Posts Tagged ‘Paris’

Diaspora : une Congolaise électricienne de maintenance des systèmes automatisés

décembre 18, 2020

Jeune femme passionnée d’électricité, Laurceline Ossete exerce quotidiennement ses talents dans une profession jusque-là considérée exclusivement masculine puisqu’elle travaille à la maintenance des ascenseurs, dans la région parisienne, en France. Ainsi, le métier qu’elle s’est choisi mêle les savoir-faire électronique, électrique et mécanique.

Laurceline Ossete

Laurceline Ossete

J’ai effectué plusieurs stages à la Société nationale d’électricité au Congo où j’ai gagné en expérience ”, explique-t-elle, mettant en avant sa formation continue au sein des entreprises congolaises de 2012 jusqu’en 2016. Auparavant, titulaire d’un baccalauréat scientifique en 2011 au lycée Victor-Augagneur à Pointe-Noire, elle avait opté pour des études supérieures en électrotechnique, sanctionnées par l’obtention d’une licence en 2014 à l’École supérieure des sciences appliquées et de technologies / ESSAT à Brazzaville. Puis elle se rend au Maroc à Fès, où elle étoffe son cycle universitaire par une formation en réseaux et systèmes informatiques de l’École française d’enseignement technique.

Depuis trois ans, la Congolaise s’est installée dans la région parisienne. Après une formation au niveau de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes de Gonesse, elle a choisi de travailler dans un secteur qui souffre de clichés de genre où elle demeure en alerte à la moindre panne touchant aussi bien la mécanique que l’électricité. “C’est pour la maintenance que mon cœur bat, en reflet avec ma formation initiale”, confie la technicienne, ravie d’exercer dans l’écosystème des machines automatisées avec, de plus, beaucoup d’électronique et d’informatique.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

France/Covid-19 : Paris pourrait vacciner «30 à 40%» de la population «dès janvier»

novembre 20, 2020

La mairie de Paris se tient prêt à vacciner 30 à 40% de la population parisienne contre le Covid-19 à partir de janvier, en ciblant «les plus de 65 ans et les plus fragiles», a annoncé vendredi 20 novembre l’adjointe à la Santé Anne Souyris.

Le scénario étudié par la mairie de Paris est celui d’une «vaccination de 30 à 40% de la population», celle qui est considérée comme prioritaire, dès «début janvier» voire même en décembre si un vaccin est disponible. Suivra «une deuxième phase de vaccination» pour le reste des plus de deux millions de Parisiens, qui «se ferait en médecine de ville», a ajouté Anne Souyris lors d’une visioconférence avec la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, les maires d’arrondissement et le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, à laquelle l’AFP a pu participer. Pour mener cette campagne, cinq sites de la Ville seront réquisitionnés, a précisé Anne Souyris sans les détailler.

Une troisième vague en mars ?

Cette «campagne de vaccination, beaucoup plus rapide» que d’autres scenarii envisagés dans un premier temps par l’Hôtel de Ville et la préfecture de police, permettrait au public prioritaire d’être vacciné sur «convocation de la CPAM», a-t-elle indiqué. «Les personnels soignants seront également prioritaires mais ne seraient pas pris en charge dans les centres dédiés», a ajouté l’élue écologiste. Anne Hidalgo, qui doit présenter la semaine prochaine sa stratégie sanitaire, a évoqué ce scénario jeudi matin lors d’une rencontre avec le premier ministre Jean Castex.

Lors de la réunion vendredi, le professeur Jean-François Delfraissy a insisté sur l’impératif de «continuer les mesures de santé publique pour limiter la circulation du virus». «On va se retrouver début janvier, pas avant, autour de 5000 contaminations par jour» après «cette phase un peu complexe du deuxième confinement et probablement d’un couvre-feu», a-t-il ajouté. «Si on refait la même chose que nous avons fait au cours de l’été, il y aura une troisième vague au mois de mars», a-t-il averti, ajoutant qu’il fallait «optimiser la stratégie tester-tracer-isoler et repenser les questions de l’isolement» pour «mieux faire que ce que nous avons fait jusque maintenant».

