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Roumanie: le gouvernement social-démocrate renversé par le parlement

octobre 10, 2019

 

Le gouvernement roumain dirigé par la sociale-démocrate Viorica Dancila a été renversé jeudi au parlement par une motion de défiance, ouvrant la voie à des négociations pour trouver une nouvelle majorité, à un mois de l’élection présidentielle.

«La motion a été adoptée, le parlement retire sa confiance au gouvernement», a annoncé le président de la chambre des députés Marcel Ciolacu à l’issue du vote, alors que 238 élus sur un total de 465 se sont prononcés pour le départ de Viorica Dancila, en difficulté depuis plusieurs semaines.

Par Le Figaro.fr avec AFP

En Nouvelle-Zélande, le président du Parlement nourrit le bébé d’un député en pleine séance

août 22, 2019

 

BB

Trevor Mallard, le président du Parlement néo-zélandais, en pleine session à la Chambre des représentants, nourrit un bébé.

Mercredi 21 août, Trevor Mallard, le président du Parlement néo-zélandais, s’est improvisé baby-sitter du bébé d’un député le temps d’un débat à la Chambre des représentants. Le père de l’enfant, l’ancien animateur de télévision Tāmati Coffey, se dit «vraiment soutenu» par l’ensemble de ses collègues.

Un « intrus » d’à peine cinq kilos au Parlement. En Nouvelle-Zélande, le président de la Chambre des représentants Trevor Mallard a donné, mercredi 21 août, le biberon au nourrisson d’un député alors qu’il présidait un débat. Né en juillet d’une mère porteuse, le petit garçon est le fils du député travailliste Tāmati Coffey.

De retour de congé paternité, l’ancien animateur de télévision a confié au cours d’une session parlementaire son bébé au patron du perchoir du Parlement. C’est tout naturellement que Trevor Mallard, lui-même père de trois enfants, a assumé le rôle de baby-sitter. Des photos de l’élu en train de bercer l’enfant et de lui donner le biberon ont été partagées de nombreuses fois sur les réseaux sociaux. «Ravi d’avoir un bébé à la Chambre, et quel beau bébé», a notamment tweeté Gareth Hughes, député du Parti vert.

« Le miracle de la vie »

Par la suite, le député Coffey a indiqué à Newshub se sentir «vraiment soutenu par les collègues de toute l’Assemblée». «Les bébés apaisent la tension ambiante au Parlement et je pense que nous avons davantage besoin d’eux pour nous rappeler la véritable raison pour laquelle nous sommes tous ici», a-t-il poursuivi. Dans un post Facebook annonçant la naissance du bébé, Tāmati Coffey affirmait en juillet que son partenaire Tim Smith et lui étaient «bouleversés par le miracle de la vie». Avant d’assurer que la mère porteuse, une amie du couple, «s’en sortait très bien».

Ce n’est toutefois pas la première fois qu’un député s’affiche avec son bébé au Parlement. Et l’exemple vient d’en haut puisqu’en septembre 2018, la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, avait siégé aux Nations unies avec son bébé de trois mois lors de son premier discours à New York.

Le Figaro.fr par Segolène Forgar

Heurts en Géorgie: le président du parlement démissionne

juin 21, 2019

 

le président du parlement géorgien a démissionné au lendemain de violents heurts avec la police lors de la manifestation de jeudi protestant contre l’intervention d’un député russe au parlement de cette ex-république soviétique du Caucase, tandis que l’opposition géorgienne a appelé vendredi à des «manifestations permanentes» contre le gouvernement.

«La décision d’Irakli Kobakhidze de quitter son poste est une preuve du grand niveau de responsabilité fixé par notre parti et non pas une concession aux demandes irresponsables des partis de l’opposition», a indiqué lors d’une conférence de presse Khakha Kaladze, secrétaire général du parti au pouvoir du Rêve géorgien.

Les près de 10.000 manifestants dénonçaient le fait que l’élu communiste russe Sergueï Gavrilov, à Tbilissi dans le cadre d’une rencontre annuelle de l’Assemblée interparlementaire sur l’orthodoxie, ait été invité à prendre la parole devant le parlement géorgien depuis la tribune du président du parlement, alors qu’ils considèrent la Russie comme un pays occupant.

