Posts Tagged ‘Paris’

Congo-Diaspora: Le Pasteur Noumazalaye agressé par le ministre congolais Nick Fylla

juillet 21, 2021

Avec Ziana TV

Mort à Paris du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque émérite de Kinshasa

juillet 11, 2021

Il avait été l’une des voix critiques à l’égard des différents régimes qui se sont succédé en RDC (ex-Zaïre) : ceux du dictateur Mobutu Sese Seko, de Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), de Joseph Kabila (2001-2019) puis de Félix Tshisekedi.

Ordonné prêtre en 1963, fait cardinal par Benoît XVI en 2010, Laurent Monsengwo Pasinya – ici le 21 septembre 2016 – avait cédé son fauteuil à la tête de l’archidiocèse de Kinshasa à Mgr Ambongo en novembre 2018.
Ordonné prêtre en 1963, fait cardinal par Benoît XVI en 2010, Laurent Monsengwo Pasinya – ici le 21 septembre 2016 – avait cédé son fauteuil à la tête de l’archidiocèse de Kinshasa à Mgr Ambongo en novembre 2018. EDUARDO SOTERAS / AFP

C’est une figure importante de la République démocratique du Congo (RDC) qui s’en va. L’influent archevêque émérite de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, est mort, dimanche 11 juillet, à Paris à l’âge de 81 ans, six jours après son évacuation dans un « état critique ». Les causes de sa mort n’ont pas été révélées.

« Vaillant soldat du Christ, repose en paix. En attendant les dispositions officielles de la chancellerie de Kinshasa, nous prions pour l’âme de notre archevêque émérite de Kinshasa », a écrit sur Twitter l’abbé Jean-Marie Konde, chargé de la communication de l’archidiocèse de Kinshasa.

Sur place, vers 16 h 15, des cloches de la cathédrale Notre-Dame du Congo ont retenti. Un sacristain est venu installer l’effigie du prélat défunt à l’autel alors que des femmes, en pleurs, ont commencé à affluer dans l’enceinte de l’église.

Un rôle majeur pour l’ouverture démocratique de la RDC

Avec la conférence épiscopale et sous l’influence de Laurent Monsengwo, l’Eglise catholique a joué un rôle majeur pour l’ouverture démocratique pendant les dernières années de la dictature du président Mobutu Sese Seko (1965-1997). Mgr Monsengwo avait été l’une des voix critiques à l’égard des différents régimes qui se sont succédé en RDC (ex-Zaïre) : ceux du dictateur Mobutu Sese Seko, de Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), de Joseph Kabila (2001-2019) puis de Félix Tshisekedi.

Ordonné prêtre en 1963, fait cardinal par Benoît XVI en 2010, cette grande figure de l’Eglise catholique africaine avait cédé son fauteuil à la tête de l’archidiocèse de Kinshasa à Mgr Ambongo en novembre 2018. L’Eglise catholique en RDC, seule institution réellement présente sur l’ensemble du territoire et dont se revendiquent environ 40 % de la population, jouit d’une audience sur les questions politiques et sociales qui dépasse largement le cercle de ses fidèles.

Par Le Monde avec AFP

France-Grève aux aéroports de Paris: des syndicalistes interpellés, trafic normal

juillet 9, 2021
Greve aux aeroports de Paris: des syndicalistes interpelles, trafic normal
Grève aux aéroports de Paris: des syndicalistes interpellés, trafic normal© AFP/Archives/GEOFFROY VAN DER HASSELT

Des responsables des syndicats CFE-CGC, CGT et Unsa du Groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, ont été interpellés vendredi en fin de matinée à Orly, pendant une manifestation de salariés en grève, avant d’être relâchés en début d’après-midi, a-t-on appris de sources syndicales.

Une source aéroportuaire a confirmé l’interpellation de manifestants par les forces de l’ordre à Orly. Le trafic aérien était normal en milieu d’après-midi dans les deux aéroports, a indiqué la direction d’ADP.

Les grévistes réclament le retrait d’un plan d’adaptation des contrats de travail (PACT), qui prévoit une baisse ou une suppression de primes. En cas de refus, les salariés risquent un licenciement dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Après l’échec de négociations cette semaine, les trois syndicats représentatifs du groupe – CFE-CGC, CGT et Unsa – avaient maintenu des préavis de grève couvrant vendredi et samedi pour réclamer le retrait de ce PACT.

