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Roumanie: le gouvernement renversé en pleine crise sanitaire

octobre 5, 2021

Roumanie: le gouvernement renverse en pleine crise sanitaire
Roumanie: le gouvernement renversé en pleine crise sanitaire© AFP/Daniel MIHAILESCU

Le Parlement roumain a approuvé mardi une motion de censure contre le gouvernement libéral, ouvrant la voie à une période d’instabilité politique en pleine quatrième vague de Covid-19.

La motion a été adoptée par 281 voix, soit largement plus que les 234 requises, selon les résultats officiels.

En place depuis les élections de décembre, le Premier ministre Florin Citu, un ancien banquier de 49 ans, était devenu ces derniers mois la bête noire de la droite comme de la gauche.

Alliés improbables en temps normaux, les élus de l’USR (centre droit), ancien membre de la coalition au pouvoir, du Parti social-démocrate (PSD, opposition) et du parti d’extrême droite AUR ont voté de concert pour destituer l’exécutif.

Les libéraux (PNL, au pouvoir) ont eux boycotté le vote, dénonçant une action « irresponsable » de ces trois formations.

« Qu’allez-vous gagner en plongeant le pays dans le chaos ? », avait lancé le Premier ministre, au début de la séance du Parlement, en s’adressant aux partis ayant déposé cette motion.

Et d’assurer que le prochain exécutif serait toujours formé « autour des valeurs libérales », avant de quitter le Parlement sans attendre le résultat du vote.

De nouvelles élections ?

Son gouvernement continuera à assurer l’intérim jusqu’à ce que le président de centre droit Klaus Iohannis désigne un nouveau Premier ministre.

Mais il lui faudra pour cela trouver une majorité, une tâche qui s’annonce compliquée.

Malgré des relations tendues ces dernières semaines, l’USR s’est déclaré ouvert à une nouvelle alliance avec le parti de M. Citu, à condition que ce dernier ne soit pas désigné à la tête du futur gouvernement.

Or, selon plusieurs voix au sein du PNL, M. Iohannis envisagerait justement de le reconduire à ce poste, jouant sur l’aversion des élus à d’éventuelles élections anticipées.

« Florin Citu est notre choix à court, moyen et long terme », a affirmé dimanche l’eurodéputé Rares Bogdan, proche de M. Iohannis.

Selon la Constitution, le chef de l’Etat peut dissoudre le Parlement si les élus refusent deux candidats au poste de Premier ministre en l’espace de 60 jours.

Porté par les sondages, le PSD est le seul parti à souhaiter des législatives et a d’ores et déjà annoncé qu’il ne soutiendrait aucun Premier ministre issu du camp des libéraux.

Factures explosives

Cette nouvelle crise politique intervient alors que la Roumanie est confrontée à une montée en flèche des nouvelles contaminations au Covid-19, plusieurs médecins évoquant des « conditions de guerre » dans les hôpitaux.

Plus de 15.000 nouveaux cas et 252 décès ont ainsi été recensés en 24 heures mardi, des chiffres records depuis le début de la pandémie, qui a fait 37.929 morts.

Vendredi, la Roumanie a été endeuillée par une nouvelle tragédie: un incendie a ravagé l’unité de soins intensifs d’un hôpital du sud-est, faisant sept morts, troisième sinistre meurtrier touchant un établissement hospitalier en moins d’un an.

Malgré l’aggravation de la crise sanitaire, la campagne de vaccination peine à convaincre, seul un tiers des 19 millions de Roumains sont complètement vaccinés à ce jour.

Alors que le froid s’annonce, la population semble davantage inquiète d’une flambée des factures de gaz et d’électricité.

Le gouvernement a promis de compenser une partie de cette hausse pour les foyers démunis.

Mais, dans ce pays parmi les plus pauvres de l’Union européenne, le pouvoir d’achat d’une large frange de la population a déjà été grignoté par une inflation au plus haut depuis 2011, soit 5,3 % en août.

« La pression sur le niveau de vie est évidente. Aux côtés de la quatrième vague de la pandémie, la hausse des factures, dont le choc sera pleinement ressenti en décembre, représente la principale source d’inquiétude pour les Roumains », a abondé auprès de l’AFP le sociologue Iulian Stanescu.

Par Le Point avec AFP

Japon: l’ex-Premier ministre s’excuse devant le Parlement après un scandale

décembre 25, 2020

L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe a présenté ses excuses devant le Parlement vendredi au sujet d’un scandale lié au financement de réceptions organisées pour ses partisans, à propos duquel les procureurs ont décidé de ne pas l’inculper.

