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COVID: deux millions d’enfants ont perdu un parent depuis le début de la pandémie

juillet 24, 2021

 

MONTRÉAL — Quelque deux millions d’enfants à travers le monde ont perdu au moins un parent ou un grand-parent qui en avait soin depuis le début de la pandémie de COVID-19, constate une nouvelle étude publiée par le prestigieux journal médical The Lancet.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les chercheurs britanniques et américains calculent qu’un enfant sur cent au Pérou, quatre enfants sur mille en Afrique du Sud et un enfant sur mille aux États-Unis ont perdu un parent depuis le début de la crise sanitaire.

Ils précisent qu’environ 1,5 million d’enfants ont perdu un parent à travers le monde, et que deux millions ont perdu un parent, un grand-parent ou un autre proche qui vivait avec eux et veillait sur eux.

Les auteurs tirent leurs conclusions de données provenant de 21 pays qui, ensemble, représentent près de 80 % de tous les décès mondiaux attribuables à la COVID. Ils préviennent toutefois que leur bilan sous-estime probablement grandement l’ampleur réelle de la situation.

Si on ajoute deux millions de décès au bilan de la COVID en 2021, ajoutent-ils, 600 000 enfants de plus deviendront orphelins et un million d’enfants supplémentaires perdront un parent, un grand-parent ou un proche.

Risques énormes

Avant même la pandémie, rappellent les auteurs, le monde comptait déjà 140 millions d’orphelins qui avaient besoin de soins sociaux et sanitaires.

Les enfants qui ont perdu un parent, voire les deux parents, sont confrontés à une multitude de risques, souligne l’étude. La perte du père les rendra ainsi plus vulnérables à la violence sexuelle, possiblement en raison de l’insécurité économique dans laquelle le ménage aura été plongé.

La participation active d’un grand-parent aux soins d’un enfant est associée à une hausse de la fréquentation et de la réussite scolaire, et à une augmentation de la présence des parents sur le marché du travail. La disparition de ce grand-parent pourra contraindre le parent à laisser son emploi pour s’occuper de l’enfant, ou inversement l’enfant à abandonner ses études.

Les enfants dont un grand-parent avait déjà soin après le décès d’un ou des parent(s) pourront devoir affronter un nouveau deuil.

Les données colligées lors d’épidémies précédentes, peut-on lire dans The Lancet, montrent qu’une réponse inefficace au décès d’un parent ou d’un soignant, même si un autre parent ou soignant survit, peut avoir des répercussions psychosociales, neurocognitives, socioéconomiques et biomédicales délétères pour les enfants. 

Les enfants et les adolescents endeuillés d’un parent ou d’un soignant présentent un risque plus élevé du trouble du stress post-traumatique, de dépression et de tentatives de suicide.

Ils sont plus à risque de violence domestique, sexuelle, émotionnelle ou physique; de voir leur famille se désintégrer; et d’être ensuite confiés à une institution.

Situation complexifiée

L’isolement qui découle de la pandémie, la fermeture des écoles et l’impossibilité de participer aux rites qui entourent normalement un décès pourront venir compliquer le tout, disent les auteurs.

«La pandémie est venue complexifier énormément de choses», a confirmé Josée Masson, une travailleuse sociale de l’organisme Deuil-Jeunesse qui intervient auprès de jeunes endeuillés depuis 25 ans.

Depuis le début de la pandémie, du moins au Québec, on a beaucoup porté d’attention aux décès des aînés et aux deuils vécus par leurs enfants adultes, a-t-elle rappelé, oubliant un peu ce que vivait la génération suivante.

Un jeune qui vit la mort de son père, de sa mère, voire des deux, a besoin de soutien, il a besoin d’être entouré par ses amis et sa famille, ce qui a été rendu presque impossible par les règles sanitaires, a souligné Mme Masson.

«Souvent les enfants vont avoir hâte d’aller à l’école pour pouvoir parler de papa, pour aller se changer les idées, a-t-elle dit. Mais la pandémie a fait qu’ils n’étaient peut-être pas à l’école, peut-être qu’ils n’ont pas pu avoir accès à leur ami qui est dans une autre classe alors que tout est confiné, alors c’est sûr que toute la partie sociale qui aide beaucoup dans la reconstruction a été énormément hypothéquée.»

De plus, parce que les visites à l’hôpital ou à la résidence étaient interdites, les enfants n’ont fréquemment pas été en mesure de constater par eux-mêmes la détérioration de l’état de santé de grand-papa ou de grand-maman, et donc de commencer à apprivoiser ce qui s’en venait, a dit Mme Masson. 

«Ça fait souvent des enfants qui sont dans le flou, dans l’incapacité de reconstituer leur histoire, de comprendre et de saisir que grand-maman est morte», a-t-elle expliqué.

