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RDC/Vie des partis : Pius Muabilu suspendu du regroupement politique AA/a

octobre 27, 2020

La participation du ministre Muabilu à la cérémonie de prestation de serment des trois nouveaux juges constitutionnels nommés par le président Tshisekedi lui a valu une suspension à titre préventif décidée par la Conférence des présidents de l’Alliance pour l’avenir (AA/a), regroupement politique affilié au FCC dont il est membre.

RDC : Muabilu suspendu de son propre regroupement politique, fidèle au FCC,  Kokonyangi prend les rênes de l'AA/a | Actualite.cd

Le ministre Pius Muabilu

Pour avoir pris part à la cérémonie de prestation de serment des trois nouveaux juges constitutionnels nommés par le président Félix-Antoine Tshisekedi en faisant fi du mot d’ordre de boycott lancé par le Front commun pour le Congo (FCC) dont il est membre, le ministre de l’urbanisme et habitat, Pius Muabilu, vient d’être suspendu à titre préventif. Cette décision découle d’une réunion de la Conférence des présidents du regroupement politique AA/a affilié au FCC, laquelle réunion a été élargie aux députés nationaux, aux sénateurs, aux membres du gouvernement central, aux gouvernements provinciaux ainsi qu’aux mandataires proches de ce regroupement politique.

La décision est sans appel. Le ministre Pius Muabilu ainsi que Marie Nyange, présidente intérimaire du regroupement, aperçus à l’hémicycle lors de la cérémonie de prestation de serments de trois juges constitutionnels, « sont suspendus de toute activité du regroupement politique AA/a et, par conséquent, ne peuvent plus engager le regroupement AA/a à dater de ce jour », peut-on lire dans la déclaration publiée le 26 octobre. En attendant l’issue de l’action disciplinaire ouverte à leur encontre via l’institution d’une commission disciplinaire chargée de statuer sur leurs cas, les deux personnalités incriminées sont astreintes à se plier à ces restrictions au risque de corser leur sanction.

En attendant, la Conférence des présidents du regroupement politique AA/a désigné Joseph Kokonyangi comme président a.i et Geneviève Inagosi comme membre de la Conférence des présidents du FCC. Ces deux cadres ont reçu de la Conférence des présidents le mandat de représenter le regroupement politique dans les différents organes du FCC  et vis-à-vis des tiers. Toutefois, aussi curieux que cela puisse paraître, l’AA/a n’a pas été associée à la réunion que l’autorité morale du FCC, Joseph Kabila, avait convoqué à Kingakati avec les présidents des regroupements politiques membres du FCC.

Entre-temps, les députés du regroupement AA/a ont réitéré leur soutien à Pius Muabilu estimant que ce dernier a posé un acte républicain basé sur une éthique politique  en participant à la prestation de serment de trois juges constitutionnels. « Sa présence à cette cérémonie est un acte d’un homme d’Etat que tout le monde devrait copier. Pius Muabilu est lui-même l’autorité morale de notre regroupement AA/a qui regroupe vingt députés », a indiqué le porte-parole du regroupement AA/a, Adubangu Nkoy, qui n’écarte pas l’éventualité de quitter le giron FCC.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC : Moïse Katumbi crée son propre parti et confirme ses ambitions pour 2023

décembre 19, 2019

Moïse Katumbi, lors de la création de son parti politique "Ensemble pour la République", le 17 décembre 2019 à Lubumbashi.

Moïse Katumbi, lors de la création de son parti politique « Ensemble pour la République », le 17 décembre 2019 à Lubumbashi. © DR / Ensemble pour la République

 

Longtemps soutenu par des partis ou regroupements politiques partenaires, l’opposant Moïse Katumbi possède désormais son propre parti : Ensemble pour la République, porté sur les fonts baptismaux dans son fief de Lubumbashi.

« Je mettrai toute mon énergie en tant que leader pour atteindre notre objectif, c’est-à-dire la transformation profonde de notre pays afin de construire ensemble un Congo prospère pour tous. » Telle est l’ambition que Moïse Katumbi a affiché, mercredi 18 décembre, lorsqu’il a conclu les deux jours de travaux qui ont abouti à la création officielle de son nouveau parti politique, Ensemble pour la République.

