés.

Les forces armées pourront en revanche compter sur des renforts. Des troupes kényanes ont récemment posé le pied dans l’Est, tandis que des marines américains ont effectué un premier repérage. Des soldats népalais et sud-africains sont annoncés pour bientôt. Tout cela permettra-t-il à Félix Tshisekedi de marquer des points, sur le terrain et dans l’opinion, d’ici aux scrutins de 2023 ? Le temps nous le dira.

Avec par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Guinée / 72 Heures du livre: Henri Lopes réçoit le titre de docteur honoris causa

avril 26, 2013

 

72 Heures du livre: Henri Lopes réçoit le titre de docteur honoris causa

Après l’Université Paris XII en 1993 et celle de Québec en 2002, c’est au tour de la Guinée à travers l’université Général Lansana Conté de Sonfonia d’octroyer le titre de docteur honoris causa à Henri Lopes, invité d’honneur de l’édition 2013 des 72 Heures du livre. La cérémonie de remise de cette distinction honorifique a eu lieu ce mercredi 24 avril dans l’enceinte de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia.
 
En effet, le Doctorat Honoris Causa est une marque honorifique de distinction offerte à une personnalité conféré à des personnalités de renommée nationale ou internationale. Il souligne leur contribution exceptionnelle à un domaine en particulier, qu’il soit scientifique, artistique, culturel, économique ou politique.

Le porte-parole du comité scientifique de l’université de Sonfonia, a dans son discours rappelé le parcours de Henri Lopes pour mettre en évidence le fait que son profit le range bien dans la catégorie de ces personnalités éminentes. Selon lui, Henri Lopes a rendu d’énormes services non seulement à son Congo natal, mais aussi et surtout à l’Afrique contemporaine dans les domaines de la politique, la diplomatie et de la littérature. Au cours de sa brillante carrière souligne-t-il, Henri Lopes a su faire preuve d’auteur parmi les plus féconds de son temps.

En décernant ce doctorat honoris causa à Henri Lopes, l’université Général Lansana Conté tient à apporter sa part de reconnaissance à l’importance et à la qualité des services rendus par Henri Lopes en faveur de l’Afrique toute entière.

Visiblement ému de recevoir cette distinction, Henri Lopes est d’ores-et-déjà érigé en modèle aux yeux de la jeunesse universitaire pour son combat mené en faveur de l’émancipation et du développement de l’Afrique. Son nom est désormais inscrit dans les anales de l’université General Lansana Conté de Sonfonia comme étant le premier récipiendaire de cette prestigieuse distinction honorifique.

Le parcours de Henri Lopes

Né à Léopoldville au Congo belge (République démocratique du Congo), Henri Lopes, figure marquante de la littérature négro-africaine d’expression française, joue aussi un rôle de premier plan comme homme politique, haut fonctionnaire international et diplomate. Diplômé de la Sorbonne, a d’abord enseigné dans son pays, à l’École normale supérieure d’Afrique centrale à Brazzaville, puis a été directeur général de l’enseignement, pour être ensuite affecté à des fonctions politiques au sein du gouvernement congolais. Ainsi, sera-t-il successivement ministre de l’Éducation nationale, ministre des Affaires étrangères, premier ministre et ministre des Finances. En 1981, il rejoint l’UNESCO qu’il servira pendant près de 20 ans, notamment comme sous-directeur général pour la culture et la communication et comme directeur général adjoint pour l’Afrique.

Tout en assumant ces importantes fonctions, Henri Lopes mène une carrière littéraire remarquable. En effet, il est l’un des écrivains africains les plus réputés de sa génération. Traduite en neuf langues, son œuvre, composée d’un recueil de nouvelles et de sept romans, lui vaut de nombreux éloges de la critique. L’œuvre romanesque de Henri Lopes est avant tout une interrogation sur les identités : l’identité africaine en tant que produit historique, l’identité de la femme africaine vivant dans un contexte où cohabitent tradition et modernité, l’identité du métis aussi bien sur le plan biologique que sur le plan culturel.

