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RDC : Roger Lumbala, le sinueux itinéraire d’un ancien chef de guerre

janvier 5, 2021
Le Congolais Roger Lumbala à Paris, le 21 septembre 2012

Ancien chef de guerre passé par la politique, le Congolais Roger Lumbala a été placé en détention provisoire. Il est notamment poursuivi pour « complicité de crimes contre l’humanité ».

Sans doute pensait-il avoir laissé son passé de chef de guerre loin derrière lui. L’ancien rebelle Roger Lumbala a été arrêté à Paris fin décembre et placé en détention provisoire le 2 janvier, à l’issue de sa garde à vue.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a officialisé la nouvelle dans un communiqué publié deux jours plus tard, précisant les lourdes charges retenues contre lui : « complicité de crimes contre l’humanité » et « participation à un groupe formé en vue de la préparation de crimes contre l’humanité ».

Pillages, meurtres et viols

Les faits reprochés à Roger Lumbala remontent à la deuxième guerre du Congo (1998-2003) et se sont déroulés entre 2001 et 2003. Roger Lumbala est à l’époque à la tête du Rassemblement congolais pour la démocratie nationale (RDC-N), un groupe rebelle soutenu par l’Ouganda. Disposant de troupes restreintes, le RCD-N est impliqué dans de nombreux affrontements dans le district du Haut-Uele, aujourd’hui province du nord-est du pays.

Aux côtés de certains éléments du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, Lumbala et ses hommes participent aux combats contre l’Armée du peuple congolais (APC), un groupe ennemi, notamment dans le cadre de l’opération « Effacer le tableau », lancée en octobre 2002.

La plupart de ces faits sont documentés dès février 2003 dans un rapport onusien qui souligne que « [le but de l’opération] semblait être de permettre aux forces du MLC/RCD-N d’aller de ville en ville en détruisant tout ce sur quoi elles pouvaient mettre la main ». Certaines suspicions d’actes de cannibalisme sont aussi relayées. Si le rapport Mapping des Nations unies, paru en 2010, n’a pas été en mesure de les confirmer, il évoque « un schéma de pillages, de meurtres et de viols comme tactique de guerre ».

Reconversion politique

La guerre prend officiellement fin en juin 2003 et, comme de nombreux rebelles de l’époque, Lumbala se mue alors en homme politique, sans faire l’objet de poursuites. En vertu du schéma « 1+4 » qui a été retenu, le président, Joseph Kabila, est épaulé par quatre vice-présidents, dont Jean-Pierre Bemba, et un gouvernement de transition est mis en place. Lumbala devient ministre du Commerce extérieur.

L’expérience sera de courte durée. Fin novembre 2004, l’ancien chef de guerre est démis de ses fonctions avec cinq autres ministres accusés de corruption. Mais son parcours politique ne s’arrête pas là. Candidat à l’élection présidentielle de 2006, il ne rassemble que 0,45 % des voix, mais il obtient un siège de député puis de sénateur à Miabi, dans le Kasaï.

Opposant au président Kabila, qu’il accuse d’être responsable de l’insécurité dans l’est de la RDC, Lumbala est à son aise dans la nébuleuse de rébellions qui germent dans cette partie tourmentée du pays. Début septembre 2012, il est brièvement interpellé à l’aéroport international de Bujumbura, soupçonné de soutenir le M23, lui-même appuyé par le Rwanda (quelques semaines plus tard, le mouvement prendra le contrôle de Goma).

S’il rejette d’abord cette accusation, Lumbala finit par se décrire comme un « partenaire » du M23. Début 2013, il le représente dans les négociations avec les autorités congolaises à Kampala.

OPPORTUNISTE, IL CRÉÉ EN 2020 UN PETIT PARTI ET APPORTE SON SOUTIEN À FÉLIX TSHISEKEDI

Entretemps, Lumbala a regagné la France, où il tente en vain d’obtenir l’asile. Exclu de la loi d’amnistie promulguée en 2014 à Kinshasa, il rentre en RDC en janvier 2017, après la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre, qui prévoit la fin des poursuites engagées par l’État congolais contre certaines personnalités de l’opposition, dont il fait partie.