La totalité des formations membres du G7 – un groupe composé des sept partis qui avait quitté l’ancienne majorité présidentielle en 2015 pour réclamer les élections en décembre 2016 – ont fusionné à l’intérieur du nouveau venu, à la notable exception d’Avenir du Congo, le mouvement de Dany Banza, devenu l’un des ambassadeurs itinérants du président Félix Tshisekedi.

À ceux-ci s’ajoute le Parti national pour la démocratie et le développement (PND), mené par l’incontournable Salomon Idi Kalonda, conseiller principal de Moïse Katumbi, qui se revendique du « libéralisme social ».

C’est Pierre Lumbi, ancien conseiller spécial de Joseph Kabila en matière de sécurité, qui a été désigné secrétaire général du nouveau parti. « M. le président Katumbi, c’est grâce à vous que Martin Fayulu a été élu (…) et je vous assure qu’en 2023, vous aller gagner la présidentielle », a-t-il lancé. Il a également annoncé que la plateforme électorale « Ensemble pour le Changement », qu’il avait créée depuis l’Afrique du Sud, continuera d’exister.

« Ensemble pour le changement existe comme les autres plateformes, telles que le Front commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (Cach) », a précisé l’opposant. Il a également annoncé que le nouveau parti est membre de la coalition de l’opposition Lamuka, qui a soutenu la candidature de Martin Fayulu lors de la présidentielle de 2018.

Quels conséquences pour l’opposition ?

En créant son propre parti, Moïse Katumbi semble avoir plusieurs objectifs en tête. D’une part, tenter de prendre le leadership de l’opposition, tout en créant une base militante. Katumbi entend également renforcer son image de « politique » auprès d’une opinion publique qui le perçoit davantage comme un homme d’affaires.

Ensemble pour la République permettra également à Moïse Katumbi de se ménager des marges de manœuvre supplémentaires au Parlement, ainsi que dans les Assemblées provinciales.

Reste à savoir quels seront les effets de cette stratégie pour l’opposition. Va-t-elle renforcer son unité, ou au contraire accélérer sa fragmentation ? Quoi qu’il en soit, elle révèle, une fois de plus, la volonté de Moïse Katumbi de peser sur la scène politique d’ici 2023.

Par Jeuneafrique.com par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

Congo/Vague adhésions au PCT: Après l’UFD, le FP et l’APRC, qui d’autre sera avalé?

novembre 28, 2019

 

Destinée Hermella Doukaga prononçant le discours de dissolution de son parti

La vie politique nationale est très agitée à la veille du congrès ordinaire du PCT, prévu du 27 au 30 décembre prochain. On assiste au sein de la majorité présidentielle à une vague de dissolution-absorptions de formations qui se font hara-kiri dans le PCT. Toutes invoquent la difficulté à se conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques. Après l’UFD de David Charles Ganao et le Front patriotique de Destinée Hermella Doukaga, le tour est revenu à l’APRC d’André Kamba d’emboîter le pas. Bien d’autres partis s’apprêtent à faire autant. Quels seront alors les prochains ?
Tous les partis qui disparaissent au profit du PCT sont membres de la majorité présidentielle. Ils ont décidé de perdre leur autonomie pour arpenter la couleur rouge du plus vieux parti politique du Congo qui s’apprête à célébrer ses 50 ans d’existence, le 31 décembre prochain.

Repositionnement politique ou ambitions démesurées? Les leaders n’ont pas voulu garder l’autonomie de leur parti, préférant jouer pleinement leur partition au sein de la grande famille de la majorité présidentielle qui, elle-même, souffle et le chaud et le froid.
Le prochain congrès ordinaire du PCT sera très décisif. Il va mettre en place les nouvelles instances du parti: un nouveau secrétaire général, un nouveau bureau politique, un comité central, etc.

Tout est donc à gagner comme à perdre pour ces leaders politiques. D’où cet empressement pour certains d’arborer le foulard rouge du PCT, au détriment des couleurs de leurs partis qui n’ont pas d’assises réelles.

Les partis qui se fondent dans le PCT n’ont pas ou n’avaient pas vraiment un ancrage national, une visibilité accrue. Ils ont simplement jeté l’éponge estimant qu’ils ne peuvent pas s’arrimer à la rigueur de la loi, qui leur fait obligation d’avoir des sièges dans tous les départements.

La dissolution est donc apparu pour eux comme l’unique alternative: l’UFD, 28 ans après sa création; le FP, 3 ans de vie à peine et l’APRC.

