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France-Messe sans gestes barrières : une enquête ouverte par le parquet de Paris

avril 6, 2021

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, mardi, pour « mise en danger de la vie d’autrui ». En cause : une messe sans masques lors du week-end de Pâques.

La nef de l'eglise Saint-Eugene-Sainte-Cecile, dans le 9e arrondissement de Paris.
La nef de l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, dans le 9e arrondissement de Paris.© BEAUVIR-ANA / ONLY FRANCE / Only France via AFP

La vidéo a beaucoup choqué, à l’heure où les écoles et les restaurants sont fermés dans une France entièrement confinée. Sur les images dévoilées par Le Parisien, on distingue des prêtres et des fidèles, sans masques ni distanciation sociale, réunis samedi en l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, dans le 9e arrondissement de Paris. Face au tollé provoqué par cette vidéo, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui », mardi. Sollicité par l’Agence France-Presse, le parquet indique avoir confié les investigations à la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).

Plus tôt dans la journée, le diocèse de Paris s’est, de son côté, dit « stupéfait », par la tenue d’une telle messe, pendant les célébrations pascales, sans respect des gestes barrières. D’après les images mises en ligne par Le Parisien, des prêtres très proches les uns des autres ont donné l’hostie directement dans la bouche des fidèles, au cours d’un office d’une durée de quatre heures.

Les prêtres doivent être « irréprochables »

Dans l’église, les croyants, pour beaucoup visiblement âgés, sont serrés les uns contre les autres. « C’est évidemment absolument inadmissible », a déclaré, mardi sur France Info, Marlène Schiappa, la ministre déléguée à la Citoyenneté. La directrice de la communication du diocèse de Paris, Karine Dalle, a également réagi à la polémique. « Nous sommes stupéfaits devant le non-respect évident des consignes essentielles de distanciation, de port du masque, et nous nous désolidarisons de tout comportement non respectueux d’une situation sanitaire difficile, a-t-elle déclaré. Malheureusement, les vidéos sont sans appel. On voit un nombre important de personnes sans masque et sans distanciation sociale. Nous le condamnons sans équivoque. »

D’après Karine Dalle, le sujet va être « bien évidemment » abordé en interne avec les responsables. « L’immense majorité des paroisses de Paris respectent heureusement les nombreuses consignes sanitaires, depuis plusieurs mois », a-t-elle affirmé. La paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile assure qu’il y avait « 280 personnes pour une capacité de 600 personnes ». « L’archevêque de Paris a demandé aux prêtres d’être irréprochables », précise la directrice de la communication, en ce qui concerne le respect des consignes sanitaires. Le masque est ainsi obligatoire dès l’âge de onze ans. Deux sièges doivent être laissés vides entre chaque personne ou entité familiale. De plus, il doit y avoir un rang ou un banc d’écart entre chaque rangée, rappelle la directrice de la communication.

Avec Le Point par AFP

Congo-Diaspora: Rassemblement en mémoire de Guy-Brice Parfait Kolelas

avril 4, 2021

Avec Polémique Congo-Brazza-Europe

Congo-Diaspora: Manifestation à Paris en hommage à Pako

mars 27, 2021

Le principal opposant congolais est décédé

mars 22, 2021

BRAZZAVILLE, République du Congo — Le principal opposant congolais est décédé, a annoncé lundi un porte-parole.

© Fournis par La Presse Canadienne

Guy Brice Parfait Kolelas avait été hospitalisé dimanche, le jour du scrutin présidentiel dans son pays, en raison de complications liées à la COVID-19.

L’homme de 61 ans avait été envoyé vers la France par avion pour recevoir des soins, mais il est mort peu de temps après l’atterrissage à Paris.

On l’avait vu pour la dernière fois samedi dans une vidéo mise en ligne et dans laquelle il prévenait ses partisans qu’il luttait pour sa vie.

Son porte-parole Justin Nzoloufoua a confirmé son décès à l’Associated Press lundi. On tente maintenant de rapatrier son corps à Brazzaville.