En fin de matinée, Véronique Pigueron, présidente de la CFE-CGC d’ADP, avait annoncé par téléphone à l’AFP qu’elle avait été « interpellée par la police, avec la responsable CGT à Orly, Isabelle Bigand ». Puis conduites « au poste de police », avait-elle signalé plus tard par texto.

Elles ont été relâchées vers 14H00 et sont « convoquées en août » devant la justice, a précisé Rachid Eddaidj, secrétaire général de la CFE-CGC d’ADP.

Laurent Garssine, secrétaire général de l’Unsa chez ADP, avait lui aussi annoncé par téléphone à l’AFP son interpellation par la police « avec deux responsables de la délégation CGT ». « On faisait un sit-in sur la route », avait-il raconté.

Relâché avec les deux autres syndicalistes en début d’après-midi, M. Garssine s’est insurgé contre « la violence » de leur interpellation comme « meneurs » d’une manifestation « sur la voie publique, hors circuit déclaré ». Selon lui, Mmes Pigueron et Bigand ont été interpellées en tant qu’organisatrices de la manifestation.

« Des mesurettes »

Ces interpellations ont fait réagir sur Twitter les responsables nationaux de la CFE-CGC et de l’Unsa.

« Incroyable ! À Orly, où les salariés manifestent contre le plan qui prévoit de baisser les salaires de 10 à 25 %, la direction d’#ADP fait interpeller les rep(résentants) syndicaux », a déploré le président de la CFE-CGC, François Hommeril. « Mais que fait l’actionnaire principal (l’État) pour mettre fin à cet enfer social ? », a-t-il ajouté.

« Ce qu’il se passe sur le mouvement social d’Aéroports de Paris #ADP est intolérable ! L’@UNSA_officiel demande au gouvernement d’intervenir pour que les libertés syndicales soient respectées », a protesté le secrétaire général de l’Unsa, Laurent Escure.

À Roissy, d’après des images de vidéo amateur envoyées à l’AFP, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser des manifestants qui déambulaient sur les voies routières d’accès à l’aéroport.

La direction a retrouvé dans l’après-midi, lors d’une « réunion de point de situation », des représentants de la CGT et de l’Unsa, selon M. Garssine. La CFE-CGC a décidé de ne pas y participer, mais se rendra à la prochaine « réunion de négociations lundi matin », a indiqué M. Eddaidj.

« On attend de la direction qu’elle prenne ses responsabilités. Les salariés sont très mécontents. Pour la plupart, les mesurettes proposées par la direction ne sont pas satisfaisantes », a souligné M. Eddaidj. Samedi matin, un rassemblement est prévu vers 09H30 à Roissy, au terminal 2E.

Pour la direction, le PACT permettra de réaliser des économies nécessaires, alors que la pandémie de Covid-19 a plombé l’activité d’ADP.

Par Le Point avec AFP

Salon du livre africain de Paris : la 1ère édition se déroulera en septembre

juillet 9, 2021

Rendez-vous international consacré à la richesse littéraire du continent, le salon du livre africain de Paris réunira du 24 au 26 septembre, en France, les auteurs, éditeurs, libraires, médias, institutions et les amateurs autour du livre et de tout ce qui fait son actualité afin de penser son avenir et ainsi pallier ce qui entrave son épanouissement aujourd’hui tant sur le continent qu’ailleurs.

L’affiche de l’événement/DR

Le Salon du livre africain de Paris se veut un rendez-vous annuel sur trois jours durant lesquels le public pourra découvrir la diversité et la singularité d’une littérature en pleine métamorphose qui voit naitre une nouvelle génération d’écrivains dont le style et la manière racontent « Les Afriques » d’aujourd’hui. « L’indépendance et la liberté́ de parole sont au cœur de la philosophie de cet évènement dont l’ambition est de découvrir et de faire écho à la pluralité́ des écritures d’un continent en pleine mutation », ont-ils partagé sur le site de l’événement.

Dans un contexte de pluralité, bien que la littérature francophone soit mise en avant, aucune des littératures africaines ne sera oubliée qu’elle soit écrite en anglais, en arabe, en portugais mais aussi dans les 1800 autres langues parlées dans les cinquante-quatre pays du continent.

Pour cette première édition, le rendez-vous sera rehaussé par la présence d’environ une centaine d’auteurs africains, ainsi que d’une cinquantaine d’éditeurs et libraires, qui interviendront pour plusieurs tables rondes et proposeront au public des séances de dédicace. Au nombre des participants congolais, on cite : Anicet Cyrille Ngouloubi, Guy Stan Matingou, Huppert Malanda, Henri Djombo, Exaucé Elvin Ngaba Nsilou, Prince Arnie Matoko, Nicole Mballa-Mikolo, etc.

