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Publication de mon livre: La Princesse, le Papillon, l’Abeille et autres contes

juin 17, 2022

Chers Amis et Lecteurs de mon Blog, je vous annonce l’heureuse nouvelle de la publication – au cours de ce deuxième trimestre – de mon livre des contes: La Princesse, le Papillon, l’Abeille et autres contes aux Éditions Cécile Langlois à Paris, le lundi 13 juin 2022.

Vous pouvez l’acheter en ligne, en cliquant sur le lien Les Libraires de France:

https://www.leslibraires.fr/livre/21395639-la-princesse-le-papillon-l-abeille-et-autres-co–bernard-nkounkou-bouesso-editions-lc

Le livre est vendu dans un réseau de 149 Librairies en France au prix de 14 euros.

Les parents et les grands-parents peuvent aussi lire ces contes en compagnie de leurs enfants et petits-enfants comme le fait l’un de mes amis de l’Ontario, au Canada, qui affectionne ces belles histoires très didactiques et pédagogiques.

Bernard NKOUNKOU BOUESSO

Congo-Disparition : décès à Paris de Hubert Moyen

mai 31, 2022

L’ancien ambassadeur, directeur national adjoint du protocole chargé des cérémonies officielles, Hubert Moyen, est décédé le 30 mai à Paris en France, à l’âge de 77 ans.

Hubert Moyen

Hubert Moyen était un instituteur de formation avant d’embrasser la carrière de diplomate. Il a fréquenté la grande école de Ouenzé, dans le cinquième arrondissement de Brazzaville. Membre du Parti congolais du travail (PCT) depuis sa création, l’illustre disparu a été député de l’Assemblée nationale populaire pour le compte de la circonscription administrative d’Okoyo, dans la Cuvette, actuellement Cuvette-Ouest.

Pendant la période monopartite, Hubert Moyen a été durant plusieurs années chef du protocole du PCT quand le parti dirigeait l’Etat. Dès le retour au pouvoir du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, en 1997, il est nommé ambassadeur, directeur national adjoint du protocole. Poste qu’il a quitté il y a quelques années.

Auparavant, il a assumé plusieurs fonctions administratives et politiques. Il a été à maintes reprises à l’administration de nombreux districts en qualité de secrétaire général. Hubert Moyen a été également conseiller du ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Pierre Mpassi.

Né le 7 octobre 1945 dans le département des Plateaux, notamment à Lékana, Hubert Moyen est originaire de la Cuvette-Ouest, plus précisément d’Okoyo. Il est patriarche d’une grande famille bien enracinée et connue dans cette entité administrative où son défunt père, Pierre Moyen, avait modestement construit sa maison au bord de la rivière Alima qui arrose Okoyo.  

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

France: Un dirigeant de Havas mis à pied après une accusation d’« agression sexuelle »

mai 17, 2022

Christophe Coffre était visé depuis plusieurs semaines par une série de témoignages anonymes publiés sur le compte Instagram « Balance ton Agency ».

Havas est une filiale du groupe Vivendi.
Havas est une filiale du groupe Vivendi.© PATRICK HERTZOG, PATRICK HERTZOG / AFP

Selon un e-mail interne consulté par l’Agence France-Presse, le directeur de la création de l’agence de communication Havas Paris, a été mis à pied mardi après la publication d’une accusation évoquant une agression sexuelle. Christophe Coffre était visé depuis plusieurs semaines par une série de témoignages anonymes publiés sur le compte Instagram « Balance ton Agency » (BTA) qui dénoncent des faits de harcèlement. Il s’était mis début mai « en retrait », ainsi que le PDG de l’agence Julien Carette, le temps d’un audit par un cabinet extérieur.