M. Kolelas avait reçu 15 % du vote lors du dernier scrutin présidentiel. On s’attendait à ce qu’il termine deuxième derrière le président Denis Sassou N’Guesso, qui gouverne la République du Congo depuis plus de 36 ans.

M. Sassou N’Guesso a assuré lundi que le vote de la veille s’est bien déroulé.

«Je peux donc affirmer que la démocratie fonctionne dans notre pays», a dit le président, qui a reçu 60 % des votes la dernière fois.

M. Kolelas avait raté le dernier événement de sa campagne vendredi, après avoir dit aux journalistes un peu plus tôt qu’il craignait souffrir du paludisme.

La vidéo mise en ligne samedi le montrait portant un masque d’oxygène et un brassard pour la pression artérielle, allongé dans un lit d’hôpital.

«Mes chers compatriotes, je ne vais pas bien. Je lutte pour ma vie, avait-il d’une voix faible. Je vous demande toutefois de vous tenir debout et de voter pour le changement. Je ne veux pas m’être battu en vain.»

L’opposant tirait à boulets rouges sur le président Sassou N’Guesso depuis quelques jours, affirmant que la République du Congo s’est transformée en «État policier».

M. Sassou N’Guesso détient le troisième règne le plus long en Afrique, ayant gouverné entre 1979 et 1992, et étant au pouvoir depuis 1997. Son pays est souvent éclipsé par le gigantesque Congo voisin.

La République du Congo compte environ 5,4 millions d’habitants. On y recense moins de 10 000 infections confirmées et 134 décès depuis le début de la pandémie.

Avec La Presse Canadienne par Louis Okamba, The Associated Press

Paris : Arrivée du Congo, une maman détourne le mari blanc de sa propre fille l’ayant fait venir

février 19, 2021

Visiblement en Europe, on ne sait plus d’où peut surgir le danger ! Une maman Congolais fraîchement arrivée du pays n’a pas eu de remord à détourner le mari blanc de sa propre fille qui l’a fait venir en plus. Boucharde, elle accuse même sa fille de s’être mis en couple avec un vieux blanc au lieu de se trouver un jeune de son âge. Le vieux blanc ne jure que par son ex belle-mère devenue son grand amour et ne veut plus rien savoir de sa fille. Une main noire qui divise la famille restée au pays.

Quand elle a pris la décision de faire venir sa maman en France, Régine M ne s’est jamais imaginé qu’elle pouvait devenir son cauchemar. C’est l’amour d’une fille pour sa mère veuve vivant dans un pays de merde qui l’a plus guidé. En complicité avec son époux français, elle a entrepris les démarches administratives ayant permis à sa maman d’obtenir un visa long séjour au consulat de France au Congo.

Des années plus tôt, alors qu’elle était encore étudiante à Dakar au Sénégal, Régine M a fait la connaissance de Xavier L, un quinquagénaire à l’époque en poste comme consultant. C’est d’ailleurs lui qui a pris la relève dans le financement des études de Régine. Le couple va s’installer deux ans plus tard dans la région parisienne ( Val d’Oise )

Âgée de 27 ans aujourd’hui, Régine en avait 22 quand elle a connu Xavier qui est âgé actuellement de 62 ans. Après avoir fait venir son jeune frère, Régine l’a fait aussi avec sa maman après la mort de son père il y a deux ans.

Une fois arrivée en France et dans le pavillon de sa fille, la maman s’est vite rendu compte d’attirer son beau-fils blanc qui parait-il ne cessait de vanter son physique et sa beauté. Le tout s’est joué pendant les absences de sa fille. Le blanc se plaignait du manque d’attention de Régine et confiait leurs intimités à sa belle-mère. Des confessions qui se sont transformées en attirance et amour entre la belle-mère et le beau-fils.

Les deux amoureux ont caché leur relation pendant plus de six mois avant de la rendre public. Sans froid aux yeux, les deux ont fait asseoir Régine pour l’annoncer la mauvaise nouvelle à laquelle elle mettra du temps à réaliser. Xavier le blanc ne s’est pas gêné de dire se sentir beaucoup mieux avec la maman qui est de sa génération.