Par Le Figaro avec AFP

France/Professeur décapité : appel à un rassemblement dimanche place de la République à Paris

octobre 17, 2020

Cet appel, lancé par plusieurs associations et syndicats, n’a pas encore reçu l’autorisation de la préfecture.

Plusieurs associations et syndicats ont lancé ce samedi un appel à un rassemblement dimanche à 15 heures place de la République à Paris pour rendre hommage au professeur de Conflans-Sainte-Honorine décapité vendredi après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Cet appel a été initié par SOS Racisme, la FSU, le Sgen-CFDT, l’Unsa-Education, le SNALC, la FCPE, la FIDL (syndicat lycéen) la FAGE, l’UEJF et «Dessinez Créez Liberté». «On attend encore l’autorisation de la préfecture», a dit à la presse Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education, après une réunion au ministère de l’Education avec les syndicats enseignants, en présence du Premier ministre Jean Castex.

«Je comprends cette initiative, j’y adhère. Si elle devait avoir lieu, j’irai évidemment à cette manifestation dans le respect des conditions sanitaires qui sont les nôtres aujourd’hui», a pour sa part affirmé à la presse le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. «Nous devons montrer notre soutien à la République», a-t-il ajouté.

«Au-delà de ce rassemblement, nous appelons nos représentations locales à organiser des initiatives dans les jours qui viennent», ont écrit les associations à l’origine de cet appel. Afin de «dire que nous pensons à Samuel Paty (le professeur assassiné) ainsi qu’à ses proches endeuillés», «dire que les enseignants doivent être soutenus dans l’exercice de leur métier», dire «que nous sommes attachés à la liberté d’expression et que nous refusons les logiques extrémistes et obscurantistes», ont-elles notamment souligné.

L’Élysée a indiqué samedi qu’un «hommage national» serait rendu à l’enseignant. Le journal Charlie Hebdo a lui aussi appelé à participer au rassemblement de dimanche.

Par Le Figaro avec AFP

France/Paris: Koffi Olomide accompagne le cercueil blanc de sa maman Amy sur un tapis rouge jusqu’à sa dernière demeure du cimetière

octobre 16, 2020

Avec Ensemble HDTV

Génocide des Tutsi au Rwanda : Eugène Rwamucyo renvoyé devant la cour d’assises de Paris

octobre 16, 2020
Une exposition de photos au Centre du mémorial du génocide à Kigali, en avril 2014.

Des juges d’instruction français ont ordonné le renvoi devant la cour d’assises de Paris du médecin rwandais Eugène Rwamucyo pour « génocide » et « crime contre l’humanité ».

Cet homme de 61 ans, qui réside désormais en Belgique, est aussi renvoyé pour « complicité » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation de ces crimes » commis entre avril et juillet 1994 au Rwanda, période pendant laquelle les tueries ont fait près de 800 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi.

« Mon client conteste formellement les accusations », a réagi son avocat, Me Philippe Meilhac, qui a annoncé vouloir faire appel de l’ordonnance. « Si toutefois un procès devait se tenir, Eugène Rwamucyo l’affrontera avec sérénité », a-t-il ajouté. C’est à la suite d’une plainte contre Eugène Rwamucyo déposée notamment par le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) qu’une instruction avait été ouverte en 2007 à Lille (Nord), puis dépaysée à Paris l’année suivante.

Rwamucyo est notamment accusé d’avoir participé à des réunions de responsables génocidaires à Butare (sud du Rwanda) en 1994, dont l’une sous l’égide du premier ministre de l’époque, Jean Kambanda, condamné à la perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Il est aussi soupçonné d’avoir dirigé les opérations d’enfouissement en masse de corps de civils tutsi lors des massacres commis entre avril et juillet 1994, et ordonné l’achèvement et l’enterrement de survivants, selon des éléments de l’ordonnance des juges.