Par ailleurs, le salon associera à la littérature une constellation d’autres animations afin que le public puisse découvrir d’autres facettes des cultures africaines, à savoir expositions d’art contemporain, spectacles, lectures, projections, défilés de mode et biens d’autres. Et dans le but de permettre au plus grand nombre de participer à cet événement, il sera possible de prendre part aux programmations à distance via Zoom, entre autres, mais aussi à travers les réseaux sociaux.

Notons que le salon du livre africain de Paris est soutenu par la mairie du 6ème, la ville de Paris, la Fondation Jan Michalski, la Sofia et Orange Money.

Avec Adiac-Congo par Merveille Jessica Atipo

Canada: Sa fiancée refoulée au service d’immigration de l’aéroport

juillet 4, 2021

Michel Cousin et sa fiancée Maria devaient se retrouver officiellement mardi soir dernier, alors qu’elle arrivait à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau directement de Paris pour venir se marier dans les prochains mois et s’établir avec son bien-aimé à Saint-Élie-de-Caxton. Agressivité des agents, fouille intégrale et entêtement en raison d’une pièce manquante dans son dossier d’immigration, elle a finalement été renvoyée à Paris en état de choc avec des marques physiques et mentales de cette aventure.

Michel Cousin, résident de Saint-Élie-de-Caxton, a dénoncé la situation que sa fiancée a vécue à l'aéroport.

© Olivier Croteau Michel Cousin, résident de Saint-Élie-de-Caxton, a dénoncé la situation que sa fiancée a vécue à l’aéroport.

Le mardi 29 juin vers 17h, Maria, âgée de 71 ans, est à l’aéroport, tentant de se faire accepter par les agents d’immigration pour entrer au pays. L’un d’eux regarde la déclaration remplie de manière électronique et mentionne que la dame n’a pas l’autorisation écrite d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) exigée selon lui pour pouvoir venir voir son fiancé, considéré comme un membre de la famille élargie selon le gouvernement.

Pourtant, selon M. Cousin, elle avait toutes les pièces nécessaires: la copie de sa propre carte de résident permanent, son autorisation de voyage électronique (AVE) et la déclaration solennelle. «Quand j’ai lu les textes d’Immigration Canada, ça disait que les personnes devaient avoir une AVE et le formulaire de déclaration solennelle assermenté. Moi je l’ai fait viser par le notaire du village; ils n’avaient pas besoin de cette autorisation écrite», a soutenu le résident de Saint-Élie lorsque contacté par Le Nouvelliste.

Maria, la fiancée de Michel Cousin, qui a dénoncé la situation.

© Courtoisie Maria, la fiancée de Michel Cousin, qui a dénoncé la situation.

Pour l’agent d’immigration à l’aéroport, cette information ne convenait pas: il fallait l’autorisation écrite, sans quoi il la renvoyait à Paris. «Elle s’est retrouvée en état de choc, en panique. Je pouvais entendre le gars au téléphone lui dire ‘’On va vous remettre dans l’avion’’. J’ai pu lui parler, mais il ne voulait rien entendre», a émis Michel Cousin, qui n’a jamais vu sa conjointe dans un tel état.

Maria paniquait, elle avait de la difficulté à respirer, alors que l’agent lui disait sans cesse de remettre son masque. Toujours selon M. Cousin, elle s’est par la suite fait escorter par trois agents au service des douanes où ils ont vidé sa valise et son sac. Ils ont regardé de fond en comble à maintes reprises dans tous les sens.

«Elle avait des médicaments sur elle par rapport à divers traitements qu’elle suit, notamment pour son stress naturel qu’elle a. À ce moment, elle était complètement en état de stress. […] Ils l’ont blâmée de les cacher dans ses souliers, alors qu’elle ne voulait que gagner de l’espace», a raconté son fiancé par téléphone.

Non seulement ils auraient fouillé ses bagages, mais la dame aurait aussi été conduite dans une salle où on lui a demandé de se déshabiller, se retrouvant en sous-vêtements devant des hommes. «Ils l’ont fait mettre en petites culottes et en soutien-gorge, en présence d’un homme qui lui a passé un détecteur sur le corps en la tenant par la nuque et par les cheveux», a dénoncé Michel Cousin, en spécifiant que des agents n’avaient pas de gants alors qu’ils touchaient aux effets personnels de sa bien-aimée.

