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RDC : Hamida Chatur Kamerhe « invitée » à se présenter devant le parquet général

juin 26, 2020

Hamida Chatur, l'épouse de Vital Kamerhe, lors de l'annonce des résultats de la présidentielle congolaise, le 10 janvier 2019.

Hamida Chatur, l’épouse de Vital Kamerhe, lors de l’annonce des résultats de la présidentielle congolaise, le 10 janvier 2019. © Trésor Kibangula/JA

 

L’épouse de Vital Kamerhe, l’ancien directeur de cabinet du président Tshisekedi, est à son tour « invitée » à se présenter devant le parquet général près la cour d’appel de Kinshasa-Matete, ce vendredi 26 juin en début d’après-midi.

Hamida Chatur, l’épouse de Vital Kamerhe, l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi condamné le 20 juin à vingt ans de travaux forcés pour détournement de fonds, est « invitée » à se présenter, ce vendredi 26 juin à 14 heures, devant le parquet général près la cour d’appel de Kinshasa-Matete.

Instruction judiciaire

Elle en a été officiellement informée en des termes polis mais sans équivoque par un courrier daté du 24 juin et signé de la main de l’avocat général, Jean Placide M’Bombola. Il ne précise pas les motifs de cette « invitation », mais mentionne « une instruction judiciaire ».

Selon nos informations, elle ne compte pas s’y rendre en personne mais se fera représenter par son avocat.

Achats immobiliers

Pourquoi la justice congolaise s’intéresse-t-elle à Hamida Chatur Kamerhe ? Aucune réponse officielle n’a pour l’instant été apportée à cette question mais, selon nos sources, elle va notamment devoir s’expliquer sur des achats immobiliers effectués avec son époux depuis leur mariage, en février 2019 – un sujet à propos duquel elle avait été interrogée lors du procès de son mari.

Le Parquet soupçonne le couple de s’être enrichi de manière illicite, grâce à des fonds initialement alloués au programme d’urgence dit des Cent jours, lancé par le président Tshisekedi quelques semaines après son arrivée au pouvoir, début 2019. 

Procédure historique

Le 20 juin dernier, au terme d’un mois d’une procédure historique retransmise en direct à la RTNC, Vital Kamerhe a lui-même été reconnu coupable du détournement de près de 50 millions de dollars et de corruption. Il a été condamné à une peine de vingt ans de travaux forcés, assortie de dix ans d’inéligibilité.

Ce jour-là, la justice a aussi ordonné la confiscation des fonds placés sur les comptes de sa femme, ainsi que sur ceux de la fille de cette dernière, Soraya Mpiana, née d’une précédente union, et enfin sur ceux de Daniel Shangalume Nkingi, l’un de ses cousins.

Le signe d’un acharnement contre la famille Kamerhe

Ses avocats et les cadres de l’Union pour la nation congolaise (UNC, le parti de Vital Kamerhe) voient dans cette « invitation » adressée à Hamida Chatur le signe d’un acharnement contre la famille Kamerhe. Selon plusieurs de ses proches, l’ancien directeur de cabinet, incarcéré à la prison de Makala, a été « furieux » d’apprendre que la justice s’intéressait à son épouse.

Pour Vital Kamerhe, tout s’était accéléré le 8 avril dernier, quand le Parquet lui avait demandé de se présenter devant lui – dans des circonstances similaires à celles de son épouse aujourd’hui.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tsiamala – à Kinshasa

 

Côte d’Ivoire : 10 ans de prison requis contre Simone Gbagbo

mars 3, 2015

Simone Gbagbo (à gauche) le 26 décembre 2014.
Simone Gbagbo (à gauche) le 26 décembre 2014. © AFP

Le parquet général a requis mardi une peine de 10 ans de prison contre l’ancienne Première dame ivoirienne Simone Gbagbo.

« Participation à un mouvement insurrectionnel », « troubles à l’ordre public » et « constitution de bandes armées ». C’est pour ces trois chefs d’accusation que le parquet général, le ministère public ivorien, a requis mardi 3 mars dix ans de prison contre l’ex-Première dame Simone Gbagbo.

« Simone Gbagbo a bel et bien participé à la constitution de bandes armées à Abobo, une commune d’Abidjan dont elle était députée, a affirmé l’avocat général Simon Yabo Odi. Ses hommes ont permis l’érection de barrages et participé à un mouvement insurrectionnel ».

Deux ans de prison ont par ailleurs été requis contre Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), pour qui les charges de troubles à l’ordre public ont été retenues. Si une telle condamnation devait être suivie, elle serait couverte par la période de détention provisoire effectuée par Affi, qui souhaite représenter le FPI à la présidentielle d’octobre.

L’avocat général a enfin demandé 5 ans d’emprisonnement pour Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président Laurent Gbagbo, coupable selon le parquet d’atteintes à l’ordre public et participation à un mouvement insurrectionnel.

En tout, 82 personnes sont jugées avec Simone Gbagbo depuis fin décembre pour des faits regroupés sous le chef d’accusation d’atteintes à la sûreté de l’État commis durant la crise de 2010-2011.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mort du fils du président tchadien Deby: le parquet général fait appel

juillet 12, 2011

Le parquet général de Versailles a interjeté appel mardi du verdict rendu par la cour d’assises des Hauts-de-Seine à l’encontre de cinq hommes accusés d’avoir pris part à l’agression mortelle du fils du président tchadien en juillet 2007, a-t-on appris de source judiciaire.

La cour d’assises des Hauts-de-Seine avait condamné jeudi à des peines allant de 5 à 13 ans de réclusion quatre des cinq accusés, et acquitté un cinquième homme, soupçonné d’être l’un des agresseurs, qui comparaissait libre.

La cour n’avait pas suivi les demandes de l’avocat général, qui avait requis 10 à 20 ans d’emprisonnement à l’encontre des cinq accusés.

Quatre des accusés comparaissaient pour « vol avec violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner », et un cinquième était jugé pour « complicité ». Seuls deux d’entre eux avaient reconnu les faits.

Le 2 juillet 2007, Brahim Deby, 27 ans, était découvert agonisant dans le parking de son immeuble de Courbevoie (Hauts-de-Seine), après avoir été attaqué au pistolet à impulsions électriques Taser par quatre faux policiers, son corps couvert de poudre d’extincteur.

Ivre et drogué après une soirée passée en boîte de nuit, le fils du président tchadien Idriss Deby Itno avait succombé à une détresse respiratoire. Son appartement avait été soigneusement fouillé par ses assaillants et ses poches vidées des 50. 000 euros qu’elles contenaient.

Jeuneafrique.com