Traitée de sorcière par le reste de la famille, la maman de Régine a assumé son choix et a dit être heureuse avec Xavier. Au Congo, on lui a promis tous les malheurs du monde. Régine a demandé un congé à l’hôpital où elle travaille et s’est réfugiée à Rennes chez sa tante paternelle.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Diaspora : Pap Ndiaye, à la tête du musée de l’histoire de l’immigration en France

février 19, 2021

L’historien Pap Ndiaye, frère de l’écrivaine Marie Ndiaye (prix Goncourt en 2009 pour son roman « Trois femmes puissantes »), est nommé à la direction générale du Palais de la Porte Dorée, qui chapeaute le « Musée national de l’histoire de l’immigration », et « l’Aquarium Tropical », à Paris.

Photo1: Pap Ndiaye

Né en France en 1965, d’un père sénégalais et d’une mère française, cet intellectuel noir est agrégé d’histoire. Spécialiste de la condition noire et des minorités, il est aussi spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis et de ses minorités. Ses travaux s’intéressent également à l’histoire et à la sociologie des populations noires en France. 

A propos de sa nomination, Pap Ndiaye, qui est l’auteur d’un essai publié en 2009 sur les minorités françaises intitulé : « La Condition noire »a déclaré à la presse : « Je suis honoré de cette nomination. Je suis très content de pouvoir travailler pour une question qui est d’importance »Même si ce dernier dévoilera les détails de son projet seulement lors de sa prise de fonction le mois prochain, on sait déjà qu’il souhaite faire du Musée national de l’histoire de l’immigration un lieu de débats, en lien avec les universités, développer les échanges internationaux avec d’autres lieux consacrés au thème de l’immigration, et renforcer la présence des questions coloniales au sein de l’exposition permanente.

Donner un nouveau départ au musée de l’immigration

Le musée de l’Histoire de l’immigration est le nom adopté depuis janvier 2012 pour désigner les instances de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI). Ce « musée des Migrations  français » est aménagé dans le palais de la Porte-Dorée à l’est de Paris et ouvert au public depuis octobre 2007. Crée sous la présidence de Jacques Chirac, il a été officiellement inauguré le 15 décembre 2014, par François Hollande, sept ans après son ouverture par Nicolas Sarkozy.

Tout d’abord « musée des Colonies » de 1931 à 1935 avec sa dédicace d’inauguration « À la France colonisatrice et civilisatrice », il change plusieurs fois de nom : « musée des Colonies et de la France extérieure » en 1932, « musée de la France d’outre-mer » en 1935, « musée des Arts africains et océaniens » en 1960 et « musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie » de 1990 à 2003, année au cours de laquelle le musée ferme ses portes. Ses collections partent rejoindre celles du musée du quai Branly qui sera inauguré par l’ancien président Jacques Chirac en juin 2006, tandis qu’en juillet 2004, Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, affecte le palais de la Porte-Dorée à la future Cité nationale de l’histoire de l’immigration. De nouveaux travaux sont entamés en 2005 qui aboutiront à l’ouverture du musée de l’Histoire de l’immigration en 2007.

Selon ses statuts, ce dernier a pour mission de « rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle ; contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France ». Le musée de l’Histoire de l’immigration est le seul musée national français consacré à l’histoire et aux cultures de l’immigration en France. À travers l’exposition permanente « Repères », le musée présente deux siècles de l’histoire de l’immigration sous un angle neuf en croisant les points de vue historique, anthropologique et artistique. En complément, le musée propose régulièrement une programmation artistique et culturelle : expositions, conférences, concerts, cinéma, théâtre, ateliers, etc.

Avec Adiac-Congo par Boris Karl Ebaka

Diplomatie/RCA-Congo: la doyenne Marie Charlotte Fayanga a tiré sa révérence

février 8, 2021

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République centrafricaine en République du Congo, doyenne du corps diplomatique, Marie Charlotte Fayanga, est décédée, le 5 février, à La Rochelle, en France. Elle était âgée de 75 ans.