Une protestataire porte une pancarte avec le slogan «La Russie est un occupant» devant le Parlement géorgien à Tbilissi, le 20 juin. Les protestations, marquées par des affrontements qui ont fait 240 blessés dont 160 manifestants et 80 policiers selon les autorités, ont été condamnées par le Kremlin comme une «provocation russophobe». Ces réactions reflètent les relations à fleur de peau entre les deux pays près de 30 ans après la chute de l’URSS et plus de dix ans après la «guerre éclair» les opposant, et qui se sont terminées par l’occupation de facto par la Russie de deux régions géorgiennes.

L’opposition a demandé à ses partisans de ressortir dans la rue à Tbilissi vendredi à partir de 19 heures locales (17 heures en France). «Le peuple géorgien et les partis d’opposition demandent la tenue d’élections législatives anticipées et la démission du président du Parlement et du ministre de l’Intérieur», a affirmé à l’AFP Grigol Vachadzé, leader du Mouvement national uni, crée par l’ancien président en exil Mikheil Saakachvili. «Des manifestations pacifiques permanentes se poursuivront jusqu’à ce que ces demandes soient remplies».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un ballon représentant le maire de Londres en bikini vole près du Parlement britannique

septembre 1, 2018

Des opposants au maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, ont fait voler samedi près du Parlement britannique un ballon géant le représentant en bikini, en réponse au « Bébé Trump » géant qui avait flotté au même endroit en juillet.

L’action a été initiée par Yanny Bruere, qui se revendique comme un « partisan de la liberté d’expression ».

Des opposants au président américain Donald Trump avaient déployé un ballon le caricaturant en bébé joufflu et colérique pendant sa visite officielle au Royaume-Uni, en juillet.

« Faisons un +bébé Khan+ et voyons si la LIBERTÉ D’EXPRESSION s’applique à tous », a écrit Yanny Bruere sur une page de crowdfunding (financement participatif), récoltant près de 60.000 livres sterling (67.000 euros) pour son projet.

Il y explique son désaccord avec la politique du maire de Londres et dénonce une hausse de la criminalité dans la capitale britannique.

Le maillot de bain fait référence à l’interdiction en 2016 d’une publicité pour des produits amincissants dans les transports londoniens. Jugée sexiste, la publicité représentait une mannequin au corps élancé et vêtue d’un bikini jaune demandant « Votre corps est-il prêt pour la plage? ».

La manifestation de samedi a été autorisée et le maire de Londres a déclaré à ITV London: « si les gens veulent passer leur samedi à me regarder en bikini jaune, ils ont tout à fait le droit de le faire -bien que je ne pense pas que le jaune soit ma couleur ».

Romandie.com avec(©AFP / (01 septembre 2018 13h26)                                                        

RDC: devant le Parlement, Kabila réitère son « engagement à respecter la Constitution »

juillet 19, 2018

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, à Pretoria, le 25 juin 2017. © Phill Magakoe/AFP

Le président Joseph Kabila a livré jeudi un discours très attendu devant le Parlement réuni en Congrès. Mais à moins d’une semaine du dépôt des candidatures à la présidentielle, le chef de l’État n’a pas donné d’indication sur son avenir politique.

Son discours était très attendu. Mais il a déçu ceux qui imaginaient que le président congolais allait évoquer son avenir politique. Car si la Constitution interdit à Joseph Kabila l’éventualité d’un troisième mandat, celui-ci entretient toujours le flou sur ses intentions en vue de l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.

Voici les points principaux de son discours.

Les heures sont données en heure GMT 

16 h 30 : « Joseph Kabila est totalement déconnecté des aspirations du peuple » (Ensemble)

Du côté d’Ensemble pour le changement, la plateforme électorale de l’opposant en exil Moïse Katumbi, on estime que le discours de Joseph Kabila « c’est du déjà entendu ». « Le chef de l’État n’a absolument rien dit. Au contraire, nous avons eu affaire à un Kabila sans inspiration, qui est venu devant le Congrès seulement pour répondre à la communauté internationale », regrette le député Christophe Lutundulu, vice-président du G7.