Même le décès d’un arrière-grand-parent, dont certains sont très présents dans la vie des enfants en dépit de leur âge plus avancé, pourra avoir des répercussions importantes, puisque certains jeunes commenceront ensuite à se demander si un parent ou un grand-parent pourrait subir le même sort.

D’autres enfants ont refusé de profiter des occasions qu’ils pouvaient avoir de dire un dernier adieu à un proche, par crainte de les contaminer avec le coronavirus.

«Il s’est créé une certaine anxiété très claire chez les jeunes, qui savaient pouvoir ne pas avoir de symptômes et porter la maladie, et cette crainte-là a fait que des enfants n’ont pas été présents dans les derniers jours de gens importants pour eux, a dit Mme Masson. Ils ne voulaient pas être responsables de ça.»

Pourtant, ajoute-t-elle, «vivre la maladie grave d’un proche, peu importe comment elle est, c’est extrêmement important pour les jeunes pour qu’ils comprennent ce qui se passe, pour apprivoiser la mort».

La première chose à faire pour aider les jeunes endeuillés, a dit Mme Masson, est de ne pas les fuir du regard, de ne pas les prendre en pitié et d’être présents pour eux.

Au lieu de demander à un jeune comment il va, on lui demandera ce dont il a besoin ou comment il se sent aujourd’hui. Les adultes souhaitent plus que tout trouver les bons mots et les belles phrases pour extirper la douleur du corps de l’enfant, ce qui n’est pas possible.

On doit simplement accepter que le jeune a le droit de souffrir et de l’exprimer, dit-elle.

«Plus on est avec le jeune, plus on arrête de se mettre de la pression sur les épaules, plus c’est gagnant et plus les jeunes sont reconnaissants, c’est certain», a conclu Mme Masson.

Avec Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

Québec/Être parent et étudiant : une conciliation pas toujours évidente

septembre 1, 2019
Être parent et étudiant est de plus en plus courant au Québec. À l’Université Laval, c’est le cas de 1 étudiant sur 5.

Ann-Alexandre Gauthier est étudiante au doctorat. Son fils Victor, âgé de 4 ans et demi, entre au programme de prématernelle à la garderie. Cette maman de 27 ans est tombée enceinte au moment de son baccalauréat.

Elle a poursuivi ses études pendant toute sa grossesse et, heureux hasard, elle a accouché pendant la semaine de relâche scolaire.

Donc j’ai eu quatre jours de congé. Après ça, j’ai recommencé à temps plein, se remémore-t-elle.

Ann-Alexandre Gauthier, 27 ans et son fils Victor, 4 ans.

Ann-Alexandre Gauthier, 27 ans et son fils Victor, 4 ans.
 

Les étudiantes enceintes n’ont pas de congé parental, comparativement aux femmes qui sont sur le marché du travail.

Selon l’Association des parents-étudiants de l’Université Laval (APÉTUL), la conciliation famille, étude et travail demeure un défi au Québec, d’abord sur le plan financier.

On est maman à temps plein. Il n’y a pas de maman à temps partiel ou de papa à temps partiel, illustre la présidente de l’association, Ndeye Dieynaba Ndiag.

Quand on parle de conciliation, ça implique aussi de faire face par exemple à une certaine précarité financière, ajoute-t-elle.

En plus d’étudier, Ann-Alexandre Gauthier travaille aussi à temps partiel à l’université. Elle ne regrette pas son choix, mais elle reconnaît qu’il faut beaucoup de discipline.

J’ai appris à aimer ça et à vivre avec ça. Mais c’est sûr que c’est très exigeant et qu’il faut être quelqu’un de très, très organisé.

Ann-Alexandre Gauthier,

L’Université Laval met en place à compter de cet automne de meilleures conditions pour les parents-étudiants, en leur donnant par exemple accès à des bourses d’études. Une politique qui est saluée par l’APÉTUL, qui souhaiterait par ailleurs un effort semblable du côté du gouvernement provincial.

Il y a toujours des démarches à faire pour que les pensions alimentaires ne soient plus reconnues comme un revenu dans le calcul de l’aide financière pour les parents-étudiants, explique la présidente de l’APÉTUL.

Être parent et étudiant comporte son lot de difficultés, mais aussi certains avantages, selon Ann-Alexandre Gauthier. Par exemple, il est facile de transmettre le goût pour les études à son enfant.

Maman, est-ce que je peux faire mes devoirs comme toi,? J’aime ça! », »text »: »Il me dit souvent : « Maman, est-ce que je peux faire mes devoirs comme toi,? J’aime ça! » »}} » lang= »fr »>Il me dit souvent : « Maman, est-ce que je peux faire mes devoirs comme toi? J’aime ça! », lance la mère de 27 ans, en référence à son petit Victor.

CBC/Radio-Canada d‘après les informations de Nicole Germain

Québec/Disparition du président de Savoura et de son fils : la zone de recherche réduite de 44 %

juillet 14, 2019

Sav

Les Forces armées canadiennes (FAC) ont réduit d’environ 44 % la zone de recherche pour retrouver le président de Savoura, Stéphane Roy, et son fils qui manquent à l’appel depuis jeudi.

