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France/Municipales à Paris : Agnès Buzyn remplace Griveaux pour LREM

février 16, 2020

La ministre de la Santé succède à l’ex-candidat à la mairie de Paris, qui s’est retiré après la diffusion d’images privées intimes. Elle s’apprête à quitter le gouvernement.

La ministre de la Santé et des solidarités annonce être candidate à la mairie de Paris pour LREM.
La ministre de la Santé et des solidarités annonce être candidate à la mairie de Paris pour LREM. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

L’urgence a eu raison de ses hésitations. La ministre de la Santé Agnès Buzyn remplace finalement Benjamin Griveaux dans la campagne municipale à Paris «pour devenir la candidate du rassemblement», a-t-elle annoncé dimanche à l’Agence France-Presse (AFP). A un mois des élections municipales, elle succède au candidat La République en marche (LREM) qui s’est retiré vendredi de la course, après la diffusion sur le web d’images intimes et privées.

«J’y vais pour gagner», «j’en ai envie», a déclaré à l’AFP la ministre. «J’aime Paris, je la connais, j’y suis née, j’y habite depuis toujours, et je pense avoir beaucoup à apporter à toutes celles et tous ceux qui, comme moi, y vivent au quotidien», écrit-elle dans une lettre d’intention, transmise à l’AFP.

Première candidature

Il y a quelques semaines, Agnès Buzyn avait décliné la proposition de mener la campagne municipale dans le 15e arrondissement de la capitale. Encore vendredi, interrogée sur un remplacement de Benjamin Griveaux, elle avait invoqué un agenda chargé, entre la crise au sein des hôpitaux et l’épidémie du coronavirus. En succédant au candidat, cette médecin de formation projetée en politique à son arrivée au gouvernement, en 2017, se lance à 57 ans dans sa première campagne électorale.

Le profil de cette pièce-maîtresse de l’exécutif satisfait les responsables de LREM qui, depuis le retrait de leur chef de file à Paris, plaidaient pour la candidature d’un «poids lourd». D’autres noms avaient aussi été cités : les députés Mounir Mahjoubi, Julien Bargeton et Sylvain Maillard, ou encore Delphine Bürkli, la maire sortante du 9e arrondissement (ex-LR), proche du premier ministre.

Vers un départ du gouvernement

Une fois cette candidature entérinée par LREM, la ministre quittera ses «fonctions ministérielles tant le surcroît d’activité intense, notamment liée à la gestion du coronavirus, demande une implication totale», écrit-elle dans sa lettre d’intention. «La continuité de l’action du ministère pourra compter sur la solidité et l’implication totale des équipes opérationnelles», assure-t-elle.

Selon des sources du parti présidentiel, elle devrait démissionner et être remplacée dans les prochaines heures au ministère de la Santé. Jusqu’au scrutin des 15 et 22 mars, elle bataillera notamment avec la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, l’ancienne ministre Rachida Dati, candidate des Républicains, et le dissident LREM Cédric Villani.

Avec Le Figaro

France/Affaire Benjamin Griveaux : l’abaissement de la démocratie

février 15, 2020

 

Benjamin Griveaux, au siège de l’AFP, à Paris, le 14 février 2020. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Editorial. La renonciation du candidat LRM à la Mairie de Paris après la diffusion d’une vidéo à caractère sexuel a brisé les principes qui régissent l’exercice de la vie publique. Elle oblige aussi à mener une réflexion sur l’usage des réseaux sociaux.

Editorial du « Monde ». Ce qu’on espérait ne jamais voir se produire en France est devenu bien réel, vendredi 14 février, lorsque Benjamin Griveaux, candidat LRM à la Mairie de Paris, a annoncé qu’il renonçait dans le but de protéger ses proches, après la diffusion sur les réseaux numériques d’une vidéo à caractère sexuel. Quelles que soient les faiblesses du candidat durant la campagne, l’histoire retiendra qu’une attaque au-dessous de la ceinture est venue à bout de ses ambitions. Un site, récemment créé, avait diffusé mercredi soir une vidéo intime et des messages connotés adressés à une femme, affirmant qu’ils émanaient de l’ancien porte-parole du gouvernement. Les réseaux sociaux les ont ensuite propagés.