À nouveau réinstallé dans son « costume » d’homme politique, Lumbala réaffirme alors son soutien à Étienne Tshisekedi, l’emblématique opposant à Joseph Kabila. Quelques semaines plus tard, le « Sphinx » meurt à Bruxelles. Opportuniste, Lumbala créé en août 2020, en pleine tourmente politique à Kinshasa, un petit parti sans réelle structure et apporte son soutien à Félix Tshisekedi.

Rapport Mapping

Sans doute n’imagine-t-il pas qu’au même moment, et à plusieurs milliers de kilomètres de là, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) préparent son arrestation.

Près de vingt ans après les faits, celle-ci a de quoi surprendre : il s’agit de la première « mise en examen dans le cadre d’une procédure ouverte sur la base du rapport Mapping », précise le PNAT. Plusieurs question restent néanmoins en suspens, notamment la raison de l’ouverture, en 2016, de la procédure judiciaire à l’encontre de Lumbala par le pôle « Crimes contre l’humanité » du Parquet.

LA FRANCE PEUT ENQUÊTER SUR UN AUTEUR ÉTRANGER S’IL RÉSIDE SUR SON TERRITOIRE »

Sans préciser ce qui a déclenché la saisine dans le cas Lumbala, le colonel Éric Emeraux, qui a dirigé l’OCLCH de 2017 à 2020, précise que « le PNAT peut ouvrir une enquête préliminaire sur le fondement d’un simple soupçon constitué par tout élément : un témoignage, un article de presse ou un rapport de l’ONU. » « La règle de la compétence universelle permet aussi à la France d’enquêter sur un auteur étranger ayant commis des atrocités à l’étranger à partir du moment où sa résidence habituelle est située sur son territoire, qu’il y détient un logement, des comptes bancaires, etc. », ajoute-t-il.

Roger Lumbala est l’une des nombreuses personnes citées dans le rapport Mapping, publié en octobre 2010, qui a pour objectif de recenser les crimes les plus graves commis en RDC entre 1993 et 2003. Relancé par le prix Nobel de la paix 2018, le gynécologue congolais Denis Mukwege, qui plaide pour l’ouverture d’un tribunal pénal international pour juger les crimes commis à cette période, ce document reste aujourd’hui encore un sujet sensible et clivant, notamment avec les voisins de la RDC.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

Le couturier français d’origine italienne Pierre Cardin est mort mardi à 98 ans

décembre 29, 2020

PARIS — Le célèbre couturier français Pierre Cardin, notamment reconnu pour ses créations de prêt-à-porter, est mort mardi à l’âge de 98 ans.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

La nouvelle, annoncée par l’Académie des Beaux-Arts, a été confirmée par des membres de sa famille à divers médias d’information français. Cependant, l’Académie, dont Pierre Cardin était membre, n’a pas révélé la cause de son décès.  

La disparition de Pierre Cardin prive désormais le monde de la mode de l’une de ses figures les plus flamboyantes et les plus prolifiques.   

Son nom a été affiché sur une multitude de créations. Au cours des années 1970 et 1980, ses produits étaient vendus dans une centaine de milliers de boutiques du monde.  

Ce nombre a toutefois grandement diminué au cours des dernières années. De plus en plus de commentateurs ont critiqué ses produits pour leur qualité de fabrication et leurs styles figés dans le temps.  

Pierre Cardin, né Pietro Cardini, avait vu le jour le 7 juillet 1922 dans une petite localité située près de Venise, en Italie, au sein d’une famille ouvrière. Alors qu’il était jeune enfant, sa famille a déménagé à Saint-Étienne, en France, où il a commencé dès l’âge de 14 ans à être l’assistant d’un tailleur.  

Il a commencé à travailler à son compte alors qu’il n’avait pas encore 30 ans.  

Au fil des décennies, Pierre Cardin est aussi devenu un homme d’affaires à succès. Ses griffes ont été apposées sur une multitude d’autres objets que des vêtements, notamment sur des meubles, des bijoux, des produits de salle de bain et d’autres accessoires de toutes sortes.

