Posts Tagged ‘Pasteur Ntumi’

Congo/Présidentielle 2021: Le pasteur Ntoumi ne soutient aucun candidat

mars 13, 2021

Le président du Conseil national des républicains (CNR), Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi a annoncé le 13 mars à Mounkala, au cours d’une conférence de presse, dans le district de Mayama, département du Pool, qu’il ne soutient aucun candidat à l’élection présidentielle du 21 mars prochain.

Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi

« A l’orée de l’élection présidentielle, l’opinion publique nationale et internationale attend que la voix du président du CNR se fasse entendre. En effet, le CNR convaincu que la démocratie doit suivre son cours normal, pense que l’élection présidentielle doit se faire dans la paix, la transparence, la liberté et dans le respect des règles du jeu démocratique. Elle ne doit pas être l’occasion de réveiller les vieux démons de la division, de la haine, de règlement de compte d’il y a quelques années », a-t-il déclaré, avant d’inviter tous les candidats à faire preuve de tolérance, d’amour, de grandeur, de patriotisme et de fair-play.

Avec Adiac-Congo par La Rédaction

Congo/Coronavirus : le Pasteur Ntumi casse la baraque et va donner 200 millions au fonds de solidarité

avril 22, 2020

 


Les Kinois disent souvent que : «  Moto a batami aleki yo na mayélé ». Un homme discret est plus sage que les bavards de la république. Confiné depuis quatre ans dans la forêt, le révérend pasteur Ntumi, bien qu’à l’abri du Coronavirus n’entend abandonner les Congolais et aurait instruit ses proches de faire parvenir au premier ministre sa contribution au fonds de solidarité contre le Coronavirus. On parle d’une somme de 200 millions de cfa. Sassou Nguesso en a donné 150 millions et le gouvernement 137.

 

Vivre dans la forêt ne fait pas de nous pauvre et mendiant ! L’histoire serait entrain de le prouver avec le fonds de solidarité lancé par le chef de l’État pour lutter contre la pandémie du Coronavirus. État pétrolier avec moins de 4 millions d’habitants, le Congo ne vit que de la mendicité et ses dirigeants en sont très fières.

Après avoir volé tout l’argent du Congo, Denis Sassou Nguesso et ses ministres se sont vu dans l’incapacité de répondre financièrement à la pandémie du Coronavirus crée par leurs amis Chinois. Ils ont crée un fonds de solidarité pour obliger les opérateurs économiques étrangers et nationaux à y contribuer.

Au Congo, tout le monde sait que celui qui ne participera à ce fonds sera vu comme un opposant au régime. Sur ces faits, on assiste au défilé des responsables des entreprises installées au Congo à la primature s’exposer avec leur chèque aux côtés du premier ministre Clément Mouamba.

Même le directeur du cabinet du chef de l’État, Florent Ntsiba s’est offert en spectacle exhibant un chèque de 150 millions de cfa, don de la présidence de la république. Immédiatement s’en est suivi celui du gouvernement de la république affichant 137 millions.

Depuis son lieu de confinement, le révérend pasteur Ntumi n’étendait pas rester les bras croisés et aurait débloqué la somme de 200 millions que son représentant devrait remettre au premier ministre. Encore, il faudra bien que Mouamba accepte de le recevoir, ce qui paraît impossible au vu du montant qui surclasse la modique somme de Sassou.

Avec Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Congo: environ 8007 armes et explosifs ramassés dans le Pool

octobre 7, 2018

 

Le président de la commission ad hoc mixte paritaire Séraphin Ondélé  a révélé le 5 octobre à Brazzaville que  l’opération ramassage des armes  dans le département du Pool avait  permis  la collecte de près de 8007 armes et explosifs  détenus par les ex-combattants Ninjas.

Faisant le  bilan à mi-parcours, Séraphin Ondélé a détaillé les types d’armes qui ont été ramassées après 57 jours de travail de la commission, chargée de la mise en œuvre de l’accord de cessation des hostilités signé le 23 décembre 2017 à Kinkala.

