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Bemba écarté en RDC: ses partisans mobilisés, la police déployée par « dissuasion »

août 25, 2018

Des partisans de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba, rassemblés devant son parti, le MLC, à Gemena, le 30 juillet 2018. © AFP/Junior D. KANNAH

Les partisans de l’opposant Jean-Pierre Bemba ont prévenu samedi qu’ils allaient se mobiliser contre le rejet de sa candidature pour la présidentielle en République démocratique du Congo, où la police était déployée par « dissuasion » dans la capitale Kinshasa.

« Nous allons utiliser toutes les voies de droit à notre disposition pour faire valoir la candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle », a déclaré à l’AFP la secrétaire générale de son parti Mouvement de libération du Congo (MLC), la députée Eve Bazaiba.

Le MLC va commencer par un recours devant la Cour constitutionnelle d’ici mardi matin, dans le délai légal de 48 heures (en jours ouvrables), a-t-elle ajouté.

Dans la nuit, la commission électorale nationale indépendante (Ceni) a jugé « irrecevable » la candidature de M. Bemba à la présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

Motif : sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoins.

M. Bemba passait pour l’un des favoris à la succession du président Joseph Kabila, qui ne peut pas se représenter et qui a désigné un « dauphin », l’ancien ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary.

« Le peuple va faire des actions, des marches », a ajouté Mme Bazaiba sans autre précision.

Dans la nuit, les responsables de l’opposition ont appelé à la « mobilisation générale du peuple congolais » en dénonçant des « injonctions » du pouvoir à la commission électorale pour « exclure plusieurs candidats de l’opposition ».

Une présence inhabituelle de la police anti-émeute était visible samedi matin près de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) à Kinshasa, où M. Bemba reste très populaire.

« C’est une opération de dissuasion, d’anticipation », a déclaré à l’AFP le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police.

Certains opposants « enflamment les réseaux sociaux, d’autres ont appelé à l’insurrection », a-t-il poursuivi. « Ceux qui chercheront à troubler l’ordre public trouveront la police bien présente ».

Les commerces et stations services ont ouvert normalement.

Au total, six candidats sur 25 ont été invalidés dont trois anciens Premiers ministres.

M. Bemba avait fait un retour triomphal à Kinshasa le 1er août après dix ans de prison et son acquittement en juin en appel par la CPI dans l’affaire principale portant sur des exactions commises par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, pour laquelle il avait été condamné à 18 ans de prison en première instance.

Rival malheureux de M. Kabila à l’élection présidentielle de 2006, M. Bemba avait quitté la RDC sous escorte des Nations unies en avril 2007 après des combats entre sa milice et l’armée qui avaient fait entre 200 et 300 morts.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire: que va répondre Guillaume Soro à ses partisans qui réclament sa candidature ?

août 21, 2018

Guillaume Soro à Abidjan en décembre 2010. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

Proposé comme candidat de l’Union des soroïstes (UDS) à la présidentielle de 2020, Guillaume Soro préfère jouer la carte du suspense. Une stratégie bien élaborée qui vise à sonder l’état de l’opinion publique.

Le 18 août, la salle de la bourse du travail de Treichville (Abidjan), qui abrite les travaux du premier conseil politique de l’Union des soroïstes (UDS, mouvement politique), a vibré aux sons des hymnes à la gloire de Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel). Les organisateurs, pour la plupart des anciens acteurs civils ou sympathisants de l’ex-rébellion des Forces nouvelles, avaient tout préparé pour que la rencontre soit une occasion de célébrer leur champion.

L’euphorie fut totale lorsque Marc Ouattara, président du mouvement de soutien à l’ex-patron de la rébellion, a annoncé que celui-ci avait été choisi à l’unanimité par les militants pour être leur candidat à la présidentielle de 2020.

Sonder l’opinion

Une décision mûrement réfléchie ; les stratèges de l’entourage de Guillaume Soro ayant tout calculé avant de la valider. Y compris le silence de ce dernier sur cette proposition. Trois jours après l’annonce, le concerné, qui est actuellement en vacances en Europe et tweete généralement de manière modérée, n’a toujours pas donné suite à cette requête.

