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Canada-Québec: Un pasteur et sa femme en prison pour avoir maltraité leurs enfants

mai 19, 2021

Au palais de justice de Longueuil, mercredi, Carole Van Houtte et Mario Monette ont été respectivement condamnés à 4 et 5 ans d’emprisonnement pour voies de fait armées, séquestration et menaces exercées à l’encontre de six de leurs huit enfants, sur une période de 25 ans.

Mario Monette se cachait le visage à la veille de sa comparution, en février 2019.

© SPAL Mario Monette se cachait le visage à la veille de sa comparution, en février 2019.

Le juge Marc-Antoine Carette a imposé ces peines d’emprisonnement strictes au couple de sexagénaires afin qu’elles soient dissuasives» et qu’elles servent à dénoncer la maltraitance à l’encontre des enfants.

En rendant sa décision, le juge Carette a décrit que Mario Monette avait exercé un contrôle presque total» sur ses enfants, et qu’il leur a asséné jusqu’à quarante coups à la fois sur une période s’étendant sur un quart de siècle. Les coups étaient donnés à l’aide d’un bâton de bois tel qu’on en utilise pour brasser la peinture.

Certaines des victimes n’avaient que 3 ans lorsqu’elles ont commencé à être maltraitées.

Mario Monette disait recourir à une formule de correction éducative» pour punir ses enfants à la suite d’impolitesse ou de comportements jugés inappropriés, durant un service religieux, par exemple.

L’un des enfants a été séquestré dans le garage de la maison familiale des mois durant, ne sortant que pour aller à l’école, aux services religieux ou encore lorsque des visiteurs venaient à la maison.

Le juge Carette a noté que, durant son témoignage, Mario Monette a tenté de préserver son image de bon père de famille et de pasteur respecté». Une version que n’a pas retenue le magistrat, qui a plutôt jugé que M. Monette tentait de minimiser à la fois ses gestes et la fréquence des châtiments infligés à ses enfants.Le pasteur Mario Monette et son épouse, Carole Van Houtte.© Église biblique baptiste métropolitaine sud (site web) Le pasteur Mario Monette et son épouse, Carole Van Houtte.

Atroce, un enfer»

Le procès s’est déroulé simultanément dans deux salles d’audience du palais de justice de Longueuil parce que la famille est scindée en deux clans : l’un soutient encore les parents, tandis que l’autre, qui a témoigné durant les procédures judiciaires, les dénonce.

Pour décrire son enfance, Micaël Monette, l’un des enfants du couple a eu ces mots : ça a été atroce, un enfer».

M. Monette dit qu’il aurait préféré que ses parents reconnaissent d’eux-mêmes les faits. À la place, cela aura été un juge qui a pesé et soupesé pour arriver à une conclusion évidente», a-t-il dit.

Le fait d’avoir été entendu et cru par le tribunal est l’une des parties qui fait le plus de bien», a reconnu M. Monette.

Questionné sur le message qu’il aimerait transmettre à des personnes ayant vécu de la maltraitance et qui songent à révéler ce qu’elles ont vécu, M. Monette a répondu : une personne qui croit que ça peut lui apporter quelque chose, lui permettre de cheminer et d’avancer, je lui dirais :  »faites-le »».

M. Monette reconnaît qu’il garde des séquelles psychologiques de cette période de sa vie. Je fais un suivi et j’essaie de m’améliorer en tant qu’humain», a-t-il expliqué, la gorge nouée par l’émotion.

Une ex-fidèle remercie la justice

Lyne Sévigny dit avoir fréquenté l’église de M. Monette pendant 20 ans. Je remercie la justice au Québec, je remercie le travail des enquêteurs», a-t-elle déclaré avec fermeté en commentant les peines d’emprisonnement du pasteur et de sa conjointe.

Mme Sévigny affirme qu’elle n’était pas dupe du jeu de dictateur et de manipulateur» de Mario Monette. Mais, pendant des années, j’étais prise au piège», a-t-elle affirmé.

Elle précise que, si elle avait su que des sévices étaient perpétrés au sein de la famille du pasteur, elle aurait agi avant».