La commission a rassemblé au total 872 PMAK, 2358 fusils de chasse, 10 FM, 15 LRAC, 13 pistolets automatiques, 60 mortiers, 31 SKS, 3 uzi, 610 grenades de tout genre.

Autres archétypes d’armes réunies par la commission ad hoc,  18 lances grenades,  54 roquettes, 56 obus mortier,  61 poignards, 2 obus BM 21, 624 chargeurs garnis et 2314 munitions en vrac. Un lot de 701 chargeurs garnis équivaut à 100 armes.

Parmi les explosifs rassemblés par la commission se trouvent 2697 détonateurs,  93 pains de TNT, 949 allumeurs, 58 mèches et cordons.

Parallèlement à l’opération ramassage des armes, la commission a identifié  et recensé 5665 ex-combattants  dans les centres de collecte de Kinkala (1303), Goma tsé-tsé (810), Mbanza Ndounga (365), Mindouli  (446), Kindamba (644), et Mayama (156). Ceux de vindza, Matoumbou, Kibouendé et Madzia, ont été comptés, respectivement au nombre de 295, 313, 187, et 62. Dans la localité de  Loulombo 266  ex-combattants ont été identifiés. A Kinkembo 257 ont été recensés, à Kimbédi 68, à Kindamba-Ngouédi 194, et à Missafou 299.

Tous les ex-combattants déjà recensés n’attendent que leur intégration.

Zenga-mambu.com by Laurent avec Marna Julie MANKENE

L’accord du Pool avec NTumi suspendu…

mai 15, 2018

L’accord du POOL suspendu en attendant l’issue du Procès par contumace du Révérend Pasteur NTUMI

L’application effective de l’Accord du Pool suspendue en attendant l’issue du procès, par contumace, du Révérend Pasteur Ntumi

D’aucuns pensaient que l’accord de ¨Cessez¨ le feu et de cessation des hostilités dans le département du Pool, signé entre le Gouvernement de la République du Congo et le Révérend Pasteur Ntumi, devrait permettre la levée ipso facto de toutes les charges qui pèsent sur ce dernier. Il n’en est, malheureusement, rien.

En effet, la session criminelle, actuellement en cours à Brazzaville, a inscrit, entre autres, au rôle, 60 dossiers, portant sur l’affaire Bintsamou Frédéric, alias Pasteur Ntumi, et autres, contre le ministère public, pour atteinte à la sureté intérieure de l’État. Il convient de dire que, dans son communiqué final du 20 janvier 2018, sanctionnant les travaux de la Commission Mixte-Paritaire sur la mise en œuvre de l’accord susmentionné, le ministre congolais de l’intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, déclarait pourtant ce qui suit : « Il a été également retenu que l’implication du Révérend Pasteur Ntumi est essentielle à la réussite de cette opération. A cette fin, la commission a proposé qu’il recouvre sa liberté de mouvement. (…) Elle a, pour terminer, sur ce point, fait remarquer que le Révérend Pasteur Ntumi, serait l’ambassadeur le plus efficace auprès des ex-combattants ».

« Je n’accepterai pas qu’un seul de mes hommes soit jugé »

Comment le Révérend Pasteur Ntumi peut-il réellement s’impliquer dans cette paix, quand le mandat d’arrêt, lancé contre lui et deux de ses proches, sur le plan national, court toujours et qu’il sera très bientôt jugé par contumace ? S’interroge-t-on à Brazzaville. Inutile de rappeler ce que, du reste, tout le monde sait, que la levée desdits mandats d’arrêt et l’abandon des poursuites sont une exigence et un préalable pour le Révérend Pasteur Ntumi et ses représentants. En cela, « je n’accepterai pas qu’un seul de mes hommes soit jugé », confiait, en privé, l’actuel Chef de la rébellion du Pool.

Une grâce présidentielle en perspective ?