Montée pour nuire au candidat, l’opération implique notamment l’artiste contestataire russe Piotr Pavlenski, réfugié en France depuis 2017 et poursuivi pour des actes de violence. Elle a réussi au-delà de toute limite. Les quelques principes qui semblaient encore régir l’exercice de la vie publique en France ont volé en éclats. Exit la stricte étanchéité entre vie publique et vie privée. Pulvérisé le refus de confondre combat politique et ordre moral. Oublié le droit reconnu aux adultes d’entretenir une relation sexuelle librement consentie, tant qu’elle ne viole aucune loi.

Résister à ces dérives

D’aucuns évoqueront l’inéluctable américanisation de la vie politique française dans une allusion au puritanisme anglo-saxon, qui est venu à bout de nombre de carrières outre-Atlantique. D’autres souligneront l’irrépressible influence des réseaux sociaux sur l’exercice de la démocratie : à partir du moment où la technologie permet de monter puis d’orchestrer en un temps record, et dans une dimension planétaire, des campagnes ordurières, les candidats n’ont qu’à bien se tenir, surveiller leurs propos, faire taire leur portable. Ceinture et bretelles. Ce n’est pas acceptable. Il faut résister à ces dérives au nom du respect de la démocratie et des droits qu’elle garantit.

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Le voyeurisme a toujours existé. Il a donné prise dans le passé à des campagnes peu ragoûtantes comme l’affaire Markovic, entièrement fabriquée au début des années 1970, pour nuire au couple Pompidou. Les réseaux sociaux ont démultiplié le risque sans pour autant que les citoyens aient été laissés sans protection.

La « vengeance [ou le complot] pornographique », dont a été victime Benjamin Griveaux, et qui consiste à diffuser des images intimes sans l’accord des personnes concernées, est un délit sévèrement puni par la loi. Depuis l’adoption, en 2016, de la loi « pour une République numérique », son ou ses auteurs sont passibles de deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende. Ce texte doit permettre de rendre la justice dans cette sordide affaire.

Au-delà, une réflexion citoyenne s’impose, pour que se développe un usage raisonné des réseaux sociaux, car ce qui est inacceptable pour les politiques l’est aussi pour n’importe quel citoyen. Personne ne peut tolérer qu’un voisin ou un tiers utilise la force des réseaux pour se venger, en faisant de l’espace numérique public le juge de paix de ce qui ne peut relever que de la sphère privée.

Heureusement, les réactions dans le monde politique ont été globalement saines. A un mois du premier tour des élections municipales, partisans, adversaires ou concurrents de Benjamin Griveaux ont, à une quasi-unanimité condamné l’attaque dont il a été victime. A l’instar de Cédric Villani, ils y voient « une attaque grave » contre la démocratie. Dans la foulée, ils ont appelé à résister à ce que Jean-Luc Mélenchon appelle le « naufrage voyeuriste » de la vie publique française. Ce sursaut est d’autant plus urgent que les jeunes talents sont de moins en moins tentés de mener le combat politique, découragés par la montée de la violence et le dévoiement des pratiques. A terme, la menace la plus grave est bien celle-là : un dramatique assèchement des vocations politiques, qui provoquerait un funeste affaissement de la vie démocratique.

 

Avec Le Monde

Coronavirus : Paris déconseille les voyages en Chine «sauf raison impérative»

février 8, 2020

Cinq nouveaux cas ont été détectés en France. En Chine, plus de 700 personnes ont été tuées.

À Pékin, courant janvier.

À Pékin, courant janvier. AFP

La France déconseille à ses ressortissants les voyages en Chine «sauf raison impérative» compte tenu de l’évolution de l’épidémie de coronavirus qui y sévit depuis décembre, a annoncé samedi 8 février le ministère des Affaires étrangères à l’issue d’une réunion interministérielle à Matignon.

«Compte tenu du contexte évolutif de l’épidémie de nCoV, des restrictions décidées par les autorités chinoises, des fermetures d’établissements scolaires et universitaires et de la réduction des liaisons aériennes, il a été décidé de modifier les conseils aux voyageurs et de passer en orange la carte de Chine (déconseillé sauf raison impérative)», peut-on lire dans un communiqué.

