Posts Tagged ‘partis’

France/Municipales: le second tour aura lieu en juin ou en janvier 2021, aurait dit Philippe aux partis

mai 20, 2020

Le second tour des élections municipales, qui avait été reporté à cause de la crise sanitaire, aura lieu soit en juin soit en janvier 2021, a affirmé Edouard Philippe mercredi soir lors d’une réunion avec les chefs des partis politiques, selon plusieurs participants.

«Le Premier ministre a écarté septembre très clairement, et l’automne aussi, en disant c’est juin ou janvier», a rapporté l’un des participants à l’AFP. Selon plusieurs responsables de partis, le chef du gouvernement a expliqué qu’il fallait un mois et demi pour faire campagne et que ce serait compliqué avec la rentrée scolaire, tandis qu’en octobre, ce serait impossible d’interrompre la session des débats sur le budget au parlement.

Par Le Figaro avec AFP

Congo: grogne dans « l’opposition radicale »

juin 16, 2018

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Les leaders de l’opposition. Photo archives

 

 

Parmi ces partis protestataires figurent: l’UPRN de Mathias Dzon, le CAP de Jean Itadi et Christophe Moukoueke, l’UP de Jean Martin Mbemba, l’UPC de Paulin Makaya, la CADD de André Salissa Okombi, le MUST de Claudine Munari, le RDR de feu, le Général Raymond Damasse Ngolo, l’udr-Mwinda de Guy Romain Kifoussia, le PSDC de Clément Mierassa, le MVC du professeur Henri Boukoulou, le PSRD de Georges Ntsiba, la Convergence Citoyenne de Bonaventure Mbaya, le PSVR de Michel Mampouya, etc.

«Tous ces partis, moteurs du dialogue alternatif de Diata, appartiennent à telle ou telle tendance de ce que le pouvoir désigne par l’expression l’opposition radicale».
Pour le ministère de l’Intérieur, ces partis concernés ne se seraient pas conformés aux dispositions de la loi N°20-2017 du 12 mai 2017, portant loi organique relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques qui, en son article 49, dispose: «les partis politiques déjà créés disposent d’un délai de 6 mois à compter de la promulgation de cette loi organique pour s’y conformer».
Selon le collectif des partis de l’opposition, ce motif ne tient pas la route, car ces partis ont été créés longtemps avant la promulgation de cette loi. «En vertu des dispositions de l’article 2 du code civil congolais qui stipule: «la loi ne dispose que pour l’avenir. Elle n’a pas d’effets rétroactifs», ainsi que des dispositions de l’article 4 du code pénal congolais qui stipule: «nulle contravention, nul délit, nul crime ne peuvent être punis de peines qui n’étaient pas prononcées par la loi avant qu’ils fussent commis».
Par conséquent, «la décision de ne plus reconnaître les principaux partis de l’opposition réelle, cités supra, est illégale et arbitraire. Cette décision constitue une atteinte très grave aux libertés de pensée, d’expression et d’association garanties par les lois et règlements de la République et vise à ramener le Congo à l’ère sombre du monopartisme, de la pensée unique, de l’unanimisme social et de l’intolérance politique que nous croyions à jamais révolus. Elle a pour objectif principal d’éliminer la vraie opposition, car, sur les 55 partis maintenus, la plupart appartiennent, soit à la mouvance présidentielle et à ses alliés, soit à l’opposition ralliée au pouvoir. Plus grave, beaucoup de partis reconnus sont des groupuscules sans assise nationale, mais affiliés au pouvoir», ont dénoncé les leaders de ce collectif de l’opposition.
Ils estiment que cette décision «cache mal le désir du pouvoir de verrouiller l’alternance démocratique et pacifique au profit d’une succession dynastique. Par ailleurs, la mise en cause du caractère non rétroactif de la loi met en danger les fondements de l’Etat de droit et ouvre une brèche béante à l’arbitraire. Le Congo n’a pas besoin de cela», ont-ils estimé.
Ces leaders ont dénoncé cette décision du pouvoir: «Nous interjetons appel auprès de la Cour suprême et sommes convaincus qu’elle dira le droit et remettra à l’endroit ce que le pouvoir exécutif a délibérément mis à l’envers», ont-ils fait savoir.
«Nous appelons nos militants, nos cadres et nos sympathisants à la sérénité, à la retenue et à la responsabilité et les invitons à ne pas tomber dans le piège du pouvoir et à ne pas céder à la provocation», ont-ils ajouté.