Dans ce message adressé mardi après-midi aux collaborateurs de l’agence, la direction du groupe Havas indique avoir « décidé sa mise à pied conservatoire, avec effet immédiat », après avoir pris connaissance « d’une allégation d’agression sexuelle » le concernant. « Le groupe précise n’avoir jamais eu connaissance, à quelque moment que ce soit, de faits d’une telle nature » auparavant, et les avoir « immédiatement signalés au cabinet ASW mandaté le 4 mai dernier », selon ce document.

Selon ce nouveau témoignage publié lundi, une ancienne « créative » raconte « avoir repoussé pendant plusieurs années le harcèlement sexuel, moral et les assauts violents » du dirigeant, « au point que nous nous sommes battus physiquement » dans son bureau. « Il m’a menacé de détruire ma carrière naissante et que je ne pourrais jamais plus travailler dans ce milieu si je ne cédais pas », poursuit-elle.

Vague MeToo

Rattrapée par la vague MeToo, la célèbre agence Havas Paris avait confirmé début mai la mise « en retrait » de leurs fonctions de ses deux coprésidents, qui continuaient toutefois de travailler pour leurs clients. La mise à pied de Christophe Coffre signifie cette fois la suspension du contrat de travail et de la rémunération. Contactés, l’agence Havas Paris et le groupe Havas n’ont fait aucun commentaire.

Par Le Point avec AFP

L’ancien rugbyman argentin Federico Aramburu tué à Paris

mars 19, 2022

L’ex-international et joueur du Biarritz Olympique, retraité depuis 2012, a été tué par arme à feu près de l’hôtel dans lequel il séjournait à Paris, après une violente altercation avec plusieurs hommes sur le boulevard Saint-Germain.

L’ex-joueur argentin de rugby Federico Martin Aramburu, âgé de 42 ans, a été tué par balle à Paris dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 mars après une altercation dans un bar.

Les faits se sont déroulés vers 6 heures boulevard Saint-Germain dans le VIe arrondissement de la capitale. Selon les informations du journal Sud Ouest, Federico Aramburu et son ami Shaun Hegarty, un autre ancien joueur du Biarritz Olympique (BO), étaient dans un bar situé sur le boulevard lorsqu’une violente altercation a éclaté avec deux voisins de table. « Il y a eu une altercation comme il peut y en avoir en fin de soirée », selon un ancien joueur du BO, présent sur place et qui souhaite rester anonyme.

Aramburu et Hegarty auraient ensuite rejoint leur hôtel non loin « pour demander de la glace », selon Philippe Jouvet, avocat des deux anciens joueurs. Les deux autres protagonistes les auraient rattrapés à bord d’un véhicule conduit par une troisième personne et auraient fait feu sur les deux anciens rugbymen. « Ils sont revenus peu après avec un véhicule et ont tiré des coups de feu », a précisé une source policière. Federico Aramburu a été touché et a succombé sur place à ses blessures, tandis que Shaun Hegargty s’en est sorti indemne.

« Plusieurs impacts » de balles ont été relevés sur place, a ajouté une source proche de l’enquête de flagrance pour assassinat qui a été ouverte et confiée à la brigade criminelle, selon le parquet de Paris. Les suspects étaient toujours recherchés samedi en fin de matinée, selon des sources proches du dossier.

Hommage au stade de France samedi

Le club de rugby du Biarritz Olympique, où Aramburu a joué entre 2004 et 2006 et avec lequel il a remporté deux championnats de France, a réagi dans la matinée, adressant « [s]es plus sincères condoléances à sa famille, ses proches » et « les assure de son total soutien ».

Son ancien club de Perpignan a également fait part sur Twitter de son « immense tristesse à l’annonce du décès [de l’ancien joueur] dans des circonstances tragiques » et a adressé « à sa famille et ses proches ses plus sincères condoléances ».

Un hommage lui sera rendu samedi soir au Stade de France, lors du match France-Angleterre du Tournoi des six nations, a annoncé la Fédération française de rugby.

