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Congo/5ème anniversaire de la mort de Bernard Bakana Kolelas : Sous le signe de l’alliance entre le M.c.d.d.i et le P.c.t, en présence du président Denis Sassou-Nguesso

novembre 18, 2014
Le chef de l’Etat accueilli à Nsouelé par Guy-Brice Parfait Kolélas et Landry Euloge Kolélas.

Le chef de l’Etat accueilli à Nsouelé par Guy-Brice Parfait Kolélas et Landry Euloge Kolélas.

Homme politique de renom, figure emblématique qui a marqué l’histoire de l’accession du Congo à la démocratie, en raison de sa longue lutte contre le parti unique, Bernard Bakana Kolelas, président fondateur du M.c.d.d.i (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral), ancien maire de Brazzaville et ancien premier ministre, candidat sorti en deuxième position à l’élection présidentielle de 1992 remportée par Pascal Lissouba (U.pa.d.s), décédait, le 13 novembre 2009, en France, à la suite d’une longue maladie.

Son parti, le M.c.d.d.i, dirigé aujourd’hui par son fils, le ministre Guy-Brice Parfait Kolélas, a commémoré, avec éclat, le 5ème anniversaire de sa disparition, par une messe célébrée en plein air par l’abbé Léonard Milongo, vicaire général de l’archidiocèse de Brazzaville, concélébré par l’abbé Guy Honoré Madiénguéla, aumônier de l’hôpital de Base de Talangaï, à Nsouelé, village où l’illustre disparu a été inhumé, dans le district de Goma-Tsétsé (département du Pool). La célébration du 5ème anniversaire de la mort de Bernard Bakana Kolélas a été rehaussée de la présence du président de la République, Denis Sassou-Nguesso, accompagné de son conseiller spécial, l’amiral Jean-Dominique Okemba, secrétaire général du C.n.s (Conseil national de sécurité), et de son conseiller à la communication, la députée élue Claudia Sassou-Nguesso.

Les membres du bureau exécutif national du M.c.d.d.i, dont Landry Euloge Kolélas et Bernard Tchibambelela, les cadres, militants et sympathisants de ce parti s’étaient mobilisés en grand nombre pour y assister. On a remarqué aussi la présence d’une forte délégation du P.c.t, conduite par le secrétaire général de ce parti, Pierre Ngolo, comprenant son adjoint, André Massamba, et des membres du secrétariat permanent, dont Serge Michel Odzoki, Fernand Sabaye, Jeanne-Françoise Loumeto-Pombo, Accel Arnaud Ndinga-Makanda, Arlette Soudan Nonault. Le préfet du département du Pool, Jean-Michel Shanga, le député Jean-Médard Moussodia étaient parmi les responsables présents.

Aucune déclaration n’a été faite au cours de la cérémonie. Cependant, durant la messe, animée par la chorale Tu Tsindissa de la paroisse Saint Charles Lwanga de Makélékélé, le célébrant, l’abbé Léonard Milongo, a fait une intrusion non moins importante dans la politique. Il a circonscrit cet événement, en soulignant que l’illustre disparu était une figure emblématique qui a marqué l’histoire politique de notre pays. Il a, ensuite, fait remarquer que l’alliance politique entre le P.c.t et le M.c.d.d.i doit être bien scellée, car «c’est le socle de l’unité nationale». Il a encouragé les dirigeants du M.c.d.d.i et ceux du P.c.t à honorer la mémoire de Bernard Bakana Kolelas, «rappelé à Dieu, après avoir accompli, avec détermination, le combat de la liberté». L’abbé Milongo a, enfin, convié l’assistance à prier pour l’illustre disparu, afin que le Seigneur l’accueille dans son royaume céleste.

