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Afrique francophone : chef de l’opposition, un statut à double tranchant

février 26, 2015

Le numéro un de l'opposition malienne, Soumaïla Cissé.
Le numéro un de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé. © AFP

Plusieurs pays d’Afrique francophone ont adopté un statut officiel de « chef de file de l’opposition ». D’autres ont voté des textes mais attendent toujours la désignation de leur opposant en chef. Mali, Burkina, Guinée, RDC… Voici la place institutionnelle réservée à vos opposants.

Après plusieurs années de tâtonnement, l’Assemblée nationale malienne a adopté, le 19 février, la mise en place d’un statut officiel de « chef de file de l’opposition ». Outre le Mali, plusieurs pays francophones, principalement en Afrique de l’Ouest, ont institutionnalisé cette fonction qui émane de la culture politique anglo-saxonne.

Souvent incarné par le leader du parti d’opposition ayant le plus de sièges à l’Assemblée nationale, le chef de file de l’opposition bénéficie de droits et de devoirs encadrés par la loi. Il est considéré comme l’interlocuteur numéro privilégié du pouvoir exécutif et peut demander à être reçu ou convoqué par le président de la République et le Premier ministre. Il bénéficie, en fonction des pays, d’un siège ou de bureaux, reçoît des fonds de fonctionnement prélevés sur le budget national, et occupe une place de choix dans le protocole d’État.

Bénéfices démocratiques…

Il est également censé avoir un accès libre et équitable aux médias et peut profiter d’avantages spécifiques tels que des frais de représentation ou la mise à disposition d’un chef de cabinet, d’une secrétaire ou encore d’un chauffeur. Pour ses défenseurs, l’instauration d’un statut de chef de file de l’opposition est une des meilleures façons de favoriser les transitions démocratiques. Il permettrait de donner plus de poids et de moyens à l’opposition, et au final de rééquilibrer la lutte politique contre le parti au pouvoir.

Ses détracteurs affirment au contraire que c’est un outil de contrôle et d’instrumentalisation supplémentaire dans certains régimes autoritaires.

Ses détracteurs affirment au contraire que la création de ce statut d' »opposant officiel » est un outil de contrôle et d’instrumentalisation supplémentaire dans certains régimes autoritaires. « À priori, la mise en place d’un tel statut est une bonne chose. Mais si les pays dans lesquels il est adopté ne sont que des démocraties de façades, alors cela ne sert à rien », résume le professeur Dodzi Kokoroko, vice-doyen de la faculté de droit à Lomé. Du Mali à la RDC en passant par la Guinée, voici une liste non-exhaustive des pays d’Afrique francophone qui ont instauré ce statut politique particulier – ou qui tentent de le faire.

Les pays qui ont institutionnalisé le statut de « chef de file de l’opposition »

Au Burkina Faso, le principe d’un statut de chef de file de l’opposition a été adopté dès 2000, après la grave crise socio-politique suscitée par l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, en décembre 1999. Mais il faudra près de dix ans pour que Blaise Compaoré consente à appliquer cette loi instituant un chef de file de l’opposition politique (CFOP). « Nous avons réussi à rassembler toutes les forces de l’opposition et à mettre en place une plateforme politique », se rappelle l’ancien opposant en chef Stanislas Benewende Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (Unir/PS). Porte-parole de l’opposition à un nouveau mandat de « Blaise », Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et dernier titulaire du mandat de CFOP, fait aujourd’hui partie des favoris pour la présidentielle d’octobre 2015.

Au Mali, l’Assemblée nationale vient d’adopter le statut de chef de file de l’opposition politique à une large majorité. Ce dernier, qui bénéficiera des mêmes droits que le vice-président de l’Assemblée nationale, sera issu des rangs de l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti d’opposition comptant le plus grand nombre de députés. Son leader, Soumaïla Cissé, député et rival d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) lors de la présidentielle de 2013, devrait, sauf surprise, devenir le premier chef de file de l’opposition malienne.

Pays frontalier du Mali, la Guinée a elle aussi récemment institutionnalisé le statut de chef de file de l’opposition. Depuis le mois de décembre dernier, Cellou Dalein Diallo, député et président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le premier parti d’opposition au président Alpha Condé, est donc officiellement le chef de file de l’opposition guinéenne.