Stéphane Roy et son fils devaient rentrer mercredi de leur chalet situé à Parent, en Mauricie, mais ils ne sont jamais arrivés à destination.

La zone de recherche, qui couvrait à l’origine 20 000 kilomètres carrés, a pu être grandement réduite grâce à des informations reçues par les FAC.

Les militaires travaillent de concert avec la famille de M. Roy afin d’établir différents scénarios possibles, souligne le major Christian Labbé. On s’informe sur ses habitudes, ses horaires, et une fois l’ensemble des informations réunies, les différentes possibilités se réduisent.

Ce travail a permis de réduire la zone de recherche d’environ 44 %. Elle s’étend désormais du chalet familial dans les Laurentides à la résidence de Stéphane Roy, dans la région de Saint-Jérôme.

On met désormais nos ressources dans une zone qui est beaucoup plus petite. La température est aussi de notre côté, alors on espère avoir de meilleurs résultats dès aujourd’hui.

Major Christian Labbé

L’opération de recherche, de niveau majeur, a permis le déploiement de nombreux autres appareils dont un avion Aurora CP-140 qui a permis à prendre des images thermiques de la zone de recherche. Plusieurs propriétaires de petits appareils quadrillent également le terrain.

L’hélicoptère du président de Savoura est un Robinson R44 blanc avec des lignes rouges.

Aucun signal de détresse n’a été reçu depuis la disparation du président de Savoura et de son fils. Un échec de l’équipement, ou une absence de balise à bord pourrait expliquer la situation, selon les FAC.

Radio-canada.ca par Sarah Molkhou

René-Charles, Prince William, leur deuil public

janvier 23, 2016

william-rene-charles

Les deux garçons ont enterré leur parent devant le monde entier

Vendredi 22 janvier, devant le monde entier, René-Charles, le fis aîné de Céline Dion enter­rait son père, René Angé­lil. Au centre des atten­tions malgré lui, comme l’avait été le prince William 20 ans plus tôt aux obsèques de Lady Di.
Dans la Basi­lique de Montréal, tandis que les visi­teurs affluent en masse pour rendre un dernier hommage à René Angé­lil, Céline Dion est là, éprou­vée mais debout. A côté d’elle, un jeune garçon, un jeune homme déjà, René-Charles, son fils aîné. Il la soutient. Il se dégage de lui un courage inouï, une profonde dignité. Scruté par le monde entier, il enterre son père, trop tôt. Il n’aura 15 ans que lundi. Pour­tant, ce jour là, sous des millions de regards empa­thiques, il est devenu adulte. Sa mère a beau lui cares­ser la joue avec tendresse pour le rete­nir encore un peu dans l’en­fance, c’est trop tard, comme le prince William cette fin d’été 1997, René-Charles a basculé dans le dur monde des grands.

William avait le même âge quand la voiture de sa mère a heurté le poteau du Pont de l’Alma. A l’époque, contrai­re­ment à Céline et René si fusion­nels, Charles et Diana étaient en conflit perma­nent. Sans comp­ter qu’à Buckin­gham, il est de bon ton de rentrer ses émotions, de ne point trop faire de démons­tra­tions. Alors quand les prières accom­pa­gnaient sa mère dans sa dernière demeure, William a dû lui aussi faire preuve de courage, privé des gestes mater­nels récon­for­tants et devant se conten­ter de la compas­sion maladroite de son père.

Et comme si la douleur d’un parent disparu trop tôt n’était pas suffi­sante, René-Charles comme William ont dû la vivre en renonçant à leur inti­mité, en parta­geant l’être cher avec une foule d’ano­nymes. Et puis, il y a ceux qui restent. René-Charles a veillé la dépouille de son père presque aussi long­temps que Céline, mettant son mal en sour­dine de crainte qu’elle ne s’ef­fondre. Et les jumeaux, Eddy et Nelson, si jeunes encore, il les a lais­sés aux mains de leur mère, sans jamais les quit­ter du regard. De la même manière mûre et bien­veillante dont William avait effacé ses besoins pour s’as­su­rer du bien-être de Harry.

 

Bébé secoué: 3 ans de prison ferme

août 10, 2011

Un Belge de 30 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Liège à trois ans de prison ferme pour avoir violemment secoué son bébé de trois semaines en 2008, rapportent les médias belges.

Les membres de la famille de l’enfant l’avaient conduit à l’hôpital car il vomissait par le nez et par la bouche. Les médecins avaient alors constaté une hémorragie cérébrale et une hémorragie dans l’oeil, ainsi que des traces de coups sur le corps.

L’enfant a pu être sauvé, mais au prix de séquelles lourdes et définitives : retard mental, handicap moteur, troubles du caractère.

Lefigaro.fr