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Les indépendants remportent les élections municipales en Côte d’Ivoire

avril 26, 2013

Les candidats indépendants ont remporté les élections municipales de dimanche dernier avec 72 communes, soit 37,11% des conseils municipaux, a annoncé vendredi soir le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko.
Selon ces résultats officiels, les indépendants sont suivis du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) qui a obtenu 65, soit 33,51% des Conseils contre 49, soit 25,26% pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex parti unique).

L’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) s’en sort avec 5 communes, soit 2,58% contre 3, soit 1,55% des conseils municipaux pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la paix (RHDP).

A l’issue de ces élections des Conseillers Municipaux, 194 Conseils ont été élus, selon M. Bakayoko.
Les électeurs inscrits pour ces municipales étaient au nombre de 3.799.770 dont 1.384.693 ont voté avec un taux de participation de 36,44%.

« Le RDR confirme son encrage acquis sur le terrain depuis plus de 12 ans » a estimé un analyste politique, ajoutant que  » 80% des indépendants élus sont du RDR et c’est sûr qu’ils vont revenir au sein de leur parti d’origine ».

S’agissant de l’élection des Conseillers Régionaux, 31 Conseils ont été élus. Le RDR remporte ladite élection avec 10 régions, soit 32,36% des Conseils Régionaux, quand le RHDP obtient 9, soit 29,03% des Conseils.

Les indépendants remportent 6, soit 19,35% contre 4, soit 12,90% pour le PDCI, suivi de l’UDPCI avec 1, soit 3,23%.
 » Les électeurs inscrits pour ces régionales étaient 3.876.074 dont 1.706.537 ont voté avec un taux de participation de 44,03% », a encore dit le président de la CEI.

« En ce qui concerne les taux de participation enregistrés : 44,03% pour l’élection des Conseillers Régionaux et 36,44% pour l’élection des Conseillers Municipaux, ils traduisent un intérêt certain de nos populations pour ces consultations de développement local » a commenté Youssouf Bakayoko.

 » Ces taux sont, en effet, globalement meilleurs à celui recueilli lors de l’élection des Conseillers Généraux de 2002 (28,01%) et sensiblement proche de celui des Municipales (39,40%) » a-t-il ajouté.

Pour les cas spécifiques des communes de Doropo et Kongasso où les procès verbaux de dépouillement des votes ont été détruits en grande partie, a indiqué M. Bakayoko, soulignant que la  »CEI n’est pas en mesure d’en proclamer les résultats, à ce jour ».

« En ce qui concerne la Commune de Béttié, où le scrutin municipal n’a pu se tenir, en raison des troubles et des blocages crées par des représentants de candidats, la CEI portera prochainement à la connaissance des populations concernées, les mesures qu’elle aura prises, en accord avec le Gouvernement, pour la tenue du scrutin dans cette localité », a-t-il conclu en précisant que ce double scrutin s’est globalement bien déroulé en dépit de quelques incidents constatés dans certaines localités.

Le Front populaire ivoirien (FPI), a boycotté ces élections locales qu’il a qualifié de ‘’mascarade et de parodie électorale » pour dénoncer le choix unilatéral de la date du 21 avril par le gouvernement.

Ce parti qui avait déjà boycotté les élections législatives de décembre 2011, largement remportées par le RDR, le parti du président Alassane Ouattara, estime par ailleurs que les conditions n’étaient pas réunies pour la tenue d’un ‘’scrutin juste, inclusif et transparent ».

Pour le FPI, la Commission électorale indépendante (CEI), ‘’caduque et illégale » après les législatives de 2011, est par conséquent ‘’incompétente et illégale » pour organiser ces élections locales.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Congo: A l’U.d.r-Mwinda, on a réglé les comptes à ceux qui sont allés à Dolisie

avril 3, 2013

 

On ne badine pas avec la discipline du parti. L’ancien député, Dominique Basseyla, l’apprend à ses dépens. Le bureau politique de l’U.d.r-Mwinda, qui s’est réuni mardi 26 mars 2013, sous la direction de Pascal Ngouanou, deuxième, vice-président assurant l’intérim du président absent du Congo, a statué sur la participation à la concertation politique nationale de Dolisie, de Dominique Basseyla et Jacques Katassa, respectivement premier vice-président du parti et secrétaire, chargé de l’organisation et de la vie du parti de la fédération U.d.r-Mwinda du Niari 1. Les deux ont été suspendus du parti, à compter de cette date.

