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Canada: Le pape demande pardon aux victimes d’abus sexuels de l’Église

juillet 28, 2022
Assis sur son siège, devant l'autel, le pape François écoute les mots de bienvenue de Mgr Raymond Poisson.

Le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr Raymond Poisson (à gauche), a accueilli le pape avec des mots de bienvenue à l’intérieur de la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec. Photo : Radio-Canada

Le pape François a demandé pardon jeudi à toutes les victimes d’abus sexuels commis par des membres de l’Église catholique au Canada. Il a également invité le clergé canadien à se montrer humble et crédible dans le processus de réconciliation avec les Autochtones en rejetant notamment tout sentiment de supériorité ou de malveillance à leur égard.

Devant des membres du clergé canadien et des agents pastoraux laïcs réunis à la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec, le souverain pontife a mentionné que l’Église au Canada avait commencé un nouveau parcours après avoir été blessée et choquée par le mal perpétré par certains de ses enfants.

Je pense en particulier aux abus sexuels commis contre des mineurs et des personnes vulnérables, des scandales qui appellent des actions fortes et un combat irréversible, a déclaré le pape, avant de demander pardon aux victimes.

« Je voudrais, avec vous, demander à nouveau pardon à toutes les victimes. La douleur et la honte que nous ressentons doivent devenir une occasion de conversion : plus jamais ça! »— Une citation de  Extrait de l’homélie du pape François

Un homme vêtu d'une coiffe à plumes assiste à la messe.

Le pape a invité le clergé canadien à s’inspirer de saint François de Laval dans ses relations avec les Autochtones. Photo : Radio-Canada/Olivia Laperrière-Roy

Le chef du Saint-Siège a immédiatement enchaîné en fustigeant l’exclusion de toute culture au nom d’une prétendue supériorité, une référence directe à la participation de l’Église aux politiques d’assimilation des Autochtones, dont le système des pensionnats.

En pensant au parcours de guérison et de réconciliation avec nos frères et sœurs autochtones, que la communauté chrétienne ne se laisse plus jamais contaminer par l’idée qu’il existe une supériorité d’une culture par rapport à une autre et qu’il soit légitime d’utiliser des moyens de coercition contre les autres, a insisté le pape.

S’inspirer de François de Laval

Il a enjoint aux responsables de l’Église catholique au Canada de s’inspirer de son premier évêque, saint François de Laval, qui fulminait contre ceux qui exploitent les Autochtones en les incitant à consommer des boissons pour les arnaquer.

« Ne permettons à aucune idéologie d’aliéner et de confondre les styles et les modes de vie de nos peuples pour tenter de les soumettre et de les dominer. »— Une citation de  Extrait de l’homélie du pape François

Pour mettre fin à cette culture de l’exclusion, il faut commencer par nous, a poursuivi le pape, qui a exhorté les pasteurs et les agents pastoraux à ne pas se sentir supérieurs et à ne pas voir leur service comme un pouvoir.

Le pape devant le tombeau de Saint François de Laval.

Le pape François et le cardinal archevêque de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, se sont recueillis près du tombeau de saint François de Laval. Photo : Radio-Canada

Comme il le fait lors de la plupart de ses visites à l’étranger, le pape tenait à rencontrer des représentants locaux de l’Église catholique à l’occasion de la prière du soir, également appelée vêpres.

Il s’agissait de la dernière action liturgique à être célébrée par le pape durant son voyage apostolique au Canada.

Le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Raymond Poisson, et le cardinal archevêque de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, étaient sur place.

Message attendu

Comme prévu, le chef du Saint-Siège a donc profité de son homélie pour faire part de ses observations, préoccupations et attentes à l’égard des évêques canadiens et de leurs collaborateurs.

Des fidèles assistent à la messe célébrée par le pape, accompagné d'autres membres de l'Église.

En matinée, le pape a célébré une messe à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. Photo : Radio-Canada/Olivia Laperriere-Roy

Selon Alain Bouchard, chargé de cours à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, en évoquant les abus sexuels commis par des membres de l’Église, le pape a lancé un message clair au clergé canadien.

Il y a un mot d’ordre. Il termine en disant : plus jamais, mais ça prend un combat irréversible, ça prend des actions fortes. Alors ça, c’est un message qu’il passe au clergé, c’est-à-dire qu’à partir de maintenant, le clergé canadien a comme mandat, face à cette question-là, d’agir et de poser des gestes, a analysé M. Bouchard en entrevue au Téléjournal Québec.