Ce silence a pourtant une explication : elle relève de la position publique de l’élu de Ferkessédougou (Nord). En effet, interrogé il y a un mois par des médias sur l’éventualité d’une candidature à la présidentielle de 2020, Soro avait répondu : « Je pense que je vais y réfléchir, mais je n’imagine pas engager cette réflexion sans en parler d’abord et principalement avec le président (Alassane) Ouattara et ensuite (avec Henri Konan) Bédié », président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Une annonce prématurée ?

Manifestement, l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, puis d’Alassane Ouattara, continue de sonder l’opinion. L’annonce de sa désignation comme candidat de son mouvement a été diversement accueillie. Si ses partisans s’en réjouissent, certains de ses détracteurs – notamment ceux du RDR – bouillonnent de colère.

Sans le dire publiquement, des responsables reprochent une annonce prématurée et inopportune. « Habituellement, ce genre de question est traité par une convention du parti », précise un membre de la direction du parti. Dans des forums du parti présidentiel sur les réseaux sociaux, certains militants exigent la clarification de la position du concerné, quand d’autres réclament sa démission, pour trahison.

« Il reste vingt-cinq mois pour impulser un changement qualificatif dans ce pays », estime Moussa Touré, porte-parole et chef du service communication de Guillaume Soro, parrain de l’UDS. Il n’est en effet pas exclu que d’autres mouvements politiques proches de Guillaume Soro, ou des personnes physiques ou morales réputées, sollicitent publiquement sa candidature dans les prochaines semaines et que pour sa part, il continue de garder le silence.

L’objectif des partisans de Guillaume Soro – et sans doute le sien -, est simple : montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale qu’un large consensus se dégage progressivement autour de sa candidature, alors que les poids lourds de la politique n’ont pas encore annoncé publiquement leur propre candidature.

En définitive, le procédé a le mérite de mettre la pression sur le président Alassane Ouattara, qui ne cache pas sa préférence pour son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, grand rival de Guillaume Soro.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Brésil: Lula ne s’est pas rendu à la justice

avril 6, 2018

Lula salue ses partisans depuis une fenêtre du siège syndicat des métallurgistes, le 5 avril 2018 à Sao Bernardo do Campo / © AFP / Miguel SCHINCARIOL

L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva ne s’est pas présenté aux autorités vendredi dans les délais fixés par un juge pour purger une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption.

Lula, 72 ans, était censé se rendre au siège de la police fédérale de Curitiba (sud) à 17h00 heure locale (20h00 GMT), mais il est resté retranché au milieu de ses partisans à plus de 400 km de là, au siège du syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, près de Sao Paulo.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 22h31)                

Kenya: l’opposition appelle ses partisans à « rester à l’écart » du scrutin de samedi

octobre 27, 2017

Nairobi – L’opposition kényane a appelé vendredi ses partisans à « rester à l’écart » du scrutin organisé samedi dans quatre comtés de l’ouest du pays, où l’élection présidentielle n’a pu avoir lieu jeudi en raison des violences, pour éviter de mettre leur vie en danger.

« La première chose que nous voulons dire à nos partisans maintenant, c’est que nous voulons être sûrs qu’ils ne seront pas blessés lors de la répétition forcée de l’élection (samedi) », a déclaré l’un des leaders de l’opposition, Musalia Mudavadi, lors d’une conférence de presse.

« Nous leur disons de rester à l’écart, car ils pourraient marcher vers un piège dans lequel ils seraient blessés. C’est notre priorité »..

Malgré les appels à la retenue des deux camps, des affrontements violents avec la police ont eu lieu jeudi dans de nombreux bastions de l’opposition, où les frustrations et le sentiment de marginalisation ont été exacerbés depuis des années.

Dans quatre des 47 comtés du pays (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya), tous acquis à l’opposition, l’élection a été reportée à samedi par la Commission électorale (IEBC).