Avec La Presse Canadienne

Côte d’Ivoire : Maurice Kakou Guikahué évacué à Paris

décembre 20, 2020
Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), en 2015.

Maurice Kakou Guikahué, numéro deux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été évacué vers Paris dans la nuit de samedi à dimanche pour raison médicale, selon un responsable du parti et un proche.

Poursuivi par la justice ivoirienne pour « complot contre l’autorité de l’État » et emprisonné depuis début novembre après la tentative de l’opposition de proclamer un régime de transition à la suite de l’élection présidentielle, Maurice Kakou Guikahué, 69 ans, avait été transféré le 11 décembre dans un hôpital d’Abidjan après un malaise cardiaque.

« Il a été évacué dans la nuit vers Paris par le vol Air France pour faire des analyses », a déclaré le directeur administratif du PDCI Djedri N’Goran, précisant que sa vie n’était pas en danger. L’information a été confirmée par le conseiller en communication de Maurice Kakou Guikahué, Guy Tressia, mais selon lui il s’agit d’une « évacuation d’urgence pour des soins intensifs ».

Une source proche de la présidence ivoirienne a confirmé l’évacuation vers Paris du secrétaire exécutif du PDCI pour « un contrôle en raison de ses problèmes cardiaques, pris en charge par la présidence ».

Pourparlers

Cardiologue de profession, ancien ministre de la Santé dans les années 1990, Maurice Kakou Guikahué est le bras droit de l’ex-président Henri Konan Bédié, chef du PDCI et leader de l’opposition ivoirienne.

L’opposition ne reconnaît toujours pas la réélection du président Alassane Ouattara pour un troisième mandat controversé lors de la présidentielle du 31 octobre, qu’elle a boycottée, appelant à la « désobéissance civile ».

Plusieurs responsables de l’opposition ont été arrêtés et incarcérés début novembre, après avoir proclamé un « Conseil national de transition » censé se substituer au pouvoir de Ouattara. Ils sont poursuivis par la justice pour « complot contre l’autorité de l’État », « mouvement insurrectionnel », « assassinat » et « actes de terrorisme », dans le cadre des violences électorales qui ont fait 85 morts et un demi-millier de blessés entre août et novembre.

L’opposition exige l’arrêt des poursuites et leur libération, comme préalable à tout pourparlers. Après une rencontre entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le 11 novembre, qui a fait partiellement retomber la tension, les négociations pour décrisper la situation politique se poursuivent entre le pouvoir et l’opposition, en vue des élections législatives prévues au premier trimestre 2021. Le Premier ministre Hamed Bakayoko a invité l’opposition et la société civile à une rencontre lundi.

Par Jeune Afrique avec AFP

Diaspora : une Congolaise électricienne de maintenance des systèmes automatisés

décembre 18, 2020

Jeune femme passionnée d’électricité, Laurceline Ossete exerce quotidiennement ses talents dans une profession jusque-là considérée exclusivement masculine puisqu’elle travaille à la maintenance des ascenseurs, dans la région parisienne, en France. Ainsi, le métier qu’elle s’est choisi mêle les savoir-faire électronique, électrique et mécanique.

Laurceline Ossete

Laurceline Ossete

J’ai effectué plusieurs stages à la Société nationale d’électricité au Congo où j’ai gagné en expérience ”, explique-t-elle, mettant en avant sa formation continue au sein des entreprises congolaises de 2012 jusqu’en 2016. Auparavant, titulaire d’un baccalauréat scientifique en 2011 au lycée Victor-Augagneur à Pointe-Noire, elle avait opté pour des études supérieures en électrotechnique, sanctionnées par l’obtention d’une licence en 2014 à l’École supérieure des sciences appliquées et de technologies / ESSAT à Brazzaville. Puis elle se rend au Maroc à Fès, où elle étoffe son cycle universitaire par une formation en réseaux et systèmes informatiques de l’École française d’enseignement technique.

