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Côte d’Ivoire – Pascal Affi N’Guessan : « Je suis toujours le président du FPI »

mars 6, 2015

Le président du FPI, Pascal Affi N'Guessan.
Le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan. © Hervé Sevi / AFP

Un communiqué du FPI a annoncé jeudi la destitution de son président, Pascal Affi N’Guessan. Ce dernier, joint au téléphone par « Jeune Afrique », dément ce qu’il qualifie de « propagande ». Interview.

La fracture au sein du Front populaire ivoirien (FPI) semble avoir atteint le point de non-retour. Jeudi 5 mars, une réunion extraordinaire du comité central du parti de Laurent Gbagbo convoquée par les deux tiers de ses membres a décidé de suspendre les activités de Pascal Affi N’Guessan, son actuel président. Aboudrahamane Sangaré, fidèle de Laurent Gbagbo, est nommé pour assurer l’intérim. Un congrès extraordinaire doit se tenir dans les trois mois. Les partisans d’Affi estiment que cette réunion, à laquelle ils n’ont pas pris part, est illégale.

L’intéressé, pour qui le parquet ivoirien a requis lundi deux ans de prison, juge cette décision nulle et non avenu. Joint au téléphone par « Jeune Afrique », il s’explique.

Jeune Afrique : à la suite d’une réunion extraordinaire du comité central du Front populaire ivoirien (FPI), dont vous êtes le Président, vous avez été destitué et remplacé, pour assurer l’interim, par Abou Drahamane Sangare, qui est le 1er vice-président chargé de la stratégie et de la politique générale du Parti. Vous confirmez ?

Pascal Affi N’Guessan :
je vous rassure, qu’il n’y a pas eu de réunion de comité central hier à Abidjan. Dans les textes du parti, seul le Président a le pouvoir de convoquer une réunion du comité central, ce que je n’ai pas fait hier, encore moins aujourd’hui. La réunion du comité central que j’ai convoquée, est prévue pour le samedi 7 mars. Donc, pour ma part, il n’y a eu aucune réunion du comité central.

Quelle est la prochaine étape ?

Au moment où je vous parle, je suis aux assises de la Cour d’appel du tribunal d’Abidjan-Plateau dans le cadre des procès de la crise postélectorale. La prochaine étape, c’est donc la réunion du 7 mars.

Vous êtes donc le président du FPI ?

Oui, je suis toujours le président du FPI, et ceux qui ont annoncé ma destitution ne font de la pure propagande politique, de la désinformation. La vie du parti se poursuit et nous continuons de mener toutes les batailles ensemble, car l’unité demeure essentielle pour que nous puissions jouer notre rôle de parti d’opposition. Aujourd’hui, ma priorité est de me battre avec mes camarades pour la libération du président (Laurent Gbagbo, NDLR), qui est notre bien commun.
_____________

Ci dessous, le communiqué du FPI annonçant la destitution de son actuel président :
« Comité central FPI communique. Comité Central Extraordinaire
01/2015

Communiqué final
1. Conformément à l’article 90.4 des Statuts et sur convocation du doyen d’âge, à la demande des 2/3 des membres du Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) signataires de la pétition du 19 janvier 2015, la session extraordinaire élargie au Comité de Contrôle, initialement prévue pour le vendredi 06 mars 2015, face au refus du siège par la Secrétaire Générale du Parti, s’est finalement réunie le jeudi 05 mars 2015, à Abidjan-Cocody les II Plateaux, de 15h à 18h, sous la présidence effective du camarade ORO HUBERT GAUZE, doyen d’âge assisté du camarade KOUA JUSTIN.
2. L’ordre du jour de cette session a porté sur les points suivants :
• L’audition du rapport du Comité de Contrôle,
• L’analyse de la situation,
3. Avant d’aborder les points de l’ordre du jour, le doyen d’âge, le camarade ORO HUBERT GAUZE a tenu à rappeler que notre Parti est dans une profonde léthargie : le siège provisoire est fermé ; depuis plus de trois mois il n’y a plus de réunion, ni du secrétariat exécutif, ni du secrétariat général, encore moins de l’organe de décision qu’est le Comité Central. Il a par ailleurs invoqué les termes de l’avis N° 001/2015/FPI/CC/HO/JNG du Comite de Contrôle, portant sur la convocation du Comité Central en session extraordinaire à la demande des deux tiers (2/3) de ses membres ; ceci, face au refus manifeste du camarade Pascal Affi NGuessan de convoquer cette instance, au mépris des obligations que lui imposent les textes en ces circonstances.