Par Radio-Canada avec les informations de Geneviève Garon

Congo: L’église évangélique est en deuil

mai 13, 2021

Décès ce jeudi après-midi du Pasteur Jacques MIEKOUTIMA, de Covid-19, au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHU-B).

Pour des raisons de sécurité sanitaire, l’enterrement serait prévu demain.

Avec Brazzanews

Burkina Faso : la coexistence religieuse à l’épreuve d’une nouvelle attaque contre une église

décembre 2, 2019

 

Un raid contre un lieu de culte protestant à Hantoukoura, dans l’est du pays, a fait quatorze victimes, dont le pasteur et cinq mineurs.

BURKINA FASO-SOCIETY-DAILY LIFE

Un automobiliste passe devant une église à Ouahigouya, dans le nord du Bukina Faso, en octobre 2018. ISSOUF SANOGO / AFP

Pour des raisons encore inconnues, les assaillants qui ont attaqué, dimanche 1er décembre, les fidèles de l’église protestante d’Hantoukoura, localité de l’est du Burkina Faso située non loin de la frontière nigérienne, ont épargné les femmes. Pas les enfants. Parmi les quatorze victimes figurent le pasteur et cinq mineurs, le plus jeune étant âgé de 12 ans. Tous portent le même patronyme, Ouoba, sans qu’on puisse confirmer que les défunts appartiennent à la même famille.

Selon des sources sécuritaires citées par l’AFP, le massacre a été perpétré par une « dizaine d’individus lourdement armés » et « signalé aux environs de 12 heures ». Une « opération de ratissage » a été lancée par le groupement militaire de Foutouri, le chef-lieu départemental, pour retrouver les « traces des assaillants », qui se sont « enfuis à bord de motocyclettes ». Aucune revendication n’a encore été formulée. Mais tant au niveau gouvernemental que pour les populations ou les observateurs de cette région, il ne fait guère de doute que la tuerie a été menée par l’un des groupes djihadistes actifs sur le territoire burkinabé.

Depuis le dimanche 28 avril, date de la première attaque recensée sur un lieu de culte chrétien (déjà une église protestante et déjà un jour d’office religieux), les chrétiens ont pu mesurer qu’ils étaient devenus des cibles désignées. Des prêtres et des fidèles ont été abattus ou enlevés. « Par ces actes ignobles, les ennemis du Burkina Faso veulent porter atteinte à notre vivre-ensemble. Nous les vaincrons », s’est empressé de déclarer sur son compte Facebook le président Roch Marc Christian Kaboré après l’« attaque barbare » de dimanche.

Des imams modérés assassinés

Comme au Mali, où ils ont su attiser les rivalités et tensions qui pouvaient exister entre ethnies, les groupes djihadistes travaillent à défaire la coexistence religieuse qui caractérise le Burkina Faso, un pays qui compte environ 60 % de musulmans, 30 % de chrétiens et 8 % d’animistes, et où les mariages intercommunautaires font partie du quotidien. Des imams considérés comme trop modérés ont également été assassinés par les islamistes armés qui prolifèrent depuis 2015.

Aux attentats lancés depuis le Mali par des cellules affiliées à Al-Qaïda sont venus s’ajouter les combattants d’Ansaroul Islam, le premier groupe djihadiste local, dirigé avant sa mort par le prédicateur Ibrahim Malam Dicko. Leurs opérations se sont concentrées dans les provinces du nord du pays, à proximité de la frontière malienne, visant en premier lieu les forces de défense et de sécurité, les représentants de l’Etat sous toutes ses formes et tous ceux considérés comme ses complices, avant de s’en prendre directement aux communautés chrétiennes et à ceux qui refusent de se plier à leur conception de la foi.

Depuis 2018, l’insécurité s’est aussi étendue aux provinces de l’est du Burkina. Des militants de l’autre grand mouvement djihadiste sahélien, l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), se seraient implantés dans cette région boisée et historiquement délaissée par l’Etat, avec l’appui de dignitaires locaux. En mars, les autorités y ont lancé une opération militaire, « Otapuanu » (la foudre), et de nouveaux détachements de l’armée sont venus renforcer, en théorie, le maillage sécuritaire de la zone.

