Posts Tagged ‘Paris’

France-Congo: Programme des obsèques de l’artiste musicien NZongo’ Soul

janvier 22, 2018

Photo de BrazzaNews.

Zongo

Avec Congomfoa.com

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Gabon: des opposants ont investi un hôtel particulier appartenant à la famille Bongo à Paris

janvier 18, 2018

 

Le président gabonais Ali Bongo lors d’un sommet Union européenne – Afrique, le 29 novembre 2017. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Des opposants gabonais ont brièvement investi, jeudi matin, un hôtel particulier appartenant à la famille Bongo à Paris. Ils en ont été délogés par la police. L’ambassade s’apprête à déposer plainte.

L’hôtel particulier, situé au 4 rue de la Baume, dans le huitième arrondissement de Paris , a été investi ce 18 janvier par le même groupe d’opposants ayant procédé à l’envahissement de l’hôtel Pozzo di Borgo situé rue de l’Université, le 13 janvier.

Lors de la première opération, l’un des opposants avait expliqué vouloir par cette action « constater que le président Ali Bongo a dépensé des fortunes, plus de 200 millions d’euros, pour acheter et transformer cet hôtel particulier ».

Ils protestaient également contre « l’interdiction de quitter le territoire pour Jean Ping », précisait alors l’un d’eux.

Ils ont cette fois été délogés par des policiers du commissariat du huitième arrondissement, qui ont ensuite prévenu en milieu de matinée l’ambassade du Gabon en France. Celle-ci a confié à Jeune Afrique son intention de déposer plainte, comme elle l’a d’ailleurs fait suite aux événements rue de l’Université.

« On entre dans un engrenage », dénonce Flavien Enongue, ambassadeur du Gabon en France. « Ils ont pour plan d’occuper successivement les biens immobiliers qu’ils estiment attachés à la famille Bongo à Paris », croit savoir le diplomate.

En cours de cession à l’État

Le 4 rue de la Baume est la propriété de la famille Bongo et fait partie des biens acquis par l’ancien président Omar Bongo Ondimba entre la fin des années 1980 et son décès en 2009, en son nom propre ou à travers deux sociétés, la SCI Émeraude et la SCI de la Baume.

Le bâtiment, répertorié dans les enquêtes concernant les biens mal acquis, est toutefois en cours de cession à l’État gabonais, sur décision du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, depuis 2015. Il doit à terme, et après rénovation, être utilisé à des fins culturelles et diplomatiques.

Jeuneafrique.com par

France-Congo: l’artiste Nzongo’ Soul est mort

janvier 11, 2018

 

L’artiste Nzongo’ Soul, de son vrai nom Faustin Nzongo, dit « Wa semo » est mort ce 10 janvier 2018 à Paris.

Dans la plus grande consternation, l’alerte du décès de Nzongo’ Soul a circulé dans les chaumes de la diaspora, mercredi 10 janvier en début de soirée.

Les raisons de son décès ne sont pas encore connues. Il a été retrouvé mort, par un proche, à son domicile de la Porte de la Villette à Paris , qui à son tour à alerté la police.

« Nous n’avons pas eu connaissance d’une maladie au point d’en mourir », explique un proche avec qui Nzongo’ Soul a conversé ces derniers jours. « Nous saurons mieux dès que les conclusions médicales parviendront à ses deux enfants ».

Perplexes à l’heure où nous donnons cette annonce de la vraie cause de décès de l’auteur, compositeur, interprète, Faustin Nzongo, couronné par le Prix Découvertes RFI en 1984,

Nous avons plutôt pour l’instant, une sincère pensée pour l’initiateur du rythme « walla ». Celui qui avait fondé le groupe professionnel « Walla players » au style musical original, né de la fusion de walla le rythme du peuple Kongo, de la rumba congolaise, du soul, du rock et du funk. Nzongo’ Soul, qui s’est fait un nom au niveau international par son duo avec Bernard Lavilliers dans le titre « Noir et Blanc ».

Sa dépouille a été prise en charge par les services du centre médico-légal de la ville de Paris.