4. Le Comité Central, prenant acte de la violation des textes fondamentaux par le président dans la conduite des affaires du Parti, notamment, de sa constante contravention des décisions arrêtées par ses instances, tient à constater préalablement et à juste titre, la défaillance notoire du camarade Pascal Affi NGuessan en matière de tenue de réunion statutaire, au regard des dispositions pertinentes des textes fondamentaux du Parti entrainant la paralysie du Secrétariat Général qui s’analyse comme une démission de son rôle.

5. Abordant cet ordre du jour, le Comité Central a entendu une importante communication du camarade Hubert Oulaye, président du Comité de contrôle, à l’effet de donner un éclairage sur la situation délétère du Parti. Il ressort de cet exposé que cette situation délétère est due entre autres :
– à la décision unilatérale du président du parti de maintenir le représentant du FPI à la CEI, alors que son retrait de cette institution a été obtenu à l’issue d’un vote du Comité Central en sa session du 13 septembre 2014, décision non encore remise en cause à ce jour ;
– au refus du président du parti d’appliquer les résolutions du Comité Central et à son attitude de défiance quasi permanente vis-à-vis de cette instance de décision ;
– à l’assignation en justice des membres du Comité de Contrôle par les soins du président du parti, suite à la décision de cet organe de valider deux (2) candidatures à l’élection à la présidence du Parti ;
– au report de façon unilatérale, par le président, du 4ème Congrès ordinaire prévu pour se tenir les 11, 12, 13 et 14 décembre 2014, sans l’avis des instances compétentes par ordonnance du tribunal de première instance d’Abidjan plateau, la veille de cet important rassemblement ;
– à la fermeture, par le président du parti, sans préavis du Qg de campagne du Président Laurent Gbagbo, tenant lieu de siège provisoire du FPI,
– à l’intrusion inacceptable de la justice ivoirienne dans les affaires internes du Parti ; immixtion rendue possible à la demande expresse du président du parti, provoquant pour la première fois, une escalade judiciaire au centre de laquelle se trouvent les organes du Parti, nonobstant les mécanismes internes du Parti à même de régler les divergences d’interprétation des textes et des points de vue,
– à la non-convocation délibérée des réunions des instances du Parti en vue de juguler la crise actuelle, alors que par une correspondance adressée au président au Comité de Contrôle, le président du Parti précisait la date du 7 mars 2015 pour la tenue d’une session extraordinaire du Comité Central,

6. Le Comité Central, après avoir entendu la communication du Comité de Contrôle, relève l’attitude de défiance du président Pascal Affi NGuessan entrainant avec lui une frange du Secrétariat Général, organe d’exécution du Parti, dans la contravention des dispositions des textes régissant le Parti. Ces faits sont constitutifs de défaillances caractérisées qui s’analysent comme une démission du président en sa qualité de président du secrétariat général.

7. Le Comité Central, prenant la pleine mesure de la gravité de cette situation qui porte indubitablement atteinte à l’unité du Parti et à la cohésion en son sein, endosse les conclusions de cette communication.

8. Le Comité Central après en avoir délibéré,
– Déclare nulle et non avenue, la Décision N°001-2015/PP/FPI du 27 février 2015, portant réaménagement technique du Secrétariat Général en ce qu’elle viole cumulativement les dispositions statutaires et réglementaires du Parti et contrevient aux décisions expresses du Comite Central du 14 août 2014 ;
– Décide de suspendre de toutes les activités du FPI sur toute l’étendue du territoire national et à l’international jusqu’au prochain Congrès du Parti, à compter de ce jour, le camarade PASCAL AFFI NGUESSAN, président du FPI,
– Désigne le camarade ABOU DRAHAMANE SANGARE, 1er vice-président chargé de la stratégie et de la politique générale du Parti, pour assurer l’intérim du président du Front Populaire Ivoirien à compter de ce jour ;
– Informe toutes les structures du Parti en Côte d’ivoire et à l’étranger, ainsi que la communauté nationale et internationale, qu’en tant que président par intérim du FPI, le camarade ABOU DRAHAMANE SANGARE est dorénavant seul habilité à représenter et agir au nom du FPI, partout où besoin sera, jusqu’au prochain Congrès.

