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Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan remis en liberté provisoire

décembre 30, 2020
Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, lors d’une conférence de presse le 1er novembre au domicile d’Henri Konan Bédié à Abidjan.

La justice a prononcé la remise en liberté provisoire de l’opposant ivoirien, qui avait été arrêté le 7 novembre dernier. Le président du Front populaire ivoirien (FPI) reste cependant toujours poursuivi pour « atteinte à l’autorité de l’État ».

Pascal Affi’N’Guessan va recouvrer sa liberté, mais sera soumis à un contrôle judiciaire. L’opposant, qui avait été arrêté dans la nuit du 6 au 7 novembre dernier, a été présenté ce mercredi devant un juge de la cellule judiciaire spéciale mise en place fin novembre par décret présidentiel pour traiter les dossiers relatifs à la crise pré et postélectorale.

À l’issue de l’audition, le magistrat a prononcé la remise en liberté provisoire du président officiellement reconnu du Front populaire ivoirien (FPI). Ce dernier, qui a co-fondé avec Henri Konan Bédié le Conseil national de transition (CNT), dont il fut le porte-parole, reste cependant sous le coup de poursuites pour « atteinte à l’autorité de l’État », a précisé une source judiciaire à Jeune Afrique.

Contrairement aux autres personnalités incarcérées dans le cadre des enquêtes en cours concernant la crise électorale, Pascal Affi N’Guessan n’était pas détenu à la prison de la Maca, mais était à l’isolement dans une villa de l’École de gendarmerie, dans le quartier de Cocody, à Abidjan.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu

Côte d’Ivoire : les avocats de Pascal Affi N’Guessan affirment ne pas pouvoir communiquer avec lui

novembre 15, 2020
Pascal Affi N’Guessan.

Les avocats du porte-parole de l’opposition Pascal Affi N’Guessan arrêté le 9 novembre n’ont toujours pas vu leur client, affirment-ils dans un communiqué.

« Les Conseils de Pascal Affi N’Guessan », député et ancien Premier ministre, affirment être dans « l’incapacité d’avoir le moindre contact avec leur client, ni même connaissance du lieu dans lequel celui-ci est incarcéré », écrivent-il dans un communiqué.

Alassane Ouattara, réélu sur un score écrasant (94,27%) pour un troisième mandat controversé lors de la présidentielle du 31 octobre, a rencontré mercredi le chef de file de l’opposition et ancien président Henri Konan Bédié pour tenter d’apaiser les tensions alors que des violences électorales ont fait au moins 85 morts depuis le mois d’août.

L’opposition, qui avait boycotté le scrutin, a notamment créé un Conseil National de transition (CNT) censé remplacer Alassane Ouattara. La justice ivoirienne a lancé des poursuites pour « complot contre la sécurité de l’État » contre plusieurs leaders de l’opposition, les accusant d’être responsables de violences meurtrières dans le cadre de leur campagne de « désobéissance civile » et d’avoir voulu installer un régime de « transition » présidé par Henri Konan Bédié.

« Détention arbitraire »

Les avocats de Pascal Affi N’Guessan estiment que l’impossibilité de communiquer avec lui est une « violation flagrante » de ses droits et qu’il est « victime d’un isolement sans fondement juridique, ce qui constitue une détention arbitraire ».

Les deux principaux partis de l’opposition le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Front Populaire ivoirien (FPI) ont exigé vendredi dans une déclaration commune des « actes d’apaisement » du pouvoir avant tout dialogue politique.

« Retour des exilés »

Ils demandent « la fin de toutes les poursuites judiciaires contre les responsables et militants de l’opposition et de la société civile », « la levée du blocus autour des résidences de tous les leaders des partis politiques de l’opposition », « la libération de tous les prisonniers politiques » ainsi que « le retour des exilés », selon cette déclaration.