En état de choc

À la suite de cette fouille, Maria aurait fait un malaise en raison de la panique qui l’avait gagnée, tombant par terre et se fracassant le nez, lui valant un hématome à cet endroit, ainsi que sur la cuisse et la lèvre. La peur qui l’avait envahie à ce moment l’aurait contrainte à ne pas dire ce qui venait de lui arriver au personnel de l’aéroport.

Maria s'est fait mal au nez en tombant à la suite de son malaise.

© Courtoisie Maria s’est fait mal au nez en tombant à la suite de son malaise.

Maria aurait simplement ramassé le plus rapidement possible ses choses qui avaient été mises à l’envers. On lui aurait ensuite dit de repartir dès le lendemain en après-midi, mais qu’entre-temps elle devait trouver un moyen par elle-même de se loger pour attendre son vol.

«T’es en train de me dire qu’ils te larguent dans la nature sans se demander où tu vas? Ils vont totalement au contraire des mesures sanitaires qu’ils nous imposent. […] Elle arrivait à Montréal avec un test négatif de Paris qui était valable trois jours selon les délais imposés. Elle devait passer un autre test après le passage de l’immigration et aller à sa réservation d’hôtel pour faire les trois nuits obligatoires à un prix faramineux, à 1100 $», de s’exclamer M. Cousin.

Selon lui, ces démarches n’avaient pas de sens. «Tout était chamboulé, il n’y avait plus rien. Pas de test à l’arrivée, pas de nuits d’hôtel parce qu’elle partait le lendemain.» Finalement, il est allé la chercher directement à l’aéroport mardi soir en attendant le lendemain pour qu’elle reparte vers la France.

En date de samedi, alors que Maria est de retour chez elle, elle est toujours en état de choc. «En ce moment, elle est complètement démolie. […] Elle n’est pas du tout en état de reprendre l’avion, elle est encore sous le choc. […] Elle m’a dit: ‘’Je n’ai pas dormi, j’ai pleuré toute la nuit’’. Elle se sent très mal, elle est totalement désemparée», a confié le résident de Saint-Élie, qui essaie de garder la tête sur les épaules pour la soutenir et continuer les démarches de plaintes qu’il a entamées.

En effet, vendredi, l’homme de 66 ans a déposé une plainte au service d’immigration du Canada pour ce qui s’est déroulé, en plus d’en faire une au service de douanes de l’aéroport. Il a également fait part de la situation aux premiers ministres du Canada et du Québec, Justin Trudeau et François Legault. «J’ai décidé que je ne laisserais rien passer», a-t-il énoncé.

Pour la suite, Michel Cousin devra refaire l’autorisation écrite afin que sa fiancée puisse officiellement venir le rejoindre. En attendant, il ne souhaite qu’elle se porte mieux et qu’elle se rétablisse de cette mésaventure le plus rapidement possible.

Par Rosie St-André – Le Nouvelliste 

France-Affaire Mila: le procès de 13 personnes pour cyberharcèlement renvoyé au 21 juin

juin 3, 2021
Affaire Mila: le proces de 13 personnes pour cyberharcelement renvoye au 21 juin
Affaire Mila: le procès de 13 personnes pour cyberharcèlement renvoyé au 21 juin© AFP/Bertrand GUAY

Le procès de treize personnes, jugées à Paris pour avoir cyberharcelé, voire menacé de mort, l’adolescente Mila après sa publication en novembre d’une vidéo polémique sur l’islam devenue virale, a été renvoyé jeudi au 21 juin, après l’examen de questions de procédure.

Pendant quatre heures, le tribunal correctionnel a examiné lors d’une audience très technique, mais aux vertus pédagogiques sur le « rituel judiciaire » au temps des réseaux sociaux, les différents points de procédure soulevés par la défense.

Certains avocats des prévenus ont notamment demandé l’annulation des gardes à vue de leurs clients, et in fine leur convocation devant le tribunal, les jugeant irrégulières.

Me Juan Branco, qui défend l’un des prévenus, Jordan L, a lui soulevé deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) portant sur le délit de harcèlement en ligne, créé par une loi en 2018, et qui vaut aux 13 jeunes hommes et femmes d’être renvoyés en correctionnelle.

Le tribunal se prononcera le 21 juin à 9H00 sur la transmission ou non à la Cour de cassation de ces QPC. S’il ne faisait pas droit à la demande de la défense, le procès se poursuivrait, avec l’examen du fond de l’affaire sur deux jours, les 21 et 22 juin, a indiqué le président Michaël Humbert.