Pour ce membre du bureau politique de Moïse Katumbi, « Joseph Kabila est totalement déconnecté des aspirations du peuple congolais ». Il assure aussi que l’opposition va continuer à « lutter pour obtenir les élections transparentes, libres et inclusives ».

16 h 05 : « Kabila avait l’opportunité de décrisper la situation politique, il n’en a rien fait » (UDPS)

D’après Jean-Marc Kabund, de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), « Joseph Kabila n’a pas compris ce que ce discours sur l’état de la nation voulait dire ». « Cela suppose d’entendre les attentes de son peuple et d’y répondre. Or, comme chaque année, il s’est contenté de faire un récital de chiffres, dont lui-même n’a pas la maîtrise. Le pays vit actuellement des heures très difficiles. À quelques jours du dépôt des candidatures, Kabila avait l’opportunité de décrisper la situation politique. Il a préféré narguer le peuple congolais et la communauté internationale. »

15 h 27 : Joseph Kabila achève son discours sans faire mention de son avenir politique

Après environ une heure de discours, le président congolais a achevé son discours sans faire une seule fois mention de son avenir politique.

15 h 20 : « Notre engagement à respecter la Constitution demeure non équivoque »

Le président Kabila a souligné son « engagement à respecter la Constitution ». « Le cap des élections reste maintenu », a-t-il également déclaré, en soulignant que celles-ci seront intégralement financées par la RDC.

Quelques instants auparavant, le chef de l’État congolais a affirmé s’être « employé au plan politique à promouvoir les idéaux de démocratie, de patriotisme et d’indépendance nationale ». « Le Congo n’a jamais donné de leçons à personne, et n’est pas disposé à en recevoir, a-t-il déclaré. Et surtout pas de ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays et ailleurs. »

15 h 12 : Kabila préconise la maîtrise du taux de croissance démographique

« N’en déplaise à ceux qui ne voient que ce qu’il reste à faire et non ce qui a été fait », les réformes engagées ont eu, selon Joseph Kabila, une « incidence » sur la situation économique du pays. Le président congolais reconnaît toutefois que « les conditions sociales demeures préoccupantes, particulièrement en milieux ruraux et semi-urbains ».

Pour lutter contre la pauvreté, Joseph Kabila estime qu’ il est désormais « urgent d’œuvrer dès à présent à la maîtrise du taux de croissance démographique », à travers notamment des « mesures courageuses » en matière de planning familial.

14 h 55 : Une litanie de chiffres

Croissance économique, inflation, réserves de change… Chiffres à l’appui, Joseph Kabila évoque un par un les grands indicateurs économiques et souligne les progrès accomplis selon lui.

14 h 45 : Kabila fait l’éloge de sa présidence

Joseph Kabila dresse un tableau, plutôt flatteur selon lui, de la RDC. Un pays « voué à une disparition programmée » mais qui est aujourd’hui le « centre de toutes convoitises et intrigues diplomatiques, voire des complots sordides ».

Réunification du pays, croissance économique, réforme de l’État… Kabila fait ensuite l’éloge de sa présidence. « Fort de cette renaissance de l’État, je me suis employé à créer les conditions favorables pour l’émergence d’un Congo fort et prospère. Là aussi, le pari paraissait impossible, car nous avons hérité d’une situation catastrophique. »

14 h 35 : « Pourquoi est-ce que je sens une petite tension dans la salle ? »

« Pourquoi est-ce que je sens une petite tension dans la salle ? », s’interroge Joseph Kabila, en guise de prélude à son discours. « Je sais pourquoi il y a une tension, poursuit-il. Probablement parce qu’il y a ceux qui pensent que aujourd’hui, quelque part dans mon discours, je dois dire « mesdames et messieurs comprenez mon émotion ». Ce sera tout simplement « comprenez ma passion pour le Congo ». » Une référence au célèbre discours prononcé par le maréchal Mobutu, lors de son annonce il y a 28 ans du tournant du multipartisme.

14 h 20 : Le président Kabila fait son entrée

Fanfare et tapis rouge… Joseph Kabila a fait une entrée en grande pompe dans l’enceinte du palais du Peuple. Son discours sur l’état de la nation est attendu incessamment.