Parmi les exilés sont cités Laurent Gbagbo, l’ex-chef de la rébellion et ex-premier ministre Guillaume Soro, et l’ex-chef des Jeunes patriotes (mouvement pro-Gbagbo) Charles Blé Goudé.

La rencontre mercredi entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, qui ont dit avoir « brisé la glace », a fait retomber la tension née de l’élection présidentielle, 10 ans après la crise postélectorale de 2010-2011 qui a fait 3000 morts.

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle en Côte d’Ivoire : Bédié et Affi N’Guessan « pas concernés par le processus électoral »

octobre 15, 2020

Henri Konan Bédié et Pascal Affi N'Guessan, le 15 octobre 2020 à Abidjan.

Lors d’une conférence de presse conjointe, Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan ont annoncé qu’ils demandaient à leurs militants d’« empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin et de mettre en application le mot d’ordre du boycott actif ».

« Nous ne sommes pas du tout concernés par le processus électoral en cours, ce processus électoral est illégal parce qu’il ne répond nullement à aucun critère international », a déclaré Pascal Affi N’Guessan lors d’une conférence de presse conjointe avec Henri Konan Bédié, ce jeudi 15 octobre à Abidjan.  « Nos militants, comme les électeurs ivoiriens, doivent s’abstenir d’y participer, tant en ce qui concerne la distribution des cartes électorales, qu’en ce qui concerne la campagne électorale », a-t-il ajouté.

« Empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin »

Appelant à « faire barrage à ce coup d’État électoral que le président Ouattara s’apprête à commettre », il a invité ses militants « à empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin et à mettre en application le mot d’ordre du boycott actif par tous les moyens légaux à leur disposition afin que le pouvoir actuel consente à convoquer l’ensemble des forces politiques nationales [pour] trouver des solutions acceptables ».

De son côté, Bédié ne s’est pas exprimé, mais participera à une conférence de presse de l’opposition, ce vendredi matin au siège du PDCI.

Cette déclaration a été faite le jour même de l’ouverture officielle de la campagne électorale. Quelques heures plutôt, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) avait présenté le programme de son candidat, Alassane Ouattara. Le chef de l’État doit lancer sa campagne le 16 octobre à Bouaké, la deuxième ville du pays.

Les candidatures d’Henri Konan Bédié, investi par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), et de Pascal Affi N’Guessan, du Front populaire ivoirien (FPI), ont été validées par le Conseil constitutionnel, le 14 septembre. Si ces deux candidats se retirent effectivement de l’élection présidentielle, fixée au 31 octobre, seuls resteraient en lice le président sortant, candidat à un troisième mandat sous les couleurs du RHDP, et Kouadio Konan Bertin

Par Jeune Afrique avec Vincent Duhem

Côte d’Ivoire: l’opposition dessine des horizons de report de l’élection

octobre 6, 2020

Les émissaires de la Cédéao, de l’Union africaine et des Nations unies ont poursuivi ce mardi leur mission de « diplomatie préventive » à Abidjan. Après le président, après les ministres et institutions en charge des élections hier, ils se sont entretenus mardi 6 octobre avec les candidats à la présidentielle du 31 octobre, ainsi qu’avec les partis politiques, le RHDP et l’opposition. L’opposition qui rejette toujours la candidature Ouattara qu’elle estime anticonstitutionnelle, et qui réclame toujours une nouvelle CEI, un nouveau Conseil constitutionnel, un audit de la liste électorale et le retour des exilés, Gbagbo et Soro en tête.

Pascal Affi N'Guessan, le 27 août 2020 à Abidjan.
© AP Photo/Diomande Ble Blonde Pascal Affi N’Guessan, le 27 août 2020 à Abidjan.Aux émissaires de l’ONU, de l’UA et de la Cédéao, les responsables de l’opposition venus en nombre ont officiellement rappelé la liste de leurs revendications. Mais à la sortie de la rencontre, la méfiance se lisait sur leurs visages. « Nous ne sommes pas déçus, nous avons des préoccupations quand nous observons les réserves de l’Union africaine qui jusque là n’a pas condamné le fait que le gouvernement de Côte d’Ivoire ne mette pas en exécution les décisions de la Cour africaine des droits de l’homme. Si ce que nous demandons ne peut pas être obtenu dans les délais qui nous restent pour aller à la prochaine élection présidentielle, il est évident qu’il faut reporter la date du scrutin », indique Albert Toikeusse Mabri, président de l’UDPCI.

