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Mort de Banisadr, premier président de la République islamique d’Iran

octobre 9, 2021
Mort de Banisadr, premier president de la Republique islamique d'Iran
Mort de Banisadr, premier président de la République islamique d’Iran© AFP/Archives/Joel ROBINE

Le premier président de la République islamique d’Iran, Abolhassan Banisadr, est mort samedi dans un hôpital parisien à l’âge de 88 ans, après avoir passé une grande partie de sa vie en France où il s’était exilé après sa destitution en 1981.

« A la suite d’une longue maladie, Abolhassan Banisadr est mort samedi à l’hôpital » de la Pitié-Salpêtrière, a indiqué l’agence officielle iranienne Irna, citant une source proche de l’ancien chef d’Etat.

En Iran, les agences officielles se contentent de donner l’annonce de son décès qui s’accompagne de nombreuses critiques, en particulier de la presse ultraconservatrice qui le présente comme « un ennemi ». Banisadr fut un proche du fondateur de la république islamique, l’ayatollah Khomeiny, avant de tomber en disgrâce et d’être forcé à l’exil.

Sa famille en France a réagi en publiant un communiqué: « Nous voudrions informer le peuple honorable d’Iran et tous les militants de l’indépendance et de la liberté que le président élu du peuple iranien après la révolution de 1979, qui a également défendu les libertés, Abolhassan Banisadr, est décédé (…) après un long combat contre la maladie ».

« Banisadr pensait apparemment être la figure la plus instruite et la plus astucieuse dans le jeu de pouvoir en Iran à l’époque, mais les événements ont montré que ces affirmations avaient peu à voir avec la réalité », a affirmé sur les réseaux sociaux, Ahmad Zeidabadi, un journaliste écrivant dans la presse réformiste.

Mais les ultraconservateurs se déchaînent sans surprise contre lui. « Au cours des 40 dernières années, Banisadr a été actif contre la nation iranienne », affirme l’agence Fars.

Inconnu parmi les jeunes

Le quotidien Javan va dans le même sens. « Le premier président iranien qui a fui le pays après avoir été évincé du commandement des Forces armées et de la présidence (…) collaborait avec les opposants en France contre le peuple iranien ces dernières années ».

L’Autorité judiciaire décoche aussi ses flèches contre lui. « Pendant toutes ces années, à l’ombre des services de renseignement français et occidentaux, Banisadr n’a manqué aucune occasion pour frapper le peuple et le système de la République islamique d’Iran », écrit sur son site Mizan Online, l’agence officielle de l’Autorité judiciaire.

Pour beaucoup de jeunes, nés après la révolution, Banisadr est un inconnu. « Il a été président durant une période très courte, il est ensuite parti en France et son activité n’avait pas d’écho ici », assure un employé de 40 ans, qui ne veut pas être identifié.

« Il a quitté le pays un an après la révolution, que sait-on de lui ? Sa fonction aurait pu être importante après la révolution s’il n’avait pas quitté l’Iran », estime Ali, un commerçant de 40 ans.

Réfugié politique en France depuis 1981, cet ancien intime du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Khomeiny, avait été élu président en janvier 1980 avant d’être destitué 17 mois plus tard.

Bénéficiant d’une protection policière constante, Banisadr habitait à Versailles, en région parisienne, depuis mai 1984, après avoir résidé à Auvers-sur-Oise et Cachan, deux autres villes proches de Paris.

Par Le Point avec AFP

Les Young Leaders se réunissent à Paris en amont du sommet Afrique-France

octobre 4, 2021
La promotion 2021 des Young Leaders de la French-African Foundation se retrouve à l’Hôtel Pullman, à Paris, à partir du 4 octobre 2021. © Ben Evans/IRITS Events/Wikimedia Commons

Les 4, 5 et 6 octobre, la promotion 2021 des Young Leaders de la French-African Foundation se retrouve à l’Hôtel Pullman. Objectif : ouvrir la réflexion sur les solutions concrètes à apporter aux défis de demain. Un prélude à leur participation au Nouveau Sommet Afrique-France du 8 octobre.