Des abus nommés

La sénatrice Michèle Audette, membre de la communauté innue, était émue après avoir entendu le pape évoquer enfin les abus sexuels de l’Église devant des membres du clergé.

Celle qui a été commissaire à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées de 2016 à 2019 avait une pensée particulière pour les victimes qui ont assisté à la messe du pape François à Sainte-Anne-de-Beaupré, jeudi matin, au cours de laquelle les abus sexuels n’ont pas été mentionnés.

Michèle Audette lors des travaux de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Michèle Audette s’est réjouie de ce que le pape évoque les abus sexuels commis par des membres de l’Église (archives). Photo : The Canadian Press/David Lipnowski

C’est notre vie, c’est mes amis, c’est tout le monde qui est dehors, que vous ne voyez pas, qui ont été touchés, qui ont été affectés et qui ne l’ont pas entendu aujourd’hui, mais qui ont accepté pareil cette messe-là. Ils l’ont trouvée belle, a indiqué Mme Audette à l’animateur Bruno Savard lors d’une émission spéciale sur les ondes de RDI.

Alors, comprenez-vous que, quand je vais vous dire bye-bye tout à l’heure, bien, je vais leur dire : vous pouvez lire ce que le pape a dit ce soir à d’autres Autochtones, à d’autres leaders puis à la planète au complet, a ajouté la sénatrice.

Le pape François partira de Québec vendredi pour se rendre à Iqaluit, dernière étape de son pèlerinage au Canada.

Avec Radio-Canada par Louis Gagné

Burkina Faso : Blaise Compaoré demande pardon au peuple et à la famille de Thomas Sankara

juillet 26, 2022

Ce mardi, une délégation venue de Côte d’Ivoire a livré un message de l’ancien président à Paul-Henri Sandaogo Damiba. Cette démarche intervient moins de trois semaines après un bref retour de l’ex-chef de l’État à Ouagadougou.

Blaise Compaoré dans le palais présidentiel, à Ouagadougou, le 8 juillet 2022, après un sommet des anciens chefs de l’État avec le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. © OLYMPIA DE MAISMONT/AFP

« J’appelle nos compatriotes, les filles et fils de l’intérieur comme de l’extérieur, à une union sacrée à la tolérance et à la retenue, mais surtout au pardon, pour que prévale l’intérêt supérieur de la nation », écrit l’ancien président Blaise Compaoré dans un courrier adressé aux Burkinabè et livré ce 26 juillet par une délégation venue de Côte d’Ivoire, où vit l’ex-chef de l’État depuis son exil, en 2014.

Trente-cinq ans plus tard

Les mots les plus marquants sont ceux destinés à la famille de Thomas Sankara : « Je demande pardon au peuple burkinabè pour tous les actes que j’ai pu commettre pendant mon magistère, plus particulièrement à la famille de mon frère et ami Thomas Isidore Noël Sankara. J’assume et déplore, du fond du cœur, toutes les souffrances et drames vécus par toutes les familles durant mes mandats à la tête du pays et [leur] demande de m’accorder leur pardon. »

Des mots écrits alors que Blaise Compaoré a été condamné en avril dernier à la prison à perpétuité pour son rôle dans l’assassinat de l’ancien président, il y a trente-cinq ans. Sera-t-il entendu ? La famille de Thomas Sankara n’avait pas encore réagi mardi en fin d’après-midi.

Soutien ivoirien

La délégation venue de Côte d’Ivoire a rencontré le président de la transition, le colonel putschiste Paul-Henri Sandaogo Damiba, à Kosyam, ce mardi 26 juillet, pour lui remettre le message. Elle était composée de Djamila Compaoré, la fille de l’ancien président, et d’Ally Coulibaly, l’un des plus fidèles collaborateurs d’Alassane Ouattara. Yéro Boly, le ministre burkinabè chargé de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, était également présent.

Ally Coulibaly a expliqué le sens de cette démarche. Il a souligné le « soutien » d’Alassane Ouattara au processus lancé par Damiba. « Pour lui [le président ivoirien], la condition pour que le Burkina Faso puisse s’en sortir, c’est la cohésion et l’union des fils et filles de ce pays. […] Alassane Ouattara souhaiterait que le peuple frère du Burkina Faso entende ce message extrêmement fort de l’ancien président Blaise Compaoré à qui il accorde l’hospitalité en Côte d’Ivoire depuis huit ans par humanisme et en raison des valeurs auxquelles il croit, au nombre desquelles la dignité humaine et le respect de l’intégrité des personnes. »

Rencontre à haut risque

La lettre de Blaise Compaoré est datée du 8 juillet, date à laquelle Damiba avait convié tous les anciens chefs de l’État burkinabè à une rencontre de « réconciliation ». Un rendez-vous à haut risque à cause des réticences d’une partie de l’opinion publique à l’égard du retour de Blaise Compaoré dans son pays natal.