 

Lasemaineafricaine.net par KAUD

Côte d’Ivoire: les femmes et la vie politique

novembre 2, 2017

Mariatou Koné, ministre de la Solidarité, de la Femme et de la Protection de l’enfant en Côte d’Ivoire lors du Forum organisé par l’OCDE, à Paris, le 31 mars 2016. © OECD/Andrew Wheeler

Si elles se font peu à peu une place dans un monde essentiellement masculin, leur ascension ressemble bien souvent à un parcours du combattant. Jeune Afrique braque les projecteurs sur ces fortes personnalités qui tentent de faire bouger les lignes.

La scène se passe à Abuja, en septembre. Des parlementaires venus de toute l’Afrique de l’Ouest participent à un séminaire. La rencontre suit son cours quand un imam prend la parole et s’emporte. « Si l’extrémisme religieux s’est autant répandu, c’est d’abord parce que les femmes ont décidé de faire de la politique. »

Bouche bée, la grande majorité de l’assistance n’en revient pas. D’autres, plus silencieux, semblent acquiescer. Tout un symbole. Car dans la sous-région, si la place de la femme dans la sphère politique s’est considérablement améliorée ces dix dernières années, les progrès à réaliser restent immenses. La présidente sortante du Liberia, Ellen Johnson-Sirleaf, demeure une exception.

9 ministères sur 36 occupés par des femmes

La Côte d’Ivoire ne déroge pas à la règle. La nomination d’Henriette Dagri Diabaté à la tête du Rassemblement des républicains (RDR) est un peu l’arbre qui cache la forêt, tant les femmes sont encore rares à ces postes à hautes responsabilités.

 

© Jeune Afrique

 

Petit à petit, au Parlement comme au gouvernement, elles se sont fait une place, mais dans des proportions encore bien trop faibles – leur pourcentage à l’Assemblée nationale n’est passé que de 8 % à 11 % depuis 1975. Au sein de l’exécutif ivoirien, les femmes ont fait leur apparition à partir des années 1990. En 2015, elles occupaient 9 ministères sur un total de 36. Un record.

Obstacle culturel

« Depuis plusieurs années, les femmes ont pris conscience qu’elles peuvent se positionner, avoir des ambitions et briguer des postes politiques. Néanmoins, il y a encore de nombreuses contraintes », résume Colette Koné, adjointe au maire de Cocody.

Car aujourd’hui, malgré l’évolution de la société, les barrières, notamment culturelles, persistent dans le monde politique, où la féminité est encore perçue comme une faiblesse. Publiquement saluée, la nomination d’Henriette Dagri Diabaté a dans le même temps été raillée sur les réseaux sociaux par certains militants.

Encore discriminées

« La manière dont fonctionnent actuellement les partis politiques ne permet pas aux femmes d’évoluer dans l’appareil », juge la députée Yasmina Ouégnin. Au sein des grandes formations, elles ont pourtant toujours été de grandes mobilisatrices.

Elles ont d’ailleurs longtemps été cantonnées à ces rôles, sans avoir la possibilité de s’en émanciper. « Traditionnellement, la femme commande la famille, tandis que l’homme la représente dans la société », explique Henriette Diabaté. Cette vision évolue, mais son empreinte est toujours présente.

Faire de la politique à un haut niveau, c’est accepter de ne plus avoir de vie privée », selon Belmonde Dogo

« Il y a beaucoup de résistances. Beaucoup d’hommes politiques nous méprisent », affirme une députée, confiant que lorsqu’elle a voulu se présenter à ce poste, contre la volonté des barons de son parti, on la traitait de « petite fille ».