Le ministère précise aussi que «tout déplacement à Wuhan et dans toute la province de Hubei», épicentre de l’épidémie, «est formellement déconseillé (en rouge sur la carte sécuritaire)».

En Chine, plus de 700 personnes ont été tuées et 34.000 cas recensés.

Cinq nouveaux cas en France ont été détectés en France. Des enquêtes sont en cours pour déterminer les personnes ayant été en contact avec ces nouveaux cas confirmés en Haute-Savoie. Leur état de santé ne présente pas d’inquiétude, selon les autorités.

Par Le Figaro avec Reuters

France/«C’est une honte, c’est du vol» : à Paris, les avocats défilent contre la réforme des retraites

février 3, 2020

Ils dénoncent notamment la disparition de leur régime autonome et le doublement des cotisations de retraite. D’autres professions libérales sont aussi dans le cortège.

De nombreux avocats ont défilé, à Paris, contre la réforme des retraites, le 3 février 2020.
De nombreux avocats ont défilé, à Paris, contre la réforme des retraites, le 3 février 2020. Guillaume Poingt / Le Figaro. 

Belfort, Limoges, Saint-Etienne, Compiègne, Aix-en-Provence, Versailles, Mont-de-Marsan, Valenciennes…. Ce lundi, des avocats venus de toute la France défilent dans les rues de Paris pour protester contre la réforme des retraites, à l’appel du collectif SOS Retraites, qui réunit plusieurs professions libérales.

C’est la troisième semaine de grève des avocats. Déterminés, ils sont partis de la place de la Bastille aux alentours de 14h en direction de l’Opéra Garnier dans une ambiance festive. «Colère noire», «Non à la taxe retraite», «Nous ne sommes pas un tiroir-caisse» ou encore «Tu pousses le barreau un peu trop loin Manu», pouvait-on notamment lire sur des pancartes. Le cortège est pour l’heure toujours en route.

Doublement des cotisations de retraite

Pourquoi les avocats sont-ils mobilisés ? Le projet de réforme des retraites, en prévoyant la suppression des régimes spéciaux au profit d’un système universel, va entraîner la disparition de leur régime autonome – qui est largement excédentaire (2 milliards d’euros de réserves). Les avocats s’opposent également au doublement des cotisations de retraite prévu par la réforme. Ces dernières doivent passer de 14 à 28% pour les praticiens gagnant moins de 40.000 euros par an, alors que les pensions, actuellement au minimum de 1400 euros net, passeraient à 1000 euros.

«Il y a un doublement des cotisations à partir de 20.000 euros par an. et une baisse de moitié de nos retraites. Cette réforme va handicaper les petits revenus. On sacrifie notre profession pour combler les trous du régime général. C’est une honte, c’est du vol», a confié Me Philippe Sarfati, avocat au barreau de Paris, au Figaro. «La réforme telle qu’elle est proposée va entraîner la mort des petits cabinets que nous représentons (…) Il est important que cette autonomie (NDLR : de leur caisse de retraite) soit préservée pour que les justiciables que nous représentons puissent continuer à être défendus correctement», a quant à elle expliqué Me Noémie Birnbaum, avocate au barreau de Paris.

De son côté, Alain Reisenthel, ancien bâtonnier du barreau de Douai, a estimé qu’«aucun avocat en France ne peut accepter et supporter que les taux de cotisation à la retraite doublent pour une retraite plus faible sans aucune contrepartie». Et d’ajouter : «Une retraite qui double, ça fait 28% du bénéfice. Aucun jeune avocat ne peut accepter de démarrer sa profession en versant près de 30% de ses seules ressources uniquement pour sa retraite et celles des autres. C’est inacceptable et invraisemblable. Personne ne peut l’accepter».

D’autres professions mobilisées

Plusieurs autres professions libérales sont également mobilisées lors de cette manifestation nationale, même si les avocats constituent l’écrasante majorité du cortège. Des médecins, des infirmiers, des orthophonistes, des pilotes ou encore des psychomotriciens défilent eux aussi. Comme les avocats, ils défendent leur caisse autonome et s’insurgent contre le doublement des cotisations de retraite.