Le parti de Ganao a estimé que cette loi est contraignante et difficile à appliquer. Il pense qu’il ne peut pas avoir de sièges dans tous les départements. «En raison des réalités  propres à notre parti politique, notre esprit doit nous conduire à faire des choix judicieux qui nous permettent de participer autrement dans la vie publique, notamment en allant dans les grandes formations politiques, pour contribuer ainsi à la consolidation de l’unité nationale et de la paix…Nous intégrons le PCT parce que nous voulons aux débats d’idées et non pour ménager un bien matériel», déclarait Josué Rodrigue Ngouonimba.

Le 14 novembre dernier, c’était au tour du Front Patriotique de Destinée Hermella Doukaga de rejoindre les rangs du PCT, en signant son acte de dissolution et le transfert des actes régissant son fonctionnement. «Le FP fait désormais un avec le PCT et lui apporte toute sa base, toute son énergie pour toutes les batailles politiques futures. Cette approche que nous croyons salutaire permet de renforcer la stabilité politique du pays»,  s’est défendue l’ex-présidente du FP.

Pour le secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo, le Front patriotique a fait un bon choix. «Le choix du réalisme politique, le choix de la raison. La consolidation de notre démocratie appelle la constitution des partis forts et grands. Il est incontestable que le PCT, sur l’échiquier politique national, est le parti le plus grand», a-t-il dit.

Le parti APRC d’André Kamba, ancien directeur de cabinet de Claudine Munari, a emboîté le pas. «Participer activement avec dévouement et courage aux activités de notre nouveau parti. Je vous invite à arborer fièrement l’insigne et l’étendard du PCT», a-t-il dit à l’endroit de ses militants.

Pour Pierre Ngolo, en dépit de la conjoncture difficile que connaît le pays, le PCT continue sa marche. «Le parti vit et renforce du jour au jour son assise nationale. Le PCT est heureux d’accueillir en son sein de nouveaux membres issus de la dissolution de l’APRC. Vous avez toute votre place au sein du PCT», a dit le secrétaire général du PCT.
Assurément, bien d’autres formations politiques et individualités vont intégrer le PCT d’ici la tenue de son prochain congrès ordinaire. L’heure est encore aux calculs. Les surprises seront nombreuses et les semaines qui viennent seront très décisives pour la vie du PCT, grand éléphant en train de vider la grande famille de la majorité présidentielle. Tous ces partis de la majorité qui ne vivent que de nom, de slogans et de déclarations vont disparaître.

Le PCT a toujours nourri l’ambition d’être un grand parti. Sauf que dans cette quête, les partis qui ont décidé de disparaître, le font le plus souvent en violation des textes qui régissent leur fonctionnement. On prend la décision d’abord, on consulte la base après! C’est mettre la charrue avant les bœufs.

Les dissolutions qui devraient être prises aux congrès, le sont à travers des simples décisions d’un individu ou d’un groupe d’individus qui doivent décider sur la vie d’un parti qui a des militants qu’on évite d’interroger pour demander leur avis.
D’où les contestations qui surgissent et qui sont observées au sein des partis politiques qui sont parfois gérés comme des biens personnels ou familiaux.

Déjà, lors de son 5e congrès extraordinaire, plusieurs formations et associations politiques avaient adhéré au PCT, à l’instar d’Agir pour le Congo, présidé par l’ancien ministre Henri Ossebi; ACOSS de Léon Alfred Opimbat, aujourd’hui membre du bureau politique du PCT;  le Pôle des jeunes républicains (PJR) de Denis Christel Sassou-Nguesso; le PCR de Grégoire Léfouoba; le PANA de Yvon-Norbert Gambeg; La Clé d’Alphonse Mbama; Le RENA de Mfumu Saint-Eudes; le RPD de Maurice Maurel Kiwounzou; l’UDD de Pierre Damien Boussoukou-Boumba; le CAP de Pierre Ernest Abandzounou; la CRD de Sylvain Ngambolo; l’APC de Justin Koumba; le Front démocratique nouvelle  et des individualités dont nombreux étaient des députés indépendants ou des transfuges d’autres partis politiques, à l’instar de Pierre Mabiala, Rigobert Maboundou, Sylvestre Ossiala, Cyr Ebina, Jean Daniel Ovaga, etc.

La semaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Burkina Faso : un parti d’opposition suspendu pour avoir réclamé la « démission » du président

novembre 14, 2019

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le 14 septembre 2019 à Ouagadougou.