Ces retrouvailles ne s’étaient d’ailleurs pas déroulées comme prévu. Roch Marc Christian Kaboré, renversé en janvier dernier par Damiba, avait décidé à la dernière minute, sous la pression de ses partisans, de ne pas effectuer le déplacement. Michel Kafando et Yacouba Isaac Zida avaient également décliné l’invitation.

Blaise Compaoré s’est néanmoins réjoui d’avoir pu rentrer au pays. Dans son courrier, il exprime « sa profonde reconnaissance aux autorités de la transition ».

Avec Jeune Afrique

Canada: Le pape renouvelle ses excuses aux victimes et aux survivants des pensionnats

juillet 26, 2022
Le pape François avec une coiffe autochtone.

Le pape François s’est vu remettre une coiffe traditionnelle autochtone à la fin de son discours, lundi, à Maskwacis, en Alberta. Photo : Reuters/Guglielmo Mangiapane

Le pape François a de nouveau demandé pardon aux peuples autochtones « pour les crimes commis par de nombreux chrétiens envers eux » et a reconnu que ces excuses constituaient la première étape d’un long processus de réconciliation.

Il s’agissait de ses premières paroles publiques au Canada, adressées aux milliers de personnes, surtout des survivants des pensionnats et leurs familles, rassemblées à Maskwacis, une communauté crie de l’Alberta.

« Je voudrais le répéter avec honte et clarté : je demande humblement pardon pour le mal commis par de nombreux chrétiens contre les peuples autochtones. »— Une citation de  Le pape François

Je demande pardon pour la manière dont, malheureusement, de nombreux chrétiens ont soutenu la mentalité colonisatrice des puissances qui ont opprimé les peuples autochtones, a affirmé le pape, suivi d’applaudissements de la foule.

Je suis affligé, a-t-il continué. Je demande pardon, en particulier, pour la manière dont de nombreux membres de l’Église et des communautés religieuses ont coopéré, même à travers l’indifférence, à ces projets de destruction culturelle et d’assimilation forcée des gouvernements de l’époque, qui ont abouti au système des pensionnats.

Il a également parlé des nombreux cas exemplaires de dévouement envers les enfants et de la présence de la charité chrétienne dans les pensionnats.

Néanmoins, les conséquences générales des politiques liées aux pensionnats ont été catastrophiques, a-t-il admis.

Dans l’assistance, de nombreux survivants étaient en pleurs et en profondes réflexions.

Certains d’entre vous sont certainement en difficulté pendant que je vous parle, a reconnu le souverain pontife. Il est cependant important de faire preuve de mémoire pour éviter l’oubli, parce que l’oubli mène à l’indifférence.

Et le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, c’est l’indifférence, a-t-il ajouté.

Ces excuses étaient similaires à celles prononcées au Vatican plus tôt cette année. Le pape a en effet demandé pardon pour les crimes commis par des membres de l’Église sans toutefois reconnaître le rôle de l’institution en soi.

« Je vous demande pardon »

Au premier jour de sa visite au Canada, dans la région d’Edmonton, en Alberta, le pape François a demandé pardon aux Autochtones qui ont été arrachés à leurs familles et envoyés dans les pensionnats. Plus de 60 % de ces écoles étaient gérées par l’Église catholique. Environ 150 000 enfants ont été forcés de les fréquenter. Reportage de Mathieu Gohier.

Une première étape

Le pape François a par ailleurs reconnu que davantage doit être fait, outre la demande de pardon.

Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas, mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrain propice à la dissimulation et la perpétuation, a-t-il soutenu.

« Une partie importante de ce processus consiste à mener une sérieuse recherche sur la vérité du passé et à aider les survivants des pensionnats à entreprendre des chemins de guérison pour les traumatismes subis. »— Une citation de  Le pape François

Le pape a notamment appelé à ce que les chrétiens et la société civile puissent respecter l’identité et l’expérience des peuples autochtones.

J’espère que des moyens concrets seront trouvés pour les connaître et les apprécier, en apprenant à avancer tous ensemble, a-t-il dit.

Avant cette allocution du pape, un discours de bienvenue a été énoncé par Wilton Littlechild, un survivant du pensionnat Ermineskin et ancien commissaire de la Commission de vérité et réconciliation.

