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Côte d’Ivoire : l’opposition appelle à une « marche de la colère »

juin 16, 2017

Des partisans de Pascal Affi N’Guessan, le 23 octobre 2015 à Arrah. © Nicolas Garriga/AP/SIPA

Alors que la grogne sociale est forte depuis le début de l’année en Côte d’Ivoire, le président d’une des franges du Front populaire ivoirien (FPI) a appelé « tous les mécontents » à défiler ce samedi dans les rues d’Abidjan. Un rendez-vous qui ressemble à un test pour Pascal Affi N’Guessan, contesté par une partie des pro-Gbagbo.

C’est un véritable test pour l’opposition ivoirienne. Ce samedi 17 juin, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, contesté par une partie des membres de son parti, espère rassembler le plus largement possible. « Nous appelons les commerçants, les transporteurs, les planteurs de cacao, qui ont été durement touchés ces derniers mois à marcher avec nous », déclare-t-il au téléphone à Jeune Afrique.

« Nous voulons démontrer que les Ivoiriens sont nombreux à avoir été meurtris par la situation depuis le début de l’année, par les mutineries qui ont mis à mal l’autorité de l’État », poursuit-il. Principaux responsables selon le chef du parti fondé par Laurent Gbagbo : le Président et le gouvernement, qu’il juge défaillants. Ses partisans sont invités à se retrouver dès l’aube à Treichville, une des communes de la capitale économique.

Un climat social dégradé

Pascal Affi N’Guessan entend ainsi tirer profit du climat social. Depuis le début de l’année, la grogne se fait en effet entendre dans le pays. D’une part, les anciens rebelles des Forces Nouvelles intégrés dans l’armée à la fin de la crise post-électorale de 2011 se sont mutinés à deux reprises, contraignant le gouvernement à verser à 8 400 d’entre eux 12 millions de F CFA. D’autre part, après plusieurs semaines de grève, les fonctionnaires sont toujours en négociations pour obtenir le versement de stocks d’arriérés de paiement. Enfin, les planteurs ont subi de plein fouet la forte baisse du prix du cacao – il a chuté de plus de 40% depuis juillet 2016.

« Bien sûr, cette marche est aussi un moyen d’essayer de remobiliser », reconnaît Pascal Affi N’Guessan. « Depuis le début de la crise, les Ivoiriens se sont repliés sur eux-mêmes et beaucoup refusent de participer à la vie politique », estime-t-il.

Une opposition divisée et affaiblie

Depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo en 2011 et son transfert à La Haye où il est en ce moment jugé par la Cour pénale internationale, le président du Front populaire ivoirien peine à rassembler les partisans de l’ancien chef d’État. Contesté par de nombreux cadres de son partie entrés en dissidence, il n’est parvenu qu’à remporter trois sièges de députés lors des législatives de décembre 2016.

« Cette marche ne nous concerne pas. C’est de la rigolade. Pascal Affi N’Guessan n’est de toute façon pas qualifié à nous appeler à manifester, car il n’est pas une voix crédible », réagit ainsi au téléphone Boubacar Koné, le porte-parole de l’aile « frondeuse » du FPI. L’ampleur du rassemblement de samedi sera donc particulièrement scrutée.

Jeunefrique.com par

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan appelle à une marche pacifique

mai 12, 2017

Pascal Affi N’Guessan à Paris, en juin 2015. © Vincent Fournier pour J.A.

Pascal Affi N’Guessan, président d’une aile du Front populaire ivoirien (FPI), a appelé jeudi 11 mai à « une marche pacifique  » le 17 juin prochain pour dénoncer la politique menée par le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara.

Pascal Affi N’Guessan tente de remobiliser ses troupes. Le patron du Front populaire ivoirien (FPI) – contesté par l’aile du parti menée par Aboudramane Sangaré – a appelé jeudi à « une marche pacifique » le 17 juin prochain pour protester contre la politique menée par le gouvernement ivoirien. « Tous dans la rue le 17 juin », a lancé l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo lors d’une conférence de presse animée au siège du parti, à Abidjan.

 

« La faillite de l’État s’observe par les nombreux actes de défiance », a affirmé Pascal Affi N’Guessan, dénonçant tour à tour « la corruption endémique », « la complicité de l’État » dans le récent scandale de l’agrobusiness, la condamnation fin mars de l’opposant Sam l’Africain ou encore « la gestion catastrophique » des récentes mutineries dans les casernes ivoiriennes. « Nous devons réagir et crier notre colère de façon bruyante dans la rue », a-t-il conclu.