14 h 15 : Un discours peaufiné jusqu’au dernier moment

Hier, Néhémie Mwilanya Wilondja, le directeur de cabinet du chef de l’État, « [travaillait] encore sur le discours » que Joseph Kabila s’apprête à prononcer devant le Congrès, nous a confie l’un de ses proches.

14 h 10 : Le président Joseph Kabila attendu d’un moment à l’autre

Après le vote de l’ordre du jour du Congrès, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont suspendu pour quelques instants la séance, le temps d’aller accueillir le président Joseph Kabila. Dans la salle, 467 députés sur 500 et 80 sénateurs sur 108 sont présents pour assister au discours de Joseph Kabila.

14 h 00 : Retour sur le discours de Kabila en novembre 2016

Le 15 novembre 2016, en pleine crise politique, Joseph Kabila livre un discours devant les parlementaires réunis en Congrès. Il se montre alors peu loquace sur son avenir politique, en assurant simplement que « la RDC est une démocratie constitutionnelle : toutes les questions pertinentes relatives au sort des institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution ».

À l’époque, ses détracteurs le soupçonnent déjà de vouloir briguer un troisième mandat. « Pourquoi [Kabila] ne dit pas clairement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession ? », s’interrogeait déjà à l’époque un membre du Rassemblement.

13 h 54 : Pour le ministre Emmanuel Ilunga, « Joseph Kabila n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat » 

Dans une interview à Jeune Afrique, le ministre en charge des Congolais de l’étranger Emmanuel Ilunga estime que « les actes du président Kabila montrent clairement qu’il n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat ». « Tenez, il a initié cette réforme de la loi électorale qui oblige les partis politiques à se regrouper dans des grands ensemble, poursuit-il. C’est une preuve qu’il veut faire de la politique autrement. Et s’il voulait vraiment briguer un troisième mandat, il aurait utilisé le vote des Congolais de l’étranger pour tirer les choses en longueur tellement il aurait été compliqué de le rendre effectif. »

L’intégralité de l’interview : Emmanuel Ilunga : « La Belgique nous considère encore comme des personnes colonisées »

13 h 50 : Retour sur le discours de Kabila en novembre 2016

Le 15 novembre 2016, en pleine crise politique, Joseph Kabila livre un discours devant les parlementaires réunis en Congrès. Il se montre alors peu loquace sur son avenir politique, en assurant simplement que « la RDC est une démocratie constitutionnelle : toutes les questions pertinentes relatives au sort des institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution ».

À l’époque, ses détracteurs le soupçonnent déjà de vouloir briguer un troisième mandat. « Pourquoi [Kabila] ne dit pas clairement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession ? », s’interrogeait déjà à l’époque un membre du Rassemblement.

13 h 40 : Joseph Kabila de nouveau candidat ? Des signaux contradictoires

Après trois ans de blocage, l’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 17 juillet, la proposition de loi sur le statut des anciens présidents de la République. Un texte interprété comme le signe que le président Kabila était prêt à passer la main – avec tout de même un certain nombre d’avantages non négligeables. Autre élément : la récente vague de nominations au sein de l’armée, qui montrerait sa volonté de garder le contrôle sur l’appareil militaire après son départ.

À l’inverse, d’autres signaux font pencher la balance pour une éventuelle candidature de l’actuel président. C’est le cas notamment de cette sortie du juriste congolais Cyrus Mirindi, pour qui la révision partielle de la Constitution en 2011 remettrait les compteurs à zéro. « Le comptage (en termes de mandats) qu’on doit prendre constitutionnellement, c’est le comptage qui débute à partir de l’élection de 2011, expliquait-il à nos confrères de Radio Okapi. À partir de ce moment-là, le président de la République a fait un mandat et il lui reste un deuxième mandat pour atteindre le plafond constitutionnel. »

13 h 35 : Le programme prévu

13 h 30 : Pourquoi ce discours est très attendu

Annoncé depuis la fin juin, le discours de Joseph Kabila intervient à seulement six jours de l’ouverture du dépôt des candidatures à l’élection présidentielle. Or le président congolais, s’il a assuré vouloir respecter la Constitution, n’a jamais clairement fait part de ses intentions en vue du scrutin.