 

Photo de BrazzaNews.
Brazzanews.fr avec Sacer-infos.com par Stany Franck

Les zones d’ombre de l’Institut Mandela de Paris

janvier 8, 2018

 

Nelson Mandela, en 2007. © Theana Calitz/AP/SIPA

Intellectuel et militant burundais, David Gakunzi décrypte pour Jeune Afrique les zones d’ombre autour de l’« Institut Mandela de Paris », un organisme non identifié qui vient de décerner le « prix du Courage » au président burundais Pierre Nkurunziza.

Il est des charognards qui ne respectent rien. Même pas le nom et la mémoire de Nelson Mandela. Comme les représentants de l’Institut Mandela, qui se baladent d’une ambassade africaine à une autre, d’un colloque à l’autre, heureux de poser en photo aux côtés des personnalités croisées sur leur chemin.

L’Institut en question, association française déclarée le 26 novembre 2014, serait, selon la notice figurant sur sa vitrine web,  « un think tank (…) de promotion d’égalité des chances, favorable à l’économie de marché, à la solidarité internationale et à l’unité africaine ». Lequel aurait pour mission « de garder vivants l’esprit et l’inspiration du président Mandela et de promouvoir ses valeurs de société ouverte et de paix partout sur le continent, par une diplomatie intellectuelle ».

Casting surprenant

En décembre 2013, Giscard sera le seul ancien chef d’État français à ne pas être convié aux obsèques de Mandela

Au regard du profil des membres composant le conseil exécutif de cette association, le casting apparaît pourtant surprenant. Qui trouve-t-on au sein de l’instance pilotant l’Institut ? Un expert ès défense proposant « des drones militaires aux gouvernements africains » ; un accompagnateur d’hommes d’affaires russes et autrichiens désirant investir en Afrique ; et, last but not least, Olivier Stirn, autoproclamé « ami de Mandela ».

Pour les moins de vingt ans, Olivier Stirn fut secrétaire d’État aux Affaires étrangères de 1978 à 1981, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, à une époque où la France a fourni à l’Afrique du Sud, en plein régime d’apartheid, la centrale nucléaire de Koeberg (pour laquelle l’accord avait été signé en 1976, lorsque Stirn était secrétaire d’État aux DOM-TOM).

Une époque également où, à en croire les révélations du journal sud-africain Daily Maverick, l’ambassade sud-africaine à Paris était l’un des “hubs” d’un système de contournement de l’embargo sur les armes imposé à Pretoria par les Nations unies – au vu et au su de la DGSE, les services français étant même soupçonnés de complicité active. En décembre 2013, Giscard sera le seul ancien chef d’État français à ne pas être convié aux obsèques de Mandela.

Usurpation sans-gêne

Que reprocher à cet institut ? La confusion, d’abord. L’usage et l’exploitation du nom de Mandela qui lui est accolé, sans accord, sans autorisation préalable écrite de la Fondation Mandela. Usurpation sans-gêne et utilisation du renom de Mandela à des fins contestables, très éloignées de la pensée et de l’éthique du leader emblématique de l’ANC.

Plusieurs chefs d’États africains – les présidents de la Tanzanie, du Kenya ou encore du Tchad, pour n’évoquer que ceux présents au palmarès 2017 -, sont déjà tombés dans le panneau, accueillant même parfois le “Prix” avec communiqués de presse officiels… C’est que la confusion, savamment entretenue, fonctionne à merveille, les personnalités contactées étant fondées à penser que la Fondation Mandela d’Afrique du Sud ou les ayants droits sont dûment avisés. Ce qui n’est pas du tout le cas.

Quelle est la finalité de cette appropriation indue du patronyme de Mandela et de son usage détourné ?

Fait troublant : en mars 2016, Paul Kananura, président de l’Institut Mandela, signe avec un certain Mohamed Harakat, responsable du master « Stratégie et gouvernance en Afrique » de l’Université Mohammed V de Rabat – et par ailleurs membre du comité exécutif de l’Institut Mandela -, un protocole de partenariat et de coopération. Le hasard combinant bien les choses, le même Harakat se retrouve co-lauréat du Prix Mandela 2017.

Pierre Nkurunziza primé

Le président burundais Pierre Nkurunziza au défilé militaire à l’occasion de la fête de l’Indépendance du Burundi, le 1er juillet 2015, à Bujumbura. © Berthier Mugiraneza/AP/SIPA

Comment peut-on insulter la mémoire de Mandela en décernant le Prix baptisé de son patronyme au fossoyeur de l’accord de paix d’Arusha ?

