Posts Tagged ‘Parti congolais du travail’

Congo: Jean Michel Bokamba Yangouma du Centre ou peut-être la vraie 3eme Voie

novembre 23, 2014

 

« ETATS GENERAUX DE LA NATION OU DIALOGUE NATIONALE, LE BUT FINAL EST DE CREER UN CONSENSUS EN VUE DE PRESERVER LA STABILITE ET LA PAIX AU CONGO»
Le président de l’Initiative nationale pour l’apaisement (Ina) et coordonnateur national des groupements politiques du centre, Jean Michel Bokamba Yangouma a animé le 22 novembre, à Brazzaville, une conférence de presse au cours de laquelle il a réitéré la volonté de son groupement politique d’organiser un dialogue en vue du changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002.
Il a reconnu que les Congolais en matière de dialogue ont, ces derniers temps, une jurisprudence très abondante. Les rencontres politiques de 2009 à Brazzaville ; 2011 à Ewo et 2013 à Dolisie sont des exemples patents. A cet effet, a-t-il expliqué, les acteurs politiques du centre suggèrent au président de la République la convocation, dans les plus brefs délais, du dialogue tant attendu par le peuple congolais au sujet du changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002.
Invité par les journalistes à se justifier sur la nécessité de convoquer les états généraux de la nation  exprimée par l’opposition et le dialogue sollicité par le centre, Jean Michel Bokamba Yangouma a indiqué que « qu’il s’agisse des états généraux de la nation ou du dialogue national, ce qui compte c’est le contenu que les participants donneront à cette réunion. Le but final est de créer un consensus autour de la question  en vue de préserver la stabilité et la paix au Congo », a-t-il insisté.
Le président de l’Ina a rappelé, par ailleurs,  que le Congo a beaucoup souffert des affres des derniers conflits armés nés des contradictions politiques. Actuellement, a-t-il poursuivi, les acteurs politiques et sociaux doivent agir en amont pour prévenir les troubles sociaux, au lieu, a-t-il insisté, d’être des médecins après la mort.
Le conférencier a reconnu, en outre,  que le débat sur le changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002 commence progressivement à connaître une évolution positive au Congo. En témoignent, a-t-il expliqué, la décision implicite de convoquer un dialogue, prise au cours de la dernière réunion du bureau politique du Parti congolais du travail et la volonté affichée du Congrès africain pour le progrès de réunir les forces vives du Congo autour d’une même table.
« Au stade actuel de l’évolution des pensées, nous en appelons à tous ceux qui sont satisfaits au dialogue, au mbongui, à la concertation, à se constituer très rapidement en une dynamique plurielle, massive et incontournable pour le dialogue pacifique. Chers amis du dialogue, chantre de la paix, de l’unité, et de la concorde nationale, vous tous qui pensez privilégier l’intérêt supérieur du Congo ; vous qui acceptez de considérer l’autre comme un partenaire indispensable et vous qui reconnaissez que c’est de la diversité d’opinions que naît le consensus, retrouvons-nous ensemble très rapidement pour affirmer notre foi au dialogue et à la compréhension entre les hommes », a martelé Jean Michel Bokamba Yangouma.
Cette rencontre avec les journalistes a permis au conférencier de passer en revue l’actualité africaine de ces dernières semaines tant au plan international que national , entre autres : la propagation de l’épidémie à virus Ebola et les moyens financiers, logistiques mis en jeu pour son éradication ; les violences sexuelles à outrance au Katanga en République démocratique du Congo ; le refus par le Maroc d’abriter la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de football ; le départ du président Blaise Compaoré du Burkina Faso ; l’intervention de la police au domicile de Clément Mierassa ; la décision du bureau politique du Parti congolais du travail privilégiant le dialogue ; la proposition de l’Union pour un mouvement populaire sur la nomination d’un conciliateur et l’engagement du Congrès africain pour le progrès, parti de l’opposition pour le dialogue.
De Bokamba Yangouma
 
Samedi 22 Novembre 2014

Congo: le principal parti de l’opposition remporte une mairie dans le sud

octobre 30, 2014

 

Une militante de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti de l’opposition au Congo, a été élue maire de la cité de Mossendjo (sud) lors de la mise en place du bureau de cette municipalité, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de l’Intérieur.

Elisabeth Mapaha, 55 ans, va diriger la mairie de Mossendjo, quatrième ville du Congo (après Brazzaville, Pointe-Noire et Nkayi) au cours des cinq prochaines années.

C’est la première fois que l’UPADS obtient le siège d’une mairie depuis la fin de son règne en 1997. Depuis, toutes les élections organisées ont été remportées par le Parti congolais du travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso.

Outre Mossendjo, les cinq autres communes et les douze conseils départementaux reviennent au PCT et ses alliés.