Le discours officiel du pape s’est tenu sur le site réservé au pow-wow de Maskwacis. Des danses et des chants traditionnels l’ont d’ailleurs accueilli sur les lieux.

Je me suis revu enfant

Evelyn Korkmaz, survivante du pensionnat de Sainte-Anne, en Ontario, dit avoir attendu 50 ans pour enfin entendre des excuses du pape.

Je suis reconnaissante d’avoir vécu assez longtemps pour vivre ce jour, a-t-elle affirmé en conférence de presse.

Malheureusement, bon nombre de mes amis et camarades du pensionnat ne sont plus parmi nous et n’ont pas pu entendre ces excuses, a-t-elle dit. Les traumatismes qu’ils ont vécus ont eu raison d’eux par le suicide ou la consommation.

J’aurais aimé voir un plan précis du Vatican sur ce qu’il compte faire pour la réconciliation, a-t-elle ajouté.

Mon cœur s’est brisé pour tous les survivants présents. C’était beaucoup d’émotions au même moment, a confié l’un des chefs de Maskwacis, Randy Ermineskin. Je suis allé au pensionnat ici et quand j’attendais le pape, je me suis revu enfant.

Après aujourd’hui, a-t-il poursuivi, je veux qu’on se concentre sur l’espoir. Nous avons la chance de prendre la parole et de continuer de faire avancer la vérité.

La militante et professeure Cindy Blackstock a pour sa part partagé une réaction vidéo sur les réseaux sociaux. Pour elle, ce sont les actions qui suivront qui comptent le plus.

Ces excuses ne doivent pas être jugées sur la base des mots ‘’je suis désolé’’, mais plutôt sur les actions qui seront par la suite engendrées, a-t-elle dit.

Est-ce que le Vatican donnera un accès complet à ses documents? Est-ce qu’il y aura une réforme interne pour assurer que les abus d’enfants seront éliminés de l’Église? Est-ce que le Vatican prendra la responsabilité des sévices vécus par les enfants?, s’est-elle interrogée.

Le pape demande pardon aux Autochtones

Le pape François est visite au Canada. Il reconnaît les torts de l’église et présente ses excuses aux Autochtones. Entrevue avec Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Le ministre fédéral des Relations Couronne-Autochtones était présent à Maskwacis.

Je ne peux pas parler au nom des survivants, mais aujourd’hui j’ai vu beaucoup de pleurs, les gens étaient définitivement touchés; par contre, il est certain qu’il y aura aussi de la déception, a-t-il déclaré aux médias.

Il est clair que ces excuses ne doivent pas être une finalité, a-t-il ajouté. Il y a encore beaucoup de travail à faire, notamment l’accès aux documents, et on espère pouvoir compter sur la collaboration et le soutien de l’Église catholique pour la suite.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a quant à lui émis une déclaration écrite.

« L’événement qui nous a rassemblés aujourd’hui à Maskwacis est le fruit du courage, des efforts de sensibilisation et de la persévérance des Survivants des Premières Nations, inuits et métis qui ont relaté leurs souvenirs douloureux et raconté leurs expériences », a-t-il écrit.

« Aujourd’hui, nous pensons aux enfants qui ont été arrachés à leur famille et privés de leur enfance. »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« La réconciliation est l’affaire de tous les Canadiens. […] Personne ne doit oublier ce qui s’est passé dans les pensionnats du Canada, et nous devons tous veiller à ce que cela ne se reproduise jamais. »

La gouverneure générale du Canada, Mary Simon, était aussi présente et a réagit par écrit plus tard en soirée. « Certains faits sont indéniables. Il est difficile d’être confronté à notre véritable histoire. […] Plusieurs enfants et familles ne s’en sont jamais remis. Plusieurs enfants ne sont jamais rentrés chez eux. »

« Pour les peuples autochtones, ce moment n’est ni le début ni la fin du parcours de guérison. En tant que pays, nous devons nous interroger : Quelle est notre prochaine étape? Quelle est la société à laquelle nous aspirons?  »— Une citation de  Mary Simon, gouverneure générale du Canada

La gouverneure générale serre la main du pape, qui est assis dans une chaise roulante.

La gouverneure générale Mary Simon a rencontré le pape François à son arrivée sur le tarmac. Photo : La Presse Canadienne/Nathan Denette

Une arrivée dans l’humilité

C’est un pape d’une humilité et d’une simplicité étonnantes, malgré l’important cortège de sécurité l’entourant, qui est arrivé à Maskwacis autour de 10 h, heure locale.