Par ailleurs, une source, très proche du gouvernement, avec laquelle nous nous sommes entretenus, a soutenu : « le Congo n’est pas une République bananière. Des mandats d’arrêt ont été émis, il faut que la procédure soit bouclée, après quoi on trouvera des mécanismes pour relaxer le Pasteur Ntumi et ses hommes conformément à l’accord de Cessez-le-feu ». Une façon à peine voilée pour notre source de dire, que le Pasteur Ntumi et ses hommes seront jugés et condamnés par contumace, ensuite, ils bénéficieront d’une grâce présidentielle. Or, ladite grâce selon la loi congolaise, est soumise à des principes, entre autres, ne sont graciées que les personnes ayant déjà été condamnées et ayant purgé une partie de leurs peines.

L’emprisonnement actuel, à la Maison d’Arrêt de Brazzaville, de plus d’une centaine de partisans du Révérend Pasteur Ntumi, au-delà des délais de détention préventive, sera-t-il considéré, par le pouvoir, comme la purgation des peines qui seront infligées à ces derniers lors de la cession criminelle en cours ? Attendons de voir. S’agissant du Pasteur Ntumi lui-même et de ses représentants, ils ont simplement plaidé en faveur d’une loi d’amnistie.

Le Révérend Pasteur Ntumi respecterait sa part de l’Accord

Entretemps, « Ntumi et ses hommes respectent l’accord de cessez-le-feu, en ne créant aucune entrave à la libre circulation des personnes et des biens, au rétablissement de l’autorité de l’État, ainsi qu’au déploiement de la Force Publique dans les zones de conflit, déploiement jugé, par certains, excessif », argumente-t-on à Brazzaville. Et cette opinion d’ajouter : « Le Chef de la rébellion du Pool ne doit pas, non plus, faire de déclarations, conformément au communiqué final de la Commission Paritaire mise en place pour gérer l’application du cessez-le-feu, selon lequel, ¨Le Pasteur Ntumi s’engage à garantir le respect et l’application stricts de l’Accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le département du Pool, du 23 décembre 2017, aussi bien dans ses communications que dans ses actes¨ ».

Le Révérend Pasteur Ntumi : un cavalier solitaire ?

Information très importante, toutes les sollicitudes du Pasteur Ntumi à obtenir un dialogue avec le gouvernement du Congo, sous l’égide de la communauté internationale, et la libération sans condition des prisonniers politiques, à l’instar de Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, se seraient heurtées à une fin de non-recevoir des autorités de Brazzaville. Lesquelles auraient fait savoir poliment aux représentants du Pasteur Ntumi, de circonscrire les négociations uniquement au département du Pool et de ne pas se mêler des affaires qui ne les concernent pas au risque de tout compromettre. Autrement dit, des affaires Mokoko, Okombi et autres. Selon des informations recoupées, les représentants du Pasteur Ntumi n’ont pas également pu insérer dans leur liste de prisonniers que le pouvoir doit libérer à l’issue de la cession criminelle, le journaliste Ghys Fortuné Ndombé-Mbemba, pourtant incarcérer à la Maison d’Arrêt, pour complicité, avec le Révérend Pasteur Ntumi, d’atteinte à la sureté intérieure de l’État. L’évocation de son nom a simplement été interdite lors des travaux de la Commission Ad-hoc Mixte et Paritaire, de peur de voir le pouvoir faire machine arrière. « Dans de telles conditions, qui lui ont été imposées, le Révérend Pasteur Ntumi n’a donc pas eu le choix et, surtout, qu’il s’agit de mettre un terme aux souffrances du peuple du Pool, de poursuivre les négociations avec le gouvernement », affirme un des représentants de ce dernier, et non des moindres.