Depuis trois ans, la Congolaise s’est installée dans la région parisienne. Après une formation au niveau de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes de Gonesse, elle a choisi de travailler dans un secteur qui souffre de clichés de genre où elle demeure en alerte à la moindre panne touchant aussi bien la mécanique que l’électricité. “C’est pour la maintenance que mon cœur bat, en reflet avec ma formation initiale”, confie la technicienne, ravie d’exercer dans l’écosystème des machines automatisées avec, de plus, beaucoup d’électronique et d’informatique.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

France/Covid-19 : Paris pourrait vacciner «30 à 40%» de la population «dès janvier»

novembre 20, 2020

La mairie de Paris se tient prêt à vacciner 30 à 40% de la population parisienne contre le Covid-19 à partir de janvier, en ciblant «les plus de 65 ans et les plus fragiles», a annoncé vendredi 20 novembre l’adjointe à la Santé Anne Souyris.

Le scénario étudié par la mairie de Paris est celui d’une «vaccination de 30 à 40% de la population», celle qui est considérée comme prioritaire, dès «début janvier» voire même en décembre si un vaccin est disponible. Suivra «une deuxième phase de vaccination» pour le reste des plus de deux millions de Parisiens, qui «se ferait en médecine de ville», a ajouté Anne Souyris lors d’une visioconférence avec la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, les maires d’arrondissement et le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, à laquelle l’AFP a pu participer. Pour mener cette campagne, cinq sites de la Ville seront réquisitionnés, a précisé Anne Souyris sans les détailler.

Une troisième vague en mars ?

Cette «campagne de vaccination, beaucoup plus rapide» que d’autres scenarii envisagés dans un premier temps par l’Hôtel de Ville et la préfecture de police, permettrait au public prioritaire d’être vacciné sur «convocation de la CPAM», a-t-elle indiqué. «Les personnels soignants seront également prioritaires mais ne seraient pas pris en charge dans les centres dédiés», a ajouté l’élue écologiste. Anne Hidalgo, qui doit présenter la semaine prochaine sa stratégie sanitaire, a évoqué ce scénario jeudi matin lors d’une rencontre avec le premier ministre Jean Castex.

Lors de la réunion vendredi, le professeur Jean-François Delfraissy a insisté sur l’impératif de «continuer les mesures de santé publique pour limiter la circulation du virus». «On va se retrouver début janvier, pas avant, autour de 5000 contaminations par jour» après «cette phase un peu complexe du deuxième confinement et probablement d’un couvre-feu», a-t-il ajouté. «Si on refait la même chose que nous avons fait au cours de l’été, il y aura une troisième vague au mois de mars», a-t-il averti, ajoutant qu’il fallait «optimiser la stratégie tester-tracer-isoler et repenser les questions de l’isolement» pour «mieux faire que ce que nous avons fait jusque maintenant».

Par Le Figaro avec AFP

France/Professeur décapité : appel à un rassemblement dimanche place de la République à Paris

octobre 17, 2020

Cet appel, lancé par plusieurs associations et syndicats, n’a pas encore reçu l’autorisation de la préfecture.

Plusieurs associations et syndicats ont lancé ce samedi un appel à un rassemblement dimanche à 15 heures place de la République à Paris pour rendre hommage au professeur de Conflans-Sainte-Honorine décapité vendredi après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Cet appel a été initié par SOS Racisme, la FSU, le Sgen-CFDT, l’Unsa-Education, le SNALC, la FCPE, la FIDL (syndicat lycéen) la FAGE, l’UEJF et «Dessinez Créez Liberté». «On attend encore l’autorisation de la préfecture», a dit à la presse Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education, après une réunion au ministère de l’Education avec les syndicats enseignants, en présence du Premier ministre Jean Castex.

«Je comprends cette initiative, j’y adhère. Si elle devait avoir lieu, j’irai évidemment à cette manifestation dans le respect des conditions sanitaires qui sont les nôtres aujourd’hui», a pour sa part affirmé à la presse le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. «Nous devons montrer notre soutien à la République», a-t-il ajouté.