Après une visite privée à l’église locale Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, il s’est rendu en fauteuil roulant jusqu’au cimetière d’Ermineskin au son du tambour de l’aîné Jerry Saddleback. Le pape y a pris quelques instants pour prier en silence.

Le pape se recueille devant les tombes d'un cimetière.

Le pape François a prié en silence devant les tombes du cimetière de Maskwacis, en Alberta, à l’occasion de sa rencontre avec la communauté autochtone, et il a visité le site de l’ancien pensionnat Ermineskin. Photo : Reuters/Guglielmo Mangiapane

Ensuite, le chef de l’Église catholique s’est dirigé vers le site de l’ancien pensionnat, où il a été accueilli par les quatre chefs de Maskwacis, Desmond Bull, Randy Ermineskin, Wilton Littlechild et Vernon Saddleback.

Avant l’arrivée du souverain pontife, l’ambiance était déjà ponctuée d’émotions fortes parmi les gens présents.

Mon cœur bat très fort, a confié, ému, André Carrier, un survivant des pensionnats qui est le vice-président de la Fédération métisse du Manitoba.

J’ai subi les abus sexuels d’un prêtre, alors écouter les excuses du pape, c’est la première étape vers la réconciliation, a-t-il ajouté.

Le pape François prie au cimetière de la nation crie d'Ermineskin, à côté des chefs des quatre Premières Nations de Maskwacis, en Alberta, le 25 juillet.

Le pape en compagnie des chefs de Maskwacis. Photo : (Nathan Denette/The Canadian Press)

Plusieurs dignitaires présents

Plusieurs leaders autochtones et représentants de l’État canadien étaient présents lors de ce premier événement de la visite papale.

La cheffe de l’Assemblée des Premières Nations, RoseAnne Archibald, était accompagnée des trois leaders de délégations s’étant rendues à Rome rencontrer le pape ce printemps : Gerald Antoine (Premières Nations), Cassidy Caron (Métis) et Natan Obed (Inuit).

L’ancien chef de l’APN, Phil Fontaine, qui est lui aussi allé à Rome, faisait partie de l’assistance.

En plus de certains sénateurs et députés fédéraux, le premier ministre Justin Trudeau, la gouverneure générale Mary Simon, les ministres Marc Miller et Patty Hajdu ainsi que le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh étaient sur place.

En fin de journée, le pape François s’est aussi rendu à l’église Sacré-Cœur des Premières Nations d’Edmonton, pour y rencontrer une délégation autochtone et des paroissiens.

Mardi, il officiera une messe au stade du Commonwealth, où plus de 60 000 personnes sont attendues.

Avec Radio-Canada par Gabrielle Paul

Cameroun – Scandale de la « sextape » : Martin Camus Mimb demande pardon

juin 25, 2021

Martin Camus Mimb en février 2021.

Plus d’une semaine après la diffusion d’une « sextape » enregistrée dans son bureau, Martin Camus Mimb a demandé « pardon » à la principale victime et aux personnes heurtées par cette scabreuse affaire. Un début de rédemption ?

« Devant Dieu et les hommes, je regrette cette situation malheureuse ». C’est au cours d’un point presse marqué par une déclaration laconique que Martin Camus Mimb, le journaliste au cœur du scandale à la « sextape » qui secoue actuellement le Cameroun, s’est de nouveau exprimé sur le sujet. Martin Camus Mimb a finalement choisi de faire profil bas face à la déferlante de critiques.

« Notre première demande de pardon, nous l’adressons à Malika, toi dont la dignité et l’honneur ont été bafoués, a-t-il affirmé, citant la jeune fille dont le visage apparaissait dans les images controversées. En tant qu’homme, grand-frère et père, je te demande pardon. Je prie le Seigneur de te fortifier et de te permettre de traverser cette étape tout en gardant la foi et confiance en la vie ».

« Pardon »

Martin Camus Mimb a ensuite étendu sa demande de pardon à la famille de la jeune femme « qui s’est brusquement retrouvée sous les feux des projecteurs sans son consentement, aux femmes et aux hommes « que [ses] différentes sorties ont pu choquer », aux « handicapés » dont il est l’un des porte-voix au Cameroun, à sa « maison d’édition », et enfin à sa femme et à ses enfants présents dans la salle.

« Oui, notre vie actuelle est devenue un enfer. Je ne le souhaite à personne », a-t-il ajouté en écho à la vague d’indignation qui avait suivi la diffusion de ces photos et vidéos violant l’intimité et la nudité d’une jeune Camerounaise. Avant cette sortie, le gouvernement, par le biais de la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, avait donné une nouvelle tournure à l’affaire en dénonçant « un acte odieux » et en appelant à « une synergie d’action pour qu’une lutte sans merci soit menée contre les auteurs ».