« Il n’y a pas d’anonymat. A partir du moment où on commet un crime sur internet, on peut être recherché, on peut être retrouvé et on peut être jugé devant un tribunal », a lancé à la sortie de l’audience Mila, cheveux clairs rasés au-dessus des oreilles et vêtue d’un haut rouge.

« C’est pour cela qu’on est là aujourd’hui. Il est temps de le réaliser, de le dire : la peur change de camp. Plus nombreux on sera à l’ouvrir, plus on sera forts, puissants face à la menace et au harcèlement qui ne fera qu’empirer si on reste sans rien faire, si on continue à se soumettre », a-t-elle déclaré à la presse.

La jeune femme, qui vient de fêter ses 18 ans et défend son droit au blasphème, vit sous protection policière depuis la publication d’une première vidéo critiquant le Coran et l’islam en janvier 2020.

Mi-novembre, elle avait été victime d’un « raid » numérique après avoir publié sur le réseau social TikTok une nouvelle vidéo dans laquelle elle s’en prenait vertement à ses détracteurs.

Selon son avocat Richard Malka, Mila « a reçu plus de 100.000 messages haineux et de menaces de mort » lui promettant d’atroces sévices

Agés de 18 à 30 ans et originaires de toute la France, les prévenus, pour la plupart sans antécédents judiciaires, comparaissent tous pour harcèlement en ligne. Certains sont également renvoyés pour menaces de mort et l’un d’eux pour menace de crime.

Placés en garde à vue en février, mars ou avril, dans le cadre d’une enquête menée par le tout nouveau pôle national de lutte contre la haine en ligne, les prévenus avaient en grande partie reconnu être les auteurs du message pour lequel ils sont poursuivis.

Ils encourent deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende pour le harcèlement en ligne, trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende pour les menaces de mort.

Deux personnes ont déjà été condamnées à des peines de prison pour avoir menacé de mort Mila

Par Le Point

France-Paris : un jardin ouvert aux fumeurs de crack mais pas « sanctuarisé »

mai 18, 2021

Les consommateurs de crack du quartier Stalingrad vont être regroupés dans un parc à proximité. La mairie assure que cette solution est temporaire. 

Les consommateurs de crack du quartier Stalingrad vont etre regroupes dans un parc a proximite.
Les consommateurs de crack du quartier Stalingrad vont être regroupés dans un parc à proximité.© dr

Accepter temporairement le problème plutôt que le déplace, c’est la solution qui a été retenue. « Il n’est pas question de sacrifier les Jardins d’Eole », ce parc du nord-est de Paris dans lequel les fumeurs de crack sont « temporairement » regroupés depuis lundi soir après de récentes tensions avec les habitants dans le même secteur, a assuré mardi la mairie. Dans un courrier adressé lundi au préfet de police, les adjoints Emmanuel Grégoire (urbanisme), Anne Souyris (santé) et Nicolas Nordman (sécurité) affirment « prendre acte » de la décision du préfet de police de Paris Didier Lallement d’évacuer le secteur de Stalingrad, place devenue un symbole de la détresse des riverains face à ce phénomène, et insistent sur le fait que l’ouverture prolongée des Jardins d’Eole pour les fumeurs de crack « ne peut être que temporaire ».

Ils fixent l’objectif que les riverains puissent « jouir de ce jardin en toute tranquillité dès l’été ». L’encadrement des usagers de drogues à l’intérieur du parc jusqu’à une heure du matin par des forces de l’ordre, des agents municipaux et des personnels médico-sociaux a « pour objectif, de notre part, de ne pas subir une évacuation sèche de Stalingrad », a expliqué mardi Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) de la maire Anne Hidalgo, lors d’un point presse.

Une zone déjà « reconquise »

Une évacuation sans redirection des usagers « n’aurait fait que repousser le phénomène de quelques dizaines, au mieux de quelques centaines de mètres ailleurs », estime l’élu socialiste. En journée, « nous sanctuarisons l’usage familial des Jardins d’Eole sur les deux tiers du parc », une zone « reconquise » après avoir été confrontée rapidement, après son ouverture en 2007, à l’occupation des toxicomanes, fait valoir Monsieur Grégoire.

A la fermeture des lieux, dont l’heure pourra être réévaluée, « il faut que les usagers de drogue se dispersent et rentrent dans les lieux dans lesquels ils dorment », hébergements d’urgence ou résidences privées, espère le premier adjoint. Début mai, le parquet de Paris a ouvert une enquête après des tirs de mortiers d’artifice qui visaient un groupe de fumeurs de crack regroupés dans la rue et laissaient craindre une escalade de la violence avec des riverains excédés, qui ont rebaptisé leur quartier « Stalincrack ».