L'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

© STR L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

M. Abe, 66 ans, qui a démissionné en septembre pour raisons de santé après avoir battu des records de longévité au poste de Premier ministre (près de neuf ans), a nié toute malversation personnelle, mais a reconnu que certaines déclarations qu’il avait faites devant le Parlement s’étaient révélées erronées.

« Même si je ne le savais pas, je ressens une responsabilité morale. Je le regrette sincèrement et je m’excuse auprès de mes collègues » du Parlement, a-t-il déclaré devant la Chambre basse.

« Il s’avère que j’ai donné des explications qui sont contraires aux faits », a-t-il reconnu en s’engageant à « travailler dur pour pouvoir servir le peuple en gagnant sa confiance ».

Selon la loi japonaise, les dépenses effectuées pour des événements politiques doivent être déclarées, ce que le bureau de M. Abe n’a pas fait pour des dîners qu’un groupe politique le soutenant a organisés à plusieurs reprises la veille de la fête des cerisiers en fleurs, parrainée chaque printemps par le gouvernement.L'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe présente ses excuses devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

© STR L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe présente ses excuses devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

Son bureau aurait ainsi dépensé plus de huit millions de yens (63.000 euros) pour ces événements sur une période de cinq ans, jusqu’en 2019, ont rapporté des médias locaux.

L’ancien dirigeant avait déjà tenu jeudi une conférence de presse, pour la première fois depuis sa démission, où il s’était  excusé « sincèrement », mais affirmé qu’il n’avait pas connaissance des paiements. 

Il a été interrogé à ce sujet par des procureurs, mais ceux-ci ont annoncé jeudi qu’il ne serait pas poursuivi.

Des élus de l’opposition au Parlement ont vivement appostrophé M. Abe vendredi. « Vous n’avez aucune intention de découvrir la vérité, ni de l’expliquer au public », lui a lancé Takahiro Kuroiwa, du Parti démocrate constitutionnel (PDC).

« Pourquoi ne démissionnez-vous pas de votre mandat d’élu? », a renchéri Kiyomi Tsujimoto, également membre du PDC.

Le successeur de M. Abe, l’actuel Premier ministre Yoshihide Suga, a aussi présenté des excuses pour des déclarations erronées au sujet de ces paiements.

M. Suga a longtemps été le bras droit de M. Abe.

Ce scandale tombe à un très mauvais moment pour son gouvernement, dont la popularité a plongé face à sa gestion de la troisième vague de coronavirus que connaît le pays.

M. Abe, issu de la droite nationaliste japonaise, a survécu à plusieurs scandales alors qu’il était au pouvoir, notamment en liaison avec la fête des cerisiers en fleurs.

Le gouvernement Abe a été accusé d’y avoir invité ses partisans et même un membre de l’organisation des yakuzas, la mafia japonaise. 

Avec AFP par kh-sah/mac/ras/ia

RDC : Félix Tshisekedi s’adressa lundi au Parlement

décembre 13, 2020
Le président congolais Félix Tshisekedi, le 15 novembre 2019 à Berlin.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, va s’adresser lundi au Parlement réuni en Congrès, après avoir fragilisé la majorité parlementaire de son prédécesseur Joseph Kabila et rompu leur accord de coalition.

 L’Assemblée nationale a invité samedi les députés « à prendre part au Congrès du lundi 14 décembre à 11h00 » pour « l’audition du président de la République sur l’état de la Nation », un rendez-vous annuel prévu par la Constitution.

Dimanche dernier, le président Tshisekedi a annoncé la fin de la coalition au pouvoir qu’il formait depuis janvier 2019 avec son prédécesseur Joseph Kabila, jusqu’à présent majoritaire à l’Assemblée et au Sénat. Le chef de l’État avait ajouté qu’il souhaitait trouver une nouvelle majorité d’ »Union sacrée » à l’Assemblée pour réformer le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne. Jeudi, la présidente pro-Kabila de l’Assemblée, Jeanine Mabunda, a été destituée par une majorité de 281 députés sur 500 au total.

« J’ai rencontré aujourd’hui le Chef de l’État (…) pour lui faire part du soutien de l’Union européenne à l’ambitieux programme de réformes qu’il a annoncé », a indiqué l’ambassadeur de l’UE, Jean-Marc Châtaigner. Vendredi, l’UE a aussi décidé qu’elle prolongeait d’un an jusqu’en décembre 2021 des sanctions contre 11 personnalités congolaises, pour entrave au processus électoral en 2016, sur la fin du régime Kabila (janvier 2001-janvier 2019).