Les gens vivent « la peur au ventre »

Cependant, pour le chercheur Mahamadou Savadogo, spécialiste de la radicalisation au Sahel, « des indicateurs montrent que les djihadistes reprennent la main dans cette région : depuis septembre, nous avons noté une multiplication des attaques dans l’est, avec une moyenne d’une vingtaine d’incidents terroristes par mois ». Le plus meurtrier a eu lieu le 6 novembre, avec l’attaque de cinq bus de la compagnie canadienne Semafo, qui exploite la mine d’or de Boungou. En dépit de la protection du convoi par l’armée, l’attaque a provoqué la mort de 39 employés.

A Hantoukoura, la « première attaque contre des chrétiens dans cette zone où les églises continuaient de fonctionner » pourrait avoir été envisagée, selon le chercheur, comme un acte de vengeance sur des populations accusées d’avoir collaboré avec les soldats burkinabés lors de l’opération « Otapuanu ».

Mahamadou Savadogo s’inquiète surtout, pour l’heure, de « la situation intrareligieuse, avec la montée des deux côtés d’ailes rigoristes et radicales qui pourraient remettre en cause la coexistence » entre les cultes.

A Fada Ngourma, la grande ville de l’est où se croisent les routes à destination du Niger, du Bénin et du Togo, un enseignant relate le climat « délétère » qui règne sur place : « Un étranger ne verrait pas de prime abord nos problèmes, mais les gens vaquent à leurs occupations la peur au ventre, raconte-t-il sous couvert d’anonymat. Depuis la nuit dernière, de nouveaux déplacés arrivent des villages. Les gens parlent de l’attaque sur l’église et se demandent de quoi seront faites les fêtes de fin d’année. On se dit que si on est encore vivant, c’est qu’on n’a pas encore été désigné comme cible. »

 

Le Monde.fr par Cyril Bensimon

 

Canada-Québec: Offerte en « offrande » au révérend Paul Mukendi

juin 8, 2019

 

© FaceBook Ministère Paul Mukendi
 

Le procès du révérend Paul Mukendi s’est ouvert ce matin au palais de justice de Québec avec le témoignage de la présumée victime, qui aurait été agressée sexuellement et frappée alors qu’elle était sous l’emprise de « l’homme de Dieu ».

Mukendi, qui a fondé l’église La Parole de Vie sur le boulevard Pierre-Bertrand dans l’arrondissement Vanier, s’est présenté en étant accompagné d’une douzaine de disciples.

L’homme de 41 ans aurait agressé la plaignante à de multiples reprises sur une dizaine d’années.

Originaire de la République démocratique du Congo, comme son présumé agresseur, la plaignante a raconté la première fois où Mukendi aurait posé des gestes sexuels sur elle, alors qu’elle avait 14 ans.

Elle connaissait alors le pasteur depuis environ 2 ans.

« Il disait qu’il était l’envoyé de Dieu pour sauver les âmes », se souvient la femme aujourd’hui âgée de 31 ans.

Dans la communauté religieuse, on le considérait comme le représentant de Dieu sur terre.

« Il est en relation directement avec Dieu. »

– Présumée victime de Paul Mukendi

Alors que Mukendi est hébergé chez ses parents, la plaignante raconte qu’il avait l’habitude de se présenter dans sa chambre en pleine nuit, pour prier.

« Je devais me mettre à genou, les mains jointes », se souvient la plaignante.

Selon son témoignage, l’accusé posait alors une main sur sa tête et récitait des prières.

C’est dans ce contexte qu’il aurait commencé à toucher l’adolescente ailleurs, sur tout son corps.

Sentant que le souffle du pasteur s’accélérait, elle a ouvert les yeux.

« Il se masturbait en même temps qu’il priait pour moi », a raconté la présumée victime aux 7 hommes et 5 femmes qui forment le jury.

Le scénario se serait répété à plusieurs reprises sans que la présumée victime le dénonce.

Alors qu’elle était toujours adolescente, le révérend aurait commencé à avoir des relations sexuelles complètes avec elle.

La première fois, il aurait déchiré ses vêtements en plus de lui mettre une main sur la bouche.

Mukendi lui aurait dit qu’elle l’aurait cherché en le séduisant tout en l’intimant de ne rien révéler, sans quoi « elle allait brûler en enfer ».