Emmanuel Grégoire a par ailleurs qualifié de « risible » la proposition du député LREM Mounir Mahjoubi d’installer une salle de consommation à moindre risque sur l’esplanade des Invalides. « Vous pensez qu’un seul consommateur de crack va y aller ? », a raillé l’adjoint, pour qui les toxicomanes se retrouvent là où « il y a une mixité sociale ».

Une salle de ce type existe à Paris depuis 2016, mais elle ne peut pas accueillir les usagers de crack car elle est saturée par un public d’héroïnomanes. Face à cette situation, les associations réclament la création de nouvelles salles dans plusieurs quartiers de Paris. Si les adjoints ne sont pas allés dans ce sens, Mme Souyris a indiqué qu’une troisième salle de repos – qui permet aux usagers de dormir et se laver – devrait voir le jour prochainement dans un quartier plus central de Paris, sur les grands boulevards.

Par Le Point avec AFP

France-Paris: Un cortège présidentiel bloqué par les manifestants africains à L’Arc de Triomphe

mai 18, 2021

Avec La Radio de la Communauté Africaine LLC

Sommet sur les économies africaines : de Ouattara à Tshisekedi, Macron réunit les dirigeants du continent à Paris

mai 18, 2021
Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, le 17 mai 2021 avant le diner officiel des chefs d’État, à l’Élysée.

Une trentaine de dirigeants africains et européens se réunissent ce mardi à Paris avec les grandes organisations économiques internationales. Le sommet, à l’initiative de la France, se donne pour objectif d’éviter l’asphyxie financière qui menace le continent en raison de la crise provoquée par le Covid-19.

L’Afrique fait figure de continent relativement épargné sur le plan sanitaire, avec seulement 130 000 morts du Covid-19 sur un total mondial de près de 3,4 millions de morts. Mais elle en sort financièrement exsangue. La réunion de Paris, qui débute à 13 heures locales (11h00 GMT), sous la houlette d’Emmanuel Macron, sera divisée en deux sessions, l’une sur le « financement et le traitement de la dette » publique, l’autre sur « le secteur privé africain ». Le dirigeant français conclura le sommet par une conférence de presse conjointe avec le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, à la tête de l’Union africaine (UA).

De nombreux dirigeants du continent sont attendus à ce sommet, aux côtés d’Emmanuel Macron. Parmi eux, Alassane Ouattara, Macky Sall, Muhammadu Buhari, Paul Kagame, Denis Sassou Nguesso, Roch Marc Christian Kaboré, Bah N’Daw, Nana Akufo-Addo, Cyril Ramaphosa, João Lourenço, Faure Essozimna Gnassingbé, Filipe Nyusi, Sahle-Work Zewde, Abdallah Hamdok, Kaïs Saïed ou encore Mohamed Ould Ghazouani. Le Premier ministre Albert Pahimi Padacké représentera Mahamat Idriss Déby, le président de la transition au Tchad.

Plusieurs représentants d’institutions continentales seront également présents, comme Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, ou Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD).

L’outil des « DTS »

L’idée de ce « Sommet sur le financement des économies africaines » a germé à l’automne 2020, quand le Fonds monétaire international (FMI) a calculé que le continent risquait de se heurter à un déficit de financement de 290 milliards de dollars d’ici 2023.

Certes, la croissance du continent, qui a connu sa première récession en un demi-siècle l’an passé à cause de la pandémie, devrait rebondir de 3,4 % en 2021 et de 4 % en 2022. Et un moratoire mis en place dès avril 2020 a permis de donner un peu d’air au pays africains les plus endettés. Mais cela ne suffira pas. Les dettes publiques explosent sur le continent, comme la pauvreté: en 2021, 39 millions d’Africains pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, selon la Banque africaine de développement (BAD).

Sur le front épidémique, « seule une victoire totale, incluant pleinement l’Afrique, pourra venir à bout de cette pandémie », ont mis en garde de leur côté 18 dirigeants africains et européens mi-avril. Réclamant un « moratoire immédiat sur le service de toutes les dettes extérieures (…) jusqu’à la fin de la pandémie » et une sanctuarisation de l’aide au développement, ils ont également exhorté le FMI à attribuer des droits de tirage spéciaux (DTS) aux pays africains pour leur fournir « les liquidités indispensables à l’achat de produits de base et de matériel médical essentiel ».