«On a tous des caisses autonomes. On s’en sort très bien, on a des milliards d’euros de réserves. En rentrant dans le système universel des retraites, on va nous doubler nos cotisations : on va passer de 14 à 28%. On va devoir soit fermer nos cabinets, soit augmenter nos tarifs», a notamment expliqué au Figaro Marie, psychomotricienne en Seine-et-Marne.

Avec Le Figaro.fr par Guillaume Poingt

France: Michou, le célèbre directeur de cabaret parisien, est mort

janvier 26, 2020

Le directeur du cabaret transformiste parisien de Montmartre qui porte son nom avait 88 ans.

Michel Catty, dit Michou.
Michel Catty, dit Michou. AFP

Michel Catty, dit Michou, célèbre directeur d’un cabaret parisien situé 80 rue des Martyrs à Montmartre (Paris 18e) est mort, a indiqué son attaché de presse. Il avait 88 ans.

Il est mort ce dimanche matin 26 janvier. Il aura œuvré plus de 60 ans sur la butte parisienne.

Disparition de Michou, célèbre directeur de cabaret parisien, à 88 ans
Michel Catty, dit Michou, est mort dimanche matin 26 janvier 2020 dans un hôpital parisien à l’âge de 88 ans, a indiqué son attaché de presse.

Il avait ouvert en 1956 son célèbre cabaret qui a accueilli tous les jours pendant célébrités et inconnus venus dîner devant le spectacle d’artistes transformistes reprenant les chansons des grandes stars de l’époque.

Les lieux avaient servi d’inspiration au classique du cinéma La cage aux folles.

Michou était aisément reconnaissable à ses costumes et lunettes teintées de bleu. Les riverains de la rue des Martyrs le rencontraient souvent. «Montmartre, c’est mon village, j’ai été adopté par lui et j’y ai fait tous les métiers», disait-il.

Dans un portrait paru dans nos colonnes en mars 2019, il évoquait ses dernières volontés : «Que mon cabaret disparaisse avec moi». Pour ses obsèques, il aurait donc tout prévu. Une messe à l’église Saint-Jean, rue des Abbesses, puis un pèlerinage à travers Montmartre jusqu’au cimetière Saint-Vincent, où l’attend «un superbe caveau bleu». Michel Catty était né en 1931 à Amiens. Depuis plusieurs années, il se savait malade.

Figure du show-biz au style exubérant, Michou, fait chevalier de la Légion d’honneur en 2005, n’a jamais oublié ses origines modestes : il invitait chaque mois dans son cabaret les personnes âgées de Montmartre. Icône la plus populaire des nuits parisiennes, il était aussi prisé que le Moulin-Rouge, le Lido et le Crazy Horse.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro lance sa contre-attaque judiciaire à Paris

janvier 23, 2020

L'ancien président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro.

L’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. © DR/Guillaume Soro (Twitter)

 

L’ancien président de l’Assemblée nationale a déposé plainte en France contre le procureur de la République, Richard Adou, et contre trois personnes concernées par l’enregistrement sonore qui lui vaut d’être accusé d’atteinte à la sûreté de l’État.

Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, de recel de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux par la justice ivoirienne, l’ancien président de l’Assemblée nationale a déposé plainte en France.

Déposée par les avocats de Guillaume Soro, le 21 janvier à Paris, devant le Procureur de la République, cette plainte vise quatre personnes : Jean-Pierre Perez, Olivier Bazin, Akim Laacher et Richard Adou. Les trois premiers pour « captation illicite de la vie privée », « transmission d’une captation illicite » et « diffusion d’un montage illicite ». Richard Adou, le procureur de la République de Côte d’Ivoire, est lui visé « diffusion d’un montage illicite » et « tentative d’escroquerie au jugement ».

Patron du groupe Pefaco, qui possède plusieurs casinos et hôtels en Afrique de l’Ouest, Perez est une figure des réseaux corses sur le continent. Il a été présenté à Soro en 2012, lorsque ce dernier était Premier ministre, par le chef de gouvernement burkinabè Tertius Zongo. Olivier Bazin est lui un proche de Robert Montoya, ancien gendarme reconverti dans la vente d’armes en Afrique.