La présumée victime affirme qu’elle ne pouvait de toute façon pas refuser les assauts puisque « ma mère m’avait offert en offrande à monsieur Mukendi », a expliqué la jeune femme.

« L’homme de Dieu » lui aurait également affirmé que ses parents étaient des « sorciers maudits » et que les rapports sexuels permettaient de la « purifier ».

À titre d’offrande, elle devait s’occuper des tâches ménagères à la résidence du révérend et prier pour lui.

« Je devais le satisfaire à tous les niveaux », a résumé la jeune femme. « Je lui appartenais », a-t-elle ajouté d’une voix chevrotante.

Son témoignage qui a dû être interrompu à quelques reprises pour lui permettre de se ressaisir va se poursuivre lundi.

Avec Radio-Canada.ca par Yannick Bergeron

Pasteur américain: la Turquie prépare sa contre-attaque après les sanctions des États-Unis

août 2, 2018

, / © AFP/Archives / –

La Turquie exprimait sa colère jeudi dans l’attente d’une contre-attaque après les sanctions imposées la veille par les Etats-Unis contre deux ministres du président Recep Tayyip Erdogan en lien avec la détention d’un pasteur américain.

Dès mercredi soir, Ankara a assuré que des mesures « réciproques » seraient prises « sans délai » après que le département américain du Trésor eut annoncé des sanctions économiques contre les ministres turcs de la Justice Abdulhamit Gül et de l’Intérieur Süleyman Soylu.

Cette grave crise survient après une rapide escalade des tensions liée au sort d’un pasteur américain, Andrew Brunson, placé la semaine dernière en résidence surveillée après avoir passé un an et demi en détention en Turquie pour « terrorisme » et « espionnage ».

Dans un rare geste d’unité, les groupes parlementaires de quatre partis turcs ont condamné jeudi dans un communiqué commun ces sanctions. « Nous disons +non+ aux menaces des Etats-Unis ! », ont-ils lancé.

Et la presse turque dénonçait d’une seule voix jeudi les mesures américaines. « Décision scandaleuse de Washington », tonnait le journal progouvernemental Hürriyet. « Rupture historique », titrait le quotidien d’opposition Cumhuriyet.

Cette crise, l’une des plus graves entre ces deux alliés de l’Otan depuis des décennies, survient alors que le président américain Donald Trump a fait monter la pression ces derniers jours pour faire libérer le pasteur Brunson.

« Nous croyons qu’il a été victime d’un traitement injuste et injustifié de la part du gouvernement turc », a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders, en annonçant les sanctions contre les deux ministres turcs.

Ces sanctions consistent en la saisie des biens et avoirs de MM. Soylu et Gül, accusés d’avoir joué un rôle central dans la détention du pasteur, a indiqué le département américain au Trésor.

Le ministre turc que l’Intérieur Suleyman Soylu, le 10 juillet 2018 à Ankra / © AFP/Archives / ADEM ALTAN

L’administration Trump a également interdit à tout ressortissant américain de faire affaire avec ces responsables turcs.

Le ministre turc de la Justice a tourné en dérision les sanctions qui le visent. « Je n’ai pas un arbre, pas un centime aux Etats-Unis », a dit M. Gül.

– « Sanctions injustes » –

Les mesures américaines ont aussi indigné de nombreux Turcs. « Nous sommes en colère contre les Etats-Unis (…) Bien que je ne sois pas un supporter de Recep Tayyip Erdogan, je trouve ces sanctions injustes », a déclaré à l’AFP Bülent Pasuk, un habitant d’Istanbul.

L’annonce des sanctions américaines a mis à l’épreuve la livre turque, déjà très fragilisée. En s’échangeant à 5 livres pour un dollar, la devise turque a atteint mercredi soir son plus bas historique.

Le président Erdogan n’avait pas encore réagi jeudi à la mi-journée aux sanctions américaines et les autorités turques ne donnaient aucune indication sur les mesures de rétorsion qu’Ankara prendrait contre les Etats-Unis.

Des éditorialistes proches du pouvoir turc appelaient à frapper fort en fermant par exemple la base aérienne d’Incirlik (dans le sud de la Turquie), utilisée par Washington pour ses opérations en Syrie.