10- Le Comité Central entérine en outre, la proposition de réaménagement du Secrétariat Général faite par le président par intérim du Parti. Ainsi, sont désignés membres du Secrétariat Général au terme de la décision N°001-2015/PPI/FPI du 05 mars 2015, les camarades dont les noms sont mentionnés sur la liste en annexe du présent communiqué et qui en fait partie intégrante.

11- Instruit le Secrétariat Général ainsi réaménagé de proposer diligemment la date d’un Congrès devant se tenir dans 90 jours au plus tard.

12- Le Comité Central enfin, demande à chaque militante et à chaque militant en Côte d’ivoire et à l’étranger, de cultiver dans les organes dirigeants, les structures de base, les représentations à l’extérieur, les structures spécialisées et d’activités, la persévérance, la perspicacité et à se tenir prêts, toujours mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre imminents, pour gagner la bataille de la dignité pour la libération du Président Laurent Gbagbo, de la souvaineté et de la reconquête du pouvoir d’Etat.

Fait à Abidjan, le 05 mars 2015
Le Comité Central »

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

De hauts reponsables des forces de sécurité pro-Gbagbo ont été mis en liberté provisoire

août 16, 2013

La justice ivoirienne a prononcé la remise en liberté de quatre anciens responsables de forces de sécurité sous Laurent Gbagbo, qui était détenus depuis avril 2011 : César Négblé Dogba, Joachim Robé Gogo, Jean-Louis Tiagnéré, et Claude Yoro. Ces libérations font suite à celles de personnalités importantes de l’ancien régime, le 5 août.

Les actes de décrispation se suivent en Côte d’Ivoire. Après l’élargissement, début août, d’une dizaine de détenus proches de l’ancien régime – dont le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, et le fils de l’ex-chef de l’État, Michel Gbagbo -, la justice a remis en liberté provisoire quatre anciens hauts responsables des forces sécurité sous Laurent Gbagbo, le 14 août.

Il s’agit du commissaire César Négblé Dogba, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), de Joachim Robé Gogo, qui avait été numéro deux du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos), de Jean-Louis Tiagnéré, à la tête du district 3 de Yopougon, et du commandant Claude Yoro, directeur des unités d’interventions de la police. Les quatre hommes avaient été arrêtés fin avril 2011 et étaient poursuivis par la justice principalement pour atteintes à la sûreté de l’État.  » C’est un acte de dégel. La situation ne se prête plus au maintien en détention de hauts responsables de l’ancien pouvoir », confie une source proche du gouvernement.

Le 5 août, le porte-parole du gouvernement, Bruno Kone, avait annoncé la remise en liberté provisoire de 14 personnalités proches de Laurent Gbagbo. Une annonce qui avait fait grand bruit puisque figuraient dans la liste le fils de Gbagbo, mais aussi le président de son parti, le FPI, ou encore d’autres caciques de l’ancien régime comme Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi et Geneviève Bro Gregbe.

Cependant, de nombreuses personnalités civiles et militaires arrêtées après la crise postélectorale sont encore détenues. À l’image d’Ahmed Touré Bouah, le président de la société Immobilière Sophia, qui, malgré l’avis favorable du juge, reste encore dans les geôles de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) suite un appel interjeté par le procureur de la République, Christophe Adou.

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara se réjouit de la mise en liberté de 14 pro-Gbagbo

août 7, 2013

Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara s’est réjouit mercredi de la mise en liberté provisoire accordée lundi à 14 pro-Gbagbo par la justice ivoirienne, estimant que c’est un ‘’acte d’apaisement’’ qui rencontre son ‘’assentiment’’.