Reste que cette mobilisation, annoncée dans plus d’un mois, devrait avoir lieu sans la participation de l’aile du FPI surnommée les « Gbagbo ou rien », en rupture avec celle présidée par l’ancien Premier ministre. « Il peut marcher, nous ne nous sentons pas concernés », a réagi Boubakar Koné, porte-parole du FPI tendance Aboudramane Sangaré, qui conteste toute légitimité à Pascal Affi N’Guessan.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Côte d’Ivoire : pour Pascal Affi N’Guessan, la nouvelle plateforme de l’opposition « n’engage pas le FPI »

avril 22, 2017

Pascal Affi N’Guessan à Paris, en juin 2015. © VPascal Affi N’Guessan Vincent Fournier pour J.A.

Président d’un Front populaire ivoirien (FPI) scindé en deux, Pascal Affi N’Guessan a réagi à la création de la nouvelle plateforme politique lancée par les partisans de Laurent Gbagbo réunis autour d’Aboudramane Sangaré. Ce mouvement « n’engage pas le FPI », assure l’ex-Premier ministre.

La naissance de la nouvelle plateforme politique Ensemble pour la démocratie et la souveraineté lancée jeudi 20 avril à Abidjan par les partisans de la ligne « Gbagbo ou rien » du Front populaire ivoirien ne fait pas l’unanimité. En particulier au sein de la frange du FPI présidée par Pascal Affi N’Guessan, en rupture avec celle menée par Aboudramane Sangaré, qui lui réfute toute légitimité à la tête du parti.

« Cette plateforme n’engage nullement le FPI, qui est un parti organisé, avec des organes et un Président », réagit l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo. « Je déplore que ces acteurs aient préféré œuvrer à une nouvelle plateforme plutôt qu’à l’unité du FPI, surtout lorsque nous connaissons le sort des plateformes précédentes », poursuit Pascal Affi N’Guessan, 64 ans. Et d’ajouter : « La création de ce parti va clarifier les choses, en faisant cela ils choisissent de quitter le FPI. »

« Le jeu sera certainement plus ouvert en 2020 »

La veille, les partisans de l’ancien président ivoirien avaient officialisé leur regroupement au sein de cette nouvelle plateforme politique, présidée par Georges Armand Ouégnin. Objectif du mouvement : obtenir la libération de Laurent et Simone Gbagbo et « de tous les prisonniers politiques », mais aussi se positionner en vue de la présidentielle de 2020.

Un éventuel changement de stratégie politique pour ceux qui avaient jusqu’à présent choisi de boycotter les dernières élections, mais aussi un possible concurrent supplémentaire pour le FPI de Pascal Affi N’Guessan, déjà candidat à la dernière élection présidentielle. « Le jeu sera certainement plus ouvert en 2020 qu’en 2015 », concède l’ancien Premier ministre.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Côte d’Ivoire : ce qu’Affi N’Guessan a (vraiment) dit sur « l’image » de Gbagbo

décembre 27, 2016

Le chef de l’opposition ivoirienne, Pascal Affi N’Guessan, le 14 octobre 2016 à Abidjan. © Issouf Sanogo/AFP

Pascal Affi N’Guessan, chef du parti créé par Laurent Gbagbo, a déclaré lundi qu’il n’avait jamais dit que l’image de l’ex-président ivoirien constituait un « handicap » pour le Front populaire ivoirien (FPI), dénonçant la déformation de ses propos.

Après l’échec cuisant du FPI aux dernière législatives, Pascal Affi N’Guessan, qui est à la tête d’une frange du parti, a plaidé, le 26 décembre, en faveur d’une rénovation de sa formation politique. « Quel que soit ce que l’on pense du fondateur [Laurent Gbagbo], il s’agit de construire un nouveau projet qui prend en compte le bilan du passé pour identifier les handicaps du parti. Or les handicaps du parti son liés à son image », a martelé l’ancien Premier ministre ivoirien, élu, lui, dans sa circonscription.

Rapidement les médias se sont emparés de ses déclarations pour estimer qu’il s’en était pris à son ancien mentor.

Affi N’Guessan a alors tenu à préciser qu’il parlait de l’image du parti et non de celle de Laurent Gbagbo, accusant certains médias d’avoir déformé ses propos.