Le ministre des Affaires étrangères turc Mevlut Cavusoglu le 10 juillet 2018 à Ankara, en Turquie / © AFP/Archives / ADEM ALTAN

Le département d’Etat américain a indiqué mercredi que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait parlé au téléphone avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu et allait le rencontrer cette semaine à Singapour pour demander la libération du pasteur.

Cette affaire empoisonne les relations entre la Turquie et les Etats-Unis depuis près de deux ans.

Le pasteur originaire de Caroline du Nord a été arrêté en octobre 2016 dans le cadre des purges lancées en Turquie après la tentative de coup d’Etat visant M. Erdogan en juillet de la même année.

Andrew Brunson, qui réside depuis une vingtaine d’années en Turquie où il dirigeait une petite église avant son incarcération, dément en bloc les accusations portées contre lui. Il risque jusqu’à 35 ans de prison dans le cadre d’un procès qui s’est ouvert en avril dernier.

Mais l »affaire Andrew Brunson n’est qu’un volet des tensions entre la Turquie et les Etats-Unis, qui ont les deux plus grandes armées de l’Otan.

Leurs rapports sont également compliqués par des désaccords sur le dossier syrien, l’arrestation d’employés locaux de consulats américains en Turquie, et le sort du prédicateur turc Fethullah Gülen, exilé en Amérique, dont Ankara réclame avec insistance l’extradition pour son implication présumée dans le putsch avorté de juillet 2016.

« Nous ne possédons qu’une seule chose en Amérique: Fetö (diminutif péjoratif pour Fethullah Gülen) », a lancé jeudi le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu. « Et nous n’allons pas l’y laisser. Nous allons le récupérer ! »

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2018 13h08)

La Turquie maintient en détention le pasteur américain Brunson

juillet 18, 2018

Un soldat turc en faction devant l’entrée du tribunal d’Aliaga dans l’ouest de la Turquie, durant le procès du pasteur américain Andrew Brunson le 18 juillet 2018 / © AFP / OZAN KOSE

Un tribunal turc a ordonné mercredi le maintien en détention préventive du pasteur américain Andrew Brunson, jugé pour « terrorisme » dans une affaire qui empoisonne les rapports entre Ankara et Washington.

La décision a été rendue lors de la troisième audience de ce procès qui se déroule à Aliaga, dans la province d’Izmir (ouest de la Turquie), selon une correspondante de l’AFP au tribunal. Le procès a par ailleurs été renvoyé au 12 octobre.

Le procès du pasteur, détenu depuis octobre 2016 sous l’accusation d’activités « terroristes » et d' »espionnage », a contribué à tendre des rapports déjà houleux depuis plus de deux ans entre la Turquie et les Etats-Unis.

« Ils le qualifient d’espion. Mais je suis plus espion que lui », avait même tweeté en avril dernier le président américain Donald Trump, qualifiant M. Brunson d' »homme bon (…) persécuté en Turquie sans raison ».

A l’issue de l’audience mercredi, le pasteur Brunson, qui risque jusqu’à 35 ans de prison dans ce procès qui s’est ouvert le 16 avril, a salué de la main les personnes venues le soutenir à Aliaga.

Son maintien en détention balaie les espoirs de ses partisans, alors que l’avocat du pasteur, Cem Halavurt, avait indiqué mercredi matin qu’il s’attendait à sa libération.

M. Brunson « n’a pas été libéré, donc je peux dire que l’injustice se poursuit », a-t-il déclaré à l’issue de l’audience.

Dénonçant « une vraie honte judiciaire », il a affirmé que les accusations pesant sur son client n’étaient pas étayées par des preuves et s’appuyaient seulement sur « les déclarations de quelques témoins ».

« Nous sommes déçus par l’issue de l’audience qui s’est déroulée aujourd’hui », a réagi le chargé d’affaires américain à Ankara Philip Kosnett, présent au tribunal.

« Nous allons continuer à suivre cette affaire de près et espérons que le pasteur Brunson retrouvera sa famille bientôt », a-t-il ajouté.

– « Pas la moindre indication » –

Lors de la précédente audience, en mai, le pasteur avait déjà été maintenu en détention préventive, le tribunal invoquant un « risque de fuite ».