Enregistrement audio

Les deux hommes sont au cœur de l’enregistrement rendu public par Richard Adou, lors d’une conférence de presse le 26 décembre, pour justifier les accusations d’atteinte à la sûreté de l’État qui visent l’ancien président de l’Assemblée nationale.

L’enregistrement en question a eu lieu quelques semaines après les mutineries de mai 2017 au domicile abidjanais de Soro, à Marcory Résidentiel. Perez et Bazin sont présents. On l’entend discuter de ses soutiens au sein de l’armée, et notamment de celui des « comzones », qui dirigeaient la rébellion des Forces nouvelles à ses côtés après 2002.

Soro y dit aussi être « positionné un peu partout » et avoir la « télécommande » pour passer à l’action. La conversation fut enregistrée par Bazin et l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui soupçonnaient un coup monté, assurent ses proches.

Akim Laacher aurait lui aussi enregistré certaines de ses conversations privées avec Soro, assure l’entourage de ce dernier. Franco-Algérien de 27 ans, il avait rencontré l’ancien Premier ministre en 2017 à Paris. Proche de l’UMP, il fut un temps en couple avec l’une des filles de Dominique de Villepin.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem – à Abidjan

Dopage et corruption dans l’athlétisme : Lamine Diack jugé à Paris

janvier 13, 2020

Lamine Diack (Senegal), ancien athlete de haut niveau (saut en longueur), il est devenu president de la Federation internationale d'athetisme (IAAF) en 1999, puis mis en examen en 2015 pour corruption passive et blanchiment aggrave. Il lui est interdit de quitter le territoire français jusqu'a son proces, qui devrait s'ouvrir en 2019. A Paris, le 24.06.2019. Vincent Fournier/JA

Lamine Diack (Senegal), ancien athlète de haut niveau (saut en longueur), il est devenu président de la Fédération internationale d’athetisme (IAAF) en 1999, puis mis en examen en 2015 pour corruption passive et blanchiment aggrave. Il lui est interdit de quitter le territoire français jusqu’à son procès, qui devrait s’ouvrir en 2019. A Paris, le 24.06.2019. Vincent Fournier/JA © Vincent Fournier/JA

 

L’ancien patron de la fédération internationale d’athlétisme doit s’expliquer devant les juges à Paris alors qu’il fait face à des accusations de corruption. Depuis son arrestation en France en novembre 2015, les affaires se sont multipliées et emmèneront le tribunal jusqu’en Russie.

Le scandale avait porté un rude coup à l’image de l’athlétisme en 2015: l’ancien patron de la fédération internationale (IAAF), Lamine Diack, est attendu lundi au tribunal de Paris pour être jugé avec son fils et quatre acteurs présumés d’un système de corruption voué à protéger des athlètes russes dopés.

A 86 ans, le Sénégalais, qui a régné de 1999 à 2015 sur l’IAAF, a rendez-vous avec les juges de la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, à 13h30, pour répondre des délits de corruption active et passive, abus de confiance et blanchiment en bande organisée. Il risque jusqu’à dix ans de prison et une lourde amende.

L’affaire avait précipité la chute de ce cacique du sport mondial aux mille vies, ancien athlète et joueur de football avant d’entrer en politique (maire de Dakar 1978-1980, parlementaire de 1978 à 1993) puis de devenir le premier dirigeant non-européen de l’IAAF.

Affaires multiples

Depuis son arrestation à Paris en novembre 2015, les affaires se sont multipliées: la Russie a été accusée de dopage institutionnel et Lamine Diack est aussi mis en examen pour corruption, soupçonné d’avoir monnayé son influence dans les processus d’attribution des Jeux olympiques de Rio-2016 et Tokyo-2020 et des Mondiaux d’athlétisme 2015 à Pékin, ainsi que pour Doha, qui a obtenu les Mondiaux-2019 après un échec pour 2017. Des soupçons qu’il réfute.

À son procès, il est attendu avec l’un de ses anciens conseillers, l’avocat Habib Cissé, et l’ancien responsable du service antidopage de l’IAAF, Gabriel Dollé, jugés pour corruption passive.