Plus grave : l’attribution du « Prix Mandela du courage 2017 » à un personnage aux antipodes des valeurs incarnées par Mandela : le président-pasteur du Burundi, Pierre Nkurunziza. Franchissement de toutes les bornes de l’indécence.

Comment peut-on insulter la mémoire de Mandela en décernant le Prix baptisé de son patronyme au fossoyeur de l’accord de paix d’Arusha, dernier accomplissement politique majeur sur la scène internationale de l’ancien président sud-africain ? Comment peut-on associer le nom de Mandela, géant au service – toute sa vie – du droit, de la justice, de la paix à celui de Pierre Nkurunziza ?

Quelle est au fond l’essence de cet Institut ? Une arnaque conçue et organisée à des fins d’autopromotion politique et économique personnelle ou une structure imaginée par des milieux occultes usant et abusant du nom de Mandela pour couvrir d’inavouables agissements ?

Dans les deux cas de figure, au nom du respect dû à Nelson Rolihlahla Mandela, il faut mettre un terme à cette confusion délibérée portant atteinte à la mémoire d’un homme d’une grande noblesse dont le nom ne mérite pas d’être ainsi détourné.

Voilà les faits. Nul ne pourra plus oser dire désormais qu’il fut dupé et abusé de bonne foi par les faussaires de l’Institut Mandela.

Jeuneafrique.com par David Gakunzi

Originaire du Burundi, David Gakunzi est un ancien fonctionnaire international, connu pour son parcours d’intellectuel engagé. Il est à l’origine de nombreuses initiatives dont le Centre international Martin Luther King, la caravane pour la paix en Afrique, l’université africaine de la paix.

France/Turquie: Macron recevra vendredi Erdogan, parlera des « droits de l’homme » (Paris)

décembre 30, 2017

Paris – Le président français Emmanuel Macron recevra vendredi à Paris son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, avec lequel il abordera notamment « la question des droits de l’homme », a annoncé samedi soir l’Elysée.

M. Erdogan avait annoncé plus tôt dans la journée qu’il se rendrait en France vendredi pour discuter des relations bilatérales entre Paris et Ankara, sans préciser s’il rencontrerait son homologue français.

Cet entretien entre les deux hommes, « qui fait suite aux conversations régulières des derniers mois, sera l’occasion d’évoquer les questions liées aux relations bilatérales entre nos deux pays, ainsi que les questions régionales dont notamment un focus tout particulier sur le dossier syrien, sur lequel ils ont de multiples échanges, mais aussi palestinien », a précisé l’entourage du chef de l’Etat français.

Il s’agit de la première visite du président turc en France depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016 et l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017, mais les deux hommes ont déjà eu l’occasion de se rencontrer lors de sommets internationaux.

M. Erdogan avait mentionné l’éventualité d’une telle visite il y a quelques jours, se félicitant notamment que Paris n’ait pas « laissé tomber » la Turquie sur la question de Jérusalem alors qu’Ankara a très vivement condamné la décision américaine de reconnaître cette ville comme capitale d’Israël.

Le 10 décembre, Emmanuel Macron avait demandé à son homologue, lors d’un entretien téléphonique, de « contribuer à l’apaisement » entre Israël et les Palestiniens et « d’éviter les répercussion négatives dans l’ensemble de la région ».

Le président français lui avait rappelé « que la France désapprouvait la décision des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem ».

– Tension entre la Turquie et l’Union européenne –

L’annonce de cette visite à Paris survient alors que la Turquie a vu en 2017 ramenées quasiment à l’arrêt les négociations au long cours sur sa candidature d’adhésion à l’UE tandis qu’une crise l’opposait à l’Allemagne à propos de la répression de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016.

Si la chancelière allemande Angela Merkel s’était dit favorable à un arrêt de ces négociations, Emmanuel Macron avait exprimé, dans une interview au quotidien grec Kathimerini en septembre, sa volonter d' »éviter les ruptures » entre l’UE et la Turquie,un « partenaire essentiel » sur de nombreux dossiers, notamment la crise migratoire et la lutte contre le terrorisme.

Le président français avait néanmoins estimé, dans cet entretien, que « la Turquie s’est objectivement éloignée de l’Union européenne ces derniers mois, avec des dérives préoccupantes qui ne peuvent pas rester sans conséquence, sur le projet concernant l’union douanière par exemple ».