« J’ai lu l’acte d’accusation, j’ai assisté à trois audiences. Je ne crois pas qu’il y a la moindre indication que le pasteur Brunson est coupable de quelque activité criminelle ou terroriste », a poursuivi M. Kosnett.

La femme du pasteur, Norine Brunson, assistait à l’audience. Quatre nouveaux témoins, deux à charge, et deux de la défense, ont été entendus mercredi.

Avant le début de l’audience, M. Kosnett avait appelé à « résoudre au plus vite ce cas ». Ce « serait bénéfique pour tout le monde », avait-il déclaré.

Selon le chargé d’affaires, le cas du pasteur Brunson a été évoqué lors d’un entretien téléphonique lundi entre les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et américain Donald Trump.

« Les deux présidents se sont engagés à rebâtir la relation (américano-turque) et nous avons beaucoup de travail à faire pour concrétiser cet engagement », a-t-il ajouté.

Les autorités turques accusent M. Brunson d’avoir agi pour le compte du réseau du prédicateur Fethullah Gülen auquel Ankara impute le putsch manqué de juillet 2016, mais aussi pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces deux organisations sont considérées comme terroristes par la Turquie.

Installé en Turquie depuis une vingtaine d’années, le pasteur est aussi accusé d’espionnage à des fins politiques ou militaires.

Il dément catégoriquement toutes ces accusations.

Cette affaire a contribué à tendre les relations entre Washington et Ankara, déjà houleuses en raison de nombreux différends, notamment au sujet du soutien américain à une milice kurde syrienne et le refus américain d’extrader M. Gülen, installé aux Etats-Unis.

En septembre, M. Erdogan avait ainsi évoqué l’idée d’échanger le pasteur Brunson contre le prédicateur Gülen, une hypothèse balayée par Washington.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 15h49)

Congo/Pointe-Noire: Le consulat de France refuse un visa au pasteur

mai 4, 2018

Malgré une semaine de jeûne et de prière, point de visa au pasteur

 

Un congolais qui se dit pasteur évangélique, officiant dans une église de réveil au quartier OCH de Pointe-Noire, s’est vu refuser le visa par le consulat de France. La demande du visa a été pourtant précédée par une semaine intense de jeûne et prière de toute la congrégation, en faveur du pasteur. Dieu, semble t-il a lâché son serviteur.

Le pasteur JK, d’une église de réveil du quartier OCH, avait demandé à ses fidèles d’entamer une semaine de jeûne et prière, pour que Dieu intercède auprès des autorités consulaires françaises en faveur de sa demande de visa.

Le pasteur avait prévu se rendre en France, pour selon ses propos ,partager la parole de Dieu avec ses fidèles s’y trouvant. Pendant cette semaine intense, les fidèles n’ont cessé d’implorer le Seigneur afin que leur vœu soit accompli.

Des fidèles en transe, au sein de l’église, ont même révélé que Dieu leur aurait montré le passeport du pasteur avec le visa à son intérieur. L’une d’entre eux, à même osé avancer avoir vu l’église accompagner le pasteur à l’aéroport de Pointe-Noire prendre son vol d’Air France.

Des témoignages, jeûne et prière, battus en brèche par la décision du consulat de ne pas accorder de visa au pasteur. Le consulat français n’a pas trouvé de motif convaincant pouvant entraîner la concession du visa. Le risque d’installation en France du pasteur a même été évoqué.

A l’église, les fidèles accusent le diable de s’être mis sur le chemin du pasteur, alors que certaines fidèles encore en transe ont pointé du doigt la foi intérieure du propre pasteur.

Ce pasteur qui est légalement mariée à une cabindaise avec laquelle, ils ont quatre enfants, se rendait en France sur invitation de sa maîtresse qui y vit.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Afrique du Sud: un pasteur se trompe de fichier sur son PC et projette un film porno lors du culte

décembre 28, 2017

 

 

C’est le dernier scandale que viennent de vivre les paroissiens d’une église de réveil en Afrique du Sud. En plein culte de Dimanche, le pasteur qui a voulu faire visionner à ses fidèles des témoignages s’est trompé de ficher et a projeté plutôt un film porno qui a ému l’assemblée.

La nouvelle supercherie des pasteurs Africains consistent de nos jours à diffuser des témoignages des fidèles ayant fait fortune grâce à leurs miracles. L’évangile ne se limite plus à partager la parole divine, mais à exposer la réussite sociale des uns comme des autres.