À 24 jours de la date du scrutin, la question du report prend corps dans les discours de l’opposition. Et pour la première fois une proposition concrète en ce sens a été mise sur la table, par le candidat FPI Pascal Affi N’Guessan. « Dans l’hypothèse où nous nous concentrons sur les élections : trois mois . Dans notre hypothèse où nous voulons reconstruire totalement, et c’est ce que nous avons dit à la mission, notre préférence aurait été que nous ouvrions une présidence de douze mois au moins pour mettre tout à plat. Parce que le pays a besoin de refondation. Nous pouvons le faire, mais cela est un projet politique. Si nous ne voulons pas de cette transition, alors il faut que l’on garantisse des élections véritablement transparentes et en tout cas, il faut que l’on se donne trois mois. »

L’affaire Soro bientôt aux assises

L’ex-président de l’Assemblée nationale, en exil en France depuis neuf mois, fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour complot et tentative d’atteinte contre l’autorité de l’État. Le procureur de la République Richard Adou a annoncé mardi 6 octobre que le dossier de Guillaume Soro et d’une vingtaine de ses proches allait être transmis au procureur général en vue d’un procès devant le tribunal criminel.

C’est dans la salle des pas perdus du tribunal d’Abidjan, rapporte notre correspondant à Abidjan Sidy Yansané, que le procureur de la République Richard Adou a détaillé le bilan de l’instruction judiciaire concernant Guillaume Soro et 46 autres suspects poursuivis dans le cadre de l’enquête sur une tentative présumée de coup d’État.

Pour dix-neufs d’entre eux, les résultats de l’enquête ont conclu à un non-lieu. Huit autres, dont le député Kanigui Soro et l’ex-candidat à la mairie d’Abobo Tehfour Koné, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour les délits notamment de trouble à l’ordre public et diffusion de fausses nouvelles.

Pour Guillaume Soro et les dix-neuf derniers, parmi lesquels ses deux frères Simon et Rigobert Soro, le député Alain Lobognon et Souleymane Koné Kamaraté alias Soul to Soul, pèse la menace d’un procès aux assises, depuis renommées tribunal criminel.

L’avocate Affoussy Bamba Lamine est également concernée. La conseillère de Guillaume Soro, également en France, dénonce à RFI « un montage grossier et un dossier truffé de mensonges pour empêcher la candidature de son client à la présidentielle du 31 octobre ».

Par RFI avec notre correspondant à Abidjan,  Pierre Pinto

Côte d’Ivoire: Pascal Affi N’Guessan candidat des « rénovateurs » du FPI

août 2, 2020

Pascal Affi N'Guessan, à Abidjan en mars 2016 (archives).

Pascal Affi N’Guessan, à Abidjan en mars 2016 (archives). © Corentin Fohlen/ Divergence pour JA

 

Pascal Affi N’Guessan s’est déclaré candidat à la présidentielle prévue en octobre prochain. L’ancien proche de Laurent Gbagbo s’est prononcé samedi, à l’issue d’un congrès de la branche du FPI qu’il dirige.

« Je suis candidat pour gagner et nous allons gagner parce que le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, le parti au pouvoir) a échoué, est exténué, obligé d’appeler ADO (le président Alassane Dramane Ouattara) au secours », a déclaré Pascal Affi N’Guessan, à l’issue d’un congrès extraordinaire d’une branche du Front populaire ivoirien (FPI).