MM. Macron et Erdogan ont également régulièrement échangé cette année à propos de l’arrestation des journalistes français Loup Bureau, détenu plus de 50 jours car accusé d’appartenir à une « organisation terroriste », et Mathias Depardon, détenu un mois en Turquie pour « propagande terroriste ».

Tous deux avaient finalement été expulsés vers la France.

Les relations entre la Turquie et l’Union européenne s’étaient particulièrement tendues lors de la campagne pour le référendum du 16 avril sur la révision constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président turc, lorsque plusieurs pays, dont l’Allemagne et les Pays-Bas, avaient refusé la tenue sur leur sol de meetings tenus par des ministres turcs.

Or, la France avait alors autorisé le ministre turc des Affaires étrangères à tenir un meeting électoral à Metz, dans l’est du pays.

Par ailleurs, la Turquie a signé en novembre une lettre d’intention avec la France et l’Italie ouvrant la voie à l’achat par Ankara de missiles sol-air au consortium franco-italien Eurosam.

M. Erdogan a déclaré cette semaine vouloir « avoir de bonnes relations avec l’UE et avec les pays de l’UE », dans le but de « réduire le nombre d’ennemis et augmenter le nombre d’amis », a-t-il ajouté dans des propos rapportés par plusieurs journaux turcs, dont le quotidien Hürriyet.

Romandie.com avec(©AFP / 30 décembre 2017 19h59)                                            

Climat: les engagements présentés au sommet de Paris

décembre 12, 2017

Paris – Désengagement des énergies fossiles, pression sur les entreprises pour verdir leur activité, signature d’accords: le sommet sur le climat « One Planet Summit » à Paris mardi a été l’occasion pour les acteurs économiques et financiers d’annoncer des engagements contre le réchauffement climatique.

Pétrole et gaz

La Banque mondiale a annoncé qu’elle arrêterait de financer après 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz. Elle est la première banque multilatérale à prendre un tel engagement dans ce secteur. En 2016, ses financements dans l’industrie pétrolière et gazière ont représenté près d’1,6 milliard de dollars, soit moins de 5% de la totalité des fonds accordés la même année.

Par ailleurs, à partir de 2018, l’institution publiera tous les ans les émissions de gaz à effet de serre des projets qu’elle finance dans les secteurs les plus émetteurs, comme l’énergie. Elle entend aussi généraliser la prise en compte d’un prix interne du carbone dans ses futurs investissements.

Charbon

L’assureur Axa a annoncé qu’il renonçait à assurer et à investir dans toute entreprise impliquée dans la construction de centrale à charbon. Le groupe français compte aussi retirer près de 2,5 milliards d’euros d’investissements dans le secteur.

Axa a promis de se désengager à hauteur de 700 millions d’euros des projets liés aux sables bitumineux. Il va en parallèle accroître de 9 milliards d’euros ses investissements « verts » (infrastructures…) d’ici à 2020.

La banque hollandaise ING s’est engagée à faire « s’accélérer la baisse » des financements alloués aux centrales à charbon. D’ici 2025, elle ne financera plus que les producteurs d’électricité utilisant moins de 5% de charbon et arrêtera de financer directement les projets de centrales à charbon. Ces financements directs ont déjà baissé de 9% l’an dernier.

En revanche, le groupe juge « plus complexe » d’arrêter de financer l’industrie pétrolière et gazière.

Risque climatique

Deux cent trente-sept entreprises ont décidé de mettre en place les recommandations d’un groupe de travail émanant du G20 pour améliorer leur prise en compte du risque climatique dans leurs activités. Parmi elles, vingt des plus importantes banques du monde et 80% des gestionnaires d’actifs, comme HSBC ou l’assureur AXA.

Elles s’engagent à publier « non seulement leur stratégie pour gérer les risques (climatiques) mais aussi pour saisir les opportunités » qu’offre la lutte contre le réchauffement climatique.

Entreprises sous surveillance

Un groupement de plus de 200 grands investisseurs, dont HSBC ou le plus gros fonds de pension public américain (CalPERS), a décidé de mettre la pression sur 100 entreprises parmi les plus émettrices de gaz à effet de serre, pour qu’elles améliorent leur gouvernance sur le changement climatique, réduisent leurs émissions et renforcent la publication de leurs informations financières relatives au climat.

