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Nigeria: le pari au pouvoir s’effrite à quelques mois de la présidentielle

juillet 5, 2018

Abuja – Des parlementaires nigérians appartenant au parti au pouvoir, All Progressives Congress (APC), ont formé un groupe dissident, annonce sans surprise d’une division imminente et d’un mouvement contre le président Muhammadu Buhari, de plus en plus critiqué au sein même de son camp, à moins d’un an de la présidentielle.

Ancien allié de Buhari, Buba Galadima a annoncé mercredi la création du Reformed All Progressives Congress (rAPC), et a appelé tous les membres dissidents du parti à le rejoindre.

Le rAPC n’est pas un parti d’opposition, mais un groupe dissident au sein du parti, ce qui permet aux élus de garder leur poste.

Il a notamment accusé l’ancien général et son gouvernement de ne pas avoir tenu ses promesses en termes de sécurité et de lutte contre la corruption.

Selon lui, la présidence de Buhari à la tête du pays le plus peuplé d’Afrique (180 millions de personnes) est un « désastre monumental », et son équipe au sein de l’exécutif « n’a aucune vision, est inepte et incompétente ».

« Il a instauré un Etat dictatorial, où règnent l’impunité, l’abus de pouvoir, la perte des droits constitutionnels », a-t-il affirmé à des journalistes à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria.

Cette annonce fait suite à des mois de luttes intestines au sein de l’APC, portées notamment par les présidents des deux Chambres, Bukola Saraki et Yakuba Dogara, dont les relations sont notoirement conflictuelles avec Buhari. Ils n’ont pas annoncé leur ralliement au rAPC pour l’instant.

Les grandes figures du parti – notamment le nouveau chef de file de l’APC Adams Oshiomole, ont tenté en vain d’atténuer les tensions, en multipliant les discussions.

« Cette annonce n’est pas une surprise », Cheta Nwanze, du cabinet SMB Intelligence basé à Lagos.

Ce tournant, huit mois avant la présidentielle de février 2019, rappelle les événements au sein du PDP (Parti Populaire Démocratique), alors au pouvoir sous Goodluck Jonathan: de nombreux membres avaient fondé le mouvement du « nPDP », avant de faire défection pour rejoindre l’APC, le portant ensuite au pouvoir.

Parmi eux, se trouvaient déjà Bukola Saraki et Yakuba Dogara: « Les anciens du nPDP ont toujours été critiques au sein du parti, surtout depuis l’élection de Saraki et Dogara au Sénat et à l’Assemblée », poursuit Cheta Nwanze.

Au Nigeria, Etat fédéral composé de 36 Etats, les alliances politiques et les soutiens des gouverneurs sont essentiels pour accéder au pouvoir, ce qui explique ces dissidences et les aller-retour d’un parti à un autre.

Muhammadu Buhari, 75 ans, qui a annoncé son intention d’être candidat à sa propre succession, subit de nombreuses pressions sur tous les fronts. Il a perdu de nombreux soutiens, notamment dans la région de la « Ceinture du Milieu » (Etats centraux de Benue, de Nasarawa et du Plateau) à cause du conflit intercommunautaire entre agriculteurs et éleveurs nomades.

Le mois dernier, l’Assemblée nationale avait déclaré « ne pas hésiter à (invoquer) ses pouvoirs constitutionnels si rien n’est fait » pour assurer la sécurité et mettre un terme à la montée des conflits qui ont fait plus de 2.000 morts dans le pays depuis le début de l’année.

Le Nigeria est aussi en butte à l’insurrection sanglante des jihadistes de Boko Haram, qui a fait plus de 20.000 morts depuis 2009.

(©AFP / 05 juillet 2018 14h47)                               

Congo: Vieux parlementaires et magouilles du Groupe de liaison Afrique-Europe sur le cadavre du Général De Gaulle

octobre 25, 2017

 

Le 26 octobre prochain à l’Institut Français de Brazzaville va se dérouler une “commémoration” de la proclamation de la Ville de Brazzaville comme capitale de la France Libre.

Au menu de cette escapade Brazzavilloise, Michel Terrot (LR), qui s’était déjà distingué par ses arguments sur la démocratie pas adaptée aux congolais, François Loncle (PS) et Dominique de Villepin. Cet évènement est organisée par le “GLAE” groupe de liaison Afrique-Europe, un probable véhicule de corruption.