« C’était quelqu’un de très généreux, à l’image des Argentins », a réagi, de son côté, Julien Peyrelongue, l’un de ses anciens coéquipiers à l’époque du grand Biarritz, auprès de France Bleu Pyrénées-Atlantiques« Il s’est très, très vite intégré au groupe, c’était quelqu’un de très généreux sur le terrain, qui ne lâchait jamais rien, quelqu’un sur qui on pouvait avoir confiance. J’aimais bien utiliser le terme “avec qui on pouvait aller à la guerre” »

Aramburu avait aussi été président des Socios du BO entre 2015 et 2018 et avait siégé à ce titre au conseil d’administration du club basque, qu’il avait décidé de quitter en février 2018. L’ancien joueur avait également disputé deux matchs lors de la Coupe du monde 2007, dont un contre le XV de France, où il marqua le troisième essai argentin. Membre de la génération dorée argentine, il honorera au total 22 sélections pour l’équipe nationale.

Pour la Ligue nationale du rugby (LNR), il « laisse une trace indélébile à Biarritz, Perpignan et Dax, mais aussi avec la sélection Argentine, dont il avait illuminé les terrains de son brio ». Depuis sa retraite sportive, il vivait toujours à Biarritz et travaillait pour une entreprise de tourisme.

Le Monde avec AFP

Festival Africapitales : « Le débat au Mali ne doit pas se faire qu’avec les politiques »

mars 2, 2022
Spectacle « D’ici et d’ailleurs » de la compagnie Anw Jigi Art, du 11 au 13 mars au Lavoir moderne parisien D’ICI ET D’AILLEURS | CRÉATION : COMPAGNIE ANW JIGI ART © D’ICI ET D’AILLEURS/MAPADO

Jusqu’au 31 mars, Bamako prend ses quartiers à Paris. Alors que les relations entre la France et le Mali se dégradent, les initiateurs de ces rencontres culturelles croient au dialogue avec les diasporas comme moteur de changement.

Pendant un mois, la capitale française met ses pendules à l’heure bamakoise, le temps des rencontres « Africapitales, Bamako à Paris ». Plusieurs espaces du quartier de la Goutte d’or, l’un des berceaux de la diaspora, seront investis par des artistes et intellectuels pour créer une dynamique africaine à travers une série de spectacles (théâtre, cinéma, photographie…) et de tables rondes.

Objectif : faire de cette manifestation une vitrine de la scène artistique et culturelle malienne et créer un éveil citoyen grâce aux industries créatives. Un vaste programme qui a nécessité plus de six mois de réflexion grâce à la ténacité d’un comité d’experts. Entretien avec deux de ses membres, le Franco-Marocain Khalid Tamer, président de la compagnie Graines de soleil, et Adama Traoré, comédien et dramaturge malien, président de la Coalition malienne pour la diversité culturelle.

Vous avez constitué un important comité d’experts pour mettre ce projet sur pied. Quel était l’enjeu prioritaire ?

Adama Traoré : La problématique de la territorialité nous a fortement interpellés. Comment le spectacle vivant peut-il se développer sans accès aux espaces ? La Banque mondiale met en place des programmes pour des villes africaines données, en délimitant des espaces, en créant des zones résidentielles pour l’économie, mais en oubliant parfois la place des écoles, des théâtres, etc. Il y a une réflexion à mener sur l’occupation de l’espace. Nous sommes partis de ce manque.

Khalid Tamer : L’idée est de mettre en place des relations euro-africaines. Il faut en finir avec la notion de « Françafrique ». La France n’est pas un continent et l’Afrique n’est pas un pays. Nous avons travaillé pendant six mois, avant même le sommet de Montpellier, pour repenser le dialogue entre les espaces, en mettant volontairement des villes en avant. Le programme Africa2020 est à mon sens une insulte pour l’Afrique. Prenons l’exemple de la saison France-Portugal qui se tient cette année dans les deux pays. Est-ce que le Portugal est aussi grand que l’Afrique ? La réponse est non.