Pour les observateurs, il n’en a pas fallu plus pour comprendre que cet événement avait aussi valeur de réconciliation ou, en tout cas, de consolidation des relations entre le M.c.d.d.i et le P.c.t, quand on sait les brouilles et autres soubresauts qui les ont émaillées, surtout en périodes électorales. L’on comprend ainsi le sens du déplacement du chef de l’Etat, qui a surpris plus d’un acteur politique, par son caractère inopiné et par l’absence des membres du gouvernement qui, pourtant, en pareilles circonstances, sont, généralement, présents. Pour beaucoup, en faisant ce déplacement, le président de la République a, sans doute, voulu rappeler sa place, face aux héritiers de Bernard Bakana-Kolélas, dans l’alliance entre le P.c.t et le M.c.d.d.i.

Après la messe, le président Denis Sassou Nguesso a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de celui qui fut son leader dans le cadre de l’alliance, avant de s’y recueillir. Après avoir partagé l’apéritif, il a pris un bain de foule, sous l’animation de différents groupes traditionnels et autres, avant de reprendre l’hélicoptère pour le retour. Le M.c.d.d.i avait prévu un repas que les invités ont partagé.
Lasemaineafricaine.net par Pascal BIOZI KIMINOU

Échantillon dangereux de la transhumance politique congolaise

août 8, 2014

Monsieur Thierry MOUNGALA, actuel Ministre des Postes et Télécommunications du Congo, est un ancien farouche opposant de SASSOU NGUESSO. Ce novice en politique fut le principal et tristement célèbre animateur du site MWINDA à Paris. Un site internet qui se réveillait et se couchait sur les monstruosités du régime SASSOU. Un site internet qui était 1000 fois pire que la fameuse opposition radicale actuelle du Congo. Depuis qu’il est rentré dans l’escarcelle du Président SASSOU NGUESSO, ce site a perdu tout son piment. Il fut aussi le directeur de campagne d’André MILONGO en 2002.

Comment diable MOUNGALA peut il cracher sur la mémoire d’André MILONGO, son père spirituel, en devenant un esclave vagabondique de SASSOU NGUESSO ?

Alors que les valeurs politiques et anthropologiques de MILONGO sont aux antipodes du Sassouisme ? Il n’y a qu’une seule réponse : l’ADN de la mendicité qui coule dans ses veines. Mais le Président SASSOU NGUESSO doit faire attention avec Thierry, car celui qui a trahi son père spirituel est capable de tout !

Monsieur Pierre MABIALA ? DIABLE !! Ministre des Affaires Foncières, le Casseur de la République. Nous vous présentons le plus grand « Cancre » du Gouvernement. Voilà celui qui a émis le plus grand nombre « d’inepties » depuis le début du débat « inutile et inopportun » sur le changement constitutionnel. Un monsieur qui a été un proche conseiller de LISSOUBA, devient aujourd’hui l’esclave mendiant de SASSOU NGUESSO, l’esclave du tombeur de son Maître. Décidément au nom du ventre, MABIALA est entré dans une monstrueuse « amnésie ». Avec ce genre de spécimen de politicien, le Congo ne va jamais se développer. Décidément Monsieur MABIALA aime bien la mare aux diables constitutionnels. Sous Pascal LISSOUBA, c’est toujours lui qui était le chantre de la prolongation anti constitutionnelle du mandat de LISSOUBA au-delà du 31 Août 1997. Aujourd’hui c’est encore lui au devant de la scène tragi – dramatique du funeste projet de changement de la Constitution. SASSOU ne doit pas suivre les lugubres conseils d’un individu comme MABIALA, qui a été un acteur clé ayant plongé le Pays dans les ténèbres en 1997.