Au Niger, une loi encadrant le statut de l’opposition existe depuis les années 2000. Renforcée après la chute du président Mamadou Tandja, sa nouvelle version a été promulguée en 2011. Le chef de file de l’opposition nigérienne est aujourd’hui Seyni Oumarou, ancien Premier-ministre et président du Mouvement national pour la société du développement (MNSD). Le Tchad compte aussi, depuis 2013, un chef de file de l’opposition en la personne de Saleh Kebzabo, député et président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR).

Les pays où des textes existent… mais où l’opposition n’a pas de véritable statut

Au Togo, une loi officialisant le statut d’un chef de file de l’opposition a été adoptée en 2013 par l’Assemblée nationale. Depuis, son décret d’application n’a toujours pas été signé. Les avantages et privilèges prévus par ce texte ont par ailleurs attisé les tensions au sein d’une opposition déjà fortement divisée. « Cette loi, loin de contribuer au renforcement et à la cohésion de l’opposition, est l’une des causes de son éclatement et de son affaiblissement », estime ainsi Claude Wella, assistant en droit public à l’université de Lomé.

Le flou juridique ou les avantages du statut entretiennent parfois les querelles individuelles entre opposants.

Au Bénin voisin, une loi portant statut de l’opposition a été votée en 2002. Il faudra ensuite attendre six ans pour que soit signé son décret d’application, en 2008. Mais, selon plusieurs observateurs, ce texte est incomplet et favorise le « nomadisme politique », c’est-à-dire la tendance de certains députés à passer d’un parti à un autre en fonction de leurs intérêts personnels. Autre problème de la loi béninoise : n’importe quel chef d’un parti d’opposition ayant un minimum de poids à l’Assemblée ou ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés lors des dernières législatives peut se revendiquer chef de l’opposition. Un flou volontaire qui entretient évidemment les querelles individuelles entre opposants.

En République démocratique du Congo (RDC), une loi sur le statut de l’opposition a également été votée. Adoptée par l’Assemblée nationale en 2007, elle attend depuis son décret d’application. D’après ce texte, les présidents de l’Assemblée et du Sénat doivent convoquer les députés et sénateurs de l’opposition pour élire le « porte-parole de l’opposition ». Élection qui n’a encore jamais eu lieu, ce qui fait dire à certains opposants que les autorités bloquent la mise en oeuvre de cette loi.

Enfin, au Sénégal, la Constitution de 2001 reconnaît l’existence et les droits de l’opposition mais aucune loi ne codifie le statut de son « chef de file ». Abdoulaye Wade, qui a longtemps réfléchi à cette idée à l’époque où il était opposant, ne l’a finalement jamais concrétisé une fois arrivé au pouvoir.

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Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

RDC: après le vote de la loi électorale, une partie de l’opposition exige un calendrier

janvier 27, 2015

Kinshasa – Une coalition d’opposants congolais a exigé mardi la publication d’un calendrier global des scrutins à venir, deux jours après le vote d’une loi électorale controversée ayant provoqué des violences meurtrières à Kinshasa.

Nous mettons en demeure la Commission électorale nationale indépendante (Céni) (…) de publier, sans délai, un calendrier global et consensuel dans le strict respect des échéances prévues par la constitution en 2016, indique la déclaration, publiée par une cinquantaine de partis de l’opposition congolaise et d’associations.

Parmi les signataires figurent Samy Badibanga, chef du groupe parlementaire UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social, premier parti d’opposition à la Chambre basse) et Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation congolaise (UNC, troisième parti d’opposition).

Interrogé par l’AFP, M. Badibanga n’a pas précisé ce que serait la posture de l’opposition si sa requête auprès de la Céni restait lettre morte. On préfère être apaisant, nous n’allons pas fonctionner avec des pressions à tout moment, a-t-il expliqué, nous n’avons pas besoin (…) de morts pour pouvoir comprendre que le peuple veut qu’on respecte les textes de la Constitution et des lois de la République.

Dimanche, le camp du président Joseph Kabila a joué l’apaisement en faisant adopter une nouvelle loi électorale expurgée de la disposition controversée, à l’origine de troubles pendant lesquels 13 à 42 personnes, selon les sources, ont péri en République du Congo.