Épilogue, comment le pouvoir fera-t-il pour, d’une part, gracier le Révérend Pasteur Ntumi et ses hommes – pris en flagrant délit de rébellion armée contre les institutions de la République -, et d’autre part, condamner à de lourdes peines d’emprisonnement ferme, Jean Marie Michel Mokoko (déjà condamné), André Okombi Salissa, Norbert Dabira, Jean Martin Mbemba et autres, lesquels n’ont pas concrétisé leurs projets de coups d’États, des coups qui, du reste, s’ils sont tous avérés, n’ont été qu’une vue de l’esprit ? En des termes plus clairs, relaxer Ntumi et condamner les autres relèvent ni plu ni moins que d’une injustice au regard du principe judiciaire selon lequel « tous les citoyens sont égaux devant la loi ». Toutefois, condamner le Pasteur Ntumi, fut-il pour le gracier ensuite, c’est rendre les relations exécrables au sein même de la Commission Mixte et Paritaire chargée d’appliquer l’Accord du 23 décembre 2017, et prendre le risque de relancer les hostilités dans le département du Pool.

Guy Milex M’BONDZI

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

Congo: démenti du chargé de mission du Pasteur Ntumi sur les véhicules

avril 2, 2018

 

Démenti de Jean Paul OUNABAKIDI, chargé de mission de Ntumi sur les véhicules de transport appartenant au Révérend

 

Ce texte que nous publions est un article paru dans le journal La Griffe et qui n’apporte pas de réponse aux nombreuses questions que se posent les populations du Pool sur le Pasteur Ntumi.

Jean Paul OUNABAKIDI, conseiller du Pasteur Ntumi dément l’information qui s’est répandue comme une traînée de poudre à Brazzaville. Frédéric Ntumi Bintsamou, qualifié de rebelle par les autorités de Brazzaville est libre de tout engagement.

Mais ce qui cloche, c’est la levée du mandat d’arrêt qui plane sur sa tête. A la faveur de la signature du cessez-le-feu et de la cessation des hostilités, une commission mixte a été mise en place pour suivre l’exécution de cet accord. Certains partisans du Pasteur N’tumi ont été libérés, les activités de sensibilisation en également été lancées à Kinkala avec à la clé la reprise du trafic commercial dans le Pool profond.

Une délégation d’une vingtaine de véhicules a été mise en route en passant pas Kinkala, Mindouli, Vinza, Kindamba, question de faire comprendre aux populations que la guerre est finie. Seulement voilà des langues se sont déliées pour répandre une information selon laquelle, le Pasteur Ntoumi aurait reçu quatre véhicules de la part du gouvernement pour faire ses affaires.

Des témoignages poignants ont confirmé que ces véhicules auraient été vus au marché Boureau pour vendre de la banane et bien d’autres produits vivriers appartement à la famille du Pasteur N’tumi. Il s’agirait de «deux camions bennes Mercedes type Actros qui seraient arrivés mardi 19 mars 2018 au marché Total et au Marché Bourreau, à Brazzaville, pour écouler leurs cargaisons de bananes, à des prix défiant toute concurrence, sous le regard médusé des Brazzavillois.

La loi de l’omerta fait partie des affaires «Coope kua ze» disent les uns et les autres. Les propagandistes de cette nouvelle font leur boulot dans les quartiers Sud de Brazzaville. Nombreux n’en reviennent pas. D’autres ne croient pas à leurs oreilles. Cette histoire, c’était pour aboutir à la dotation de véhicules ? Et oui, pourquoi pas ? Voilà ce qui se dit à propos des prétendus véhicules doté par le gouvernement au pasteur N’toumi : des véhicules dont certains auraient été vus dans le cortège de sensibilisation de la paix. Faux ! Rétorque Jean Paul Ounabakidi, conseiller et chargé de mission du Révérend Pasteur Ntoumi.