Monsieur François BIKINDOU, celui là se dit Directeur de Publication du Journal le Troubadour. Il faut dire que le nom de son journal lui convient personnellement, ce monsieur est un Vrai Troubadour, une Vrai « Marionnette ». Ce Monsieur était un opposant radical exilé et interdit de séjour au Congo. A BBC Afrique (Londres), il était le Chargé des Investigations sur les crimes politiques et économiques des régimes de Brazzaville et Kinshasa. En clair, il animait le réseau Afrique Centrale, le Congo et la RDC, en particulier pour ce qu’on appelle la BBC « l’Omerta des Princes Africains ». BIKINDOU s’opposait à l’opposition modérée de MILONGO qu’il traitait de simple collabo de SASSOU. Subitement, le voilà à la tête du Journal le Troubadour dont le siège social se trouve à la Galerie Omenga, 11 Rue Dispensaire Poto Poto, qui n’est autre que la propriété du fougueux Jean François NDENGUET. Ce Monsieur devient aujourd’hui « amoureux » de son tortionnaire d’hier, quelle idylle amoureuse !! Lorsque l’on dit que l’amour peut devenir un aveuglement meurtrier chez certains, on parle certainement de François BIKINDOU. Méfiez-vous des gens qui hurlent fort à l’étranger. Au moins malgré cette inféodation à NDENGUET et JDO, il a juré de garder sa femme et ses enfants à Londres, car il sait qu’il a avalé une couleuvre qui a tout moment peut rebondir dans son ventre.

Mademoiselle Claudine MOUNARI, un lourd recrutement pour SASSOU, un recrutement jouissif. Cette demoiselle a été la toute puissante directrice de cabinet de Pascal LISSOUBA, bref nul ne pouvait aller au Père national sans passer par elle ; elle était la « 2nd First Lady » selon certains. Dans le théâtre abracadabrantesque de la politique Congolaise, là voilà catapultée dans le Gouvernement du fossoyeur de son « First Men ». Quelle trahison !! Là dessus, nous exhortons le Président SASSOU NGUESSO à se méfier excessivement d’elle, car avec ce genre de trahison passionnelle la récidive n’est pas loin.

Monsieur Justin KOUMBA actuel Président de l’Assemblée Nationale, est un ancien collaborateur de Pascal LISSOUBA. Justin est d’une versatilité intrigante qu’il n’hésita pas à poignarder son mentor LISSOUBA dans le dos dès le 05 Juin 1997. En pleine guerre, il changea de camp tel un danseur folklorique avant de diriger le révolutionnaire conseil national de transition, se révélant ainsi comme un homme clé du Putsch militaire de 1997 et du simulacre de démocratie qui s’en est suivi. Justin KOUMBA est le prototype de Judas et nous allons voir comment il terminera sa carrière. Judas s’est résolu d’aller se pendre. Que fera cet indigne fils de Banda (Niari) ??

Monsieur Placide MOUDOUDOU, devenu depuis Juin dernier Professeur agrégé de NZOBI, apolitique et très critique hier dans les amphithéâtres à l’égard des dérives totalitaires de SASSOU, il boit aujourd’hui le calice jusqu’à la lie. Depuis son calamiteux passage à RFI, il n’arrive plus à regarder ses étudiants dans les yeux à l’Université.

Nous nous demandons s’il existe vraiment des politiciens Congolais dignes de ce nom, des politiciens qui sont motivés par des idéaux de société, des politiciens qui ont un sens d’éthique incontestable, des politiciens résolument démocrates, des politiciens qui aiment le Congo plus que leurs ventres, des politiciens sociologiquement et économiquement compétents, des politiciens visionnaires et grands d’esprit etc …

Par Philippe MASSENGO avec Zenga-mambu.com

Congo: l’opposition menace de s’opposer au second tour des législatives

juillet 26, 2012
Congo: l'opposition menace de s'opposer au second tour des législatives Congo: l’opposition menace de s’opposer au second tour des législatives © AFP

Le premier parti d’opposition du Congo a appelé jeudi ses militants à s’opposer au deuxième tour des élections législatives, prévu le 5 août, s »il se déroulait dans les mêmes conditions scandaleuses » que le premier.