Une branche dissidente du FPI, des « frondeurs » qui se disent fidèles à Laurent Gbagbo – actuellement jugé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité – avait elle appelé au boycott des législatives.

Nécessité d’une offre politique nouvelle

Selon Pascal Affi N’Guessan, l’avenir du parti qui fut au pouvoir de 2000 à 2011 réside dans sa capacité à proposer une nouvelle offre politique.

« Après ces élections, on passe à une autre phase qui ne doit pas s’accommoder de tergiversations vis-à-vis de ceux qui ont montré qu’ils ne sont pas capables de se réformer, qui veulent s’accrocher au passé et qui constituent un boulet. Il faut couper ce boulet et aller de l’avant », a-t-il poursuivi, évoquant « une rupture ».

Selon lui, le FPI a été traité « de parti xénophobe, sectaire et violent ». « Il faut rompre avec tout cela pour construire un parti républicain, soucieux de la stabilité politique, ouvert au monde et non un parti renfermé sur un nationalisme débridé. »

« Laurent Gbagbo, c’est la restauration du multipartisme en Côte d’Ivoire (en 1990, ndrl) et la lutte pour l’accession au pouvoir du FPI en 2000. Aujourd’hui, il est dans les liens de la détention, il n’est plus actif, il faut poursuivre le processus, avec de nouveaux hommes, un nouveau discours et avec des nouvelles ambitions liées à un contexte nouveau », a souligné Pascal Affi N’Guessan.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : plusieurs dirigeants de l’opposition interpellés avant une manifestation à Abidjan

octobre 20, 2016

L’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne Mamadou Koulibaly, le 15 mai 2015 à Abidjan. © Sia Kambou/AFP

Plusieurs membres de l’opposition ont été interpellés jeudi matin à Abidjan alors qu’ils s’apprêtaient à manifester pour demander le retrait du projet de nouvelle Constitution.

Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale, Aboudramane Sangaré, Danielle Boni Claverie (ancienne ministre et opposante), Gnangbo Kacou, député indépendant, et Kouadio Siméon, ancien candidat à la présidentielle, n’auront donc pas pu manifester ce jeudi 20 octobre à Abidjan.

Après avoir prévenu les opposants, qui étaient rassemblés dans le quartier du Plateau à Abidjan, que la manifestation n’était pas autorisée, les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et ont interpellé plusieurs leaders et élus.

« Non à la Monarchie Ouattara », pouvait-on lire sur un panneau brandi par un des opposants qui réclamaient le « retrait pur et simple » du projet de Constitution, qu’ils qualifient de « dangereux ».

Rassemblés au sein du « front du refus », les opposants avaient appelé leurs partisans à manifester. « Nous appelons à une marche du refus de l’humiliation du peuple », contre la nouvelle Constitution, avait déclaré Mamadou Koulibaly lundi, lors d’une conférence de presse.

« La nouvelle Constitution est funeste et dangereuse », avait affirmé Aboudramane Sangaré, déplorant un » projet de désaccord et de rupture sociale ».

Vendredi 14 octobre, une autre frange de l’opposition ivoirienne avait annoncé qu’elle boycotterait le référendum du 30 octobre sur la nouvelle Constitution, en dénonçant un projet « rétrograde, démagogique et monarchique ».

« Nous sommes dans la voie du boycott », avait alors lancé au nom de l’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD-CI) Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: l’opposition appelle au boycottage du référendum sur la Constitution

octobre 14, 2016

Abidjan – Le principal parti d’opposition ivoirien et ses alliés ont appelé vendredi à boycotter le référendum du 30 octobre sur la nouvelle Constitution voulue par le président Alassane Ouattara, lors d’une conférence de presse à Abidjan

Nous appelons tous nos militants, nos compatriotes à ne pas se sentir concernés par ce qui doit se passer le 30 octobre (…). Nous sommes dans la voie du boycottage, a lancé au nom de l’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD-CI) Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo.

Le FPI tendance Abou Drahamane Sangaré, l’aile dure du parti, qui est en rupture avec la présidence du FPI, avait déjà appelé au boycottage.

Il faut qu’ils (les Ivoiriens) réservent leur vote pour les élections législatives à venir. Nous les appelons à se mobiliser massivement pour porter au parlement la majorité des députés de manière à ce que le FPI et l’AFD-CI aient les moyens juridiques et politiques pour abroger ce qui va se passer le 30 octobre et mettre en oeuvre un projet constitutionnel qui soit fondateur de la paix, de l’unité nationale, de la démocratie et du progrès économique et social, a ajouté M. Affi Nguessan.