Lasemaineafricaine.com

L’UPADS rejette catégoriquement la concertation politique de Dolisie

mars 21, 2013

 

Le conseil des vice-présidents de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a tranché net, le 20 mars à Brazzaville au cours d’une conférence de presse. Il a dit que le parti ne prendrait pas part à la concertation politique de Dolisie (Niari), contrairement à la déclaration du secrétaire général de l’UPADS, Pascal Tsaty-Mabiala, selon laquelle ce parti avait accepté d’aller à cette concertation.


L'UPADS rejette catégoriquement la concertation politique de Dolisie
Pour les vice-présidents de l’UPADS, le secrétaire général de leur parti s’est illustré par une indiscipline politique en voulant «légitimer le système politique en place». «Le secrétaire général n’est pas compétent pour engager le parti à ce niveau de décision. Au lieu d’accomplir son devoir au sein du parti, il exécute la volonté du pouvoir, aux fins d’organiser à Dolisie un Éwo II, sans apostasie et sans condition. De ce fait, il vient de mépriser tous les militants et sympathisants du parti», a déclaré l’un des vice-présidents de l’UPADS, Dominique Nimi Madingou.

Pour lui, «la convocation d’états généraux est la condition sine qua non pour aller aux élections locales. Cette demande a été réaffirmée avec les autres partis signataires de la déclaration du 17-Août, lors du méga meeting de l’opposition. La fin de non-recevoir signifiée par le PCT au cours du meeting de la majorité présidentielle ne permet pas à l’UPADS de participer aux élections locales dans les mêmes conditions que les législatives passées».

En fait, pour les vice-présidents de l’UPADS le dialogue de Dolisie n’est qu’«un dialogue de type Éwo». Ils pensent que le pouvoir et les partis politiques qui seront au rendez-vous de Dolisie ne pourront pas définir en quatre heures un corps électoral fiable, nécessitant au préalable un recensement administratif spécial. Ainsi, «la rencontre de Dolisie ne peut être qu’une supercherie, car la volonté du PCT est d’obtenir la totalité des conseillers aux fins de reconstituer le parti unique au Congo», ont-ils insisté.

Selon Jean Itadi, «face à la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, un simple dialogue ne saurait résoudre le mal qui gangrène la société congolaise dans sa globalité, car cette crise n’est pas perçue par la classe dirigeante».

Christophe Moukouéké quant à lui a dit : «Nous ne pensons pas que le problème du système électoral au Congo peut être résolu en si peu de temps. Nous disons non à la révision de la constitution, et souhaitons qu’en 2016 soient organisées des élections libres et transparentes avec le fichier électoral actuel».

Le conseil des vice-présidents de l’UPADS a exhorté les militants du parti à plus de vigilance et à dénoncer les cadres du parti qui prendraient part à ces assises.

 

Congo-site.com par Gaspard Lenckonov

Côte d’Ivoire : la guerre de leadership des chefs pro-Gbagbo exilés au Ghana

mars 19, 2013
Un meeting pro-Gbagbo, à Abdijan, en 2012. Un meeting pro-Gbagbo, à Abdijan, en 2012. © AFP

Les anciens dignitaires du régime de Laurent Gbagbo en exil au Ghana s’opposent sur la stratégie à suivre. Entre les partisans de la ligne dure et ceux du dialogue avec le pouvoir de Alassane Ouattara, les tensions sont de plus en plus vives.

« Que ceux de nos frères qui sont allés au Ghana reviennent, parce que ça ne sert à rien d’aller souffrir en exil ». L’appel lancé le 9 mars par le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, lors d’une visite à Abengourou (est de la Côte d’Ivoire), « a eu une répercussion positive auprès des exilés, confie un membre du Front populaire ivoirien (FPI) exilé à Accra, qui a requis l’anonymat. Pour beaucoup d’entre nous, Soro a été plus ou moins un modèle. Certes, il y a eu des divisions, mais l’homme reste un mythe et ses appels font naître en nous beaucoup d’espoir ».