«Au-delà de ce rassemblement, nous appelons nos représentations locales à organiser des initiatives dans les jours qui viennent», ont écrit les associations à l’origine de cet appel. Afin de «dire que nous pensons à Samuel Paty (le professeur assassiné) ainsi qu’à ses proches endeuillés», «dire que les enseignants doivent être soutenus dans l’exercice de leur métier», dire «que nous sommes attachés à la liberté d’expression et que nous refusons les logiques extrémistes et obscurantistes», ont-elles notamment souligné.

L’Élysée a indiqué samedi qu’un «hommage national» serait rendu à l’enseignant. Le journal Charlie Hebdo a lui aussi appelé à participer au rassemblement de dimanche.

Par Le Figaro avec AFP

France/Paris: Koffi Olomide accompagne le cercueil blanc de sa maman Amy sur un tapis rouge jusqu’à sa dernière demeure du cimetière

octobre 16, 2020

Avec Ensemble HDTV

Génocide des Tutsi au Rwanda : Eugène Rwamucyo renvoyé devant la cour d’assises de Paris

octobre 16, 2020
Une exposition de photos au Centre du mémorial du génocide à Kigali, en avril 2014.

Des juges d’instruction français ont ordonné le renvoi devant la cour d’assises de Paris du médecin rwandais Eugène Rwamucyo pour « génocide » et « crime contre l’humanité ».

Cet homme de 61 ans, qui réside désormais en Belgique, est aussi renvoyé pour « complicité » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation de ces crimes » commis entre avril et juillet 1994 au Rwanda, période pendant laquelle les tueries ont fait près de 800 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi.

« Mon client conteste formellement les accusations », a réagi son avocat, Me Philippe Meilhac, qui a annoncé vouloir faire appel de l’ordonnance. « Si toutefois un procès devait se tenir, Eugène Rwamucyo l’affrontera avec sérénité », a-t-il ajouté. C’est à la suite d’une plainte contre Eugène Rwamucyo déposée notamment par le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) qu’une instruction avait été ouverte en 2007 à Lille (Nord), puis dépaysée à Paris l’année suivante.

Rwamucyo est notamment accusé d’avoir participé à des réunions de responsables génocidaires à Butare (sud du Rwanda) en 1994, dont l’une sous l’égide du premier ministre de l’époque, Jean Kambanda, condamné à la perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Il est aussi soupçonné d’avoir dirigé les opérations d’enfouissement en masse de corps de civils tutsi lors des massacres commis entre avril et juillet 1994, et ordonné l’achèvement et l’enterrement de survivants, selon des éléments de l’ordonnance des juges.

« Mon client était médecin hygiéniste dans la région de Butare et à ce titre, il était chargé de l’ensevelissement des corps », a expliqué Me Meilhac. « Maintenant, on lui reproche d’avoir profité de cette mission indispensable pour s’en prendre à des survivants », a-t-il regretté.

Condamné par contumace

Eugène Rwamucyo a été condamné par contumace en 2007 au Rwanda à la prison à perpétuité. Médecin à l’hôpital de Maubeuge (Nord), il avait été suspendu en octobre 2009 lorsque la direction de l’établissement avait appris qu’il était visé par un mandat d’arrêt international émis par Kigali. Il avait ensuite été licencié.

En application de ce mandat, Rwamucyo avait finalement été interpellé en mai 2010 à Sannois (région parisienne) alors qu’il venait d’assister aux obsèques de Jean-Bosco Barayagwiza, cofondateur de la Radio-télévision libre des mille collines, tristement célèbre pour avoir propagé des appels à l’extermination des Tutsi. La cour d’appel de Versailles s’était cependant opposée en septembre 2010 à son extradition, ordonnant sa remise en liberté.

Il avait été mis en examen une première fois en 2013 pour « participation à une entente en vue de commettre le crime de génocide », puis en 2018 pour « génocide » et « crimes contre l’humanité », et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de sortir de l’espace Schengen.

En attendant que le cas de Rwamucyo soit tranché, c’est un autre procès qui s’ouvrira devant les assises de Paris en février 2021, celui de Claude Muhayimana, ancien chauffeur de la région de Kibuye accusé de « complicité par aide et assistance » de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Par Jeune Afrique avec AFP

France/Funérailles Mama Amy : Koffi Olomide à Paris

octobre 15, 2020

Parti de Kinshasa le mardi 13 octobre pour trois jours, la star congolaise va assister aux obsèques de sa mère prévues ce vendredi 16 octobre au cimetière privé de Tremblay en France.