Dans une note dont La griffe a reçu copie, Jean Paul Ounabakidi indique « En ma qualité de chargé de mission du révérend pasteur Ntoumi, je mets à la disposition de toutes les personnes mal intentionnées, une copie de la reconnaissance de dette faisant l’objet de l’achat de huit véhicules que j’avais signé à la place de Ntoumi le 02 Novembre 2013. La livraison de ces huit véhicules avait été retardée par défaut d’argent. Ntoumi n’est pas milliardaire ni voleur de l’argent du peuple. NB : les deux véhicules sur lesquels vous faites du bruit font partie de ladite commande. »

Par ailleurs, les deux véhicules étaient en souffrance au port de Pointe Noire depuis le 28 mars 2016 soit quelques jours avant la guerre du 4 avril 2016. Dans le cadre de cessez-le-feu signé à Kinkala, ces véhicules ont bénéficié d’une mesure exceptionnelle de dédouanement.»

Si l’explication du chargé de missions est claire, c’est que ces véhicules ne datent pas d’aujourd’hui, ni n’est pas un don du gouvernement bien qu’ils aient bénéficiés d’une mesure exceptionnelle de dédouanement que le conseiller Ounabakidi n’a pas révélé le mode opératoire ni les auteurs de ce dédouanement exceptionnel.

Roch Matingou qui n’a pas révélé sa position sur cette affaire indique que «.. Je précise que ces véhicules sont actuellement utilisés au bénéfice gratuit des populations entre Kinkala-Missafou-Mindouli-Kindamba qui n’ont vu aucun véhicule depuis deux ans pour le transport des produits de leurs cultures qui pourrissaient dans les villages. »

Pour l’heure, il n’y a pas d’autres réactions sur ce sujet.

Zenga-mambu.com par Ghys Corel Dianangany

Du business sur le malheur des populations du Pool au Congo: Ntumi, de Pasteur guerrier à homme d’affaires

mars 18, 2018

 

Congo: la levée du mandat d’arrêt contre le pasteur Ntumi examinée jeudi 15 mars

mars 13, 2018

 

Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, en décembre 2008 dans le Pool. © Vincent Fournier/J.A.

Les proches du chef des miliciens Ninjas Nsiloulous espèrent que le mandat d’arrêt délivré à son encontre sera levé dans le cadre de la mise en œuvre des accords de paix signés avec le gouvernement, le 23 décembre dernier. La demande doit être examinée le 15 mars par le tribunal de grande instance de Brazzaville.

Le mandat d’arrêt contre Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, sera-t-il bientôt levé ?  Tous les espoirs des membres du  Conseil national des républicains (CNR) – le parti du pasteur Ntumi, interdit par les autorités depuis le mois d’avril 2016 -, sont en tout cas tournés vers l’ouverture de la prochaine session criminelle du tribunal de grande instance de Brazzaville, le 15 mars.

 

La demande de levée du mandat d’arrêt délivré en avril 2016 à l’encontre du chef des miliciens Ninjas Nsiloulous figure en effet au rôle des audiences. Et les partisans du pasteur Ntumi s’attendent à ce qu’ils soient annulés, à en croire Franck Eloge Mpassi, porte-parole du CNR. Ce dernier se dit « satisfait pour le moment » du respect de l’accord de paix signé le 23 décembre 2017 avec le gouvernement.

 

En novembre, le CNR avait soumis aux autorités une liste de 150 prisonniers, dont la libération figurait dans le cadre des négociations. À ce jour, 30 ont été libérés. Les 10 et 11 novembre, les 25 premières libérations de responsables du CNR avaient permis d’ouvrir la voie à la signature des accords de cessation des hostilités. Parmi eux, le secrétaire général du parti Jean-Gustave Ntondo et le porte-parole Franck Eloge Mpassi, les deux cadres qui ont conduit les négociations au nom du CNR.

Des libérations au compte-gouttes

Mercredi 7 mars, ce sont cinq Ninjas Nsiloulous, dont des proches du pasteur Ntumi, qui ont été sortis de prison après avoir passé entre 7 et 15 mois en détention provisoire : Alexandre Mouzita, conseiller départemental du CNR élu à Kindamba dans le Pool et Daniel Mbemba, membre du parti, tous les deux incarcérés à la DGST. Brice Batokolokoula, chauffeur du pasteur, Vanel Nsana et Brice Nkouka, sympathisants du CNR, avaient pour leur part été retenus dans un commissariat de Poto-Poto, un quartier de Brazzaville.