Marie Charlotte Fayanga/Adiac

Très fatiguée et malade, l’ambassadeur Marie Charlotte Fayanga a été évacuée d’urgence en France, le 31 janvier 2021, pour y bénéficier des soins intensifs. La nouvelle de sa disparition qui circulait déjà sur les réseaux sociaux a finalement été officialisée, le 7 février, par l’ambassade de la Centrafrique à Brazzaville.

En poste à Brazzaville depuis le 25 mars 2005, Marie Charlotte Fayanga était devenue quelques années après la doyenne du corps diplomatique au Congo. Avant sa nomination comme ambassadeur, cet administrateur civil de formation était inspecteur de Transports de surface dans son pays.

Ressortissante de l’École nationale d’administration et d’Institut international d’administration publique de Paris, Marie Charlotte Fayanga a occupé de hautes fonctions politiques et administratives. Elle était secrétaire d’État sous l’empereur Jean-Bedel Bokassa en 1975 puis 1977 ; contrôleur d’État entre 1972 et 1974 ; directrice générale de la Caisse de stabilisation en 1976 ; directrice du contrôle des prix en 1982…       

Marie Charlotte Fayanga était également connue pour avoir été au premier rang au côté des hommes politiques qui ont milité pour l’avènement du multipartisme en République centrafricaine au début des années 90. Elle fut plusieurs fois arrêtée et emprisonnée.

Née le 23 janvier 1946 à Bangui, elle était mère de sept enfants, de dix-sept petits-fils et de neuf arrière-petits-fils.      

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

Le commandant Massoud aura bientôt une plaque commémorative à Paris

février 3, 2021

Vingt ans après son assassinat, le commandant Massoud aura bientôt droit à une plaque commémorative à Paris, une décision saluée par le fils du chef de guerre afghan anti-soviétique et anti-taliban qui avait tissé des liens étroits avec la France.

 Ahmad Shah Massoud, le 28 juin 2001 lors d'un entretien avec l'AFP à sa base à Khwaja Bahauddin (Afghanistan)

© JOEL ROBINE Ahmad Shah Massoud, le 28 juin 2001 lors d’un entretien avec l’AFP à sa base à Khwaja Bahauddin (Afghanistan)

Réuni depuis mardi, « le Conseil de Paris a voté à l’unanimité la pose d’une plaque » en hommage au commandant Massoud, s’est réjoui le maire adjoint chargé des relations internationales Arnaud Ngatcha, à l’origine de l’initiative. Elle sera installée « en mars » dans le cossu 8e arrondissement.

« Paris est la première ville au monde à honorer ce combattant pour la paix qui lutta pour la liberté de l’Afghanistan et contre l’obscurantisme », a-t-il ajouté sur Twitter.

Dans un message publié dans la nuit de mardi à mercredi sur Twitter, le fils de l’icône afghane Ahmad Massoud a exprimé sa « gratitude » et « l’honneur pour le peuple afghan et en particulier pour (sa) famille de voir notre héros national » ainsi célébré « vingt ans après son martyr ».

« Mon père luttait pour toute l’humanité et il voulait la justice et la liberté pour tous, quelles que soient leur race et leur religion », a-t-il souligné, ajoutant qu’il n’oublierait « jamais les contributions et l’assistance » de la France. 

Selon Arnaud Ngatcha, Ahmad Massoud a fait savoir qu’il serait présent à Paris lors de l’inauguration en mars. 

Massoud, un commandant charismatique d’ethnie tadjike, a mené la résistance contre l’occupant soviétique dans les années 1980, puis contre les talibans à l’époque où ceux-ci dirigeaient l’Afghanistan, de 1996 à 2001.

Il a été tué deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, revendiquées par Al-Qaïda, qui ont amené Washington à lancer une vaste opération militaire en Afghanistan, chassant les talibans du pouvoir.

La France avait tissé des liens étroits avec Ahmad Shah Massoud, surnommé « le lion du Panchir », qui incarnait aux yeux de l’Occident un islam modéré. Il avait été notamment reçu en avril 2001 à Paris puis au Parlement européen de Strasbourg. 