Ces « DTS » peuvent être convertis en devises par les pays qui en ont besoin sans créer de dette supplémentaire. Le principe d’une émission globale de DTS de 650 milliards de dollars est acquis, les États-Unis s’y étant déclarés favorables fin mars.

Reste à savoir ce qui sera alloué aux pays africains. En effet, ces fameux « DTS » sont répartis en fonction des quotes-parts de chaque pays au FMI: le plus gros va aux pays les plus riches. Sur le papier, l’Afrique ne bénéficierait que de 34 milliards de dollars. D’où la discussion qui va s’engager sur une réallocation par les pays développés de leurs précieux DTS aux pays les plus pauvres.

Sortir de la logique de l’assistance

Une autre solution, défendue par le président ivoirien Alassane Ouattara, consiste à réviser les quote-parts pour assurer une meilleure représentativité des pays africains au sein du FMI – et donc un meilleur accès à cet instrument de financement. La France entend aussi mobiliser l’investissement privé pour financer les besoins immenses de développement d’un continent qui aspire à sortir de la logique de l’assistance.

La communauté internationale s’est déjà engagée lundi à Paris à soutenir la transition au Soudan, pays riche en ressources pétrolières et minières, en lui donnant un bol d’air financier. Pour « permettre le retour du Soudan dans le concert des nations », le président français Emmanuel Macron s’est déclaré en faveur « d’une annulation pure et simple de notre créance envers le Soudan », soit « près de 5 milliards de dollars ».

Un entretien bilatéral entre le président français et celui du Mozambique est par ailleurs prévu en marge du sommet mardi matin, pour aborder notamment la situation dans le nord du pays, aux prises avec une guérilla jihadiste.

Par Jeune Afrique avec AFP

[Tribune] Macron et l’Afrique : le bon, le moins bon et le dangereux

mai 16, 2021

Professeur à l’École de gouvernance publique Mandela de l’université du Cap, haut représentant de l’Union africaine pour les négociations avec l’Europe dans le cadre de l’après-Cotonou.

Le président Kagame et le président Macron assistent à VivaTech. Paris, le 24 mai 2018.

L’exécutif français, qui accueille le sommet sur les financements des économies africaines le 18 mai, est à l’avant-garde d’un changement de discours sur le continent. Mais son approche comporte encore des angles morts, souligne l’économiste Carlos Lopes.

Il ne fait aucun doute qu’Emmanuel Macron est énergique dans sa façon d’aborder « les fondamentaux » de la relation entre la France et ses anciennes colonies africaines. Cette nouvelle dynamique, caractérisée par la volonté de changer certaines pratiques qui ont marqué la « Françafrique », appelle notamment au dépassement du prétendu pré carré pour embrasser l’ensemble du continent.

Les moins attentifs seront excusés de se perdre tant les fronts ouverts sont nombreux. Du  débat sur le retour des objets d’art aux échanges structurés avec des penseurs africains « rebelles », de l’ouverture des archives sur des sujets sensibles (comme la mort de Thomas Sankara) à la commission d’étude sur le génocide des Tutsi au Rwanda et à la mémoire de la guerre d’Algérie. S’y ajoutent pêle-mêle le mur vert africain, la santé, la révolution numérique ou encore la réforme du franc CFA et, enfin, le rôle accru de Paris dans la lutte contre le djihadisme au Sahel

À cette longue liste va s’ajouter le prochain sommet dédié au financement des pays africains, prévu le 18 mai dans la capitale française.

  • Le bon

La France est à l’avant-garde d’un changement de discours sur le continent. Et ce en raison de son insistance sur le fait que l’Afrique doit être traitée comme une entité géopolitique commune tout en tenant compte de sa diversité.

LE DÉBAT SUR LA DETTE SOUVERAINE AFRICAINE A CRÉÉ UN BOULEVARD POUR LA FRANCE

L’Agence française de développement (AFD) a ainsi enterré la prédication à la mode dans le pays qui consiste à diviser le continent en deux, entre « l’Afrique noire » et l’Afrique du Nord. La manière dont Paris traite les conflits en Libye et les récents dilemmes de succession au Tchad témoignent d’une compréhension de la dynamique intra-africaine pragmatique et – par conséquent – rafraîchissante.

Le leadership américain sous l’administration du président Trump a mis fin à presque tous les débats sur les biens publics mondiaux, laissant le champ libre à d’autres acteurs. La France a profité de cet espace avec enthousiasme.