Nombreux sont ceux qui pointent du doigt l’offre pléthorique de festivals autour de l’Afrique à Paris…

Adama Traoré : Africapitales est basé sur la co-construction et le co-développement. Nous menons ce projet avec des acteurs sur le terrain, au Mali comme en France.

Khalid Tamer : Le festival a été pensé comme un aller-retour. La réflexion avec les experts s’est articulée autour des actions à mettre en place pour créer des espaces de liberté, de démocratie, de culture et d’infrastructures. Ce travail doit être fait par les Africains en coopération avec la France.

ON NE PARLE PLUS DE CETTE RICHESSE CULTURELLE QUI POURRAIT REDONNER UNE VISION AU MALI

La crise politique et sécuritaire du Mali a-t-elle un impact sur la vie culturelle du pays ?

Khalid Tamer : Le Mali a donné naissance aux plus grands chanteurs africains, de Salif Keita à Oumou Sangaré, d’Amadou et Mariam à Toumani Diabaté… Il y a une frénésie culturelle dans ce pays. Mais en vingt ans, la situation s’est dégradée. Aujourd’hui, la guerre et le terrorisme ont envahi le débat public. On ne parle plus de cette richesse culturelle qui pourrait redonner une vision au Mali. On l’a vu avec Israël, la Chine ou le Japon, le salut vient de la diaspora. On espère interpeller cette dernière pour qu’elle participe à la construction de la démocratie avec les Maliens. Le 12 mars par exemple, nous accueillerons l’Union des ambassadeurs franco-maliens, qui sera à même d’apporter des outils et des pistes de réflexion sur la question de la coopération.

Adama Traoré : Cette édition arrive à un moment intéressant. Le débat ne doit pas se faire qu’avec les politiques. Il y a toute une frange de la population malienne, en interne ou issue de la diaspora, qui aimerait se faire entendre. Il faut donner la possibilité à la jeunesse de s’exprimer dans ces espaces de rencontres pour qu’elle puisse défendre sa culture et se réaliser. L’expression est un droit fondamental pour construire le vivre-ensemble. On a longtemps dit que Montreuil [en région parisienne] était la seconde ville du Mali après Bamako. On ne peut pas forger un destin commun si la diaspora n’apporte pas sa part dans le narratif du pays.

LES INDUSTRIES CRÉATIVES ET DU SPECTACLE DOIVENT OFFRIR DES PERSPECTIVES D’AVENIR AUX JEUNES MALIENS

Une table ronde sera consacrée aux artistes comme acteurs de la société civile et du changement. Quelle est votre position sur la question ?

Adama Traoré : Au Mali, on est confrontés à la question du rôle de l’artiste. Son statut social existe, mais il manque la reconnaissance de son travail comme activité créatrice d’emplois. L’artiste doit pouvoir être un moteur du changement. On parle du nouveau Mali, mais quel est le profil de ses nouveaux citoyens ? Comme le stipulait Soundjata dans la Charte mandingue, chacun doit pouvoir avoir une fonction, c’est fondamental. Celui qui n’a pas un rôle défini sème le désordre. Et l’artiste a toute sa place à prendre dans cette réflexion.

La question de la mobilité des artistes africains sur le continent est-elle encore un enjeu ?

Khalid Tamer : On a créé les Capitales africaines de la culture, dont le lancement est prévu cette année à Rabat, pour cette raison. Il faut pouvoir tourner en Afrique et créer une dynamique africaine. Les artistes africains n’ont peut-être plus besoin d’aller en Europe pour se produire. On essaie de répondre à cette question à notre niveau, mais il nous faut du temps.