Avec AFP par mep/cg/vk

RDC : Roger Lumbala, le sinueux itinéraire d’un ancien chef de guerre

janvier 5, 2021
Le Congolais Roger Lumbala à Paris, le 21 septembre 2012

Ancien chef de guerre passé par la politique, le Congolais Roger Lumbala a été placé en détention provisoire. Il est notamment poursuivi pour « complicité de crimes contre l’humanité ».

Sans doute pensait-il avoir laissé son passé de chef de guerre loin derrière lui. L’ancien rebelle Roger Lumbala a été arrêté à Paris fin décembre et placé en détention provisoire le 2 janvier, à l’issue de sa garde à vue.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a officialisé la nouvelle dans un communiqué publié deux jours plus tard, précisant les lourdes charges retenues contre lui : « complicité de crimes contre l’humanité » et « participation à un groupe formé en vue de la préparation de crimes contre l’humanité ».

Pillages, meurtres et viols

Les faits reprochés à Roger Lumbala remontent à la deuxième guerre du Congo (1998-2003) et se sont déroulés entre 2001 et 2003. Roger Lumbala est à l’époque à la tête du Rassemblement congolais pour la démocratie nationale (RDC-N), un groupe rebelle soutenu par l’Ouganda. Disposant de troupes restreintes, le RCD-N est impliqué dans de nombreux affrontements dans le district du Haut-Uele, aujourd’hui province du nord-est du pays.

Aux côtés de certains éléments du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, Lumbala et ses hommes participent aux combats contre l’Armée du peuple congolais (APC), un groupe ennemi, notamment dans le cadre de l’opération « Effacer le tableau », lancée en octobre 2002.

La plupart de ces faits sont documentés dès février 2003 dans un rapport onusien qui souligne que « [le but de l’opération] semblait être de permettre aux forces du MLC/RCD-N d’aller de ville en ville en détruisant tout ce sur quoi elles pouvaient mettre la main ». Certaines suspicions d’actes de cannibalisme sont aussi relayées. Si le rapport Mapping des Nations unies, paru en 2010, n’a pas été en mesure de les confirmer, il évoque « un schéma de pillages, de meurtres et de viols comme tactique de guerre ».

Reconversion politique

La guerre prend officiellement fin en juin 2003 et, comme de nombreux rebelles de l’époque, Lumbala se mue alors en homme politique, sans faire l’objet de poursuites. En vertu du schéma « 1+4 » qui a été retenu, le président, Joseph Kabila, est épaulé par quatre vice-présidents, dont Jean-Pierre Bemba, et un gouvernement de transition est mis en place. Lumbala devient ministre du Commerce extérieur.

L’expérience sera de courte durée. Fin novembre 2004, l’ancien chef de guerre est démis de ses fonctions avec cinq autres ministres accusés de corruption. Mais son parcours politique ne s’arrête pas là. Candidat à l’élection présidentielle de 2006, il ne rassemble que 0,45 % des voix, mais il obtient un siège de député puis de sénateur à Miabi, dans le Kasaï.

Opposant au président Kabila, qu’il accuse d’être responsable de l’insécurité dans l’est de la RDC, Lumbala est à son aise dans la nébuleuse de rébellions qui germent dans cette partie tourmentée du pays. Début septembre 2012, il est brièvement interpellé à l’aéroport international de Bujumbura, soupçonné de soutenir le M23, lui-même appuyé par le Rwanda (quelques semaines plus tard, le mouvement prendra le contrôle de Goma).

S’il rejette d’abord cette accusation, Lumbala finit par se décrire comme un « partenaire » du M23. Début 2013, il le représente dans les négociations avec les autorités congolaises à Kampala.

OPPORTUNISTE, IL CRÉÉ EN 2020 UN PETIT PARTI ET APPORTE SON SOUTIEN À FÉLIX TSHISEKEDI

Entretemps, Lumbala a regagné la France, où il tente en vain d’obtenir l’asile. Exclu de la loi d’amnistie promulguée en 2014 à Kinshasa, il rentre en RDC en janvier 2017, après la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre, qui prévoit la fin des poursuites engagées par l’État congolais contre certaines personnalités de l’opposition, dont il fait partie.