Interrogé sur les raisons de ce mutisme au sommet de l’État, la Majorité présidentielle évoque la volonté « de ne pas faire le jeu de l’opposition ». « Le chef de l’État a pris l’engagement devant la nation que la Constitution sera respectée, déclarait il y a quelques semaines à JA André-Alain Atundu, porte-parole de la MP. Un engagement renouvelé dans l’accord du 31 décembre 2016, qui dispose que le président ne pourra pas solliciter un troisième mandat. J’estime que, pour des esprits normalement constitués, cela devrait suffire. »

Jeuneafrique.com par et

Liban: Hariri annonce la perte d’un tiers des sièges de son mouvement au Parlement

mai 7, 2018

Un portrait du Premier ministre libanais Saad Hariri entre deux bâtiments dans le quartier sunnite de Tariq al-Jadida à Beyrouth, le 4 mai 2018 / © AFP / JOSEPH EID

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé lundi que son mouvement avait perdu un tiers de ses sièges au sein du Parlement, au lendemain des premières législatives organisées dans le pays en près d’une décennie.

Le Courant du Futur disposera de 21 députés dans le nouvel hémicycle, a annoncé M. Hariri lors d’une conférence de presse, contre 33 sièges dans le Parlement sortant (sur 128 au total).

« Nous avions parié sur un meilleur résultat et un bloc plus large », a-t-il reconnu, justifiant ce recul en pointant notamment du doigt l’adoption d’une nouvelle loi électorale en 2017.

« Le problème de cette loi électorale, c’est que plein de gens ne l’ont pas comprise », a-t-il assuré, s’exprimant sur un ton décontracté, plaisantant avec les journalistes.

Il a toutefois reconnu que certaines « performances n’étaient pas à la hauteur », sans expliciter.

La nouvelle loi, qui introduit pour la première fois un mode de scrutin proportionnel, a laissé perplexes bien des électeurs, parfois obligés de choisir parmi des listes électorales alliant leurs candidats favoris à des partis qu’ils ne soutiennent pas.

Le partage du pouvoir au Liban entre les différentes communautés religieuses empêche la suprématie d’un seul parti ou d’une communauté au sein de l’hémicycle.

Mais le grand rival de M. Hariri, le mouvement chiite Hezbollah, un des principaux alliés de l’Iran au Moyen-Orient, semble en passe de confirmer son emprise sur la scène politique libanaise.

Les estimations du parti chiite, quelques heures après le début du dépouillement, indiquent que le mouvement a raflé la mise quasiment partout où il était présent.

Les législatives de dimanche ont toutefois été marquées par un faible taux de participation -49,2%-, dans un pays où la corruption et le népotisme imputés à la classe politique font régner un certain désenchantement au sein de la population.

Les dernières législatives remontent à 2009. A trois reprises, le Parlement a prorogé son mandat, invoquant notamment des risques sécuritaires.

Romandie.com avec (©AFP / 07 mai 2018 15h50)                  

RDC: sécurité, élections, double nationalité…Joseph Kabila devant des députés de la majorité

avril 16, 2018

 

Joseph Kabila, président de la RDC, à Kinshasa, le 29 juin 2010. © Dirk Waem/AP/SIPA

Le président Joseph Kabila a reçu lundi les députés de la Majorité présidentielle (MP) et du Parti lumumbiste unifié (Palu), pour évoquer la situation sécuritaire dans le pays et la question du processus électoral.

Pendant près de 1 h 40, le président Joseph Kabila s’est exprimé lundi 16 avril devant un parterre de députés de la Majorité présidentielle (MP) et du Parti lumumbiste unifié (Palu). La rencontre, qui n’a pas fait l’objet d’un échange avec les parlementaires, a surtout été l’occasion pour le chef de l’État congolais de revenir longuement sur la situation sécuritaire dans le pays.

« Il est apparu assez marqué, notamment au moment d’évoquer les pertes humaines lors des opérations militaires », précise à Jeune Afrique le député Patrick Muyaya, membre du Palu et présent lors de la rencontre. Sur les quatre provinces présentant des troubles à ses yeux, Joseph Kabila s’est tout particulièrement attardé sur le cas du Nord-Kivu, où « les tribus veulent chacune leur milice pour se défendre ».