Par ailleurs, le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de la paix, Jean-Pierre Lacroix, se rendra en RDC de lundi à vendredi, a indiqué un porte-parole de l’ONU à New York. Outre des discussions avec des responsables politiques et de la société civile, il se rendra en Ituri et au Nord-Kivu (Est), en proie à des violences récurrentes.

Le Conseil de sécurité doit se prononcer d’ici le 20 décembre sur l’avenir de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui tente de stabiliser le géant d’Afrique depuis plus de 20 ans. 

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo/Parlement : décès à Paris de la sénatrice Emilienne Charlotte Lekoundzou

février 1, 2020

 

Membre de la commission santé, affaires sociales, famille, genre et développement à la chambre haute du Parlement, Emilienne Charlotte Lekoundzou est décédée ce 1er février à l’hôpital américain de paris, en France à 5 heures du matin.

 

Elue sénatrice en 2017 dans le département de la Lékoumou, elle était, en effet, membre du comité d’honneur du Parti congolais du travail (PCT).

Outre le plan politique, Emilienne Charlotte Lekoundzou fut également une sportive.

Présidente de la Fédération congolaise de handball de 2001-2004, elle fut aussi ancienne joueuse et capitaine de l’Etoile du Congo et des Diables rouges des années 1964-1969.

Membre du Comité des anciens dirigeants généraux et sages de l’Etoile du Congo, la défunte était également présidente d’honneur et doyenne des sages actifs de ce club multidisciplinaire.

Dans un passé récent, elle était à la tête de la Commission ad hoc mise en place suite à la crise ayant déchiré la grande famille stellienne.

 

Avec Adica-Congo.com par Parfait Wilfried Douniama

Royaume-Uni : le président du Parlement refuse un nouveau vote sur l’accord de Brexit

octobre 21, 2019

 

Le «speaker» de la Chambre des communes, John Bercow, a refusé de soumettre au vote des députés, ce lundi, l’accord de Brexit conclu entre Londres et l’Union européenne, expliquant que la motion avait déjà été examinée samedi.

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Un accord a finalement été trouvé entre Londres et Bruxelles ce jeudi 17 octobre. HENRY NICHOLLS/REUTERS

L’histoire se répète. Comme Theresa May avant lui, le premier ministre Boris Johnson a trouvé un «deal» avec Bruxelles, mais la Chambre des communes, où il a de facto perdu sa majorité depuis septembre, ne l’a pas approuvé, samedi, préférant le repousser tant que la législation nécessaire à son application n’aura pas été votée au Parlement.

Malgré ce vote qui a permis à l’opposition de gagner du temps, le gouvernement britannique a demandé, ce lundi 21 octobre, à ce que le texte du «deal» soit de nouveau examiné par les «MP» (members of parliamant). Mais le «speaker» de la Chambre, John Bercow, s’y est opposé, estimant que les députés se sont déjà prononcé sur le texte, il y a «moins de 49 heures». Ce serait «répétitif» et «désordonné», a jugé l’europhile John Bercow, qui a en revanche invité le gouvernement de Boris Johnson à soumettre les projets de loi d’application du Brexit à l’examen du Parlement dès ce lundi s’il le souhaite.

Sans l’aval des députés britanniques, le Brexit avec accord ne peut pas avoir lieu tandis que l’heure tourne, la date-butoir étant toujours fixée au 31 octobre. En sait-on plus sur ce qui va se passer ?

Le bref espoir d’une sortie de crise

Jeudi 17 octobre 2019, quelques heures avant l’ouverture d’un sommet européen très attendu, le premier ministre Boris Johnson et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont affirmé qu’ils étaient parvenus à un «accord de Brexit» qualifié de «juste et équilibré à la fois pour l’UE et la Royaume-Uni» par le Luxembourgeois et d’«excellent» par le Britannique. Le plus difficile restait à obtenir : l’aval des députés britanniques.

Le samedi 19 octobre 2019, Boris Johnson a convoqué la Chambre des communes pour obtenir ce précieux sésame. Un événement : la chambre n’avait pas siégé un samedi – «Big saturday» – depuis la guerre des Malouines en 1982. Las, les députés d’opposition ont voté en faveur d’un report du vote sur l’accord.

Nouveau vote ?