En raison des violences, la plupart des bureaux de vote y sont restés fermés jeudi, le matériel électoral n’ayant pu être acheminé et les agents électoraux craignant pour leur sécurité.

Depuis deux jours, au moins six personnes ont été tuées par balle et des dizaines blessées dans des bidonvilles de Nairobi et l’ouest du pays, selon des sources hospitalière et policière.

Au moins 46 personnes au total ont été tuées depuis le scrutin présidentiel du 8 août, annulé par la justice, la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police.

La coalition d’opposition Nasa s’est félicitée que ses appels au boycottage aient été entendus. Le taux de participation est estimé à moins de 35% des 19,6 millions d’électeurs sur plus de 90% des circonscriptions dépouillées, selon l’IEBC.

« Le boycottage a montré que les prétendus chiffres et pourcentages avancés tout du long par (le parti au pouvoir) Jubilee et (le président) Uhuru Kenyatta étaient frauduleux », a dit M. Mudavadi. « Uhuru a perdu les élections en août. Il a encore perdu cette parodie d’élection, lors de laquelle il concourait en fait contre lui-même ».

Le scrutin de jeudi était organisé après l’annulation le 1er septembre par la Cour suprême de l’élection du 8 août, à l’issue de laquelle M. Kenyatta avait été proclamé vainqueur avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga.

« Nous appelons l’IEBC à annuler ce scrutin forcé. La motivation est clairement malveillante et néfaste et le processus entier est une mascarade », a martelé M. Mudavadi.

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2017 15h22)                                           

L’ex-président géorgien Saakachvili et ses partisans ont pénétré en Ukraine

septembre 10, 2017

L’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili (g), le 10 septembre 2017 à la gare de Przemysl, en Pologne / © AFP / JANEK SKARZYNSKI

L’ex-chef de l’Etat géorgien Mikheïl Saakachvili et des centaines de ses partisans ont pénétré de force dimanche en Ukraine, après avoir été repoussés par les gardes-frontières quelques heures plus tôt, a constaté un journaliste de l’AFP.

M. Saakachvili a franchi la frontière polono-ukrainienne à Medyka. Il souhaite participer aux élections en Ukraine, y promouvoir des réformes et lutter contre la corruption. Il a déchu en juillet dernier de sa nationalité ukrainienne, acquise en 2015, par le gouvernement de Kiev avec qui ses relations s’étaient fortement dégradées.

Romandie.com avec(©AFP / 10 septembre 2017 19h47)                

Venezuela: des pro-Maduro envahissent le Parlement, 5 députés blessés

juillet 5, 2017

Des partisans du président vénézuélien Nicolas Maduro pénètrent violemment dans l’enceinte du Parlement à Caracas le 5 juillet 2017 alors que les députés de l’opposition tiennent une session spéciale le jour de l’indépendance / © AFP / Juan BARRETO

Des partisans du président vénézuélien Nicolas Maduro ont pénétré violemment mercredi dans l’enceinte du Parlement, unique institution du pays contrôlée par l’opposition, déclenchant une bagarre générale dans laquelle au moins cinq députés ont été blessés.

Près d’une centaine de personnes, certaines cagoulées, portant des bâtons et vêtues de rouge – la couleur du parti socialiste au pouvoir -, ont forcé le portail d’entrée du bâtiment et pénétré dans les jardins et les couloirs.

Elles ont lancé des pétards et grenades assourdissantes, provoquant le chaos et la panique, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Au milieu d’une épaisse fumée, les partisans du gouvernement ont alors agressé des députés d’opposition, obligeant les reporters à arrêter de filmer et photographier puis à quitter les lieux.

L’incident est survenu alors que le Venezuela traverse sa pire crise économique et politique depuis des décennies, avec une vague de manifestations demandant le départ du président Maduro et qui a fait 91 morts en trois mois.

Julio Borges, président de l’Assemblée où l’opposition de centre droit est majoritaire depuis début 2016, a annoncé sur Twitter que « l’attaque » avait fait cinq blessés parmi les députés.