Adama Traoré : Nombre de nos artistes sont connus à l’extérieur de l’Afrique et la majorité d’entre eux ont le regard tourné vers l’Europe. Sur le continent, les organisations sous-régionales réalisent un travail sur la libre circulation des personnes et des biens, mais la question des visas demeure un problème central. De nombreux jeunes Maliens découvrent les artistes de chez eux à la télévision et sur le tard. C’est un problème. Avec Africapitales, on réfléchit à structurer ce marché pour que les jeunes aient un sentiment d’appartenance à une communauté. Il faut soutenir la création, la production et la diffusion. Au vu des problèmes d’insécurité et de chômage qui minent le Mali, certains se noient dans la Méditerranée ou deviennent jihadistes car ils n’ont pas d’horizon. Nous pouvons faire en sorte que les industries créatives et du spectacle offrent des perspectives d’avenir.

NOUS ORGANISERONS AFRICAPITALES À BAMAKO COURANT OCTOBRE-NOVEMBRE 2022

Quel sera l’après Africapitales ? Des projets seront-ils menés sur le continent ?

Khalid Tamer : Oui, nous organiserons Africapitales à Bamako courant octobre-novembre 2022 avec des artistes, des intellectuels et de nouveaux spectacles. La diaspora du quartier de la Goutte d’Or nous accompagnera. Petit à petit, nous parviendrons à créer une Afrique-monde.

Adama Traoré : C’est entre les éditions que la réflexion se poursuivra. Nous continuerons ce travail de structuration. Africapitales peut servir d’exemple pour lancer de bonnes pratiques, avant la deuxième édition qui se concentrera sur une autre ville africaine.

Infos pratiques

« Africapitales, de Paris à Bamako », du 1er au 31 mars à Paris. Programme sur les sites des espaces partenaires : – Lavoir moderne parisien – FGO Barbara – 360 Music Factory

Avec Jeune Afrique par Eva Sauphie

Paris redoute de plus en plus une disparition inopinée de Denis Sassou Nguesso

février 27, 2022

Quand il est rentré de la Suisse après des semaines de remises en forme sanitaire, Denis Sassou Nguesso cachait à son entourage les véritables résultats de son bilan de santé. La France qui a toujours infiltré les présidences de son pré-carré en Afrique redoute désormais d’une mort inopinée du chef de l’état congolais qui pourrait bouleverser toute la donne dans la sous région. Différents scénarios sont évoqués dont celui d’un retrait volontaire au profil d’un dauphin de consensus.

A Conakry, c’est après son retour du Maroc que les proches d’Alpha Condé ont compris que l’octogénaire ne jouissait plus d’une bonne santé et le rapport des médecins était bien précis. C’est l’une des raisons qui ont poussé son entourage à ne pas s’opposer au coup d’État de Mamadi Doumbouya.

Tous les rapports top secret parvenus à l’Élysée sur l’état de santé de Denis Sassou Nguesso sont alarmants. En propulsant sur le devant de la scène son fils Kiki, Sassou tente de rassurer ses partenaires sur la continuité du système. Mais un décès inopiné pourrait évidement déclencher la guerre du clan avec l’irruption d’une cellule dormante comme ce fut le cas avec Lansana Conté.

Les conseillers français de Sassou Nguesso sont ceux qui lui ont conseillé de désarmer l’armée nationale au profit de sa garde présidentielle comme au Togo. Les derniers mouvements dans les forces armées ont laissé un goût amère parmi la troupe qui a toujours souhaité vivre loin de la politique.

Depuis qu’il a fait son entrée au gouvernement, Denis Christel Sassou Nguesso semble se comporter en super ministre. D’aucuns même parlent de lui comme étant le véritable chef du gouvernement et cela avec le quitus de son père qui lui balise déjà le chemin vers la présidence.

Actuellement, Sassou Nguesso se référant au décès du togolais Eyadema, ne voit personne d’autre qui pourra faire ombrage à son fils. Au Togo, deux des fils du défunt président se sont bousculés pour diriger le pays avant de trouver un terrain d’entente. La crainte est de voir des intrus dormants apparaître.