La violence de la répression des forces de l’ordre, qui ont tiré sur la foule, a été condamnée par plusieurs ONG et le président de l’Assemblée nationale lui-même.

La disposition contestée aurait permis un report de la présidentielle, en liant la tenue du scrutin aux résultats d’un recensement général de la population. Or, selon certains analystes, ce recensement pourrait prendre jusqu’à trois ans. D’après des opposants et des diplomates, la loi votée dimanche n’écarte cependant pas cette possibilité.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. Il a été élu pour la première fois en 2006, puis réélu en 2011 à l’issue d’un scrutin entaché d’irrégularités massives. La Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat.

Les signataires de la déclaration de mardi déplorent que la RDC soit devenue une prison à ciel ouvert à cause de la coupure de l’internet mobile, des SMS, des réseaux sociaux, du blocage des lignes téléphoniques d’élus de l’opposition, ou encore du brouillage du signal de Radio France Internationale (RFI), inaudible depuis lundi.

Journaliste en danger (JED), ONG congolaise partenaire de Reporters sans frontières, a accusé mardi l’État de prendre pour alibi le besoin de préserver l’ordre public pour justifier la coupure des signaux de médias, dont deux chaînes de l’opposition.

Cette escalade de la répression contre les droits fondamentaux des journalistes et des citoyens (…) témoigne d’un grave mépris du pouvoir en place pour (…) la liberté d’expression, écrit-elle.

Le collectif d’opposants a en outre demandé la libération sans condition de tous les opposants prisonniers d’opinion, des jeunes, des étudiants, des acteurs de la société civile arrêtés arbitrairement et incarcérés sans jugement suite aux troubles.

Ils ont notamment cité le cas de Christopher Ngoy, un haut responsable de la société civile ayant participé à la mobilisation contre la révision de la loi électorale, qui a été enlevé le 21 janvier à Kinshasa.

Mardi, l’ONG américaine Human Rights Watch a révélé que M. Ngoy était détenu au secret par les services de renseignement. Les autorités congolaises devraient immédiatement et publiquement faire connaître l’endroit où il se trouve et le libérer s’il a été détenu illégalement ou pour des raisons politiques, écrit-elle.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2015 22h00)

RDC: au moins 20 manifestants arrêtés, un opposant met en garde contre un printemps burkinabè

novembre 3, 2014

Kinshasa – Au moins 20 personnes ont été arrêtées lundi à Kinshasa lors d’une manifestation interdite de l’opposition, dont un cadre a mis en garde contre le risque d’une révolte à l’image de celle qui a chassé du pouvoir le président burkinabè, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), premier parti d’opposition, et l’Union pour la nation congolaise (UNC), troisième parti d’opposition, avaient annoncé un sit-in lundi matin devant la Mission de l’ONU (Monusco) pour demander l’ouverture du dialogue national. Ce dialogue a été recommandé dans l’Accord d’Addis-Abeba, signé en février 2013 par la RDC, ainsi que dix autres pays africains, pour mettre fin à l’instabilité chronique dans l’est congolais, vieille de deux décennies.

Vital Kamerhe, chef de l’UNC, a indiqué à l’AFP en début d’après-midi qu’il y avait 48 hommes et 10 femmes arrêtés au camp (de police) Lufungula, dont de nombreux militants de l’UDPS et de l’UNC.

Nous ne voulons pas de Burkina Faso immédiatement ici. Il y a moyen d’éviter la casse. Nous voulons le dialogue pour (…) baliser le chemin pour de bonnes élections, adopter un calendrier global et consensuel et une feuille de route globale et consensuelle, a ajouté M. Kamerhe.

Une journaliste de l’AFP a pour sa part vu dans le camp une vingtaine de personnes arrêtées, dont environ le tiers étaient des femmes, et tous ont dû donner leur nom et leur parti d’appartenance.

Vous n’avez pas pris l’exemple de vos collègues au Burkina qui ont été du côté du peuple?, a lancé l’un d’eux à une vingtaine de policiers, faisant référence à la révolution populaire ayant provoqué vendredi la démission du président burkinabè Blaise Compaoré.

Vous allez vous fatiguer de nous car désormais chaque lundi nous allons manifester!, Il n’y a pas de droit de l’homme dans ce Congo?, ont renchérit d’autres manifestants.