Trois d’entre eux ont souffert de coupures à la tête. Le député Américo de Grazia « a eu des convulsions » et a été transporté à l’hôpital, a indiqué son collègue Juan Guaido, affirmant que les agresseurs avaient « des pierres, des bâtons et des couteaux ».

Au moins deux employés du Parlement ont été blessés, selon plusieurs députés.

– Cérémonie improvisée –

M. Borges a attribué cette irruption à des « colectivos », des groupes de civils pro-gouvernement et, selon l’opposition, armés par l’exécutif.

« Cela nous fait encore plus mal que de voir tous les jours comment nous perdons le pays », a commenté le député Armando Armas avant de monter dans une ambulance, la tête couverte de bandages ensanglantés.

« Le gouvernement a toujours recours à la violence », a dénoncé le député d’opposition Stalin Gonzalez. « Nous allons continuer à affronter ces sauvages », a promis son collègue Simon Calzadilla.

Plus tôt dans la matinée, avant l’arrivée des députés, le gouvernement avait improvisé une cérémonie dans l’hémicycle à l’occasion du jour de l’indépendance, suscitant l’indignation de l’opposition.

L’armée a gardé le bâtiment du Parlement pendant la cérémonie, au cours de laquelle le vice-président Tareck El Aissami, accompagné du ministre de la Défense et chef des armées Vladimir Padrino Lopez et de militants chavistes, a prononcé un discours de 15 minutes.

« Ici, nous avons un président digne qui ne se rendra jamais et qui ne permettra pas non plus que le Venezuela soit la colonie d’une puissance étrangère », a-t-il lancé.

Le chef de l’Etat, qui dénonce des projets visant à le renverser avec le soutien de Washington, a récemment lancé un projet d’assemblée Constituante, dont les membres seront élus le 30 juillet.

Selon lui, changer la Constitution permettra d' »assurer définitivement l’indépendance » du Venezuela, alors que pour l’opposition, c’est une manoeuvre pour s’accrocher au pouvoir.

– ‘Gouvernement en phase terminale’ –

La cérémonie est « une agression », a dénoncé le député Tomas Guanipa.

Le député et ex-président du Parlement Henry Ramos Allup s’est dit peu surpris de cette « provocation », le gouvernement étant selon lui prêt à tout.

« C’est un gouvernement en phase terminale, soutenu par les baïonnettes et les décisions de la Cour suprême », qui annule systématiquement tous les votes du Parlement depuis qu’il a basculé dans l’opposition, a-t-il affirmé.

Même s’il bénéficie du soutien de l’armée, M. Maduro est sous pression, critiqué jusque dans son propre camp par la procureure générale Luisa Ortega, dont la Cour suprême pourrait bientôt prononcer la destitution.

Dans ce contexte tendu, un pilote d’hélicoptère accusé de tentative de coup d’Etat a appelé dans une nouvelle vidéo à poursuivre les manifestations contre le pouvoir.

Activement recherché, Oscar Pérez, un drapeau vénézuélien déployé derrière lui, y affirme : « le moment de nous réveiller est venu (…) restons fermement mobilisés dans la rue ».

Le 27 juin, ce policier pilotait un hélicoptère qui, selon le gouvernement, a lancé quatre grenades sur la Cour suprême et tiré 15 coups de feu contre le ministère de l’Intérieur, sans faire de victime. Une version des faits mise en doute par l’opposition et des analystes, qui suspectent un coup monté de l’exécutif.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2017 20h29)                

France/Débat de l’entre-deux-tours: « Gueule de bois » chez certains partisans FN

mai 4, 2017

Capture vidéo de la candidate à la présidentielle Marine Le Pen lors du débat télévisé contre Emmanuel Macron, le 3 mai 2017 à la Plaine-Saint-Denis, au nord de Paris

Capture vidéo de la candidate à la présidentielle Marine Le Pen lors du débat télévisé contre Emmanuel Macron, le 3 mai 2017 à la Plaine-Saint-Denis, au nord de Paris afp.com/STRINGER

Lors du duel télévisé, Marine Le Pen a adopté une posture très agressive empêchant le débat de fond de se dérouler, s’attirant des critiques, même chez ses sympathisants.