Des suites judiciaires ?

Le jeudi 24 avril, une citation directe avait ainsi été déposée par le collectif d’avocats défendant les intérêts de la jeune Bayemi Malika auprès du tribunal de première instance de Douala, afin de confronter les personnes impliquées dans cette affaire.

Martin Camus Mimb a annoncé qu’il se retirait momentanément des réseaux sociaux sur lesquels le scandale avait été révélé et pris de l’ampleur. Première étape d’un processus de rédemption du journaliste auprès de l’opinion ? « Je me tourne humblement vers Dieu, je me mets à genoux et je prie : ‘si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité’ », a-t-il conclu.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute – à Yaoundé

Deux envoyés du pape au Chili pour « demander pardon » aux victimes de prêtres pédophiles

juin 12, 2018

Santiago du Chili – Deux émissaires du pape François sont arrivés mardi au Chili pour une nouvelle mission auprès d’une Eglise chilienne en crise à la suite d’un énorme scandale de pédophilie.

Le pape a accepté lundi la démission de trois évêques chiliens, dont le controversé Mgr Juan Barros qu’il avait d’abord défendu, sanctionnant ainsi une hiérarchie de l’Église accusée d’omerta par des victimes de prêtres pédophiles.

 Le souverain pontife a par ailleurs demandé à l’archevêque de Malte Charles Scicluna et au prêtre espagnol Jordi Bertomeu, déjà dépêchés en février au Chili, de revenir dans le pays pour recueillir de nouveaux témoignages de victimes et leur exprimer la compassion du Vatican.

« Nous sommes venus demander pardon en son nom », a brièvement déclaré à son arrivée à Santiago le père Bertomeu, un proche du pape François, qui avait reconnu de « graves erreurs » de jugement dans cette affaire.

Interrogé sur la possibilité de nouvelles démissions dans le clergé chilien, le père Bertomeu a déclaré que cette décision était « dans les mains » du pape.

L’ensemble de l’épiscopat chilien avait présenté sa démission en bloc le 18 mai dernier après une série de dures rencontres avec le pape argentin au Vatican, une démarche inédite dans l’histoire récente de l’Eglise catholique.

Au Chili, les envoyés du pape doivent également apporter aux membres du clergé « une aide technique et juridique » pour que ces derniers répondent de manière « adéquate à chaque cas d’abus sexuel de mineurs commis par des prêtres ou des religieux », a ajouté l’archevêche de Malte.

Ils se rendront aussi en fin de semaine dans le diocèse d’Osorno, à quelque 900 kilomètres au sud de Santiago, dont Mgr Juan Barros était l’évêque.

C’est le pape François lui-même qui l’avait nommé à cette fonction en janvier 2015, alors que Mgr Barros était déjà soupçonné d’avoir fermé les yeux sur les abus sexuels répétés d’un vieux prêtre dont il était proche.

Envoyés une première fois au Chili en février dernier pour enquêter sur les accusations portées contre des prêtres, les deux émissaires avaient remis au pape un rapport décrivant « une culture d’abus » au sein de l’Eglise chilienne.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juin 2018 22h14)                                                        

Dopage: Poutine demande pardon aux sportifs avant le JO-2018

janvier 31, 2018

Moscou – Vladimir Poutine a présenté mercredi ses excuses aux sportifs russes pour n’avoir pas su les « protéger » des retombées du scandale de dopage frappant leur pays, réclamant des explications aux instances olympiques pour leur décision « étrange » d’exclure certains athlètes des JO-2018.

« C’est deux fois plus difficile (de participer aux JO) lorsque le sport se mêle à des événements (…) qui lui sont étrangers, avec la politique ou autre chose », a regretté le président russe lors d’un discours devant les sportifs considérés « propres » par le Comité international olympique (CIO) et autorisés à concourir sous bannière neutre aux JO d’Hiver.

« Cela crée des conditions très difficiles pour atteindre un résultat », a-t-il reconnu. « Pardonnez-nous de ne pas avoir pu vous protéger de cela », a déclaré le président russe, peu coutumier des mea culpa.

Engluée dans un vaste scandale de dopage institutionnalisé dans le sport entre 2011 et 2015, et notamment lors des JO-2014 de Sotchi, la Russie a été suspendue le 5 décembre des jeux Olympiques de Pyeongchang (9 au 25 février) en Corée du Sud.