Nous nous interrogeons sur le financement et l’intérêt de cette escapade dans une capitale de la France libre ruinée et victime de l’oppression.

Il faut dire que Monsieur Cocher, l’ambassadeur de France au Congo, ne ménage pas ses forces pour réconcilier Paris et Brazzaville sur le dos des droits humains.

À cet évènement sont attendus Monsieur Clément Mouamba mais surtout le théoricien du régime Monsieur Théophile OBENGA.

Il est difficile pour nous de croire que Dominique De Villepin à Brazzaville ne passe pas discrètement voir le généreux maître des lieux le vieux tyran Sassou Nguesso pour renouer avec les pratiques révélées dans le « petit carnet à spirales » par Jean François Probst (Chirac mon ami de trente ans), Merci Charles De Gaulle !

 

Photo de BrazzaNews.
De Gaulle à Brazzaville au Congo en 1940
Avrec Brazzanews.fr

Congo: Dominique De Villepin et des parlementaires français à Brazzaville

octobre 24, 2017

Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin, veut-il ressusciter Sassou ?

Photo de BrazzaNews.

Dominique De Villepin

Diplomatiquement isolé malgré ses nombreuses tentatives, par ailleurs infructueuses, d’offre de médiation dans la crise libyenne, en RDC, Kenya…Denis Sassou Nguesso pourra t-il à nouveau sortir la tête hors de l’eau, avec le petit coup de pouce diplomatique de son ami Dominique De Villepin, l’ancien premier ministre français ? Pas rassurant.

De Villepin traine une poisse politique chaque fois qu’il veut jouer au sapeur pompier des dictateurs présidents. L’ancien Premier ministre français n’a jamais pu sauver Gbagbo, et des années avant son ami feu le Maréchal Mobutu. Pour le cas de Sassou, la partie est loin d’être facile. Le président congolais a perdu tous ses réseaux en France.

Tout le gratin politique français l’évite. Sauf son ami Yves Le Drian, le ministre français des affaires étrangères qui voulait, entre temps, arranger un petit rendez-vous avec Emmanuel Macron, avant de se faire remonter les bretelles. Son ami Chirac est sénile, tandis que les autres puissantes relations au sein de l’UMP et de la Gauche sont réduits au régime de pain sec.

Comme un malheur ne vient jamais seul, Sassou passe des moments d’insomnie face aux tensions sociales qui résultent de la crise financière aiguë qui vit le Congo d’en bas. Mêmes les féticheurs contactés par Brazzaville prient maintenant Dieu pour qu’il opère un miracle. La situation est intenable. On frôle le pire d’une insurrection populaire aux conséquences incalculables, sur le FMI risque d’accompagner cette révolte sociale.

C’est donc ce Sassou là que De Villepin voudrait tenter de ressusciter sous une pseudo commémoration des 77 ans de la venue de Gaule à Brazzaville ? Un aveugle peut-il conduire un aveugle au risque de tomber tous les deux dans le trou? Villepin, vieux cheval de la politique française en fin de carrière peut-il donc relever un Sassou, lui-même en de parcourt politique ?

Des parlementaires à la rescousse de Sassou au Congo

Coopération : des parlementaires français attendus à Brazzaville

La délégation arrive ce 24 octobre, dans le cadre de la célébration de l’Appel de Brazzaville du 20 octobre 1940.

L’annonce a été faite le 23 octobre par l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, à l’issue de l’audience que le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, lui a accordée au palais des congrès de Brazzaville.

Le diplomate français a indiqué, en rappel, que le général Charles De Gaulle fit de Brazzaville, la capitale de la France libre en 1940. Il proclama, en même temps, la création du Conseil de défense de l’empire. Cet événement, a-t-il renchéri, compte beaucoup dans l’histoire des deux pays dans le cadre de la commémoration de la Deuxième Guerre mondiale.

En outre, Bertrand Cochery a déclaré qu’ils ont mis à profit cet entretien pour faire le tour d’horizon de la coopération franco-congolaise, notamment les axes d’intervention de la France au Congo. Il a également annoncé que son pays va assister les déplacés du Pool en leur apportant une aide financière de 4000 euros, soit 2 624 000 FCFA, pour leur permettre de se nourrir.