Avec Lecongolais.fr

France: Avant l’arrivée des « convois de la liberté » à Paris, Macron appelle au calme

février 11, 2022

Ces convois de manifestants antipass et anti-Macron convergent vers Paris, malgré une interdiction de la préfecture. Le président dit entendre leur colère.

Les « convois de la liberté » vont-ils bloquer Paris ce week-end ? Malgré l’interdiction décrétée par la préfecture de police de la capitale, ainsi que la fermeté affichée par les autorités, des milliers de manifestants opposés au pass vaccinal, mais aussi au gouvernement d’Emmanuel Macron, convergeaient, vendredi, vers la Ville Lumière, partis de toute la France. Des cortèges de dizaines, voire de centaines de voitures de particuliers, de camping-cars ou encore de camionnettes se sont organisés, dès le lever du jour, depuis Lille, Vimy ou encore Strasbourg.

Dans l’Ouest, 280 véhicules, selon la gendarmerie, plus de 400, selon l’Agence France-Presse, sont partis dans la matinée de Châteaubourg (Ille-et-Vilaine). Quelque 2 600 véhicules, selon la police, faisaient route en début d’après-midi vers la capitale. C’est une action « d’une ampleur phénoménale », a dit à l’Agence France-Presse un coordinateur du mouvement. « Il y a des gens de tous horizons, pas du tout que des fachos. On est des citoyens, on a des familles, on travaille, on est juste solidaires contre le gouvernement », résume, depuis Vimy, Sarah, une tatoueuse de 40 ans venue de Lens saluer le convoi.

Emmanuel Macron appelle au calme

Emmanuel Macron a, pour sa part, appelé vendredi « au plus grand calme », tout en disant « entendre et respecter » la « fatigue » et « la colère » liées à la crise sanitaire. Dans un entretien à Ouest-France alors qu’il se trouvait vendredi à Brest, le chef de l’État et quasi-candidat à la présidentielle souligne que la France a « besoin de concorde, de beaucoup de bienveillance collective ».

« Nous sommes tous collectivement fatigués par ce que nous vivons depuis deux ans. Cette fatigue s’exprime de plusieurs manières : par du désarroi chez les uns, de la dépression chez d’autres. On voit une souffrance mentale très forte, chez nos jeunes et moins jeunes. Et parfois, cette fatigue se traduit aussi par de la colère. Je l’entends et la respecte », déclare Emmanuel Macron, qui a participé à un sommet sur les océans à Brest.

« Les revendications des uns et des autres sont toujours légitimes. Nous avons d’ailleurs toujours préservé le droit de manifester, le pluralisme démocratique, les débats parlementaires durant cette période. Mais nous avons besoin de concorde, de beaucoup de bienveillance collective », conclut-il.

Retrait du pass vaccinal, prix de l’énergie, pouvoir d’achat… des revendications multiples

Rassemblement hétéroclite d’opposants au président Emmanuel Macron et de Gilets jaunes qui ont protesté contre son gouvernement en 2018-2019, le mouvement s’est constitué sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées sur le modèle de la mobilisation qui paralyse la capitale canadienne Ottawa. Les manifestants exigent le retrait du pass vaccinal et défendent des revendications sur le pouvoir d’achat ou le coût de l’énergie.

Réfutant toute volonté de bloquer la capitale, les participants espèrent y passer la nuit puis grossir samedi les rangs des cortèges contre le pass vaccinal organisés chaque semaine. « C’est important de ne pas déranger les autres usagers, de garder la population de notre côté, comme au Canada », a lancé Robin, depuis un parking à Illkirch-Graffenstaden, en banlieue de Strasbourg. « Il faut être très ferme » en cas de tentatives de blocage, a mis en garde le Premier ministre Jean Castex sur France 2. « La vaccination est une forme de respect des autres », a-t-il dit.