Si Lamine Diack a interdiction de quitter le pays, la justice française n’a jamais pu approcher l’un des acteurs clé de l’affaire, son fils Papa Massata Diack, l’ancien puissant conseiller marketing de l’IAAF, réfugié à Dakar. Probablement absent, « PMD » entend néanmoins se défendre via ses avocats pendant les six demi-journées d’audience, étalées sur deux semaines.

Devraient aussi manquer à l’appel l’ancien patron de la fédération russe d’athlétisme, Valentin Balakhnitchev, et l’ancien entraîneur national des courses de fond, Alexeï Melnikov, soupçonnés d’avoir soutiré des sommes à sept athlètes en échange de leur protection contre des sanctions, pour un total évalué à 3,45 millions d’euros.

Voyages à Moscou

Début des années 2010: l’arrivée du passeport biologique, qui permet de déceler des variations sanguines anormales, met la pression sur la Russie. En novembre 2011, l’IAAF dispose de 23 noms d’athlètes suspects.

Mais Lamine Diack, Habib Cissé et Papa Massata Diack multiplient les voyages à Moscou et les dossiers disciplinaires traînent en longueur, permettant à plusieurs athlètes de participer aux JO de Londres-2012, et pour certains d’être médaillés, comme les marcheurs Sergey Kirdyapkin et Olga Kaniskina ou Yuliya Zaripova (3000 m steeple). Leurs titres seront retirés pour dopage.

Durant l’enquête, Lamine Diack a reconnu que les sanctions ont été échelonnées pour ne pas plomber l’image de la Russie, sur fond de négociations sur les droits télé et le sponsoring de la banque d’Etat VTB pour les Mondiaux de Moscou de 2013.

« Il fallait différer la suspension des athlètes russes pour obtenir le contrat VTB », a-t-il convenu.

Politique

L’ancien maire de Dakar a aussi concédé qu’il avait obtenu 1,5 million d’euros de la Russie pour soutenir l’opposition lors de la campagne électorale de 2012, face au président sortant, Abdoulaye Wade.

Mais pour ses avocats, les athlètes russes ont bien été sanctionnés (la plupart en 2014) et Lamine Diack cherchait avant tout à sauver l’IAAF de la faillite. Ils réfutent tout lien entre le jeu diplomatique de Moscou et les dossiers sportifs.

« Concomitance ne veut pas dire contrepartie », assurent William Bourdon et Simon Ndiaye.

L’enquête a permis de retrouver la trace d’un virement de 300 000 euros, provenant d’un compte singapourien associé à Papa Massata Diack, en faveur de la marathonienne Liliya Shobukhova, en guise de « remboursement » après sa suspension en 2014.

Lamine Diack est aussi jugé pour avoir permis à son fils de s’approprier d’importantes sommes dans les négociations avec les sponsors, en imposant ses sociétés comme intermédiaires, ou via des commissions « exorbitantes ». L’IAAF, rebaptisée World Athletics et présidée par Sebastian Coe, réclame 24,6 millions d’euros sur ce volet, sur un préjudice estimé à 41 millions.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo-Diaspora: Décès de Thérèse Poungui

janvier 10, 2020
Décès de madame Thérèse POUNGUI, épouse de l’ancien Premier ministre Ange Édouard Poungui, cette nuit en région parisienne. 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro promet « d’organiser la résistance » depuis Paris

décembre 29, 2019

L'ancien président de l'Assemblée nationale, à l'époque Premier ministre, en 2010, à Abidjan.

L’ancien président de l’Assemblée nationale, à l’époque Premier ministre, en 2010, à Abidjan. © Sunday Alamba/AP/SIPA

 

L’ex-chef de la rébellion ivoirienne et candidat à la présidentielle de 2020, Guillaume Soro, a promis dimanche « d’organiser la résistance » au président Alassane Ouattara depuis Paris après son retour avorté en Côte d’Ivoire.