Dans un entretien avec deux journalistes issus des médias d’Etat et retransmis en direct sur les antennes de la Radio télévision ivoirienne (RTI, service public) en faveur de la célébration du 53ème anniversaire de la Côte d’Ivoire, M. Ouattara a rappelé qu’il avait toujours demandé à la justice d’accélérer les procédures des prisonniers de la crise post électorale de décembre 2010 à avril 2011 qui a fait plus de 3000 morts. Mais, a-t-il précisé, la ‘’justice à son rythme de travail ».

Lundi, en milieu de matinée, la justice ivoirienne a annoncé la mise en liberté provisoire de 14 personnalités proches de l’ancien Chef de l’Etat, pour la plupart, dignitaires de l’ex-régime dont Pascal Affi N’guessan, Président du Front populaire ivoirien (Fpi) et Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo.

‘’Je m’en réjouis. C’est une très bonne chose. D’abord, pour les familles des concernés (…) », a ajouté le Président ivoirien, Alassane Ouattara à ce propos, soulignant que ‘’fondamentalement c’est un acte d’apaisement ». ‘’La justice a fait son travail qui rencontre mon assentiment », a-t-il noté.

Saluant le ‘’bon travail » de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, le Chef de l’Etat ivoirien a relevé que le processus de réconciliation national doit se poursuivre avec ‘’acharnement ».

24 heures après sa libération, M. Affi a appelé, mardi en début de soirée, au quartier général de son parti où attendaient de nombreux militants venus les accueillir, à ‘’la libération de Laurent Gbagbo » en détention à la Haye depuis novembre 2O11.

Il a également, rappelé que d’une part, ‘’700 » militants de son parti, le Fpi, sont encore détenus et d’autre part, ‘’3000 » autres sont en exil.

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire)

Côte d’Ivoire: Après sa mise en liberté provisoire, Affi N’guessan appelle à la libération de Laurent Gbagbo

août 7, 2013

Quarante huit heures après sa mise en liberté provisoire, le Président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan a appelé mardi soir peu après son arrivée à Abidjan en provenance du Nord, à la libération de l’ancien Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, détenu à la Haye depuis fin novembre 2011.

La justice ivoirienne a annoncé, lundi, la mise en liberté provisoire de 14 pro-Gbagbo dont le Président du FPI, Pascal Affi N’guessan et Michel Gbagbo, le fils de l’ex-Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, détenus pour la plupart dans des prisons du Nord après la crise post-électorale qui a fait au moins 3000 morts.

Le FPI a organisé mardi au quartier général (QG) de Laurent Gbagbo à Attoban dans la commune de Cocody une cérémonie d’accueil pour ses détenus mis en liberté provisoire après plus de deux ans passés dans les prisons du Nord.

Il s’agit de Géneviève Bro Grébé, Justin Koua, Michel Gbagbo, Narcisse Téa Kuyo, Pascal Affi N’guessan, Aboudramane Sangaré, Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi, Soukouri Bohui, Alphonse Douaty, Séka Obodji, Henri-Philippe Dakoury Tabley, le colonel Konandi Kouakou et Nomel Djro.

Trois absences ont été relevées au cours de cette cérémonie chargée d’émotions: Géneviève Bro Grébé, Séka Obodji et le colonel Konandi Kouakou. ‘’Nous souhaitons un dialogue politique avec le pouvoir. Que le pouvoir voit le FPI comme un partenaire pour le développement de la Côte d’Ivoire », a déclaré Pascal Affi N’guessan, soulignant que le ‘’FPI va continuer son combat pour la paix et la prospérité des ivoiriens ».

‘’Le FPI ne mène pas son combat contre une personne, ni une région, ni une religion, ni une ethnie mais le FPI mène le combat pour tous les ivoiriens dans leur diversité ethnique et religieuse », a ajouté le Président du FPI.

‘’Ce ne sont pas les étrangers qui viendront développer la Côte d’Ivoire à notre place. C’est pourquoi le FPI mène ce combat. Nous souhaitons la libération du Président Laurent Gbagbo », a-t-il indiqué, ajoutant que  »nous ne voulons pas de palabre à qui que ce soit. Nous ne sommes pas des revanchards ».