Aujourd’hui, les partisans du retour d’exil semblent de plus en plus nombreux. Ils se réunissent régulièrement, mais « discrètement, presque dans la clandestinité », raconte l’un d’eux. « Ceux qui souhaitent poursuivre la lutte nous font peur, nous intimident et profèrent à notre endroit des menaces », poursuit-il. Les anciens dignitaires du régime Gbagbo en exil ne s’expriment pas d’une seule voix. Au sein de la « galaxie des patriotes » à Accra, l’unité s’est peu à peu fissurée. Aujourd’hui, plusieurs groupes distincts s’opposent et se mènent en sourdine une guerre de leadership.

Il y a d’abord ceux qui s’opposent à la direction du FPI en Côte d’Ivoire et à la politique menée par son président, Miaka Ourétto : revenir à la table de discussion et essayer d’obtenir les meilleures conditions pour que le parti puisse exister. « Si Miaka emmène le FPI aux élections, c’est une feuille morte », confie un proche de Gbagbo. Toujours animés par un désir de vengeance, ces pro-Gbagbos estiment que le régime d’Alassane Ouattara (qu’ils appellent « M.Ouattara ») est illégitime.

Double langage

Parmi eux, on retrouve notamment le porte-parole de l’ancien président ivoirien, Justin Koné Katinan (dont le procès à Accra doit reprendre le 27 mars), mais aussi Ahoua Don Mello, le porte-parole de l’ex-gouvernement Aké N’Gbo (Premier ministre du dernier gouvernement de Gbagbo), Damana Pickass, figure de la crise postélectorale, qui s’est illustré en arrachant les PV de la commission électorale indépendante, et Moussa Zéguen, autrefois à la tête du Groupement des patriotes pour la paix (GPP).

Leurs noms apparaissent dans le rapport des experts de l’ONU, publié le 15 octobre 2012, qui accrédite la thèse d’un commandement stratégique pour renverser le président Ouattara. Ces jusqu’au-boutistes sont regroupés au sein de la Coalition des patriotes ivoiriens en exil (Copie), dirigée par Pickass. « Ils préparent une série d’attaques ciblés sur certaines personnalités et des lieux qui, d’après eux, sont stratégiques pour l’affaiblissement du pouvoir en place », assure un exilé à Accra, qui a requis l’anonymat. Joint par Jeune Afrique, le leader de la Copie réfute une nouvelle fois ces accusations : « À chaque fois que le gouvernement a appelé au dialogue, nous avons répondu favorablement ».

« Lorsqu’il est avec ses compagnons, Pickass prêche la violence et la guerre », rétorque notre source. Quelle que soit la réalité de cette ligne dure, un autre groupe a peu à peu émergé. Après avoir longtemps revendiqué la légitimité de la lutte contre le pouvoir de Ouattara, ses membres sont désormais plus enclins au dialogue et leur positionnement tend à se rapprocher de celui de la direction du FPI. Il y a parmi eux Assoa Adou (ex-ministre des Eaux et Forêts de Gbagbo, qui dirige aujourd’hui la coalition des cadres du FPI en exil), Hubert Oulaï (ministre de la Fonction publique et de l’Emploi dans le Gouvernement Soro I), et Koné Boubacary, ancien chef de protocole de Gbagbo. Dans une lettre datée du 31 janvier, Assoa Adou a ainsi félicité Miaka Ouretto d’avoir « engagé des négociations avec le gouvernement ».

Suspicion

L’arrestation de Charles Blé Goudé en janvier a exacerbé les divisions entre les deux tendances et fait resurgir les rivalités d’hier. « Ils ont de moins en moins d’argent, et maintenant que les autorités ghanéennes ont choisi de collaborer avec Abidjan, leur situation est plus compliquée », analyse Rinaldo Depagne, spécialiste de la Côte d’Ivoire à l’International crisis group (ICG). « En ce moment, la suspicion est de mise. Chacun voit en son voisin un traître, un ennemi d’une quelconque lutte », confie notre exilé.

Quelques heures seulement après l’extradition de Blé Goudé, Touré Moussa Zéguen l’a accusé d’avoir un accord avec les autorités ivoiriennes. Menacé à Accra par les proches de l’ex-« général de la rue », Zéguen réside toujours à Accra mais va de cache en cache. Orphelin de leur leader, les proches de Blé Goudé comme l’ancien secrétaire d’État, Dossol Charles Rodel, ou son ami Richard Dacoury, ne savent plus à quel saint se vouer, soupçonnant même des proches de Pickass (dont la rivalité avec Blé Goudé est de notoriété publique) d’avoir joué un rôle dans l’arrestation de l’ancien chef des jeunes patriotes.