Globalement, la prestation de Marine Le Pen lors du débat d’entre-deux-tours a été critiquée. Trop agressive, trop floue, pas assez dans son projet… Les critiques ont fusé sur Twitter et selon un premier sondage Elabe pour BFMTV, la candidate FN n’a convaincu que 34% des téléspectateurs contre 63% pour Emmanuel Macron.

Et si Florian Philippot, son bras droit, a jugé qu’elle avait « dominé » le débat, sa conclusion est loin d’être partagée par une bonne partie des sympathisants FN. Ce jeudi matin, sur fdesouche, le site de référence de la « fachosphère », c’est un peu la gueule de bois parmi les commentateurs. « Faut reconnaître que Marine n’a pas été bonne, au bout de cinq minutes j’étais déjà pas à l’aise, j’ai vite zappé. La campagne a été longue, elle a fait quelques bons coups, mais là, elle s’est loupée », estime ainsi Khalidmero. « Ceux qui hésitent sur le vote Marine attendaient qu’elle détaille son programme, elle a perdu son temps dans des attaques sur ce qui a été fait ou pas », analyse a posteriori martelod.

« Elle nous a fait honte »

Pour certains, son comportement a mis, involontairement, en valeur son adversaire. « Sans vouloir faire de la psychologie de bazar, il faut reconnaître que MLP (Marine Le Pen) aurait pu être meilleure. Ses mouvements et ses gestes, son rire nerveux et surtout son agressivité ont contribué à donner en creux une stature à Macron qu’il n’a pas », regrette de son côté Voyageur322.

Très énervé, ernest roche lâche: « Elle nous a même fait honte. Hier, nous avons eu droit à la totale. Les « euh , euh » coutumiers ajoutés à ses ricanements de gamine débile (à se demander si elle n’était pas saoule). Le pire c’était encore quand elle s’est curée les dents en parlant à Macron (…) Hier soir, elle a mis en l’air toute la dynamique qui était en train de se mettre en place autour du FN. »

« Il faut un nouveau parti avec un nouveau leader »

« Prestation catastrophique à tous points de vue (fond et forme). Je suis consterné par la manière dont MLP a abordé ce débat. Je le dis d’autant plus librement que je voterai quand même pour elle dimanche. On va encore perdre cinq ans », se désole Vive la France. Des âmes charitables trouvent toutefois des circonstances atténuantes à Marine Le Pen. « En les regardant hier soir je me disais que c’est quand même un boulot de fou de préparer un débat comme ça. La dose de trucs qu’ils ont en tête, sur tous les sujets, c’est impressionnant », relève Ci-devant.

Il y a bien certains commentateurs qui ont vu Marine Le Pen « dominer » son adversaire, reprochent à la majorité d’être « défaitiste », car « rien n’est joué jusqu’à dimanche » ou assurent « faire confiance au patriotisme », mais cela reste une minorité. Qui se fait reprendre de volée dans la foulée: « Nous ne sommes pas des adeptes de la pensée magique, n’importe qui doté d’un minimum de raison droite a pu constater ce que nous avons vu », rétorque Doroja4, qui aussure toutefois qu’il glissera un bulletin Marine Le Pen dans l’urne le 7 mai.

Du coup, certains « patriotes » ont envie de tout changer pour 2022. « Bon… Quelle gueule de bois ce matin.(…) J’ai été très déçue de Marine qui a l’air épuisée. Elle n’a fait que critiquer de manière agressive, ricaner alors qu’elle avait là tout le loisir de défendre son programme. (…) Si elle perd, je pense qu’il faut un nouveau parti avec un nouveau leader (qui n’a rien à voir avec la famille Le Pen). Il faut rassembler une vraie droite et brasser large », espère Nineci.