La liste des cent entreprises visées par cette initiative, baptisée « ClimateAction 100+ », comprend notamment de grands groupes pétroliers et gaziers (BP, Chevron, Coal India, etc.), des acteurs du secteur des transports (Airbus, Ford, Volkswagen, etc), et des groupes miniers et sidérurgiques (ArcelorMittal, BHP Billiton, Glencore, etc.).

Concrètement, pendant cinq ans, ces 225 investisseurs, qui représentent 26.300 mds de dollars d’actifs sous gestion, vont suivre de près ces entreprises. Si elles font des progrès suffisants, elles pourront être retirées de la liste.

Adaptation au changement climatique

L’Agence française de développement (AFD) a signé des accords avec Maurice, les Comores, le Niger et la Tunisie, pour les accompagner dans l’adaptation aux impacts du dérèglement climatique (systèmes d’alerte, de lutte contre l’érosion, etc.)

Ces signatures s’inscrivent dans le cadre d’un dispositif annoncé en mai 2017, destiné à accompagner 15 pays en développement et doté de 30 millions d’euros sur quatre ans.

Le directeur général de l’AFD Rémy Rioux a reconnu que « l’adaptation » était « le parent pauvre » de la finance climat, qui se tourne jusqu’ici plutôt vers les mesures de réduction de gaz à effet de serre (énergies renouvelables, transports propres etc.)

Romandie.com avec(©AFP / 12 décembre 2017 15h55)                                            

Manifestations en France contre la venue de Netanyahu dimanche à Paris

décembre 9, 2017

Paris – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi en France contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis et la venue du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu dimanche à Paris.

A Paris, ils étaient environ 400 place de la République à l’invitation des associations EuroPalestine et France Palestine Solidarité, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Ce n’est pas Trump qui décide du droit international (…) Il n’y a pas de peuple élu ! », a lancé Olivia Zemor d’EuroPalestine devant un public brandissant des drapeaux palestiniens.

« Jérusalem, capitale palestinienne! », ont répliqué les manifestants. « Honte, honte! », ont-il ajouté à propos de la rencontre prévue dimanche entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien à l’Elysée.

A Marseille, environ 500 personnes se sont rassemblées sur le Vieux Port en scandant les slogans « Israël, casse toi, la Palestine n’est pas à toi » ou « Nous sommes tous Palestiniens ».

« On part du principe que si les Etats-Unis ont pris cette décision, les autres vont suivre, et il faut réagir tout de suite », a expliqué à l’AFP Maud Sevestre, une des organisatrices de cette manifestation, en dénonçant « le génocide à ciel ouvert » à l’oeuvre à Gaza.

Aux cris de « Palestine vivra, Palestine vaincra », ou de « Allahou Akbar », les manifestants, très jeunes pour la plupart, ont défilé dans le calme, en brandissant deux drapeaux géants de la Palestine.

A Lyon, quelque 300 personnes se sont rassemblées en bord de Rhône, brandissant des drapeaux palestiniens.

« La décision de Donald Trump met le feu à la poudrière », a déclaré à l’AFP Jérôme Faynel président du Collectif 69 Palestine et organisateur du rassemblement lyonnais.

« Il faut maintenant que l’Europe prenne l’initiative. Et la rencontre dimanche entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu pourrait être une bonne occasion d’élever la voix », a-t-il ajouté.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées également à Lille à la mi-journée à l’appel de l’association France Palestine Solidarité du Nord-Pas-de-Calais.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne « vise à mettre le feu aux poudres », a dénoncé Mireille Gabrelle, trésorière de l’association, regrettant la « position hypocrite » d’Emmanuel Macron qui « dénonce la décision de Trump et reçoit en même temps Netanyahu ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 17h34)                                            

France: nouvelle panne géante à Paris-Montparnasse

décembre 3, 2017

La Gare Montparnasse à Paris, le 31 juillet 2017 / © AFP/Archives / Lionel BONAVENTURE

Quatre mois après une panne de signalisation qui avait provoqué une pagaille monstre pendant trois jours à Paris-Montparnasse, un nouveau problème technique a provoqué dimanche l’interruption totale du trafic dans cette gare très fréquentée et l’exaspération des voyageurs.