Au milieu de cette guerre d’ego qui n’a pas fini de faire des vagues, on imagine aisément le désarroi des militants vivant pour la plupart dans des camps de réfugiés. Ceux-là n’attendent certainement qu’un signe, une simple poignée de main entre ennemis d’hier, pour rentrer au pays.

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Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Congo: L’UDR-Mwinda refuse la concertation politique de Dolisie

mars 16, 2013

L’Union pour la démocratie et la République (UDR-Mwinda) refuse de prendre part à la concertation politique de Dolisie (département du Niari), proposée par le gouvernement et le Parti congolais du travail (PCT). Le parti de l’ex-Premier ministre André Milongo se dit plutôt favorable à la tenue des états généraux de la nation.


L’UDR-Mwinda refuse la concertation politique de Dolisie
C’est ce qui ressort des conclusions de la 4ème session extraordinaire du Conseil national de l’URD-Mwinda, tenue récemment à Brazzaville. «Au moment où se profile dans notre pays la tenue d’une concertation, l’UDR-Mwinda, qui est membre du collectif des partis de l’opposition signataires de la déclaration du 17 août sur les élections législatives de 2012, se dit aujourd’hui favorable à la tenue prochaine des états généraux de la nation», a déclaré le président de l’UDR-Mwinda, Guy Romain Kinfoussia.

Le 9 mars dernier déjà, le collectif des partis de l’opposition signataires de la déclaration du 17 août 2012, a organisé un méga meeting à Brazzaville. L’objectif était de mobiliser leurs militants contre la révision de la Constitution et de les inviter à soutenir leur refus de participer au dialogue politique au profit des États généraux de la nation. A cette occasion, Guy Romain Kinfoussia justifiait ce refus d’aller à cette concertation politique de Dolisie en ces termes :

«Nous ne voulons plus un deuxième round d’Ewo, où les délibérations prises au cours de ces assises n’ont pas été mises en pratique par le gouvernement. Nous ne voulons plus nous faire tromper deux fois. J’ai été à Ewo, je vous présente aujourd’hui ma déception et je regrette d’y être allé. Cette fois-ci, nous avons besoin d’assises qui feront l’autopsie en profondeur des maux dont souffre le Congo et d’en proposer des solutions réalisables».

L’idée de la concertation politique a été annoncée par le gouvernement. Celle-ci devrait se tenir les élections locales, pour permettre que ce scrutin se déroule dans un climat apaisé. Dans une interview accordée à la presse Serge Michel Odzoki, porte-parole du PCT, indiquait : «Ewo avait fait un certain nombre de recommandations, que le gouvernement se devait de mettre en application. Dolisie va permettre de faire le point, pour permettre d’autres avancées au plan démocratique. Si on se rend compte qu’ici il y a des faiblesses (on sait qu’il y en a), on va corriger cela, pour qu’il y ait des améliorations, parce qu’il ne faut pas oublier que ce dialogue-là nous mène aux élections locales».

Au-delà de ces divergences de points de vue, le pouvoir et l’opposition ont intérêt à comprendre que la démocratie les oblige d’avoir un dialogue permanent. Les questions d’organisation des élections doivent être traitées dans ce cadre, sans violence. Car c’est dans les conditions de dialogue et d’échange que tout s’améliore.

Il sied de signaler qu’au cours de la 4ème session extraordinaire du conseil national de l’UDR-Mwinda, les participants ont dressé le bilan du parti depuis sa création en 1992. Guy Romain Kinfoussia a déploré que ce bilan fût négatif, le parti n’étant pas représenté dans les deux chambres du Parlement au cours de cette mandature. Aussi a-t-il exhorté les dirigeants nationaux de l’UDR-Mwinda à la dynamisation des instances du parti. Concernant les prochaines élections locales, les conseillers ont conditionné leur participation à l’amélioration des conditions de leur parti.