« Je ne peux en aucun cas laisser associer ces attaques virulentes contre la vaccination et le mot liberté », car « la liberté, ce n’est pas celle, je l’ai déjà dit dix fois, de contaminer les autres », a-t-il averti. Pour lui, les revendications de ce mouvement ne sont « pas toujours très claires », mais « surtout à connotation sanitaire, des revendications qu’on connaît depuis longtemps contre la vaccination ». « Le droit de manifester et d’avoir une opinion est un droit constitutionnellement garanti dans notre République et dans notre démocratie. Le droit de bloquer les autres ou d’empêcher d’aller et venir ne l’est pas », a-t-il mis en garde.

L’avertissement de Gabriel Attal contre les « tentatives d’instrumentalisation »

Vendredi se répandaient aussi des appels à occuper samedi des ronds-points en région. « Je lance un appel à rejoindre toutes les grandes villes pour les occuper, multipliez les points de rassemblement », a lancé dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux l’un des initiateurs du mouvement, sous le pseudonyme de Rémi Monde.

Si des participants s’affichent comme des citoyens « apolitiques » et « apartisans », le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a mis en garde vendredi contre la « tentative d’instrumentalisation » politique de la « lassitude des Français » vis-à-vis de la pandémie de Covid-19, à deux mois de l’élection présidentielle. Le chef de file des Patriotes Florian Philippot, dont les troupes défilent chaque samedi à Paris contre les restrictions sanitaires, a prévu d’accueillir vendredi après-midi les manifestants place Denfert-Rochereau, dans le sud de la capitale.

Un « dispositif spécifique » des forces de l’ordre

La préfecture de police de Paris a décrété jeudi l’interdiction dans la capitale de cette mobilisation en raison de « risques de troubles à l’ordre public ». Un « dispositif spécifique » doit être mis en place « pour empêcher les blocages d’axes routiers, verbaliser et interpeller les contrevenants », qui encourent 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende, a indiqué la préfecture. Des soutiens à la mobilisation ont déposé un recours pour annuler l’interdiction de rassemblement, dont l’audience a commencé à 14 h 30 au tribunal administratif de Paris.

Les convois n’en ont pas moins maintenu leur cap, animé par un esprit de convivialité et de lien social similaire à celui qui avait imprégné le début du mouvement des Gilets jaunes. « On n’a jamais peur du peuple quand on gouverne », a assuré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur CNews. « Mais le peuple français, c’est les millions de Français qui sont responsables, et qui en se vaccinant, en allant travailler, en continuant à faire tourner l’économie, garantissent notre liberté collective », a-t-il poursuivi.

Avec Le Point

France/Paris : un spectaculaire incendie se déclare en plein cœur de la capitale

février 6, 2022

L’incendie, qui s’est déclaré dimanche dans le 7e arrondissement de la capitale, pourrait avoir touché la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne.

Le batiment, situe rue de Lille,se trouve a proximite immediate du musee d'Orsay. Les pompiers etaient sur place en fin d'apres-midi pour tenter de venir a bout des flammes.
Le bâtiment, situé rue de Lille,se trouve à proximité immédiate du musée d’Orsay. Les pompiers étaient sur place en fin d’après-midi pour tenter de venir à bout des flammes.© Luc Nobout / MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP

De hautes flammes et une épaisse fumée noire s’élevaient dans le ciel, dimanche 6 février, dans le très cossu 7e arrondissement de Paris. Des internautes ont relayé d’impressionnantes vidéos témoignant de la violence de l’incendie, qui se serait déclaré sur un échafaudage monté à proximité immédiate de l’hôtel Beauharnais, un somptueux hôtel particulier qui sert de résidence aux ambassadeurs d’Allemagne en France. Le bâtiment, situé rue de Lille, est proche du musée d’Orsay. Les pompiers étaient sur place en fin d’après-midi pour tenter de venir à bout des flammes.