La panne, qui a débuté vers 13H30, est due à une « perte de télécommande des installations de sécurité » qui empêche de « faire les itinéraires nécessaires et l’ouverture des signaux », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la SNCF, sans pouvoir dire quand le problème serait réglé.

« Tous les techniciens de réseau sont mobilisés sur cette affaire-là, ils sont à pied d’oeuvre sur la panne, et on mobilise un maximum d’agents pour l’accueil, l’information en Gare Montparnasse », a-t-il assuré.

Vers 15H30, le hall de la gare était bondé de voyageurs, valises au pied et yeux rivés sur leurs téléphones portables pour avertir leurs proches de leur retard ou trouver une solution de repli.

– Colère, impatience, inquiétude –

Les bornes automatiques étaient prises d’assaut pour échanger les billets, et les agents d’accueil de la SNCF étaient assaillis de questions par des voyageurs partagés entre colère, impatience et inquiétude.

Une longue file d’attente se formait devant le guichet d’information central.

« Il y a un train demain matin mais pour 300 euros! », s’agace Sébastien Cazareth, qui travaille à Bordeaux. Prévenu de la panne 40 minutes avant le départ de son train, il cherche avec sa compagne à louer une voiture.

Chantal Lucas, 73 ans, confie sa « peur de rester là une partie de la soirée à (se) geler sans boire ni manger ». Elle va chercher des amis pour l’héberger, « sinon ce sera l’hôtel ». « C’est très, très décourageant comme situation. On ne sait pas du tout quand ça va repartir », soupire-t-elle.

Les messages affluaient aussi sur Twitter, des voyageurs demandant des renseignements ou fustigeant les pannes à répétition touchant ce noeud du trafic ferroviaire.

« Bloqué à Paris Gare Montparnasse comme des milliers de voyageurs … que se passe-t-il? », a notamment écrit l’ancien ministre Stéphane Le Foll, député de la Sarthe.

La SNCF demande « aux voyageurs de repousser leur voyage », a déclaré le porte-parole, indiquant que toutes les annulations et remboursements se feraient « sans frais et pendant un mois ».

Tous les trains (TGV, Transiliens, TER et Intercités) étaient concernés dimanche.

La SNCF peut toutefois assurer des liaisons vers Nantes, Bordeaux et Rennes à partir de la gare d’Austerlitz et à raison d’un train par heure aller-retour, selon le porte-parole. Au-delà de Rennes et Bordeaux, les correspondances pourront se faire par TER.

D’après lui, la fermeture du trafic « doit représenter 75% du trafic TGV » habituel à Montparnasse, mais il n’était pas en mesure pour l’heure de dire le nombre de voyageurs concernés.

Suite à la panne, les Transiliens, TER et les Intercités ne peuvent pour leur part partir et arriver qu’à la gare de Versailles-Chantier.

Cet incident n’est pas le premier qui touche Paris-Montparnasse: une panne de signalisation, dans l’alimentation électrique d’un poste d’aiguillage à Vanves (Haut-de-Seine), avait déjà provoqué trois jours de pagaille fin juillet, en plein chassé-croisé estival, pénalisant des dizaines de milliers de voyageurs.

Le porte-parole de la SNCF a affirmé à l’AFP que cette nouvelle panne ne s’apparentait pas à celle de cet été, sans plus de détails.

– Réseau vieillissant –

Face à l’urgence des besoins de maintenance et de modernisation d’un réseau ferroviaire vieillissant, un rapport remis quelques jours après la panne de l’été contenait neuf recommandations qui devaient être « engagées avant fin 2017 », portant sur l’infrastructure, le plan de continuité du service et l’information aux voyageurs.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, avait demandé à la SNCF de se pencher en particulier sur la « révision des règles de gestion du trafic » pour permettre une meilleure reprise des circulations en cas d’incident et sur un « calendrier précis d’amélioration du système d’information des voyageurs pour le rendre plus réactif et plus cohérent ».

Le Premier ministre Edouard Philippe avait demandé « pour des raisons de sécurité » de « consacrer beaucoup plus de moyens à l’entretien des réseaux existants ». Trois milliards d’euros par an doivent être investis pour rénover le réseau, selon Mme Borne.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2017 17h07)                

Congo: Confessions d’Antoinette Sassou Nguesso

décembre 1, 2017

Les conversations secrètes d’Antoinette SASSOU NGUESSO, elle regrette que son mari ne l’écoute pas.