« Rénovateurs » face aux « GOR »

« Mon ambition est de fermer la sanglante parenthèse de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, ponctuée par des crises post électorales depuis 2000 », a poursuivi l’ancien chef de gouvernement (2000-2003) de Laurent Gbagbo.

Depuis le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI en 2011, le FPI s’est scindé en deux factions. Ancien proche de l’ex-président ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, 67 ans, dirige l’une des ailes du parti fondé par son ancien mentor avec qui il entretient de longue date des relations tendues, celle des « rénovateurs », qui participent à la vie politique et qui ont pris le contrôle légal du parti.

En face, les historiques, les « GOR » – « Gbagbo ou rien » – , qui ont boycotté depuis lors les scrutins en l’absence de l’ex-président, dont ils ont le soutien.

Affi N’Guessan était arrivé en deuxième position avec 9,29% des suffrages, lors de la présidentielle de 2015, largement remportée par Alassane Ouattara.

Jeu politique bouleversé

Le jeu politique a été bouleversé en Côte d’Ivoire par la mort inattendue début juillet du candidat du parti au pouvoir, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Mercredi, pressé par son parti de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre pour une troisième mandat, Alassane Ouattara au pouvoir depuis 2011, a différé sa décision, invoquant le temps du deuil après la mort de son dauphin Amadou Gon Coulibaly.

L’ex-président Henri Konan Bédié, 86 ans, a été désigné le 27 juillet avec 99,7% des voix candidat à la présidentielle du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal mouvement d’opposition.

Près d’une semaine auparavant, l’ex-ministre des Affaires étrangères Marcel Amon Tanoh, ancien proche du président Ouattara, s’est également déclaré candidat à la présidentielle.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire: « Rien ne s’oppose » à une alliance PDCI-FPI, selon Bédié

août 11, 2018

Henri Konan Bédié, , ancien président de la République, président du PDCI. © Sylvain Cherkaoui pour J.A

« Rien ne s’oppose » à une alliance entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire et le Front Populaire Ivoirien, a déclaré vendredi le chef du PDCI Henri Konan Bédié au sortir d’un entretien avec le chef du FPI « légal » Pascal Affi Nguessan.

Pascal Affi Nguessan, président d’une des deux factions rivales du FPI, a quant à lui déclaré sa « disponibilité à envisager toutes les possibilités d’alliance, dans le cadre des élections locales » d’octobre.

Les deux leaders politiques se sont entretenus au domicile d’Henri Konan Bédié à Abidjan, et ont fait ces déclarations devant les médias au lendemain de la rupture du PDCI avec son allié, le Rassemblement des Républicains (RDR) du président Alassane Ouattara.

« Fonder un nouvel avenir »

Cette rupture marque la fin de la coalition au pouvoir RDR-PDCI qui a gouverné la Côte d’Ivoire depuis 2010, et entraîne une recomposition du jeu politique, également nourrie par l’amnistie et la libération mercredi de Simone Gbagbo et des principaux cadres de l’autre faction du FPI, pro-Laurent Gbagbo.

« Rien ne s’oppose à ce que dans une plateforme comportant toutes les forces vives de la Nation, dont les partis politiques, le PDCI et le FPI se retrouvent ensemble », a déclaré l’ancien président Bédié (1993-1999).

« Il était important que nous venions rencontrer le doyen de la politique ivoirienne (…) pour réaffirmer notre disponibilité à prendre toute notre part dans la constitution de cette nouvelle plateforme et marquer notre disponibilité à envisager toutes les possibilités d’alliance, dans le cadre des élections locales », « pour fonder un nouvel avenir », a déclaré Pascal Affi Nguessan, ancien premier ministre de Laurent Gbagbo au début des années 2000.

Jeudi, après l’annonce de la rupture de la coalition, un porte-parole du FPI pro-Gbagbo, César Etou, avait déclaré à l’AFP que son parti n’était « pas fermé à un rapprochement avec le PDCI ».