Aussitôt le même jour, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Jacob Rees-Mogg a déclaré que le gouvernement soumettrait derechef l’accord de Brexit à un débat et à un vote dès ce lundi 21 octobre. Mais c’est au «speaker» (président, NDLR) de la Chambre des communes, John Bercow, de décider de l’ordre du jour. Ce personnage haut en couleur, notoirement défavorable au Brexit et régulièrement critiqué pour le choix des amendements qu’il met en avant, a annoncé, ce lundi après-midi, qu’il refusait un nouveau débat.

Plusieurs parlementaires lui avaient auparavant rappelé qu’il avait lui-même exhumé sous le gouvernement de Theresa May, en mars dernier, une disposition remontant à 1604 et interdisant qu’une même question soit soumise deux fois à un vote lors d’une même session parlementaire. «J’ai été surpris par cette affaire, comme d’autres l’ont été, a commenté Bercow après l’annonce de Rees-Mogg. Le gouvernement n’est pas l’arbitre de ce qui est régulier.»

Nouveau délai ?

Une majorité de députés d’opposition sont opposés tant à l’accord négocié par Boris Johnson qu’à la solution d’un «Brexit sans accord» qui, faute de «deal», se déclencherait automatiquement le 31 octobre, à moins que Londres ne demande à Bruxelles un nouveau report et que l’ensemble des 27 Etats membres l’accepte.

C’est dans cette optique que l’opposition à la Chambre des communes, qui contrôle depuis le début du mois de septembre l’agenda parlementaire, a fait voter la loi Benn dite «anti-no deal», qui force Boris Johnson à demander un report à Bruxelles s’il n’a pas obtenu de nouvel accord ou s’il n’a pas de majorité à la Chambre en faveur d’un Brexit sans accord. Tentant de la contourner, le premier ministre a en réalité envoyé trois lettres au président du Conseil européen, Donald Tusk : une première, non signée, dans laquelle il demande un report ; une deuxième dans laquelle il indique que ce report serait une erreur ; une troisième dans laquelle l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’Union européenne précise que cette demande de report est une obligation légale.

Ce lundi, saisie d’une plainte sur le sujet, la plus haute juridiction d’Ecosse, la Court of Session, doit justement se pencher sur la question de savoir si, par ce stratagème des trois lettres, Boris Johnson enfreint la loi Benn, ce que les juristes du gouvernement contestent.

Une majorité pour Boris Johnson ?

Dans la foulée de la décision des députés, samedi, de repousser le vote sur l’accord de Brexit tant que la législation nécessaire à son application n’aura pas été votée, Boris Johnson a déclaré aux parlementaires que son gouvernement soumettrait cette semaine les actes législatifs nécessaires. On s’attend à ce que ce processus parlementaire débute ce mardi 22 octobre. Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, a estimé que le gouvernement pensait disposer du nombre de voix nécessaire pour faire passer ces législations. Les 21 conservateurs frondeurs, exclus le mois dernier pour s’être opposés à Boris Johsnon, pourraient cette fois-ci soutenir le gouvernement. «Il dispose d’une coalition fragile mais sincère», a résumé l’ancienne ministre Amber Rudd, démissionnaire il y a quelques semaines, mais qui devrait aussi s’associer au vote.

Reste que la situation est difficile pour Boris Johnson : vu les équilibres politiques mouvants au sein de la Chambre des communes, l’opposition travailliste pourrait profiter du vote de ces actes législatifs pour tenter de faire passer des amendements, visant, par exemple, à maintenir le Royaume-Uni au sein de l’union douanière européenne voire à introduire un référendum de confirmation de l’accord, ce qui ferait resurgir dans le débat outre-Manche l’hypothèse d’une annulation du Brexit.

Des élections anticipées ?

Si, finalement, l’accord de Brexit n’était pas approuvé avant le 31 octobre, les Européens pourraient décider de se résigner à accorder un nouveau délai au Royaume-Uni, qu’il s’agisse d’un «report technique» de quelques jours (pour achever le travail législatif en cours au sein de la Chambre des communes) ou d’un report plus politique qui pourrait courir jusqu’au 31 janvier 2020 (délai évoqué par Boris Johnson dans sa lettre numéro une). Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé samedi en fin de soirée qu’il allait entamer des consultations avec les dirigeants des Vingt-Sept.

Les Européens pourraient somme toute se satisfaire d’un report de durée raisonnable pour laisser le temps aux Britanniques d’organiser des élections anticipées. Si Boris Johnson les remporte, l’actuel premier ministre disposera d’une nouvelle Chambre des communes, où il disposera d’une majorité pour mettre en oeuvre, finalement, l’accord de Brexit. Un scénario qui pourrait apparaître comme la meilleure solution du point de vue de Londres et Bruxelles, vu le blocage à Westminster qui a déjà causé la chute du gouvernement de Theresa May.