Congo-site.com par Gaspard Lenckonov

Guinée : deux morts et plusieurs blessés par balles à Conakry

mars 5, 2013
Patrouille de police, le 4 mars 2013 à Conakry. Patrouille de police, le 4 mars 2013 à Conakry. © Cellou Binani/AFP

Deux personnes ont été tuées et sept ont été blessées par balles dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mars, à Conakry. Des tirs ont été entendus dans différents quartiers pendant plusieurs heures.

Les violences meurtrières se poursuivent à Conakry. Dans la nuit de lundi à mardi, deux individus ont été tués et sept autres blessés dans des circonstances encore imprécises. « Nous avons eu deux morts par balles et sept blessés par balles », a déclaré un médecin d’une clinique de Conakry, information confirmée par des membres des familles des victimes.

Ces violences sont intervenues pendant que des « hommes en uniforme accompagnés de civils » pillaient des quartiers de la capitale guinéenne en majorité habités par des Peuls, dont celui de Cosa où les morts et les blessés ont été recensés.

On compte désormais huit morts et plus de 200 blessés depuis près d’une semaine à Conakry dans des violences impliquant les forces de l’ordre, des opposants, des pillards, des commerçants, des jeunes et des membres de différentes ethnies.

Divisions ethniques

Les divergences politiques en Guinée recoupent le plus souvent les divisions ethniques, particulièrement celles entre Peuls et Malinkés. Le principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée, est dirigé par un Peul, Cellou Dalein Diallo, rival du président Alpha Condé, un Malinké, qui l’avait battu au second tour de la présidentielle de novembre 2010.

Ces nouveaux incidents dans un pays à l’histoire marquée par la violence politico-militaire depuis son indépendance de la France en 1958, se déroulent à un peu plus de deux mois d’élections législatives, maintes fois reportées, dont la préparation est contestée par l’opposition et qui sont prévues le 12 mai.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie: la veuve de Chokri Belaïd veut savoir « qui a commandité » le meurtre

février 26, 2013
Tunisie: la veuve de Chokri Belaïd veut savoir 'qui a commandité' le meurtre Tunisie: la veuve de Chokri Belaïd veut savoir « qui a commandité » le meurtre © AFP

La veuve de Chokri Belaïd, l’opposant tunisien tué par balles à Tunis le 6 février, a déclaré qu’elle voulait savoir qui avait commandité l’assassinat de son mari, en réagissant mardi pour la première fois à l’annonce de l’arrestation du tueur présumé lundi à Tunis.

« C’est beau de savoir qui a exécuté mais pour moi c’est très important de savoir qui a commandé, comme cela a été fait, car c’est un crime très organisé », a déclaré Basma Belaïd sur Europe 1.

« On demande un procès et on demande de pousser l’enquête et de tout savoir », a-t-elle affirmé.

Un homme soupçonné d’avoir tué Chokri Belaïd et son complice présumé ont été arrêtés lundi en banlieue de Tunis et appartiennent, selon des sources policières, à la mouvance radicale salafiste.

Le tueur présumé serait actif dans la Ligue de protection de la révolution (LPR) une milice brutale pro-islamiste, au Kram, une banlieue populaire de Tunis voisine de Carthage.

La LPR a été accusée à de nombreuses reprises par l’opposition d’orchestrer des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider.

Ces ligues sont « protégées par le système », a accusé la veuve de Chokri Belaïd qui a demandé « immédiatement » leur dissolution. « Toute la société tunisienne n’a pas arrêté de demander depuis des mois la dissolution de ces ligues », a-t-elle souligné.

« La responsabilité politique d’Ennahda est impliquée », a répété Mme Belaïd, qui a accusé à plusieurs reprises le parti islamiste au pouvoir d’être responsable de l’assassinat de son mari.

« La moindre des choses est d’assurer la sécurité des citoyens. Ennahda est le parti au pouvoir (. . . ), c’est à elle de protéger les citoyens », a-t-elle déclaré, alors que le parti islamiste est régulièrement accusé de faire preuve de laxisme vis-à-vis de sa frange radicale et de la mouvance salafiste.

La mort de Chokri Belaïd a plongé la Tunisie dans une crise politique sans précédent depuis la révolution de 2011, précipitant la démission du Premier ministre Hamadi Jebali.

Le ministre de l’Intérieur, l’islamiste Ali Larayedh, a été chargé vendredi de former un nouveau gouvernement d’ici au 8 mars.

Jeuneafrique.com

CPI/Côte d’Ivoire: Gbagbo défendu par son parti, accablé par le camp Ouattara

février 24, 2013
 
CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.

ABIDJAN – Le parti de Laurent Gbagbo s’est déclaré dimanche convaincu que l’ex-chef de l’Etat ivoirien serait innocenté par la Cour pénale internationale (CPI), alors que le camp du président Alassane Ouattara le jugeait responsable de la crise meurtrière de 2010-2011.

La CPI doit achever le 28 février l’audience de confirmation de charges qui doitpermettre de décider de la tenue d’un éventuel procès contre M. Gbagbo. Il est détenu depuis fin 2011 à La Haye et soupçonné d’être « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité, commis pendant les violences postélectorales de décembre 2010-avril 2011 ayant fait quelque 3.000 morts.

Son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), « a la ferme conviction et le grand espoir que des débats contradictoires sortira la vérité qui innocentera définitivement le président Laurent Gbagbo », indique le FPI dans un communiqué.

« Dans ces durs moments dépreuves où le président Laurent Gbagbo fait face à toutes sortes de calomnies, le FPI tient à lui réaffirmer son soutien indéfectible et à lui exprimer sa totale fidélité et ses encouragements », ajoute le parti.

De son côté, le Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Ouattara, a évoqué les « innombrables preuves » présentées par l’accusation en
vue de la confirmation des charges.

« C’est le refus de la défaite de M. Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle (de novembre 2010, ndlr) qui a engendré la crise postélectorale avec comme conséquence plus de 3.000 morts », affirme le porte-parole Joël N’Guessan dans un communiqué, fustigeant les « logiques politiques » consistant pour la défense à accuser la France, l’ONU et la rébellion nordiste de 2002.

La crise postélectorale s’est achevée le 11 avril 2011, après deux semaines de guerre, par l’arrestation de Laurent Gbagbo par les forces pro-Ouattara
(essentiellement les ex-rebelles) qui avaient reçu un appui décisif de l’armée française et de la mission onusienne Onuci.

AFP

La Tunisie s’enfonce dans la crise politique

février 10, 2013

 La Tunisie s'enfonce dans la crise politique La Tunisie s’enfonce dans la crise politique © AFP

La Tunisie, confrontée aux retombées politiques de l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd, était plongée dans l’incertitude dimanche en raison du conflit ouvert du Premier ministre Hamadi Jebali avec le parti islamiste au pouvoir Ennahda.

L’armée est toujours déployée dans le pays et les forces de l’ordre restent sur le qui-vive, même si les heurts entre policiers et manifestants, déclenchés après la mort de l’opposant mercredi, ont quasiment cessé. Un policier a été tué et 59 y ont été blessés, selon un bilan officiel.

La classe politique et la rue attendent désormais le résultat du coup de poker de M. Jebali, numéro 2 d’Ennahda, qui a pris son parti de court mais aussi ses alliés laïcs de centre-gauche, dont le président Moncef Marzouki, en annonçant préparer la création d’un gouvernement de technocrates.

Vilipendé par son propre camp mais soutenu par l’opposition laïque, il a persisté samedi en menaçant de démissionner s’il ne parvenait pas à former avant le milieu de la semaine prochaine un cabinet de personnalités « compétentes », « sans appartenance politique ».

Il a précisé que les ministres de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères seraient concernés aussi, alors que les islamistes refusent de lâcher ces postes depuis des mois. Les futurs membres du cabinet devront aussi s’engager à ne pas participer aux prochaines élections.

Plusieurs dirigeants d’Ennahda veulent bloquer cette initiative en estimant que M. Jebali devrait obtenir la confiance des députés de l’Assemblée nationale constituante (ANC), où les islamistes sont en position de force avec 89 sièges sur 217.

Le Premier ministre, un modéré dans son parti, a rejeté l’argumentaire, estimant que l’ANC, en l’intronisant à la tête du gouvernement en décembre 2011, lui avait donné le droit de remanier son équipe.

Un groupe d’experts réunis par la présidence samedi a semblé lui donner raison, selon un communiqué du palais de Carthage.

En effet, selon la loi d’organisation provisoire des pouvoirs publics, le chef du gouvernement peut « créer, modifier et supprimer les ministères et les secrétariats d?Etat, et fixer leurs attributions et prérogatives, après délibération du Conseil des ministres et information du président de la République ».