Pour le président Ouattara, le projet tournera définitivement la page des crises successives qui ont secoué ce pays et en finir avec l’ivoirité, qui a empoisonné la vie de ce pays d’Afrique de l’Ouest pendant plus d’une décennie et manqué de le plonger dans la guerre civile. Le projet clarifie notamment les conditions d’éligibilité à la présidence de la République.

En outre, il prévoit la création d’un poste de vice-président élu en même temps que le président et d’un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président. Il prévoit aussi l’institutionnalisation de la chambre des rois et chefs traditionnels ou une extension des compétences du Conseil économique et social avec l’ajout de compétences en matières culturelle et environnementale.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2016 17h14)

Côte d’Ivoire/Le RDR avertit: « Affi N’guessan sera tenu pour responsable si des ivoiriens descendent dans la rue »

août 12, 2016

 

Le RDR avertit:

Le Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel) tient le Président d’une des tendances du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan, pour ‘’responsable des dérives’’ qui pourraient survenir lors des manifestations annoncées par l’opposition, indique un communiqué, transmis, jeudi, à APA.

Selon le texte signé par le Porte-parole du RDR, Joël N’guessan, ‘’il est bon que M. Affi retienne qu’il sera tenu pour responsable de toutes les dérives qui pourraient survenir si ses militants descendaient dans la rue sous les fallacieux prétextes qu’ils avancent’’.

A la mi-journée, jeudi, Pascal Affi N’guessan a annoncé, au nom de l’Alliance des forces démocratiques (AFD, coalition de l’opposition) la ‘’rupture’’ entre le pouvoir et l’opposition, prévenant que ‘’si jusqu’à fin septembre, il n’y a pas de solution à nos préoccupations, nous descendrons dans la rue jusqu’à ce que Ouattara recule’’.

Pour Joël N’guessan, ‘’le gouvernement et les militants du RHDP (coalition au pouvoir) n’accepteront pas le désordre et la chienlit’’, soulignant que sous la houlette du président Ouattara, ‘’ le pays connaît une embellie’’.

‘’Il n’est point question qu’une minorité vienne mettre en péril nos avancées politiques, sociales et économiques’’, a prévenu M. N’guessan.

Dans son discours à la faveur du 56è anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé samedi qu’un Comité d’experts a été mis en place pour l’élaboration d’une nouvelle constitution conformément aux accords qui ont été signés dans le cadre de la résolution de la crise militaro-politique déclenchée en 2002.

Cette nouvelle constitution qui sera soumise à référendum à la fin du mois d’octobre prend en compte la création d’un sénat et d’un poste de vice-président de la République. Réagissant à ce discours, le FPI a estimé dans un communiqué que le Chef de l’Etat veut opérer un ’’passage en force’’ concernant le projet d’une nouvelle Constitution.

Imatin.net avec Apanews.net

Assassinat de Guéï : l’ex-Premier ministre Affi N’guessan entendu par la justice ivoirienne

février 9, 2016

      

L’ex-Premier ministre ivoirien Pascal Affi N’guessan a été entendu, mardi, par la justice ivoirienne dans le cadre du procès de l’assassinat du Général Robert Guéï, ancien chef de l’Etat et patron de la junte militaire qui a pris le pouvoir en 1999.

Premier ministre au moment des faits, M. Affi N’guessan a été entendu lors de l’audience du Général Robert Guéï assassiné lors du coup d’Etat raté du 19 septembre 2002 contre le régime du Président Laurent Gbagbo.

Ce coup d’Etat manqué s’était très vite mué en une rébellion armée qui a partionné le pays den deux avec le Nord tombé sous le contrôle de l’ex-Rébellion des Forces nouvelles et le Sud resté sous contrôle gouvernemental.

« J’ai été informé du décès de Boga Doudou (ministre de l’intérieur) et du Général. Je n’ai jamais dis que le Général Robert Guéï se rendait à la RTI (Radio télévision ivoirienne, service public) pour faire un coup d’Etat », a soutenu Pascal Affi N’guessan à la barre.

« Je n’avais pas d’éléments pour faire une telle déclaration », a poursuivi M. Affi, rappelant que le 18 septembre 2002 (veille des événements), il était à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne, pour animer une conférence.