« Le processus des élections sur les rails »

En revanche, le président congolais ne s’est pas épanché sur les questions relatives au processus électoral. Il n’a ainsi pas fait mention de ses intentions en vue des élections prévues le 23 décembre prochain – et pour lesquelles la Constitution l’empêche de concourir – ni même fait allusion à un éventuel dauphin.

Tout juste s’est-il contenté de réaffirmer la souveraineté de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), sans faire de commentaire sur la vive polémique autour des machines à voter. « Le processus des élections est sur les rails », a-t-il souligné, en demandant aux députés de la majorité de « ne pas avoir peur ».

« Ma position, c’est de défendre la Constitution »

Joseph Kabila a également fait mention du débat autour de la double nationalité, qui agite la scène politique congolaise depuis les révélations de Jeune Afrique sur la nationalité italienne de Moïse Katumbi pendant près de 17 ans.

« Ma position, c’est de défendre la Constitution », a-t-il déclaré en référence à l’article 10 qui dispose que « la nationalité congolaise est une et exclusive ». Cible privilégiée du régime, Moïse Katumbi fait l’objet d’une information judiciaire ouverte pour « faux et usage de faux » dans ce dossier.

Dernier point soulevé par Joseph Kabila : la tenue vendredi 13 avril de la conférence des donateurs à Genève, pour laquelle « le gouvernement n’a jamais été consulté ni sur la date ni sur l’ordre du jour ».

Jeuneafrique.com par

Chine: Xi Jinping obtient son ticket pour une présidence à vie

mars 11, 2018

Le président chinois Xi Jinping (c) et le Premier ministre Li Keqiang (d, 2è rang), lors d’un vote sur le changement de la Constitution à l’Assemblée nationale populaire à Pekin, le 11 mars 2018 / © AFP / GREG BAKER

Le Parlement chinois a aboli dimanche la limitation des mandats présidentiels, donnant les mains libres à Xi Jinping pour imposer sa vision à long terme d’une superpuissance toujours plus soumise au Parti communiste.

A 64 ans, le président chinois le plus puissant depuis au moins un quart de siècle pourra rester à la tête de l’Etat au-delà du terme prévu de 2023.

Par 2.958 voix pour, deux contre et trois abstentions, les députés de l’Assemblée nationale populaire (ANP) ont sans surprise plébiscité un changement de la Constitution, qui limitait les mandats présidentiels à deux fois cinq ans. La majorité des deux tiers était requise.

L’amendement fait aussi entrer « la Pensée Xi Jinping » dans la Constitution, ainsi que « le rôle dirigeant » du Parti communiste chinois (PCC) dans son article premier.

Cette disposition peut laisser entrevoir une recrudescence de la répression à l’encontre des opposants au régime, qui pourraient se voir accusés d’atteinte à la Constitution pour avoir simplement contesté la mainmise du PCC sur le pouvoir.

Depuis son arrivée à la tête du PCC fin 2012, puis de l’Etat début 2013, Xi Jinping a encore accru l’autorité du régime, à grands renforts de propagande et d’une omniprésence dans les médias d’Etat.

M. Xi, héraut de la « grande renaissance de la nation chinoise », cherche à incarner face à l’Occident la revanche d’une superpuissance moderne et respectée à l’horizon 2050. Mais sans concession aux libertés individuelles.

Une loi réprime sévèrement la dissidence sur internet, des défenseurs des droits de l’homme ont été condamnés à de lourdes peines et le militant démocrate Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, est mort en détention malgré les appels à la clémence venus de l’étranger.

– ‘Retour en arrière’ –

L’ambition du président chinois de se maintenir à la tête de l’Etat au-delà du terme prévu de 2023 est peut-être l’événement le plus inattendu en près de trois décennies au sein d’un régime politique qui évite habituellement les surprises.

Annoncé il y a tout juste deux semaines, ce projet de loi a stupéfié une partie de l’opinion publique, mais les critiques qui ont circulé un temps sur les réseaux sociaux ont été promptement effacées par les censeurs.

La limite de deux mandats avait été imposée dans la Constitution de 1982 par l’homme fort de l’époque, Deng Xiaoping, afin d’éviter un retour au régime dictatorial de l’ère Mao Tsé-toung (1949-76).