Tant les conservateurs de Boris Johnson que l’opposition travailliste disent vouloir de nouvelles élections. Mais le chef de file du Labour, Jeremy Corbyn, refuse de bouger sur ce front tant que le risque d’un Brexit sans accord ne sera pas écarté. Il sait aussi que les sondages ne lui sont pas favorables. Au contraire, Johnson, dont le parti est en tête dans les études d’opinion, pourrait profiter de l’exaspération des Britanniques envers l’actuelle chambre, une majorité d’entre eux souhaitant en finir avec l’incertitude.

Par Le Figaro.fr par Alexis Feertchak

Roumanie: le gouvernement social-démocrate renversé par le parlement

octobre 10, 2019

 

Le gouvernement roumain dirigé par la sociale-démocrate Viorica Dancila a été renversé jeudi au parlement par une motion de défiance, ouvrant la voie à des négociations pour trouver une nouvelle majorité, à un mois de l’élection présidentielle.

«La motion a été adoptée, le parlement retire sa confiance au gouvernement», a annoncé le président de la chambre des députés Marcel Ciolacu à l’issue du vote, alors que 238 élus sur un total de 465 se sont prononcés pour le départ de Viorica Dancila, en difficulté depuis plusieurs semaines.

Par Le Figaro.fr avec AFP

En Nouvelle-Zélande, le président du Parlement nourrit le bébé d’un député en pleine séance

août 22, 2019

 

BB

Trevor Mallard, le président du Parlement néo-zélandais, en pleine session à la Chambre des représentants, nourrit un bébé.

Mercredi 21 août, Trevor Mallard, le président du Parlement néo-zélandais, s’est improvisé baby-sitter du bébé d’un député le temps d’un débat à la Chambre des représentants. Le père de l’enfant, l’ancien animateur de télévision Tāmati Coffey, se dit «vraiment soutenu» par l’ensemble de ses collègues.

Un « intrus » d’à peine cinq kilos au Parlement. En Nouvelle-Zélande, le président de la Chambre des représentants Trevor Mallard a donné, mercredi 21 août, le biberon au nourrisson d’un député alors qu’il présidait un débat. Né en juillet d’une mère porteuse, le petit garçon est le fils du député travailliste Tāmati Coffey.

De retour de congé paternité, l’ancien animateur de télévision a confié au cours d’une session parlementaire son bébé au patron du perchoir du Parlement. C’est tout naturellement que Trevor Mallard, lui-même père de trois enfants, a assumé le rôle de baby-sitter. Des photos de l’élu en train de bercer l’enfant et de lui donner le biberon ont été partagées de nombreuses fois sur les réseaux sociaux. «Ravi d’avoir un bébé à la Chambre, et quel beau bébé», a notamment tweeté Gareth Hughes, député du Parti vert.

« Le miracle de la vie »

Par la suite, le député Coffey a indiqué à Newshub se sentir «vraiment soutenu par les collègues de toute l’Assemblée». «Les bébés apaisent la tension ambiante au Parlement et je pense que nous avons davantage besoin d’eux pour nous rappeler la véritable raison pour laquelle nous sommes tous ici», a-t-il poursuivi. Dans un post Facebook annonçant la naissance du bébé, Tāmati Coffey affirmait en juillet que son partenaire Tim Smith et lui étaient «bouleversés par le miracle de la vie». Avant d’assurer que la mère porteuse, une amie du couple, «s’en sortait très bien».

Ce n’est toutefois pas la première fois qu’un député s’affiche avec son bébé au Parlement. Et l’exemple vient d’en haut puisqu’en septembre 2018, la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, avait siégé aux Nations unies avec son bébé de trois mois lors de son premier discours à New York.

Le Figaro.fr par Segolène Forgar

Heurts en Géorgie: le président du parlement démissionne

juin 21, 2019

 

le président du parlement géorgien a démissionné au lendemain de violents heurts avec la police lors de la manifestation de jeudi protestant contre l’intervention d’un député russe au parlement de cette ex-république soviétique du Caucase, tandis que l’opposition géorgienne a appelé vendredi à des «manifestations permanentes» contre le gouvernement.

«La décision d’Irakli Kobakhidze de quitter son poste est une preuve du grand niveau de responsabilité fixé par notre parti et non pas une concession aux demandes irresponsables des partis de l’opposition», a indiqué lors d’une conférence de presse Khakha Kaladze, secrétaire général du parti au pouvoir du Rêve géorgien.