Lexpress.fr par ,

France/Fillon à ses partisans : « vous ne baisserez jamais les bras »

mars 5, 2017

Paris – « Ils pensent que je suis seul » mais « vous ne baisserez jamais les bras », a lancé dimanche le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, acclamé par plusieurs milliers de partisans rassemblés à Paris.

« Ils pensent que je suis seul, ils veulent que je sois seul, merci pour votre présence, vous qui avez su braver les intempéries, les injonctions, les caricatures et parfois même les invectives », a lancé François Fillon, sous une pluie battante.

Ce « grand rassemblement populaire » organisé près de la Tour Eiffel, apparaît comme l’une de ses dernières cartouches pour riposter à ceux qui demandent son retrait à cause du scandale provoqué par les emplois présumés fictifs de sa femme Penelope et de deux de ses enfants.

« Je vous dois des excuses, dont celle de devoir défendre mon honneur et celui de mon épouse alors que l’essentiel est pour vous comme pour moi de devoir défendre notre pays », a martelé le candidat conservateur qui affronte de multiples défections dans son propre camp à 49 jours du premier tour du scrutin.

« Je sais bien, croyez-le, quelle est ma part de responsabilité dans cette épreuve. Au-delà des trahisons, du calendrier judiciaire, de la campagne de dénigrement, c’est bien par ma faute que ce projet que je porte, auquel je crois, auquel vous croyez, rencontre de si formidables obstacles », a-t-il ajouté, admettant avoir fait des « erreurs ».

« Mon examen de conscience je l’ai fait », a-t-il assuré avant de répéter que ce n’était pas à ses détracteurs de le pousser vers la sortie.

« Fillon, tiens bon, la France a besoin de toi », scandaient les milliers de partisans rassemblés, dans une marée de drapeaux bleu-blanc-rouge. Quelques fidèles l’entouraient sur la tribune mais beaucoup étaient absents.

Son épouse Penelope l’a rejoint sur la tribune à la fin de son discours. Cette femme discrète est sortie de son silence dans une longue interview dimanche. Elle a assuré avoir effectué des « tâches très variées » comme collaboratrice parlementaire et avoir conseillé à son mari de « continuer jusqu’au bout ».

Les sondages donnent désormais François Fillon éliminé dès le premier tour de la présidentielle le 23 avril, derrière la chef de l’extrême droite Marine Le Pen et le centriste Emmanuel Macron.

Nettement battu par M. Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre en novembre dernier, l’ancien premier ministre Alain Juppé, 71 ans, a fait savoir qu’il ne se « défilerait pas » mais à condition que « François Fillon se retire de lui-même ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2017 16h18)             

RDC: la police refoule plusieurs milliers de partisans de l’opposant Katumbi à Lubumbashi

mai 13, 2016

Lubumbashi (RD Congo) – La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de l’opposant congolais Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi, où celui-ci devait déposer dans le cadre d’une enquête diligentée contre lui, selon un journaliste de l’AFP sur place.

A proximité du bâtiment, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur la foule tandis qu’à l’intérieur les agents s’employaient à chasser des dizaines d’avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir plaider pro deo (gratuitement) pour M. Katumbi.

Nous voulons plaider pro deo en faveur de M. Katumbi et de toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête, a déclaré à l’AFP l’un d’eux, Me Hubert Tshiswaka, peu avant que la police ne les boute hors du palais en dispensant des coups de matraque.

Pour sa troisième journée d’audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, M. Katumbi est entré au palais de justice vers 12H05 (10H05 GMT) tout de blanc vêtu – comme lors de ses auditions de lundi et mercredi – visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille.

Candidat déclaré à la prochaine présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année, M. Katumbi est accusé par les autorités d’avoir recruté des mercenaires, ce qu’il dément, voyant derrière cette affaire la main du pouvoir, qu’il accuse de vouloir le mettre hors jeu.

Mercredi, la Cour constitutionnelle a autorisé le président de la RDC Joseph Kabila à rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année n’est pas organisée.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mai 2016 12h56)

Brésil : Lula appelle ses partisans à le soutenir dans les rues

mars 5, 2016

Sao Paulo – Interpellé et interrogé vendredi dans le cadre du scandale de corruption Petrobras, l’ex-président brésilien Lula, icône de la gauche, a annoncé qu’il se battrait jusqu’au bout et appelé ses partisans à descendre dans la rue pour défendre son parti, le Parti des travailleurs (PT, gauche), actuellement au pouvoir.

S’ils veulent me vaincre, alors ils devront m’affronter dans les rues de ce pays et si quelqu’un pense que les persécutions et les dénonciations vont me faire taire, moi j’ai survécu à la faim, et celui qui survit à la faim ne renonce jamais, a-t-il lancé vendredi soir, devant des centaines de ses partisans réunis au siège du syndicat des employés de banque de Sao Paulo.

Presque à la même heure, au moment du journal télévisé, dans certains quartiers aisés de Rio et de Sao Paulo, des habitants applaudissaient à la fenêtre ou tapaient sur des casseroles en soutien au travail de la police et de la justice et contre Luiz Inacio Lula da Silva, qui a dirigé le Brésil de 2003 à 2010.

Portant un t-shirt rouge, l’étoile du parti sur la poitrine, Lula, 70 ans, a réitéré de sa voix rauque le message de combativité qu’il avait adressé dans la matinée juste après son interrogatoire par la justice.

Les procureurs ont ravivé la flamme qui m’habite ! La lutte continue ! Je ne sais pas si je serai candidat en 2018 (à la présidence) mais cela augmente mon envie, avait-il déclaré, promettant de parcourir son pays pour défendre le parti qu’il a fondé en 1980, vers la fin de la dictature.

La journée avait mal commencé pour lui, avec la police frappant à la porte de son domicile en grande banlieue de Sao Paulo pour qu’il s’explique sur un appartement et une maison de campagne qui lui appartiendraient et auraient été financées par des entreprises accusées de corruption, ce qu’il nie.

Là, déjà, des dizaines de militants partisans ou hostiles à Lula lançaient des mots d’ordre et s’insultaient mutuellement, en venant parfois aux mains.

Selon le procureur Carlos Fernando dos Santos Lima, chargé de l’enquête Petrobras, l’ex-chef de l’Etat a bénéficié de beaucoup de faveurs de la part de grandes entreprises du bâtiment mises en cause dans le cadre de ce vaste scandale.

Mais il n’envisage pas de demander l’incarcération de l’ancien président à ce stade de l’enquête.

– Interpellation polémique –

L’interpellation de Lula divisait les juristes samedi, beaucoup trouvant cela exagéré, comme l’un des juges de la Cour Suprême.

On ne peut pas obliger quelqu’un à témoigner quand il n’y est pas obligé. C’est le cas de Lula puisqu’il a déjà témoigné spontanément dans le cadre de cette affaire, a déclaré à l’AFP Thiago Bottino, spécialiste en droit pénal à la Fondation Getulio Vargas (FGV).

Mais le procureur allègue que le mandat d’amener mis à exécution à l’aube chez Lula avait pour but d’éviter le tumulte dans les rues car annoncer que Lula va être interrogé mobilise partisans et opposants.

Selon Michel Mohallem, professeur de droit à la FGV, le discours de Lula a été très fort et a entraîné une grande réaction sur les réseaux sociaux en sa faveur.

Il peut jouer les martyrs et sortir renforcé dans ses arguments et il a même reçu le soutien d’un juge de la Cour, dit-il à l’AFP.

Les militants du PT ont déjà convoqué des manifestations de soutien à Lula dans les rues tandis que d’autres manifestations sont prévues depuis longtemps dans tout le Brésil le 13 mars par les opposants à Dilma Rousseff, le successeur de Lula, pour réclamer sa destitution.

Très impopulaire, elle aussi est en mauvaise position, menacée par une procédure de destitution entamée fin 2015 par un groupe de juristes soutenus par l’opposition, qui l’accusent d’avoir maquillé les comptes publics, au moment où le Brésil, première économie d’Amérique latine, traverse une récession sans précédent.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2016 15h10)