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le 14 septembre 2019 à Ouagadougou. © AFP / Issouf Sanogo

 

Le Front patriotique pour le renouveau (FPR, opposition) a été suspendu de toute activité pendant trois mois mercredi par arrêté ministériel. Le parti réclamait la « démission sans délai » du président Roch Marc Christian Kaboré et du gouvernement.

« Les activités du parti politique dénommé Front patriotique pour le renouveau (FPR), sont suspendues (…) trois mois (…) au motif que les propos tenus par M. Aristide Ouédraogo, président du FPR lors des déclarations publiques des 3 et 11 novembre portent atteinte » à la loi sur les partis politiques, a indiqué dans son arrêté le ministre de l’Administration territoriale, Siméon Sawadogo.

Le ministre cite plusieurs articles qui prévoient notamment que « les partis doivent, dans leur programme et dans leurs activités, proscrire l’intolérance, le régionalisme, l’ethnocentrisme, le fanatisme, le racisme, la xénophobie, l’incitation et le recours à la violence sous toutes ses formes (…) Ils s’abstiennent de répandre des opinions ou d’encourager des actions qui, d’une manière ou d’une autre, portent atteinte à la souveraineté, à l’intégrité et à la sécurité du Burkina Faso ».

Une situation « exécrable »

Le FPR ne pourra notamment pas pendant trois mois organiser de réunions publiques. Le parti se refuse à tout commentaire avant la réunion de la direction du FPR.

Dans une déclaration publiée le 3 novembre et dépeignant une situation nationale « simplement devenue exécrable » sur les plans économique, social et sécuritaire, « avec le terrorisme qui avance à grands pas et met à nue l’incapacité des gouvernants à sécuriser la nation », le FPR avait demandé la « démission sans délai du gouvernement actuel » du Burkina Faso.

Le 11 novembre, lors d’une sortie publique, Aristide Ouédraogo avait réitéré cet appel à la démission y compris celle du président Roch Marc Christian Kabore.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC: en pleine crise politique, Joseph Kabila refonde son parti

janvier 26, 2018
Deux partisans du président Joseph Kabila, le 9 décembre 2011 à Kinshasa. © Jérôme Delay/AP/SIPA

Soixante-douze heures après leur adoption, les nouveaux statuts du PPRD, formation politique du président congolais, Joseph Kabila, ont été notariés ce jeudi à Kinshasa. Une refondation qui va s’étendre aussi à la Majorité présidentielle (MP). Explications.

Joseph Kabila rebat les cartes au sein de sa formation politique. Avec la nouvelle reconfiguration du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont les statuts révisés ont été notariés ce jeudi 25 janvier, certaines têtes vont forcément tomber, d’autres vont émerger.

« La course est lancée, tout le monde veut se retrouver dans les nouveaux organes du parti », confirme un proche conseiller du chef de l’État congolais. Qui aura le premier rôle ? C’est LA question qui taraude les esprits au sein du PPRD. D’autant que les nouveaux textes ont littéralement chamboulé l’organigramme de ce principal parti de la Majorité présidentielle (MP)

Le PPRD de Kabila cherche son secrétaire permanent

Henri Mova Sakanyi, secrétaire général du PPRD. © DR / Capture d’écran Twitter / PPRD

Beaucoup reprochent à cet ancien ambassadeur de la RDC en Belgique d’avoir « embourgeoisé le PPRD »

Aux côtés de l’« Initiateur », entendez Joseph Kabila, un président et un secrétaire permanent font leur entrée. Exit le secrétaire général.

Techniquement, le poste ayant disparu dans les nouveaux statuts, Henri Mova Sakanyi, jusqu’ici secrétaire général du PPRD, doit être en train d’expédier les affaires courantes.

Dans son parti, rares sont des cadres qui croient à sa possible désignation comme secrétaire permanent. Beaucoup reprochent à cet ancien ambassadeur de la RDC en Belgique d’avoir « embourgeoisé le PPRD » et de s’être « trop appuyé sur des structures parallèles et extra-statutaires, à l’instar de Jeunes leaders ou Génération Kabila ».

Pour l’instant, « il [Henri Mova Sakanyi] travaille. C’est un peu comparable au principe de la continuité des services publics », esquive l’ancien ministre Adophe Lumanu qui a piloté le comité restreint chargé de la restructuration de la formation politique.