Les prochaines élections, municipales et régionales couplées, sont prévues le 13 octobre. Et l’élection présidentielle, qui focalise déjà toute la classe politique ivoirienne, en 2020.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan renouent les liens PDCI-FPI

janvier 25, 2018

 

Henri Konan Bédié (PDCI) et Pascal Affi N’Guessan (FPI). © Montage / Photo : Sipa AP

Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, et Pascal Affi N’Guessan, président de l’une des deux tendances du Front populaire ivoirien, se sont rencontrés ce mercredi 24 janvier au domicile du président du PDCI. Officiellement, il s’agissait d’une « visite de courtoisie », mais le symbole politique est fort.

C’était une rencontre qui avait été préparée dans le plus grand secret, par le cabinet des deux hommes. Ce mercredi 24 janvier 2018, Henri Konan Bédié, président du PDCI, membre de la mouvance présidentielle du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix  (RHDP), et Pascal Affi N’Guessan, président de l’une des deux tendances du FPI, parti d’opposition de Laurent Gbagbo, se sont entretenus, pendant plus d’une demi-heure, au domicile abidjanais du premier.

Officiellement, la forte délégation du FPI s’était rendue chez Henri Konan Bédié, pour lui présenter ses vœux. « C’est une visite de courtoisie du FPI, au président Henri Konan Bédié, pour présenter ses vœux de nouvelle année 2108, à un monument de la politique et de la nation ivoirienne qui, au-delà de nos spécificités politiques, représente pour chacun d’entre nous, une référence, un acteur avec lequel il faut compter », a déclaré Pascal Affi N’Guessan.

Mais en fait, le FPI s’est rendu chez Bédié pour sonder le terrain en vue d’une future collaboration qu’il appelle de ses vœux. « Nous avons compté avec lui hier, a indiqué Affi. Nous allons compter avec lui aujourd’hui et nous devons compter avec lui demain. »

Contexte de tensions entre PDCI et RDR

La rencontre intervient dans un environnement politique trouble. À quelques mois des élections municipales, régionales et sénatoriales dont les dates ne sont pas encore connues, la tension est montée entre le PDCI et le Rassemblement des républicains (RDR, parti d’Alassane Ouattara).

Après avoir invité Bédié et le PDCI à clarifier leur position sur le projet du futur parti unifié, à la mi-janvier, Joël N’Guessan, vice-président du RDR s’est vu recadrer par Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du PDCI. Plus ferme, Jean-Louis Billon, l’autre porte-parole du PDCI, a laissé entendre que « pour l’instant, nous nous concentrons sur les prochaines élections, c’est la priorité et non le parti unifié ».

Les travaux du comité de haut niveau mis en place début décembre 2017, par Ouattara et Bédié, en vue du parti unifié, sont gelés, depuis que des jeunes du PDCI particulièrement survoltés ont brutalement empêché une réunion dudit comité le 11 janvier dernier.

Une semaine après, un échange de vœux entre les jeunesses du PDCI et du FPI avait déjà jeté les bases de la rencontre au sommet entre Affi et Bédié. Le FPI ne cache pas son ambition de voir le PDCI prendre la tête d’une coalition anti-Ouattara, à deux ans de la présidentielle de 2020. « La Côte d’Ivoire se porte mal, à en croire Konaté Navigué, président de la Jeunesse du FPI. Il faut que le PDCI sauve la Côte d’Ivoire. »

Unanimité sur la réforme de la CEI

Sur la question de la Commission électorale indépendante (CEI), le PDCI et le FPI sont unanimes à réclamer une réforme et un équilibre des forces au sein de la commission centrale jugée favorable au RDR.

« Il y a beaucoup de choses que nous avons à faire, à savoir la revendication d’une CEI équilibrée, a précisé Affi. Aujourd’hui, c’est un combat que nous avons commencé à mener. Nous demandons que la révision de la liste électorale soit ouverte pour que le maximum d’Ivoiriens notamment les jeunes puissent s’inscrire sur les listes électorales. Il faut que dans les CEI locales, les choses soient équilibrées ».