« Quarante-deux ans plus tard, à l’ère de l’internet et de la mondialisation, un nouveau Grand leader, un nouveau tyran à la Mao se lève à nouveau sur la Chine », a dénoncé le dissident Hu Jia, interrogé au téléphone par l’AFP dans le sud du pays, où les autorités l’ont emmené à l’écart de Pékin en « vacances forcées » à l’occasion de la session plénière annuelle de l’ANP.

S’ils n’ont pas osé contrecarrer le changement constitutionnel, certains députés pourraient laisser échapper leur mauvaise humeur d’ici à la fin de la session le 20 mars, prévoit le spécialiste de la politique chinoise Willy Lam, de l’Université chinoise de Hong Kong.

Selon lui, aucun député n’osera voter contre Xi Jinping lors de son élection à un deuxième mandat, qui aura lieu dans quelques jours. Mais ils pourraient élire moins bien le candidat à la vice-présidence, qui devrait être Wang Qishan, le « tsar de la lutte contre la corruption » du premier mandat de M. Xi.

La campagne anti-corruption est considérée par beaucoup d’observateurs comme un moyen pour M. Xi d’écarter des opposants internes. Mais elle lui a aliéné de nombreux cadres, ce qui pourrait expliquer pourquoi M. Xi cherche à se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible, selon M. Lam.

« Xi Jinping ne se sent pas en sécurité parce qu’il s’est fait trop d’ennemis au cours des cinq dernières années », observe-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2018 18h03)                

XI Jinping, président à vie ? Vote sans suspense dimanche au parlement chinois

mars 10, 2018

Le président chinois Xi Jinping (g) et le Premier ministre chinois Li Keqiang, le 9 mar 2018 lors de l’Assemblée nationale populaire, au Palais du Peuple à Pékin / © AFP / GREG BAKER

Le suspense n’est guère intense: les députés chinois vont modifier dimanche la constitution afin de permettre au président Xi Jinping de se maintenir au pouvoir sans limite de temps.

Aucun débat houleux, aucune invective ou suspension de séance ne viendra perturber le vote de l’amendement à la constitution: l’Assemblée nationale populaire (ANP), soumise au Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, n’a jamais rejeté un projet de loi en plus d’un demi-siècle d’existence.

– Sur quoi porte le projet de loi ? –

Les près de 3.000 députés ont un rôle essentiellement cérémonial. C’est le PCC qui tire les ficelles: il dirige les décisions législatives, validées des semaines, voire des mois à l’avance.

La proposition d’abolir la limite des deux mandats présidentiels de cinq ans dans la constitution a été tenue secrète jusqu’au 25 février, soit seulement une semaine avant le début de la session législative plénière annuelle, entamée le 5 mars.

Le PCC assure pourtant avoir recueilli les propositions et les opinions de ses membres et « des masses populaires » sur cette réforme, avant de la proposer au Parlement.

Outre l’annulation de la limite des mandats, l’amendement doit graver dans la constitution d’autres articles: la création d’une agence nationale anti-corruption, un rôle encore plus dominant pour le PCC, et l’inscription dans le texte de la « Pensée Xi Jinping ».

– Comment se déroulera le vote ? –

Les députés se réuniront dimanche après-midi en session plénière. Des bulletins leur seront distribués, et chaque parlementaire choisira une des trois options proposées: pour, contre, ou abstention.

Ils placeront ensuite leur bulletin dans des urnes et le dépouillement débutera. Les amendements à la constitution seront validés si au moins les deux tiers des députés s’expriment en ce sens.

« Le vote unique portera sur l’ensemble des changements constitutionnels. Il n’y aura pas de vote spécifique sur la limite des mandats », explique Wei Changhao, fondateur et rédacteur en chef d’un site internet spécialisé sur le parlement chinois.

– Y aura-t-il des votes contre ? –

Lorsque Xi Jinping a été élu président en 2013, le vote était le suivant: 2.952 voix pour, une contre et 3 abstensions, soit un taux d’approbation de 99,86%.

Depuis son arrivée au pouvoir, le contrôle s’est encore renforcé sur la société chinoises et les voix dissidentes et le semblant de débat qui pouvait encore animer le parlement a été réduit à néant.