Cette mode tient aussi surtout en compte la guérison des patients grâce au pasteur qui est élevé au même rang que les apôtres de Jésus Christ. Le pasteur Mwekega Julius de l’église Believe to Jesus de Pretoria a commis la plus grosse bourde de sa carrière en voulant montrer à l’assemblée sa puissance divine sur la base des témoignages.

Il a cliqué sur un ficher différent de celui qu’il pensait sur son ordinateur, et c’est une vidéo pornographique que les fidèles ont visionné sur les écrans plats installés dans son église.

Un épisode qui a étonné plus d’un membre de cette église, pourtant très aveuglé par leur pasteur. L’église est réputée avoir en son sein des femmes dont les nouveaux nés n’ont pas de géniteurs reconnus. Le pasteur Mwekega serait-il le véritable père de tous ses enfants ?

Star-infos.com par Stany Franck

Affaire de l' »Apôtre de la ville Québec »: l’Université Laval se dissocie de Parole de vie

octobre 8, 2017

 

Révérend Paul Mukendi, Pasteur principal du Centre évangélique Parole de Vie à Québec.

À la suite de l’arrestation du Révérend Paul Mukendi, Pasteur principal du Centre évangélique Parole de Vie à Québec, un site internet de Parole de vie faussement associé à l’Université Laval est redevenu de nouveau disponible, après une brève suspension.

L’Université Laval tient à se dissocier de l’organisation religieuse et souligne que l’usage de son nom, sur le site Internet, est tout à fait interdit.

«Il n’y a pas d’association reconnue à l’Université. Nous allons faire en sorte que le site Internet soit suspendu de nouveau», indique la porte-parole, Andrée-Anne Stewart.

Selon Mme Stewart, un local avait été loué, en 2015, par un petit groupe adepte de la Parole de vie. «Ils étaient moins de 10, peut-être 5 ou 6 personnes», précise-t-elle.

Toutefois, l’usage du nom de l’Université est illégal. «Ce petit groupe opère à notre insu et sans notre autorisation. Il n’y a pas d’association avec l’établissement. Ils ne respectent donc pas nos conditions établies en 2015», poursuit la porte-parole.

Rappelons que Mukendi a été arrêté, lundi en fin d’après-midi, par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Québec et il devra faire face à de multiples accusations à caractère sexuel.

En tout, neuf accusations ont été portées contre lui, en lien avec des événements qui se seraient produits entre avril 2002 et mars 2016.

On lui reproche, sur une période de 14 ans, d’avoir agressé sexuellement une jeune fille qui, au départ, avait 14 ans. Pour cette même victime, on l’accuse de contacts sexuels, de voies de fait armées d’un couteau ou d’une ceinture, de menaces de mort, de voies de fait causant des lésions corporelles et de voies de fait simple.

Par Catherine Bouchard

Libéré de Corée du Nord, le pasteur en route vers le Canada

août 10, 2017

Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim lors de son procès à Pyongyang, le 16 décembre 2015 / © KCNA VIA KNS/AFP/Archives / KCNA

Le pasteur canadien emprisonné depuis plus de deux ans et demi en Corée du Nord et libéré mercredi, est en route pour le Canada, a indiqué jeudi le Premier ministre Justin Trudeau.

Avec « soulagement », le chef du gouvernement canadien a annoncé que Hyeon Soo Lim « retrouvera bientôt sa famille et ses amis au Canada ».

Le pasteur avait été arrêté en janvier 2015 et accusé d’actes subversifs contre le régime nord-coréen, ce que les autorités canadiennes ont toujours vigoureusement démenti.

Il purgeait une peine de travaux forcés à perpétuité et sa libération a été décidée par Pyongyang « pour raison médicale ».

« Nous sommes soulagés d’entendre » que le pasteur Lim, 62 ans, « est en route pour la maison pour retrouver enfin sa famille », a indiqué Lisa Park, porte-parole de la famille dans un communiqué.

Cette libération, aidée par la diplomatie suédoise, a été obtenue au moment où les tensions sont de plus en plus vives entre le régime de Pyongyang et l’administration américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2017 13h53)