 »Aujourd’hui, qu’il s’agisse de la politique, qu’il s’agisse de l’économie, qu’il s’agisse des droits de l’homme, qu’il s’agisse des libertés, la politique ivoirienne est tordue. C’est pourquoi notre mission est encore plus importante. Restons mobilisés », a conclu Pascal Affi N’guessan.

‘’Nous saluons l’appareil judiciaire de la Côte d’Ivoire. La justice ne peut pas prendre cette décision sans l’autorisation du Président de République. C’est pourquoi nous saluons le Président de la République parce que ce geste est intervenu grâce à lui », a renchérit Sylvain Miaka Ouretto, le Président intérimaire du FPI.

‘’Nous souhaitons que ce genre de ce décision se démultiplie pour que nos prisonniers politiques soient libérés, tous les exilés rentrent en Côte d’Ivoire », a-t-il poursuivi, ajoutant que ‘’ nous regardons la justice internationale. Nous souhaitons que le Président Alassane Ouattara aille à la Haye pour rencontrer son frère Laurent Gbagbo pour sceller la réconciliation ». Le FPI annonce avoir encore en détention 700 partisans et 3000 exilés.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, et Michel Gbagbo remis en liberté provisoire

août 5, 2013

La justice ivoirienne vient d’annoncer la remise en liberté provisoire de quatorze détenus proches de Laurent Gbagbo, l’ancien chef de l’État. Parmi eux : Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), incarcéré depuis avril 2011, Michel Gbagbo ou encore Geneviève Bro Gregbe.

Le pouvoir ivoirien souhaiterait-il faire quelques gestes d’apaisement envers l’opposition ivoirienne, et notamment le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ex-chef de l’État, Laurent Gbagbo, actuellement détenu par la Cour pénale internationale, à La Haye ?

La justice ivoirienne a, en tous cas, décidé d’accorder la liberté provisoire à 14 personnalités pro-Gbagbo emprisonnées dans le cadre des enquêtes qui ont mené aux violences postélectorales, en 2010-2011. C’est ce qu’a annoncé Bruno Kone, le porte parole du gouvernement, lundi 5 août, à la sortie du Conseil des ministres.

Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, en liberté provisoire

Dans la liste figure Pascal Affi N’Guessan, le président du FPI et ancien directeur de campagne de Laurent Gbagbo. Arrêté le 22 avril 2011, retenu un temps à l’hôtel Pergolas à Abidjan, il avait été envoyé dans le nord du pays avec le fils de Laurent Ggbagbo. Il avait par la suite été inculpé pour atteinte à la sûreté de l’État.

Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président, a également été libéré provisoirement. Ainsi que Geneviève Bro Gregbe, la présidente des Femmes patriotes, Justin Koua, Narcisse Téa Kuyo, Aboudramane Sangaré, Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi, Soukouri Bohui, Alphonse Douaty, Séka Obodji, Henri-Philippe Dakoury Tabley, le colonel Konandi Kouakou et Nomel Djro.

« Cette décision est la bienvenue pour le gouvernement. C’est une mesure d’apaisement pour faciliter la réconciliation. La Côte d’ivoire doit sortir de l’état de belligérance », a déclaré Bruno Koné au nom du gouvernement.

Avant cette annonce, la justice avait autorisé Charles Blé Goudé, l’ex-leader des Jeunes patriotes, à rencontrer ses avocats. Une première depuis son extradition d’Accra, le 17 janvier dernier. En 2011 et 2012, la justice ivoirienne avait déjà libéré plusieurs proches de Laurent Gbagbo mais les caciques du FPI continuent de plaider pour la libération de ceux qui sont encore incarcérés, dans l’intérêt, disent-ils, de la réconciliation.

Les charges qui pèsent contre 84 proches de Laurent Gbagbo, y compris ceux qui bénéficient de la liberté provisoire, n’ont pas été levées. Elles ont été confirmées en juillet dernier par le tribunal d’Abidjan. Ils sont accusés de crimes de sang, crimes de guerre, atteinte à la sûreté de l’État, crimes économiques et entretien de bandes armées.