A Brazzaville, Hugues Ngouélondélé, 53 ans, gendre du président Sassou Nguesso, a été réélu pour la troisième fois.

La mise en place des bureaux des conseils municipaux et départementaux faisait suite aux élections locales du 28 septembre. Sur 860 sièges à pouvoir lors de ces scrutins, seuls 51 ont été remportés par l’UPADS et le reste par le PCT et ses partis satellites.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo : élections locales boycottées par une partie de l’opposition

septembre 28, 2014

Brazzaville – Les Congolais ont été appelés aux urnes dimanche pour des élections locales boycottées par une partie de l’opposition et qui se sont déroulées dans un climat de relative indifférence à Brazzaville, selon le correspondant local de l’AFP.

Les bureaux, qui avaient ouvert à 07H00 (06H00 GMT) ont fermé leurs portes à 18H00 pour ce scrutin destiné à renouveler les 12 conseils départementaux du pays et les conseils municipaux des six plus grandes villes.

Toutes ces institutions sont contrôlées par le Parti congolais du travail (PCT), l’ancien parti unique, qui a remporté toutes les élections depuis le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso en 1997, à l’issue d’une guerre civile.

Face au PCT, concourent un grand nombre de candidats indépendants, plus ou moins proches du pouvoir. L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), seul parti d’opposition représenté au Parlement, présente des candidats dans la moitié sud et les deux plus grandes villes du pays : Brazzaville et Pointe-Noire (sud-ouest).

Un collectif d’une dizaine de partis d’opposition qualifiée de radicale par le pouvoir a appelé une nouvelle fois a boycotter les élections, refusant de cautionner la tricherie.

Dans la capitale, le scrutin s’est déroulé dans un climat d’indifférence relative et les Brazzavillois ne se sont pas bousculés pour aller glisser leur bulletin dans l’urne.

Je ne vois pas l’intérêt d’aller voter quand on sait que les vainqueurs sont les mêmes, a estimé Jules Mabiala, un jeune diplômé sans emploi.

On reste parfois 30 minutes sans voir un électeur passer, a indiqué Paul Mingui, 41 ans, représentant d’un candidat indépendant dans un bureau de vote, ce n’est pas étonnant parce que les gens se désintéressent de la politique.

Preuve du manque d’affluence : dans le bureau de l’hôtel de ville de Brazzaville, on dénombrait 64 votants sur 244 inscrits à l’issue du dépouillement.

Selon la Commission nationale d’organisation des élections (Conel), le scrutin s’est déroulé dans le calme dans l’ensemble du pays. Les résultats doivent être annoncés dans la fin de la semaine.

Les élections locales auraient dû se tenir en 2013 mais le scrutin a été remis, officiellement en raison d’un retard pris dans la révision des listes électorales.

Les élus locaux forment le collège des grands électeurs chargé d’élire les sénateurs. La moitié du Sénat (36 sièges) doit être renouvelée le 12 octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2014 20h35)

Congo/Tanguy Fouémina, membre du bureau exécutif national du R.c : «Chez nous, le débat continue et le R.c n’a pas encore donné sa position»

juillet 4, 2014
Tanguy Fouémina.

Tanguy Fouémina.

Face à l’interprétation, par certains médias, des messages de leur parti, Tanguy Fouémina, membre du bureau exécutif national du R.c (Rassemblement citoyen), parti allié de la majorité présidentielle, député élu dans la deuxième circonscription de Bacongo (Brazzaville), a tenu à apporter des clarifications. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, mercredi 2 juillet dernier, il rappelle que le R.c n’a pas encore donné sa position dans le débat constitutionnel, mais que le débat continue au niveau des militants, à la demande du B.e.n (Bureau exécutif national).

* Monsieur le député, une certaine partie de l’opinion pense que votre parti, le R.c, a déjà pris position dans le débat constitutionnel, qu’en est-il?

** Merci pour cette opportunité qui nous permet d’éclairer la lanterne de l’opinion nationale, en ce qui concerne notre parti, le Rassemblement citoyen, par rapport au débat sur la constitution. Nous sommes étonnés, au R.c, que certains journaux se mettent à s’exprimer à la place de notre parti, en faisant des commentaires sur des extraits du message du Bureau exécutif national aux militants, sur le débat relatif à la constitution. Ils rapportent des faits sortis de leur contexte qu’ils déforment volontairement pour on ne sait quelle fin politique.

Au nom du président de notre parti, nous tenons à dire que le bureau exécutif national a donné la possibilité aux militants de s’exprimer librement et de débattre sur la constitution. Ce débat se poursuit à l’intérieur de notre parti. Le temps viendra où le R.c donnera sa position. Notre parti a adopté cette démarche sage, tout simplement parce que, jusqu’aujourd’hui, personne ne connaît les contours de la future constitution. Dès lors, comment peut-on donner sa position, sur quelque chose qui n’existe pas? Le R.c continue le débat sur cette question déterminante pour l’avenir de notre pays.