Moqueries, coups bas, parfois même harcèlement sexuel et menaces de viol sont régulièrement évoqués en privé. Résultat, les femmes sont encore hésitantes à affronter leurs homologues masculins, et la classe politique féminine semble avoir du mal à se renouveler.

Des reponsabilités pas acceptées

Si beaucoup sont encore réticentes à se lancer, c’est aussi que les sacrifices à consentir sont lourds. « Faire de la politique à un haut niveau, c’est accepter de ne plus avoir de vie privée. À un moment donné, nous devons faire des sacrifices, notamment familiaux. Dans le couple, c’est parfois difficile. Nos hommes estiment que c’est à nous de nous occuper des enfants, du repas. Quand tu as une réunion le soir, ton mari te demande pourquoi tu rentres si tard », raconte Belmonde Dogo, l’une des vice-présidentes de l’Assemblée nationale.

Les femmes rencontrent plus de difficultés pour emprunter, les banques craignant souvent qu’elles échouent

« Il arrive que des femmes préfèrent ne pas accepter un poste à responsabilités car elles ont peur d’affronter la réaction de leur mari », poursuit Véronique Aka, présidente PDCI du conseil régional du Moronou.

« Au sein des familles, contester la supériorité d’un homme est souvent vu comme quelque chose d’impoli. Les parents de mon mari ne comprenaient pas que je puisse me présenter contre un homme », confirme une pensionnaire de l’Assemblée nationale.

La barrière financière

Autre obstacle de taille : les femmes disposent généralement de ressources financières plus limitées pour entrer en politique. Elles rencontrent par exemple plus de difficultés pour emprunter, les banques craignant le plus souvent qu’elles échouent. Sur ce point, le rôle de l’État ou des partis politiques est primordial.

Des efforts sont faits, mais ils sont encore insuffisants. En 2011, le gouvernement ivoirien a alloué 1 million de F CFA (1 500 euros) à toutes les candidates aux élections législatives. « Quand on sait qu’une campagne coûte entre 20 et 200 millions, on est loin du compte », juge une députée, qui concède que de nombreuses femmes politiques ont réussi à percer car elles bénéficiaient déjà d’une assise financière.

Imposer un quota de 30%

La nouvelle Constitution introduite fin 2016 s’engage à faire « la promotion des droits politiques de la femme en augmentant ses chances d’accès à la représentation dans les assemblées élues ». Une majorité d’observateurs estiment néanmoins que l’État doit aujourd’hui aller plus loin.

Soutenue par l’ONU et des associations de femmes, la ministre de la Solidarité, de la Femme et de la Protection de l’enfant, Mariatou Koné, œuvre actuellement pour qu’un projet de loi sur la parité soit rapidement présenté au Parlement.

Toutes militent notamment pour qu’un quota de 30 % soit imposé dans les sphères nominatives et décisionnelles. « C’est la seule solution pour faire changer radicalement la donne », conclut Henriette Dagri Diabaté.

Faire avancer ce débat relève aussi de la responsabilité de la sphère médiatique. C’est la raison pour laquelle Jeune Afrique a décidé de présenter cette semaine à ses lecteurs une sélection – non exhaustive – de femmes influentes qui contribuent à changer, petit à petit, le visage de la politique ivoirienne.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Congo: Conférence de presse du Collectif des partis de l’opposition

mars 6, 2017

 

 

Avec Zenga-mambu.com

Congo: Les partis politiques de la majorité et de l’opposition ont défilé à Sibiti

août 19, 2014

Le 15 août 2014, à Sibiti, des partis politiques ont répondu au rendez-vous de la fête nationale de l’indépendance du Congo.