« La direction nationale du Parti demande aux populations et aux militants de s’opposer à la tenue du scrutin du 5 août au cas où il se déroulerait dans les mêmes conditions scandaleuses et méprisables constatées au premier tour : distribution éhontée des sommes d’argent aux électeurs, existence de fausses listes électorales et bien d’autres imperfections », a déclaré l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) dans un texte remis à l’AFP.

« L’UPADS tient naturellement (le président) Denis Sassou Nguesso et son gouvernement responsables du recul de la démocratie ainsi que de l’abaissement de la crédibilité de l’homme politique dans notre pays », ajoute le texte.

Principale formation d’opposition, l’UPADS, parti de l’ancien président Pascal Lissouba, au pouvoir entre 1992 et 1997, disposait de 11 élus dans l’assemblée sortante. Il n’a obtenu qu’un seul siège au premier tour des législatives du 15 juillet et 16 candidats sont en ballottage.

L’actuelle assemblée, qui compte 137 élus contre 139 pour la future, était dominée par le parti congolais du travail (PCT), le parti présidentiel, et ses alliés. L’ensemble de l’opposition n’avait qu’une douzaine de sièges.

Au premier tour, le PCT a obtenu 57 sièges et ses alliés 10. Une quarantaine de ses candidats sont en ballottage.

A l’issue du premier tour les observateurs internationaux ont relevé plus de « points faibles » que de « points forts » dans l’organisation du vote. Aucun taux de participation n’a été officiellement donné mais l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) l’a estimé à 15%.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Les Congolais élisent leurs députés, le camp du président Sassou Nguesso favori

juillet 15, 2012

Des militants du parti au pouvoir au Congo, le Parti congolais du travail. Des militants du parti au pouvoir au Congo, le Parti congolais du travail. © AFP

Le Congo vote dimanche, en présence d’observateurs internationaux, pour élire ses députés à l’Assemblée où le camp du président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de 30 ans, devrait conserver la majorité absolue.

Plus de 2 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour le premier tour de ce quatrième scrutin législatif depuis l’ouverture du pays au multipartisme en 1991, un second tour étant prévu le 5 août.

Les dernières législatives de 2007 ont été marquées par des fraudes et des dysfonctionnements dénoncés par les observateurs de l’Union africaine (UA), qui seront présents dimanche avec une trentaine d’observateurs, tout comme la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Un peu plus de 1.200 candidats, dont 124 femmes, briguent les 136 sièges de l’Assemblée. Le vote n’aura pas lieu dans trois circonscriptions de Brazzaville touchées par les explosions d’un dépôt de munitions le 4 mars qui a fait près de 300 morts, et où la révision du ficher électoral n’a pu se dérouler.

Avec 136 candidats, le puissant Parti congolais du travail (PCT) du président Sassou Nguesso, entend conserver ses 48 sièges de l’Assemblée sortante qu’il domine avec des petits partis alliés et des « indépendants » qui lui sont proches, l’opposition ne comptant que douze élus.

Face au PCT, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) -le principal parti d’opposition avec 11 députés – présente quelque 70 candidats. L’UPADS était la formation de l’ex-président Pascal Lissouba, renversé en 1997 par Denis Sassou Nguesso.

L’Union pour la République et la démocratie (UDR-Mwinda) de l’ex-ministre de transition André Milongo (1991-1992) espère faire mieux qu’en 2007 où elle n’avait obtenu qu’un siège.

L’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), regroupant dix formations d’opposition qui avaient boycotté le scrutin de 2007, est aussi présente avec environ 70 candidats.

Enfin, après avoir échoué à faire élire ses candidats en 2007, le Conseil national des républicains (CNR, ex-mouvement rebelle) de Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, revient avec une vingtaine de candidats, dont Ntumi lui-même, dans le Pool (sud), considéré comme son fief.

Opposition et ONG dénoncent une mainmise des candidats du pouvoir sur les média

Depuis le début de la campagne électorale l’opposition et des ONG dénoncent l’utilisation par la majorité des moyens de l’Etat, notamment des médias publics.