Les deux personnalités ont aussi abordé la question de la crise financière que traverse le Congo, ainsi que la place qu’occupent les entreprises françaises tant dans la diversification de l’économie congolaise que la recherche des solutions à l’actuelle récession économique.

Par Elie Smith avec Adiac.com

Présidentielle au Gabon : les parlementaires gabonais et européens échouent à se mettre d’accord

décembre 21, 2016

Un bureau de vote à Libreville © JOEL BOUOPDA TATOU/AP/SIPA

Les parlementaires européens et leurs homologues des pays ACP ( Afrique, Caraïbes, Pacifiques) devaient voter une résolution commune sur la situation post-électorale au Gabon lors de la 32e asssemblée parlementaire paritaire UE-ACP qui s’est tenue en début de semaine à Nairobi. Mais après trois jours de négociations serrées, aucun accord n’a été trouvé.

« Nous sommes très déçus, confie le député européen Jo Leinen, car le Gabon était notre priorité. Mais la partie gabonaise a eu des positions tellement dures qu’il a été impossible de présenter un texte commun ».

Les parlementaires européens proposaient en guise de résolution un texte reprenant les critiques de la mission d’observation de l’Union Européenne, qui a rendu son rapport sur le processus électoral gabonais lundi 12 décembre. Ils dénonçaient un processus peu transparent aux résultats très douteux et surtout demandaient un nouveau décompte des voix comprenant la comparaison des PV de la Cénap et de l’opposition pour la province du Haut-Ogooué.

Des propositions rejetées en bloc par la partie gabonaise, pour qui un tel processus serait contraire à la Constitution. Les représentants gabonais sont venus en nombre à Nairobi : la présidente du Sénat, Lucie Milebou-Aubusson était présente, ainsi que le vice-président du Sénat, Jean-Christophe Owono Nguema, et l’ambassadrice du Gabon à Bruxelles, Félicité Ongouori.

« Cela a rendu les négociations difficiles, car nous n’étions pas qu’entre parlementaires », confie une source européenne qui a assisté aux discussions.

La mission d’observation de l’UE au cœur des tensions

La mission d’observation de l’Union Européenne, représentée à Nairobi par sa directrice, la député Européenne Mariya Gabriel, a cristallisé les tensions. Mardi matin, les négociations ont été momentanément suspendues lorsque les représentants de la Namibie, soutenus par la partie gabonaise, ont remis en doute l’impartialité et l’intégrité de la mission.

« Les pays de l’ACP considèrent qu’ils n’ont pas les moyens de vérifier ce que la mission avance »  a renchéri Fernand Joumas, sénateur gabonais, en marge des discussions.

Ce sont donc deux textes au lieu d’un qui ont été présentés au vote mercredi 21 décembre. Celui du parlement européen « considère que les résultats officiels de l’élection présidentielle manquent de transparence et sont extrêmement douteux, ce qui a eu pour effet de mettre en cause la légitimité du président Bongo ».

De son côté, le texte gabonais affirme que « les déclarations des observateurs de l’Union Européenne se situent au-delà de leur mission », et se concentre sur « l’ouverture d’un dialogue apaisé entre tous les protagonistes de la crise électorale ».

Chacune des résolutions a été rejetée par la partie adverse.

Les députés européens promettent une nouvelle résolution

« C’est une victoire », considèrent les sénateurs gabonais. Ils affirment que le groupe ACP a fait bloc derrière le Gabon, bien que six représentants de ces pays aient voté pour la résolution des parlementaires européens.

Jo Leinen assure quant à lui qu’une nouvelle résolution sera préparée pour la prochaine session du parlement européen à Strasbourg mi- janvier.

« Elle s’adressera aux autorités de l’Union Européenne, et je suis sûr que nous évoquerons l’article 8 de l’accord de Cotonou ». Un article qui engage un dialogue renforcé entre les autorités gabonaises et l’Union Européenne, et qui peut ouvrir la voie à des sanctions en cas d’impasse des discussions.

Jeuneafrique.com par Laure Broulard