Les près de 10.000 manifestants dénonçaient le fait que l’élu communiste russe Sergueï Gavrilov, à Tbilissi dans le cadre d’une rencontre annuelle de l’Assemblée interparlementaire sur l’orthodoxie, ait été invité à prendre la parole devant le parlement géorgien depuis la tribune du président du parlement, alors qu’ils considèrent la Russie comme un pays occupant.

Une protestataire porte une pancarte avec le slogan «La Russie est un occupant» devant le Parlement géorgien à Tbilissi, le 20 juin. Les protestations, marquées par des affrontements qui ont fait 240 blessés dont 160 manifestants et 80 policiers selon les autorités, ont été condamnées par le Kremlin comme une «provocation russophobe». Ces réactions reflètent les relations à fleur de peau entre les deux pays près de 30 ans après la chute de l’URSS et plus de dix ans après la «guerre éclair» les opposant, et qui se sont terminées par l’occupation de facto par la Russie de deux régions géorgiennes.

L’opposition a demandé à ses partisans de ressortir dans la rue à Tbilissi vendredi à partir de 19 heures locales (17 heures en France). «Le peuple géorgien et les partis d’opposition demandent la tenue d’élections législatives anticipées et la démission du président du Parlement et du ministre de l’Intérieur», a affirmé à l’AFP Grigol Vachadzé, leader du Mouvement national uni, crée par l’ancien président en exil Mikheil Saakachvili. «Des manifestations pacifiques permanentes se poursuivront jusqu’à ce que ces demandes soient remplies».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un ballon représentant le maire de Londres en bikini vole près du Parlement britannique

septembre 1, 2018

Des opposants au maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, ont fait voler samedi près du Parlement britannique un ballon géant le représentant en bikini, en réponse au « Bébé Trump » géant qui avait flotté au même endroit en juillet.

L’action a été initiée par Yanny Bruere, qui se revendique comme un « partisan de la liberté d’expression ».

Des opposants au président américain Donald Trump avaient déployé un ballon le caricaturant en bébé joufflu et colérique pendant sa visite officielle au Royaume-Uni, en juillet.

« Faisons un +bébé Khan+ et voyons si la LIBERTÉ D’EXPRESSION s’applique à tous », a écrit Yanny Bruere sur une page de crowdfunding (financement participatif), récoltant près de 60.000 livres sterling (67.000 euros) pour son projet.

Il y explique son désaccord avec la politique du maire de Londres et dénonce une hausse de la criminalité dans la capitale britannique.

Le maillot de bain fait référence à l’interdiction en 2016 d’une publicité pour des produits amincissants dans les transports londoniens. Jugée sexiste, la publicité représentait une mannequin au corps élancé et vêtue d’un bikini jaune demandant « Votre corps est-il prêt pour la plage? ».

La manifestation de samedi a été autorisée et le maire de Londres a déclaré à ITV London: « si les gens veulent passer leur samedi à me regarder en bikini jaune, ils ont tout à fait le droit de le faire -bien que je ne pense pas que le jaune soit ma couleur ».

Romandie.com avec(©AFP / (01 septembre 2018 13h26)                                                        

RDC: devant le Parlement, Kabila réitère son « engagement à respecter la Constitution »

juillet 19, 2018

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, à Pretoria, le 25 juin 2017. © Phill Magakoe/AFP

Le président Joseph Kabila a livré jeudi un discours très attendu devant le Parlement réuni en Congrès. Mais à moins d’une semaine du dépôt des candidatures à la présidentielle, le chef de l’État n’a pas donné d’indication sur son avenir politique.

Son discours était très attendu. Mais il a déçu ceux qui imaginaient que le président congolais allait évoquer son avenir politique. Car si la Constitution interdit à Joseph Kabila l’éventualité d’un troisième mandat, celui-ci entretient toujours le flou sur ses intentions en vue de l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.

Voici les points principaux de son discours.

Les heures sont données en heure GMT 

16 h 30 : « Joseph Kabila est totalement déconnecté des aspirations du peuple » (Ensemble)

Du côté d’Ensemble pour le changement, la plateforme électorale de l’opposant en exil Moïse Katumbi, on estime que le discours de Joseph Kabila « c’est du déjà entendu ». « Le chef de l’État n’a absolument rien dit. Au contraire, nous avons eu affaire à un Kabila sans inspiration, qui est venu devant le Congrès seulement pour répondre à la communauté internationale », regrette le député Christophe Lutundulu, vice-président du G7.