Même si Bédié ne laisse pas transparaître ses intentions, encore moins sa stratégie, il semble qu’au PDCI, de nombreuses personnes commencent à être sensibles à la cour assidue de la tendance du FPI conduite par Pascal Affi N’guessan. Reste à savoir ce qu’en pense l’autre tendance du FPI conduite par Aboudramane Sangaré.

Jeuneafrique.com par – à Abdijan

Côte d’Ivoire : l’opposition appelle à une « marche de la colère »

juin 16, 2017

Des partisans de Pascal Affi N’Guessan, le 23 octobre 2015 à Arrah. © Nicolas Garriga/AP/SIPA

Alors que la grogne sociale est forte depuis le début de l’année en Côte d’Ivoire, le président d’une des franges du Front populaire ivoirien (FPI) a appelé « tous les mécontents » à défiler ce samedi dans les rues d’Abidjan. Un rendez-vous qui ressemble à un test pour Pascal Affi N’Guessan, contesté par une partie des pro-Gbagbo.

C’est un véritable test pour l’opposition ivoirienne. Ce samedi 17 juin, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, contesté par une partie des membres de son parti, espère rassembler le plus largement possible. « Nous appelons les commerçants, les transporteurs, les planteurs de cacao, qui ont été durement touchés ces derniers mois à marcher avec nous », déclare-t-il au téléphone à Jeune Afrique.

« Nous voulons démontrer que les Ivoiriens sont nombreux à avoir été meurtris par la situation depuis le début de l’année, par les mutineries qui ont mis à mal l’autorité de l’État », poursuit-il. Principaux responsables selon le chef du parti fondé par Laurent Gbagbo : le Président et le gouvernement, qu’il juge défaillants. Ses partisans sont invités à se retrouver dès l’aube à Treichville, une des communes de la capitale économique.

Un climat social dégradé

Pascal Affi N’Guessan entend ainsi tirer profit du climat social. Depuis le début de l’année, la grogne se fait en effet entendre dans le pays. D’une part, les anciens rebelles des Forces Nouvelles intégrés dans l’armée à la fin de la crise post-électorale de 2011 se sont mutinés à deux reprises, contraignant le gouvernement à verser à 8 400 d’entre eux 12 millions de F CFA. D’autre part, après plusieurs semaines de grève, les fonctionnaires sont toujours en négociations pour obtenir le versement de stocks d’arriérés de paiement. Enfin, les planteurs ont subi de plein fouet la forte baisse du prix du cacao – il a chuté de plus de 40% depuis juillet 2016.

« Bien sûr, cette marche est aussi un moyen d’essayer de remobiliser », reconnaît Pascal Affi N’Guessan. « Depuis le début de la crise, les Ivoiriens se sont repliés sur eux-mêmes et beaucoup refusent de participer à la vie politique », estime-t-il.

Une opposition divisée et affaiblie

Depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo en 2011 et son transfert à La Haye où il est en ce moment jugé par la Cour pénale internationale, le président du Front populaire ivoirien peine à rassembler les partisans de l’ancien chef d’État. Contesté par de nombreux cadres de son partie entrés en dissidence, il n’est parvenu qu’à remporter trois sièges de députés lors des législatives de décembre 2016.

« Cette marche ne nous concerne pas. C’est de la rigolade. Pascal Affi N’Guessan n’est de toute façon pas qualifié à nous appeler à manifester, car il n’est pas une voix crédible », réagit ainsi au téléphone Boubacar Koné, le porte-parole de l’aile « frondeuse » du FPI. L’ampleur du rassemblement de samedi sera donc particulièrement scrutée.

Jeunefrique.com par

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan appelle à une marche pacifique

mai 12, 2017

Pascal Affi N’Guessan à Paris, en juin 2015. © Vincent Fournier pour J.A.