Dès lors, le quotidien la Presse s’est voulu assez optimiste. « Le gouvernement de compétences annoncé par Hamadi Jebali semble en bonne voie, ouvrant les portes de l?espoir pour de très larges franges de l?opinion publique que l?assassinat de Belaïd avait totalement démoralisées ».

Mais la frange radicale d’Ennahda a prévenu qu’elle était prête à descendre dans la rue pour défendre la « légitimité des urnes », laissant présager la persistance des difficultés de la Tunisie à se stabiliser deux ans après la révolution de 2011, mais aussi une scission des islamistes.

Un premier rassemblement samedi à Tunis a réuni quelque 3. 000 personnes et dimanche ils étaient un millier à Gafsa (centre).

« Ce rassemblement modeste (. . . ) prouve que dans la bataille de la rue, nous ne serons pas vaincus », a déclaré Lotfi Zitoune, un proche du chef d’Ennahda Rached Ghannouchi, après sa démission récente du poste de conseiller du Premier ministre.

Entre la division des islamistes, un boycott de l’ANC par quatre courants de l’opposition depuis le meurtre de Belaïd et les désaccords de principe sur la nature du futur régime, la rédaction de la Constitution reste toujours dans l’impasse.

Or sans loi fondamentale, les élections promises par M. Jebali ne peuvent avoir lieu, alors que l’impatience et la colère gagnent régulièrement la rue depuis des mois faute de réformes économiques et sociales répondant aux revendications de la révolution qui a renversé Zine Al Abidine Ben Ali.

Sans oublier l’essor des groupuscules jihadistes responsables d’attaques sanglantes dans le pays, dont celle contre l’ambassade des Etats-Unis en septembre.

Jeuneafrique.com avec AFP

Égypte : violentes manifestations contre les Frères musulmans

janvier 25, 2013
Un manifestant égyptien près de la place Tahrir, au Caire, le 25 janvier 2013. Un manifestant égyptien près de la place Tahrir, au Caire, le 25 janvier 2013. © AFP

À Ismaïliya, le siège du Parti de la liberté et de la justice (PLJ, parti des Frères musulmans, au pouvoir) a été incendié en marge de manifestations organisées, vendredi 25 janvier, pour le deuxième anniversaire de la révolte contre Hosni Moubarak.

En Égypte, les manifestations organisées, vendredi 25 janvier, à l’occasion du deuxième anniversaire de la révolte contre Hosni Moubarak ont dégénéré dans plusieurs villes du pays. À Ismaïliya, sur le canal de Suez, le siège local de la formation politique des Frères musulmans, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), a été incendié, rapporte l’AFP. Des manifestants ont également jeté des pierres sur le siège du gouvernorat local. La police a répondu par des tirs de gaz lacrymogènes.

La capitale égyptienne, où des milliers de manifestants protestent contre le président islamiste Mohamed Morsi, a également été le théâtre de heurts. Les Frères musulmans ont indiqué que des manifestants avaient tenté d’envahir un de leurs locaux, dans le quartier de Tawfikiya, proche du centre du Caire. Une correspondante de l’AFP sur place a constaté que des manifestants lançaient des pierres contre un immeuble, et se faisaient pourchasser par des résidents.

Détonations

Des bruits de tirs étaient également entendus, sans qu’il soit possible de déterminer leur origine et leur nature exacte. Les accès au bâtiment étaient protégés par un dispositif de policiers anti-émeutes et de militaires, et le trafic sur une grande avenue bordant l’immeuble a été momentanément bloqué.

Des accrochages sporadiques ont eu lieu entre forces de l’ordre et groupes de jeunes manifestants dans des rues adjacentes à la place Tahir, épicentre des événements de janvier-février 2011 qui poussèrent Moubarak à la démission.

Les manifestations organisées à Alexandrie, deuxième ville du pays, ont également donné lieu à des violences. Des manifestants ont  notamment  fait brûler des pneus.  « Il y a beaucoup de fumée à cause de ça. Et il y a des gens étendus par terre qui n’arrivent pas à respirer à cause du gaz lacrymogène », a dit à l’AFP Racha, une habitante d’Alexandrie.

Jeuneafrique.com avec AFP