L’organisation du Sommet de Paris sur le climat a offert une bonne plateforme initiale. Puis, l’Hexagone s’est investi dans des questions multilatérales clés telles que les impasses en matière de commerce, la fiscalité des géants de la technologie ou, plus récemment, la remise en cause du nationalisme vaccinal.

La Chine et un éventail de nouveaux joueurs étaient également présents mais le savoir-faire communicatif du président Macron lui a souvent permis de voler la vedette.

Le débat acharné sur la façon de gérer la dette souveraine africaine a créé un autre boulevard pour la France au sein du G7 et même du G20. C’est Paris qui, en premier, a proposé la refonte de l’approche actuelle, y compris via l’élimination de la dette africaine plutôt que son allégement et via l’accès immédiat aux droits de tirage spéciaux (DTS) non utilisés du Fonds monétaire international (FMI), afin de rendre les économies africaines plus liquides.

LE GREEN DEAL EUROPÉEN POURRAIT AFFECTER NÉGATIVEMENT LA TRANSFORMATION DE L’AFRIQUE

La pression sur les champions français pour qu’ils réévaluent les opportunités d’investissement en Afrique et la mobilisation de la diaspora pour qu’elle s’engage davantage dans l’entrepreneuriat sur le continent sont aussi louables ; tout comme l’augmentation des allocations d’aide au développement.

  • Le moins bon

Mais les vieilles habitudes ont la vie dure. Bien que la croissance des investissements directs étrangers (IDE) français en Afrique ait été remarquable depuis cinq ans (ils ont été multipliés par dix en valeur entre 2000 et 2017 selon le Trésor), cet essor n’a que trop peu bénéficié à des secteurs d’avenir.

La majeure partie des IDE reste destinée aux énergies fossiles (47% du stock d’IDE français en Afrique en 2017) et au commerce traditionnel des matières premières.

Au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le cycle de développement de Doha est bloqué et la France, entre autres pays, n’est pas désireuse de le relancer.

Pire, la mise en œuvre du « Green Deal » européen pourrait avoir un impact négatif sur le processus de transformation structurelle de l’Afrique.

Le ton unilatéral des débats actuels sur les nouvelles règles d’un commerce plus vert n’augure rien de bon. Il rappelle celui utilisé lors des négociations des précédents Accords de partenariat économique (APE) qui ont conduit les Africains à accepter, sous la pression de l’Union européenne (UE), des conditions qui leur étaient défavorables. Face à ce sujet qui fâche et qui sera pourtant décisif pour la reprise post Covid-19, la France détourne la tête.

Si le prochain sommet sur le financement est qualifié par Emmanuel Macron de « New Deal », en référence aux fameuses politiques de relance du président américain Roosevelt, il y a des raisons pour douter que son impact soit extraordinaire.

UNE TENDANCE À SURINTERPRÉTER CE DONT LES AFRICAINS ONT BESOIN OU PRIORISENT

Loin d’être une première, ce plan succède à une série d’autres – dont le plan Marshall de la chancelière Angela Merkel et celui du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker – sans réelles avancées sur les objectifs de développement durable, dont l’un des principaux est l’élimination de la pauvreté d’ici 2030.

Il va sans dire que l’écart entre ces proclamations très médiatisées et la réalité sur le terrain est devenu si flagrant que le cynisme s’est installé. Et ce ne sera pas différent cette fois-ci.

  • Le dangereux

À cet écueil, il faut ajouter deux angles morts de l’approche d’Emmanuel Macron, failles qui risquent d’entacher son bilan africain comme le discours de Dakar et l’implication directe en Libye ont marqué le mandat du président Sarkozy.

Deux données sur lesquelles l’actuel chef de l’État français doit réfléchir.

D’une part, son point de vue sur la démographie africaine traduit une peur malthusienne d’une augmentation de la population qui serait responsable des mauvaises performances du continent.

D’autre part, certaines de ses positions reflètent sa tendance à surinterpréter ce dont les Africains ont besoin ou priorisent.

Illustration de cette tendance avec la lutte contre le Covid. Certes, Paris, qui était opposé à la dérogation sur les brevets (comme la plupart des pays occidentaux), a récemment changé d’avis, suivant ainsi le retournement des États-Unis.

Mais, la diplomatie tricolore continue de privilégier la distribution et les exportations vers les pays en développement, plutôt que la libération des brevets, arguant que le vrai problème est la capacité mondiale de production de vaccins. Une lecture inexacte et qui privilégie le conjoncturel sur le structurel.

Comme le rappelle un dicton, la soif ne peut être étanchée par procuration.

Avec Jeune Afrique par  Carlos Lopes