Au total, 95 des 100 Young Leaders de la French-African Foundation (FAF) ont répondu présent pour le premier rendez-vous du programme phare de l’institution. Avec en ligne de mire le Sommet Afrique-France du 8 octobre à Montpellier, ils seront invités à réfléchir, échanger et confronter leurs points de vue pendant trois jours avec des institutionnels, des chefs d’entreprise et des personnalités politiques afin de formuler des solutions sur le thème de la résilience appliqué à divers domaines d’activités.PUBLICITÉ

« C’est l’objectif du programme : outiller et favoriser l’idéation par des rencontres avec les pairs et les experts », souligne Alexandre Coster, coprésident de la French-African Foundation.

« L’énergie, le changement climatique et la jeunesse »

À partir de ce 4 octobre, les lauréats seront réunis dans des ateliers, rencontres et séances plénières aux thèmes aussi variés que « L’énergie, le changement climatique et la jeunesse », une session qui donnera la parole à Jean-Marc Jancovici, président du think tank The Shift Project ; « Qu’est-ce qu’un leader aujourd’hui et comment fait-on le lien avec le sport ?», animé par Alexandre Mars, entrepreneur, philanthrope et auteur, « La prochaine rupture technologique », déjeuner thématique autour du député Cédric Villani ou encore « Le coaching de carrière » avec Didier Acouetey, président du groupe AfricSearch.

UNE LARGE PLACE SERA DÉVOLUE AU THÈME DU SPORT COMME LEVIER DE DÉVELOPPEMENT

Les Young Leaders seront aussi confrontés à l’ex-députée Brune Poirson, désormais directrice du développement durable du groupe Accor, sur le thème de la résilience et du leadership.

Visites de Franck Riester et David Martinon

La journée du 4 octobre sera marquée par la visite de Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité.

Lors de la deuxième journée, qui consacrera une large place au thème du sport comme levier de développement, Sylvain Itté, ambassadeur et envoyé spécial pour la diplomatie publique en Afrique, prendra la parole pendant le déjeuner.

Le 6 octobre, les Young Leaders seront invités à partager leur expertise en séance plénière. Les ateliers donneront notamment la parole aux principaux dirigeants du Groupe Duval, à la productrice Laurence Lascary, au directeur de Cinewax, Jean Fall, à des membres de la direction de Meridiam sur le thème des Objectifs de développement durable (ODD) et du secteur privé et, enfin, à Bernard Celli, membre de la task force Vaccins Covid au ministère des Solidarités et de la Santé sur le thème du management en temps de crise.

Le 7 octobre, à l’issue de la séance plénière « Penser le futur » et de divers ateliers, le déjeuner aura lieu en présence de David Martinon, ambassadeur de France en Afghanistan. Les Young Leaders se rendront ensuite à Montpellier afin de pouvoir participer au Sommet Afrique-France, le 8.

Avec Jeune Afrique

France: Bernard Tapie, éternel « battant », vaincu par un cancer à 78 ans

octobre 3, 2021

Bernard Tapie, eternel "battant", vaincu par un cancer a 78 ans
Bernard Tapie, éternel « battant », vaincu par un cancer à 78 ans© AFP/Archives/GERARD JULIEN

L’ex-homme d’affaires, ministre, acteur, patron de presse et dirigeant de club Bernard Tapie, un temps érigé en symbole de la réussite sociale avant d’être rattrapé par les ennuis judiciaires, est mort dimanche à 78 ans d’un cancer dont il souffrait depuis 2017.

« Dominique Tapie et ses enfants ont l’infinie douleur de faire part du décès de son mari et de leur père, Bernard Tapie, ce dimanche 3 octobre à 8H40, des suites d’un cancer », ont écrit ses proches dans un communiqué envoyé à la Provence.

Tour à tour entrepreneur, chanteur, président de l’Olympique de Marseille, ministre, acteur ou encore patron de presse, il est décédé à son domicile parisien.

Sa famille a annoncé qu’il serait inhumé à Marseille, « sa ville de coeur ».

Marseille où des dizaines de supporters commençaient à se recueillir pour un hommage spontané devant le portrait en noir et blanc que l’OM a posé devant le Vélodrome à l’annonce du décès.