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Côté d’Ivoire: la justice européenne valide les sanctions contre Gbagbo

avril 23, 2013
Côté d'Ivoire: la justice européenne valide les sanctions contre Gbagbo Côté d’Ivoire: la justice européenne valide les sanctions contre Gbagbo © AFP

La Cour de justice européenne (CEJ) a validé mardi les sanctions imposées par l’UE à l’encontre de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et plusieurs membres de son entourage, dont le gel de leurs avoirs et l’interdiction de voyager.

La CEJ a rejeté en bloc les recours introduits par M. Gbagbo, son ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan et d’autres membres de l’ancien gouvernement ivoirien.

Dans son arrêt, la Cour a jugé que ces recours avaient été introduits trop tardivement pour être pris en compte et rejeté les arguments des plaignants relatifs à l’existence d’un cas de force majeure.

Les sanctions imposées fin 2010 au régime de l’ex-président Laurent Gbagbo visaient à l’asphyxier économiquement et à le forcer à céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, dont l’élection avait été certifiée par l’ONU.

Laurent Gbagbo est détenu depuis fin 2011 à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne d’être « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011.

Le refus de Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir après dix ans avait plongé la Côte d’Ivoire dans une crise meurtrière longue de quatre mois qui a fait près de 3. 000 morts.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : deux nouvelles personnalités pro-Gbagbo accusées de génocide

juillet 11, 2012

Geneviève Bro-Grébé, ancienne ministre des Sports et ex-présidente des Femmes patriotes. Geneviève Bro-Grébé, ancienne ministre des Sports et ex-présidente des Femmes patriotes. © D.R.

Deux nouvelles personnalités pro-Gbagbo rejoignent les six responsables déjà inculpés de génocide par la justice ivoirienne. Il s’agit de Geneviève Bro-Grébé, ex-présidente des Femmes patriotes, et de Drahamane Sangaré, ancien vice-président du FPI.

Ils étaient déjà six. Les voilà huit : l’homologue féminine de Charles Blé-Goudé, Geneviève Bro-Grébé, leader des « Femmes patriotes », et Abou Drahamane Sangaré, ancien vice-président du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) ont été, selon une source proche de l’enquête, « auditionnés et inculpés de génocide et de crime contre la population civile ».

Ces deux ex-responsables pro-Gbagbo rejoignent donc l’ex-Première dame, Simone Gbagbo, l’ancien Premier ministre, Gilbert Aké N’Gbo, l’ex-président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, le général Brunot Dogbo Blé et les anciens ministres Alcide Djédjé et Désiré Dallo. Mais ces huit personnes sont également poursuivies en Côte d’Ivoire pour crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’État et/ou infractions économiques, notamment détournement de fonds publics.

Interrogatoires achevés

En tout, une vingtaine de personnalités du camp Gbagbo sont encore détenues dans plusieurs villes du Nord ivoirien. Leurs premiers interrogatoires sur le fond avaient commencé fin mai et se sont achevés mardi à Katiola. Aucun responsable pro-Ouattara n’a pour l’instant été inquiété par la justice ivoirienne, ce qui donne l’occasion au camp Gbagbo de dénoncer sans relâche une « justice des vainqueurs » (Lire ici l’interview de Charles Blé Goudé).

Incarcéré à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) de puis fin novembre, Laurent Gbagbo est quant à lui soupçonné de crimes contre l’humanité. Il attend son audience de confirmation des charges, prévue le 13 août.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : six proches de Gbagbo inculpés de « crime contre la population civile et génocide »

juillet 5, 2012
Laurent Gbagbo (d) avec le Premier ministre Gilbert Marie N'gbo Aké (g) en 2010. Laurent Gbagbo (d) avec le Premier ministre Gilbert Marie N’gbo Aké (g) en 2010. © AFP

L’ex-Premier ministre ivoirien Gilbert Aké N’Gbo, l’ex-chef du parti présidentiel Pascal Affi N’Guessan, les anciens ministres Alcide Djédjé et Désiré Dallo et le général Brunot Dogbo Blé ont été inculpés de « génocide » a annoncé mercredi 4 juillet une source judiciaire. Le nombre de proches de l’ancien président ivoirien inculpés de génocide se porte désormais à six, après l’inculpation en février de l’ex-Première dame, Simone Gbagbo.