Pour ce membre du bureau politique de Moïse Katumbi, « Joseph Kabila est totalement déconnecté des aspirations du peuple congolais ». Il assure aussi que l’opposition va continuer à « lutter pour obtenir les élections transparentes, libres et inclusives ».

16 h 05 : « Kabila avait l’opportunité de décrisper la situation politique, il n’en a rien fait » (UDPS)

D’après Jean-Marc Kabund, de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), « Joseph Kabila n’a pas compris ce que ce discours sur l’état de la nation voulait dire ». « Cela suppose d’entendre les attentes de son peuple et d’y répondre. Or, comme chaque année, il s’est contenté de faire un récital de chiffres, dont lui-même n’a pas la maîtrise. Le pays vit actuellement des heures très difficiles. À quelques jours du dépôt des candidatures, Kabila avait l’opportunité de décrisper la situation politique. Il a préféré narguer le peuple congolais et la communauté internationale. »

15 h 27 : Joseph Kabila achève son discours sans faire mention de son avenir politique

Après environ une heure de discours, le président congolais a achevé son discours sans faire une seule fois mention de son avenir politique.

15 h 20 : « Notre engagement à respecter la Constitution demeure non équivoque »

Le président Kabila a souligné son « engagement à respecter la Constitution ». « Le cap des élections reste maintenu », a-t-il également déclaré, en soulignant que celles-ci seront intégralement financées par la RDC.

Quelques instants auparavant, le chef de l’État congolais a affirmé s’être « employé au plan politique à promouvoir les idéaux de démocratie, de patriotisme et d’indépendance nationale ». « Le Congo n’a jamais donné de leçons à personne, et n’est pas disposé à en recevoir, a-t-il déclaré. Et surtout pas de ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays et ailleurs. »

15 h 12 : Kabila préconise la maîtrise du taux de croissance démographique

« N’en déplaise à ceux qui ne voient que ce qu’il reste à faire et non ce qui a été fait », les réformes engagées ont eu, selon Joseph Kabila, une « incidence » sur la situation économique du pays. Le président congolais reconnaît toutefois que « les conditions sociales demeures préoccupantes, particulièrement en milieux ruraux et semi-urbains ».

Pour lutter contre la pauvreté, Joseph Kabila estime qu’ il est désormais « urgent d’œuvrer dès à présent à la maîtrise du taux de croissance démographique », à travers notamment des « mesures courageuses » en matière de planning familial.

14 h 55 : Une litanie de chiffres

Croissance économique, inflation, réserves de change… Chiffres à l’appui, Joseph Kabila évoque un par un les grands indicateurs économiques et souligne les progrès accomplis selon lui.

14 h 45 : Kabila fait l’éloge de sa présidence

Joseph Kabila dresse un tableau, plutôt flatteur selon lui, de la RDC. Un pays « voué à une disparition programmée » mais qui est aujourd’hui le « centre de toutes convoitises et intrigues diplomatiques, voire des complots sordides ».

Réunification du pays, croissance économique, réforme de l’État… Kabila fait ensuite l’éloge de sa présidence. « Fort de cette renaissance de l’État, je me suis employé à créer les conditions favorables pour l’émergence d’un Congo fort et prospère. Là aussi, le pari paraissait impossible, car nous avons hérité d’une situation catastrophique. »

14 h 35 : « Pourquoi est-ce que je sens une petite tension dans la salle ? »

« Pourquoi est-ce que je sens une petite tension dans la salle ? », s’interroge Joseph Kabila, en guise de prélude à son discours. « Je sais pourquoi il y a une tension, poursuit-il. Probablement parce qu’il y a ceux qui pensent que aujourd’hui, quelque part dans mon discours, je dois dire « mesdames et messieurs comprenez mon émotion ». Ce sera tout simplement « comprenez ma passion pour le Congo ». » Une référence au célèbre discours prononcé par le maréchal Mobutu, lors de son annonce il y a 28 ans du tournant du multipartisme.

14 h 20 : Le président Kabila fait son entrée

Fanfare et tapis rouge… Joseph Kabila a fait une entrée en grande pompe dans l’enceinte du palais du Peuple. Son discours sur l’état de la nation est attendu incessamment.

14 h 15 : Un discours peaufiné jusqu’au dernier moment

Hier, Néhémie Mwilanya Wilondja, le directeur de cabinet du chef de l’État, « [travaillait] encore sur le discours » que Joseph Kabila s’apprête à prononcer devant le Congrès, nous a confie l’un de ses proches.

14 h 10 : Le président Joseph Kabila attendu d’un moment à l’autre

Après le vote de l’ordre du jour du Congrès, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont suspendu pour quelques instants la séance, le temps d’aller accueillir le président Joseph Kabila. Dans la salle, 467 députés sur 500 et 80 sénateurs sur 108 sont présents pour assister au discours de Joseph Kabila.

14 h 00 : Retour sur le discours de Kabila en novembre 2016

Le 15 novembre 2016, en pleine crise politique, Joseph Kabila livre un discours devant les parlementaires réunis en Congrès. Il se montre alors peu loquace sur son avenir politique, en assurant simplement que « la RDC est une démocratie constitutionnelle : toutes les questions pertinentes relatives au sort des institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution ».

À l’époque, ses détracteurs le soupçonnent déjà de vouloir briguer un troisième mandat. « Pourquoi [Kabila] ne dit pas clairement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession ? », s’interrogeait déjà à l’époque un membre du Rassemblement.

13 h 54 : Pour le ministre Emmanuel Ilunga, « Joseph Kabila n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat » 

Dans une interview à Jeune Afrique, le ministre en charge des Congolais de l’étranger Emmanuel Ilunga estime que « les actes du président Kabila montrent clairement qu’il n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat ». « Tenez, il a initié cette réforme de la loi électorale qui oblige les partis politiques à se regrouper dans des grands ensemble, poursuit-il. C’est une preuve qu’il veut faire de la politique autrement. Et s’il voulait vraiment briguer un troisième mandat, il aurait utilisé le vote des Congolais de l’étranger pour tirer les choses en longueur tellement il aurait été compliqué de le rendre effectif. »

L’intégralité de l’interview : Emmanuel Ilunga : « La Belgique nous considère encore comme des personnes colonisées »

13 h 50 : Retour sur le discours de Kabila en novembre 2016

Le 15 novembre 2016, en pleine crise politique, Joseph Kabila livre un discours devant les parlementaires réunis en Congrès. Il se montre alors peu loquace sur son avenir politique, en assurant simplement que « la RDC est une démocratie constitutionnelle : toutes les questions pertinentes relatives au sort des institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution ».

À l’époque, ses détracteurs le soupçonnent déjà de vouloir briguer un troisième mandat. « Pourquoi [Kabila] ne dit pas clairement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession ? », s’interrogeait déjà à l’époque un membre du Rassemblement.

13 h 40 : Joseph Kabila de nouveau candidat ? Des signaux contradictoires

Après trois ans de blocage, l’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 17 juillet, la proposition de loi sur le statut des anciens présidents de la République. Un texte interprété comme le signe que le président Kabila était prêt à passer la main – avec tout de même un certain nombre d’avantages non négligeables. Autre élément : la récente vague de nominations au sein de l’armée, qui montrerait sa volonté de garder le contrôle sur l’appareil militaire après son départ.

À l’inverse, d’autres signaux font pencher la balance pour une éventuelle candidature de l’actuel président. C’est le cas notamment de cette sortie du juriste congolais Cyrus Mirindi, pour qui la révision partielle de la Constitution en 2011 remettrait les compteurs à zéro. « Le comptage (en termes de mandats) qu’on doit prendre constitutionnellement, c’est le comptage qui débute à partir de l’élection de 2011, expliquait-il à nos confrères de Radio Okapi. À partir de ce moment-là, le président de la République a fait un mandat et il lui reste un deuxième mandat pour atteindre le plafond constitutionnel. »

13 h 35 : Le programme prévu

13 h 30 : Pourquoi ce discours est très attendu

Annoncé depuis la fin juin, le discours de Joseph Kabila intervient à seulement six jours de l’ouverture du dépôt des candidatures à l’élection présidentielle. Or le président congolais, s’il a assuré vouloir respecter la Constitution, n’a jamais clairement fait part de ses intentions en vue du scrutin.

Interrogé sur les raisons de ce mutisme au sommet de l’État, la Majorité présidentielle évoque la volonté « de ne pas faire le jeu de l’opposition ». « Le chef de l’État a pris l’engagement devant la nation que la Constitution sera respectée, déclarait il y a quelques semaines à JA André-Alain Atundu, porte-parole de la MP. Un engagement renouvelé dans l’accord du 31 décembre 2016, qui dispose que le président ne pourra pas solliciter un troisième mandat. J’estime que, pour des esprits normalement constitués, cela devrait suffire. »

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