Un « combattant »

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont souligné « l’ambition, l’énergie et l’enthousiasme (qui) furent une source d’inspiration pour des générations de Français ».

Pour Didier Deschamps, champion d’Europe avec l’OM en 1993, Bernard Tapie était « un battant (…) dont le mental de fer déteignait sur ses joueurs ».

Outre sa « faconde légendaire », son côté « gouailleur mais tellement vrai », Jack Lang, retient la « générosité même » de ce « combattant permanent, inflexible, et intransigeant face au Front national ».

« Ses défauts étaient sans doute à la mesure de ses qualités », a témoigné sur franceinfo Eric de Montgolfier, procureur de Valenciennes lors de l’affaire VA-OM, qui s’est soldée par de la prison ferme. « Il avait quand même un sens du réel un peu particulier. Le réel, c’était ce qu’il avait décidé, ce qu’il voyait, ce qu’il voulait nous faire voir le plus souvent ».

Rue des Saint-Pères, au coeur de Paris, devant son hôtel particulier où il est décédé, des Parisiens, Marseillais viennent rendre hommage. Catherine, supportrice de l’OM, a déposé quelques fleurs. « J’avais besoin de venir ce matin, on s’y attendait mais ça fait quelque chose ».

Au sommet de la gloire et du succès dans les années 1980, la fin de sa vie a été rythmée par la maladie et des soucis judiciaires.

Né le 26 janvier 1943 à Paris dans une famille d’origine modeste, celui qui était connu pour ses coups de gueule et sa gouaille a d’abord été un patron flamboyant et admiré, spécialisé dans le rachat d’entreprises en difficulté, avant de rétrograder au rang d’entrepreneur sulfureux aux pratiques douteuses.

L’homme a aussi fait de la politique : élu député des Bouches-du-Rhône en 1989 sous la bannière de la majorité présidentielle de François Mitterrand, il a été conseiller régional, député européen et, pendant moins de deux mois, ministre de la Ville dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy (avril-mai 1992).

Grand amateur de sports, celui qui est parfois surnommé « Nanard » ou le le « boss », a créé en 1983 une équipe cycliste qui recrutera Bernard Hinault, avant de reprendre trois ans plus tard l’OM, qui devient en 1993 le premier – et toujours seul – club français à remporter la prestigieuse Coupe d’Europe des clubs champions.

165 jours de prison

C’est aussi à l’OM qu’éclate la première grande affaire qui le met en cause, celle du match truqué entre Marseille et Valenciennes, dite « VA-OM », pour laquelle il est condamné pour complicité de corruption et subornation de témoins et passe 165 jours en prison en 1997.

Il sera ensuite condamné dans d’autres dossiers qui aboutissent à sa mise en liquidation judiciaire et la perte de tous ses mandats.

Celui qui a eu sa marionnette aux Guignols de Canal + a également été animateur de télévision et fait l’acteur, au cinéma ou au théâtre.

Père de quatre enfants, il est devenu patron de presse en acquérant, en 2012, les derniers titres du groupe Hersant et en dirigeant depuis le groupe « La Provence ».

L’affaire Adidas

Très affaibli mais toujours combatif, Bernard Tapie comparaissait encore en mai dernier devant ses juges dans un des volets de « l’affaire de sa vie », son conflit financier de près de trente ans avec le Crédit Lyonnais autour de la revente de l’équipementier sportif Adidas.

La cour d’appel, saisie de l’arbitrage controversé rendu en 2008, depuis annulé au civil, qui lui avait octroyé 408 millions d’euros dans son litige avec le Crédit Lyonnais, devait se prononcer mercredi.

Son décès entraîne la fin des poursuites pénales contre lui, mais pas contre ses coprévenus, ni la fin des procédures civiles.

« Nous continuerons son combat avec son épouse et ses enfants », a prévenu son avocat, Me Maurice Lantourne.

En juin, Bernard Tapie a publié avec le journaliste Franz-Olivier Giesbert un livre en forme de testament, titré « Bernard Tapie. Leçons de vie, de mort et d’amour », où il revenait notamment sur la vente d’Adidas, la « plus grosse » des « conneries » de sa carrière.