L’instance suprême de l’olympisme a toutefois laissé la porte ouverte aux sportifs russes « propres », autorisés à participer sous bannière olympique et l’appellation « athlète olympique de Russie ».

Un panel dirigé par l’ancienne ministre française des Sports, Valérie Fourneyron, a autorisé 169 sportifs à concourir, excluant certains athlètes de premier plan, comme la légende du short-track Viktor Ahn, qui n’avaient pourtant pas été testés positifs.

Promettant de « soutenir (les) sportifs qui ne peuvent pas se rendre aux jeux Olympiques », Vladimir Poutine a souligné que « certaines choses sont étranges » concernant les exclusions de certains athlètes.

« La question se pose: que sommes-nous en train de combattre: le dopage, ou quelque chose d’autre? Nous aimerions le savoir », a-t-il déclaré. « Nous espérons que nous aurons une discussion substantielle avec nos collègues des organisations internationales (antidopage) et que nous pourrons le découvrir ».

Romandie.com avec(©AFP / 31 janvier 2018 13h51)                                            

Pérou: après voir été gracié, Fujimori demande « pardon »

décembre 26, 2017

L’ex-président péruvien Alberto Fujimori, le 30 septembre 2009 pendant son procès à Lima / © AFP/Archives / Raul Garcia

L’ex-président péruvien Alberto Fujimori a demandé mardi « pardon » pour les actes commis par son gouvernement (1990-2000) depuis son lit d’hôpital, deux jours après une grâce controversée accordée par le chef de l’Etat Pedro Pablo Kuczynski.

« Je suis conscient que les résultats sous mon gouvernement ont, en partie, été bien accueillis, mais je reconnais que j’ai également déçu une partie de mes compatriotes. Je leur demande pardon du fond du coeur », a déclaré Fujimori, 79 ans, condamné à 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité, dans une vidéo publiée sur Facebook.

Dimanche, Pedro Pablo Kuczynski lui a accordé une grâce « humanitaire », alors qu’il s’était engagé durant sa campagne électorale de 2016 à ne pas le libérer.

Cette décision a provoqué une crise politique au Pérou contre le président, qui venait jeudi d’éviter une destitution par le Parlement, après avoir reçu le soutien d’une partie du Fujimorisme, mouvement politique fondé par l’ex-homme fort du Pérou, qui se situe pourtant dans l’opposition.

Plus de 5.000 Péruviens ont manifesté lundi soir à Lima pour dénoncer la grâce accordée à Alberto Fujimori et exiger la démission de PPK (acronyme et surnom du président Pedro Pablo Kuczynski, ndlr), qu’ils accusent d’avoir négocié politiquement cette mesure.

Président de 1990 à 2000, M. Fujimori, d’origine japonaise, purgeait depuis 2007 une peine de 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité pour avoir commandité l’assassinat de 25 personnes aux mains d’un escadron de la mort durant la guerre contre les guérilleros du Sentier lumineux (extrême gauche maoïste).

Il a été hospitalisé samedi pour arythmie et tension artérielle basse.

Romandie.com avec(©AFP / 26 décembre 2017 14h54)                

Côte d’Ivoire: Soro, ex-chef rebelle, « demande pardon » à Gbagbo pour une réconciliation

juillet 20, 2017

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion Guillaume Soro, le 10 janvier 2017 à Abidjan / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion Guillaume Soro a demandé jeudi, en vue d’une réconciliation nationale, « pardon aux Ivoiriens » et « même » à son principal adversaire du passé, l’ex-président Laurent Gbagbo, écroué depuis 2011 à La Haye où il est jugé par la CPI.

« Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a plus que besoin de pardon et de réconciliation. Je veux demander pardon aux Ivoiriens pour tout ce que j’ai pu faire (…) à ce peuple qui a tant souffert. Je demande pardon à mes aînés (…) et même au président Laurent Gbagbo », a déclaré à l’AFP M. Soro, à qui l’on prête des ambitions présidentielles.

« La division fait du tort à nous tous. Ne nous divisons pas la Côte d’Ivoire! Travaillons à la paix! Dans les jours suivants, je serai plus engagé pour le pardon et la réconciliation. Même Gbagbo mérite que j’aille lui demander pardon. Je demanderai pardon à tout le monde », a-t-il ajouté, citant aussi l’ancien président Henri Konan Bedié, un des principaux acteurs de la crise, et l’actuel président Alassane Ouattara.

« Parce depuis 2002, jusqu’à ce jour, j’ai été un acteur important », a expliqué M. Soro. « Ce dont la Côte d’ivoire a besoin, c’est de beaucoup plus de tolérance, de pardon, de réconciliation, de paix », a-t-il dit.