Selon lui, « le PPRD ne fait que revenir à la configuration de ses débuts : il y avait déjà un président du parti en 2002, avant que la fonction ne disparaisse ».

Kabila, président du parti demain ?

Joseph Kabila, président de la RDC, à la tribune des Nations unies le 23 septembre 2017 © Craig Ruttle/AP/SIPA

Joseph Kabila serait tenté de garder les commandes de sa famille politique, dans l’hypothèse où il se retirait du pouvoir. Ce qui est loin d’être acquis

Mais qui en sera le président du PPRD en 2018 ? Est-ce Joseph Kabila lui-même, une fois qu’il aura quitté le palais de la Nation ? L’hypothèse est plus que plausible. Il est stipulé désormais que c’est le président du parti qui « [présente] au Congrès le candidat président de la République », charge à cet « organe suprême » de l’entériner ensuite.

En état actuel de la Constitution congolaise, Kabila, dont le second mandat est arrivé à terme depuis fin 2016, ne peut plus briguer un nouveau quinquennat. Ce qui fait dire à nombre d’observateurs qu’il serait tenté de garder les commandes de sa famille politique pour mieux contrôler la suite des événements. Dans l’hypothèse où il se retirait du pouvoir. Ce qui est loin d’être acquis.

En cas de vacance à la présidence du PPRD, le nouveau dispositif du parti prévoit donc un poste de vice-président. Mais « il n’est pas permanent », précise Adolphe Lumanu. Là encore, Kabila reste au centre de la manœuvre. Car « [ce] vice-président est désigné par l’Initiateur du parti à chaque session du bureau politique », peut-on lire dans les statuts révisés. Plus loin, ces textes ajoutent toutefois qu’« en attendant la tenue du congrès du parti, les fonctions de président du parti sont assurées par le vice-président ».

En clair, « les nouveaux statuts ont été confectionnés pour l’après-Kabila. Une fois que le chef de l’État aura passer le flambeau, il redeviendra ainsi le véritable chef de son parti », croit savoir un cadre du PPRD sous couvert d’anonymat.

Des regroupements électoraux au sein de la MP

D’après nos informations, d’autres changements sont également attendus au sein de la coalition au pouvoir. À l’initiative de son « autorité morale », qui n’est autre que le président Kabila, son bureau politique est convoqué ce samedi 27 janvier.

Il s’agira de « mettre en place sept à douze regroupements électoraux pour mieux nous structurer, en prévision des élections législatives du 23 décembre », confie une source proche du dossier.

Sur le papier, la MP compte quelque 250 formations politiques. Mais la plupart ne sont, en réalité, que des « partis-tiroirs, sans militants et sans drapeau », voire sans siège social, comme un enregistrement sonore d’une réunion interne de la plateforme l’avait révélé fin novembre.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

France: Valérie Pécresse redoute un éclatement de LR avec Laurent Vauquiez

septembre 2, 2017

Alors que Laurent Wauquiez brigue la présidence des Républicains, Valérie Pécresse lance son mouvement «Libres!».

Alors que Laurent Wauquiez brigue la présidence des Républicains, Valérie Pécresse lance son mouvement «Libres!». Crédits photo : PHILIPPE HUGUEN/AFP

Dans un entretien ce samedi au Parisien, la présidente de la région Île-de-France déclare «refuser le repli identitaire» de son homologue d’Auvergne-Rhône-Alpes, candidat à la présidence du parti.

Entre les deux présidents de région, la guerre est déclarée. «Je refuse le repli identitaire. Nous devons être fiers de nos valeurs et bien dans notre époque», déclare ce samedi Valérie Pécresse dans une interview au Parisien, évoquant la candidature de Laurent Wauquiez à la présidence du parti Les Républicains, dont elle évoque «le risque» d’un éclatement si le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes l’emporte.

» Lire aussi – Les confidences de Laurent Wauquiez, l’homme qui va réveiller la droite

À travers ce duel, ce sont deux lignes politiques qui s’affrontent. Alors que Laurent Wauquiez défend une ligne à droite toute et semble actuellement favori, l’ancienne ministre qui a décidé de ne pas se présenter met en garde contre toute «porosité avec le Front national», qu’elle qualifie de «ligne rouge». «Si la droite met les doigts dans cet engrenage-là, ça ne sera plus la droite. Ce ne sera plus ma droite», avertit la présidente de la région Île-de-France, qui explique néanmoins qu’elle veut «rester» dans sa famille politique. Mais, interrogée sur un possible éclatement du parti si Laurent Wauquiez remporte le scrutin interne des 10 et 17 décembre, Valérie Pécresse répond que «le risque existe. Pour le conjurer, on doit assumer nos différences et ne pas chercher à les étouffer».