Il y racontait son rapport à Dieu, son statut de quasi « ennemi public numéro 1 », après sa chute et la dépossession de ses biens, la privation de ses droits civiques ou son agression en avril dernier, à son domicile, lors d’un violent cambriolage nocturne.

Dimanche soir, les joueurs de l’OM ont arboré un brassard noir pour le match de championnat à Lille. Une photo de l’ancien dirigeant phocéen a été affichée durant quelques secondes sur les écrans géants, provoquant une salve d’applaudissements de la part des nombreux spectateurs marseillais.

« Un hommage spécifique » lui sera rendu cette semaine au stade Vélodrome, berceau de l’équipe de l’OM dont il fut président, avant des obsèques à la cathédrale de la Major, ont indiqué le maire de Marseille, Benoit Payant, et le club.

Par Le Point avec AFP

Musique: Werrason interdit de se produire à Paris par crainte de violences

septembre 21, 2021

Le concert de l’artiste congolais, prévu samedi dans la capitale française, a été interdit par les autorités, qui craignent des troubles graves à l’ordre public entre les opposants au régime de Kinshasa et les spectateurs.

« Ce concert s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu et violent entre partisans et opposants au régime en place », a indiqué le préfet de police Didier Lallement, dans un arrêté publié lundi.

Selon les autorités, le concert suscite « une mobilisation croissante chez les opposants radicaux congolais de la diaspora installés en France » car Werrason est « considéré comme proche » de l’ancien président, Joseph Kabila, et de son successeur, Félix Tshisekedi.

Par ailleurs, le préfet a rappelé que l’artiste, l’un des plus populaires en République démocratique du Congo, avait déjà dû annuler deux concerts à Paris en 2011 « face aux menaces de troubles ». 

En février 2020, de violents incidents ont eu lieu en marge du concert à Paris de la star congolaise, Fally Ipupa, et la tension était encore vive entre les supporters du chanteur de rumba, considéré comme proche du pouvoir et les opposants politiques congolais. Le chanteur avait dû renoncer à son dernier concert prévu dans la salle parisienne de l’Olympia en 2017, déjà par crainte de débordements.

Avec AFP

Paris rappelle ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie

septembre 18, 2021

PARIS — La France, plus ancien allié des États-Unis, a rappelé vendredi son ambassadeur aux États-Unis dans une manifestation de colère sans précédent qui a éclipsé des décennies de divisions précédentes.

© Fournis par La Presse Canadienne

La relation est apparue à un tournant après que les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni ont ignoré la France en créant un nouvel accord de sécurité dans l’Indo-Pacifique.

La France n’avait jamais rappelé auparavant son ambassadeur aux États-Unis, selon le ministère français des Affaires étrangères. Paris a également rappelé son envoyé en Australie.

La France est en colère depuis l’annonce mercredi de ce partenariat sécuritaire, baptisé Aukus, et l’annulation par l’Australie du contrat prévoyant la fourniture d’une douzaine de sous-marins conventionnels pour plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la décision française, à la demande du président Emmanuel Macron, est justifiée par la «gravité exceptionnelle» des annonces faites par l’Australie et les États-Unis.

Il a soutenu que la décision de l’Australie d’abandonner un gros achat de sous-marins conventionnels français en faveur de sous-marins nucléaires construits avec la technologie américaine était «un comportement inacceptable entre alliés et partenaires».

L’ambassadeur Philippe Étienne a écrit sur Twitter que les annonces «affectent directement la vision que nous avons de nos alliances, de nos partenariats et de l’importance de l’Indo-Pacifique pour l’Europe».

L’administration Biden a été en contact avec des responsables français au sujet de la décision de rappeler M. Étienne à Paris, selon un responsable de la Maison-Blanche. Le responsable, qui a requis l’anonymat pour discuter de la question diplomatique sensible, a ajouté que l’administration regrettait que la France ait pris cette décision et cherchait à s’engager avec la France dans les prochains jours pour résoudre les différends suscités par le pacte de sécurité entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie.