Dans la matinée, un important dispositif policier avait été déployé dans la zone pour dissuader les rassemblements.

La police interpelle tout le monde à pied et arrête si besoin. Le dispositif est impressionnant, tout regroupement est impossible! Nous avons demandé à nos militants de se déplacer par petits groupes, avait déclaré à l’AFP Lydie Omanga, précisant être en contact avec des militants sur le terrain.

Le directeur de l’information de la police avait pour sa part nié les arrestations. J’ai eu le commandant sur le terrain: on a renforcé le dispositif pour les empêcher d’aller envahir le siège de la Monusco, mais ils ne sont pas arrêtés, avait précisé à l’AFP le colonel Pierrot Mwanamputu.

Il a ajouté que les organisateurs de la marche n’avaient pas reçu l’autorisation officielle de manifester, et qu’à ce titre le rassemblement devait être dispersé.

Vital Kamerhe, candidat malheureux à la présidentielle de 2011, a été un très proche conseiller du chef de l’Etat Joseph Kabila, avant de rejoindre l’opposition en 2010. Etienne Tshisekedi, chef de l’UDPS, s’est pour sa part proclamé président élu en 2011.

En septembre, le secrétaire général de l’UNC, Jean-Bertrand Ewanga, a été condamné à un an de prison ferme pour offense au chef de l’Etat après un grand rassemblement d’opposition contre toute modification de la Constitution qui permettrait à M. Kabila de se représenter en 2016.

Que M. Kabila mette les deux ans (de mandat) qu’il lui reste pour partir par la grande porte, qu’il n’attende pas pour faire après comme Blaise Compaoré, a plaidé M. Kamerhe.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2014 14h45)

Mozambique: la Renamo (opposition) refusera de reconnaître le résultat des élections

octobre 16, 2014

Maputo – La Renamo, principal parti d’opposition au Mozambique, refusera de reconnaître le résultat des élections de mercredi, qu’elle affirme déjà avoir gagnées, a annoncé jeudi son porte-parole Antonio Muchanga.

Nous n’acceptons pas le résultat de ces élections (…) Nous pouvons dire catégoriquement que nous avons gagné ces élections, a-t-il déclaré à l’AFP, alors même que les résultats connus portent sur moins d’un quart des bureaux de vote.

Selon ces chiffres encore très partiels, Filipe Nyusi, le candidat du Frelimo, le parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1975, est en tête avec 63,02% des voix.

Il devance le chef de la Renamo, l’ex-guérillero Afonso Dhlakama, crédité de 29,42%, et le candidat du MDM, un parti de création récente, Daviz Simango, 7,56%.

Le porte-parole de la Renamo n’a pas indiqué sur quelle base il revendiquait la victoire dans ces élections présidentielle et législatives, qui se tenaient le même jour.

Son parti avait dénoncé mercredi des tentatives de fraudes, mais il n’a pas non plus donné de détails sur ces incidents présumés.

Les observateurs internationaux avaient noté le calme dans lequel le scrutin s’est déroulé, ne signalant pas d’incidents majeurs. Nous avons noté quelques irrégularités, mais je dirais que dans l’ensemble, jusqu’au moment de la clôture, cela s’est bien passé. C’était calme, a déclaré jeudi à l’AFP la responsable des observateurs de l’Union européenne, Judith Sargentini.

Rmandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2014 18h20)

Congo : élections locales boycottées par une partie de l’opposition

septembre 28, 2014

Brazzaville – Les Congolais ont été appelés aux urnes dimanche pour des élections locales boycottées par une partie de l’opposition et qui se sont déroulées dans un climat de relative indifférence à Brazzaville, selon le correspondant local de l’AFP.

Les bureaux, qui avaient ouvert à 07H00 (06H00 GMT) ont fermé leurs portes à 18H00 pour ce scrutin destiné à renouveler les 12 conseils départementaux du pays et les conseils municipaux des six plus grandes villes.

Toutes ces institutions sont contrôlées par le Parti congolais du travail (PCT), l’ancien parti unique, qui a remporté toutes les élections depuis le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso en 1997, à l’issue d’une guerre civile.