Certains partis se sont distingués par le nombre impressionnants de militants qu’ils ont fait défiler. Le P.c.t, le parti «dominant» de la majorité, a aligné une marrée rouge qui a occupé tout le boulevard; Le M.c.d.d.i de Guy-Brice Parfait Kolélas a fait trôner le portrait de son président-fondateur, Bernard Kolélas; les militants de la D.r.d (Dynamique républicaine pour la démocratie) portaient un portrait géant du président de la République, alors qu’ils avaient des uniformes à l’effigie de leur leader, le ministre Hellot Matson Mampouya, dans une longue file de carrés; le R.c du ministre Claude-Alphonse N’Silou a fait sa vague bleue, mais limitée; derrière le portrait de leur président fondateur; les militants de l’U.pa.d.s ont exhibé les trois palmiers – c’est le seul parti de l’opposition qui a aligné un grand nombre de militants pour le défilé – (on ne sait si le contraire aurait été possible), tant mieux: la démocratie avance; le Club 2002-Pur, le P.s.v.r, le M.a.r, l’U.f.d, l’U.d.r-Mwinda authentique, le Pulp, etc, sont les autres partis de la majorité qui ont défilé.

Du côté de l’opposition, outre l’U.pa.d.s, on a vu les militants du Must (Mouvement pour l’unité, le salut et le travail) de Claudine Munari, qui a aligné un carré de femmes; et le F.u.r.c de Raymond Timothée Makitha.

Lasemaineafricaine.net

C.p.o.c (Collectif des partis de l’opposition congolaise) : Reprendre le recensement administratif spécial et changer la Conel

juin 6, 2014

Les présidents des partis membres du C.p.o.c (Collectif des partis de l’opposition congolaise) étaient en conférence de presse, mercredi 4 juin 2014, au siège de l’A.r.d, sur l’avenue de l’Intendance, à Ouenzé (Brazzaville). Face aux chevaliers de la plume et du microphone venus nombreux, il y avait Mathias Dzon, le président du collectif, Guy-Romain Kinfoussia, Jean Itadi et Dominique Foufoundou, le porte-parole qui a donné lecture du propos liminaire en huit points.

Puis, à tour de rôle, ils ont répondu aux questions des journalistes sur l’opération de police «Mbata ya bakolo», les élections locales et les résultats du recensement administratif spécial. Pour le C.p.o.c, il faut reprendre le recensement administratif spécial et changer la Conel (Commission nationale d’organisation des élections), avant l’organisation des élections locales.

Concernant l’opération «Mbata ya bakolo», le C.p.o.c déplore le non-respect des droits des personnes refoulées. Pour lui, il fallait donner un préavis aux étrangers en situation irrégulière, pour qu’ils régularisent leur situation ou quittent le territoire national. «Si la souveraineté des Etats et la sécurité publique sont importantes, il en est de même de la vie et de la dignité des êtres humains, qu’ils soient nationaux ou étrangers», ont-ils précisé, dans le propos liminaire.

Concernant le processus électoral, les partis du C.p.o.c ont annoncé qu’ils ne vont pas participer aux élections locales, telles qu’annoncées à la date du 20 juillet prochain. «Ils vont tout faire pour que ces élections n’aient pas lieu le 20 juillet, car il faut tout remettre à plat: reprendre le recensement administratif spécial et changer la Conel, la Commission nationale d’organisation des élections». C’est pourquoi le C.p.o.c demande le report de ces élections.

Concernant la situation nationale, ils ont dénoncé le renforcement des milices, à l’image des anciens cocoyes, les atteintes aux droits et libertés publiques «matérialisées par les obstructions aux réunions des partis politiques de l’opposition et les mesures liberticides à l’encontre des médias privés; l’appropriation privative de l’Etat qui s’exprime à travers l’utilisation de la force publique et des médias d’Etat; l’instrumentalisation des compatriotes débaptisés «sages» et l’exploitation de leur naïveté, de leur misère et de leur ignorance pour le soutien au coup d’Etat constitutionnel; l’affectation des fonds publics à des cadres pour le lobbying et des basses besognes à l’intérieur du pays et à travers le monde, notamment auprès des organisations internationales et les autres pays occidentaux, pour tenter de se maintenir au pouvoir». Les dirigeants du C.p.o.c ont pris pour de «graves menaces» et «intimidation», à «l’endroit de toutes les forces patriotiques soucieuses du respect scrupuleux de l’ordre constitutionnel» la mise en garde faite par le président de la République, lors de la rencontre citoyenne de Sibiti.

La semaineafricaine.net par P.A.D.