À nouveau réinstallé dans son « costume » d’homme politique, Lumbala réaffirme alors son soutien à Étienne Tshisekedi, l’emblématique opposant à Joseph Kabila. Quelques semaines plus tard, le « Sphinx » meurt à Bruxelles. Opportuniste, Lumbala créé en août 2020, en pleine tourmente politique à Kinshasa, un petit parti sans réelle structure et apporte son soutien à Félix Tshisekedi.

Rapport Mapping

Sans doute n’imagine-t-il pas qu’au même moment, et à plusieurs milliers de kilomètres de là, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) préparent son arrestation.

Près de vingt ans après les faits, celle-ci a de quoi surprendre : il s’agit de la première « mise en examen dans le cadre d’une procédure ouverte sur la base du rapport Mapping », précise le PNAT. Plusieurs question restent néanmoins en suspens, notamment la raison de l’ouverture, en 2016, de la procédure judiciaire à l’encontre de Lumbala par le pôle « Crimes contre l’humanité » du Parquet.

LA FRANCE PEUT ENQUÊTER SUR UN AUTEUR ÉTRANGER S’IL RÉSIDE SUR SON TERRITOIRE »

Sans préciser ce qui a déclenché la saisine dans le cas Lumbala, le colonel Éric Emeraux, qui a dirigé l’OCLCH de 2017 à 2020, précise que « le PNAT peut ouvrir une enquête préliminaire sur le fondement d’un simple soupçon constitué par tout élément : un témoignage, un article de presse ou un rapport de l’ONU. » « La règle de la compétence universelle permet aussi à la France d’enquêter sur un auteur étranger ayant commis des atrocités à l’étranger à partir du moment où sa résidence habituelle est située sur son territoire, qu’il y détient un logement, des comptes bancaires, etc. », ajoute-t-il.

Roger Lumbala est l’une des nombreuses personnes citées dans le rapport Mapping, publié en octobre 2010, qui a pour objectif de recenser les crimes les plus graves commis en RDC entre 1993 et 2003. Relancé par le prix Nobel de la paix 2018, le gynécologue congolais Denis Mukwege, qui plaide pour l’ouverture d’un tribunal pénal international pour juger les crimes commis à cette période, ce document reste aujourd’hui encore un sujet sensible et clivant, notamment avec les voisins de la RDC.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

Le couturier français d’origine italienne Pierre Cardin est mort mardi à 98 ans

décembre 29, 2020

PARIS — Le célèbre couturier français Pierre Cardin, notamment reconnu pour ses créations de prêt-à-porter, est mort mardi à l’âge de 98 ans.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

La nouvelle, annoncée par l’Académie des Beaux-Arts, a été confirmée par des membres de sa famille à divers médias d’information français. Cependant, l’Académie, dont Pierre Cardin était membre, n’a pas révélé la cause de son décès.  

La disparition de Pierre Cardin prive désormais le monde de la mode de l’une de ses figures les plus flamboyantes et les plus prolifiques.   

Son nom a été affiché sur une multitude de créations. Au cours des années 1970 et 1980, ses produits étaient vendus dans une centaine de milliers de boutiques du monde.  

Ce nombre a toutefois grandement diminué au cours des dernières années. De plus en plus de commentateurs ont critiqué ses produits pour leur qualité de fabrication et leurs styles figés dans le temps.  

Pierre Cardin, né Pietro Cardini, avait vu le jour le 7 juillet 1922 dans une petite localité située près de Venise, en Italie, au sein d’une famille ouvrière. Alors qu’il était jeune enfant, sa famille a déménagé à Saint-Étienne, en France, où il a commencé dès l’âge de 14 ans à être l’assistant d’un tailleur.  

Il a commencé à travailler à son compte alors qu’il n’avait pas encore 30 ans.  

Au fil des décennies, Pierre Cardin est aussi devenu un homme d’affaires à succès. Ses griffes ont été apposées sur une multitude d’autres objets que des vêtements, notamment sur des meubles, des bijoux, des produits de salle de bain et d’autres accessoires de toutes sortes.

Avec La Presse Canadienne