Les élus locaux de la région du Pool attendent beaucoup de la mise en œuvre des accords du 23 décembre. Ils estiment que les détentions provisoires ont « trop duré » et attendent la tenue de procès pour juger les Ninjas Nsiloulous « qui ont commis des crimes graves ».  De son côté, le CNR souhaite encore la levée de la suspension du parti et la libération des autres prisonniers.

Jeuneafrique.com par Rose-Marie Bouboutou

Congo: la paix des belligérants dans le Pool

janvier 27, 2018

 

 

 

Les conclusions des travaux de la commission ad hoc paritaire rendues publiques le 20 janvier 2018 par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou font hurler dans les chaumières, notamment la veuve et l’orphelin. Le landernau politique du Congo-Brazzaville est sans voix. Les leaders politiques ont perdu la langue. Le communiqué de Jean-Luc Malékat, organisateur du colloque de Nice « Nouveau Temps, Nouvelle vision », publié le 22 janvier 2018 est l’exception qui confirme la règle.

Des absences sans sens

Où sont passés les Mathias Dzon, Claudine Munari Mabondzo, Clément Miérassa, Guy Brice Parfait Kolelas, Guy Romain Kinfoussia, Jean Itadi, Serge Blanchard Oba, Christophe Moukouéké, Charles Zacharie Bowao, Tamba Tamba …

Que pensent-ils de cet accord paritaire qui consacre l’impunité et banalise les tueries dans le Pool ?

Quelle est la réaction du chef de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala ?

Claude Alphonse Nsilou et Joachim Banza, candidat à la députation dans la circonscription de Mbanza Ndounga, se murent dans le silence. Bernard Tchibambeléla et Théodorine Kolelas, députés du Pool sont aphones. Le député de Kindamba, Isidore Mvouba, a juste maugréé que le Pool était victime du messianisme politico-religieux oubliant d’indexer Sassou Nguesso comme le grand responsable du drame de la région du Pool. Aimé Emmanuel Yoka, député de Vinza, est aux abonnés absents. Il est surprenant que les émissaires triés sur le volet de l’ancien commissaire du gouvernement chargé de la réparation des séquelles de guerre n’aient pas posé sur la table des négociations la question de l’indemnisation des victimes et la construction des villages détruits par les miliciens cobras de Sassou Nguesso.

Echappée solitaire de Ntoumi

Comment expliquer cette omission ? Y avait-il des sujets tabous qu’il ne fallait pas aborder ? Dans un article prémonitoire, Patrick Césaire Miakassissa avait alerté sur le danger de l’échappée solitaire de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi. Les négociations étaient-elles circonscrites à certaines questions et pas à d’autres ? Quels sont les commentaires et les réactions de Massengo Tiassé et Gaston Nitou Samba qui étaient tombés à bras raccourci sur Gustave Ntondo qui n’avait pas soumis au Pasteur Mtoumi les conclusions avant leur publication ? Alors, cette fois-ci, le Pasteur Mtoumi a-t-il lu et corrigé les conclusions de la commission ad hoc avant qu’elles soient rendues publiques par Raymond Zéphirin Mboulou ? Pourquoi se terre-t-il dans le mutisme ? Franck Euloge Mpassi, Ané Philippe Bibi, Gustave Ntondo, Massengo Tiassé, Gaston Nitou Samba se satisfont-ils du rôle d’ambassadeur de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi de ces accords auprès des ninjas/nsiloulous et des populations du Pool ? Tout ça pour ça. Un nouveau job qui rappelle la fonction de commissaire du gouvernement chargé de la réparation des séquelles de guerre.

En dehors de la levée du mandat d’arrêt contre le Pasteur Mtoumi, qu’est-ce qu’il y a de nouveau sous le soleil? Le silence de Monseigneur Anatole Milandou, Monseigneur Portela Mbuyu, Monseigneur Mizonzo, président de la Conférence épiscopale du Congo-Brazzaville, de l’Eglise protestante, des Eglises de réveil, de l’Islam du Congo-Brazzaville, de la société civile et des ONG est assourdissant, une semaine après. La communauté internationale qui a bouché les oreilles et voilé la face au plus fort des bombardements des populations du Pool par les hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens s’est manifestée par l’arrivée à Brazzaville de Claudia Boyer, experte de l’ONU en désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), au lendemain de la clôture des négociations entre les émissaires du Pasteur Ntoumi et le gouvernement représenté par Raymond Zéphirin Mboulou. Simple coïncidence du calendrier ? Décidément, Denis Sassou Nguesso est le maître des horloges au Congo-Brazzaville. Aussitôt, Claudia Boyer a eu une séance de travail avec le ministre de la Formation qualifiante et de l’emploi, Nicéphore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes.

Déjà, Sassou Nguesso assure la promotion des accords de Kinkala. Il en a parlé à Monrovia au Libéria à l’investiture de Georges Weah, nouveau président élu. En passant, Sassou a avalé des couleuvres à l’intronisation de Georges Weah où il était considéré comme un intrus.

Existe-t-il des chances d’apporter des améliorations à ce texte dont le khalife d’Oyo assure le service après-vente à l’international ?

Que Sassou ne se méprenne pas. Les crimes commis dans le Pool ne doivent pas rester impunis sur l’autel de la politique.

Les trois bandits

La résolution de la crise du Pool laissée et abandonnée aux seuls soins de Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi suscite l’impression d’une démission générale et d’une connivence généralisée. Entre Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi, c’est : «  je te tiens par la barbichette, tu me tiens par la barbichette.  » Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou, faiseurs de guerre et faiseurs de paix ? Avant de mourir, Willy Matsanga lâcha : « Au Congo-Brazzaville, il y a trois bandits : Denis Sassou Nguesso, Frédéric Bintsamou alias Pasteur Mtoumi et Anicet Pandzou alias Willy Mantsanga. » Un bandit est décédé. Deux sont encore en vie. Feu Matsanga, député de Kinsoundi, ancien chef de guerre, savait de quoi il parlait.

Les conclusions de la commission ad hoc ont été rédigées sous la dictée et les conditions de Denis Sassou Nguesso. Personne ne dit rien même si ces accords ne disent rien sur l’essentiel. Le deuxième bandit, Ntoumi, ne dit plus rien alors qu’il avait posé plusieurs conditions avant d’entériner l’accord. Le chef rebelle exige, entre autres revendications, la libération des prisonniers politiques et la levée de l’interdiction du CNR, son parti politique.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, lorsqu’il y a un bandit de trop, il y a guerre de chefs. Serge Armand Zanzala a prévenu : « le risque d’un troisième épisode existe  ». Pour notre plus grand malheur.

Zenga-mambu.com par Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo-Brazza: vers une levée du mandat d’arrêt contre Pasteur Ntumi

janvier 21, 2018

 

Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, en décembre 2008 dans le Pool. © Vincent Fournier/J.A.

Le gouvernement et les ex-rebelles du Pool au Congo-Brazzaville ont envisagé une levée du mandat d’arrêt contre le chef rebelle Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi, a indiqué samedi leur commission paritaire chargée de mettre en oeuvre un accord de paix du 23 décembre.

« L’implication du Pasteur Ntumi est essentielle à la réussite de cette opération. À cette fin, la commission a proposé qu’il recouvre sa liberté de mouvement », a indiqué la commission dans un communiqué.

Les rebelles « Ninjas » du pasteur Ntumi du Pool, une région fertile au sud de Brazzaville, avaient pris les armes en contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso en avril 2016.

Un accord de paix avait été annoncé le 23 décembre, prévoyant la collecte des armes des rebelles et le retour de l’État dans le département du Pool, mais rien sur le pasteur Ntumi.

Ramassage d’armes

« Nous sommes satisfaits. Nous avons demandé que tous les droits et toute la liberté soient restitués au Pasteur Ntumi », a déclaré à l’AFP son représentant, Jean-Gustave Ntondo.

Un des représentants du gouvernement, le colonel Pierre Mongo, a insisté sur « la mise en oeuvre de l’accord, notamment le ramassage d’armes, le retour des populations dans leur environnement ».

Les attaques des rebelles et la réponse militaire avaient mis 138 000 personnes en situation humanitaire difficile dans le pays. Les violences avaient aussi entraîné l’arrêt en novembre 2016 de l’exploitation du chemin de fer Congo-Océan entre Brazzaville et Pointe Noire, principal axe du pays.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo: négociations entre les représentants du pasteur Ntoumi et ceux du pouvoir

janvier 18, 2018

 

Les autorités de Brazzaville et les représentants du Pasteur Ntumi ont début ce mercredi à Brazzaville des travaux de mise en œuvre de l’accord de paix signé pour mettre fin à la guerre dans le Pool.

Le gouvernement a exhorté les douze acteurs désignés de chaque côté, à travailler pour l’intérêt général.

Il s’agit d’une commission de 24 personnes qui mèneront les discussions pour mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités conclu le 23 décembre dernier.

Sur les douze représentants du Pasteur Ntumi dans cette commission, il y a Jean Gustave Ntondo -qui avait signé l’accord- Franck Euloge Mpassi, l’un de ses porte-parole ou Ané Philippe Bibi, qui est resté en forêt avec le Pasteur Ntumi depuis le début de la crise du Pool en avril 2016.

Le ministre de l’Intérieur, Raymond Zephyrin Mboulou lui-même, a fait démarrer les travaux de mise en œuvre de l’accord. Il a demandé aux 24 acteurs de travailleurs dans la « sérénité et la confiance » en privilégiant « l’intérêt général ».

Pour le ministre Mboulou, « le temps de la paix » est enfin arrivé pour les populations du Pool, martyrisées depuis bientôt deux ans.

« La population du Pool ne mérite pas ce qu’elle subit voilà déjà plus d’une année », a insisté le ministre.

La date de la restitution de ces travaux n’a pas été indiquée.

Les rebelles du Pool, une région fertile au sud de Brazzaville, avaient pris les armes en contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso en avril 2016.

Hors présence médiatique, les attaques des rebelles et la réponse militaire avaient mis 138.000 personnes en situation humanitaire difficile dans ce pays d’Afrique centrale d’à peine cinq millions d’habitants.

Les violences avaient aussi entraîné l’arrêt en novembre 2016 de l’exploitation du chemin de fer Congo-Océan entre Brazzaville et Pointe Noire, principal axe du pays.

Les douze représentants du gouvernement et ceux en nombre égal du pasteur Ntumi vont discuter pendant trois ou quatre jours, selon le ministère de l’Intérieur.

Ils devraient entre autres débattre du sort réservé au pasteur Ntumi toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt, après avoir élaboré un calendrier pour l’application de l’accord.

La délégation de l’ancien chef rebelle est conduite par Ané Philippe Bibi, un proche resté avec le pasteur Ntumi dans le maquis depuis l’éclatement du conflit en avril 2016, a constaté un journaliste de l’AFP.

Il est secondé par Jean-Gustave Ntondo qui a signé, le 23 décembre à Kinkala (chef-lieu du Pool), l’accord de cessez-le-feu, avec un représentant du gouvernement.

Selon cet accord, le pasteur s’engageait à « faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants » et à « ne créer aucune entrave » au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le département du Pool.

Le gouvernement s’engageait lui à garantir « le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes ».

Il allait aussi garantir « la réinstallation des populations dans leurs localités d’origine » et la « libre circulation des personnes, des biens et des services dans le département du Pool ».

 

Sacer-infos par Stany Franck