« Plus de 90% des messages diffusés sur ces médias viennent des candidats du PCT qui exhibent de gros moyens financiers et matériels », affirme Maixent Hanimbat du Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme (FGDH).

« Par tous les moyens le pouvoir veut avoir la majorité à l’assemblée. Ce qui lui permettrait dans les jours à venir de modifier la Constitution afin que le président Sassou Nguesso puisse se représenter en 2016 », alors qu’il aura terminé ses deux mandats autorisés, affirme Clément Miérassa, du Front des partis de l’opposition congolaise (FPOC).

« Les élections seront comme les précédentes (2002 et 2007). C’est-à-dire le pouvoir et toutes les forces qui la composent sont prêts à tout rafler », estime un observateur congolais.

« Les candidats du PCT sont pour la plupart des ministres, des directeurs généraux et même des présidents des conseils d’administration des grandes entreprises de la place. Depuis le début de la campagne, les populations sont derrière eux pour prendre qui un tee-shirt, qui un cadeau. Si le même engouement se poursuit jusqu’au jour du vote, ces candidats ont de fortes chances de rafler la mise », ajoute-il.

« On est reparti pour avoir une assemblée encore monocolore », conclut cette source.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo : décès de Charles Ganao, ancien Premier ministre de Lissouba

juillet 6, 2012

Charles David Ganao avait reçu la Grand-Croix de l'ordre congolais du Mérite en 2010. Charles David Ganao avait reçu la Grand-Croix de l’ordre congolais du Mérite en 2010. © D.R.

Le fondateur de l’Union des forces démocratiques (UFD) et ancien Premier ministre de Pascal Lissouba, Charles David Ganao, est décédé à Paris. Il avait 85 ans.

Charles David Ganao, le « ngantsé » (patriarche en langue téké) n’est plus. Il s’est éteint à Paris dans la nuit du 5 au 6 juillet. Né en 1928 à Djambala, le chef-lieu du département des Plateaux, d’une famille de « préfet », sorte de ministre plénipotentionaire du royaume téké, il appartenait à l’aristocratie de son peuple. Cet ancien instituteur et inspecteur de l’enseignement primaire s’est illustré très tôt dans la diplomatie, d’abord comme ambassadeur du Congo aux Etats-Unis et à l’ONU puis comme Ministre des Affaires étrangères, entre 1963 et 1974.

Après avoir été fonctionnaire des Nations Unies, en poste à Vienne, il participe activement à la Conférence nationale souveraine de 1991 et fonde l’Union des forces démocratiques (UFD). Élu député à Djambala, il est nommé Premier ministre en 1996 par le président Pascal Lissouba, pour lequel il avait appelé à voter au second tour de la présidentielle de 1992. La chute de Lissouba en octobre 1997 l’amène à s’exiler au Gabon où il est recueilli par feu Omar Bongo. Il rentre au pays en 2005, mais restera  en retrait de la scène politique jusqu’à sa mort.

Tolérance

De Ganao, les Congolais ont généralement gardé un très bon souvenir. « C’était un véritable homme d’État, qui s’est distingué par sa tolérance, son côté fédérateur et sa recherche perpétuelle du consensus ». Certains prétendent que si Lissouba l’avait écouté, il n’y aurait jamais eu de conflit.

On lui reconnaît également d’avoir su faire la synthèse entre la gestion de l’État moderne et les valeurs culturelles téké auxquelles il était très attaché. « Au village, il était comme un poisson dans l’eau. Il aimait manger bio, principalement des produits du terroir et s’entourer des symboles de sa culture », affirme Jacques, l’un de ses proches. Ses qualités ont valu à celui qui fut le témoin de mariage de l’actuel couple présidentiel d’être « respecté par tous bien au-delà du peuple téké ». Marié à une Congolaise puis à une Américaine, il a eu de nombreux enfants.

Jeuneafrique.com par Muriel Devey