« Je suis et reste candidat à la présidence de la République. Je vais organiser la résistance comme le général de Gaulle l’a fait depuis Londres », a-t-il déclaré dans une interview à l’hebdomaire français Le Journal du Dimanche (JDD). « Il ne s’agit que de résistance politique », a-t-il insisté alors que la justice ivoirienne l’accuse d’avoir préparé « une insurrection civile et militaire » pour s’emparer du pouvoir.

L’ancien président de l’Assemblée nationale, toujours député, et ex-Premier ministre a finalement renoncé à rentrer en Côte d’Ivoire le 23 décembre après six mois d’absence à l’étranger. La justice ivoirienne a émis un « mandat d’arrêt international » contre lui, alors même que son avion faisait demi-tour vers l’Europe, pour « tentative d’atteinte à l’autorité de l’État ».

Guillaume Soro a démenti ces accusations, se disant victime d’une « manipulation, comme Lula au Brésil « destinée à l’écarter de la course à la présidence.

« Aucun contact avec l’Élysée »

Il est depuis revenu à Paris, où il avait déjà passé les six derniers mois, et a précisé au JDD qu’il comptait y rester, ajoutant n’avoir « demandé aucune assistance particulière à Paris » et n’avoir « aucun contact avec l’Élysée ».

Au nom de contrats juteux, on est donc prêt à fermer les yeux sur le piétinement de la démocratie en Afrique

L’opposant a accusé au passage le président français Emmanuel Macron, qui se trouvait en Côte d’Ivoire à la veille de son retour avorté, de ne pas avoir dit « à ses hôtes qu’il était important de respecter la démocratie en Afrique ». « J’espérais qu’un président comme lui ait davantage de courage et la maturité pour le faire », a-t-il lancé, qualifiant Alassane Ouattara d’ »autrocrate ». « Au nom de contrats juteux, on est donc prêt à fermer les yeux sur le piétinement de la démocratie en Afrique », a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs estimé que le mandat d’arrêt lancé contre lui était « politique » et donc inopérant. « La plupart des pays européens qui défendent les droits de l’homme refusent d’ailleurs d’appliquer ce genre de mandat », a-t-il assuré.

Accord avec Henri Konan Bédié

Guillaume Soro a par ailleurs déclaré avoir conclu un accord électoral avec l’ancien président Henri Konan Bédié, chef du principal parti d’opposition, qui selon lui se présentera aussi à la présidentielle. « Nous avons un accord avec Bédié. Nous allons tous deux au premier tour, et le mieux placé soutiendra l »autre pour le second », a-t-il dit alors que Henri Konan Bédié laisse planer le mystère sur sa possible candidature.

Le président Ouattara a martelé de son côté samedi que « nul ne sera autorisé à déstabiliser la Côte d’Ivoire » et que « le droit sera appliqué à tous, candidat ou pas ». Longtemps allié d’Alassane Ouattara, qu’il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s’est ensuite brouillé avec lui, jusqu’à la rupture début 2019.

France/Bagarre à Orly : Booba et Kaaris condamnés à payer plus de 45.000 euros pour les dégâts

décembre 19, 2019

 

Les rappeurs Booba et Kaaris ont été condamnés à payer plus de 45.000 euros pour les dégâts occasionnés par la bagarre générale dont ils avaient été les protagonistes à l’aéroport d’Orly, en août 2018, a-t-on appris jeudi auprès du tribunal de Créteil.

Les deux hommes avaient été condamnés au pénal en octobre 2018 à 18 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende. La décision sur les intérêts demandés par les parties civiles a elle été rendue ce jeudi, après une audience le mois dernier. Booba, Kaaris et leurs camarades, qui s’étaient violemment affrontés devant des passagers éberlués, devront payer -ensemble- 30.000 euros de préjudice matériel à la société qui détient la boutique de duty-free dans laquelle ils s’étaient envoyés bouteilles de parfum, d’alcool et autres objets à la figure.

La société, qui avait demandé plus de 700.000 euros pour compenser, selon elle, la perte de chiffre d’affaires après la bagarre, a en revanche été déboutée de cette demande. Les deux rappeurs et leurs camarades doivent par ailleurs dédommager le groupe Aéroports de Paris (ADP) de 5.500 euros au titre du préjudice matériel, et de 10.000 pour le préjudice d’image.

Par Le Figaro.fr avec AFP