«Nous devons tirer les leçons de nos deux défaites, celles de 2012 et 2017. À chaque fois, on a eu le réflexe de se recroqueviller vers le noyau dur de la droite», explique Valérie Pécresse, qui se justifie en citant l’ancien président de la République: «Comme le disait lui-même Nicolas Sarkozy: ‘Quand la droite se rétrécit, elle perd. Quand elle s’élargit, elle gagne’». Celle qui se présente comme «gaulliste sociale» dans la droite ligne de Jacques Chirac préconise donc «d’élargir la droite, de l’oxygéner, d’ouvrir les portes et les fenêtres pour redonner une envie de droite aux Français».

Bienveillance critique envers Emmanuel Macron

Valérie Pécresse s’apprête à lancer le 10 septembre son propre mouvement, Libres!, «pour une droite ferme, sociale et réformatrice». «C’est indispensable pour refonder le logiciel de la droite et rester unis, tout en ramenant à nous toutes les bonnes volontés émanant de la société civile», se justifie-t-elle en ajoutant que l’élection à la présidence des Républicains est «prématurée». «La priorité, c’est le travail sur la ligne. Il faut être inventif et créatif, et mon sentiment, c’est qu’on ne peut pas le faire dans un parti», précise-t-elle, faisant allusion au succès électoral d’En marche!: «Depuis dix ans, ce sont les mouvements politiques ouverts à la société civile qui ont apporté les idées neuves»

À propos de la politique du chef de l’État, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy se montre plutôt bienveillante. «Nous l’appelions de nos vœux», lance-t-elle à propos de la réforme du Code du Travail, ajoutant: «Si j’étais parlementaire, je la voterais». «Je reste tout de même sur ma faim, il aurait pu aller plus loin», précise-t-elle néanmoins, citant par exemple la réforme des 35h ou le «relèvement des seuils» qu’elle aurait souhaité pour les PME. Sur Emmanuel Macron lui-même, la présidente de la région Île-de-France se montre plus critique. «J’y ai vu une certaine forme de fatalisme, un aveu d’impuissance ou un prétexte à l’inaction», explique-t-elle à propos de la sentence du président de la République selon laquelle «la France serait irréformable». «Emmanuel Macron paye les ambiguïtés de sa campagne», ajoute-t-elle, estimant qu’«il y a un espoir déçu chez les Français» car «le bilan des trois premiers mois est tout de même bien maigre».

Au Gabon, le parti d’Ali Bongo se fracture

mai 3, 2016

Une tribune de cadres du parti Parti démocratique gabonais (PDG) d'Ali Bongo lors d'une réunion en septembre 2012, à Libreville.

Une tribune de cadres du parti Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo lors d’une réunion en septembre 2012, à Libreville. Crédits : STEVE JORDAN / AFP
Certains avaient été exclus tandis que d’autres avaient démissionné avec fracas de l’Assemblée nationale, il y a un mois. Lors d’un congrès, tenu dimanche 1er mai à Libreville, d’anciens députés qui représentaient jusque-là l’aile dissidente du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) ont décidé de créer leur propre formation politique.

Lire aussi : Ali Bongo : « Les Gabonais me jugeront sur mon bilan »

Avec ce nouveau parti, baptisé Rassemblement héritage et modernité (RHM), les ex-députés promettent de « remettre le Gabon sur les rails » et de battre le chef de l’Etat, Ali Bongo, lors de la présidentielle du 28 août. Celui qui défendra les couleurs du RHM lors de cette élection est Guy Nzouba-Ndama, président démissionnaire de l’Assemblée nationale début avril.

« Profito-situationnistes »

« Nous nous retrouvons aujourd’hui avec un catalogue volumineux de promesses non tenues de tous ces profito-situationnistes responsables du rêve avorté des Gabonaises et des Gabonais », a lancé l’opposant dans son discours d’investiture. Avant sa démission et l’annonce de sa candidature le 5 avril, Guy Nzouba-Ndama soutenait encore fermement le parti au pouvoir.