Photo de BrazzaNews.

Ci-dessous le verbatim d’une conversation (dont nous détenons la vidéo, mais pour protéger nos sources nous ne la diffuserons pas) tenue en famille restreinte par Antoinette SASSSOU à Paris, lors de la veillée de son neveu Charden Sao.

Beno ke reproché que munu ke zonzaka ve na Denis, je lui parle …hein. Je parle à mon mari. Et là je suis fatigué de parler… mu zula ve kufwa avant …

Lorsque j’ai vu ke beto me gagné ba elections ve, et que Denis me kuiza na 3e position ….il Est arrivé même pas 2e mais 3e. Mu me zonza na Denis, jai dis à mon Mari de quitter, de laisser tomber, peuple zola diaka beto ve, on doit partir, on a ramené la paix au pays, le pays est stable, ils s’en souviendront… Beto me kuma déjà ba papy et mapy donc on peut aller se reposer à Oyo… Mais il ne m’écoute plus…il écoute ceux qui sont autour de lui, et pas munu sa femme … munu ke kento ya yandi, je ne suis que sa femme, que voulez-vous que je fasse, mu me zola même kfua a force na ku zonza na Denis… Même au Kouilou, na Pointe-Noire, malgré tous les moyens que nous avons mis à la disposition pour cette élection, mon mari n’était pas en tête… ba bongo mingi beto me basisa … on ne sait pas ce qu’ils ont en fait. Nous étions très déçus…

…Ça fait mal, on arrête maintenant les gens, bantu ke nakufwa mingi alors que bakele ba innocents…

Ne dites pas que je ne lui parle pas…mon mari ne m’écoute plus. Voilà pourquoi je ne suis pas pressée de rentrer, mu ke vutuka ve… je me repose, mu zula kufua avant bawu ve …
…. Plus tard…
Et puis les Congolais se plaignent de la crise… mais ils doivent apprendre à travailler… même les impôts et les taxes ils ne paient pas alors on va faire comment ? Ça aussi c’est la faute du président ? ….

Antoinette Sassou Nguesso

Avec Brazzanews.fr

Disparus Beach : le ministre Pierre Oba détenu à Paris

novembre 15, 2017

Ministre Pierre Oba

 

Le ministre Congolais des mines Pierre Oba est entrain actuellement d’être entendu par un juge du tribunal de grande instance de Paris dans le cadre de l’enquête sur les disparus du beach de Brazzaville.

Selon une source proche du dossier, le ministre Pierre Oba aurait été amené de force devant le juge par la police après le non-respect des closes imposées lors de sa première détention et comparution. Il a été placé dans une cellule du tribunal de grande instance de Paris avant de comparaître devant le juge qui enquête sur les crimes perpétrés au Congo contre les civils qui rentraient de Kinshasa où ils avaient trouvé refuge.

Pierre Oba est né le 17 juillet 1953 à Ollembé dans le district d’Ollombo. Il devient Ministre de l’intérieur du Congo en 1997.
Entre 1998-1999, des affrontements opposaient régulièrement dans Brazzaville (Congo) les troupes régulières des Forces armées congolaises à des milices politico-militaires. De nombreux civils s’enfuirent vers la République Démocratique du Congo (RDC).

Après la signature d’un accord tripartite entre le gouvernement du Congo, de la République Démocratique du Congo et le Haut-commissariat aux réfugiés, le 5 et le 14 mai 1999, 6599 réfugiés ont volontairement traversé le fleuve Congo, de Kinshasa (RDC) vers le port du Beach de Brazzaville.

Pendant le transfert, les réfugiés furent séparés du groupe : soldats, femmes, hommes valides. Ces derniers auraient été entraînés à l’écart, avant d’être transférés dans un lieu tenu secret, puis de tout simplement disparaître. Selon certaines sources, les personnes disparues auraient été transférées à la Direction des Renseignements militaires (DRM) et au Palais présidentiel dans le quartier du Plateau (centre-ville).

Le 7 décembre 2001, une plainte a été déposée en France, mettant en cause notamment Pierre Oba.

Sacer-infos.com par Stany Franck