* Les gens qui pensent que vous avez pris position s’appuient sur vos propres messages publiés dans la presse?

** A travers les deux messages déjà publiés dans la presse, le R.c fait une analyse du débat et des propositions très pertinentes, en invitant ses militants à intégrer dans le débat, ces propositions. Car, il faut une approche politique pour aborder ce dossier. Le R.c est l’un des rares partis qui appellent ses militants à réfléchir sur la question et à faire parvenir leurs avis à la direction du parti. Le secrétariat de notre parti a déjà enregistré des centaines de réponses qui ont été dépouillées et les réactions continuent de lui parvenir.

Nous sommes surpris que des journaux exploitent nos messages, en faisant des commentaires à l’emporte-pièce. Nous regrettons cette façon de faire de certains médias. Chez nous, le débat continue et le R.c n’a pas encore donné sa position. Notre parti se prononcera, une fois qu’il aura l’avis de ses militants et qu’il aura discuté avec ses alliés, notamment le Parti congolais du travail.

* Un dernier mot pour conclure notre entretien?

** Notre parti est allié de la majorité. Donc, le moment venu, il fera savoir sa position au niveau de la majorité. Je crois que la question est encore en cours de débat, même au niveau de la majorité. Nous appelons nos militants à continuer à débattre et à faire parvenir leurs avis au secrétariat général du parti.

Lasemaineafricaine.net propos recueillis par Pascal Azad DOKO

France : les avocats du Congo demandent l’annulation de la procédure des « disparus du Beach » de Brazzaville

juin 4, 2014

Les avocats de l’État congolais ont déposé une requête en annulation dans l’affaire dite des « disparus du Beach » de Brazzaville, en 1999. La justice française doit se prononcer le 3 juillet.

La Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris se réunira le 3 juillet afin d’examiner une requête en annulation introduite par les avocats de l’État congolais dans l’affaire dite des disparus du Beach – plus de 350 Congolais dont on n’a plus de nouvelles depuis leur retour au pays et leur passage, en mai 1999, au port fluvial de Brazzaville, la capitale congolaise.

Selon une source judiciaire, les défenseurs du Congo réclament l’abandon pur et simple de l’ensemble de la procédure en cours depuis 2001 en France, arguant que l’affaire a déjà été jugée au Congo, en août 2005.

« Mascarade judiciaire »

Pour leur part, les familles des victimes et les associations de défense des droits de l’homme rejettent l’invocation du « principe de l’autorité de la chose jugée » et soutiennent que le procès de Brazzaville ne fut qu’une « mascarade judiciaire ».

Après une longue pause sous l’ère Nicolas Sarkozy (2007 – 2012), l’instruction a enregistré une soudaine accélération en 2013 avec la mise en examen pour « crimes contre l’humanité » de l’ex-inspecteur général des forces armées congolaises, Norbert Dabira, et l’audition par les enquêteurs de Justin Lekoundzou, ancien secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir). Des perquisitions ont également visé les deux appartements en banlieue parisienne du ministre des Mines, Pierre Oba, qui était au moment des faits en charge de la Sécurité publique.

Jeuneafrique.com par Seidik Abba

Congo: Modeste Boukadia condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés

avril 15, 2014

Président du C.d.r.c (Cercle des démocrates républicains du Congo), Modeste Boukadia faisait l’objet d’un jugement devant la cour criminelle de Pointe-Noire. Il avait organisé, le 17 août 2013, à l’esplanade de la gare de Tié-Tié, un meeting au cours duquel il dénonçait le non-respect de l’accord politique qu’il aurait signé le 20 octobre 1997 avec le P.c.t (Parti congolais du travail). S’attendant à un gouvernement d’union nationale dont il serait le premier ministre. Le 21 août 2013, le vice-président de son parti, Sylvain Miakamona-Nzingoula, organise une marche de protestation partie tôt le matin, de Mpaka, jusqu’au siège de l’arrondissement 3 Tié-Tié. Tout au long de la marche, les militants et sympathisants du C.r.d.c chantaient des chansons hostiles au pouvoir et demandaient la démission du chef de l’Etat et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. La gendarmerie avait dispersé la marche vers Ngoyo et arrêté une trentaine de manifestants. Ils avaient été présentés à la justice pour trouble à l’ordre public.

Le jugement est tombé: Modeste Boukadia, qui avait quitté Pointe-Noire, est condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés et une vingtaine de militants à des peines d’emprisonnement allant de 5 à 7 ans. Une dizaine a été acquittée.

Lasemaineafricaine.net