Avec Le Point

France-Paris : un photographe agonise en pleine rue, dans l’indifférence des passants

février 4, 2022

René Robert est décédé d’une hypothermie extrême 9 heures après avoir chuté dans la rue, relate BFMTV ce mardi. L’artiste avait 84 ans.

Le photographe de renom René Robert est décédé la semaine dernière dans des conditions particulièrement sordides. L’artiste de 84 ans a agonisé sur un trottoir pendant de longues heures après une chute en plein cœur de la capitale, et ce, dans l’indifférence générale des passants, comme le relatent nos confrères de BFMTV mardi 25 janvier 2022.

Vers 21 heures mardi 18 janvier, l’octogénaire, connu pour avoir immortalisé des danseurs de flamenco, sillonne les rues du quartier de République après un dîner. Victime d’une chute rue de Turbigo, l’artiste s’écroule sur la chaussée. Il faudra attendre 6 heures du matin le lendemain, soit 9 heures plus tard, pour qu’un sans-abri prévienne les secours. Trop tard, hélas. René Robert décédera d’une hypothermie extrême à l’hôpital Cochin.

« Assassiné » par l’indifférence des passants

Cette mort tragique a révolté Michel Mompontet, journaliste et ami du photographe, selon qui l’indifférence des passants « a assassiné » René Robert. « Durant neuf heures, aucun passant ne s’est arrêté pour voir pourquoi ce monsieur gisait sur le trottoir. Personne », a-t-il fustigé sur Twitter. Et de poursuivre : « Si cette mort atroce peut servir à quelque chose, ce serait ceci : quand un humain est couché sur le trottoir, aussi pressés que nous soyons, vérifions son état. Arrêtons-nous un instant. »

Dans une chronique poignante diffusée sur la chaîne France Info, Michel Mompontet n’a toutefois pas souhaité jeter l’opprobre sur les passants trop pressés. « Est-ce que je suis sûr à 100 % que, si j’avais été confronté à cette scène, je me serais arrêté ? » s’est en effet interrogé, en toute franchise, le journaliste. Un questionnement qui, de son propre aveu, le « hante ».

Avec Le Point

Congo: À Bacongo, il fête le 18e anniversaire de son rêve irréalisable de voir Paris

janvier 29, 2022

Parfois un simple rêve peut devenir la référence de toute une vie. A Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, capitale politique du Congo, Nkodia, aujourd’hui âgé de 38 ans a fêté le 18e anniversaire de son rêve de voir un jour réellement la Tour Effeil. Pour ce faire, il a convié quelques sapeurs et autres rêveurs de Paris à partager un repas avec lui.

A Bacongo, un quartier du sud de Brazzaville, les jeunes ont pour référence leurs aînés qui se font communément appelés « Le P ». Le rêve de ces jeunes là est de voir un jour Paris et enfin mourir. C’est le cas de Nkodia qui a commencé à rêver de Paris à ses 20 ans d’âge. 18 ans plus tard, bien qu’il soit encore au Congo, il se considère comme un parisien.

Pour commémorer les 18 ans du début de son rêve parisien, il a invité quelques sapeurs de son entourage et rêveurs comme lui. Autour d’un repas, Nkodia et ses amis rêveurs ont voyagé dans le futur en imaginant leur vie parisienne et surtout retour au pays avec autant de valises de vêtements.

A ses 38 ans, Nkodia qui est propriétaire d’un garage mécanique gagne bien sa vie et a voulu le démontrer à ses invités par des plats européens. Pendant le repas, ils ont réalisé des appels vidéo avec leurs amis de France pour réaffirmer leur rêve.

Les riverains ont fait de cet anniversaire leur sujet de la semaine. « Donc Mâ Nkodia, fête l’anniversaire de son utopie ? » pouvait-on entendre. «  Son propre anniversaire, il ne le fête jamais, mais c’est un rêve qu’il célèbre ? »…

Avec Sacer-infos par Stany Frank