Requiem et Mama Amy, les hommages posthumes de Koffi à sa mère (DR)

Photo 1 : Requiem et Mama Amy, les hommages posthumes de Koffi à sa mère (DR)

Le patron de Quartier Latin a posté une petite vidéo de son arrivée à Paris  jeudi où jouait en musique de fond un extrait d’une des deux chansons qu’il a dédiées à la défunte Aminata Angélique Muyonge, sa mère, disparue le 3 octobre. Ces hommages posthumes, intitulés Requiem et Mama Amy, a fait savoir Koffi « seront disponibles ce vendredi 16 octobre à 16h20 ». Savoir que selon l’annonce qu’il avait faite lundi, avant son départ de Kinshasa, à ses amis domiciliés en France, l’illustre disparue serait conduite « vers 16 heures au cimetière de Tremblay ». Ce, à la suite d’un office religieux où il les avait convié en ces termes : « Je compte sur vous qui êtes en France pour que le même vendredi 16 octobre, nous nous retrouvions à l’église pour qu’ensemble nous rendions hommage à notre chère maman, Mama Amy ».

L’inhumation sera suivi d’un « bain de consolation prévu dans la salle Palace de Villiers de 18h à minuit au 2 avenue des entrepreneurs 95400 Villiers-le-Bel », a du reste précisé le Grand Mopao. Ainsi prendra fin le programme des obsèques de Mama Amy qui, jusque-là, s’était tenu dans l’intimité familiale. « La famille se recueille chaque soir à Sevran, en nombre limité à cause de la pandémie », avait souligné Koffi. Du reste, les funérailles avaient été précédées d’une veillée mortuaire organisée le week-end dernier, à savoir « le samedi 10 octobre à Saint-Denis, 17 Boulevard de la Libération ». Koffi Olomide à son arrivée à Paris (DR)

Photo 2 : Koffi Olomide à son arrivée à Paris (DR)

Par ailleurs, l’on sait qu’Aminata Angélique Muyonge sera inhumée à côté de Charles Agbepa, son défunt époux qui l’avait précédé dans l’au-delà voilà quatre ans maintenant. Pour sa part, Koffi Olomide s’est réjoui que ses parents se retrouvent ainsi à nouveau réunis après leur mort. « Je félicite mes frères et sœurs de France qui ont eu la généreuse idée que j’ai approuvée de trouver un caveau juste à côté de papa », a-t-il affirmé dans sa vidéo de Kinshasa. Maintenant un peu plus serein, le chanteur semble avoir retrouvé un tantinet son humeur plaisantine habituelle, loin du Koffi accablé du 3 octobre, il s’est même permis un trait d’humour. « Et je pense que les deux tourtereaux, si j’ose dire, sont en train de rigoler », a-t-il dit un petit sourire en coin.

Avec Adiac-Congo par Nioni Masela

                                                  

France/Paris: un cycliste décède après avoir été percuté par un automobiliste fuyant la police

août 12, 2020

Le chauffard a percuté le cycliste mercredi, en début de soirée, après avoir pris la fuite lors d’un contrôle de police.

Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d'illustration)
Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d’illustration) LOIC VENANCE / AFP

Un cycliste est décédé mercredi soir à Paris après avoir été percuté par un automobiliste qui fuyait la police, a-t-on appris de source policière. Vers 18h30, des policiers en voiture ont voulu contrôler un automobiliste. Au moment où les policiers descendaient de leur véhicule, l’automobiliste a pris la fuite, selon cette source policière.

Poursuivie par les policiers, la voiture du fuyard a alors percuté un cycliste au croisement du boulevard Raspail et du boulevard Montparnasse dans le 14e arrondissement de Paris. Le cycliste est décédé. L’automobiliste a été interpellé et placé en garde à vue.

Par Le Figaro avec AFP