Face au PCT, concourent un grand nombre de candidats indépendants, plus ou moins proches du pouvoir. L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), seul parti d’opposition représenté au Parlement, présente des candidats dans la moitié sud et les deux plus grandes villes du pays : Brazzaville et Pointe-Noire (sud-ouest).

Un collectif d’une dizaine de partis d’opposition qualifiée de radicale par le pouvoir a appelé une nouvelle fois a boycotter les élections, refusant de cautionner la tricherie.

Dans la capitale, le scrutin s’est déroulé dans un climat d’indifférence relative et les Brazzavillois ne se sont pas bousculés pour aller glisser leur bulletin dans l’urne.

Je ne vois pas l’intérêt d’aller voter quand on sait que les vainqueurs sont les mêmes, a estimé Jules Mabiala, un jeune diplômé sans emploi.

On reste parfois 30 minutes sans voir un électeur passer, a indiqué Paul Mingui, 41 ans, représentant d’un candidat indépendant dans un bureau de vote, ce n’est pas étonnant parce que les gens se désintéressent de la politique.

Preuve du manque d’affluence : dans le bureau de l’hôtel de ville de Brazzaville, on dénombrait 64 votants sur 244 inscrits à l’issue du dépouillement.

Selon la Commission nationale d’organisation des élections (Conel), le scrutin s’est déroulé dans le calme dans l’ensemble du pays. Les résultats doivent être annoncés dans la fin de la semaine.

Les élections locales auraient dû se tenir en 2013 mais le scrutin a été remis, officiellement en raison d’un retard pris dans la révision des listes électorales.

Les élus locaux forment le collège des grands électeurs chargé d’élire les sénateurs. La moitié du Sénat (36 sièges) doit être renouvelée le 12 octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2014 20h35)

RDC : la police disperse une manifestation d’opposition à Kinshasa

septembre 13, 2014

RDC : la police disperse une manifestation d'opposition à Kinshasa
RDC : la police disperse une manifestation d’opposition à Kinshasa © AFP

La police congolaise a dispersé samedi matin une manifestation d’opposition dans le centre de Kinshasa, interpellant plusieurs personnes dont un journaliste vidéaste de l’AFP.

Vers 10h00 (09h00 GMT), une centaine de policiers sont intervenus pour disperser plusieurs dizaines de manifestants regroupés près de l’hôtel Memling, dans le nord de la capitale, en dépit des consignes des autorités municipales, ont constaté trois journalistes de l’AFP. Celles-ci avaient « déconseillé » de manifester sans aller jusqu’à interdire le rassemblement.

Une grenade lacrymogène a été tirée. Forces de l’ordre et opposants ont joué au chat et à la souris mais l’opération s’est déroulée sans incident majeur, selon ces journalistes.

De nombreux véhicules de la police patrouillaient dans la zone pour empêcher la manifestation organisée par plusieurs partis d’opposition. Elle était destinée à demander la libération des détenus politiques et à dénoncer tout tentative de modification constitutionnelle qui permettrait au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.

Un vidéaste de l’AFP qui couvrait la manifestation a été violemment interpellé par la police avec un confrère de la télévision privée Sango Malamu alors qu’il filmait. Contraints de monter dans un pick-up des forces de l’ordre pendant une quinzaine de minutes, tous deux ont fini par être relâchés à distance de la manifestation.

Les journalistes de l’AFP ont vu quatre autres personnes être interpellées et emmenées dans des pick-up.

Les organisateurs de la manifestation, parmi lesquels des responsables de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, première force d’opposition au Parlement) et de l’Union pour la Nation congolaise (UNC, troisième parti d’opposition), avaient appelé à un rassemblement à 9h00 près de la gare centrale.

D’autres organisateurs s’étaient désolidarisés du mouvement vendredi après que les autorités de la ville eurent déconseillé la manifestation, arguant qu’un autre rassemblement politique était prévu autour de midi et que la police n’avait pas les moyens d’encadrer deux événements de ce genre le même jour.