L’Assemblée nationale populaire (ANP), créée en 1954, n’a jamais rejeté une proposition de loi. Mais les députés peuvent marquer leur opposition en s’abstenant, le vote étant (théoriquement) anonyme.

« S’il y a un nombre significatif de ‘non’ ou encore d’abstentions, ce sera une surprise. Et si la majorité des deux-tiers n’est pas atteinte, il y aura de quoi s’évanouir », estime Margaret Lewis, spécialiste du droit chinois à l’Université Seton Hall aux Etats-Unis.

Les votes d’opposition existent cependant.

En 2013, quelque 500 députés avaient voté contre le budget. Et durant la présidence de Jiang Zemin (1993-2003), environ un tiers des parlementaires avaient voté contre un rapport du Parquet populaire suprême, indique Jean-Pierre Cabestan, politologue à l’Université baptiste de Hong Kong.

L’ANP est composée de députés soigneusement sélectionnés par le pouvoir grâce à un système de scrutin indirect à plusieurs étages.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mars 2018 11h08)                

Au Parlement allemand, une survivante d’Auschwitz dénonce le « virus » antisémite

janvier 31, 2018

Angela Merkel et le chef de l’Etat Frank-Walter Steinmeier encadrent une survivante de l’Holocauste, Anita Lasker-Wallfisch, qui a dénoncé la résurgence de l’antisémitisme en Allemagne devant les députés le 31 janvier 2018. / © AFP / John MACDOUGALL

Une survivante de l’Holocauste, Anita Lasker-Wallfisch, a mis en garde mercredi contre la résurgence de l’antisémitisme en Allemagne dans un discours à la chambre des députés où siègent depuis fin 2017 des élus d’extrême droite.

« Quel scandale que des écoles juives, même des jardins d’enfant juifs, doivent être protégés par la police! », a lancé cette musicienne de 92 ans, une violoncelliste déportée à Auschwitz en 1943 et invitée devant les élus allemands à l’occasion de la commémoration annuelle des victimes du nazisme au Bundestag.

« L’antisémitisme est un virus vieux de 2.000 ans, apparemment incurable », a ajouté cette femme alerte, qui était accompagnée de sa soeur, Renate, déportée comme elle d’abord à Auschwitz puis à Bergen-Belsen.

« Nier quelque chose qui fait partie du passé de l’Allemagne est tout simplement inacceptable », a encore indiqué la musicienne qui a fait partie de l’orchestre d’Auschwitz, organisé par les SS dans le camp d’extermination.

Mme Lasker-Wallfisch n’a pas évoqué le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui compte 90 élus au Bundestag depuis les élections du 24 septembre dernier.

Or la jeune formation compte dans ses rangs des révisionnistes et certains de ses cadres souhaitent en finir avec la culture du repentir, socle de l’identité allemande depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

« La haine est un poison et au final, vous vous empoisonnez vous même », a insisté Mme Lasker-Wallfisch, devant la chancelière Angela Merkel, l’ensemble de son gouvernement et des dirigeants des partis politiques.

D’une voix forte et assurée malgré son âge et les souffrances subies en déportation, la musicienne a également raconté l’histoire de sa famille juive allemande assimilée.

« Renate (sa soeur, ndlr) et moi sommes nées dans ce pays, c’est-à-dire (que nous sommes) Allemandes », a-t-elle rappelé. Après l’arrivée des nazis au pouvoir, « on m’a craché dessus dans la rue et on m’a dit ‘sale Juive!' ».

Le 9 avril 1942, ses parents sont déportés. L’adolescente de 16 ans veut partir avec eux. Mais son père l’avertit: « Là où nous allons, tu iras bien assez tôt », a-t-elle dit.

Longuement applaudie par les députés, elle a également évoqué l’accueil par l’Allemagne de plus d’un million de réfugiés, fuyant la guerre ou la misère, depuis 2015. Un « geste humain incroyablement généreux et courageux », selon elle.

Les autorités allemandes, en particulier Angela Merkel, s’inquiètent de la résurgence de l’antisémitisme, notamment dans les cours d’école.

Romandie.com avec(©AFP / 31 janvier 2018 15h31)