Premier ministre de 2011 à 2012, Guillaume Soro a été le chef de la rébellion pendant la décennie (2002-2011) de crise politico-militaire ivoirienne qui a fait des milliers de morts et scindé le pays en deux. Il est régulièrement accusé par ses détracteurs de « comploter » pour satisfaire ses ambitions présidentielles. « Ce sont des rumeurs, je n’en tiens pas compte », a-t-il assuré.

L’ancien président Laurent Gbagbo, âgé aujourd’hui de 72 ans, ainsi que Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés à la Cour pénale internationale (CPI) de quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois entre décembre 2010 et avril 2011 dans les deux camps, lors de la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu internationalement vainqueur de l’élection présidentielle de 2010.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2017 00h15)                

Musique : Koffi Olomidé revient avec son nouvel album « Nyataquance »

mars 14, 2017

Avec Nyataquance, Koffi Olomidé montre qu’il est toujours debout. © Clip officiel/YouTube

Ses adversaires le disaient mort et enterré, mais le roi de la rumba moderne entend bien conserver son trône.

Poursuivi en France pour le viol et la séquestration d’une mineure (entre autres), filmé à l’aéroport de Nairobi donnant un coup de pied à l’une de ses danseuses en juillet dernier, Koffi Olomidé vient de réussir un joli coup marketing. En sortant officiellement son single « Nyataquance », le 8 mars, lors de la Journée internationale des droits des femmes, le boss de la musique congolaise entend se racheter auprès de la gent féminine.

« Beaucoup de femmes sont fâchées contre moi, je voulais leur demander pardon », a confié le chanteur dans une émission de télé camerounaise. L’album, qui doit sortir cette année, inclura « Forgive Me Mama », « une chanson pour toutes les dames : ma fille, ma mère, mon épouse… », ainsi qu’un titre en hommage à son père, disparu le 30 décembre 2016.

« La danse des boss »

Le single « Nyataquance », qui laisse peu de place aux envolées de l’artiste, n’est sans doute pas la meilleure production de Koffi Olomidé, mais il a déjà imposé sa choré, « la danse des boss », à Kinshasa. Après le succès de 13e Apôtre, annoncé à tort comme le dernier album de sa carrière, le patron confirme qu’il est toujours debout.

Jeuneafrique.com par

Centrafrique: le pape ouvre la porte sainte de la cathédrale de Bangui, en prélude au Jubilé

novembre 29, 2015

Bangui – Le pape François a ouvert dimanche la porte sainte de la cathédrale de Bangui, dans un geste solennel pour la paix et le pardon des fautes en Centrafrique, à dix jours de l’ouverture à Rome du Jubilé de la Miséricorde qu’il a proclamé.

Ouvre-nous la porte de Ta miséricorde, a prié le pape François, avant d’ouvrir les deux battants de la porte. Nous demandons la paix pour la Centrafrique et tous les peuples qui souffrent de la guerre, a-t-il proclamé.

François avait tenu à accomplir à Bangui ce geste exceptionnel, qui permet lors des Jubilés aux fidèles pénitents de franchir la porte d’une cathédrale et de recevoir le pardon de leurs péchés.

Le pape, le jour du deuxième anniversaire de son élection, le 13 mars 2015, avait annoncé ce Jubilé de la miséricorde à partir du 8 décembre, qui débutera officiellement par l’ouverture de la basilique Saint-Pierre à Rome et durera douze mois.

Aujourd’hui, Bangui devient la capitale spirituelle du monde. L’Année de la miséricorde est proclamée à l’avance à Bangui. Elle est pour cette terre qui souffre du manque de paix, et tous les autres pays qui, dans le monde, passent par l’épreuve de la guerre, a souligné François.

Tous, nous demandons paix, miséricorde, réconciliation, pardon, amour, a-t-il dit d’un ton très grave sur le parvis de la cathédrale de l’Immaculée Conception, avant d’ouvrir cette porte décorée de fleurs et de feuilles.

Dieu a guidé mes pas vers vous. Je suis particulièrement heureux que ma visite pastorale coïncide avec l’ouverture dans votre pays de cette Année jubilaire, a-t-il ajouté au début de la messe dans la cathédrale de la capitale centrafricaine, ville qui porte toujours les stigmates des violences entre ex-rebelles majoritairement musulmans et miliciens essentiellement chrétiens qui ont ensanglanté le pays depuis 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 29 novembre 2015 18h01)