Apanews.net

 

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan désigné candidat du FPI à la présidentielle

mai 22, 2015

Pascal Affi N'Guessan est le président du FPI reconnu par la justice ivoirienne.
Pascal Affi N’Guessan est le président du FPI reconnu par la justice ivoirienne. © Émilie Régnier/J.A.

Le 4e congrès extraordinaire du Front populaire ivoirien (FPI) a entériné vendredi la candidature de Pascal Affi N’Guessan à la présidentielle d’octobre.

Pascal Affi N’Guessan sera le candidat officiel du Front populaire ivoirien (FPI) lors de l’élection d’octobre 2015. Sans surprise, il a été désigné à cette fonction vendredi 22 mai au deuxième jour du 4e congrès extraordinaire du parti qui se déroule au Palais des sports de Treicheville. Avant cela, le président en exercice du FPI, reconnu par la justice ivoirienne, et les cadres du parti avaient planché sur le programme de gouvernement à présenter aux électeurs.

Cette désignation intervient dans un contexte de division au sein du FPI dont une partie rejette l’autorité et la ligne d’Affi N’Guessan. Ces derniers ont organisé le 30 avril à Mama, village natal de Laurent Gbagbo dans l’Ouest, leur propre congrès lors duquel ils ont investi l’ancien chef de l’État comme président du parti.

Interdits d’utiliser le nom du FPI par la justice ivoirienne, ces frondeurs, représentés par Abou Dramane Sangaré, ont décidé d’intégrer la Coalion pour le changement (CNC), alliance hétéroclite d’une quinzaine de cadres de la politique ivoirienne comme l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny (PDCI) et l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly (Leader).

Ce front anti-Ouattara estime que les conditions pour une élection libre et transparente ne sont pas réunies. Ils demandent notamment au pouvoir de remettre à plat la Commission électorale indépendante (CEI). L’élection présidentielle doit se tenir le 25 octobre.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Côte d’Ivoire : Affi N’Guessan menace les « frondeurs » du FPI d’actions en justice

mars 8, 2015

Le chef du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, le 4 décembre 2013 à Abidjan.
Le chef du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, le 4 décembre 2013 à Abidjan. © AFP

Le chef du Front populaire ivoirien a menacé samedi de saisir la justice après que des « frondeurs » ont annoncé son éviction de la tête du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, en pleine crise avant la présidentielle d’octobre.

Ces « frondeurs » membres du FPI « ont posé des actes qui seront soumis au comité central, et sur lesquels nous nous réservons le droit d’engager d’autres actions afin que leur nullité soit constatée par la justice », a déclaré Pascal Affi N’Guessan lors d’une conférence de presse au siège du parti à Abidjan.

Il a réaffirmé être le président du FPI, alors que sa « suspension » avait été annoncée par un fraction du parti au moment où il comparaissait avec des dizaines d’autres accusés devant le tribunal d’Abidjan pour leur rôle présumé dans la sanglante crise postélectorale de 2010-2011.

M. N’Guessan a affirmé samedi, après une réunion du comité central, que cette annonce de « suspension » était « sans fondement ». « Ces camarades (…) sont dans l’illégalité », a-t-il soutenu.

Crise profonde au FPI

Les deux fractions qui s’opposent au sein du FPI s’étaient déjà affrontées en justice en décembre, à l’avantage de M. N’Guessan, qui avait obtenu l’annulation d’un congrès censé élire le nouveau président du parti. La partie adverse a fait appel.

Principal parti d’opposition, le FPI est plongé dans une crise profonde à quelques mois de la présidentielle d’octobre 2015, à laquelle le chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara est candidat.

Les fidèles de Laurent Gbagbo, écroué à la Cour pénale internationale (CPI), font de la libération de leur champion « le coeur de la stratégie de lutte du parti », tandis que le camp rival aspire à s’investir dans le jeu politique et à participer à la prochaine présidentielle derrière Pascal Affi N’Guessan.

Procès des pro-Gbagbo

M. N’Guessan est poursuivi avec 82 autres accusés, dont l’ex-Première dame Simone Gbagbo, pour leur rôle dans la crise de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts.

Dix ans de prison ont été requis contre Mme Gbagbo et 24 mois d’emprisonnement contre Pascal Affi N’Guessan, qui comparaissait libre. Si une telle condamnation devait être prononcée, la peine du président du FPI serait couverte par sa détention provisoire.

Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit être jugé en juillet par la CPI pour des

Jeuneafrique.com avec AFP