« Mon client était médecin hygiéniste dans la région de Butare et à ce titre, il était chargé de l’ensevelissement des corps », a expliqué Me Meilhac. « Maintenant, on lui reproche d’avoir profité de cette mission indispensable pour s’en prendre à des survivants », a-t-il regretté.

Condamné par contumace

Eugène Rwamucyo a été condamné par contumace en 2007 au Rwanda à la prison à perpétuité. Médecin à l’hôpital de Maubeuge (Nord), il avait été suspendu en octobre 2009 lorsque la direction de l’établissement avait appris qu’il était visé par un mandat d’arrêt international émis par Kigali. Il avait ensuite été licencié.

En application de ce mandat, Rwamucyo avait finalement été interpellé en mai 2010 à Sannois (région parisienne) alors qu’il venait d’assister aux obsèques de Jean-Bosco Barayagwiza, cofondateur de la Radio-télévision libre des mille collines, tristement célèbre pour avoir propagé des appels à l’extermination des Tutsi. La cour d’appel de Versailles s’était cependant opposée en septembre 2010 à son extradition, ordonnant sa remise en liberté.

Il avait été mis en examen une première fois en 2013 pour « participation à une entente en vue de commettre le crime de génocide », puis en 2018 pour « génocide » et « crimes contre l’humanité », et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de sortir de l’espace Schengen.

En attendant que le cas de Rwamucyo soit tranché, c’est un autre procès qui s’ouvrira devant les assises de Paris en février 2021, celui de Claude Muhayimana, ancien chauffeur de la région de Kibuye accusé de « complicité par aide et assistance » de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Par Jeune Afrique avec AFP

France/Funérailles Mama Amy : Koffi Olomide à Paris

octobre 15, 2020

Parti de Kinshasa le mardi 13 octobre pour trois jours, la star congolaise va assister aux obsèques de sa mère prévues ce vendredi 16 octobre au cimetière privé de Tremblay en France.

Requiem et Mama Amy, les hommages posthumes de Koffi à sa mère (DR)

Photo 1 : Requiem et Mama Amy, les hommages posthumes de Koffi à sa mère (DR)

Le patron de Quartier Latin a posté une petite vidéo de son arrivée à Paris  jeudi où jouait en musique de fond un extrait d’une des deux chansons qu’il a dédiées à la défunte Aminata Angélique Muyonge, sa mère, disparue le 3 octobre. Ces hommages posthumes, intitulés Requiem et Mama Amy, a fait savoir Koffi « seront disponibles ce vendredi 16 octobre à 16h20 ». Savoir que selon l’annonce qu’il avait faite lundi, avant son départ de Kinshasa, à ses amis domiciliés en France, l’illustre disparue serait conduite « vers 16 heures au cimetière de Tremblay ». Ce, à la suite d’un office religieux où il les avait convié en ces termes : « Je compte sur vous qui êtes en France pour que le même vendredi 16 octobre, nous nous retrouvions à l’église pour qu’ensemble nous rendions hommage à notre chère maman, Mama Amy ».

L’inhumation sera suivi d’un « bain de consolation prévu dans la salle Palace de Villiers de 18h à minuit au 2 avenue des entrepreneurs 95400 Villiers-le-Bel », a du reste précisé le Grand Mopao. Ainsi prendra fin le programme des obsèques de Mama Amy qui, jusque-là, s’était tenu dans l’intimité familiale. « La famille se recueille chaque soir à Sevran, en nombre limité à cause de la pandémie », avait souligné Koffi. Du reste, les funérailles avaient été précédées d’une veillée mortuaire organisée le week-end dernier, à savoir « le samedi 10 octobre à Saint-Denis, 17 Boulevard de la Libération ». Koffi Olomide à son arrivée à Paris (DR)

Photo 2 : Koffi Olomide à son arrivée à Paris (DR)

Par ailleurs, l’on sait qu’Aminata Angélique Muyonge sera inhumée à côté de Charles Agbepa, son défunt époux qui l’avait précédé dans l’au-delà voilà quatre ans maintenant. Pour sa part, Koffi Olomide s’est réjoui que ses parents se retrouvent ainsi à nouveau réunis après leur mort. « Je félicite mes frères et sœurs de France qui ont eu la généreuse idée que j’ai approuvée de trouver un caveau juste à côté de papa », a-t-il affirmé dans sa vidéo de Kinshasa. Maintenant un peu plus serein, le chanteur semble avoir retrouvé un tantinet son humeur plaisantine habituelle, loin du Koffi accablé du 3 octobre, il s’est même permis un trait d’humour. « Et je pense que les deux tourtereaux, si j’ose dire, sont en train de rigoler », a-t-il dit un petit sourire en coin.

Avec Adiac-Congo par Nioni Masela

                                                  

France/Paris: un cycliste décède après avoir été percuté par un automobiliste fuyant la police

août 12, 2020

Le chauffard a percuté le cycliste mercredi, en début de soirée, après avoir pris la fuite lors d’un contrôle de police.

Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d'illustration)
Le chauffard a été arrêté et placé en garde à vue. (Photo d’illustration) LOIC VENANCE / AFP

Un cycliste est décédé mercredi soir à Paris après avoir été percuté par un automobiliste qui fuyait la police, a-t-on appris de source policière. Vers 18h30, des policiers en voiture ont voulu contrôler un automobiliste. Au moment où les policiers descendaient de leur véhicule, l’automobiliste a pris la fuite, selon cette source policière.

Poursuivie par les policiers, la voiture du fuyard a alors percuté un cycliste au croisement du boulevard Raspail et du boulevard Montparnasse dans le 14e arrondissement de Paris. Le cycliste est décédé. L’automobiliste a été interpellé et placé en garde à vue.

Par Le Figaro avec AFP

Décès à 93 ans de l’avocate et figure féministe Gisèle Halimi

juillet 28, 2020

 

Figure de la dépénalisation de l’avortement, Gisèle Halimi s’était également engagée pour l’indépendance de son pays natal, la Tunisie.

L’avocate et ancienne députée Gisèle Halimi, qui a consacré sa vie à la cause des femmes et au droit à l’avortement, est décédée mardi, au lendemain de son 93e anniversaire, a annoncé sa famille.

«Elle s’est éteinte dans la sérénité, à Paris», a déclaré à l’AFP l’un de ses trois fils, Emmanuel Faux, estimant que sa mère avait eu «une belle vie».

Grande figure féministe

Particulièrement connue pour avoir fondé aux côtés de Simone de Beauvoir et Jean Rostand le mouvement «Choisir la cause des femmes», qui a milité en faveur de la dépénalisation de l’avortement, Gisèle Halimi s’était également engagée pour l’indépendance de son pays natal, la Tunisie.

Mais Gisèle Halimi fut surtout une avocate de renom, en obtenant notamment en 1972 la relaxe pour Marie-Claire, une jeune fille de 16 ans qui avait avorté après un viol. Elle ouvre ainsi la voie à la dépénalisation de l’avortement, début 1975, avec la loi Veil.

La défense médiatisée qu’elle mène auprès de deux jeunes femmes victimes d’un viol collectif en 1978 contribue également à l’adoption d’une nouvelle loi, deux ans plus tard, définissant le viol et l’attentat à la pudeur comme des crimes, et non plus comme des délits.

Élue députée de l’Isère (apparentée PS) à l’Assemblée nationale de 1981 à 1984, elle n’a eu de cesse de dénoncer un «bastion de la misogynie». Elle poursuit son combat à l’Assemblée, cette fois-ci pour le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), finalement voté en 1982. Avant de prendre ses distances avec le Parti socialiste après son élection à l’Assemblée. En 1998, elle fait partie de l’équipe qui crée Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne).

Carrière d’écrivain

Parallèlement à sa carrière d’avocate, elle a mené une carrière d’écrivain. Parmi sa quinzaine de titres, figurent «Djamila Boupacha» (1962), du nom d’une militante emblématique du FLN, et une oeuvre plus intimiste comme «Fritna», sur sa peu aimante mère (1999), «pratiquante juive totalement ignorante».

Mère de trois garçons, dont Serge Halimi, directeur de la rédaction du Monde diplomatique, elle a confié qu’elle aurait aimé avoir une fille pour «mettre à l’épreuve» son engagement féministe.

«Républicaine passionnée»

«Pour Gisèle Halimi, le féminisme était un humanisme. La France perd une républicaine passionnée qui, comme avocate, militante et élue, fut une grande combattante de l’émancipation des femmes», a écrit Emmanuel Macron sur Twitter.

«Gisèle Halimi a inlassablement et passionnément servi la cause des femmes donc celle de la République. Sans elle et sans son combat de celles qui militaient au risque de leur liberté pour le droit à l’IVG, Simone Veil n’aurait pu faire voter sa loi. Elle ajoutait le courage au talent, le génie du verbe à la science du droit, l’engagement pour la dignité des peuples à la bataille pour l’égalité. Elle restera pour toutes et tous un exemple», a de son côté noté François Hollande.

Par Le Figaro avec AFP

Congo-Diaspora: décès de Lambert Galibali

juillet 26, 2020

L’ancien ministre des travaux publics de Pascal Lissouba, et ancien député de Lekana, Mr Lambert Galibali, est décédé hier dans la matinée à Paris.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

France/Violences policières : le préfet de police interdit plusieurs rassemblements à Paris

juin 6, 2020

 

Des manifestations sont annoncées ce samedi dans plusieurs villes du pays.

Le préfet de police de Paris Didier Lallement a interdit des rassemblements organisés samedi 6 juin contre les violences policières sur l’esplanade du Champ de Mars, après avoir proscrit d’autres actions prévues ailleurs dans la capitale en raison de la crise sanitaire.

«Des appels à manifester à 17h00 sur l’Esplanade du Champ de Mars à Paris, le samedi 6 juin 2020, ont été lancés sur les réseaux sociaux sur le thème des ‘violences policières’, sans aucune déclaration préalable auprès de la préfecture de Police» (PP), écrit le préfet dans un communiqué.

«Ces rassemblements, pouvant rallier de nombreuses personnes, ne sont pas autorisés par le décret du 31 mai 2020 relatif à l’état d’urgence sanitaire, qui proscrit tout rassemblement, dans l’espace public, de plus de dix personnes», poursuit le communiqué.

Des familles de victimes de violences policières réunies en collectif ont invité à «se promener sur le Champ-de-Mars, dans le respect des gestes barrières, pour y prendre une photo devant la Tour Eiffel» avec les hashtags #LaissezNousRespirer, #JusticePourToutesLesVictimes et #PasDeJusticePasDePaix. Les organisateurs appellent à «amplifier le mouvement international de solidarité contre l’impunité des forces de l’ordre», alors que les rassemblements se multiplient après la mort aux Etats-Unis de George Floyd, un Noir de 46 ans asphyxié par un policier.

Le préfet de police avait déjà interdit vendredi matin deux rassemblements prévus samedi à partir de 15h00 devant l’ambassade des Etats-Unis en hommage à George Floyd, et qui ont été maintenus par leurs organisateurs.

Des appels à manifester samedi contre les «violences policières» ont également été lancés dans plusieurs villes de France, comme à Bordeaux, Nantes, Limoges, Poitiers, Marseille ou Lille, en dépit de l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes pour cause de crise sanitaire. Vendredi soir, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Strasbourg, Clermont-Ferrand, Caen et Rouen.

Mardi, une manifestation interdite par le préfet de police a rassemblé à Paris au moins 20.000 personnes à l’appel du comité de soutien à la famille d’Adama Traoré, un jeune homme noir mort en 2016 après une interpellation par des gendarmes.

Par Le Figaro avec AFP