Interrogé par l’AFP, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, avait indiqué que la police comptait empêcher la première de ces deux manifestations.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : l’opposition invite Kabila à quitter le pouvoir avec dignité

août 21, 2014
En 2016, Joseph Kabila arrive à la fin de son deuxième mandat. © AFP

En 2016, Joseph Kabila arrive à la fin de son deuxième mandat. © AFP

Le président du parti de l’opposition le Mouvement Social du Renouveau, Clément Kanku, a notifié sont intention, dès la rentrée d’octobre, de déposer au Parlement un projet de loi destiné à renforcer le statut des anciens chefs d’Etat. Selon lui, cette démarche est censée favoriser le départ de Joseph Kabila.

La majorité présidentielle s’interroge encore sur la question d’un troisième mandat du président Joseph Kabila. Mais le parti d’opposition le Mouvement Social du Renouveau (MSR) est déterminé à renverser le système politique actuel.

S’il n’est pas question de réviser la Constitution avant la fin du processus électoral de 2016, l’opposition tente comme elle le peut de rassurer le président Joseph Kabila quant à son avenir. Le dirigeant congolais pourrait avoir « peur de se retrouver demain devant la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes qu’il a commis dans le pays », explique Clément Kanku. Mais ce dernier pense que « c’est une chose dont nous devons discuter au niveau du Parlement, explique-t-il. Nous allons donc faire cette proposition de loi pour que le chef de l’Etat actuel, Joseph Kabila, – qui nous espérons sera le premier chef de l’Etat à faire cette passation de pouvoir pacifique – puisse rester au Congo [après son départ du pouvoir] ».

Clément Kanku ne veut pas que le président actuel se sente « obligé de se maintenir à tout prix ». Cette décision pourrait plonger, selon lui, le pays « dans une autre spirale d’instabilité ». Le MSR a obtenu la convocation dans les prochains jours d’un débat sous la direction du président Kabila, rapporte RFI.

Afrik.com par Anne-Firmine

Gabon: le Conseil d’Etat confirme la dissolution d’un parti d’opposition

juillet 28, 2011

Le Conseil d’Etat gabonais a rejeté jeudi le recours contre la dissolution d’un des deux principaux partis d’opposition, l’Union nationale (UN), a constaté un journaliste de l’AFP.

Statuant sur le recours déposé par le président de l’UN Zacharie Myboto, le Conseil d’Etat a notamment estimé que le parti « s’est rendu co-auteur » ou a été « du moins complice » de son secrétaire exécutif, André Mba Obame qui, le 25 janvier dernier, s’était autoproclamé président du pays, avait prêté serment au siège de son parti et avait formé son « gouvernement ».

« Le pouvoir (. . . ) a atteint son objectif, celui de tuer l’Union nationale », a déclaré à l’AFP M. Myboto, ajoutant: « c’est la négation même de la démocratie ».

« Nous avons tenu à aller jusqu’au bout de notre logique », mais « ce n’est pas la peine de perdre notre temps encore » dans d’éventuels nouveaux recours, a-t-il poursuivi, indiquant ne pas avoir été « du tout surpris » de la décision du Conseil dont l’UN avait mis en doute l’indépendance mercredi.

L’UN avait été dissoute le 27 janvier par le ministère de l’Intérieur pour « non respect des principes démocratiques, atteinte à la forme républicaine de l’Etat, atteinte à la souveraineté nationale et trouble à l’ordre public ».

Candidat malheureux à la présidentielle de 2009 dont il conteste la validité et réclame la victoire, M. Mba Obame s’était réfugié pendant plus d’un mois au siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Libreville avec une trentaine de personnes.

Le vice-président de l’UN Jean Ntoutoume Ngoua avait mis en garde mercredi sur « les éventuelles conséquences que pourraient entraîner la négation de la réalité des faits et la non lecture du droit dans cette affaire ».

L’UN « rendra responsable le Conseil d’Etat des conséquences des éventuelles frustrations de milliers de Gabonais qui attendent que justice leur soit rendue et appelle l’ensemble des Gabonais à la mobilisation et à la vigilance », avait indiqué M. Ntoutoume Ngoua.

Mardi, les défenseurs de l’Etat gabonais avaient fait valoir qu' »il ne saurait exister deux républiques ». « En s’autoproclamant président, M. Mba Obame a délibérément mis en cause la forme républicaine de l’Etat », ce qui constitue « un grave trouble à l’ordre public » et « une violation manifeste de la Constitution », avaient-ils estimé.

Jeuneafrique.com avec AFP