Les écrivains congolais considèrent Henri Lopes, leur compatriote, comme leur aîné dans le domaine de la création littéraire, tandis que le monde francophone le classe parmi les grands écrivains africains. D’ailleurs, il obtient à deux reprises le Grand Prix littéraire de l’Afrique noire (1972 et 1990), attribué par l’Association des écrivains de langue française. En 1993, il reçoit également de l’Académie française le Grand Prix de la francophonie pour l’ensemble de son œuvre, ainsi qu’un doctorat honoris causa de l’Université Paris XII.

En 1998, Henri Lopes devient ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo à Paris, Londres, Madrid et Lisbonne et auprès du Saint-Siège. Plus récemment, en janvier 2002, il publie un nouveau roman intitulé Dossier classé, dans lequel il poursuit la quête de l’âme africaine et du mariage des cultures entreprise avec le premier de ses livres, Tribaliques.

Ciré BALDE, pour Visionguinee.info

Congo: Flazy Dorphiron Bandoux, un enfant surdoué, bachelier à 14 ans

août 25, 2012
 

Flazy Dorphiron Bandoux L.

«Aux âmes biens nées la valeur n’attend point le nombre des années». Cette phrase du dramaturge français du 17ème siècle, Pierre Corneille, dans sa pièce de théâtre «Le Cid», traduit bien le destin d’un adolescent congolais, Flazy Dorphiron Bandoux Larose. A 14 ans, élève à l’école «La Paillote», à Brazzaville, en classe de Terminale C, il a décroché son baccalauréat, en série scientifique, session de juin 2012, avec la mention «Passable». C’est bien un cas particulier dans le pays. Déjà, lors du bac blanc, cet élève a glané les meilleures notes, dans toutes les disciplines. Ce qui présageait sa réussite.Né le 8 décembre 1997, à Nkayi (département de la Bouenza), de Zéphirin Bandou et Mme El-Fla Bertille Malanda Makaya, Flazy Dorphiron Bandoux Larose a toujours été un élève brillant dans les établissements scolaires où il a fait ses études. Son talent exceptionnel a fait qu’il puisse être dispensé des classes de 4ème, au collège, et de Première, au lycée. En classe de Troisième, tout comme en Terminale, il s’est distingué de ses camarades de classe par son travail et sa réussite au baccalauréat, cette année. Il n’a fait que confirmer son brillant parcours.
D’ailleurs, ses professeurs, dont Léon Mbouithys, directeur de l’école «La Paillote», mais aussi son professeur de physique, ne cessent de tarir d’éloges à l’égard de cet élève aux qualités intellectuelles exceptionnelles.
Au cours de l’année scolaire 2009-2010, il est en classe de Troisième, au C.e.g Commune de Bacongo, où il obtient son B.e.p.c (Brevet d’études du premier cycle), avec une moyenne de 14,44 sur 20. En Sixième et en Cinquième, il sort premier de sa classe.
L’élève Bandoux Larose a une grande passion pour les sciences physiques et les mathématiques. Aujourd’hui, muni de son bac, il caresse le rêve de poursuivre ses études en pétrochimie, dans un pays à l’étranger, de préférence au Canada ou aux Etats-Unis d’Amérique. C’est aussi le souhait de son père. Mais, pour que son rêve devienne réalité, Zéphirin Bandou, son père, lance un appel au gouvernement de la République, afin qu’il puisse lui octroyer une bourse d’études.  L’appel s’adresse, aussi, aux pays amis du Congo, pour permettre à l’adolescent d’avoir la chance d’étudier dans des conditions qui lui permettront de mieux développer ses qualités intellectuelles.
Signalons que Bandoux Larose s’est présenté au baccalauréat comme candidat libre. Il ne pouvait pas, en effet, se présenter comme candidat officiel, car la loi scolaire du pays exige, pour être candidat officiel, un brevet vieux d’au moins trois ans. Or, Bandoux Larose a sauté certaines classes. Ce qui lui a permis de décrocher son bac à 14 ans,  mais en tant que candidat libre. Ce qui ne lui donne pas la chance d’accéder à une bourse d’études de l’Etat. Espérons qu’il y aura des oreilles attentives pour lui permettre de réaliser son projet d’études supérieures à l’étranger. Bon vent à Flazy Dorphiron Bandoux Larose!

Lasemaineafricaine.com par Alain Patrick MASSAMBA