Avant le Rassemblement héritage et modernité, une autre formation politique s’est créée le 27 avril. Démocratie nouvelle (DN) réunit des soutiens de l’opposant Jean Ping, ancien président de la Commission de l’Union africaine, également candidat à la succession d’Ali Bongo le 28 août. Le chef de l’Etat, qui a succédé à son père Omar Bongo en 2009, a annoncé fin février sa candidature à deuxième mandat.

Lemonde.fr

Parti de Gauche-France: De la forfaiture à la violence

avril 10, 2016
Auteur: PG
Avec Zenga-mambu.com

Au festin de ses 92 ans, Mugabe dénonce les divisions de son parti

février 27, 2016

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a accusé samedi des ingérences étrangères d’être à l’origine des luttes intestines et de succession qui divisent son parti. C’était à l’occasion d’un festin pour célébrer le 92e anniversaire du doyen des chefs d’Etat en exercice.

« Les divisions n’ont aucune place dans notre parti, » a déclaré M. Mugabe devant un parterre de milliers d’invités, dont les cadres du parti, des ministres, des diplomates étrangers et des représentants des partis au pouvoir d’Angola, du Botswana, d’Afrique du Sud, de Namibie et de Tanzanie.

« Les Britanniques et les Américains, par leurs ruses, comme toujours, ont utilisé ces occasions pour offrir de grosses sommes d’argent à des individus du parti et de l’extérieur du parti, provoquant des divisions, » a-t-il affirmé lors de la fête qui se tient à Masvingo (sud).

Le président a lâché dans les airs 92 ballons devant ses invités. Les organisateurs avaient annoncé attendre 50’000 partisans de la Zanu-PF, le parti au pouvoir.

Des gâteaux imposants étaient exposés, dont l’un en forme d’Afrique et l’un de 92 kilos répliquant le lieu des festivités: le monument national du Grand Zimbabwe, un ensemble de ruines du XIIIe siècle, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Pas de successeur
Mais les réjouissances n’ont pas réussi à camoufler les querelles qui divisent depuis un an le parti au pouvoir au sujet de la succession du président – au pouvoir depuis 36 ans -, qui n’a toujours pas nommé de successeur malgré son grand âge et des rumeurs sur son état de santé.

Le 21 février, jour de son anniversaire, les médias nationaux ont couvert de compliments celui qui dirige d’une main de fer le Zimbabwe depuis l’indépendance du pays en 1980 et qui assure pouvoir gouverner jusqu’à 100 ans.

Le vice-président Emmerson Mnangagwa est considéré comme le favori pour succéder à Mugabe, mais il a récemment été critiqué par la femme du président Grace, avec laquelle la rivalité est croissante.

Insécurité alimentaire
Du bétail et du gibier devaient être abattus pour un événement dont le coût total est estimé à 800’000 dollars par la presse locale, alors qu’un quart de la population est en état d’insécurité alimentaire et que le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe naturelle dans plusieurs régions en raison de la sécheresse.

Selon les médias, des militants auraient ordonné à des villageois des districts autour de Masvingo de donner entre un et cinq dollars pour financer une partie des festivités.

Romandie.com

Congo/Retour au monopartisme et à la dictature: Guy Parfait Kolelas interdit d’utiliser les attributs du MCDDI

février 19, 2016
Auteur: MCDDI

Ils nous ont toujours dit qu’ils voulaient des élections transparentes et apaisées puisqu’ils pensaient que le bâtisseur infatigable avait bien travaillé depuis son coup d’Etat de 1997.

Aujourd’hui, à moins d’un mois de la fameuse élection, les fanatiques de Sassou se rendent compte qu’il est impossible pour leur champion de passer le premier tour.

En tricheur pathologique, le naturel revenant au galop, les partisans du pouvoir clanique d’Oyo (Oko Ngakala, Iwandza ….) font recours à ce qu’ils savent faire le mieux, la tricherie, les intimidations et le meurtre.

Quel est ce tribunal qui interdit à un responsable politique de parler à ses militants ?
Comment ces magistrats de pacotille vont-t-ils faire la différence entre un congolais lambda et un militant du MCDDI ?

En gros, Mr Sassou Nguesso interdit au candidat Guy Brice Parfait Kolélas de parler en public. Cela montre à suffisance que ce pouvoir inique est aux abois.