L’accusation est lourde. Cinq détenus pro-Gbagbo ont été inculpés de « crime contre la population civile et génocide » par la justice ivoirienne, a annoncé mercredi 4 juillet une source judiciaire. Et pas des moindre : le dernier Premier ministre de Laurent Gbagbo, Gilbert Aké N’Gbo, l’ex-chef du parti présidentiel Pascal Affi N’Guessan, les anciens ministres Alcide Djédjé et Désiré Dallo et le général Brunot Dogbo Blé sont concernés.

L’un des avocats de ces personnalités, Me Hervé Gouaméné, a confirmé ces inculpations dont il estime qu’elles sont « fantaisistes, sans fondement juridique ».

Le nombre proche de l’ancien président ivoirien inculpés de génocide se porte désormais à six, après l’inculpation en février de l’ex-Première dame Simone Gbagbo. Ces six personnes sont par ailleurs poursuivies pour crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’État et/ou infractions économiques, notamment détournement de fonds publics.

« Justice des vainqueurs »

Les auditions de détenus pro-Gbagbo ont débuté fin mai. Elles concernent  au total une vingtaine de pro-Gbagbo détenus dans plusieurs villes du Nord ivoirien depuis plus d’un an et sont censées se clore mi-juillet.

Le camp de l’ancien président ivoirien réclame sans relâche leur libération, fustigeant une « justice des vainqueurs ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : Michel Gbagbo, fils de l’ex-président, entendu par la justice

juin 2, 2012

Michel Gbagbo avait été gravement molesté lors de son arrestation le 11 avril 2011. Michel Gbagbo avait été gravement molesté lors de son arrestation le 11 avril 2011. © AFP

La justice ivoirienne a entendu vendredi Michel Gbagbo, fils de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dans le cadre des premières auditions de personnalités détenues de l’ex-camp au pouvoir, a annoncé à l’AFP l’un de ses avocats.

La justice ivoirienne a entendu vendredi Michel Gbagbo, fils de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dans le cadre des premières auditions de personnalités détenues de l’ex-camp au pouvoir, a annoncé à l’AFP l’un de ses avocats.

Le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, 42 ans, inculpé d’infractions économiques, dont le détournement de deniers publics, était détenu à Bouna (nord-est) depuis environ un an, avant d’être récemment hospitalisé à Abidjan. Il « a été entendu » à Bouna par un juge du tribunal d’Abidjan, a affirmé Me Toussaint Zahui Dako, joint par téléphone depuis la capitale économique ivoirienne. « Nous l’avons trouvé bien moralement et physiquement », a-t-il ajouté.

Fin mai, sa mère française, Jacqueline Chamois, avait affirmé à l’AFP que Michel Gbagbo était « un prisonnier d’opinion » et elle avait demandé un « rapatriement sanitaire » pour son fils « très éprouvé ». Jeudi et vendredi, l’ex-chef du parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a aussi été entendu. Déjà poursuivi pour « crimes économiques et atteinte à la sûreté de l’Etat », il est désormais inculpé en outre de « crimes de sang, génocide, attaque des populations civiles, vols aggravés », a précisé son avocat.

Premières auditions

Ces audiences marquent le début des premières auditions sur le fond d’une vingtaine de pro-Gbagbo détenus dans plusieurs villes du Nord ivoirien depuis plus d’un an. Cette série d’auditions est censée s’achever en octobre, selon le programme fourni par les avocats. Ces personnalités, parmi lesquelles figure l’ancienne Première dame Simone Gbagbo, détenue à Odienné (nord), avaient été arrêtées puis placées en détention à la fin de la crise politico-militaire meurtrière de décembre 2010-avril 2011, pour atteinte à la sûreté de l’Etat et/ou infractions économiques.

Née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010, la crise a fait quelque 3.000 morts. Le camp Gbagbo réclame sans relâche la libération de ses responsables en détention, l’ex-président en tête, incarcéré à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.

Jeuneafrique.com