La décision représente un revirement choquant pour la France sous le centriste Macron, qui – après une relation de plus en plus amère avec l’ancien président Donald Trump – a chaleureusement serré la main de M. Biden lors d’un sommet du G7 en juin et a confirmé que «l’Amérique est de retour».

Ce rappel est sa décision de politique étrangère la plus audacieuse à ce jour au cours d’une présidence de quatre ans au cours de laquelle il a cherché à renforcer l’empreinte diplomatique et le rôle de la France dans l’élaboration des politiques européennes, et à rallier les voisins de la France autour de sa vision d’une Europe moins dépendante du parapluie de l’armée américaine.

Avec Sylvie Corbet, The Associated Press

Urgent : Exil de ALPHA Condé par Mamady Doumbouya en France/Brazzaville..

septembre 16, 2021

Avec Nouvelles du Monde

Gabon : décès à Paris de Casimir Oyé Mba

septembre 16, 2021

Casimir Oyé Mba, ancien Premier ministre du président Omar Bongo, à Paris, le 10 mai 2016.

L’ancien gouverneur de la BEAC s’est éteint ce jeudi matin à l’hôpital Saint-Joseph, dans la capitale française.

Il avait été évacué le 11 septembre dernier en France alors qu’il avait contracté une forme sévère de Covid-19 et passé une semaine déjà à la polyclinique Chambrier, un établissement réputé de Libreville. Casimir Oyé Mba s’est éteint ce 16 septembre au matin à l’hôpital Saint-Joseph de Paris, a confirmé à Jeune Afrique l’un de ses proches. Il était âgé de 79 ans.

Pas de vaccin russe

Cet ancien gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), en partie formé en France, à l’université de Rennes, qui fut aussi chef de gouvernement (entre 1990 et 1994) et plusieurs fois ministre sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, était favorable à la vaccination, mais refusait de se faire inoculer les vaccins russe ou chinois proposés au Gabon mais non homologués par l’Union européenne (UE).

Vice-président de l’Union nationale (UN, opposition), Casimir Oyé Mba était une figure majeure de la politique gabonaise. D’un tempérament modéré, le verbe franc mais courtois, il avait envisagé de briguer la magistrature suprême en 2009 puis en 2016, mais à chaque fois, il avait fini par se mettre en retrait. Lors de la dernière présidentielle, il avait apporté son soutien à Jean Ping, désigné candidat unique de l’opposition, face au président sortant, Ali Bongo Ondimba.

Casimir Oyé Mba était par ailleurs très introduit auprès des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac). À l’annonce de son évacuation, plusieurs présidences de la sous-région se sont informées de l’évolution de son état de santé, notamment Yaoundé et Malabo.

Avec Jeune Afrique par Georges Dongueili

Congo-Hommage: Antoinette Sassou N’Guesso a pris part à une messe d’action de grâce à Paris

août 28, 2021

Vendredi 27 août, Antoinette Sassou N’Guesso s’est rendue à la cérémonie privée en hommage à Serge Loemba, décédé le 7 juillet à Pointe-Noire, et au colonel Georges Bambi, décédé le 10 juillet à Brazzaville.

Antoinette Sasou N'Guesso

Photo : Antoinette Sassou N’Guesso

En respect des us et coutumes, la famille de la première dame du Congo a rendu hommage à deux de ses membres disparus, il y a près de quarante jours, par une messe conjointement célébrée par les abbés Jean-Claude et Samanou.

Dans son homélie, l’abbé Samanou, officiant cette messe, a rappelé la quantité de richesses et de forces reçues et partagées de toutes sortes de façons du temps de la vie sur terre avec les deux disparus.

Il a aussi fortement invité les membres de la famille à raviver en leur cœur la mémoire de tous leurs autres défunts proches, tels que Bambi, Loemba, Ballou, Tchicaya, Germaine Ndjembo et Poto, pour ne citer que ces piliers parmi tant d’autres.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Arrivée imminente à Paris des premiers exfiltrés de Kaboul par la France

août 17, 2021
Arrivee imminente a Paris des premiers exfiltres de Kaboul par la France
Arrivée imminente à Paris des premiers exfiltrés de Kaboul par la France© AFP/STR

Les 45 premiers exfiltrés de Kaboul par la France devaient arriver mardi après-midi à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, première rotation complète du pont aérien mis en place par la France après la chute de la capitale afghane aux mains des talibans.

« L’avion a décollé, il est attendu dans l’après-midi », a indiqué à l’AFP le ministère des Armées. L’heure d’arrivée est prévue à 17H20 (15H20 GMT).

D’autres rotations sont prévues dans les heures et jours à venir, pour évacuer tous les ressortissants français, ainsi notamment que des Afghans ayant travaillé pour des organisations françaises et qui quittent le pays, en proie à la panique.

Aucun détail n’a été communiqué sur les mesures sanitaires prises à l’arrivée pour détecter d’éventuelles contaminations au Covid-19. D’après le ministère, ces premiers exfiltrés sont Français et issus de « pays partenaires ». L’évacuation des Afghans qui seront pris en charge par la France n’a en revanche pas encore commencé.

Plus tôt dans la matinée, la ministre des Armées Florence Parly avait annoncé l’arrivée aux Emirats des premiers exfiltrés. « Après une situation très chaotique en fin de journée hier » à l’aéroport de Kaboul, un premier avion a pu atterrir puis repartir et est « arrivé en fin de nuit » sur une base française émiratie, a-t-elle déclaré à la radio RTL.

Lundi, la situation à l’aéroport de Kaboul, dont les pistes ont été envahies, avait empiré au point que tous les vols, civils et militaires, avaient dû être suspendus pendant plusieurs heures. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des scènes de totale anarchie, comme ces centaines de personnes courant près d’un avion de transport militaire américain qui roule pour aller se mettre en position de décollage, pendant que certaines tentent follement de s’accrocher à ses flancs ou à ses roues.

Le fulgurant triomphe des insurgés a déclenché des scènes de panique monstre. Une marée humaine s’est précipitée vers ce qui est la seule porte de sortie de l’Afghanistan, pour tenter d’échapper au nouveau régime que le mouvement islamiste, de retour au pouvoir après 20 ans de guerre, promet de mettre en place.

Les forces spéciales à Kaboul

Avec ce premier vol, « nous avons posé les bases d’un pont aérien entre Kaboul et les Émirats arabes unis », où la France dispose d’une base militaire, la Base aérienne 104 d’Al Dhafra, a précisé mardi Mme Parly.

Un premier appareil, un A400 M de transport militaire, parti de France lundi pour les Émirats, a amené des forces spéciales à Kaboul pour participer aux opérations d’évacuation de plusieurs dizaines de Français ainsi que de certains Afghans.

« Nous voyons arriver dès maintenant un détachement des forces spéciales françaises, qui vont contribuer à la sécurisation de l’aéroport (…) et permettre les embarquements et les évacuations des ressortissants français, des ressortissants communautaires et des personnalités afghanes que nous projetons de mettre en sécurité dans les jours qui viennent », a déclaré à Kaboul à l’AFP David Martinon, ambassadeur de France, avant le départ de l’appareil.

Ce premier vol embarquait aussi « les Gurkhas de l’ambassade de France, qui sont ces soldats d’élite indiens et népalais, qui rentrent chez eux leur mission achevée », a-t-il précisé.

Les autorités refusent d’indiquer à ce stade combien de personnes au total la France va exfiltrer dans le cadre de cette opération baptisée Apagan. Elle mobilise deux avions de l’Armée de l’air sur le tronçon Émirats-Kaboul et deux autres pour les vols entre les Émirats et la France.

« L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France », a déclaré lundi soir le président Emmanuel Macron.

Mme Parly a aussi évoqué les difficultés que rencontrent certains Afghans voulant être évacués par la France pour se rendre à l’aéroport en raison des barrages installés par les talibans.

Par Le Point avec AFP

France/Pass sanitaire : 237 000 manifestants recensés, dont 17 000 à Paris

août 7, 2021

Des défilés ont été organisés samedi dans plusieurs villes de France, contre le pass-sanitaire. Ils interviennent au lendemain d’un appel lancé par le Président.

 De nouvelles manifestations ont eu lieu samedi dans plus de 150 villes en France contre l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour les soignants. 237 000 manifestants ont été recensés, dont 17 000 à Paris. Il s’agit de la plus forte mobilisation jusqu’à présent, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Aux alentours de 19h, les autorités recensaient 198 actions, 35 interpellations et sept blessés légers parmi les forces de l’ordre. Le pass sanitaire, validé jeudi par le Conseil constitutionnel, doit entrer en vigueur lundi. Ces défilés, pour le quatrième week-end consécutif, interviennent au lendemain d’un nouvel appel pressant lancé par Emmanuel Macron – « Faites-vous vacciner » – et alors que plus de 44 millions de Français ont reçu au moins une dose (65,9 % de la population). « Macron, ton pass (sanitaire), on n’en veut pas », avaient crié dès jeudi soir quelques centaines de manifestants à Paris après sa validation par le Conseil constitutionnel.

La loi qui élargit le pass sanitaire à de nouveaux lieux publics et instaure une obligation vaccinale pour les soignants a été publiée au Journal officiel vendredi. Dès la semaine prochaine, il faudra a priori présenter un certificat de vaccination, un test PCR négatif au Covid-19 ou un certificat de rétablissement de la maladie pour avoir accès aux cafés et aux restaurants, salles de spectacle ou salons professionnels, ou encore pour faire un long trajet à bord d’un avion, d’un train ou d’un autre.

« Société de contrôle »

Dans les cortèges, beaucoup disent refuser d’être « les cobayes » de nouveaux vaccins. Comme Martine Rodriguez, 74 ans, professeure de yoga retraitée, « Gilet jaune » de la première heure et « pas contre les vaccins » auparavant. « On nous prive de nos libertés, on ne peut même plus aller au restaurant », dit-elle, sous son masque en tissu, persuadée que « le Covid a été créé pour éliminer des gens parce qu’on est trop sur Terre, et pour permettre aux labos pharmaceutiques de faire du fric ». Venu masqué, Alexandre Fourez, 34 ans, assure manifester « pour la première fois », lui qui a déjà eu le Covid. « Le problème avec le pass sanitaire, c’est qu’on nous force la main », dit cet employé dans le marketing, qui a « vraiment du mal à croire que son application va être provisoire ». « Pas nécessairement anti-vaccin », Stéphane, 50 ans, manifeste de son côté avec sa femme et ses deux enfants adolescents. « Ça me dérange qu’on oblige à faire ce vaccin et ça me fait peur pour mes enfants », dit ce salarié dans l’informatique, qui redoute d’éventuels effets secondaires encore inconnus. La famille, qui va partir en vacances, prévoit de « se limiter aux sorties en extérieur ». Dans la ville de Cambrai, « nous ne sommes pas anti-pass sanitaire, mais contre son contrôle qui va être long, compliqué et pourrait créer des tensions », a dit Morgan Sedrue, 36 ans, gérant d’un bar, qui portait un tee-shirt « Balance ton QR ». « Les gens qui n’ont pas leur QR code valide vont se dire « ça ne sert à rien que je vienne manger un morceau ou boire un verre ». La clientèle va être divisée par deux », estime-t-il.

Mais une bonne part des manifestants, parfois vaccinés, manifestent spécifiquement contre l’imposition du pass sanitaire, qui constitue, selon eux, une « obligation vaccinale déguisée » et instaure « une société de contrôle ». Le ministère de l’Intérieur avait recensé au moins 204 000 manifestants le 31 juillet (contre 161 000 une semaine plus tôt). « On attend globalement le même nombre de manifestants » ce samedi, pronostique une source policière.

« C’est un coup de massue », disait jeudi soir le manifestant parisien Nejeh Ben Farhat, Gilet jaune de 42 ans, au sujet de la décision des Sages du Conseil constitutionnel qui ont validé l’essentiel du projet de loi sanitaire voté le 25 juillet par le Parlement. « On a l’impression qu’une grande partie de la population a accepté son sort », déplorait-il. Ce technicien télécoms se présente comme l’un des organisateurs de la principale manifestation parisienne prévue samedi à partir de 11 heures au métro pont de Neuilly (Hauts-de-Seine), pour un départ en début d’après-midi vers le centre de Paris. « Non au pass sanitaire », « liberté », clament des pancartes dans un premier rassemblement de plusieurs centaines de manifestants qui a débuté en fin de matinée, sous une forte pluie, au pont de Neuilly également.

Quatre manifestations à Paris

« C’est la manifestation le plus à risque, notamment de départs en cortèges sauvages. On y portera une attention particulière », a expliqué à l’Agence France-Presse une source policière, évoquant par ailleurs une « vigilance » autour des Champs-Élysées. Trois autres rassemblements sont prévus à Paris, où la préfecture de police dit attendre 10 000 manifestants. L’un d’eux a lieu à l’appel de Florian Philippot, ancien numéro deux du RN et président des Patriotes, à 14 h 30 devant l’École militaire (7e). Nicolas Dupont-Aignan a annoncé qu’il y serait « aux côtés des Français qui manifestent pour obtenir le retrait » du pass.

Dans la ville de Lyon, deux appels à manifestation ont été déclarés pour 14 heures. Suzanne Petit, 65 ans, retraitée qui dit multiplier les petits boulots pour « joindre les deux bouts » et qui a toujours milité au FN, témoigne : « J’observe les mesures barrières, je porte le masque et j’ai peur de cette maladie, mais encore plus du vaccin. »

La préfecture a établi un périmètre d’interdiction de manifestation dans l’hypercentre de Lyon de 12 heures à 21 heures « en raison des violences survenues ces dernières semaines en marge des rassemblements revendicatifs illégaux ». Une douzaine de manifestations sont prévues dans les Hauts-de-France, l’Aube et les Ardennes, notamment à Lille, Abbeville, Reims ou Dunkerque.

À Saint-Brieuc, la contestation se divise en deux rassemblements, l’un à l’appel d’organisations et de partis de gauche (Attac, Confédération paysanne, EELV, LFI) ainsi que de Gilets jaunes locaux, l’autre organisé par le mouvement de Florian Philippot et d’autres formations de droite radicales. À Toulouse – où les locaux de l’Ordre des infirmiers avaient été vandalisés, avec notamment des tags anti-pass sanitaire, dans la nuit de jeudi à vendredi –, les manifestants protesteront également contre la réforme de l’assurance-chômage et celle des retraites. La semaine dernière, les manifestations avaient parfois été émaillées de face-à-face tendus avec les forces de l’ordre et ponctuées d’invectives, voire d’injures, envers les médias. À Montpellier, des manifestants s’en étaient pris à un pharmacien qui effectuait des dépistages du Covid-19, certains le traitant de « collabo » et d’« assassin ».

37 000 personnes en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Au moins 37 000 personnes, selon la police, défilent en Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Nice à Marseille, contre le pass sanitaire dans des cortèges hétéroclites, rassemblant Gilets jaunes, pro-vaccin opposés au pass et anti-vaccin, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse.

Dans le défilé, Olivier Lacombe, kinésithérapeute de 37 ans, un collier de fleurs autour du cou pour la paix et en clin d’œil aux colliers polynésiens portés par le président Macron à Tahiti, ne comprend pas qu’on lui impose une vaccination alors que, dit-il, « la maladie touche principalement les personnes âgées ou vulnérables ». « Le vaccin doit rester un outil parmi d’autres. Il faut laisser les gens libres de choisir. »

Dans la ville de Nice, les manifestants ont défilé en cortège derrière une grande banderole « Anti-pass sanitaire 06, la nouvelle vague, c’est nous ». Du côté de Marseille, un cortège fourni est parti du Vieux-Port peu après 14 heures en direction de la préfecture.

Éducatrice spécialisée à la retraite et pro-vaccination, Geneviève Zamponi s’inquiète en revanche du pass sanitaire obligatoire, qu’elle juge « vexatoire et discriminatoire ». « Les prolos peuvent prendre le métro ou le RER sans pass, mais ils n’auront pas le droit d’aller boire un café. […] C’est illogique. Je ne dis pas que nous sommes dans une dictature, mais petit à petit on nous enlève des droits. »

Avec Le Point