Pascal Affi N’Guessan, président d’une aile du Front populaire ivoirien (FPI), a appelé jeudi 11 mai à « une marche pacifique  » le 17 juin prochain pour dénoncer la politique menée par le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara.

Pascal Affi N’Guessan tente de remobiliser ses troupes. Le patron du Front populaire ivoirien (FPI) – contesté par l’aile du parti menée par Aboudramane Sangaré – a appelé jeudi à « une marche pacifique » le 17 juin prochain pour protester contre la politique menée par le gouvernement ivoirien. « Tous dans la rue le 17 juin », a lancé l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo lors d’une conférence de presse animée au siège du parti, à Abidjan.

 

« La faillite de l’État s’observe par les nombreux actes de défiance », a affirmé Pascal Affi N’Guessan, dénonçant tour à tour « la corruption endémique », « la complicité de l’État » dans le récent scandale de l’agrobusiness, la condamnation fin mars de l’opposant Sam l’Africain ou encore « la gestion catastrophique » des récentes mutineries dans les casernes ivoiriennes. « Nous devons réagir et crier notre colère de façon bruyante dans la rue », a-t-il conclu.

Reste que cette mobilisation, annoncée dans plus d’un mois, devrait avoir lieu sans la participation de l’aile du FPI surnommée les « Gbagbo ou rien », en rupture avec celle présidée par l’ancien Premier ministre. « Il peut marcher, nous ne nous sentons pas concernés », a réagi Boubakar Koné, porte-parole du FPI tendance Aboudramane Sangaré, qui conteste toute légitimité à Pascal Affi N’Guessan.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Côte d’Ivoire : pour Pascal Affi N’Guessan, la nouvelle plateforme de l’opposition « n’engage pas le FPI »

avril 22, 2017

Pascal Affi N’Guessan à Paris, en juin 2015. © VPascal Affi N’Guessan Vincent Fournier pour J.A.

Président d’un Front populaire ivoirien (FPI) scindé en deux, Pascal Affi N’Guessan a réagi à la création de la nouvelle plateforme politique lancée par les partisans de Laurent Gbagbo réunis autour d’Aboudramane Sangaré. Ce mouvement « n’engage pas le FPI », assure l’ex-Premier ministre.

La naissance de la nouvelle plateforme politique Ensemble pour la démocratie et la souveraineté lancée jeudi 20 avril à Abidjan par les partisans de la ligne « Gbagbo ou rien » du Front populaire ivoirien ne fait pas l’unanimité. En particulier au sein de la frange du FPI présidée par Pascal Affi N’Guessan, en rupture avec celle menée par Aboudramane Sangaré, qui lui réfute toute légitimité à la tête du parti.

« Cette plateforme n’engage nullement le FPI, qui est un parti organisé, avec des organes et un Président », réagit l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo. « Je déplore que ces acteurs aient préféré œuvrer à une nouvelle plateforme plutôt qu’à l’unité du FPI, surtout lorsque nous connaissons le sort des plateformes précédentes », poursuit Pascal Affi N’Guessan, 64 ans. Et d’ajouter : « La création de ce parti va clarifier les choses, en faisant cela ils choisissent de quitter le FPI. »

« Le jeu sera certainement plus ouvert en 2020 »

La veille, les partisans de l’ancien président ivoirien avaient officialisé leur regroupement au sein de cette nouvelle plateforme politique, présidée par Georges Armand Ouégnin. Objectif du mouvement : obtenir la libération de Laurent et Simone Gbagbo et « de tous les prisonniers politiques », mais aussi se positionner en vue de la présidentielle de 2020.

Un éventuel changement de stratégie politique pour ceux qui avaient jusqu’à présent choisi de boycotter les dernières élections, mais aussi un possible concurrent supplémentaire pour le FPI de Pascal Affi N’Guessan, déjà candidat à la dernière élection présidentielle. « Le jeu sera certainement plus ouvert en 2020 qu’en 2015 », concède l’ancien Premier ministre.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan