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Centrafrique: Demafouth inculpé d' »atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat »

février 24, 2012

Le chef de la principale ex-rébellion centrafricaine  Jean-Jacques Demafouth, incarcéré depuis le 6 janvier, a été inculpé d' »atteinte  à la sûreté intérieure de l’Etat » par un juge d’instruction, a annoncé à l’AFP  son avocat vendredi.

« Jean-Jacques Demafouth a été présenté à un juge d’instruction qui l’a  inculpé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », a déclaré son avocat Me  Mathias-Barthélémy Morouba

Selon l’avocat, « cette inculpation a été faite en dehors du délai légal de  garde à vue.  Ce qui est une violation du droit, et pire encore il est toujours  détenu à la SRI (section recherches et investigations de la gendarmerie de  Bangui).

« Son frère, Ousmane Baboua qui venait lui rendre visite le 9 janvier 2012 et  qui a été arrêté et détenu à la SRI depuis cette date, a été libéré jeudi tout  simplement parce que son dossier est totalement vide », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD,  principale ancienne rébellion centrafricaine) Jean-Jacques Demafouth est en  détention depuis le 6 janvier, accusé de « déstabilisation du pays » en prenant  contact avec d’autres mouvements rebelles, ce qu’il nie.

« Selon ce qui m’est parvenu, Demafouth cherchait à déstabiliser le pays.   Pour une personne de son rang, vouloir couper l’ensemble des forces  politico-militaires pour reprendre la lutte – au nom de quoi, je ne sais – c’est  méchant » avait déclaré fin janvier le président centrafricain François Bozizé.

« On m’accuse de vouloir prendre la tête d’une fusion de trois autres  rébellions (. . . ) mais je n’ai rien à voir avec ça », avait déclaré à l’AFP M.   Demafouth, par ailleurs vice-président du Comité de pilotage du programme de  désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) joint au téléphone après son  arrestation.

Dans un communiqué publié le 27 janvier dernier, le Comité de pilotage se  montrait inquiet de voir compromettre » le processus de paix en cours.

Jeuneafrique.com avec AFP